‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 74 sur 363 · BORK-ISME — BOU-AMAMA · texte numérisé non relu

BORK-ISME — BOU-AMAMA

établit un programme de tiélenso de iiolro grande colonie asiatique, et travaillait avec laide dos circonstances, — c'csl-ù-diro de la rcvolle des Boxers chinois contre les Kuropi5ons, — à le l'aire appmuver

1>ar le pouvorncment mélropoilaiii, ({iKiiid il mourut.

BORICISME isissin') n. m.

Intoxication par l'acide borique.

— Encycl. "Sléà. On croit communément que l'ai ido borique est absolument inoirensil ; c'est une erreur. Mais il est moins dangereux en solution qu'en jioudro pour les pansements. Pans ce cas, on a observ<^ ]»arfois dos accidents, rarement mortels à la vérité, qui consistent eu exanthèmes ou érythéines, purpura, diarrhée, vomissements, céphalée, cyanose, délire, hallucination, cotlapsus. Il est doue recommandé de nusor qu'avec prudence, pour les pansements, d'aci«lc borique en poudre.

Borkman fJKAN-GABBiKi.). pièce en quatre actes en prose il'Henrik Ibsen, traduite par Prozor. et représentée au théâtre de l'iEuvro en 181'7. L'œuvre d'Ibsen montre la déchéance d'un homme qui sacrifia tout jusqu'à son amour ù la soif do la richesse. Jean-Gabriel Borkman, qui a inutilement abandonné celle qui l'aimait, qui s'est vu acculé à la failliio, qui est haï par sa femme et abandonné par son lils, meurt dans un accès de folio de l'or. Comme Solness le constructeur, comme Kosmer, Borkman est une des créations typiques d'Ibsen dans lesquelles riutelligonco a tué le' cœur. Un seul côté du caractère primo tous les autres, cl si ce mode d'abréviation d'art éloigne un pou les personnages du dramaturge do la réalité ordinaire, il en fait par excellence des pcrsonnasres scéniques où le trait dominant est seul marqué, mais de fai^on ineffaçable. La pièce d'Ibsen eut pour principaux interprètes à Paris M»Mîrindeau et Lugué-Poe.

BORMIDIEN, ENNE {ili-in, en) adj. Se dit d'un éta^e géologii|UO api)artennnt à roligoccno inférieur et créé par Pareto pour certaines couches do Ligurie.

— n. m. : Le bormidii;n.

*B0RNÏER (Henri, vicomte de), littérateur et poète français, né à Paris on IS25. — Il est mort dans la niêuie ville en 1901. A la liste déiàdonnéo de ses œuvres, il faut ajouter France... d'abonl. drame en vers (1899).

BORNSLAV-SCHNIRCH, sculpteur tchèque, né et mort à Prague (1845-liiOl). Il s'est acquis une légitime réputation par ses œuvres de style, la statue colossale du roi Geort/es Podiebrad et celle de saint Wenceslas. Il a décoré un nombre important d'éditîccs de Prague, tels que lo musée national, le Théâtre tchèque, le Rudolphinuni, etc.

BOROLANITE n. f. Roche appartenant à la famille syénitique. .("V-st une syénitc à loucito.)

BOROMAGNÉSITE n. f. Borate hydraté naturel do magnésie. Syil. de SZ.VIUKLYITK. (ï. Vit.)

BORSCHARDT-LUEGER (pisTOLKT automatiquk), arme adoptée on Suisse en lyoo et en Bulgarie en 1903 pour tous les officiers, (On la désigne souvent sous le nom de parabellum. Le calibre est dû T"/», 65 et le poids de 835 grammes.)

BORYSSE (saint), prince do Kiovie, assassiné vers le comniencemcni du xi' siècle. Il était oncle paternel d'Anne lie Kussie, femme de Henri 1*', roi do France. Il fut tué par son frère. — On l'honore eu Wolhynie lo 24 juillet.

