BOURGEOIS — BOUVARD
( 1901 Cl 1903). Parmi les nombreux mémoires publiés depuis la mémo dalc. nous citerons seulement les Itecliercheatur l'-couiement des nappes d'eau infiltrées dans le sol et sur le (/'■bit des sources, et le Calcul du pouvoir refroidissant des courants fluides (< Journal do raathémaiiques pures cl ai>- I»li(juees ., 1904 et looj). "^ '
BOUTET DE MONVEL f I^uis-Mauricc), peintre français, né à Orléans en 1851. Il obtint sa première n'coninj-nse au Salon do 1878. puis uno médaille de bronze â 1 exposition universelle de 1889 ci une médaille dor â ccllo de 1900 (Fans). Il débuta par la peinture d bisloire et des portraits : le lion Samaritain; portraits do Mounet-Sultu m^^\; Paul Monnet. Haehel itoy>T, .»/"• bwilay, etc Peu a peu il s est créé un style mi-naïf, mi-précieux, aux attitudes do legcDdes, aux couleurs claires, pâlies et pourtant
ti'iue, amoureuse do Brassac, Icpouse et désintéresse les créanciers.
Dans cette pièce, ily a dcnx actes d'excelfento comédie do mœurs; i! v en a aussi deux do irai vaudeville. Et si le dénouenieut est un peu artificiel, l'auteur nous y conduit à travers des observations justes et fines, par un dialogue spirituel.
* BOUSSINESQ ( Valcntin- Josepli:, mathématicien français né à Saint-André (Hérault' en lSi2. — Depuis 1S97, Boussincsq a publié : Théorie analylii/ue de la chaleur, mise en harmonie avec la" Tiiermodynamiquo u et avec la « Théorie mécanique de la Lumière""
Boussinesq.
Palaiii de la Bourse, i Pari».
très léchées dans leur substance diaphane. On lui doit aussi des illustrations d'ouvrages pour les enfants, qu'il a ex-écutées dans de jolis tons d aquarelle plate : Chanioiu de trance. Chansons et rondes, Xos enfants, etc. .Sa Vie de Jeanne d'Arc est, en ce genre, une œuvre de valeur. Lartisie a été moins heureux lorsr|u'il a voulu faire passcr certaines do ces scènes du polit formai de l'album aux grandes dimensions de la peinture décorative.
BOUTIGNY (Paul-Kmile), peintre français, né à Paris en 1853. Il reçut les leçons de Cabanel. Il s'est essaye avec succès aux sujets de genre. Le tableau Boule de suif, inspiré par les Soirées de Médan, do Maupassant, exposé en 1884, valut à son auteur une médaille de 3' classe, mais 1 artiste ne tarda pas à se consacrer à la peinture militaire. Citons de lui dans cet ordre : un ISrave, épisode de la guerre do 1870, acfiuis par la ville de Paris ; un Blessé d'Clm, décoré par l'Empereur; les Otages: Bataille de Lutzen: le Général Bessièrcs transporté mourant. Boutigny a pris part aux Expositions universelles de 1889 et de 1900 avec : /<i Confron- Intionl^aa musée d'Albi) ; le Lendemain de Champiqnij ; le Maréchal Lannes à Essiing (au musée d'Arras) ; Henri de La flochejaquelein au combat de Cholet, œuvres remarquées, qui furent recompensées par le jurj*.
*BoUTMY (Emile), publicisto français, né à Paris en 1835.
— H y est mort en 1906.
