JO
bataillon en I88i. L'année suivante, le commandant Bonnal était désigné pour faire partie de la mission envoyée au TonUin pour organiser l'armée annamite. Peu après son retour en France, il fut nommé adjoint au directeur des études i\e l'Ecole supérieure de guerre et instructeur d'iufantcric à cette école. Colonel en 189i. général de brigade en IS99. il fut appelé, on 1901, à commander l'Ecole supérieure do guerre. Disponible de 1902 à I9i:tr>, il écrivit des ouvrages militaires d'une haute valeur : la Hécente Guerre stid-afriraine et ses enseignements (1903) ; les Pseudo- Tendances nouvelles de l'arinëe allemande (190 i); mais surtout la série d'études parues sous lo titre général de : l Esprit de la guerre moderne, et qui comprennent : De /{osshachà L'im (1903); la Manœuvre d'Iéna (190i;; Sudowa, Prœschwdler, Suinl-Privat, l'Art ywuveau en tacti'/ue (I90ij; etc. En 1905, rappelé à l'activité, il redevint memlire du Comité d'infanterie. L'Académie française lui a décerné le grand i)rix Goberi en i90G.
BONNARD (Pierre , artiste français, néàFontcnay-aux- Roses en 1867. Ses véritables maîtres sont les Japonais et les peintres Gauguin et Ct-zaune. Comme eux. il outre au besoin son impression jusqu â la caricature. Il a exposé à la Société nationale des beaux-arts et au Salon d'automne : le Moulin-Bouge, la Place Clichy, la Famille bouri/eoise. Sommeil, qui caractérisent sa manière. Il a com- ]»osé aussi quelques affiches : Bévue Blanche, France- Cliampngne, et éuité des recueils d'estampes.
*BONNAT (A^on-Joseph-Florentin'i,peintrefrançais.— Il a été nommé, en mai 1905. directeur de l'Ecole des beauxarts, en remplacement de Paul Dubois, décédé.
*BONNEAU 'Alcide), littérateur français, né à Orléans en i>::iO. — 11 est mort à Paris en 1904.
BONNEFOIS Eugénie), fondatrice de l'école foraine, née à Dardilly ^Rhone; en 1829. Elevée elle-même parmi les forains, elle s'engagea, en 1870. dans les ambulancières et assista comme telle à tous les combats livrés sous I^aris. Reprenant alors sa vie de foraine, elle se mit à travailler courageusement pourconjpléterl'éducation sommaire que lui avaient donnée ses parents, et c'est en s'instruisant elle-même qu'elle conçut le projet de doter les enfants des forains de ce qui lui avait manqué. Elle trouva des sympathies et put, en juin 1893. transformer le panorama" quelle exploitait, en une école, qui suivit dès lors les forains dans leurs déplacements.
BONNEFON p Jean-P<7((ri. littérateur français, né à Sauveterre-de-Guyenne i^Gironde) en 1861. Il lit ses études de droit, obtint le diplôme de l'Ecole des langues orientales vivantes, entra comme surnuméraire à la bibliothèque de l'Arsenal (1888) et fut nommé bibliothécaire en 1889. Il a collaboré à plusieurs revues, à la » Gazette des Beaux-Arts «, au « Nouveau Larousse illustré » etc. Secrétaire général de la Société d'histoire littéraire de la France, il en a dirigé la revue depuis 1894. Il a aussi dirigé le recueilpériodique intitulé : Souvenirs et mémoires. Il a publié : (Éuvrcs complètes d'Etienne de La Boétie (1892); Montaigne, l'homme et l'œuvre (lS93'i, ouvrage consciencieux et intéressant, réimprimé, avec de nouvelles parties, sous ce titre : Montaigne et ses amis : La Boétie, Charron et J/"" de Gournay (i898); des recueils classiques sur la Société française du xvi', du xvii' et du xvui» siècle, d'après les auteurs de lettres et de mémoires (1903, 1905 et 1906', etc.
