‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 72 sur 363 · Nicolal · texte numérisé non relu

Nicolal

jevna. née Skobelcw;

cvua. pticcci-'ie de Honte-

ncgro ; née 1867.

|. Aleiandrc. né I8SI.

2* Scr»c, ne I8HI.

3' HUtac, nie 189!.

liybriJc du boti-lVruiier.

BO.N-FERMIER — BOANET

lettres ot docteur en ili^ologie, il s'est consacré partiruliéromoul à IVUiulo ilt* la littérature comi>arée et de l'histoire religieuse. Tasteur des Kglises wallonnes des Pays- Bas, puis des Kgiises [irotestaiites do France, professeur Oûsuile à la l'a<'ulté do ilièologio ])rotesiaiilo do Paris, il a consiruii un temple pour lo culte réformé à Bcauvais et travaillé à lévani,'i''Iisatiou dos protestants disséminésdans lo àoauvaisis et le Vexin français. 11 a publié : Gérard i(e Groote : un /)n''curscur île fa Wforme tut xiv siècle (I87ft); Quxrilur e ijiiibtts iW'derltindicis funtibus hauserit scriptur libri eut tilultts est : De Imitationo Clirisli ll3ôt-UGl] (1878); /hs origines du christianisme untlaire chez les Am/lais (1881); Arnaittd île Brescia : un réformateur au XII» siècle (1881); De opéra scholastica fratrum vitx communia in .Vt*(/eH(nu/t(i(l889); G.-A. Ûûrger et les Origines anglaises de la ballade littéraire en Allemar/ne (1890); fgnnce Dœllinger [1799-1890] (1892) ; Lettres et déclarations de J.-J.-i. Dœïliinjer au sujet des décrets du Vatican, traduites de l'allentand et précédées d'une introduction (I893'i ; le Conqrès des religions à Chicago en t89S (1895); Histoire de la iiberte tle conscience depuis l'vdit de Santés jusqu'à juillet 1810 iiuoo) ; les t*récurseurs de la Reforme et de la liberté de conscience dans les pays latins tlu XII* au XV* siècle (190*): Edgar Quinet : son tTUvre religieuse et soncaractère moral (1903). Il a collaboré à plusieurs grandes revues, au « Bulletin de la Société d'histoire du pruti-stantisnic français»; etc.

BON-FERMIER \Ul.k HYBRIDE DC). — C'est une nouvelle variété de blé dont les reiuiements seraient considérables, qui a été mis en vente par Vilmorin-Andrieux on 1904, et qui dérive du blé gros-bleu. I,e grain en est jauno, gros, obtus ol très lourd. L'épi otfrc des analogies avec celui de l'hybride du trésor, mais il s'en distingue par sa teinte blanc laiteux caractéristique. Cet épi, plus fort que celui du grosbleu, est porté par une jiaille plus courte, plus raido et plus résistante à la rouille.

BONFIUO MONALDIflc bienheureux , 1 iiu des sept palricions de Florence foudateurs do l'ordre des servîtes, mort en 1262. Il fut béatifié par Benoit XIII en 1725. — Fêle lo 1*' janvier.

BONGEIA n. f. Genre d'insectes orthoptères sauteurs, appartenant à la famille des locustidés, créé en 1902 pour une espèce nouvelle découverio dans l'Afrique occidentale {bongeia punciicolUs).

BONGOS, famille noire de l'Afrique équatorîale, habitant, dans la partie orientale du bassin du Nil, les vallées d'affluents et desousafilueius du Bahr-el- Ghazal, ainsi que les hautes vallées des affluents du M'Bornou et du Chari. Ce sont des noirs pacifiques, dont les incursions des négriers ont réduit rapidement lo nombre à 100.000 individus environ.

* Bonheur (Ma-

r i e - lî o -^ a i i e , dite Rosaj, femme peintre, née à Bordeaux en 1822. — Elle est morte à By, près de Thomery (Seineet-Marne), en 1899.

Bonheur (Jules-Isidore), sculpteur français, né en 1827 à Bordeaux, fils du peintre Hayraond Bonheur, et frère do Rosa Bonheur. Il étudia la peinture avec son pore et débuta par des tableaux d'animalier. Mais bientôt il délaissa la peinture pour la sculpture d'animaux. Il a acquis dans cet art un véritable talent, qui le classe assez haut dans ce genre. 11 a l'observation, la vérité. Il a produit en marbre, mais surtout eu bronze : Taureaux, Zèbre déchiré par une panthère. Cheval et gazelles, Hercule et les chevaux de Diomède, Vache et son veau^ Dromadaire, Lion blessé, etc. — Son frère, François-Auguste Bonheur, né à Bordeaux en 1824. mort à Bellevue en 18SI, a |^>eint des scènes de genre, dos portraits et des paysages d. Auvergne ou des Pyrénées avec des animaux.