*BoDTROUX (Etienne-Emile- Marie), pbiloso]die français, né à Montrougo en IS'i.'i. — Il a été appelé en 190S à la direction de la fondation Tliiers. Outre les deux études sur Aristote et Kant, chefs-d'œuvre de précision et de condensation, qu'on trouve dans ses Etudes d'histoire de la philosophie ( 1S97), on doit signaler parmi ses derniers travaux : De l'idée de loi naturelle dont la science et la philosophie (1895). La nécessité, selon Boutroux, n'est qu apparente dans la nature; le mécanisme et ses lois nous font concevoir à tort une sorte de fatalité universelle ; le point de vue de la qualité doit se superposer A celui de la quantité ; au-dessus du mouvement, est la finalité i au delà de l'cnchainement rigoureux des causes et des effets, il faut voir la contingence et le progrés. Les divers ordres de phénomènes (mécaniques, physico-chimiques, biologiques et psychologiques) se sont superposés les uns aux autres d'une façon contingente et l'on ne peut passer des degrés inférieurs aux stades supérieurs de l'évolution naturelle sans voir une synthèse progressive de formes irréductibles les unes aux autres. Comme moraliste, Boutroux a écrit la préface d'un recueil de conférences faites au Collège libre des sciences sociales : la Morale sociale (1899). fl y montre que la morale ne peut plus s'isoler des sciences de faits et ne pas tenir compte de la solidarité sociale.
BouTRY (Edgar-Henri), sculpteur français, né à Lille en 1S57. Il entra tians l'atelier do Cavelier, à l'Ecole des beaux-arts de Paris , où il obtint le prix de Rome en 1887 sur f.'imène et Antigone rendues à leur père Œdipe par Thés-'e. De Rome, il envoya au Salon de 1S91 l'Amour et la Folie, bas-relief plâtre, et un Chasseur, statue plâtre, qui lui valurent une médaille de 2* class'e. Aux Salons suivants, Boutry exposa un vigoureux groupe en bronze, représentant des Chasseurs (acquis par l'Etat); le busto d'Eugène Guillaume (auj. à l'Ecole des beaux-arts) ; Maternité, groupe ; Suzanne au bain, statue marbre, etc. Boutrv, rixé à Lille, s'est consacré à renseignement de son art.
Bouts (Dirck), peintre. V. Stcerboct, an t. VII.
BOUTTEVILLE n. f. Variété de pommes à cidre, à maturité très tardive.
* Bouvard (Joseph-Antoine), architecte français, né à Saïut-Jean-de-Bournay (Isère) en 1840. — Il est devenu.
Boutmy.
«OUVENNK
BRACIIYLRE
directeur des services d'architecture des promenades et plantations do la voirie et du plan do Paris.
BOUVENNE (Aglaus\, bihliopliilc, archéologue et g:raveur, n.' A l'aris en I82!i. mort à LevalloisPcrrei on iyû3. Ilapiihlii' do pr.eieiix calalogucs raisonnes dos («uvresde Bonington, l.cmud, Chassenau, Mi-ryon et liouhot. Ces sortes douvraires joi^'nont ù lexaciinido dos documents le charme de commentaires et de souvenirs personnels au bibliographe ot à l'érudit doublé d'un tin crilinue. Bouvonno apravii do célèbres ox-libris (ceux do Victor Hugo, do Th. Gautier, etc.) et traduit par l'eau-forte. avec originalité 01 avec esprit, dos pages de Delacroix, de Corot, etc.
Bouvet (Maximilicn-Nïoolas), chanteur français, né à La UochoUo en isr>i. Il Jit ses études musicales au Conservatoire de Paris et débuta au Théùtro-Koyal do lAéqe; puis il créa aux Follos-Dramatifjuos, à Paris, François-leslias-bl'us (ISS:)). Il fit ses débuts à l'Opéra-Comiciuo, en 1884, dans le Figaro du liarhier de Sêvillc. Parmi ses principales créations, il faut citer : le Chevalier Jean, le Hoi malgré lui, le /toi d'Ys. Ksclannonde, le Itài'e, Cafalhria liiisticana, t'Attaque du Moulin, Werther, la Xavirraise, Guernica,le Vai&seau fantôme, Hcrmaria, la Vie de iiuhême, /•idelio, ta A/arseill>tise. Il a repris, en outre, un grand nombre do rôles du répertoire, où il a fait applaudir une excellente voix do basse conduite avec goût et avec expression. Bouvet a cultivé la pointure do paysages et do marines. L'Ktat a acheté doux de ses tableaux, dont l'un, Lever de lune au crépuscule, a été placé au musée de Reims.