BOS (Jan Rit^ema), botaniste hollandais, ne à Groninguo en 1850. Docteur es sciences physiques et naturelles, il fut attaché â rinstilut agronomique de Groningue, à l'Kcoledagriculturo de Wagemngen, professeur extraordinaire â l'université d".\nisterdain et, depuis 1895, directeur du laboratoire phytopathologique Willie Commelin Schottcn. Délégué à la conférence de Paris en 1895 pour la protection dos oiseaux utiles, il fut envoyé par le gouvernement dos Pays-Bas aux Ktats-Unis pour faire une enquête sur la nocuité et la i)ropagatiou de la cochenille et voir les mesures do précaution qu'on devrait prendre on Hollande. Il a écrit en allemand, en anglais, en français, on lioUandais, de nombreux articles d'histoire naturetle.

BOSCARD {hoss-knr' — étym. inconn.) n. m. Parasite du grand monde: il y a dtins Paris de ces demi-parasites, énifpnatitjuenu'nt suntommés boscaiids par le persiflage mondain. I P. Bourget.)

*B0SC0-REALE. — Le précieux trésor d'argenterie alexandrino. trouvé en 1895 à Bosco-Realeet donné presque tout eniii-r an Louvre, a été étudié en détail par Héron do Villefosse dans une luxueuse publication: U Triisor de ftoBco-Hoale {\r\-i*, avec planches; extrait des M^lanye.s Piot). D'autres pièces du trésor ont été olfertes au Louvre ou acquises par ce musée. D'intéressants spécimens du mobilier antique ont été découverts depuis à Bosco-Reale ot achetés par le musée de Berlin.

Ou a continué les fouilles dans la riche villa d'où provient lo trésor. On y a dégagé lo perron, plusieurs chambres ou vestibules, un vaste péristyle et, en contre-bas, un pressoir, des caves, des celliers, des meules. L'inlérèt principal de ces fouilles est dans la découverte d'un bel ensemble de fresques assez bien conservées, qui décoraient soit lo péristyle, soit différentes chambres. Parmi ces fre.M|Ues, nous citerons: un temple devant lequel est dressé un autel que protège Diane ; des silhouettes do maisons superposées, avec colonnades et balcons ; des guirlandes do vignes ; surtout dos ligures plus grandes que nature, qui représentent un vieillard vu do profil et appuyé sur un bâton, une sibylle assise, un génie diony- .sraque, un atiilète, une fvmme assise sur un siège i dossier, accompagnéo d'une servante ot jouant de la cithare. Doux fresipH-s do Bosco-Realo ont été acquises par le musée du Louvre: un paysage avec constructions rustiques et une marine avec' rameurs et pécheurs.

BOSE {Jagadis Chunder^, physicien, indou, né ù. Mvraonsingh (Bengalo) en 1«58. Après avoir obtenu son dipl6mo do bachelier as ans à Calcutta, il alla en Anglo-

terre pour compléter ses études scientifiques, retourna ensuite dans l'Inde (IS«5) et professa au collège do la présidence à Calcutta. Bose inventa un appareil qui produit des radiations électriques très courtes et permet do répéter aisément les cxiiériences do Hertz sur l'analogio entre les oudes électromagnétiques et les ondes lumineuses : réflexion, réfraction, dill'raction, polarisation 1^1897). Trois ans plus tard, il exposa, au congrès international de physique réuni â Paris, ses découvertes sur des phénomènes moléculaires d'une haute portée philosophique, car ils tondraient à prouver l'existence d'une propriété générale commune ù toutes les formes vivantes ou inorganl(|Ues do la matière.

BOSHOF, bourg do rAfrii|uo autralo, dans l'ancien Etat libre d'Orango, ch.-l. do district, au milieu d'une prospère région pastorale ; l.oou hab. environ. Important marché de bestiaux. C'est aux environs de Boshof que la petite troupe du colonel fran';ais Villebois-Mareuil, au service dos Boors, fut surprise ot partiellement détruite I)ar les Anglais en 1900.

BOSNIEN, ENNE {boss-ni-tn, è/i') adj. Se dit d'un sousélage géologique appartenant à la partie moyenne du système triasique et caractérisé par lo ceratites trinodosus.

— n. m. : Le bosnien.

BOSS \m. angl. signif. patron), n. m. Aux Ktats-Unis, Chef d'un jiarti, d'une coterie.