BoNNEFON (Marie-François-Joseph-Zcrtn de), journaliste français, né â Aurillac (Cantal) en 1866. Il s occupa d'a1)ord des questions relatives à l'Allemagne, et fut expulsé de ce pays par décret impérial de 1887. Il se consacra ensuite aux questions ecclésiastiques (|u'il traita dans do nombreux journaux. U a publié : Pensées du vicomte de Bonald (l880j; le Drame impérial |1887); la Politique d'un S(im((1888); le Pape de demain (iSS^i : les Soutanes politiques {ïS9l) ; le Conclave ilSOi): les Belles Œuvres, et les autres (1898) ; la Préface ù T «■ Imitation de Jésus-Christ ■> (1899); les Cas de conscience tnodernes (1901); les Moines marchands (1902) ; Lourdes et ses tenanciei's (1905) ; le Cantique des cantiques (1905); les Titres nobiliaires, les Décorations, les Prélalnres et camériats concédés par le Saint- Siège de Bome {1906); Lettres indiscrètes [1906).
BONNEFOY-SIBOUR ( Georges-Auguste \ homme politique français, né â Poni-Saint-Esprit en 1S49, radical. Petit-neveu de rarchevêtiue Sibour. fils de l'ancien sénateur dutiard, il fit la campagne de 1870-1871 avec lcgr;.do de capitaine des mobiles du Gard, entra en li>l~, au conseil général de ce département, devint maire de Pont- Saint-Esprit et fut élu en 1S99 député de l'arrondissement d'Uzès. II no se représenta pas en 1893, et devint, en 1894, sénateur du Gard. Secrétaire du Sénat (1897-1899^ il fut réélu au renouvellement triennal de r.»03 et devint (l^uesteur en 1904. Il a appuyé très énergiquement la politique du cabinet Combes.
BONNEGRÂCE Adolphe-Charles\ peintre français, né à Toulon en ISos, mort à Montmirail en 1882. Elève du baron Gros, il fut un portraitiste renommé. Lo caractère, le style, la sobriété du coloris distinguaient ses ouvrages. Rappelons entre autres les portraits de J. Claretie,7'h. Gtiutier, Anatole de La Forye, Michel Carré, etc.
Bonnet i .■Vlfred-Maximilien par abrév.. Max]V philologue français, né à Franct'ort-sur-leMein en 18*1. Professeur à l'académie de Lausanne (.L^^t; 1874). à I Ecole Monge, puis à lEcoIe alsacienne de Paris (1874-1880, il fut nommé suppléant, puis chargé de cours à la faculté des lettres de Montpellier, où, après avoir été reçu docteur es lettres en 1890, il fut nommé prolesseur titulaire. Sa thèse française, le Latin de Gréi^oire de Tuurs, témoigne d'un travail considérable, et est une précieuse contribution à l'étude de la basse latinité. Sa thèse lattno a i)Our titre : Narralio de miraculo a Michaele archaugelo Clionis patrato, adjecto Simeonis Melnphrastx de cadeni re libello. Il a publié : De la langue latine considérée dans son application â la philosophie 1^1866); De Claudii Galeni sub/iguratione empirica (1872); une adaptation française de la Stylistiqiie latine de Berger {18S4, la traduction est de Gâche et Piquet) ; la Philologie classique, six conférences (1892): des éditions de Grégoire de Tours (1885, dans les <■ Monumenta Germaniae historien i'\ des Acta Thom.r (1883), Acta Andre^v (1895); Acta Apostolorum apocrypita (1891-1898); etc. Il a collaboré à plusieurs revues importantes et est devenu, en 1898, membre correspondant de l'.'Vcadémio des inscriptions.
Gaston Bonnîer.
*BONNETAIN(Paul), litttTateur, cxploratoiir et admi- [iisiraiiur Irani^ais, né à Mmi-s en l«r.8. — Il est mort à Klionir r.ao^; en 1899.
