‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 67 sur 363 · BONET-MAURY · texte numérisé non relu

BONET-MAURY

Bombylioile {vM. d'un tiers}.

BOLTZMANN (Ladwig), physicien autrichien, né à Vu-riin' l'ii iHii. II a Hi' prolVssour de physique ou *Jo malliôniatinucs aux univorsiti-s tli» VIonue, (Iratz, Munich, L.ipziî^. et eiiliu de Vienne. On eslinio surtout ses travaux sur les ^'a/, la thermoilynamitiue et le magnétisme. Il est devenu, on l'JOO, correspondant de l'Académie des sciences de Paris.

BOLYAI (Farkasl. mathématiciou hongrois, né à Bolya ou 1775, mort on 1850. 11 étudia on Angleterre, puis à Klausonbourg, Itïna et Gœttinguo. Pendant ses études, il s'était lié d'amitié avec Gauss. Do 1802 à 1840, il fut professeur do malliéniali.|ucs, physiiiue et chimie au collùiTO do Maros Vasailiely. Il a publié dos ouvrages relatifs aux malhématiijuos 'en latin et on magy.ir. Son œuvre principale ptirti? lo titro do : Tentamen juvenluiem stuilioaam elemcnta mutfieseospur.7! inlroducemli (1832). — Son (ils, Jkan Bolyai, né ù. Vasharoly en 1802, mort à Klausonbourg en 1800, fut ofticier îlu génie. Il a publié un appendice au premier volume du Tentamen, sous lo titro : AppenUix scicntiam spalU absolute l'cram exhibens; c'est un essai de géométrie non euclidienne, (]ui a été traduit par lïoiicl sous le titro : la Science absolue dans l'espace.

Bomba (il Ri:), mots italiens qui signifient lo roi Hûtnbe. Sobriquet injurieux donné à Ferdinand II. roi des beux-Siciles, en souvenir des cruautés qu'il exerça contre ses sujets et do divers bombardements de villes révoltées.

BOMBALA ou BOMBELA, ville d'Australie (Nouvelle- Oalles du Sud |distr. d(^ Monacol). sur la rivière Bombala ; 1.500 hab. Cette ville est située près de la frontière du Victoria.

*BOMBEn. f. — Fam. Noce, ripaille : Faire une bombe à €)i crever. Être en bombe.

BOMBYLIODE ou BOM- BILIODES [dc.is) n. m.

Genre d'insectes lépidoptères bombycions. do la famille dos syntomidés, créé en 1898 "pour quelques espèces uo l'Aniéri- (luo tropicale {bombylio- (les eclomelana, Brésil).

BOMPARD (Louis-Maurice), diplomate français, né à Metz en 1854. Il débuta dans l'administration préfectorale comme conseiller do préfecture du département du Nord ot entra ensuite dans la carrière diplomatique en qualité d'attaché à la résidence générale de Franco à Tunis, où il remplit les fonctions de secrétaire général du gouvernement tunisien (1882-1886). En 1889, il fut nommé conseiller d'ambassade, faisant fonctions de résident, à Tananarive, puis résident général. Il a été ensuite successivement ministre résident au Monténégro en 1892, sous-directeur ù la direction des consulats au ministère des affaires étrangères en 1893 et directeur do ce service de 1893 à 1898. Lo gouvernement do la République l'a nommé ambassadeur à .Saint-Pétersbourg en 1902. On lui doit un important et utile ouvrage intitulé : /a i.é(/ù/a/zo7i de la Tunisie, qui est un recueil des lois, décrets et règlemonts eu vigueur dans la régence de Tunis.

BoMPIANI (Roberto), peintre italien, né à Rome en IS21. Il a abordé tons les ^'onrcs : peinture d'histoire, sujets religieux, portraits. Il s'est complu à évoquer des scènes do l'antiquité grecque et romaine. Il a exposé rarement à Paris. Toutefois, on a pu voir à l'Exposition universelle de 1855 : la Vierge et l'Enfant Jésus et Virgile et Dante transportés par Gerione et, à celle do 1878, Judith ei Portrait d'une dante. Peintre essentiellement classique, Bompiani est membre de l'académie de Saint-Luc, à Rome, des académies do Florence et do Venise et correspondant do l'Académie des Beaux-arts depuis 1895.