BOSTONITE {boss} n. f. Roche appartenant à la famille des dioritos et voisine des andésites. (iSa structure est tracliytique-j

*BOSTRYCHlDÉS {boss-tri-ki) n. m pi. — Encycl. Des travaux importants ont été publiés sur cette famille d'insectes coléoptères, notamment en Franco par P. Losne. Ce savant a créé de nouveaux genres : bosti-rjchoplites, où rentrent beaucoijp do nouvelles espèces africaines {bostri/clioplites armatus, etc.); bostrychopsts , représenté à Formose et dans l'Amérique tropicale; dexicrates, heleroboslrychus, lichenupIianeSf neoterius, etc.

BOSWEL (James), biographe anglais, né à Edimbourg en 17 iO, mort ù. Londres en 1795. Fils aîné de lord Aucliiiibek, légiste de la Couronne (lawlord), il fréquenta les universités d'Edimbourg et de Glasgow, puis alla à Londres, où il fit la connaissance du D"" Sam. Johnson, le grand critique de la capitale. Le jeune Ecossais passa riiiver do 17G3 à Utrechi, en Hollande, où il suivit des cours de droit civil et voyagea ensuite en Allemagne, en Italie, en Suisse et poussa jusqu'en Corse (1765) pour voir Paoli. A son retour en Angleterre, il publia des impressions sur la Corse et sur son héros national (1768) qui obtinrent un réel succès. L'année suivante Boswell épousa sa cousine Margaret Montgomery et prit l'habitude de venir chaque année à Londres pour y retrouver son idole le D"" Johnson. En 1773 il fut élu membre du Literary Club et accompagna peu après Johnson dans son voyage aux Hébrides, dont il donna un récit intéressant. En 1786 Boswell se fit inscrire au barreau de Londres, mais ne fut jamais qu'un avocat médiocre. La mort do sa femme, en 1789, le laissa désemparé et il tomba dans l'intempérance. Pour se ressaisir, il résolut d'écrire la vie de son meilleur ami et publia, en 1791, l/ie Life of Samuel Johnson, dont le succès fut éclatant. Malheureusement la santé du biographe était ruinée ; il succomba deux ans plus tard.

BOTHA (Louis), général boer, né à Greytown, dans lo Natal, on i8Gi. Il alla se fixer au Transvaàl, dans le district de Vryheid, et s'y occupa d'agriculture. Devenu membre du Volksraad, où il appartenait au parti progressiste, il paraissait appelé à un brillant avenir politique. Comme soldat, il avait déjà soutenu de rudes combats contre les indigènes, sous les ordres do Lucas Meyer, et la guerre avec l'Angleterre ayant éclaté, il prit rang dans l'armée boer. Energique et ayant un grand ascendant sur les troupes, il fut chargé de la défense des positions do la Tugela. Il empêcha, par la victoire remportée à Colenso, le 15 décembre 1899, le général Buller de franchir cette rivière ; il avait alors suppléé Lucas Meyer comme général provisoire et", après cette affaire, il fut nommé généralissime à la place de Joubert décédé (mars 1900). l-e 21 janvier 1900, une nouvelle victoire do Botha, ù Spion-Kop, obligea les Anglais à abandonner les positions qu'ils avaient prises en ce point. Botha diriLTca ensuite le passage de la Klip et la retraite vers l'Est. Les Anglais le repoussèrent du côté des montagnes de Lydenburg, où il continua la résistance jusqu'à la tin des opérations. Après la conclusion de la paix, aux négociations de laquelle il avait pris une grande jiart (:*l mai 1902), il se rendit en Euroi>c avec de La Rey et de Wet, fui reçu à Londres par lo roi Edouard VII, visita Kriiger en Hollande, et recueillit partout des sousiTiptions en faveur de ses comi)atriotes.

BOTHWELL, comté du Canada (prov. d'Ontario), à la rive nonl du lac Erié ; I.i'so kilom.carr. Pays fertile, bon climat, pétrole; 25.S00 hab., Anglais, Ecossais. Allemands; près de 1.300 Canadiens-Français.

BOTHYNOPTERA n. f. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, delà famille des carabidés. comptant doux ou trois espèces propres à la région indo-malaise. (Les bulhynupterii appartiennent au groupe dos callcida et sont romar)|uables par leurs élytres profondément oxcavés et bossues. L'espèce type est la bothy- }ioptcra dorsifit'rn, dos montagnes d'Indû-Chino.)

BOTHYNOSCELIS {no5S:^t'-liss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lungicornos, de la sous-faaiillo des lamilaés.