*BONNIEB (Gaston), botaniste frani;ais, né à Paris en 1»:.;!. Il a publié, entre autres ouvrages et mémoires: le»
.\Wlnires [ . Ann. se. nat. .. , 1879) ; llecherches sur la ren-
piration et l'assimilation des m'qétatlx, avec Man'»in'
'«Ann. se. nat. », 1883-isso): .S'ki- lés quantités de chaleur
absorbées ou dégnr/ées pur les ré//élai(x (» Ann. se. nat.-,
1885); yonvelle flore des enri-
rous de Paris, avec do Layens
n8«7); la Sijnlhése des lichens
(« Ann. se. nat. ., 1889); Cultures expérimentales dans les
Alpes et dans les Pyrénées
(" Ann. se. nat. », « Rev. gén.
do botanique », 1890-1895): /«-
/litence de la lumière électrique
sur la forme et la structure
des végétaux (« Rev. gén. do
botanii|U6 », 1895); les Plantes
arctiques comparées aux mêmes espèces des À Ipes et des Pyrénées (« Rev. gén. do botanique »^, 189 1) ; l'iore complète de ta France , avec do Ijayens (18941 ; la Géographie bulonique (• Ann. do géograpliio », 1894); Cours complet d apiculture (1897) ; les Plantes de plaine rendues artificiellement alpines
niOS), Cultures expérimentales de piaules du Nord dans la région méditerranéenne (1900); Continuité anntominue de la racine de la lige et de ta feuille (190S); les Plantes du plateau des Mlr/liirri'^ [Inde méridionale] (1901); Cours de l/ulauique, avec I.eclerc du Sablon (1901-1905) ■ Album de la nouvelle flore (190C) ; l'Iinchatnement des oroanismes (1906).
Gaston Bonnier a en outre publié un grand nombre d ouvrages pour l'enseignement : Biologie animale, liiologie végétale. Paléontologie, etc. Il a fondé en 1889 la Itevue générale de botanique.
Bonnier (Louis), architecte français, né à Templeuve fN.jnli on 1856. II fut élève de Moyau.v et d'André. Il étudia la reconstruction du Palais des Beaux-Arts do Lille et son projet fut primé, mais non exécuté. Primé au concours public pour la reconstruction do la mairie d'Issv, Louis Bonnier fut cbargé de l'exécution du monument. "Il a doté Templeuve d'une mairie spacieuse avec salle des fûtes et beffroi. Auteur du pavillon du Crousot à l'Exposition universelle de 1900, il a construit à P:iris le dispensaire Jouv- Rouve, et à Wimereux le laboratoire de zoologie maritime. Inspecteur des travaux do l'Exposition universelle de 1889 (Pans), architecte do l'Exposition de Londres en 1890, Bonnier fut, comme inspecteur dos Bâtiments civils, adjoint à Dutert pour la construction des nouvelles galeries du Muséum (à Paris). Il a été, depuis, promu architecte en chef des Bâtiments civils et Palais nationaux, pour le palais de l'Elysée.
Architecte-voyer en chef adjoint do la Ville de Paris, il fut chargé d'étudier lo nouveau rcglement do voirie sur la hauteur des couslructioiis et l'augnicntation do la saillie des façades et .lommé commissaire du gouvernement près le conseil d'Etat, lorsi|Uc lo règlement do voirie fut soumis a l'examen de cette haute assemblée.
Louis Bonnier, qui obtint une seconde médaille en ISSG avec un relevé des /laines de Vabbaije de Saint-Berlin, est un aquarelliste do mérite.
BoNNIÈRES ;(;uilIaurae-François-/îo6eri dk), littérateur français, né et mort à Paris (1850-1905). Après avoir lait son droit, il débuta au « Figaro . , sous le pseudonyme do Janus, et au « Gaulois »sous celui de Robkrt- EsriENXE. Il avait le don do la causticité. Comme publiciste, il a édité : Lettres grecques de M"' Chénier (1879) • un volume de vers. Contes de fées (1880) ; plusieurs romans : les Monach (1881); le Baiser de iV/oîna (1880) ■ Jeanne Avril (1887); le Petit Margemont (1890); Lord Bijland (1S95), et Mémoires d'aujourd'hui (18S3-1888).