Bouvier (Louis-Eugèno), naturaliste français, né à Saint-Lauront ,^Jura) en 1856. Il a débuté dans ronseignoment primaire supérieur, puis est entré A l'Kcole de pharmacie comme professeur agrégé; il a été professeur au Muséum on 1805, à la chaire dos animaux articulés. Enfin, en \902, il a été nommé membre de l'Académie dos sciences. Ses premiers travaux sur l'aDatoraic des mollusques font classé parmi les meilleurs naturalistes de notre époque. Collaborateur d'Alphonso Sliluo-Kdwards pour la publication des crustacés récoltés par diverses expéditions scientitiques ( Talismun, Travailleur, Hirondelle)^ jusqu'en 1898, Bouvier s'est depuis consacré à Tétudc des autres articulés. Ses travaux sur les onychophores comptent parmi Bouvier.
les plus importants publiés
en ces dernières années. \. 3. Monographie des onychophores a paru, en 1905. dans les ■» Annales des sciences naturelles » ; elle résume toutes les observations faites sur ces curieux arthropodes, depuis les études classiaucs de Moseley (1815). Il faut citer encore : Monographie des myxidés (1905); les Crustacés de l'expédition du Blake; les Bathynomus ; etc.
*BOUVREUIL n. m. Raco de pigeons, à tôto longue, line et surmontée dune huppe.
— Encvcl. Les principaux caractères do cette race sont, avec ceux déjà cités : œil rouge orangé clair, tarses nus et dun rouge vif. Le plumage est dune jolie couleur, soit blanc avec poitrail noir, rouge ou chamois, soit noir avec poitrail rouge.
Très rustique, cette raco peut être élevée facilement en basse-cour, car elle n"aban<ionne que très rarement le colombier.
B ouwmeeste r
(Louis), actour hollandais, né à Miildf'lharnis en 1842.
Il débuta à Rotterdam et
à Amsterdam, et se fit bientôt une place à part sur la scène hollandaise. Louis XI, le Marciiand de Venise, Œdipe-roi, Napoléon, Rousset, de Blanchette, Créon, iï Antiyone, ont été ses principales créations. Il a eu l'honneur déjouer en hollandais au Théâtre-Français à Paris, et il a donné uno représentation du Marchand de Venise devant les membres du congrès international des religions.
BovERIB (Eugène -Jean), sculpteur français, né à Paris en 1809. Elève de Chapu et Anlonin Mercié, il débuta au Salon dos .Artistes français on 1893 avec un groupe, Cain, qui lui valut une médaille de 2' classe. L'Institut donna le prix Maillé-Latour-Landry ù son envoi de 189r>, Abandonnée, simple fommc du peuple qui tient un enfant dans ses bras. Cette oeuvre accuse chez lo sculpteur un réol souci do la vérité et do la simplicité du gesio et de l'attitude. Il y atteint avec sa statue do Baudin, maint4:-nant au faubourg Saint-Antoine, et dont le plàtro fut récompensé par une première médaille au Salon de 1901. Memnro du jury depuis cette époque, il a donné de nombreuses ceuvres. telles que les monuments aux soldats morts do Ncufchfiteau et de Vor<iun, la statue de Tamiral do Veminar à Soniltac, et enlin son Camille Desmoulins, érigé en n>nr. au Palais-Royal : le héros est représenté dans l'attitude qu'il dut avoir cent ans auparavant, lorsque, le I2 juillet 1789, il montait sur uno chaise pour haranguer le peuple.
Bovet (Eugéne-Victor-Félix), historien et littérateur suisse, né à Neuchàtel en 182», mort prés de Neucliùtol on 1903. 11 so rendit à Berlin pour étuilier lo droit, mais il se tourna bientôt vers les études do théologie qu'il continua jusfiu'en 18 i8. à Berlin et ù Neuchàtel. lï fut bibtiothécairo do cette dernièic ville de 1848 ù 1859, et publia plusieurs manuscrits qui y étaient conservés, notamment des fragments inédits des Confessions do J.-.). Rousseau 'I8M) ot du Discours sur les richesses (1853). Il fut appelé on isûi A la chaire do littérature française à î'acadeniLo do Neu-diàtel et, en 18G6, à celle illiébreu, qu'il conserva jusqu'en 1871. Do 188'J à 1880, il lit à Genève et à NeucIiJltol plui>ieurs cours libres sur lexégèsc de l'Ancien Testament. En 1853, Bovet était devenu propriétaire et
directeur de la « Revue suisse >*. On lui doit aussi une traduction d'une biographie allemande du comte de Zinzendorf (l8i;o). Après un voyage qu il tit en Palestine, en 1858, pour <les études arcliéologiiiues et religieuses, il nublia : Voyage en Terre sainte 1801). Enfin, il a écrit ÏJiisloire dit /'sdutitr des Eglises réformées (1872).