Bonheur des dames iw), roman «l'Emile Zola.i883). — Denise Baudu vient à Paris gagner son pain. Ayant plu ù Octave Mourct, patron du Bonheur des dames, lo grand magasin de nouveautés, elle entre dans ce magasin comme vendeuse. Une méprise bèto ot méchante d'un inspecteur repoussé par elle la fait renvoyer. Plus tard, Octave rencontre la jeune tille aux Tuileries, et de nouveau subit son charme. Réintégrant lo magasin, elle y devient seconde, puis première. Octave souhaiterait ardemment

auelle devint aussi sa maîtresse. Mais Denise, par amour e la vie paisible, lui oppose uue calme résistance, dénuée do calcul, qui obtient toutefois des résultats supérieurs à ceux do la plus raffinée coquetterie : le richissimo négociant l'épouse. Et la maison, de ce jour, possède un bon ^énie qui améliore la vie des employés, fait leur sort moins précaire.

Cotte simple histoire d'amour sert de prétexte à l'autour pour sculpter do nombreuses et curieuses figures, celles des petits commerçants que dévore lo magasinmonstre : 1 oncle Baudu, qui voit mourir de désespoir sa fille et sa femme; lo vieux Bourras, marchand de parapluies, charitable et entêté jusqu'à la folio; Robineau, oui se jette sous les roues d un omnibus; etc. Elle encadre surtout une magistrale étude du magasin lui-même. Gigantesque pieuvre d'étoffes précien.ses. le Bonheur dos dames, sur un océau de tentations dont les blanches lingori<'S crétent les vagues, éiond ses tentacules destinés ù happer la femme, à l'aspirer jusiiu'au dernier centime. I. œuvre est d'une puissance descriptive saisissante.

Bonheur, mesdames ! (le), pièce en quatre actes, de l'rancis do Croisseï (Variétés, 13 octobre 1905). — Fernande, marquise des Arromanehes, est une petite jeune femme . ngolotte ■ : ce qu'elle aime, c'est le bonheur des autres... pour lo voler. Dès qu'elle voit que doux êtres satmoDt, elle veut que l'homrao soitù ollo. Aussi, comme

Bongeia {moitié de sa grandeur).

le sculpteur Georges Cartier et sa femme Paulelto font un excellent ménago depuis quinze ans, elle résout de devenir la maîtresse de Georges. Elle y réussit sans peine, car on n'-pôle ù l'artiste, toutes les cinq minutes, qu'il est un man modèle, fidèle, incapable *\v tromper sa Ifinme, et il se pique au jeu. .Mais Pauletio est une fine commère. Dès qu'olb? connaît le coup de canif, elle entreprend sans bruit, à travers un amu:>ant imbroglio, de réparer la déchirure. Elle y réussit, reprend son (ieorges, repêche aussi Fernande, qui s'était donnée ù la vapeur au petit fat do René Marchand, pane qu'elle le croyait l'amant de Paulette, et la rend à son mari, ce benêt* d'Adliéaume des Arromanclies, qui a quararite-cinq ans de])lus que Fernando, i-csdeux couples s'embrassent tendrement, et M"'*Dtkar. l'amusante belle-mère de Georges, conclut : ■ C'est le bonheur, mesdames ! »

Pièce morale, par conséquent, malgré les apparences, et pièce d'une fraîcheur gaie. L'idée eu est ingénieuse, lo dcveloppemcnl mutin et voluptueux.

Bonhomme Paul), chroniqueur, auteur dramatique et romancier fran<;ais. né ù Marseille en 18C.1. Il débuta, à Paris, par des monologues, des livres pour la jeunesse et deux volumes de Charades en action (1886); puis publia une série de romans dun tour badin : Veux Mariaijes, Jtéve de Jeune fille, le Uoman de Germaine, Mademoiselle Panache, tes Petites Tournesol, Monsieur la Pudeur, etc. Ecrivain d'esprit alerte, il a longtemps rédigé la chronique judiciaire du « Soleil » et la chronique de tête du K yoleil du Dimanche " . Il a fait jouer : te Merle (Menus- Plaisirs, 1S8G): Mo.isicur la Pudeur, en collaboration avec Alphonse .\llais (Cluny, 1903); Bonne Récompense, avec Félix Galipaux (Fantaisies-Parisiennes, looG) ; etc.