*BON n. m. — Encvcl. Econ. polit. Bons d'importation pour les blés. Les bons d'importation [Einfurscheine), créés en Allemagne par la loi du 18 août I89i, sont des titres d'échange nommatifs, non transmissibles par endossement et négociés une fois seulement, avec lesquels l'exportateur de fromeul, seiglo, colza, avoine ou orge (par quantités de 500 kilogr. au moins), ou celui auquel il les aura vendus, acquittera les droits d'entrée, qu'à leur défaut il aurait dû payer, pour des quantités égales de donrées semblables ou pour certains produits exotiques frappés d'un droit de douane :\ leur entrée en Allemagne. Le délai d'apurement est do six mois au plus.

Le bon d'importation permet aux producteurs du Nord ot do l'Est, pays de surproductiou, découlera l'étranger, avec un gain suffisant, des denrées pour lesquelles les frai» de transport à destination des pays allemands déficitaires seraient trop élevés. Lo marché des bons s'élargissani. puisqu'il est possible de les employer au payeinonl des droits d'onlréo do certaines denrées exotiques, il existe une concurronco suftisanto qui permet de maintenir leurs cours. D'autre part, lo chancelier peut en limiter le montant total on déclarant qu'ils uo s'appliqueront ([u'aux donrées d'espèces analogues à celles à la sortie dcsquollos ils ont été délivrés. Les avantages du système sont les suivants : pas d'encombrenit'nt du marché. par la sortie préalable; pas d'affio, par la vente consécutivo ; maintien de la protection douanière.

Los renseignements fournis, et surtout ceux do l'enquête dd do Meaux, permettent, malgré quelques protestations, d'aftirmer quo les bons d'importation ont donné on AUein:ij;ne les nn-'illcurs résultats, en complétant le jeu d'une admission temporaire strictement réglomcniéo p:LT IcS comptes de meunerie. Un ministre du Trésor a pu dire au Rcichstag que, * parmi les lois récentes, aucuno n'avait eu d'effets plus htouroux ot qu'aucune n'avait été aussi universellement ot aussi franchement approuvée dans lo monde do l'agriculture ot les cercles commerciaux ».

En Franco, dès 1890, on a tenté do remédier, par la création do bons d'importation, à l'avilissement des prix du blé. Viger y voyait un moyen do contre-balancer heurousomoni los effets do suspensions ou do réductions des droits do douane sur le blé et do modilier une situation anormale causi'-e par le trallc des acquits-i-caution et leurs délais d'apurement, par des taux d'extraction des farines heaucou)) trop faibles, surtout jusqu'en 1896, ot par les délais exagérés dus entrepôts do toute nature, réels ou fictifs.

A la Chambre dos députés et auSénat, on igoo et 1901, 00 a discuté très com{>lètomoQt la question. On proposait

do créer des bons pour toute exportation do farine ou do blé. Ces bons devaient servir à acquitter les droits d'entrée sur des quantités équivalentes, ou égales de blés, cafés, thés ou cacaos. Ils étaient transmissibles au porteur et valables pour six mois ou un an. Do plus, ils étaient remboursables, s'ils n'étaient utilisés dans le délai de quatre mois, sous déduction d'un escompte de 4 p. fOO. l^es objections étaient les suivantes : dépense considérable et impossible ù évaluer pour lo Trésor; spéculation encore plus intense, les bous étant un moyen de spéculation « d'une souplesse rare ■> ; concurrence' anormale des blés étrangers aux blés indigènes sur le marché français; possibilité pour d'autres producteurs agricoles ou industriels de réclamer, eux aussi, le bénéfice dos primes d'exportation ; augmentation do la jtroduction du blé; invraisemblance d'une application identique do la mesure proposée à deux pays aussi dilférents, au point do vue do la production, quo l'AIlomagne et la France.