* Bovet (Mario-Anne in:), femme de lettres, née à Metz en [Stiu. — Elle a publié encore ; l*ar orgntit 11898); l'ris sur le ri/(I8y9); la Cadette {\'èii\); Courte folie (1901); Mailresse royale (1901); In belle Sabine (1902); Battons rouges (lli03); A l'assaut de la vie (1904); Ame d'argile (1901); Aut'jur de l'étendard (1904); Contre l'impossible (1905) ; i*lHS fort que ta vie (l905y ; etc.
*B0VIDÉS n. m. pi. — Encycl. Zool. Dans la classification aciuello, les bovidés constituent uno grande famille parmi les mammifères artiodactyles ruminants. Cette lamillo comprend onze sous-familles, qui no so divisent pas en tribus, et qui sont : les bubalinés, céphalolophint'S, néotraginés, cervicaprinés, autilopinés, liippotrayinés, trayélaphinés. rupicaprinés , caprines, ovibosinës, bovines. La sous-famille dos bovines compte huit genres : anoa, amphibos, buffle, leptobos, bibos (zébus), pàéplmge (yack), bison, bus (bœufj.
BoviO (Giovanni), économiste et homme politique italien, né à Trani en 1838, mort à Naples en 1903. 11 fit luimémo son éducation, devint professeur de droit public à l'université do Naples, fut élu député de Bari en 187G, en fut constamment réélu jusqu'ù sa mort. Il fut un dos leaders du parti républicain. On lui doit des ouvrages de droit et de pliilosophie, notamment : Saggio tritico del diritto pénale e del fondamento etico ; Scienza del dirilto ; Vomini e tempi ; Sommario dtlla storia del diritto en Italia (1883); il Naturalismo ; la Protasi dî Dante, etc.; la Francia (1883), trad. en français; Doltrina dei partici poUtici in Kurapa (1880) ; Scritti filosofici e polttici (1883): Voltaire (1878).
BOVOVACCIN ' Icsin) n. m. Vaccîn retiré par Behring des culiuies tuberculeuses, et qui préserve les bovidés de la tulicrculosc.
BOWDON, ville d'Angleterre (comté de Chestcr) ; 19.000 liab. Elevage; fromages.
BOWLER (bô-leur — m. angl.) n. m. Celui qui sert la balle au cricket.
BOWMANN (niSQL'FS de). Ilistol. Petits disques perpendiculaires à la direction des fibres musculaires, qui apparaissent quand on traite ces fibres par certains réactifs et notamment par l'acide clilorhydrique étendu. (Ces disques ne scmUent pas avoir une signification morphologique précise.)
Boxers ou Boxeurs, nom donné aux membres d'une des nombreuses sociétés secrètes, à la fois politiques et religieuses, de la Chine, les I-ho-Kinen ou Lutteurs pour la justice et la concorde. Intolérants, fanatiques et d'esprit rétrograde, les Boxers furent les principaux agents d'exécution du mouvement insurrectionnel contre les étrangers, qui donna lieu, au mois de juillet 1900, à une intervention collective do l'EuroiJc en Chine. — Un Boxer ou BoxEt'R.
BOXING-BAG ou PUNCHING-BAG [bo-ksin'gh', peun'tchin'gh'-bag' — expr. angl. signif. sac pour boxpr) n. m. Sac rempli de son ou de sable et maintenu verticalement par des liens élastiques en haut et en bas; on s'en sert pour s'exercer à la boxe.