BONOSIftQUE n. m. V. BONOSIEX, t. H.
Bon-sauveur (congrégation nu), congrégation do Icmmcs, londéo à Saint-Lô au xviii» siècle. En 1718, quatre jeunes lilles pieuses de Saint-Lo firent, devant un notaire de la ville, un acte d'association par lequel elles mettaient tous leurs biens en commun « pour se consacrer à l'instriiclion de la jeunesse et au soulagement des pauvres malades de Saint-Lo .. Quelques années après, uno ursuline de Caen. qui était venue les rejoindre. Anne Leroy, retourna à Caen et fonda une maison similaire avec les mêmes règles, laquelle fut légalement reconnue par lettres patentes en 1751 ; ces religieuses sont appelées Filles du Bon-Sauveur, comme celles de Saint-Lô. Leur but est de se vouer à l'instruction des jeunes filles et au soin des malades. .\ Caen, elles se consacrèrent aussi à I instruction et à la correction des fliles de mauvaise vie. Sous la Restauration, elles ouvrirent uno école de sourdsmuets, et furent chargées aussi de la maison d'aliénés du département.
Bon-secours 'frères de Notre-Dame-de\ congrégation clliomines établie A Marseille, et dont le but est de soigner les hommes et les enfants malades.
Bon-secours (sœurs du), congrégation de femmes, fondée à Pans au xix» siècle. En 1821, à Paris, M«" Mentale eut l'idéo de réunir des personnes charitables, qui se consacreraient au service des mala.les. L'archevêque de Paris, Wf de Quélen, leur donna l'Iiabit et reçut leurs vœux en 18:4. Le curé de Saint-Sulpice fut leur supérieur. Trente ans après elles avaient fondé plusieurs maisons dans diverses villes de France. Ce sont avant tout des sœurs gardes-malades, mais elles élèvent aussi des enfants pauvres et des orphelins.
Bons-pieux, conçrégation d'hommes fondée à .\rmentières en 1015, et dont le nom offlciid est Congrégation des Frères pénitents du tiers ordre de Saint-François.
BoNTOUX Paul-Eugène\ ingénieur et financier français, né A Gap en 1820, mort à Cannes en l;i04. A sa sortie de l'Ecole polytechnique, il choisit la carrière d'ingénieur; il construisit différentes voies ferrées en France et devint directeur des chemins de fer du Sud do l'Autriche.
Buokcr.
Il se lança ensuite dans des spéculations indiistrioll
Y""",-^-^"^'""']'- F"';"' ('«"^•- " '■""''a plus tard, en 18.8, ILnion générale, établissement destiné à faire équilibre aux puissances financières existantes. Au début, 1 Lnion générale fut heureuse dans ses opérations Mais une campagne ù la baisse amena l'effondrement do ses cours et causa la ruine do cet établissement. En 1882, IL mon générale fut déclarée en faillite et Bontoux condamne a cinq ans do prison et 3.000 francs d'amende • la cour d appel réduisit la peine à deux an.s. Bontoux vécut alors a 1 étranger et no revint en France qu'en 1897. Lo « kracn .. de 1 Union générale causa, par répercussion. Iles ruines nombreuses.
BOOKER (Thomas n''<ij/ii'n.7(on'. éducateur nègre américain, ne dans une plantation à Malden (Virginie) vers 1800. Ses parents étaient esclaves, et sa mèro cuisinière a la plantation ; la guerre de .Séce.ssion les affranchit. Washington Booker s'eng.agea comme manœuvre dans les salines, et dès qu'il eut quelque argent, il fit en grande parlio à pied, s'arrétant en roule pour travailler dans les fermes, un trajet do 500 milles pour se rendre à l'école irilampton, r|ue le général Armstrong .ivait créée pour les nègres. Il y remplit l'office do portier et suivit les cours.