Botha.

Bûlhyno8Cclis (grossi do muitiér-

Bolli>noiitoi

créé on 1903 par Aurivillius pour dos formes nouvellement découvertes dans l'Afrique tropicale (Lo ùothynoscvlis tridcntata, du Cameroun, est le type de ce genre voisin dos idactus.)

BOTREL (Théodore), chansonnier et littérateur français, né à Dinan en 1868. Fils d'un forgeron, il se rendit à Paris et se lit connaître on chantant dos chansons mélancoliques et touchantes, tendres ot farouches, inspirées par la nature sauvage, par l'âpre vie dos paysans et des marins bretons.

Plusieurs de ses refrains, comme la l'aimpolaise , sont devenues populaires. Citons do lui des recueils do chansons: ChansonM de lirrtayne [169') ; Chansons dechez îwus (1898); Clairons et Binious (1899); Coups de clairon (1900); etc.; des récits eu vers et en prose, la cantate couronnée pour l'Exposition de 1900, Pour la Patrie! et des pièces de théâtre : A qui le neveu ?{li9h) ; le Poignard 1,1895} ; Aos Bicyclisles (1896) ; Chaniepie, drame en trois actes (1896); les Chansons dfs petits /frétons; la Voix du lit clvs (1901); Chansons en dentelles (1902); Coups de clairon (1903); etc.

BOTRYOCÉPHALE n. m. Vcr intestinal de l'ordre des cestodes, dont la première métamorphose se passe dans le corps de certains poissons (fera du lac de Genève) et dont la deuxième métamorphose s'accomplit dans l'iotestin do l'homme.

— Enctcl. Ce parasite est caractérisé par une této sans crochet et un long corps, dont chaque anneau est muni d'un pore génital. Les vermifuges sont ordinairemiiit suffisants pour en débarrasser l'intestin.

BOTRYOCÉPHALIQUE adj. Qui a rapport au botryocéphalc.

BOTRYOGENES (micrococcus) n. m. Microbe de la bo-

tryoïnycosc.

BOTRYOMYCES (sèss) n. m. Genre de coccacées microscopiques, qui se rencontrent dans des tumeurs fibreuses du cheval, et dont le développement constitue la botryomycose.

BOTRYOMYCOSE (du gr. bolru.':, grappe de raisin, et mukès, champignon) n. t". Maladie commune au cheval et à l'homme, causée par le inicrococcus botryoqenes, microbe qui se rapproche par beaucoup de caractères du staphylocoque.

— Encycl. Chez l'homme, la botryomycose est caractérisée par l'existence d'une petite tumeur pédonculée el framboisée, siégeant de préférence à la main ou aux doigts et d'une grande ténacité. Les éléments essentiels de celte tumeur sont des masses mùriformes, à grains jaunâtres (bolryomvces), constituées par une néo-formation dos tissus sôus Pinfluence de l'agent pathogène infectieux. L'excision soigneuse est toujours le traitement de choix. Ou a rapproclié cette maladie de Vactimomycose. (V. ce mot.)

Bottée iLouis-Alexandre), graveur en médailles franf.'ais, né à Paris eu 1852. Elève de l'Ecole des beaux-arts, il remporta le prix de Rome en 1S7S. De Rome il envoya quelques œuvres en sculpture : I^ovice, tôt© d'étude, médaillon bronze; Saint Sébastien, bas-relief plâtre, qui lui valut une médaille au Salon de 1882. De retour à Paris, il se consacra à la gravure en médailles. Il a exposé : Babinet et Geffroy. membres de l'Institut; la Guerre et la Paix, médaille comméraorative des guerres du Chili; inauguration du port de Tunis; la Ville de Paris enseignant le dessin ; Entrevue de Cronsladt : J/"' Bartet; Médaille de la Société des architectes diplômés ; le Centenaire du Mitst'um d'histoire naturelle de Paris, etc. Bottée a obtenu une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900 où, ù côté d'un ensemble de médailles, figuraient : le Beliqnaire, groupe en ivoire, bois et marbre, etSainte J/ar/Ae, groupe en bronze, or, marbre et ivoire.

BOTTEGO (Vittorio), explorateur italien, né à Parme en i.stîi, mort à l'intérieur du Somali en 1897. Après avoir, de l'Erythrée (où il avait été envoyé comme ofbcier1.exeeuté plusieurs petits voyages dans le pays des Danakils, il accomplit en 1892-1893 une importante exploration depuis Berdera jusqu'au Djouba, puis repartit en 189:. pour une seconde expédition, au cours de laquelle il atteignit le lac Pagadé (qu'il appela Reg^ina-Marghorita), exjdora rOmo et le Sobat, ot futassassiné après avoir franchi la ligne de faite entre les territoires drainés par le Sobat et par le Nil Bleu. Il a laissé: Viaggi di scoperta nel cuore deU'Africa : il Giuba csplorato (i8yr.\ et ses compagnons, les lieutenants Vannutelli et Citcrni. ont publié â leur retour le récit du dernier voyage de Botiego sous le titre de : Scrùiida spedizione Botteyo : iOmo (I899>.

BOTTERO (Alossandro"*. chanteur scénique italien, né à (lénes en 1831, mort a Milan en 1892. Il apprit d'abord à. jouer du violon, fit partie de divers orchestres en Franco et en Suisse, devint maître de musique â Lausanne, à. Canclli, ù Alexandrie, et, en 1S53, chantait dans les églises à Acqui. C'est en 1857 qu'il débutait à Milan, dans le Don Bucv/alo de Cagnoni, où son succès fut ici qu'il le rendit fameux par toute l'Italie et qu'il colporta cet ouvrage dans lous les théâtres. H était excellent dans Crispino e ta Comnre. dans le Barbier de Sérille (Basile), Papa Martin, Michèle /Vrri/i. il Duca di Tapigliatw, etc. Bottero parcourut l'Europe ot l'.Vmérique, excitant partout le rire et les api)laudissements, revint à Milan, où il prit un instant la direction du théâtre Santa Radegonda, lit ensuite une courte apparition â celui de la Scala. puis quitta la scène pour so livrer à l'enseignement du chant.

BOTTNIEN, ENNE [bot-ni-in, en') adj. Se dit d'uno division du terrain archéen caractérisée par les schistes cristallins des environs de Tammerfors.

— M, m. : Le noTTNiKN.

"^ Bou-AMAMA i Mohammed-ben-Arbi-Hadji). marabout, né â Figuig en 1840. — Depuis l'insurrection de 1881, qui ne put être réprimée qu'après do lonps mois de Info, le vieux chef, fixé à Deldour. dans le Touat septentrional, puis dans l'oasis de Figuig. fut mêlé, directement ou indirectement, aux mouvements dirigés contre la France, du céié du Sud-Oranais. Il fit bien acte do soumission en 1900, mais on dut néanmoins le surveiller de près et, on 1902, il laissa Figuig el se retira vers lo Nord, où il pou-

vait rejoindre les tribus hoslilcs des Beni-Gnil. En 1005 les coDtingenls de lioii-Aniama vinrent aider le Kocu'i dans sa révolte contre le rnakli/on ; en septcniljre il alla s'installer à Aglilal, chez les licni-Hou-Zet'gou. '

BOUBÉE (Simon), journaliste et littérateur français, né à La KuchcloucauU (Uharonie) en 1840, mort à Konio en 1001. Catliolii|ue et monarchiste ardent, il lollabora longtemps à la « Gazette de France . ot au « Gaulois «. Il publia, entre autres romans : le Vio.'on Fanlome. iim)- MoHfiroli'on I", roi du Kaorlitij (1880), satire contre Gambotta ; Mademoiselle Bebus (1884) ; Main de cire (1888) ; etc.

Boubouroche, titre et personnage d'une nouvelle de Georges Cuurtelmo (1882). — Krnest liouhuuroche, colosse ingénu, est sûr de la fidélité d'Adèle, qu'il entretient depuis huit ans. Certain soir, un voisin de palier de la jeune femme croit devoir, par amour de la vérité, informer Boubouroche (mil est trompé. Le colosse se refuse d'abord à le croire. Puis, furieux, il monte clicz sa maîtresse. Celle-ci, dès ses premières paroles, le prend do liant, se moque, et, lui mettant uno lampe au.v mains : " Puisqu'il y a un homme caché ici, exige-t-ello, trouvcde ! » Boubouroche cherche inutilement, .^fais soudain un courant d'air éteint la lampe, et, dans l'obscurité, des raies lumineuses sortent des panneau.v d'une immense armoire. L'ayant ouverte, Boubouroche y trouve un jeune homme >[tii, confortablement installé, attend son heure en lisant. 1 ureur du colosse, attitude très crâne du jeune homme, qui s'en va seulement quand il a obtenu lo serment que Boubouroche no toucherait pas à un cheveu d'Adèle. « Quel ost cet homme? interroge Boubouroche. — Mais je no sais pas, moi ! déclare Adèle avec candeur. — Que faisait-il ici ? — Je no puis to le révéler : c'est un secret de famille !... » Et le colosse finit par croire à l'innocence de sa maîtresse. Il gifle bien quelqu'un, mais c'est lo voisin de palier qui aîaussement accuse la pauvre Adèle.

De cette nouvelle gaie, fine étude psychologique, l'auteur a tiré une pièce en deux actes, plus'amusanto encore. ('riiéàtre-.Vntoine, 27 avril 1893.)

BOUCHAUD (Pien-e-Marie-Antoine-Raphai-l de), poèto et critique d'art français, no à Chasselay (Rhône) eu 1SÔ5. Licencié es lettres, il suivit quelque temps les cours de l'Ecole dos chartes, et voyagea en Italie. Son premier livre fut un volume de vers : Hytlimes et nomfires (1895), que suivirent les Mirar/es (i»9~,), le Recueil des souvenirs (1899), et les Heures de la Muse (1903). En mémo temps il donnait des volumes de nouvelles : Vie manquée, Histoire d'un 4«ise/- (1898). Critique d'art, il a publié: Clamlius l'opclin. peintre, émaUlenr et poète (1896) ; Pierre de Nolhac et ses traraux(1896); Michel-Ange A Home (1900); la Sculpture à Borne, à .Sienne (190|); Baphaèl à Borne 1902); Renvcmilo Cellini ; les Successeurs de [lonalello {1S03) ; JVaples, son site, son histoire, sa sculpture; Etapes italiennes (190.i). Dans un genre difl'érent, il a encore publié : la Pastorale dans le Tasse (1897); Sur les chemins de la vie (1900), et Considérations sur quelques écoles poétiques contemporaines et sur les tempéraments à apportera certaines rér/les de la prosodie française. — M»» Madeleine de Bouchaud a écrit sous le pseudonyme de C.irdelixe deux volumes do pensées ingénieuses "intitulés : Inlailles, et deux romans remarqués : l'Erreur d'Hermane et les Destinées rivales.

Bouché (Cari de), peintre verrier allemand, né à Munich en 1845. Après avoir reçu l'enseignement do l'Académie de cette ville, il alla à Florence suivre les cours alors si appréciés de Swertscbkow.

De retour en Allemagne, il a exécute de nombreux vitraux et verrières pour les églises, les châteaux et palais. Certaines pièces de son œuvre sont conservées dans les musées, les écoles.

♦BoUCHÉ-LECLERCQ (Auguste), professeur et historien trançais, né à Francières (Oise) en 1842. — Il a été élu en 1898 membre de l'.icadémie des inscriptions et belles-lettres. Il a publié encore: les Précurseurs de l'astrologie grecque ( 1897 ) ; Leçons d'histoire ffrecjîie (1 900) ; Histoire des Lagides (1904j.

Boucher (Henry), homme politique français, né à Bruvères en 1847. Licencié en droit, il écrivit de nombreux articles politiques et économiques sous divers pseudonymes. En 1872, il se consacra à 1 industrie, et, grand fabricant de papier et de cellulose, devint président de la cliambre do commerce des Vosges. En 1880, il entra au conseil général, fut conseiller municipal de Gérardmer ot fut élu député de la deuxième circonscription d'Epinal en 1889.

Réélu en 1893, il fut titulaire ilu IiortefeniUe du commerce dans lo cabinet Méline (1896-1SS8), ot fut encore réélu député en 1898, en 1902 et en 1906. Membre du conseil supérieur de l'agriculture et du conseil supérieur do renseignement technique, Boucher s'est surtout occupé des questions de douanes et d impôt sur lo revenu.

* Boucher (Alfred), sculpteur français, né à Bouy-sur-Orvin (Aube) en 1850. — Aux œuvres signalées déjà, se sont ajoutées :

Phdosop/iie de l'histoire, statue marbre ; l'Hirondelle blessée, statue marbre ; le Faune, groupe marbre ; la Tendresse , groupe marbre ; le Sculpteur florentin, statue marbre ; M<" Henri Bochefort,hnsle marbre, etc. Il a obtenu

un graud prix à l'Exposition de 1900 (Paris). En 1905 Boucher a ete le promoteur de la Bûche, cité d'ateliers a bon marche. La même année, l'artiste a été appelé au conseil supérieur de l'enseignement des beaux-arts. ,,?°"';?p'* (Jean), sculpteur français, né à Cesson lile-et-\ ilaine) en 1870, élève de Falguiôre et de Mercié.

fl

liouché-Leclcrcq.

Alfred Boucher.

Durant son séjour à l'Ecole des beaux-arts, il a obtenu les prix Chenavard et Desprez et un deuxième, puis un C^f.î'"".'"'»"'"- .«'J'»!"' P"" "'" Konie. Il a exposé aux Salons de la Société dos artistes français des groupes bien composés et d une facture serrée. Deuxiènio médaille, en 1896, avec un Soir (hélel de ville de Montaubani ; première médaille, en 1899, avec Antigue et .Moderne /musée de Nantes); prix national, en 1901, avec Devant la mer (Petit-Palais). Jean Boucher est 1 auteur du monument à Ernest Benan, élevé à 1 réguler par les Bleus de Bretagne. BOUCHER-DESNOYERS. V. Desnoyehs (Auguste- Gaspard-Louis lioucUEE, baron) graveur français, au t. III.

BOUCHET (Guillaume), sieur de BrocouRT. liiicrateur français, né à Poitiers vers la fin de 1513. mort en 1593 ou ir.i On manque de renseignements sur sa v On sait seulement cpi' il était le fils . Jacqties Bouchot, imprimeur à Poiiier et qu'il fit partie du petit groupe de p... tes cl de littérateurs qui se trouvaiem dans cette ville, au milieu du xvi' siècle autour de Jean de La Péruse et de Tabureau. Guillaume Bouchet versifia lui aussi, mais avec moins do succès que lorsqu'il écrivit en prose. Juge -consul des marchands de Poitiers, il composa, à son loisir, un recueil plein de savoir et de verve, intitulé les Serées, et qui es une œuvre très personnelle, pour ses qualités primesautieres comme pour son abondante érudition. Ecnt à Hnsp.ration des Essais de Montaigne, dont Bouchet tst un admirateu.- fervent et d'ailleurs maladroit, son livre est une suite de reflexions plus plaisantes que profor^del sur de bons tours et de bons mots que quelques amis sont censés se conter pour passer les so.Vées et fournir maHère aux devis. Tel .lu'il est, c'est-à-dire lourd trop souvent et freqnemnient grossier, le livre eut un réel succès qSand ,1 parut (Poitiers, 1584). Il a eu par la suite, nombre de n^=>"'?ï^ P'"'»'"' """'"^ niodifiées (Paris, 1597 et 1598 nyme C.-E. Roybet, ont donné une excellente réimpres- ?873-?8S2) Bibliothèque d'un Curieux (Paris,

,„^°"'=^°'|,'''''71'^î'élix), peintre français, né à Paris en i8.>3. 11 fut .abord marin, puis étudiant en droit. Enfin, la peinture 1 attirant, il reçut les conseils de Benjamin Constant et do Jules Lcfebvre. En 1878, il envoya ai^ Salon: yeige en forêt et Porte de Moret Peu de tLps après. Il visita l'Egypte et la Turquie. De retourTn

l'Z^W} ' '""^'^ ^S i",".^ freneuse (Seinc-Inférieure). Il est, depuis, reste hdele à ce coin do Normandie Plusieurs des œuvres de Féli.x Bouchor ont été acquises par Etat. Le musée do Marseille possède : la liutetée d'herbe • le musée de Rouen : Aurore de mai; le musée de Lille • Pécheurs aux verveux. Il a peint pour la Sorbonne deux paaaeaax: Printemps, Automne, et, pour le fover du théâtre de 1 Odeon le portrait de Jean Richepin. Il est le frère du poète .Maurice Bouchor.

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