MAISON DUCALE DE PARME
Rameau de la ligne royale d'Espagne (Bourbon- Anjou).
Tige : infant d'Espagne Philippe fné 1720. m. 1765), duc de Parme. Plaisance et Guastalla (I748i. Louis, le chef de cette ligne, fut roi d'EtiTirie (1801-1803). Son fils, Louis II, fut aussi roi d'Etrurie [1S03-1S07J 'et duc de Lucques USla-184~). — Les possessions de cette famille ont été annexées au royaume de Sardaigne (1860) et, par suite, elles font partie du royaume d'Italie.
Charles H
Fils de Louis, roi d'Eti-ui-ie, et de l'infante d'Espagne Marie-Louise (1782-18-24).
Né 1799. m. 1883.
Ep. 1820 Thérèse, fllle de Vicloi--Emuianuel I", roi de Sardaigne; née 1803, m. 1880.
Charles HI
Né 1823. m. 1854.
Hp. I8V5 Louise, princesse de Boui'bon-Ai'tois ; née 1819, m. 1804.
ROBBRT MaROLEP.ITE
Infant d'Espagne. — Duc de Parme. Née 1847.
Né 1848. 01. 189V.
Ep. 10 1809 Marie-Pie des Grâees, princesse de Bourbon- Ep. 1867 Charles.
Siciles: née 1849. m. 1882. infant d'Espa-
•>'> 188* Marie-Aûtouia, infante de Portugal; née 1862. gne; né 1848.
Ep. 1868 Ferdinand IV, grandduc de Toscane, archiduc d'Autriche : né 1835 : (Ils du grand-duc Léopold II (m. 1870,.
Du m-emier lit : lo Marie-Louise, n^e 1870, m. 1899. Ep. 1893 Alfred, prince héritier de Saie-Cobourg-Gotha; né 1874, ra. 1899. — 2o Ferdinand, né 1871, m. 1872. — 3» Louise, née 1872. — 40 Henri, né 1873. — 50 Marie-Immaculée, née 1874. — G» Joseph, né 1875. — 70 Marie-Thérèse, née 1876. — 8" Pie, né iJt77. — 90 Béatrix, née 1879. — 10» Elîe. né 1880. Ep, 1903 Marie-Anne, archiduchesse d'Autriche: née 18S2. — Enfants : Elisabeth, née 19Ù4 ; Charles-Louis, né 19Ù5. — llo Anastasie, néo 1881, m. 1881.
Du second lit : 12*» Adélaïde, née 1885. — 13» Sixte, né lS8t.. — 140 François-Xavier, né 1889. — lô» Françoise-Josèphe, née l89n. — 160 Zita, née 1892. — 17o Félix, né 1893. - 18* Ren^ , né IS^gV. — l9o Marie-Anlonia, née 1895 — 20» l>al'elle. née 1898, — 2lo Louis, né 1899, — 220 Henriette, née 1903. — 23* Gaétan, né 1905.
Henri Cumtc de Bardi.
Né 1851.
Ep. |o 1873 Louise, princesse de Boui'bon-Siciles ; née 185r.. m. 1874.
2^ 1876 Aldegonde.
infante de Portugal ; née I8Ô8.
DEUX-SICILE s.
Deuxième branche de la ligne Bourbon-Anjou (Espagne).
Infant Ferdinand .ué 1751, m. 1825) ; par suite de l'abdication de son père, il devint roi de Naples sous le nom de Ferdinand IVet de Sicile soiis le nom de Ferdinand IH (1759J;
Ti^e . ^ , / . r—
" ' duc de Parme, Plaisance et Guastalla, grand prince héréditaire de Toscane
Sœurs : . François I"
Curutine. née 1779. m. 1849. Ep, 1807 Charles- ^"^ rJ,!* 1825*^**'
Félix roi de Sardaigne; né }76o. m- IS^l- . Ep. 1802 IsabeUe, infante d'Esp^ne ; née 17S9. m. 1818,
Marie-jVméi.ie. née 1 (82, m. 1866. Ep. 1809 Louis- *^ , '^^'
Philippe-d'Orléans, né 1773; m. 18î>0. |
1801 ; roi des Deux-Sicilcs {Ferdinand I*')) 1^13-
Autres enfants
François I«'.
(V. ci-dessous *.)
Ferdinand II
Né ISIO. m. 1859.
Roi 1803.
Ep. 10 1832 Marie-Christine, princesse de Savoie; née 1812, m. 1836.
2» 1837 Thérèse, archiduchesse d'Autriche ; née 1816, m. 1857.
Frire:
LÉOPOLD, prince de Salerne.
Né 1790. m. 1S51.
Ep. 1816 Marie, fille de François !«' reur d'Autriche; oée 1798, m. 1881.
Louis Comte d'Aquila.
Né 1824. m. 1897.
Ep. 1844 Januaria. princesse de Bragance ; néo 1822, ra. 1901. I
FR.VNÇOIS l>E PaLLE
Comte de Trapani.
Né 1827. m. 1892.
Ep. 18:^0 Marie-Isabelle, archiduchesse d'Autriche ;
née 1834, m. 1901. 1
Françoi'î II
Né 1836,
Roi 1859.
Ep.I8S9 Marie,
Locis Comte
de Trani.