Ayant obtenu ses grades, il retourna à Malden comme maître d'école. Le général .Vrmstrong lo fit aller à Ilampton comme professeur. En 188I, il fut chargé par lo gouvernement de l'Alabama d'installer à Tuskegee une école normale industrielle, mais il n'y avait pas de fonds d'alloués iioiir les locaux , et les débuts furent rrès pénibles; il parvint cependant à faire de cet établissement la plus grande et la mieux organisée des écoles professionnelles pour nègres aux Etats-Unis. Washington Booker jouit dune grande influence morale et, avec une infatigable activité, il a fait des conférences en faveur de l'instruction des nègres, fondé des écoles et travaille ainsi puissamment à l'alfranchissement de la raco nègre. En le n^cevant chez lui, en dépit des préjugés de raco, lo président Roosevelt a rendu hommage à son haut mérite.
BOOMERANG n. m. V. boumerang, t. IL
BOQUEUR {keur') a. m. Ouvrier fondeur.
BORCHGREVINK (C. Egeberg), explorateur norvégien, né a Christiania en 1864. Après avoir séjourné dans 1 .\ustralio méridionale, la Nouvelle-Galles du Sud et le Qiieensland, il s'embarqua en 1894 comme matelot sur un baleinier norvégien, à destination des régions antarctiques, mit le pied sur la terre Victoria qui n'avait pas été vue depuis le voyage do sir James Clarke Ross en 1841, puis, après avoir rendu compte de son voyage au Congres international des sciences géographiques (Londres, 1895), repartit pour les parages du pôle sud ;'i bord du Southern Cross (1898-1899), dont le vovace a préludé aux nombreuses expéditions qui, au début" dCi xx' siècle, ont commencé l'attaque du pôle antarctique.
Borda (le), vaisseau-école de l'Ecole navale, ancré
sur rade à Brest. V. école, t. IV.
BORDACHIEN iclii-in) n. m. Fam. Elève du Borda.
Bordeaux (Henry), romancier et critique français, né à Thonon-les-Bains ; Haute-Savoie) en 1870. Après ses études de droit, il fit la chronique do rE.xposition (I889) au • Petit Journal », et publia uno étude sur Villicrs de Ilsle-Adam et une série d'articles de critique qui, réunis plus tard en volume : Ames modernes (1894), attirèrent l'attention. .Son premier roman, Jeanne Michelin, chronique du xviii< siècle, parut en 1895. A la mort de son père (18961, avocat en Savoie, il alla occuper sa place et plaida avec succès pendant quatre ans, tout eu faisant la critique des livres à la •< Revue hebdomadaire ». .Vprés le succès du roman Pays natal (1900), il se consacra tout à lait aux lettres. Outre les livres déjà cités, il a publié : Sentiments et idées de ce temps, ouvrage d'observation ciitimie et philosophique, auquel l'Académie décerna le prix Bordin (1S97); les Ecrivains et les Mœurs, en deux séries (1900-1902); la Voie sans retour (1901); /a Peur de vivre, qui eut un prix Montyon (1902); (■.4moKr en fuite, recueil de trois nouvelles (1903) ; le Lac noir (1904); la Petite Mademoiselle; Deux Méditations sur la mort (1905); Pèlerinages littéraires, notes rétrospectives d'un critique devenu romancier, et les Roquevillard, qui parurent d'abord dans la « Revue des Deux Mondes ■ (1906). Il a aussi collaboré au . Figaro », à 1' . Eclair », au « Correspondant », et il a fait de nombreuses conférences en France, en Suisse et en Belgique. Son talent distingué et souple est un composé bien équilibré de sens artistique, de tendance à la poésie en même temps qu'à l'abstraction, desprit pratique, de faculté d'observation et d'.imour de la vie. — !>on frère Albert Bordeaux, ingénieur des mines, né à Thonon en 1865, a publié, outre des ouvrages techniques, à la suite de missions à l'étranger, Rhodésie et Transvaal, Sibérie, la Bosnie populaire, la Guyane française.