Boyer d*Agen (Jean-Auguste Boter, dit Augustin), publiciste et littérateur français, né à Agen en 1859. Elève au petit séminaire de cette ville, il passa à Rome ses examens de théologie et de droit ecclésiastique, puis renonça à l'état ecclésiastique pour s© consacrer aux lettres. Il publia des nouvelles, des poésies : les Litanies des Pouaci'es (1887); les Fleurs ywires (1889); le Livre d'heures d'un cadet de Gascogne (i898); Jtocamadour, pocrflo languedocien (1899); des romans: Monsieur le Rédacteur; le Pays natal (1888); Ahenobnrba; la Vocation de Boccace; la Gouine (1889), publiée de nouveau en 1890 sous le titre : la Vénus de Paris; Pascal Bordelas (1890) ; la Terre de Lourdes (1894). Puis il se dirigea vers les études liistoriques, artistiques et religieuses; L'inturicchio (1899- 1901) ; des études sur le pape Léon XIII ; Introduction aux nii^ludies grégoriennes (1894); les Parias de France (1902). Il s'est fait une notoriété dans les questions catholiques et romaines. Il donna on 1899 dans le "Figaro» une interview retentissante du pape Léon XIII sur l'atl'aire Dreyfus. Il rapporta de Rome une médaille représentant lo visage du Christ, médaille dont l'aiiticpiité fut discutée. Il a publié les Œuvres coniplcies df Jasmin. — Sa femme, Marthe-Ma- RiE-LouisE Boyer-Breton, s'est distinguée dans lo portrait.
BOYLESVE (René Taroivaux, dit René), romancier français, né à La Haye Descaries l Indre-et-Loire) en I8G7. Il suivit les cours de l'Ecole des sciences poliii(jues et do l'Ecole du Louvre, et publia en 1896 : le A\/édecin des dames de yéans, qui inaugurait sa série d'études provinciales; AMadcmoiselle Cloque (1899), où l'auteur montre l'idéal catholique intransigeant en lutte avec les mœurs nouvelles; la IJecquée {I90i), où sont portraiturés les pro-
firiéiaires terriens; TEnfant « la balustrade (1903), où {. Boylosve décrit avec griico, une sobre ironie, un sens très vd' du pittoresque, les mœurs et les figures dune petite ville. Parallèlement, René Boyiesve écrivait des romans plus passionnés et leur donnait l'Italie pour décor : Sainfe-.)/ayte-des- Fleurs (i8'.»7) ot le Parfum des iles Borromées (1898). La Leçon d'amour dans un parc (1902) est une fantaisie plus libre encore. Dans le Bel .-hwirr (1905>, roman satirm^ue, il se montre une fuis de plus parmi nos écrivains 1 un de ceux qui. lout on puisant leurs sujets dans l'observation do la vie contcmiioraine, demeurent soul'ieux du stvio, de la forme artisli'iue ot do la tradition classique. \^ Enfant à la balustrade a été traduit en ai>glais suus le titre : t/ie /fouse.
*BOYSSET (Charles), homme politique français, né à Chalon-sur-Saono en 1817. — Il est mort à Paris en 1901.
BraAKENSIEK (.lohan Coenr.t,id>. né A Amsterdam en IS.'.s, siii\ii les cours de l'Académie des beaux-arts dans sa ville natale et s'v établit comme peintre et dessinateur. En cette qualité, il fut d'abord attaché au journal » les Nouvelles do la police illustrée»; en 18S5, il entra à
r o Amstcrdammer », journal hebdomadaire, où il publia toutes les semaines des illustrations fort remarquées, non seulement on Hollande, mais à l'éiranjger. 11 a illustré le» livres do Justus Van Maurik. /<? Capitaine Marryat, des scènes et des types de la vie d'étudiaut, etc.
BRAARDITE n. f. Minerai d'argent de la série des
arginls rtjuges.
BRAASOT =0 . BRADSOT (brad-so) OU BRAXY n. m.
Maladie épizootiquo qui sévit sur les moutons en Islande, en Norvège, en Ecosse.