Mélino qualifiait les bons d'importation d'"empiriques » et d'willusoires», et do nombreuses sociétés d'agriculture se déclaraient opjtosécs à cette réforme. Il est vrai de ilire qu'un nombre égal de sociétés demandaient au contraire son application et répondaient aux objections présentées quo : l" le marché français était si peu réservé aux lilés indigènes que les droits de douane pouvaient être suspendus ; 2° la spéculation était impossible en raison des acijuits do droits sur les thés, cafés, etc., par les bons d'importation ; 3*" les exportations seraient limitées par la concurronco; A" l'augmentation de la production du blé en France était pratiquement assez limitée; quant aux représailles, elles n'étaient point à redouter, et l'Allemagne n'eu avait jamais souffert. Cependant, le Sénat, après des discours remarquables des ministres de l'agriculture et des finances, refusa de passer à la discussion des articles (8 mars 1901).

D'autres projets, qui limitaient le montant des primes à payer au montant dos droits encaissés sur lo blé, ou nappli(]uaient le système qu'au blé seul ou à ses dérivés, n'eurent pas plus do succès, mais une loi du 4 février 1902 a modifié l'admission temporaire et diminué ses dangers par l'incessibilité du titre de cession et une réglemeutatioQ plus étroite.

Bon Juge (le), comédie en trois actes, d'Alex. Bisson (Vaudeville, 1901). — Lcplantois est un déplorable juge d'instruction. Borné, il fait arrêter d'abord le malheureux Lajaunette, qui fut dupe en une affaire de titres faux, eusuite Duvigneul, reporter madré, qui, pour mieux étudier le système pénitentiaire, a écrit une lettre anonyme où il se désigne comme un assassin jusqu'alors introuvable. Libertin, Leplantois poursuit do ses assiduités Luce de Perpignan, maîtresse de Lajaunette. Ce dernier, le magistrat se résigne entin, de très mauvaise grâce, à le remettre en liberté, faute de preuves. Quant à Duvigneul, c'est M"* Leplantois elle-même, dame patronnesse d'une œuvre pour l'amélioration morale des détenus, qui le fait évader. Aussitôt, les deux anciennes victimes du juge complotent contre lui, avec la complicité de M""* Leplantois, de sa mère et du greffier Bluteau, une vengeance infernale. Une villa de Lajaunette, sur une plage normande, est momentanément transformée en hôtel. Luc© y entraîne Leplantois en partie fine, et le magistrat y retrouve sa bolle-môre en caissière, sa femme en cocotte, Lajaunette en garçon de restaurant, etc. Sur une simple dénonciation anonyme, on l'arrête comme escroc, et il juge dès lors fort mauvais les procédés qu'il appliquait si gaillardement aux autres. Affolé, croyant vivre un cauchemar, il demande grâce et promet de démissionner.

Le Bon J^Q^ relève du vaudeville, plutôt que de la comédie. II n'en poso pas moins un grave problème : la légèreté criminelle avec laquelle certains juges d'instruction se jouent de la liberté d'autrui. L'auteur aborde la question par lo côté plaisant. Il la traite souvent avec finesse, parfois avec un comique un peu gros, toujours avec beaucoup do verve et de gaieté.

Bon (saint), martyr à Rome, mort pour la foi durant la persécution do Valéricn, en 257. Il était prêtre. — Fête lo r"" août.

Bon plaisir (le), par H. de Régnier (1902). — Ce roman est moins un récit suivi, qu'une série d'aventures d amour, do guerre ou de cour contées, non sans quelque sensualité, d'une plume alerte et spirituelle, qui fait penser aux autours de mémoires de l'époque classique. Le romancier accentue ce caractère à la fin de son livre, en substituant à la narration directe des fragments de pseudo-mémoires où ses personnages n'apparaissent plus quo dans une sorte de lointain. Comment le maréchal de Manissart, tout en faisant la guerre en Flandre, mène galante vio; comment il retrouve dans son château do Pocancy, qui fut jadis le compagnon do ses exploits amoureux ; comment le fils do celui-ci, Antoine de Pocancy, ébloui par le passage du roi, s'arrache aux bras do la femme d'un commissaire des guerres pour courir au combat et à la gloire ; comment le siège de Dortmiido s'égaie d'aventures fort, galantes; comment Antoine de Pocancy se rend à la cour et se marie avec la fille du maréchal et comment il échoue complètement dans le grand dessein de sa vie, qui était de plaire au roi : tels sont les principaux événements du livre, sans parler des descriptions voluptueuses dos belles personnes ((ui charment les loisirs des héros, ou des caractères épisodiques: le médecin Corvisot, l'abbé du Val-Notre-Dame, l'entremelteuso Courlandon, le précepteur Berlestange, le fournisseur des guerres Dalanzières, qui sont peints avec verve et j>ittores(|UO.

BONANG n. m. Instrument do musique javanais. V. ga-

MÉLAN, GUNGSA, t. IV.

BoNANZA, petite rivière du Dominion canadien, territoire du ISord-Ouest (distr. du Klondiko). Cet at'lluent gauche de la rivière de Klondike, long de 41 kilom. seulement, se jette dans le Ivlondtke un peu on amont do son continent avec lo YouUon, tout près do Dawson City ; sur ses bords se trouvent quelc[ues-uns des placers aurii'ères les plus riches du Klondiko; en une seule année, on en a pu extraire de 3 i -t tonnes d'or, soit environ 2 millions de francs. Aussi un millier de mineurs travaillaient-ils, vers le 1" janvier 1898, sur les rives de ce ruisseau et de ses différentes branches.

* Bonaparte, famille corse (Buonaparte), originaire d'Italie. —Les diverses branches qui s éiaieut établies i

Bologne, Tréviso ot Florence, s'étaient ralliées à la faction gibeline. Expulsée do Florence par les guelfes, au coinmencemeul du xv siècle, l'une d'elles se réfugia en Corse dans la piève de Talavo; elle reçut maintes faveurs des Génois, dominateurs de l'ile, dont elle avait épousé les intérêts. Toutefois, sa fortune resta médiocre ; les lîonai>arte furent avocats pour la plupart; l'incorporation d»' la Corse au roviiume de France (17G8J fut un bienfait pour la famille. Il no reste que deux lignes : celle de Luiien ot Celle de Jérôme Bonaparte.

* Bonaparte fprinccssoJ/a//ii'Me-Laetitia-WilheImine),

fille do Jérôme Bonaparte, née à Triestc en 1820. — Elle est morte à Paris en 190 i. La princesse Mathilde, qui avait été élôvo de Ch. (iiraud, pratiqua l'aquarelle et le pastel. Protectrice des artistes et amateur d'un goût très sûr, cllo avait assemblé des œuvres d'art de grande valeur dans son hôtel do la ruo de Berry et dans sa résidence do Saint-Graticn. Quelques-unes de ces œuvres, intéressantes pour l'histoire, ont été léguées au musée do Versailles, d'autres au Louvre; son buste, par Carpeaux (une merveille), au musée du Louvre. Citons aussi un portrait do la princesse par Besnard : vétuc de rouge, la princesse travaille à la lumière d'une grande lampe, qui répand sa clarté sur toute la composition.

La collection dœuvres d'art et de bijoux inestimables de la princesse Mathilde fut vendue, d'après ses volontés, en mai 190 1. Deux somptueux catalogues, Tichement illustrés, en furent dressés, précédés d'une très belle préface de Frédéric Masson. Parmi les joyaux historiques, figurait un collier offert par Napoléon I" à la reine do \\ estphalie, mèrp de la princesse. Parmi les peintures anciennes, des œuvres nombreuses de grands artisU's presque tous français, et surtout Charles Giraud, le maître do la jjrincesse.

*BONAPARTE ■ Charlotte-Honorine-Joséphine, princesse), lille de Charles Bonaparte, comtesse Primoli, née âRomo en 1832. — Elle est morte aux environs de Rome en 1901. La perle d'un de ses enfants avait ébranlé sa raison vers 1880.

* Bonaparte (Napoléon -Charles- Grégoire -Jacques- Pliilippe), fils de Charles Bonaparte, né à Rome en 1839. — Il est mort à Rome en 1899.

Bonaventure, comté du Canada fprov. de Québec), sur la rive nord de la baie des Chaleurs igolfe du St-Laureiit} ; 8.525 kilom. carr., 24.500 hab., dont plus de 17.000 tJanadiens-Français; un peu plus de 500 Indiens delà nation des Micmacs.

Bonaventure BonacoRSI (le bienheureux^ servite italien, né vers le milieu du xiii' siècle, mort à Or- Viette l'an 1313. Il était d'une famille distinguée de Pistoie, en Toscane. Il devint un des principaux chefs des Gibelins. Mais ayant entendu saint Philippe Béniti prêcher contre les discordes sanglantes, il reuonçaaumonde, se réconcilia avec les chefs du parti guelfe, demanda publiquement pardon du mal qu'il avait pu faire à sa patrie et entra chez les servîtes, où il reçut le sacerdoce, et où on lui confia plus lard des fonctions importantes de l'ordre. En 1822, le pape Pie VII approuva lo culte que les fidèles lui rendaient do temps immémorial. — Fêle le 14 décembre.

Bonaventure DE POTENZA(Ie bienheureux), franciscain, né à Potcnza, alors dans le royaume de Naples, en 1651, mort en 1711. Né de parents "pauvres, il prit le nom de Bonaventure quand il fit profession comme frèro mineur. Il fut maître des novices et prêcha avec succès des missions, surtout à Naples, où l'on admira universellement sa charité durant une maladie épidémique. Pie VI le béatifia en 1773. — Fête ic 15 octobre.

Bonaventure ou Venture de Méaco (saint), l'un des vingt-deux martyrs du Japon, crucifiés près do Nagasaki en 1597. Il a été canonisé avec ses compagnons de martyre par Urbain VIIL — Fête le 5 février.

*B0NB0N n. m. — Enxtcl. Dr. Une ordonnance de police de 1841 a interdit aux confiseurs établis à Paris do faire usage de certaines matières colorantes pour la fabrication des bonltons et pastilles. Les substances prohibées sont: le jaune de chrome, le minium, le massicot, la lithargo, le vermillon, le vert de Scheele, le blanc do plomb ou céruse, le blanc d'argent, le bleu de cobalt, l'orpiment, le vert-de-gris, la gomme-Erittte.

Est au contraire autorisé l'emploi de l'indigo, du bleu do Prusse, de l'outremer artificiel, pour los couleurs bleues ; celui do la coclienillc, du carmin, de la laque carminée, de l'oseille, pour les couleurs rouges; du safran, delà graine d'Avignon, de la graine de Perse, du quercitron, du curcuma, du fustet. pour les couleurs jaunes.

Cette fabrication n'est pas réglementée dans les départements ; mais l'emploi à la préparation de produits alimentaires de substances colorantes nuisibles à la santé de l'homnio est interdit en tous lieux, par application de l'article 2 de la loi du l'f août 1905 sur la répression des fraudes commerciales.

Bond (Edward .\ugustus), bibliographe anglais, né à Hanwell eu 1815, mort a Londres en 1898. Conservateur on chef du département des manuscrits au British Muséum (1807), il en acheva, en 1870, le catalogue complet: puis il publia des fac-similés des chartes anglo-saxonnes do 676 à la conquête par Guillaume le Conquérant. Devenu lo premier fonctionnaire du Muséum sous le titre de principal librarian (I878-18SS), il introduisit, dans cet établissement d'importantes réformes. 11 avait fondé en 1870 la Société paléograidiiquo.

Bond (sainte mort au vu* siècle. Il fut enterré près do Sens, oi'i Ion a bâti plus tard sur son tombeau une église en son honneur. — Fête le 29 octol.>re.

BONET ou Bont (saint), évoque de Clermont, en Auvergne, né eu i'.23. mort à Lyon en 710. Issu dune famille illustre, il fut d'abord chancelier de Sigebert, roi d'Austrasie, puis, en 6S0, gouverneur de Marseille et de toute la Provence. En 089, il devint évéque de Clermont, après saint Avit II, son frère aîné, qui. en mourant, lo demanda pour successeur. Son élection lui ayant ensuit© inspiré des scrupules, il se démit de son siège et se retira dans labbayo de Manlieu. Il mourut OQ revenant d un pèlerinage à Rome. — Fête le 15 janvier.

BIonet-MAURY (.\my-Gaston-Cliarles-Augusto), théologien protestant frança"is, né à Paris od 18 à2. Docteur ôs

BONAPARTE : Tableau généalogique.

Charles IloNAfABTE

Ne 17*6, m. 178Ô.

Ep. 176( Maric-Lj:litia RamoUno; n⣠17Ô0, m. 1836.

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