*BORDELAIS, AISE adj. — Econ. rur. Bace bordelaise. nom donné à une catégorie de bovines, comprenant principalement des vaches laitières et que l'on rencontre aux environs immédiats de Bordeaux.
— Encvcl. Cette catégorie, qu'on nomme aussi race gouine, ne constitue pas à proiirement parler une race, mais une simple variété issue de vaches bretonnes amenées dans la région en période de gestation. Ce qui la fait classer à part, c'est la différence do taille qui la distingue de sa souche mèro. En effet, les vaches bordelaises sont plus grandes et plus trapues que les vaches bretonnes, mais leur robo est toujours blanche et noire.
BORDERÉE n. f. Genre de dioscoréacécs, voisin du genre dioscorée, dont il se distinguo par ses graines non ailées.
BOxNNETALX - BOIIG.MS-DESRORDES
la Ijorder^fe
.... !.. v-ar-
— Encycl. On en connaît deux espèces ; humble du thili et la borderée des /■„,.'„.„, .1 toment des Hautes-Pyrénées.
La borderée des Pyrénées, qu'on trouve à Gavarnie, est une petite herbe à feuilles cordifornies et à fleurs jaunes ou verdâiros. ^
Bordes (Ernest), peintre '^
français, né à Pau en 1852.
Elève de Bonnai et de Cornion.
Il débuta par des tableaux de genre et des scènes d'histoire.
Il obtint une seconde médaille au Salon de 188», avec la Mort de l'évêque Prxtextatus, qui fut remarquée, et qui se trouve maintenant au musée de Reims.
Le musée du Luxembourg pos^ sède de cet artiste : le Laboureur et ses enfants; le musée de Bordeaux, le Sonneur sous le porche, et le musée de Pau U'rJtr«<. :
outre la scène de genre citée ''■P'^°'«';-»''^:„''.i'<'uriniIt: plus haut. Saint Julien VBo,. '" «""' f'"'^"--' = "• f«il. pitaher, Attila consultant les augures. Baigneuse, et Port'"r!Jt-.- ^''"■'- L artiste s'est spécialisé ensuite dan»
le portrait. Ses œuvres sont
expressives et distinguées
et montrent en Ernest Bordes un dessinateur serré et un peintre souple et vigoureux.
Bordes (Charles), mnsicien français, né à Vouvravsur-Loirc en 1866 Elève de César Franck, il fui d'abofd maure de chapelle à Nogent-sur-Marne. v-nU i r.-.r-Iise Saint Gênais (Pans). C'est là qu il fonda -^ icg
• Chanteurs de Saint-Gcrvais . , une soc 1 1
instruisit lui-même et à la tête de laqu. , ,|'e
très remarquables exécutions d'œuvres des ii.aitrc» des .\v , xvt' et xvu' siècles. Entre autres, il fit entendre ainsi, pour la première fois en France, le Stabal .Voter et d autres chcfs-.lieuvro de Palestrina. Les séances religieuses des Chanteurs de .Saint-Gervais attirèrent la foule en cette église. Malheureusement, des difficultés s'élevèrent entre le chapitre et lo maître de chapelle, et celui-ci dut se retirer. La société no fut pas pour cela dissoute et elle trouva un nouvel élément d action lorsque Charles Bordes eut fondé, rue Saint-Jacques, une école de musique à laquelle il donna lo nom de .fchola canlorum. et dont II prit la direction conjointement avec Vincent d'Indy La Schola canlorum a iloiiné des concerts historiques fo'rt" intéressants, dans lesquels, notamment, elle a exécuté 1 Orfeo de Montcverde. Charles Bordes a fait de fréquents voyages avec ses artistes, non seulement en Prance, mais à l'étranger, où il a su faire admirer, en d excellentes exécutions, des chefs-d'œuvre à tort oubliés
Pour la défense et la propagation des idées qui lui sont chères, il a fondé, en I895, une revue de musique religieuse, la Tribune de Saint-Gervais. Il a entrepris encore la publication des œuvres qu'il fait exécuter, et dont les exemplaires étaient devenus introuvables. En tant que compositeur, Charles Bordes s'est fait connaître par quelques pièces d'orchestre, des morceaux de piano, des mélodies vocales, etc.