— Encvcl. Le braasot débute par une inflammation de l'abotnasum et détermine dos hémorrajiies qui occasionnent la mort dans les vingt-quatre heures. Cette maladie, que l'on a souvent confondue avec le charbon, mais qui est duo à un champignon, comme l'ont démontré les savants norvégiens et danois, no sévit qu'en hiver, et les grands froids la rendent particulièrement meurtrière. L'Ecosse seule lui paye un tribut d'environ 150.000 lëles de bétail par ati.
Brabant ou Brebant Pierre dk\ dit Clugrnet,
amiral de FraiiLC, niuri vers 1 130. Seigrn-ur diî Landrevillo et de Mâcon, il fut chambellan de Charles VI ot chevalier do riiôtel du duc d'Orléans. Il prit part, le 19 mai 1402, à im combat victorieux engagé, près de Bordeaux, par sept chevaliers français contre autant d'Anglais. Kn HOS, il acheta à Rcgnault de Trye la charge d'amiral de Franco. Il épousa, 1 année suivante, la veuve du comte Guy de Blois, Mario, sœur du comte de Nanmr. Assez malheureux dans une campagne contre les Anglais, il devint ensuite l'un des chefs les plus ardents dti parti armagnac. Il combattit les Bourguignons en Picardie, fit en 1411 une tentative infructueuse sur Reihel et, plus heureux à Bapaume, il y fit un grand butin. En 1413, il força Jean sans Peur à sortir de la capitale ; mais il ne sut pas prendre de mesures efficaces pour protéger les côtes contre l'invasion anglaise ; à Azîncourt, il joua aussi un rôle assez malheureux. Très en faveur auprès de son parti, il gagna Paris, se prêta aux excès commis par les Armagnacs et lut assez heureux pour quitter la capitale avant le retour olTensif des Bourguignons. Après 1 assassinat de Jean sans Peur, il occupa Vitry, où il prit position.
Bracgo (Robertoi. auteur dramatique italien, né à Naples en 1862. Après avoir passé dans l'administration dos douanes, ii débuta fort jeune encore dans le journalisme à Naples. Il écrit pour le théâtre depuis une douzaine d'années. Ses principales pièces, où la gaieté s'allia à une ironie souvent cruelle, sont ; una fJonna, Mascbere, Infedele, la Fine dell'amore, Tragédie delt'anima (1900); tl Diritto di vivere (1900) ; uno Degli onesti (1901) ; Sperdutî nel buio (1901) : Maternità (1903;; il Frullo aeerbo (1904); la Piccola fonte (1905). Il a composé en outre trois volumes de nouvelles {îl Diritto deW amore, etc.) et des poésies en dialecte napolitain.
BRACHYANTICLINAL, e, aux (/./) ad^j. .Se dit en géologie des plis anlitlmnux de très peu détendue, et qui, au lieu de former de très longs plis comme dans le Jura, ne donnent lieu qu'à des dômes de plus ou moins d'importance.
BRACHYCARDIE (A/, rft — du gr. bra/>kus, court, et Icardifi, ca-nri n. f. Diminution du nombre des pulsations cardiaques.
— Encvcl. La brachycardie s'observe parfois à l'état normal, et les brachycardiquesnesonl pas rares; le plus célèbre fut Napoléon I" fiO à 4ô pulsations par minute). En général, la lenteur des battements cardiaques s'observe dans k'S intoxications avec hypothermie.
BRACHYCARDIQUE [ki, dik') adj. Qui est atteint de bracliycardle.
— n. ; Cnc braciiycardiqL'e.
BRACHYDACTYLIE (Av. /( — du gr. brakhus, court, et daklu/os, doi^i' n.f. Diminution de la longueur des doigts, due à une malformation cougéuitale ou à un arrêt do développement après ta naissance.
BRACHYPTERACIAS [ki-pté-ra-si-ass) n. m. Genre d'oiseaux passereaux lévîrostres. type de la sous-famille des brachyptéé'aciiiiés, comptant une seule espèce propre A Madagascar, le hrachypteracias leptosomus, voisin des roi 11 ers.
BRACHYPTÉBACIINÉS {ki) n. m. pi. Tribu d'oiseaux jiassereaux lévirostres, de la famille des coraciidés, renfermant les genres brachgpteracias. atelornis, coracopitta, uratelornis. — Fn brachyptkraciink.