BoNIFACE (Maurice), auteur dramatique français, né à Lille en 1802. Il débuta en 1883 par des Chansons parisiennes, mais il se tourna vers le théâtre et donna ù rOdéon, en 1887, une pièce en vers en trois actes : le Marquis papillon. Depuis, il semble s'être surtout elforcé île montrer que la vie est en contradiction constante avec la rigueur de la morale enseignée, et d'essayer de rendre nos jugements moins sévères pour ceux qui ont commis une faute. C'était déjà l'argument de Tante Léontine, trois actes qu'il écrivit en collaboration avec E. Bodin, et qui furent joués au théâtre Antoine en 1890 : on y voit des bourgeois de province à préjugés accepter l'argent de la tante « irrégulière » pour constituer la dot do leur fille. Ces compromissions servent encore de thème à la Crise il893, Vaudeville), ou il présente un député acceptant le déshonneur conjugal qui n'entrave pas son avenir politique. Dans les Petites 7narques (2 actes, 1895, Comédie-Française) Boniface montre que les gens des meilleurs cercles peuvent avoir, eux aussi, une tare dans leur passé : c'est sans doute sa comédie la plus fine et la mieux observée. Il a repris son thème favori dans C/nrisse A rèo/s, trois actes représentés au théâtre de la Renaissance en 1903 ; comme il l'écrivit lui-même dans la préface de la pièce, il voulut soulever à nouveau la question de la mesure dans laquelle les femmes devraient pratiquer la vertu. Maurice Boniface n'est pas un auteur abondant, mais ses comédies, très étudiées et très écrites, gardent toujours la tenue lie nos petits-maîtres classiques du xvm" siècle.

Boniface (saint). Plusieurs saints ont porté ce nom. Outre celui qui fut l'apôtre de l'Allemagne, on peut citer un saint du iv» siècle, qui fut martyrisé à Tarse en Cilicie. U était intendant d'une dame romaine nommée Aglaé, distinguée à Rome par sa naissance, sa fortune et sa beauté. Il vivait irrégulièrement avec elle quand, prise do remords, elle lui demanda d'aller en Orient pour rapporter des reliques de martyrs. Arrivé à Tarse, Boniface vit vingt martyrs qui supportaient d'affreux supplices avec une tranquillité inaltérable. Il courut à eux et les embrassa en s'écriant : " Qu'il est grand Je Dieu des chrétiens ! qu'il est grand le Dieu des martyrs ! « Il tut arrêté aussitôt, supporta ses tortures sans faiblir et fut décapité le lendemain (vers l'an 307). Ses gens rapportèrent son corps à Rome, où Aglaé le reçut solennellement et lui donna la sépulture. A sa mort, elle fut enterrée près de ses reliques. — Fête le U mai.

Boniface ou Brunon (saint), v. Brunon.

BONILLA (don Manuel\ général et homme politique américain, président de la République du Honduras, ué à.Juti-Calpa (prov. de Olancho) en 18-19. Il entra dans la politique au moment de la révolution do 1872 ; l'année suivante, il était lieutenantcolonel au service du gouvernement libéral de Céléo- Arias, et se conduisait brillamment dans la défense de Gomayagua contre les troupes coalisées du Guatemala et de Cosia-Rica. Appelé à de hautes fonctions par hprésident Soto, il passa dans lopposition sous le gouvernement de son successeur, Ponciano Lciva, et. après un premier échec, réussit à lo renverser en 1891. Nommé vice-président de la Républinue, et ministre de la guerre, il conserva ces fonctions jus- ({u'en 1898. Cinq ans après, il était élu président de la République, mais, le congrès a^vautété dissous parla force, il dut, pourétalilir son autorité, soutenir une lutte acharnée contre le général Sierra, ([u'il battit enfin â El Aceitupo.

^BONNAFFÉ (Edmond), critique d'art, né au Havre en lS2ri. — Il est mort à Paris en 1903. Il avait réuni, dans ses «tornières années, ses meilleures pages publiées par la '( Gazette des beaux-arts « , dont il était le collaborateur assitlu, en un vohime : /Cludes sur l'art et Itt curiosilé.

Bonnal (Guillaume- Auguste - Bnltbazar- Eugène- Henri), général et écrivain militaire franeais. né â Toulouse en 181 1. Sorti de Saiiit-Cyr en 18f.3. il fît la campagne do 1870 comme lieutenant, et' reeut doux blessures â la bataille de Frœschwiller. Capitaine en 1873, breveté d'étatmaior, il conmianda l'Ecole normale de gymnastique do Juiavillc-lo-Pont en 1879 et fut promu chef de

BoDîtla.

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