BORDET I *; ou BORDETTO Idé-lo) n. m. Nom qui désigne en Languedoc un champignon comestible, la russule verdoyante.
BoREL (Henri), littérateur néerlandais, né à Dordrecht en 1809. En 1892, il alla en Chine et, après quelques années, dans les Indes orientales hollandaises comme interprète de la langue chinoise. Il a écrit : Sagesse et beauté de la Chine; Kiran Vin; un livre des dieux et de l'enfer; te Petit; la Petite Sœur; le Droit de l'amour, étude Je là vie de l'Inde; f.elinnes; Sagesse et beauté de l'Inde. Il a publié aussi dans le • Gids . une étude très remarquée et très discutée sur ou plutôt contre les missions calholinues et protestantes en Chine.
BORGESIUS H. Goeman). homme politique hollandais, né à Schihvolde en 1847. Docleur en droit, professeur, il fut nommé rédacteur en chef du journal • Hel Vadcriand • à La Haye et, bientôt après, directeur de la première Société néerlandaise d'assurances sur la vie, contre l'invalidité et les accidents. Depuis 1877, il a été membre do la Chambre des députés; en IS97, il a été ministre de l'intérieur jusqu'en 1901, et c'est lui qui a formé en 1905, après l'échec de Kuyper, le cabinet libéral oii il n'est pas entré. Il s'est fait une spécialité des questions d'instruction et des questions sociales.
BoBGRI-MAMO (.Vdelai'de), cantatrice italienne, née à Bologne en i.«2i,. morte en isoi. Elle débuta en 1846 à Urbino, où sa belle voix de mezzosonrano fit merveille dans i7 Giuramento. do Mercadanle. 'Trois ans plus tard, à Malte, .Vdclaide Borghi épousa l'ingénieur Mamo. Déjà elle s'était fait remarquer dans divers ouvraces : le Barbier de Séville, Norma, Cenerenlola. il Troratàre. Engagée en 1853 au Théâtre-Italien de Paris, elle y obtint de brillants succès dans MaliUe di Shabran, Sémiramide, il Crociato, gli Arabi nelic Gallie, etc. Ces succès la firent appeler à l'Opéra, où elle débuta, en 1856, dans Fidés du Prophète et dans Léonor de la Favorite, rôle qui lui fut particulièrement favorable. C'est elle qui créa, à ce théâtre, le personnage de Mélusine dans la Magicienne d'Halévy, et celui d'Olympia dans Uerculamim, de Félicien David, ot'i la solide beauté de sa voix était mise en valeur par son rare talent de canMlri-c cî son <:nr~rbo sentiment dramatique. En 1S60. -ir
rentrer au Théâtre-Italien, où -
d'un opéra nouveau de Braga. . '-■.
puis elle retournait en Italie et au;u; s-j :'aire apjdaudir ensuite à l'étranger. Elle abandonna la SQène vers 1875. — Sa fille, Erminia BoRr.Hl-MA.MO. douée d'une voix de so]irano suave et pénétrante, aborda elle-même le théâtre vers 1870. .■\près avoir obtenu un très grand snccôs à Bologne en 1875, dans Mefislofele. de Boito, elle fit, en 1S76-1877, une saison au Théâtre-Italien de Paris, où elle fut très bien accueillie. Elle épousait, peu d'annctîs après, Cuzzo-Crea, et quitta la scène à son tour.
"^BORGNIS-DESBORDES (Gustave), général français, né à Paris en 1839. — Il est mort à^Saigon en 19i<0. .■\ppelé au commencement de l'année 1899, au I?ndeni;iiii de la guerre hispano-américaine, au commandement i.s troupes de l'Indo-Chine, le général Borgnis-Dcsljcjrdcs