BRACHYPTÉRYGINÉS (ki) n. m. pi. Sous-famille d'oiseaux passereaux <lciiiirostres. de la famille des timéliidés, renfermant les genres brachyplcryr. arrenga^ liettroxenicus. tesia, etc. -^ L'n bkaciivi'Terygink.
BRACHYPTERYX ki~pté-rikss) n. n). Genre d'oiseanx passereaux deutirosires, type de la sous-famille des brachyntt-ryginrs, comptant sept espèces propres ù llndo- Walaisie. (Les brachypteryx sont de taille médiocre, roux et gris, variés souvent de rouge et de jaune : ils vivent dans les l)uissons épais des montagnes de Java [brachypteryx menttinn des Nilghiris; brachypteryx ru fi veut ris], etc.^.
BRACHYSTÉGIE (kiss-té-j!) a. f. Genre do légumineuses césalpiniées , comprenant douze espèces de l'Afrique tropicale.
— IOncycl. Les brarhystégies sont des arbres à feuilles composées imparipennéos , stipulées : les •
culée est recherchée par les indigènes pour ses graines C" mestibles et pour son écorce textile, qui leur sert à faire des
vêtements.
BRACHYURB (A-*) n. m. Genre do maniniifères primates, de la famille des cébidés, compUtnt trois espèces propres :Y l'Amazonie. (Los brachyures sont des singes voisins des sakis, mais leur queue est réduite ù uu moignon, et leur fourrure très longue.)
lïrachjurc.
BRACKEBUSCHITE {hra-Ue-t/it-chit') n. f. Orthovanadato
liydrat»:- ii;iUirfi -h- plomb, que l'on trouve en Uépublîijue ar^'ciitiue.
'■^ BracquemonD (Félix- Joscph-Augusto), peintre et gra- VL'ur, lié ;i l';iiis imi 1823. Il a envoyé â rKxposilîon unlvorselle de 19UI) un enst^nble d'eaux-fôrtes des plus romarquables : Soiirenii- de la semaine russe (1893) ; un Couple de faisans. Point, d'inlen-oijiition, Partie perdue, d'après Meissonier; ci-:. L<^ jury internai ional lui a décerné un grand prix.
Brada ^miss Ilonrietta Sansom, comtesse r>K Pi;liga, dite^, roiuauL-iére, uée à Paris en 1850 et mariée en 1868 au comte do Pulif^a, conseiller do la légation d'Italie à Paris. Son premier arlielo de la «Vie parisTenne» parut en 1871 ; c'était le commencement d'une longue collaboration àco journal sous diU'éreuts pseudonymes : Brada, iNUtui, Archives, Tic-Tac, Bexedut. Ces articles ont formé depuis plusieurs volumes : Leurs Excellences (1878), amusante caricature des petites cours allemandes ; Mylord et Miladij (18SI)i Jennes Madames{\^'iT>'>, les Epouseurs (1806), Petits et Grands (1898). Brada est membre de la Société des gens do lettres depuis 1881. Ses .Votes sur Londres (1890) otson roman M'"" d'Epone (1889) ont été couronnés par l'Académie française. Parnli les autres romans de Brada, il faut signaler : t'/rrémédiable fl892j, A la IJt'-.rive (1892), l'Ombre (1898), qui parut au ' Figaro «. les Beaux jours de Flarïen (190r.) et surtout tes Lettres d'une atnoureuse (1897). Brada n'est d'ailleurs pas féministe dans le sens moderne du mot: elle est au contraire l'adversaire résolue du divorce et l'a combattu dans ses deux livres : Comme les autres {1902} et iietour du Flot (1903).
BRADEL (f/t'/' — de Bradel, relieur parisien du xix" s.) n. m. Sorte de reliure économir|ue.
— Kncyci.. Le bradfd, reliure ou cartonnage à la Bradel, est un mode do reliure à dos brisé, (jui permet, par conséquent, d'ouvrir à plat le livre, et dans lequel la peau est remplacée par de la toilo ou du papier. En outre, deux des tranches, gouttière et queue, sont souvent laissées intactes ou él)arbées légôrcment; la tête est jaspée. Commode et pratique pour une bibliothèque privée, la reliure n'offre pas assez de solidité pour des ouvrages souvent consultés. La reliure dite anglaise est une sorte de brade!.