Né 1838.
m. iS8G.
duchesse en Ep. 1961 Ma-
Bavierejnée thilde, du-
1841. chesse en
Bavière; née
Alphonse
Comte
de Caserte.
Né 1841.
(V. cicontrc.)
Annonciade Immacllke
Née iaV3, Née 1844.
Ep. 1862 Char- Ep. 1861 Char-
'" archiduc les, archiduc
d'Autriche; né 1833.
Marie- Thérèse Née 1867.
Ep. 1889 Guillaume,prince de Uohenzollern;nél864.
* Caroline Née 1798, m. 1870.
Ep. ]Sl6 le duc de Berrv . lils de Charles X ; né 1778, m.
Marie- CllRISTINB Née 1806, m. 1878.
Ep. 1829 Ferdinand Vil, roi d'Espagne; né I7»4, m.
Lkopolo Prince de Syracise.
Né 1813, m. 1880.
Ep. 1837 Marie, princt-sse de Savoie-Carignan :
aéelSL4,m.)ii;4.
de Toscane ; né 1839,
Gaétan
Comte de Girgenti.
Né 1846,
Ep. 1868 Marie-Isabelle- Françoisc.
infante d'Espagne ; née
Marie-Pie des grâces
Née 1849, m. 1882.
Ep. 18G9 Robert de Bourbon, né 1848.
Pascal Comte
de Bari.
Né 1852.
Ep. mor- -an.l878 Blanche de M arçon nav ; nécl&Vâ.
Louise Née 1835.
Janvier Né 1857, m. 1867.
.\ntoinette Née 181V, m. 1898, Ep. 1833 Léopold. gi'andduc de Toscane; nél779, m. 1870.
Amélie Née 1818.
Ep. 1832 l'infant Sébastien de Bourbon et Bragance: Dé 1811, m. 1875.
TilÉRKSK
m. IS89.
Ep. 1843 Dom Pedro II. empereur du Brésil; nélS25,m.l891.
Louis- Marie Comte d'Aquila.
Nél&45.
Ep.morgan.
l869Maric- AmélieHamcl, comtesse de Rocca-Guglielma-
Une fille et un lUs.
Philippe Né 1847.
Ep. morgan.
ISS2 Flora B o o n e n ; v»-« Jankowsky,, comtesse d'Espina.
Antoinette Léopold
Née I8Ô1. Né 1853.
Ep. 1868
.A.îph(>ns-",
prince de
Bourbon-
Siciles.
comte de
Caserte ;
né 1841.
Caroline Née 1856.
Ep. 1885 André, comte Zamoyski.
ANNOKCIAIiE
Née 1858, m. 1873.
Alphonse
Comte de Caserte. — Chef actuel de la Maison .
Né 1841.
Ep. 1S68 Antoinette, princesse de Bourbon-SicUes; née ISal.
!■> Ferdinand, duc de Cal.ibre ; ne LSO?. Ep. iS97 Marie, princesse de Bavière; n-v 1S.2.
— Enfants : a. Antoinette, née !>;'«: (-. M-ine- Christine, née 1899; c. Roger, ne 1^01 ; </. Bai-bc, née 19ti2. „
20 Charles, né 1870; infant d Espagne. Ep. 1901 Maria de las Mercedes, princesse des Asturies : née 1880. m. 1904.
— EnfanU : a. Alphonse, né 1901 ; o. Ferdinand, né 1903; c. Isabelle, née 1904.
30 François de Paule, né 1873. m. 1876.
70 Marie -Jo;ietil;i:.e. née 1850.
8» Gennaro, née 1882.
90 Rénier, né 1883.
10» Philippe, né 1885.
Ilo François d'Assise, né 1883.
l2o Gabriel, né 1897.
née 187*.
née 1877. Ep. 1900 Pierre- ;c d'AulricLc; né 1874.
surPL.
BOULAVA - BOURGEOIS
Ilepas à la ferme, le OtiiUeur, la Xouvelle sérieuse, une Cuisine à Bois-le-Hui, Moissonneuse, \oi'velle8 de la ouerre et do très nombreux portruits. parmi lesquels celui de Joseph 5/«nc, ac.iuiseu 1901 parTEtatciplacùàrEcolodes beauxarts, où Blanc avait prufessé. — Sou lils, Emilk-Alexandre BoularcL sest disiin'>u6 dans le paysage et le portrait. Uai»i>olons de lui ; iV. Chantalat, portrait, les Dunes, la Mer'au pini des falaises, le Sentier des douaniers, etc.
BOULAVA n. f. Massue. (Nom donné au bâton do comman lenu-nt qui constituait à. l'oritjiue l'insigne essentiel du la diyiiité datanian, chez les Cosaijues.)
Boule (Piorre-MarcelHnV professeur et g<^ologuo français, né à Montsalvy (Cantal) en 1861. Docteur es sciences, agr6"6 do l'Université, il a professé la géologie à la Faculté des sciences do Clorniont-Ferraud, avant d'étro nommé assistant au Muséum, puis professeur do paléontolojiie au mémo établissement. Il a été chargé en outre de plusieurs missions scioniifiques à l'étranger et a dirigé plusieurs publications, notamment la revue 1' « Anthropologie », les « Annales de l*aiéuntologio », la collection des a Guides du naturaliste et de l'archéologue », etc. On lui doit un certain nombre d'ouvrages et d'études de prcmierordre sur la géologie et la ^aléontologio de la France. Nous citerons notamment : Description géologique rfu Vetay (1892), théso do doctorat fort remarquable; le Cantal miocène (1896) ; les Boule.
Volcans de la J-Vance centrale
(1900) ; les Derniers Volcans de la France centrale ; le Plateau de Lannemezan (1896); Essai de paléontologie stratcgraphiqae de l'homme (1889). Boule a également établi les feuillets au 1/80000 de la carte géologique de France relatifs au Massif central ^feuilles du Puy, de Mende, Figeac, Privas, massif du Cantal, etc.).
BOULENGER lïippolvte), paysagiste belge du xix' siècle, né à Tournai en 1837, mjrt à Bruxelles en 1874. C'est à Paris, où il fut envoyé à treize ans, qu'il commença son éducation ariisti^iuc. Mais, peu après, en 1853, il retourna à Bruxelles, ou il dut occuper pour vivre un petit emploi chez un ornemaniste, travailler comme peintre décorateur et dessinateur de deûielles, brosser aussi des scènes religieuses et des chemins de croix. Mais un camarade plus aisé, Camille Van Camp, le conduisit à dix kilomètres de Bruxelles, dans le village de Tervueren. Ce délicieux coin do nature fut une révélation pour Boulenger. Il se voua à sa représentation et y vécut tant bien que mal jusqu'à ce que le Salon de 1866 eut mis son nom en vedette. Il était alors maître de ses moyens, comme le prouve la Lisière de bois, peinte en 1865 et placée aujourd'hui au musée de Bruxelles. Dés lors, le succès alla grandissant: mais lo caractère du peintre no s'en aigrit pas moins; la maladie, suite des privations et des excès do jadis, le terrassa et il mourut on pleine gloire.
Boulonner est lo maître. incontesté de l'école de Tervueren, dont les tendances et les procédés d'exécution rappellent l'école de Barbizon : mémo souci de beauté caractéristique, mcmo amour de la nature vraie.
Le musée de Bruxelles possède, en dehors de la Lisière de bois do 1865, deuv œuvres importantes d'il. Boulenger: une Vue de Dinant et l'Allée des Charmes (1872). Parmi ses œuvres principales, on cite encore : Jiochers de Falmagne, Vue d'Andf'rqhem, Vue de Doitsforl, l'Inondation, la Sablonnière, ta J/è.v,se de Saint-Hubert, le Matin (1869), la plus outrancière des œuvres d'Hippolyto Boulenger.
Boulenger (Marcel), romancier français, né à Paris en 18T3. Après des études faites au lycée Condorcet, il fut plusieurs années attaché comme sous-biblioihécair© à la bibliothèque Sainte-Geneviève, nu'îl quitta pour se consacrer entièrement aux lettres. Il a publié quatre romans auxquels la critique et le public ont fait bon accueil : ta Femme baroque (I89S) ; le Page (1900) ; la Croix de Malte (I9ul) ; Couplées (ï903 , à quoi il faut ajouter un volume de nouvelles. Au pays de Sylvie (1904j. * BOULER V. a. Bouler les cornes d^un taureau. Garnir l'extrémité des cornes do boules de cuir : Cornes boulêes.
♦boulet n. m. — Boulet rouf,e, Nom qui désigne, dans certains pays, Voronge vraie, champignon comestible.
BouLGARIS ou BULGARISiDemetrios), homme d'Klat arc-c, né i llydra en 1801, mort k Athènes en 1878. Il se UistiuKua dans la guerre de l'Indépendance. En 1848, il lit l>artie du ministère Canaris. En 1855, il fut chargé de constituer un cabinet et contribua à rétablir l'ordre on Grèce, à l'époque do la guerre do Crimée. Renvoyé OD 1857, il prit part à la révolution qui chassa, en 1863,
10 roi Otton, et forma un triumvirat avec Canaris et Rufos.
11 fut plusieurs fois ministre du roi Georges (1865, 1872, 1874). Un conllit avec la Charalire l'obligea à démissionner : mis CQ accusation, il fut acquitté, mais avec un voto de blùmc.
Boulogne ou Bologne (sainte), vierge et martyre, morte pour la foi au iV sièolo, vers l'an 362. Elle est iionorée dans le Bassigny, aujourd'hui la Ilaute-Marno. Une église a été élevée en son honneur dans uo village qui porte son uom, non loin de Chaumoul. — Fête le 16 octobre.
BOULONITE n. f. Sulfate naturel de baryum.
*B0UL0UVAY0 ou BULUVAYO, localité do TAfriquo australe (UlKt-ii-sia), — liuuluuvayo est sur la ligne do faite cnlre le Zaïnbéze et le Linïpopo, au centre d'une répion aurifère. C'est une ville importante, siège de l'admmistraiion do la Compagnie an^'laise sud-africaine, relire par voie ferrée ù Vryburg, ù. Beira et au Zambèze (l'hutes Victoria). C'est l'ancienno capitale du roi matabéJé Lobcnyula ; les Anglais l'ont prise en 1893.
BOUNAR Dagh, massif montagneux de la Turquie d'EuroiM', dans la province de Macédoine. Il se développe au N.-K. do la baie do ïlendina, couvrant une vaste ellipse limitée A l'O. par l'Anphista el au S. par la vallée do la Strouma. Culmco : 1.872 métros. Vastes forêts.
BOUND (de l'aUem. bund, union), parti formé, on Russie, de révolutionnaires israélitcs.
— IC.NCVCL. La Russie est, depuis le partage do la Pologne, la première puissance juive du monde. Sur environ 7. '.'00. 000 Israélites qui habitent en Europe, elle en aitritc prés de 4 millions. Parqués dans la Pologne proprement dite et dans d'anciennes annexes do la Poh)giie, lo « territoire », ces Israélites sont soumis à une rigoureuse législation d'exception. C'est parmi eux que su recrutent les partisans du Bound.
Pénétré de théories libertaires, le Bound vise à l'égalité économique, en mémo temps c^u'à l'égalité notitique; il est aussi hostile au patronat qu au isarismo. Il préconise nettement les moyens révolutionnaires. I.o Bound est en guerre 'iéclarée avec lo sionisme, qui préconise l'cxodo des Juils en Palestine, ou dans l'Ouganda.
BOUNDISTE idisst') n. m. I*artisaD du Bound. * Bouquet de La GrYE (Jcan-Jacques-Anatolr), in- ^'émeur-livdro-rai'lic français, né à Thiers en 1827. — Ingénieur' en chef du corps des ingénieurs-hydrographes de la marine en 1886, membre du Bureau des longitudes et, depuis lîiSl, membre de rAcadémio des sciences pour la section do géographie et do navigation. En dehors des travaux précédemment cités, il a publié : Guide des tiianœuves en cas de cyclone (1881) ; Dynamique de la m>-r ; port de la Rochelle (1882) ; Amélioration de la Seine; /'fins port lie nier (1884); iiapport sur le régime de la Luire navigable (1885).
BouR (Edouard;, écrivain d'art et publiciste lorrain, né en 1S34, mort ù Nancy en 1905. Directeur de la « Lorraine artiste », et rédacteur eu chef du « Bulletin drs Sociétés artistiques de l'Est », il a beaucoup fait pour Tencouragemont do l'art lorrain et pour la dotation et l'organisation des musées de Nancy. Vice-président de la commission administrative, il y créa notamment une section d'art décoratif. C'était un partisan décidé de la décentralisation artistique et un adepte convaincu de cette " Ecole de Nancy » qui fournit des artistes distingués dans toutes les branches de l'art dit " moderne ».
BouRBAZ ou VuLBAND (saint), martyrisé dans le Bugcy au vil' sit'cle. Il était patrice do Bourgogne; il fut tué par les émissaires d'Ebroïn vers l'an 660. Saint Eloi a fait son éloge. — Fête le 10 mai.
Bourbon (Charles de). V. Asturies (prince des).
BoURBON-ORLÉANS, maison de France. (V. Espagne.) La preniR-re maison d'Orléans, issue de Gaston, frère do Louis XIII, s'est éteinte en 1693 avec Marguerite-Louise, fille de Gaston et femme de Côme III de Médicis, duc de Toscane (m. en 1721).
La seconde maison, celle qui subsiste, descend de Philippe I" (Monsieur), frère de Louis XIV, qui épousa successivement Henriette d'Angleterre (fille du roi Charles I"'), et Elisabetli-Charlotte de Bavière, fille de Charles- Louis, électeur de Bavière, comte palatin du Rhin. Les princes d'Orléans, qualifiés du titre de « premiers princes du sang royal de France », reçurent en apanage, outre lo duché d'Orléans, ceux de Valois, Chartres, Nemours, Montpensier et la principauté de Joinville, domaines qui s'accrurent par héritage d'autres riches possessions.
Philippe le Régent (1715) et Philippe-Egalité sont les représentants les plus connus de la maison d'Orléans, avant et pendant la Révolution.
BOURBOULENC {liiik') n. m. Cépage à fruits rouges, cultivé principalement dans les départements du Gard et de Vaucluse.
BûURCET (Pierre-Joseph de\ officier et écrivain français, né à Usseaux iDauphinéj en 1700, mort en I7S0. Il entra au service à dix-huit ans, servit dans l'artillerie et le génie, so distingua en Italie pendant les campagnes de 1733 et de 1741, sous les ordres du maréchal de Maillebois, et, on 1756, commanda l'artillerie et le génie à l'armée d'.\llemagne. Il fut ensuite commissaire principal pour la limite des frontières do Dauphiné, dQ Provence et de Bourgogne (1759), et commandant en second du Dauphiné (17G2). On lui doit une remarquable carte topographiquo du haut Dauphiné (1758), des Mémoires hialoriijues de la guerre que les Français ont soutenue en Allemagne depuis 1757 jusqu'en i76'2 (1792), et des Mémoires inililaires sur les frontières de la France, du Piémo7it, de la Savoie, depuis l'embouchure du Var Jusqu'au lac de Genève (1801). *BOURDALOUE {loû) n. m. — P. et ch. Nom donné à des tampons do nivellement placés au bas de certaines maisons dans toutes les rues de Paris, et qui donnent en métrés et en millimètres la coto exacte au-dessus du niveau de la mer.
BOURDEAU (Louis), philosophe et sociologue français, né à R'irhechouart en 1824, mort ù Paris en 1900. Il était neveu de l'ancien gardo des sceaux du ministère Mariignac, Pierre-Alpinien-Bertrand Bourdeau (187C-IS45). Dans un premier ouvrage, Théorie des sciences, plan ae science intégrale (1882), il tenta de donner un prolon'roment on quelque sorte encyclopédique à la philosophio positive d .\ugusto Comte. La philosophie de l'histoiro lui doit lliistoire et les Historiens (ISS8). Citons encore : l'Histoire des artt utiles (4 vol.), comprenant : tes Forces de l'industrie (1884); la Conquête du monde animal {liSh); la Conquête du monde végétal (1893); l'Histoire de l'alimentatton (1894).
Les deux grands ouvrages philosophiques de Louis Bourdeau sont : le Problème de /a mort (1892) et te /Voblëme de la vie (édité en lOOi). Dans le premier do ces volumes, l'autour montre comment les doctrines philosophiques ei religieuses, les inventions poétiques, ont conduit les hommes à concevoir do diverses façons un monde meilleur ou pire, sans avoir nu démontrer la valeur objective de i'idéo de vio future. Il s'elforce do faire prévaloir la négation rigoureuse de l'immortalité. Le ProhU-me de la vie nous offre l'analyse dos conditions de la vie individuelle et collective, dû «i somatismo <■, du u i>sychisme » et de la « .<ivmbiose ". L'organisme vivant, individuel on social, tend naturellement ù faire partie d'une synthèse toujours plus vaste ; et l'on peut tirer do celle tendance une morale d'" eurythmie universelle •>.
Bourdeau (.lean), philosophe français, neveu du précéiicnt, né i\ Limoges en 1818. Correspondani do l'Institut (Académie des sciences morales et politii|iics), collaborateur du 0 Journal des Débati> », do la « Rcvuo des Dcu:£
Mondes •, et do la • Revno politique et parlementaire ■, il a publié sur les questions philosophiques, et, en particulier, sur le mouvement socialiste, des études comjiréliensivcs et pénétrantes : Scho/ienbauer. Pensées et frngmtnts (1880); Mémoires de Htmi Heine (1881); 'c Socialisme allemand et le Aihilisme russe (1892); L'i Bochefoucnutd,da.ns\a • I*otite Collection des grands écrivains»
I I89rj); l'Fvotution c'u socialisme (1901); les Maîtres de la /tensi'e contemporaine ( 1904]; Socialistes et sociologues
r.'or. : Poètes et humoristes ae l'Allemagne (I90G).
BOURDELLE (EmilcJ, sculpteur français, né à Moatauban en ls61. Elève de l'Ecole des boaux-arts do Toulouse, puis do l'Ecole des beaux-arts do Paris, où il eut Falguiére comme professeur. Il déijuta au Salon de 1884 avec le buste du compositeur ^*aintis. De petites compositions : un Marsyas, une Scène du déluge, et, peu après, la Femme en prière, révélèrent sou talent. Aux Salons suivants, il envoya : Annibal enfant (188ô) [musée do Montauban] ; l'Amour agonise (^1880 ; Adam [liS'j . puis une série do bustes et une suite de dessins pour illustrer Cesette, d'Emile Pouvillon. Bourdelle, a, sous l'influence de Dalou, évidente dans certains de ses bustes, de Rodin ensuite, conquis une technique souple qui lui permet d'exprimer son art fait à la fois de grâce et do force. A partir de 1893, il entreprit une œuvre considérable, le Monument des combattants, destiné à la ville de Montauban. Simultanément avec des bustes, des bas-reliefs destinés à décorer la villa de la veuve de Michclet, à Vélizy, il envoya aux Salons qui suivireni des fragments de ce monument, qui a été inauguré après neuf années de travail, en 1902.
II convient de mentionner aussi les portraits au pastel, effigies charmantes de femmes et d'enfants, enlevés dans une atmosphère vaporeuse.
BOURDXCBON ^]ehan), peintre et miniaturiste français, né et mort à Tours (1457-1521). Ce maître, qui honora à si haut titre l'école française à l'époque do la Renaissance, nous est principalement connu par des mentions d'archives, mais les ouvrages rappelés dans les comptes royaux ont disparu. Toutefois, les Heures d'Anne de Bretagne, que conserve la Bibliothèque nationale et dont les miniatures sont l'œuvre de Bourdichon. suffisent à nous faire juges de la clarté, de la science, du goût qu'il savait déployer dans ses compositions. La fertilité, la variété do son esprit se trahissent dans les admirables et riches bordures de ce manuscrit. En 1904. à l'Exposition des Primitifs, a paru un peiit Portrait de gentilhomme, peint à l'huile, sur bois, dans des proportions très réduites, qui était du plus haut mérite. D'autres portraits, d'un grand charme, ont été considérés comme étant " de l'écolo do Bourdichon " et non peints par ce maitre de premier ordre.
Bourdon, ruisseau du département de l'Yonne, sousaffluent de la Seine par le Loing et l'Yonne. Il sort de l'étang Clianin, dans une forêt de la Puisaye, traverse un chai)elet d'étangs, dont quelques-uns, comme Véfany Bourdon, sor\"ent à Taliraentation du canal de Briare, et vient finir à Saint-Fargeau, dans le Loing, dont il double environ le volume; cours, 12 kilom.
BOURENINE (Victor Petrovich), littérateur russe, né à Moscou en 1841. Il a fait jouer un certain nombre do drames et de comédies : la Mort d'Agrippine, Médée, Messaline ; écrit des poésies, des romans. On estime surtout les articles de critique qu'il a donnés à la « Gazette de Samt-Pétcrsbour^ ■ et au ii Nouveau Temps ".
Bourg de Bozas ;Rol)ert, vicomte du), voyageur français, né en 1S71, mort à Amadis (Etat indépendant du Congo) en 1902. Pour accroître en Afrique le prcstîgro de la France, il entreprit dans ce pays, en 1902, à la tête d'une mission scientifique, un voyage qui le conduisit, par rOgaden, les pays Aroussis et'Gallas, de Djibouti aux provinces équatoriales et au Nil. Au lieu de redescendre ce fleuve jusqu'à la Méditerranée, le vicomte du Bourg estima préférable de traverser l'Afrique de part en part et gagna le bassin du Congo, où il mourut sur les bords de rOuellé. Ses compa2:nons retournèrent alors en Franco par la voie la plus rapide, en 1903, rapportant une masse do documents scientifiques de toute nature qui sont utilisés pour la rédaction d'un grand ouvrage dont le premier volume a paru sous le titre de Mission scienti/ii/ue du fiourg de Bozas; de la mer Bouge à l'Atlantique à travers l'Afrique tropicale (190C).
* Bourgeois (Louis-Maximilien), statuaire et médailleur français, né à Paris en 1839. — II est mort ù Sèvres en 1901. En ses dernières années, l'habile artiste a exposé: Harmonie, statuette bronze, et la médaille du Centenaire de la Chambre da députés. Une médaille d'argent lui fut décernée par le jury à l'Exposition universelle do 1900 (Paris), où figurèrent ses principales œuvres.
* Bourgeois ^Z,c'o;l-Victor-Auguste^ homme politique français, né à Paris en 1851. — Il démissionna avec le caliinot Brisson (1898 . et en 1899 il représentait la Franco à la conférence do la Paix. Rappelé de 1-a Haye par lo président do la Républioue, il reçut rolfro de constituer un ministère pour remplacer le cabinet Charles Dupuy, offre qu'il déclina. Son influence à la Chambre continuait à grandir el, en 1900. il s'opposait efficacement à une reprise de laifaire Dreyfus. En 1901, il présida le congrès radical, fut, une fois de plus (1902i. réélu député de Cliâions-sur-Marno. et porté à la présidence de la Chambre (1*' juin 1902). Trois jours après, le président Loubet faisait appel à son concours pour former un ministère en remplacement du cabinet W aldeck-Rousseau. Bourgeois décima cette otfre pour raisons de sanlé et désigna Brisson, qui à son tour se récusa pour passer la main à Combes. Réélu président de la Chambre en janvier 1903, il fut désiu-né, lo 1" février de la même année, pour faire partie de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, ayant pris, le 20 janvier 1902, très éloquommrnt. la défense tie l'œuvre de la conférence de la Paix. II ne posa point sa candidature à la présidence de la Chambre, eu 1904, et se retira même quelque temps de la vie publique, à cause do deuils de famille.
Le 20 août 1905. il était élu sénateur de la Marne, en remplacement du duc d'Auditrret-Pasquier. inamovible, décédé. Enfin, le 14 mars 1906, il acooprait le portefeuille dos Affaires étrangères dans le ministère Sarricii. A la liste dos œuvres de Léon Bourgeois publiée par ce Dictionnaire, il convient d'ajouter : l'Education de la démocratie française (18971; Dt^claration des droits de l'homme et du citoyen expliquée (1901), en collaboration avec
A. Mctin ; les Applications de la tolitlariU sociale (1902): Essai d'une philusophie de la solidarilé. Conférences et discussions (\Wi), en collaboration avec A, Croisol.
Bourgeois (Emile), professeur et liistorien français, ur à l'aiis en 1857. Ancien élève do l'Kcolo normale, docteur es lettres, professeur à l'irniversité do Paris et à IKcole liljro des sciences politiques, il est ontrii, en 1882, dans l'onseignemeut supérieur, et a professé aux facultés do Caon et do Lyon. Après dos travaux et des thèses en 1885 sur rliistoiro ancienne et du moyen âge : Constitution de Cartilage (1881) ; le Cnpitulaire de'Kiersy-sur- Oise {lasô) ; Etude sur les provinces romaines (1880); Huijucs iabbê. margrave de .Weustrie (188G), Emiio Uourgoois a consacré depuis 1887 SCS travaux et son enseignement à l'histoire moderne et contemporaine. Il a publié ainsi une étude sur NeucMtel et la Politi</ue prussienne en /''ranche-Comté [l"07] (1887); les Lettres intimes d'Alberoni avec la cour de Pri™ic(i8D2);uno édition critique du •Siècle de Louis XIV. jia'j3): le Grand Siècle Uioa), tableau, avec nombreuses illustrations, dos lettres, dos mieurs et des arts au xvll" siècle; uno édition critique de la IleUition de Spanheim sur la cour de France [Louis XI V , (liioo).
Lauréat do l'Institut en 1891 pour un Mémoire en quatre volumes sur la politique du Régent et de l'abbé Dubois, Emile Bourgeois a terminé en 1905 sou ouvrage principal commencé on 1892, son Manuel historii/ue de politii/ne étrangère, tableau résumé et documenté dos relations des nations et dos Etats depuis le début du xvil' siècle josqu'en 1878. Comme professeur, il a suivi et examiné les principaux problèmes qui se sont po.sés depuis vingt ans dans ronseigneraent national; mentionnons ses études sur l'Enseignement supérieur en ISSi ; l'Enseignement secondaire selon le vœu de la France (1900); la Liberté d'enseignement, liistoiro et doctrine (1902), etc.
BOURGEOISITE n. f. Silicate naturel de chaux. *BouRGET '.Panl), écrivain français, né à Amiens en 1852. — Parmi les jirincipaux ouvrages qu'il a publiés depuis 1898, il faut citer : Comidicaliuns sentimentales- la Duchesse bleue (1898); Drames de famille, l'Ecran, le Fantôme, un Homme d'affaires (1900) ; l'ICIapc; Monigue (19021: i'Eau profonde (1903); un Divorce (1901); un Saint (1905); les Deux Sœurs {vjos). En 1903, l'Odcon a représenté le Luxe des autres, comédie en 3 actes, de P. Bonrgot et H. Amie. Sans cesser d'analyser avec pénétration les maladies morales de sa génération, l'auteur s'est plus particulièrement attache à en découvrir les causes et les remodes : il a été amené ainsi à appliquer son rare talent de romancier psychologue et moraliste aux problèmes sociaux, politiques et religieux; à défendre avec beaucoup de force et de souplesse la solution où son enquête personnelle l'a conduit, qui est le retour à la monarchie traditionnelle et aux croyances catholiques. Le plus brillant exemple do cette partie do son œuvre, et l'on peut dire une des œuvres les plus remarquables de l'époque, est son roman l'Etape, ou il a eu pour objet do démontrer quelle désorganisation engendrent dans la famille la rupture des traditions et le passage brusque d'un milieu i un milieu nouveau. 'V. Etape. BOURGIN (saint), confesseur i Thouarcé (diocèse d'.\ngers) vers la lin du vr siècle. — Fétc le 17 novembre.
BouRG-LÉOPOLD, comm. de Belgique fprov. do Limbourg larr. de Ilassflt;), au milieu des bruvères do la Campine ; 3.1100 liab. Camp militaire de Beverloo.
Bourgneuf-val-D'Or. Géogr.V. ToncHES, au t. VU. Bourgogne (Adrion-Joan-Bapliste-François), soldat et écrivain français, né à Condé-sur-Escaut (Nord) en 1785, mort en i.Si;7. Il entra en 1805 au corps dos élites de la garde, à Fontainebleau. Il lit la campagne de 1800, passa caporal en 1807 ; deux fois blesse à Essiing (1809), il combattit do 1309 à 181 1 en .Autriche, en Espagne et en Portugal. Promu sergent à Wilna (1812), il souffrit cruellement lors do la retraite do Russie. En mars 1813, Bourgogne, devenu sous-lieutenantau 113" de ligne, fut blessé à Dessau'(12 oct.) et fait prisonnier. Il démissionna en 1814, so maria peu après, s établit marchand drapier, puis s'occupa d'affaires industrielles. En 1830, il fut nommé lieutenant-adjudant de place à Condé et décoré on 1831 ; il prit sa retraite en 1853. Il a laissé d'intéressants mémoires sur les années 1812-1813, très descriptifs surtout dans les chapitres où il est question de l'expcdilion do Russie, « vrai drame de la fin ».
BOURJANE ou BORIZANY n. m. Nom donné atLv porteurs à Madagascar.
BOURQOELOT (Elie-Emile), pharmacien français, né à Jandun (Ardcnnes) eu 1851. Il fit ses études à Paris et fut successivement interne des hôpitaux (1876) et pharmacien en chef de l'hôpital des Enfants malades, do Laënnec, etc. Reiîu docteur es sciences en 1884 sur sa belle thèse des Phénomènes de la digestion chez les moltnsques céphalopodes, il fut ensuite professeur adjoint et bientôt professeur titulaire de pharmacie galénique à l'Ecole supérieure de pharmacie (1897). La mémo année, il fut nommé membre de 1 Académie de médecine. Bourquelot s'est surtout occupé de chimie biologique ; il a publié un grand nombre de notes et de mémoires à l'Académie des sciences, à la Société do biologie, etc. On lui doit la découverte do plusieurs ferments solubles (maltase, tréhalase, seminaso, etc.), et il a retiré de diverses plantes des principes nouveaux ititércssauts. Ses principaux ouvrages sont : les Fermentations (1S93) et les Ferments solubles (1896).
Bourras (Mathias-Alphonsel, officier français, né à Pompigiian (Gard) en 1830, mort en 1880. Il servit, pendant la canifiagne franco-allemande de 1870-1871, comme colonel auxiliaire, d'abord chef du corps franc des Vosges placé sous les ordres du général Cambriels, dont il protégea la retraite après le combat de la Bourgonce; il fut ensuite rattaché â l'armée do l'Est, commandée par le général Bourbaki. Officier énergique et audacieux, il livra aux Allemands un certain nombre de combats, souvent heureux, notamment i Brouvelicures, à Abbevillers, à Nuits, à Vougeot, etc. Entraîné dans la retraite générale de l'armée de I Est après la journée d'Héricourt,'il réussit, au prix des plus grandes fatigues, à traverser avec son bataillon les cluses du Jura et gagna Gex le 3 février 1871, évitant à ses troupes le passage eu terre helvéti(|uo et le désarmement. Bourrât (Jean), homme politique français, né à Saint-Auilré en 1859. Ingénieur civil, il entra'au conse'il municipal do Perpignan, puis au conseil général des Pyrénées-Orientales. Il fut élu député par la 2" circonscription de Perpignan, eu 1896, en remplacement d'Emile
Brousse, démissionnaire. Il fut réélu en 1898 ot en 1902 11 siégea dans les rangs des républicains socialistes. Membre du comité consultatif dos chemins do for. Bourrât s est signalé à la Chambre et dans la presse par la campagne énergique qu'il a entreprise on faveur du rachat dos chemins do fer par l'Etat.
BOURRELER (dérivé de bourrelet. - Prend un accent grave sur le du radical devant une syllabe muette : Je bourrelé. Il bourrèlera) v. a. Poser des bourrelets : // fauaraiine je fasse bouhrelek les portes, (ilenry Bataille.) Bourse (i'.ilals dk la). — Les travaux d agrandissement de la Bourse, exécutés au compte de la compagnie des agents de change, ont été commencés en 1902, sous la direction do rarchitccto Cavol, et les nouvelles constructions ont pu étro inaugurées ofiiciellement le 11 décembre
1903. Le palais do la Bourse, qui ^
formait auparavant un (juadrila- ""^ tèrc, est maintenant transformé en croix latine, par suite do l'adjonction, au nord et au sud, do deux transepts que contourne l'ancienne colonnade.
Un peu auparavant, en 1S99, on avait restauré les grisailles imitant lo relief ([ui décorent la voûte do la grande salle où so trouve la Corbeille, peintes en 1820 par Aljcl do Pujol et Masquier.
Au cours des travaux, deux découvertes intércs.santes ont été faites. Lo 17 avril 1903, sous le troisième entrccolonnement do la façade septentrionale du portique extérieur, vers l'angle nord-ouest, on a retrouvé une boite d'acajou contenant uno plaque de métal sur laquelle était gravée une inscription relatant la pose de la premier© pierre du monument, le 21 mars 18O8. En juillet 1903, on a ('gaiement retrouvé une autre boite en zinc avec couvercle en
cuivre, renfermant uno petite statuette do Vierge à l'enla.it, en terre cuite, avec des fragmenls d'anciennes cloll'es et une inscription relatant la pose, lo 3 août 1063, de la première pierre du couvent des Filles Saint- Thomas, que le palais de la Bourse a remplacé.
La chambre syndicale des agents de change primitivement logée dans un ancien hôtel de la rue Ménars a installe ses services dans le transept sud et a pris possession de la belle salle décorée de peintures et de sculptures, reservco d'abord au tribunal de commerce et occupée ensuite par les appareils de transmission du bureau télégraphique de la Bourse. Les travaux d'agrandissement ont été continués sons la direction d'Eustache, qui remplaça, depuis lo 18 avril 1905, Cavel, décédé. *Bourse du travail. — E.ncycl. Lo décret du 11 août 1905 donne au préfet de la Seine le droit de prendre telle mesure qu il jugera utile pour assurer le maintien de 1 ordre et le respect des lois et règlements dans l'intérieur des locaux occupés par la Bourse du travail. Il confère ensuite au conseil municiiialun pouvoirde juridiction spéciale en stipulant qu'il pourra être fait appel devant lui des décisions prises par la commission administrative élue jiar les délégués des syndicats et chargée de l'administration générale de la Bourse du travail, ainsi que de l'examen de toutes les questions relatives à son fonctionnement. "Bourses de licence. — Enctcl. L'examen en vue de 1 obtention des bourses de licence a été modifié par lo décret du 10 mai 1901, qui a régie en même temps les conditions d'admission à 1 Ecole normale supérieure. Aux termes de ce décret, les épreuves sont communes aux candidats à l'école et aux bourses, et ce sont seulement les premiers classés qui peuvent choisir l'entrée à l'Ecole normale, les autres étaut repartis d'après leur rang de classement dans les universités de province. Les éprouves traditionnelles (composition française et composition latine) ont été supprimées et remplacées par un concours plus complet, destiné à justifier do la culture générale des candidats. V. Ecole normale scpériel'he.
Bourse ou la vie (la), comédie en quatre actes, d'Alfred Capus (Gymnase, 1900). - Un ménage parisien composé do Jacques Hcrbault, bon garçon et faible, et d'Hélène aimant la vie heureuse et gaie, se ruine. Jacques propose de se retirer en province. « Jamais!... répond Hélène ; on s'y ennuie. Lauce-toi plutôt dans les affaire,?. » Les affaires, a dit Dumas fils, « c'est l'argent dos autres ». C'est bien ainsi que l'entend Brassac, dont Jacques devient l'associé. Quand ce faiseur a suffisamment plumé les gogos, il file eu Belgique, et c'est Jacques qu'arrête, avec uno exquise courtoisie, un commissaire homme du monde. Pendant qu'il est il la Douillette, prison modèle qui justifie ce doux nom, sa femme, pour l'en tirer, demande avec candeur trois cent mille francs au banquier Le ilousscl. Ce financier veut bien... à la condition qu'Hélène viendra chercher la somme chez lui.
Elle lui fait spirituellement comprendre qu'il la prend pour une autre, et Le Houssel, honteux do sa conduite, ofïro la forte somme sans conditions. Mais en n'en a plus besoin : une comtesse exo-