BradfORD-ON-AVON, ville d'Angleterre (comté do AVilts\ sur le Lower-Avun; 11.200 hab. Fabrication de draps; filatures de coton, papeterie, pro«luJts chimiques.
BRADYARTHEUE \tri — du gr. briidus, lent, et arthron. articulation) n. f. Syn. de »RAnYr,ALiE.
BRADYCARDŒ {dt — du gr. bradits, lent, et kardia, oreuri n. f. Kalentissement des pulsations cardiaques, qui se rencontre dans la maladie de Stokes-Adams et qui coïncide avec des vertiges et des attaques cpileptiformes.
BRADYDIASTOLIE (ass-to-U — du gr. bradas, lent, et de di'tslole) n. f. Durée excessive de la" pause diastolique du cœur.
BRADYLALIE {lî — du gr. brudus, lent, et lalein, parler) n. f. .articulation saccadée, monotone et lente des sj'llabes.
BRADYORNIS {niss'\ n. m. Genre d'oiseaux passereaux de^ntirostres, do la famille des muscicapidés et propres à l'Afrique tropicale et méridionale . ( Les bradyomis sont des gobe -mouches gris, roux et bruns ; on les trouve dans la Sénégarabie [ bradyomis Senefjalensis] et le pays des Som3.\\s\bradyornis pumila] jusqu'au Sud [bradyomis infitscnlusK)
BRADYPHASIE [zî —
du gr. brndus. lent, et phasis, parole) n. f. Prononciation lente, entraînant sur les svUabes. ^. ,
BRADYPTERE n. m.
Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, do la famille des svlviidés, de rAfri(|U6 méridionale et tropicale. (Co sont des fauvettes voisines des mégalures.)
BRADYTROPHIE (fî — du gr. bradas, lent, et tropliè, nourriture! n. f. Nutrition ralentie (Landouzyi.
— Encycl. La bradi/trophie est constitutionnelle et correspond à la diathèse arthritique. (V. ARTHRITISME.) Son caractère essentiel est le ralentissement des échanges et notamment la diminution du taux des oxvdationsintraor^aniques. £,a goutte, le rhumatisme, la gravelle, la lithiase biliaire, l'obésité, l'asthme, lo diabète, les hémorroïdes, l'eczéma, certaines névralgies, certains troubles neurasthéniques (neuro-arthritisme' sont sous sa dépendance. V. au nom des diverses maladies.
BrAECKE Pierre), sculpteur belge, né à Nieuport en 1859. Elève de G. Vanderlinden, il a pris part à l'Exposition universelle de 1900 (Paris), avec un groupe en marbre : le Pardon et le Modèle du momiment liemy, érigé à Louvain. œuvres que le jury international a honorées d'une médaille d'or.
Braekeleer (Henri de), peintre belge, né et mort à Anvers is ii>-i888). Cet artiste, qui s'est adonné àco qu'on appelle le n genre % est en réalité un peintre d'mtérieur de la véritable lignée des anciens maîtres flamands. Sa couleur est parfois un peu brutale, et ses l>erspeciives manquent de profondeur: mais sa palette est riche, son observation serrée et sévère. Il manio aussi la lumière en maître. L'exposition rétrospective do Bruxelles a produit, en 1905, un choix très remarquable des toiles de cet artiste.
BRAGUET f'//(ê) on BRAQUET i7.v') n. m. .\om employé quebiuol'uis pour dési^'ner le moussernn ou tricholome do la Saiiit-Gcorges, champignon comestible.
Brahm (Marcel Bernhardt, dit Alcanter de\ !iti.érateur français, né à Mulhouse en 1868. Il débuta dans la '• Revue «le Paris et de Saint-Pétersbourg >> et publia d'abord un ronucil do vers d'inspiration montmartroise ; Chansons poilantes (1892). Les autres poèmes ont été
BRACKEBLSCHITI-: