‹ Nouveau Larousse illustré (volume 2)Chapitre 82 sur 363 · V. Aijuison. t. II · texte numérisé non relu

V. Aijuison. t. II

BRONZrriTE n. f. Roche appartenant à la famillo des péridotitos. (C'est une pyroxénite à bronzilo et à diopsidc.)

BROOK [brouk — mot angl. signif. ruisseau) n. m. Laro;c fossé plein d'eau, qui est un des principaux obstacles au steeple-chase : Le brook de l'hippodrome d'AuUuil est précédé dune barrière fixe.

BrOOKE (le révérend Augustus Stopford}, critique littéraire irlaiiaais, né à Lettorkenny {comté de Donegal) en 1S32. Au sortir do Trinity Collège, la grande université protestantn de Dublin, il entra dans les ordres de l'Eglise anglicane et se fixa en Angleterre. C'est alors qu'il se révéla comme critique littéraire par un livre magistral, la Vie du célèbre pasteur Robertsun de lîrighion (1865). L'année suivante, il obtint une cure à Londres, d'abord à St. James Cliapol jus(ju"(;n 1875, puis, jusqu'en 1894, à Bedford Chapel, dans le quartier do Bloomsbury. Il s'y fit connaître par des sermons d'une grande élévation «e pensée et dune forme exquise, et publia ([uelques ouvrages portant sur la théologie, tels que Jésus et la pensée moderne, où se montrait une hardiesse de vues qui l'amena à rompre avec l'orthodoxie anglicane. Entre temps, il revenait à des études moins graves. En 1876, il écrivit pour l'éditeur Aracmillan uu Précis de littérature anglaise, resté l'un des modèles du genre; il donnait, en deux volumes, une Histoire des débuts de la littérature anglaise {1892); une édition do S. T. Coleridge {1895); des travaux remarqués sur Lord Tennyson et liroivning (1894 et 1902), sans parler a'un volume de vers et d'un court travail sur Mdton. Enfin, son Histoire de la littérature anglaise jusqu'à la conquête normande (1898) compléta sa première esquisse. Par la sûreté de son érudition, l'étendue de ses connaissances et les qualités de son style, St. Brooke occupe un rang élevé dans la critique "anglaise contemporaine.

BROOKÉSIE [zi) n. f. Genre de reptiles sauriens, de la famille des chamasiéonidés, comptant trois espèces de petits caméléons propres à Madagascar.

BrOOKS (Richard-Edwin), sculpteur américain, né à Braintrce ^iMassachusetis) en 1865, élève de Bartlett, Aube et Injatbcrt. Il se fixa eu France. Dès 1895, sa statue Chant de la vague lui valut une récompense au Salon. En 1899, il obtint une médaille pour sa statue du colonel Thomas Cass, destinée à être érigée à Boston. Une médaille d"or lui fuldécernée parle jury de l'Exposition universelle de 1 900 (Paris). II obtint une autre médaille d'or à l'exposition de Buffalo (1901) et fut président du jury pour la sculpture à l'exposition de Saint-Louis (1904). BrooUs s'est également fait ïijîprécier comme médailleur.

BROSTÉNITE [bross) n. f. Manganitc naturel de fer et manganèse.

Broughton l'miss Rhoda), femme de lettres anglaise, née ù Segrwyd Hall (Denbigshire\dans la partie septentrionale du pays do Galles, en 1840. Elle a beaucoup voyagé en Franco et en Allemagne. Ses romans sont intéressants et ont toujours eu un grand succès de popularité. La plupart ont été traduits en français. On peut citer : Elle pousse comme une fleur, son premier ouvrage (1867); Ce n'est pas sage; c'est trop bien, publié la même année ; Vermeille comme une rose (1870) ; Au revoir, ma douce, an revoir! (1872); iVancy (1873); Taies for Christvias Eve (1873), contes do Noôl, republiés en IS79 sous le litre de Histoire du crépuscule ; Juan (1876) ; A la réflexion {1830} ; lielinda (1883) ; Doctor Cupid (1886) ; Alasî (1890) ; Mrs. Bligh{lS02); une Débutante (1894); Scylla or Charubdis (1895); Dear Fausiina (1897); le Jeu et la Chandelle {1^99}; Ennemies domestiques, ou. l'Inimitié de deux belles-sœurs (I9û0); Lavïnia (1902).

^BROUILLARD n. m. — Encycl. Dissipation électrique. Des essais pour la dissipation du brouillard à. l'aide do décharges électriques à très hautes tensions ont été faits en Angleterre pendant l'iiiver de 1904-1905. Le principe de ces expériences repose sur ce pliénomène physique très connu : qu'une série de fortes étincelles électriques éclatant dans une pièce rempHo de brouillard de fumée en rond bientôt l'atmosphère limpide, les particules solides ou liquides, en suspension dans l'air, obéissant à l'action de la pesanteur, dès que l'atmosphère est dans l'action d'un (iiamp électrostatique suffisamment puissant. L'api>aroil industriel capable de produire des etfets à l'air libre, dans un rayon assez étendu pour être pratique, se compose d'un alternateur alimentant un transformateur, qui élève considéraijlement la tension Les décharges ont lieu dans l'atmosphère par une série de pointes.

Brousse (PauZ-Louis-Marie). homme politique français, né à Montpellier en 1814. Etudiant en médecine, il se distingua pendant l'épidémie cholérique de 1867 à Montpellier, ce qui lui valut la médaillo d'or des hôpitaux. Dès sa jeunesse il se jeta avec ardeur dans la politique, fit une vive opposition à l'Empire et fut un des membres les plus actifs de l'Internationale. Impliquédans les affaires de la Commune (1871), il se réfugia à Barcelone, où il prit part au mouvement en faveur do l'établissement do la République. Expulsé d'Espagne, il s'établit en Suisse, fut délégué au Congrès de Genève

SUPPL

(1873) et remplit les fonctions d'assistant au laboratoire de chimie do lïcrno. Il dut bientôt quitter lo canton et fonda à Vevey rAtJrtH(-Gflr</*^, avec Kropotkine et Reclus. Les opinions et les doctrines exposées dans co journal le firent expulser de Suisse. Il passa en Ançloterre. Revenu en Franco en 1881, il créa avec Jotfrin Te parti possibilisto, qui bientôt prit son nom : le parti broussiste, qui vise à la transformation de la société sans révolution violente. Elu conseiller municipal de Paris par lo quartier des Ei)inettes {xvii« arrondissement), il a constamment été réélu et il devint président du Conseil municipale en 1905. Paul Brousse est un des créateurs du Laboratoire municipal et un des organisateurs de l'entente municipale franco-anglaise. Il a représenté la Ville de Paris aux fêles de Londres do 1905 et reçut les délégués anglais aux fêtes de Paris do 1906. Il a été élu défiuté en 1906. Collaborateur de nombreux journaux socialistes, il a publié : Quelques mots sur l'étude des fruits {I88O1; te Marxisme international; Dictature en liberté; le Suffrage universel et le Problème de la souveraineté du peuple (1874) ; la Propriété collective et les Services publics; Note sur l'assistance familiale des aliénés (ISi^Sj.

BrOUWER (Petrus Abraham Samtiel van Limbtrg), érudit hollandais, né à Liège en 1829, mort à La Haye en 1873. Député à la seconde Chambre de 1863 à 1867, il était depuis 1856 employé aux archives du royaume, où il fit l'inventaire des pièces concernant le commerce avec le Levant, les registres de la Chambre des comptes de Hollande, les sentences civiles de la Cour de Hollande, et publia plus lard des extraits de la correspondance do la Compagnie des In-ies orientales et la collection des chartes do Bourgogne.

*Br0WNE {Sophie DE BocTEiLLKR, dame Jules deSaux, connue sous le pseudonyme do Henriette), femme peintre, née à Paris en I829. — Elle est morte à Pans en 1901. Browning (pistolet automatiqi-k). arme adoptée officiellement on Belgique, par arrêté royal du 3 juillet 1900, pour l'armement des officiers et' dos sous-officiers, en remplacement du revolver Nagant. Ce pistolet, du calibre de 7'"'",fi3 et dont la longueur totale dépasse à peine 16 centimètres, ne pèse guère que 600 grammes, avec son magasin rempli de sept cartouches. îl a sur le revolver l'avantage très précieux de pouvoir être chargé très rapidement.

BROWNLITE n. f. Carbonate naturel de barj-um et de

chaiïx.

^BroziK (Vacsiav ou Vinceslas), peintre tchèque, né à Pilsen en 1S52. — Il est mort à Paris en 1901. Il avait été anobli. Lors de TE-xposition universelle do 1900 (Paris), où il n'avait encore envoyé qu'un Portrait, Brozik a fait partie du jury international chargé de décerner les récompenses.

Bru (ma), comédie en trois actes, de Fabrice Carré et Paul Bilhaud (Odéon, 1899). — Marthe, la femme de Paul Leverdier, est jeune, jolie, en tous points charmante, et adorée de son mari : c'est assez pour que M»* Leverdier mère la déteste. Marthe y met longtemps du sien, puisse révolte et se venge. Sa belle-mère lui a donné une femme de chambre qui l'espionne. Marthe s'arrange de façon que celle-ci la croie en commerce amoureux avec Honoré Tessard, secrétaire de Leverdier père, député nul et coureur. M™* Leverdier prévenue, et ravie de perdre enfin sa bru, vole à la garçonnière d'Honoré. Elle y trouve bien une femme... mais c'est la comtesse Lodoiska, destinée dans sa pensée à Paul, après le divorce d'avec Marthe — et un homme... mais c'est son propre mari, le député Leverdier. La terrible femme dicte à ce dernier une lettre de démission et l'enmiène en province. Voilà Pau! etMarthedélivrés.

Des personnages épisodiques — un musicien sourd, un critique d'art myope, un sous-chef de protocole affligé d'une maladie qin lui fait prononcer de gros mots dans les cérémonies officielles, etc. — apportent encore à l'action, déjà comique, un bon contingent de drôlerie. La pièce, écrite sans prétention, maïs avec esprit, obtint un franc succès de gaieté.

BrUANDET (Lazare), peintre et graveur, né et mort à. Paris (1755-1803). II s'est particulièrement adonné à la peinture des Vues de Paris. Le style de Ruysdacl l'a visiblement préoccupé. Citons, parmi ses œuvres ; Vue du Bois de Boulogne (au musée de ÎS'antcs) : V«e des Prés- Saint-Uervais, Vue prise dans la foret de Fontainebleau (musée du Louvre). On voit doses peintures dans les musées de Chalon-sur-Saône, d'Arras et de Nancy.

Bruce, grand comté du Canada (prov. d'Ontario;, entre lo lac Ilurou et la baie Géorgienne; 4.223 kilom. carr. ; 59.000 bah.

Bruck (Rosa). actrice française, née à Paris en 1865. Elève de Maubant au Conservatoire, elle obtint en I8S3 un premier prix de comédie, en même temps oue M"" Mars3' et Brandès. Engagée aussitôt à la Coméuie-Française, elle y débutait le 22 octobre 1883 dans Amphitryon, puis se montrait successivement dans Phèdre (Aricie), Dritannicus, le Mariage de Figaro (Chérubin), «?i Caprice, liuy Bios, etc., faisait une création dans Antoinette Jtigaud ex, en 1885, quittait la maison de Molière pour entrer au Gymnase. Elle crée à ce théâtre la Comtesse Sarah, joue Dora, Froufrou, passe ensuite à l'Odéon, y joue Roméo et Juliette, le Secret de Gilberte, et va pendant quelques années tenir son emploi do jeunes premières au théâtre français do Saint-Pétersbourg. De retour à Paris en 1894, elle rentre au Gymnase, passe à la Renaissance en 1898. au Vaudeville en 1901. au théâtre .\ntoine en 1902, pour reparaître à la Renaissance en 1901. Rosa Bruck est une actrice intéressante, douée d'un très réei talent.

BrÙCKNER (Alexander), historien russe, né à Saint- Pétcisbonrg en 1834. D'abord commerçant, il fit ses études à Heidelberg, léna et Berlin, puis occupa les ciiaires d'histoire de Saint-Pétersbourg, d'Odessa, de Dorpat. Il est surtout connu par ses travaux fort importants sur l'histoire de la civilisation : Kulturhistorische Studien (1878), et ceux sur Catherine II : Katharina die Zweite (1883) et Pierre le Grand {\&19). Mentionnons encore, dans son ceuvre considérable : Beitràge zur KuKurgeschichte Russlands im xvii. Jahrliund^rt (18S7) ; die Europàisirung Russlands, Land und Volk (1888) ; die Familie Braunschweig in Bussland im xviii. JakrhunderC (1876); Geschichie Russlands (1896) ; etc.

BRONSVELD — BRUN

BrogèRE (Henri-Joseph), général français, né à Vzercho (Correze) en 1841. Sorti de llvroîe i-oIvn '.l,ni.,ui' ca l'^GI,dans l'artillerie, il sen-itco!

Capitaine en 1870, il fut fait pr -,

pitulation do Metz. Mais, ay;i v ,, -.-.la

engagement, il

s'L-vadale2no- *'"'.'."* >

venibre, se rendit à Tours et continua la guerre comme adjuîntaucommandaot do lariilleric du is- corpsà l'aruiéedtîlaLoire.

Sa conduite au coml>at de Juranville lui valut le grade de chef d'escadron. S'évadant encore (luand l'armée at! l'Est fut internée en Suisse, il regagna Bordeaux et fut envoyé on Algérie, ou il prit pan à plusieurs expéditions. Rentré eu France, il fut, en 1879. attaché â la personne du président de la République. Nommé lieutenant-colonel, il prit part, avec ce grade, à l'expédîlion de Tunisie comme commandant l'artillerie de la brigade Logcrot, et fut nommé colonel en I8SI. an monT^nt mémo où il venait d'obtenir le brevet d'v'-r - - ^ x mois après, il prenait à Vinccnnes le comj 12* régiment d'artillerie, qu'il exerça jusqu'à époque ou il rentra à l'Elysée pour remplacf r !•■ ;'■ rji-ral T>:...A Général de brigade' en 1887, puis divisionnaire en

d'irn^ divi-^^-.n à

Brugcre.

Pittl*

IS90, il alla prendre le commandemcnr Remis, puis commanda successivemrij' en 1893 et le 2' en 1897. Gouverneur r :j

1899. il se démit peu après de cette s: :.-

server nue celle de membre du conseil siijju.'-ii.ur de la guerre, aont il reçut la vice-présidence en 1900. Au cours de sa carrière, il s'est livré à de nombreux travaux sur le matériel d'artillerie et les substances oxplosibles.

Bruges la Morte, roman, par Georges Rodcnbach (1892). — Ilugues Viane a perdu une femme tendrement aimée : il va ensevelir sa douleur dans la paix de Bruges, et peu à peu, par l'effet de la torpeur calmante qui bo dégage de la vieille ville endormie, son chagrin s'apai&p. Mais il rencontre une danseuse de théâtre qui ressemble à la femme qu'il a perdue ; il se lie avec elle à cause do cette ressemblance. L'illusion dure peu, la vulgarité de sa maîtresse l'excède sans qu'il ait le courage de la quitter. Un jour qu'elle a osé, en raillant, parer son cou d'une natte de cheveux qu'Hugues Viane avait gardée de la défunte, il l'étrangle avec ces mêmes cheveux. La fin mélodramatique du roman contraste avec le début si apaisé, et surtout avec les descriptions si fldcics et si pénétrantes de Bruges, de son atmosphère bienfaisante et de sa paisible mélancolie.

Brulat (Paul), romancier français, né à Saint-Jean de Muzois (Ardèche) en 1866. 11 fit ses éludes au lycée de Marseille et son droit à Paris, où il connut, comme' la plupart des écrivains sans fortune, les difficultés des débuts. Four â tour rédacteur â la « Presse », au » Journal », à r • Evénement s, au « Matin *, il publia chaque année un roman, et ses premières œuvres : l'Ame errante ii892i, la Rédemption, l'Ennemie (1896), qui n'obtinrent qu'un succès d'estime, le révélèrent bien plus comme un penseur, un psychologue épris d'idées que comme un romancier. Ce n'est qu'après avoir écrit dix livres, dont le Reporter (1897) et la Faiseuse de gloire (1900), critiques véhémentes de la presse contemporaine, qu'il conquit le grand public avec un roman très émouvant et très humain, la Gangue (1903). Ses autres œuvres, l'Eldorado (1904), l'Aventure de Cabassou (lOOô), Bina (1906), témoignent chez l'écrivain d'un louable effort pour se renouveler sans cesse et ont consacré sa réputation. Il faut encore citer, parmi ses ouvrages : Merycm {\90f)). le Nouveau Candide (190I\ Sous la fenêtre (1895), Violence et raison [l'araire Dr- ^■:' [1S9S\ Le talent do Paul Brulat vaut surtout par '. cérité, ranal3^se des caractères et la vigueur de la j *BRÛLÉ, E part. pass. du verbe Brûler. — Yv2. Koconnu, démasqué. yCctte acception vient de ce nu ifesi do règle, au jeu, de brûler, c'est-à-dire de faire di'^paraitro toute carte qui a été vue de l'un des joueurs. L'hommo qui est démasqué, connu pour ce qu'il est réellement, n'a plus, en effet, qu'à disparaître.)

BrÙLOWou BrÔLLOW (Charles-Paul), peintre russe, né â Saint-Pétersbourg en 1799, mort â Marciano, près Rome, en 1852. En 1823, il se rendit en Italie, où il étudia les maîtres et copia dans la grandeur de l'orignal \ Ecole d'Athènes. II exécuta de 1830 à 1833, en s'inspirant du récit de Pline le Jeune, une importante composition : les Derniers jours de Pompéi {musée de l'Ermitage . suivie, en 1834, de l'Assassinnt d'/nès de Castro A' aTr.io de Saint-Pétersbourg). Il a exécuté dans la ^1; tures et des fresques dans les cathédrak--^ geoises de Kazan {Siège de Pskow) «f (.\scension du Christ). D'un voyage en ' 1835, Brûlow avait rapporté de non pavsages reproduits en partie dans la : . . ^•''

de'Dawidosche (1839-1840).

BRUMÉRITE n. f. Carbonate naturel de chani, qui est une variété bleue de calcite.

Brun (Lucien-, avocat et homme politïïiue français, né à Gex (Ain) en 1822, mort à Paris en 1898. .avocat à Lvon, il fut élu (1871) député de l'Ain à l'Assemblée nationale, devint un des chefs du parti légiiiniiste et contribna à la chute de Thiers. Il fut un des négociateurs qui amenèrent la fusion des orléanistes et des légitimistes en 1S73; puis, au mois d'octobre de la tnêmo année, il se rendit avec Chesnelong auprès du comte de Chambord pour lui offrir la couronne et lui soumettre lo programme élabore par la droite. Le prétendant ayant refusé d'adopter le drapeau tricolore, la combinaison échoua. Lucien Brun combattit la Constitution rotée le 25 février 1875. Après la dissolution de l'Assemblée

BRUN — BtCHF.LER

nationale, il rotourna ù. I.;i'on, roi»rit sa place au barreau et deviiil professeur à runîvcrsitô catliulii)ue do cotte ville. Ku t'*", il lui éla scoatour inamovible.

Brun (Pierro-Antoinc), littérateur français, né à. Montpellier en 1838. II a été professeur, puis censeur dans divers Ivct^es et de nouveau professeur au lycée de Montpellier. 'Sa thèse de doctorat : Savinien de Cyrano Dergentc. sa vie et ses œuvres (1891) a fuurni sur le curieux écrivain une iutéressauto documentation. II a publié en outre : Otin-rcs relit/ it-ttses dans le pays de Foix Snu$ le règne de Louis XJJ/ (1801); les Assetnùli'es illicites au pays de Foix à la suite de la révocation de ledit de Aanles (1894): Etude critique sur les œuvres de Saint- Evremond (1901), honorée du prix Houctot; Henry Beyle Stendhal (1900): Autour du xvii" siècle { 1901] ; le Monopole de l'enseignement (1903); etc. Il a collaboré au Xouveau Larousse illustré.

BrUNDÔBRA ou BrunndÔBRA, ville d Allemagne (roy. do >;txe cercle de Zwiekau j; s.ooù Iiab. Fabrication de dentelles; aux enviions, gisements de huuillo et de fer.

Brunct (l.ouisj, Iiomrao politifjue frani,*ais, né ù Saint- Denis (Réunion) en 1817, mort -à Paris en 1905. PublictstOf il entra en 188.Î au conseil général de la Réunion, dont il devint président. Elu député de la première circonscription de la Réunion en 1893, successivement réélu on 1898 ot en 1902, il devint sénateur do cotte colonie en 1905. Citons de lui : De Marseille à Tamatave (1898) ; Fille de France [\S00) ; la France à Madagascar (1895); l/istoire de l'association générale des francs créoles de l'île Bourbon (1881-1885) ; l'Œuvre de la l'rance à Madagascar, laconguéte, l'organisation, le général Gallieni {VJOi); IUpand de Montanderert, scènes de ïa Slèvolution française à l'Ile Bourbon (1880); Dafionfy et dépendances (1900); etc.

^BrunETTIÈRE ^Ferdinand), écrivain, critique et professeur français, né ù Toulon en 18i9. — Après son Manuel de l'histoire de ta littérature française (1899), ii a publié, dans l'ordre purement littéraire : la septième série do ses Etudes critiques (I902); des Variétés liltéraires (l90i) et il a entrepris (1903) sa grande Histoire de la littérature française classifue, f)ui est le dcveloi)pemeut des idées sommairement indi<|nées dans sou Manuel. Mais il a surtout dirigé son activité et son éIoi|ucncc vers les grandes questions pliilosophiuucs, sociales et religieuses, cju'il a examinées dans des tliscours, des recueils ou des études telles que : /a ÎVatiun et l'Année ; Discours de combat ; le Génie latin; h$ Ennemis de iàme française (1899); Discours académiques (lood); les Raisons actuelles de croire; les Motifs d'espérer (1901) ; Nouveaux discours de combat ; Cinq lettres sur Ernest fienan (1903); Sur les chemins de la croyance: Utilisation du positivisme (1905). Dans des œuvres do ce genre, Hrunetière n'a cessé de combattre ceux qu'il a appelés « les ennemis do l'âme française » : individualistes, humanitaires, collectivistes, inlernationaiistcs ; ni d'évoluer naturellement vers le catholicisme, auquel il estime que la grandeur do la France est indissolublement liée. Son voyage ù. Rome de 19(i0 consacra son adhésion au catholicisme. Il s'est attaché à pénctroi do christianisme celles des revendications de la Révolution française qu'il jugeait durables et légitimes, et à démontrer les convenances réciproques du catholicisme et d'une démocraiio organisée; en même temps que, dans l'ordre philosophique, il s'elForçait d'approprier à l'apologétique catholique certaines vues du positivisme évoiutionniste.

BRUN FOURCA n. m. Variété do cépage à fruits rouges, cultivée dans la région provençale. (Vigoureux, robuste et d'un rendement assez abondant, il donne de bous vins ordinaires.)

Bruni (Feodor Antonovitch), peintre russe, né à Milan on isoo, mort à Saint-Pétersbourg en 1875. 11 fît son éducation à Rome, où il copia principalement des tableaux de Raphaël. Il fut nommé en 18i\ professeur ù l'Académio Saint-Pétersbourg et, en 18G:î, directeur do l'Ecole de mosaïque. Le musée de l'Ermitage possède do lui : le Serpent d'airain, le Christ au Jardtn des oliviers, Bacchante, œuvres qui reflètent, malgré certaines rochorches de coloris, une éducation toute classique.

*BRUNISSURE n. f. — Encvol. Vitic. Dmnissure de la vigne. II y a encore peu d'années, on attribuait cette maladie do la viguo (v. t. II) à l'action d'un myxomycète : le plasmodiophora vitis. Il résulte do travaux récents de Ravaz que la cause en serait uniquement laifaiblissement occasionné par la surproduction.

Les romédes à la brunissuro sont, en conséquence, do réduire la production de la souche et d'augmenter sa vigueur, et Kavaz conseille, pour empêcher l'apparition et la réapparition de la maladie, en mémo temps qu'tme taille plus courte, larrosago de la vigne et l'emploi d'une fumure riche eu sels potassiques. Il conseille également l'usage, à titre préventif, do porto-greffes vigoureux et bien adaptés au grell'on.

Brunner (fleinrich), historien et Jurisconsulte autrichien, né à Wols, dans la haute Autriche, en 1810. Il enseigna comme privatdocent le droit allemand à Vienne on 1805; puis fut professeur à l'université do Lomberg, on Galicic, et. de lu, passa à Prague en 1870. et à Strasbourg en I87.'. La mémo année, il fut nommé professeur ÙL l'université de Herlin, où il enseigna à la fois l'histoire du droit allemand, le droit privé allemand, le droit commercial et le droit maritime. Il publia do très nombreux travaux, et se fit connaître en France par ses importantes études sur l'histoire du droit français: il a on particulier étudié les caractères du vieux droit normand et apporté quelques clartés dans Ihistoire de l'ancienne procédure. Entré en I88i :\ l'Académie des sciences do Berlin, Hrunner prit en 188G la direction do la Lectio legiï dos « Monumonta Germaniaî historica » et, on 1887. avecSchrOdor, celle de la «Zoîtscliriftder .Savignysliftung fiirRochtsgeschichto V, fondée par Savigny. Ses deux plus importants ouvrages sont : die Entstchung der Se/muraerichle (1871), dans lequel il niontro les rapports entre linslitulion du jurv en Angleterre et on France, et Deutsche Uechtsyeschichte (l887-:892).

BRUNNÉRite n. f. Carbonate naturel do chaux, qui est uno variété bleue de calcitc.

Brunon appelé aussi BoNIFACZ (sainte religieux caïuaklule, apùtrodo la Russie et martyr, né eu Saxe, vers le milieu du x* siècle, mort en Russie, on ;oo9. Issu d'une 4iosplu3 illustres familles do Saxo, il reeut uno éducation

soignée, devint chapelain d'Othon IIÎ, dont il était proche parent, et qui l'admit dans son intimité. Saint Romuald, fondateur des camaldules, étant venu ù la cour en 993, lirunun le suivit et entra dans son ordre. Le pape Joau XVIII lui coutia la mission do prêcher chez les inlidèles et le fît sacrer évéi|ue. Il prêcha en Prusse, mais avec peu do fruit, puis passa en Russie, où le succès (lu'il obtint lui valut la persécution des idolâtres: il fut décapité avec dix huit chrétiens. — Féto le 15 octobre.

BrunOT (Ferdinand), grammairien français, né à Saint-Dié (Vosges) en 1860. Entré à l'Ecole normale supérieure en 1879, il fut reçu agrégé de grammaire on 1882, professa la seconde au lycée de lîar-le-Duc et fut nommé en 1883 maître de conférences à la faculté des lettres de Lyon. Reçu docteur es lettres en 1891 avec une excellente thèse sur Malherbe (Etude sur la doctrine de Malherbe d'après son commentaire sur Desportes), il fut appelé la même année ii la Sorbonne, en qualité de maître de conférences do grammaire. En 1j<92, il fut chargé d'enseigner l'histoire de la langue française à la fois à l'Ecole normale et ù la Sorbonne. En 1900, il succéda à Petit de .Julleville dans la chaire d'histoire de la langue française do l'université do Paris. On lui doit, outre sa thèse française, une thôso latine : De Philibertï Bugnonii vita et eroticis verstbus {\9,^i) \ des articles de revues; un bon précis do Grammaire historique de la langue française {ISiG^ etsurtûut une Histoire de la langue française des origines ù iOOO, monument d'érudition et de goût, qui lit d'abord partie de l'Histoire de la langue et de la tillérature françaises, publiée de 1894 à liiOO, sous la direction de Petit de JuUeviUe. En l'éditant ù part, à partir de 1905, l'auteur a considérablement étendu son premier travail. La partie consacrée à la langue du moyen âge est complète et au courant. Mais c'est surtout à partir du xvi* siècle que le travail devient original. Le grammairien est doublé d'un tin psychologue, et l'exposé historique est aussi remar- (juable par sa clarté que par la masse des documents mis en (jeu\re.

BrunSCHWICG (Lcons professeur et philosophe français, né à Paris en I8G9. Elève de l'Ecole normale supérieure, agrégé de philosophie, en 1891, il professa au Havre et à Toulouse, puis à Paris, au lycée Henri-IV. En 1897, il obtint le grade de docteur es lettres avec deux thèses remarquables ; la Modalité du jugement et Qua ratione Artstoteles metaphysicam vim sylloijismo inesse démons iraverit. Nous mentionnerons, parmi ses autres ouvrages: Spinoza (18941. étude couronnée par l'Institut; Introduction à la vil' de l'esprit (1900); l'Idéalisme conte7nporain (1905), une savante édition des I*ensees de Pascal dans la collection des Grands éaivains de la France (1897-1904], et enfin une active collaboration, depuis sa fondation (lS9i), à la n Revue de métaphysique et de morale t.

Brusseghem, comm. de Belgique (prov. de Brabant [arrond. do Bruxelles]}; 2.350 hab.

BRUSTIANO (bntss-ti) n. ni. Variété de cépage à fruits blancs, cultivé dans les vignobles de la Corse.

Brutails (Elie-Jean-Auguste), érudît français, né à Viviez (Aveyron) en 1859 , correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions) , archiviste des Pyrénées- Orientales, puis de la Gironde, chargé du cours de paléographie à la faculté des lettres de Bordeaux, juge au tribunal supérieur d'Andorre. Il a rempli diverses missions scientifiques en France et à l'étranger, et il a attaché son nom à d importants ouvrages, notamment : Etude sur l'esclavage en Itoussillon (1886) ; Azotes sur l'économie rv.raie du Itoussillon à la fin de l'ancien régime [M^Q); Elude sur la condition des populations rurales du Itoussillon au moyen âge (1891) ; Notes sur l'art religieux en lioussillon (1895; trad. en catalan et ropublié en 1901); Cartulaire de Sainle-Savine de Bordeaux (1897) : l'Archéologie du moyen àye et ses méthodes [1900); la Coutume d'Andorre {1906).

BRUYANCE {brui-ianss) n. f. Fam. Clameur bruyante : Les bosquets dt la Closerie des lilas ont retenti de nos

BKLYANCES. (MoDSclct.)

Bruyerre (Louis), auteur dramatique, né à Paris en 1864. Apres un passage à l'Ecole des beaux-arts, il fit recevoir, en 1891, au Théâtre-Libre, le Devoir, pièce en quatre actes qui fut représentée en 1893, puis au théâtre Antoine, en 1897, En Paix, cinq actes représentés en 1900. Cette pièce, qui consacra sa réputation, fut regardée comme un vigoureux plaidoyer dirigé contre les médecins aliénistes, mais elle a été surtout pour l'auteur un prétexte à faire ressortir la psychologie de ses personnages par le seul jeu des circonstances. L'écrivain se garde, en effet, de tout monolotiue et de toute déclamation inutiles: son art ne vise qu'à représenter la réalité, en dehors de toute convention.

Bryan (William Jennings), homme politique américain, né à. Salem (Illinois) en 1860. Avocat à Jacksonville, puis à Lincoln, il s'acquit une grande réputation jiar ses revendications relatives à un impôt uniciue sur le revenu. Membre du Congrès en 1890. il y fit une active propagande en faveur do la fra|ipo libre do l'argent. Elu en 1896 membre de la Convention nationale dén)ocrali<iuo, il échoua dans son élection à la présidence contre Mac- Kinley. Il écrivit l'histoire de cette campagne : ///<' First Battle. A story of the campaign of 1896 (1897). La « seconde bataille ", comme il disait, fut livrée en 1900, et il la

fjordit encore. Mac-Kinley fut réélu cl es démocrates songèrent à un autre candidat pour l'opposer à Roosovelt eu U'i).-,.

BRYAXONOME n. m. Genre d'insec- Bryasonomo tes coléoptères, do la tribu des briaxi- (gr. 12 fois),

uinés, créé en 1S98 pour des formes propres à. l'.Vfriipio australe et voisines des reichenbachies ibryaxonoma filiceum, du Cap).

*BrYCE (James), historien et homme d'Etat anglais, né ù Belfast en 1838. — Correspondant de l'Académie des sciences morales depuis 1892, il en devint associé étranger en 1901. En décembre 1905, il lit partie, comme secrétaire pour l'Irlande, du cabiuot présidé par sir H. Campbell-Bannerman.

BRYOLOPHE n. m. Genre do poissons acanthoptères.

de la famille des blenniidés, créé on 1902 pour une nouvelle espèce des côtes du Japon ( bryotophus lysimus).

BRYOMIME n.f. Genri-iliusectes lépidoptères, de la familledesnoc-

Bryolo]jlie.

tuidés. créé en 1900 pour une nouvelle noctuelle, voisine

des bryopbiles propre à la

Turquie d Asie (/>r)/o»t/mn car- __^__

diicha, de Manlin). lS^^S^I^t3llc2ifS19

bryorètine n. f. Composé C" IP- 0\ qui se fornio

dans l'action do 1 acide sulfuriquo étendu sur la bryonine C"H''0'

Wi^

Bryomime (^

r. nat.}.

Vases de bucchcro.

BUCGBERO {houk-ké-ro — mot ital.) n. m. Nom donné à uno branche de l'aocienno céramique de la Toscane (vii*-iv* s. av. J.-C), tjui a pour caractéristique sa couleur grisûtre, puis d'un noir franc, obtenue sans doute à l'aide d'une abondante fumigation, opérée primitivement à l'air libre, plus tard avec beaucoup plus d'efficacité en vase clos ou dans un four.

— Encycl. Ou entend par bucchero italico principalement des vases grossiers, façonnés à la main, de formes assez nombreuses, les unes indigènes, les autres empruntées à la Grèce ou à l'Orient, décorées sommairement détoiles, de rosettes, de stries obtenues à l'aide d'une roulette, plus rarement de figures animales ou humaines fort maladroitement exécutées. Maison peut ranger dans cette même catégorie une foule d'essais plus ou moins réussis, car, jusqu'à l'avènement du bucchero nero, la céramique de 1 Italie centrale est d'une variété chaotique. Le bucc/tero nero est la véritable céramique nationale des Etrusques ; ses plus anciens spécimens remontent à la fin du vii« siècle; façonnés â la main, elles sont de petites dimensions et d'ornementation très sommaire. Mais rapidement les influences orientales révèlent aux potiers les zones d'animaux ou de guerriers, les chasses , les scènes il ■ banquets, ainsi que de^ ornements en ronde bosse et beaucoup de formes nouvelles, le tout emprunté très vraisemblablement à des oiiginaux en bronze importés. Le goût de l'ouvrier toscan se forme à cette école, les formes s'allègent, la décoration devient d'une finesse extrême et s'obtient au moyen de cvlindres en terre cuite

f raves en creux. On ose exécuter ^es pièces de grandes imensions dont quelques-unes ont près d'un mètre do haut ; on varie les formes avec une surprenante hardiesse, une fantaisie souvent des plus heureuses. Les sujets d'ornementation, toujours obtenus à laide de l'estampage, reproduisent jusqu'à la fin soit les motifs traditionnels de l'art oriental, lions, chimères, etc.. soit des scènes empruntées à la légende grecque antique ; le mélange de ces divers éléments atteste souvent le peu de discernement de l'artisan étrusque. En résumé, le bucchero Jiero, céramique étrusiiue par excellence, n'est pas original par l'invention, mais par une adaptation heureuse d'éléments grecs et orientaiLX au vieux fonds de la céramique primitive, qu'ils .surent d'ailleurs grandement perfectionner en des procédés loclini(iues.

BUCCIN ANOPS {buk-si-na-

nopss) n. m. Genre de mollusques gastéropodes, do la famille des nassidés, comptant quelques espèces répandues dans les mers du sud.

— Encycl. Les buccinanops sont de curieux animaux aveugles, à pied très vaste, qui

peut ^ absorber une grande Buccinanops :

quauiKo deau et la lancer en ^ fa^^^i^^rieurc de la coquille. jets fins à une assez grande

distance. Le buccinanops scmiplicalum se trouve au Cap, Des formes fossiles existent dans le tertiaire éocèue ao l'Amérique du Nord.

BUCCOLARYNGÉ. E adj. Qui so rapporte à la fois à la boucbo et au larynx : Infection buccolabynuhb.

^BuCHANAN Kobert\ puèto et auteur dramatique anglais, né à Glasgow eu 1841.

— Il est mort à Londres

en 1901.

BUCHANANIE (Aa, nî) n.f.

Genre de mollusques gastéropodes [julmonés, de la f.imiile des oncidiidés, comptant uno seule espèce des côtes du Chili.

— Encycl. hahuchanania oncidioides est un animal long de 8 à 9 centimètres, ovale, avec un tubercule sur le dos; des tentacules effilés portent les yeux à leur extrémité. Cet animal extraordinaire, observé par Lesson en 1820. n'a jamais été retrouvé.

BÙCHELER I Franz i, philologue allemand, né â Rheinberg en 1837. Il suivit, ù partir de 1852, les cours do l'université de Ûonn, où il obtint son habilitation en 1857. Il fut nommé en 1858 professeur extraordinaire, en 186ï professeur ordinaire de philologie classique à Fribourg. II occupa ensuite la même chaire :\ Greilswald (1866), et enfin ù Bonn (1870). Il a publié des travaux remarquables de grammaire, de critique et d'épigraphio. On doit citer tout d'abord son Précis de la ifécliitaison latine (1866)»

Buctiananie : a, dessus; b, dessous.

qui fut traduit on français et revu par Louis ïlavet (1875). Autres inivaiiK originauK : Lexicon Italicutii (1881); Uinbrtca (1883); ie Druil de f/0/7y«e (on collaboration avec Zitelinann |Francfort-sur-le-Mcin, 1885]). Parmi les textes (■ditôs par Buclioicr, nuMitionnoiis lo De aquisurbis iiomx do Krontin (185i!4); le Peroiijilium Vencris (1859); Pctronii salirarnm relifjuix (1862); l'I/ymne homérique à Cérès (18G9); les Fraijmenta de fjumtus Cicéron (186U); les Mimiambes d'Hêrondas (181)2); uno Antholoyie latine (1895-18D7, en collaboration avec Ricse), etc. Il a puMirt une nouvelle édition des Salirlqacs latins, de Jaiin (l8>iG), et a donné de nombreux arlick'S dans les revues savantes, notamment sur les dialectes italii|ucs. Biicbeler est devenu-en 1878 un des éditeurs du Hhcinisclies Muséum fur Philologie, et, on 189.J, il a ùt6 nommé membre correspondant do l'Académie dos inscriptions.

Bûcher (Adalbcrt-Bruno), critique d'art allcmarul, né à Kn-slin (Prusse) eu 182(>, mort en 1899. Krôrc de l'Iiommo politiiiue Lotliar Hiiclier, il lit du journalisme à Vienne, lut secrétaire an musée atitricbien des Arts et Métiers, qu'on venait de fonder (1868), et devint directeur de cet établissement. Il contribua beaucoup au développement des arts industriels en Autriche. Il a publié, notamment : l'Art dans le métier (1872;; Histoire, des arts industrie/s (1875); Catéchisme de l'histoire de l'art; Dictionnaire des industries d'art (1883).

BUCHNER (Hans), bactériologiste allemand, né à Munich en 1850. Kn 1875, il devint médecin dans larméo bavaroise, et médecin principal en 1893. Dès 1880. il était privât doceiit pour riiyi^iène à Munich ; puis il devint professeur, et enlin dirontcur de l'Institut d'hygiène. Buchnor montra qiio l'inflauiniation, la sécrétion du pus, l'élévation do la température éiaieut les modes de défense do l'organisme contre les infections microbiennes. En 1878, il donna le moyen de diminuer la virulence des cultures des bactéries (le 1 autlirax en modifiant les conditions de développement; on 1890, il signala la présence dans ie sérum saniiuin d'animaux infectés de substances albuminoïdes favorisant la résistance do l'organisme. Il a public un grand nombre de mémoires sur la contagion de l'anthrax ; sur liofluence do la lumière sur les bactéries ; sur le nettoyage automatique dos rivières; sur l'excitabilité chimique des leucocytes. Il a retiré dos cultures tuberculeuses une nouvelle tubcrcuiino-

"^'BuCHNER (Frédéric-Charlos-Chrético -Louis) , médecin et philosophe allemand, né à Darmstadt eu 1824. — Il y est mort on 1899.

BuCHS, comm. do Suisse (canton de Saint-Gall), près du Rliin; 3.901) hab. Elève de bétail; broderies.

BUCHSWEILER, ville de l'empire d'Allemagne (Alsacc- Lorraino [lîasse-Alsace, cercle do Savernoj), dans les Vosges; 3.114 liab. Fabrique chimique.

BUCKHAVEN ou BuCKHYNE, ville du Royaume-Uni (Ecosse comté de Filcj), sur le golfe du Forth ; 4.000 hab. Petit port do commerce et de pèche.

BUCQUOY (Jules), médecin français, né à Péronno (Somme) en 1829. Nommé médecin des hôpitaux en 1862 et professeur agrégé en 1863, il suppléa pendant deux ans le professeur Grisolles dans son cours de clinic|ue interne à rriôtel-Dieu. Outre do nombreuses communications aux sociétés savantes, il a publié -.Purpura hemorrhaf/ica ou Maladie de Werlhoff' {m^ô) ; Etude sur les congestions santfuines dans les fiéores (1858); Des concrétions samjuines (1863), et ses Leçons sur left maladies du cœur. Bucquoy l'ut l'un des fondateurs de la Société do thérapeutique et fut élu membre do l'Académie de médecine en 1882. Il fit connaître en France le strophautus, plante dont il établit les propriétés cardiaqt:es, et a beaucoup contribué au développement de l'œuvre des liôpitaux marins dont il est président.

BUCRANIE (rif) D. m.

Genre d'arachnides aranéides, do la famille dos thomisidés, comjitant quelques espèces propres À l'Amérique tropicale. „ „

( Les bucranies appartiennent à la tribu des aphantochilÎLiés; ces curieuses araignées, de taille moyenne, sont d'un brun vif.)

Budapest! Hirlap, journal hongrois, fondé, en 1881, jiar .Iosf'|>li Csukassi et Eugène Rakosi, qui en est devenu te diru.jîciir. Au début. le journal était plutôt littéraire; Rakysi, écrivain dramatique de premier ordre, membre de la Chambre des magnats, a su grouper autour de son organe les meilleurs écrivains du pays et a encouragé les débuts de nombreux poètes et romanciers. Sans être inféodé à aucun parti politique, le Hirlap sert d'une façon puissante la cause nationale et défend partout les intérêts magyars. Il est l'un dos plus répandus des journaux hongrois; il édite do préférence les œuvres de la jeune génération.

BUDIN (Paul), médecin-accoucheur français, né à Emencourt-Ie-Sec (Seine-et-Oise) en 1846. En 187G, il passa brillanimont sa tlièsc sur " les conditions qui favorisent la déformation de la tète du fœtus pendant l'accouchement i, puis publia un important mémoire sur « la compression cérébrale envisagée au point de vue de l'obstétrique », dans lequel il démontrait que les pressions exécutées brusquement avec le forceps sont pleines de péril, tandis que les pressions et les tractions lentes et continues sont à la fois plus efficaces et sans danger. En 1S>îO, il fut nommé agrégé d'accouchement avec un travail très complet sur les varices cliez les femmes enceintes, et deux ans plus tard arrivait bon premier au premier concours d'accoucheur des hôpitaux. Il publia alors deux traductions avec notes du Mécanisme de l'accouchement de Duncan et du Traité d'accouchement de Playfair. Dans un curieux travail sur les grossesses gémellaires, il a cx(diqué la variété des signes perçus par ce fait que les jumeauxpeuvcnt tantôt être l'un au-dessus de l'autre, tantôt l'un à côtj de l'antre, tantôt au-devant l'un de l'autre. Ses études sur les battements du cœur du fœtus ont établi que do leur noml)re il est imiiossible d inférer siirement le sexe

du fcctus. Nommé membre de l'Académie do médecine en 1889, professeur de clinique d'accouchement do Paris en 1898, Budin a publié encore un Traité d'accouchement ; Leçons de clinique obstétricale (188U); Obstétrique et gynécologie (1885); le Nourrisson.

BUDOCK (saint), évéquo dans lo territoire do Vannes, né on (irande-Brciagno avant le milieu du \i* siècle, mort dans son évècbé vers la lin du mémo siècle. Obligé de quitter sa patrie avec d'autres moines, pour échapper à la fureur des Saxons, il chercha un asile dans l'Armoriquo et fonda, dans l'île des Lauriers, près de celle de Bréhat. un monastèro qui devint célèbre. Saint Magloire, s'étant démis de l'épiscopat, lo choisit pour son successeur. — Féro lo 9 décembre.

BuEA, station commorcialo et climatique do la colonie allemande du Kameroun, au versant sud-oriental du massif moniagnoux du Kameroun. Station de la Société des missions évangéliques do liàle.

BUFFALO, lac du Canada fAIberta), coupé par le 73' degré dn latitude N., sur un affluent gaucho du lleuve Churchill; 72.000 hectares.

BuFFALO, lac du Canada (AIl>erta), origine de la rivitTo ù. la Biche, affluent gauche do la .Saskalchewan du Sud; 14.000 hectares.

BuFFENOIR (Ilippolyte), littérateur français, né à

Vougoot (Côto-d'OrJ eu 1847. Il débuta en 1876 par un recueil de poésies: les Premiers Dasers. D'autres recueils analogues suivirent: la Vie ardente {l&is) ; Cris d'amour et d'orgueil (1887); Pour la gloire (1892). Lauteur s'y montre parnassien correct, mais sans grande personnalité. Il a également publié un roman, le Député Itouqnerolle (1889), et des études sur le xvm- siècle consacrées à Jean-Jac{[ucs Rousseau et à la comtesse d'IIoudetot.

Buffet (Anne-Joseph-Paul-André), homme politique français, né à Paris en 1857. Fils du sénateur et ancien ministre, il fit ses études de droit et devint secrétaire de la conférence dos avocats. H défendit le duc dOrléans lorsque ce prince fut déféré au tribunal correctionnel pour être venu en France, malgré la loi d'expidsion, afin d'y demander son enrôlement militaire. En isgg, le duc d'Orléans lui confia la direction de son bureau politique à Paris. En même temps, Butïct devenait un des directeurs de la ligue de la Jeunesse royaliste. Ses agissements dans les troubles suscités par les phases de l'affaire Dreyfus, la part que prirent les membres de la Jeunesse royaliste dans les scandales d'Autcuil (4 juin 1899) attirèrent l'attention du gouvernement qui impliqua Butfct dans le complot antisémite, nationaliste et royaliste. Il fut arrêté le 22 août 1899, avec Paul Déroulède et autres, CI, reconnu par la haute Cour coupable d'avoir concerté un complot ayant pour but de détruire ou de changer le gouvernement, fut condamné lo 4 janvier 1900 à la peine du bannissement pendant dix années. Il fut conduit le soir même à la frontière belge. Le 28 février 1901, une polémique s'élevait entre Paul Déroulède et Buffet au sujet du rôle joué par les émissaires royalistes vis-à-vis de Déroulède, dans la nuit du 23 février 1899. Cette polémique s'envenima et, de Saint-Sébastien, Déroulède envoya à Bruxelles ses témoins à Buffet. Les deux adversaires, après do nombreuses pérégrinations et de multiples tentatives, toutes déjouées par la police, durent renoncer, d'un commun accord, à leur duel. Buffet, gracié le 14 juillet 1905, a été compris dans la loi d'amnistie du 2 novembre de la même année.

Buffet (Paul), peintre français, né à Paris on 1864. Il entra en 1884 à latelier Boulanger et Jules Lefebvrc, et exposa pour la première fois en 1890; sa Tentation dît Christ (1893), depuis au musée do Romorantin, le mit hors concours; en 1894, le Défilé de la Hache (musée de Nantes) lui valut une bourse de voyage, et, deux ans après, il remporta le prix du Salon avec la Fête antique, aujourd'hui à la Sorbonne. Il partit ensuite pour l'Abyssinie, à la tin de la guerre du négus avec l'Italie. Il envoya au Salon do 1897 une vue de l'entrée du Palais du ras Makonncn et, en 1898, une Datuille d'Àdoua, représentant

10 négus. Ce tableau, longtemps au musée du Lu.xembourg, a été placé dans une des salles du Sénat. En 1900, il obunt une médaille d'argent à l'Exposition universelle.

11 a exposé depuis des portraits, des paysages dorés d'automne et fait plusieurs décorations importantes, entre autres colle de la coupole de l'église de Ville-d'Avray, avec Waldmeier, et celle de l'église des chartreiix, à P'éiïaflor (Espagne), qu'il a peinte en collaboration avec son frère Amédée. — Amédék Buffet, né à Paris en 1869, élève de Jules Lefebvre et Tony Robert Fleury, peintre de valeur lui-même, fut le collaborateur de sou aine. Son Christ à Béthanie lui valut une seconde médaille en 1809; son Abbaye de Saint-Arnould est à l'Elysée et sa Halte de prisonniers, rapportée de Tunisie, est au musée du Puy; son tableau du Salon de 1902 : .4. Bethléem, a été également aei[uis par l'Etat.

BUGA. ville de la Colombie (Etat de Cauca), à âkilom.

du Cauca, graud tributaire du Magdalena ; 14.000 hab.

BUGGENHOUT, comm. de Belgique ^prov. de Flandre- Oricniale "arrond. de Tcrmoudc^;, i)rès de l'Escaut ; 6.250 h.

BUHLERTHAL, villo d'Allemagne (gr.-duché de Bado cercle do Baden-Baden]); 3.000 hab. P"roduits chimiques. Scieries mécaniques.

"^Buisson (Ferdinand-Edouard), pédagogue et hommo politique français, né à Paris en 1841. — En 1896, Buis-^on ([uitta les fonctions de directeur de l'enseignement primaire pour occuper à la Sorbonno la chaire de « science de l'éducation ". Aux élections générales de 1902, il posa sa candidature dans la deuxième circonscription du XIII* arrondissement do Paris, avec un programme radical-socialiste. Elu député au second tour'de scrutin, contre Paulin Méry, il appuya vivement la polititpie du cabinet Combes II rapporta notamment la loi relative à la suppression de renseignement congrégauiste et présida la commission de séparation des l-rglises et de l'Etat. Il a publié : l'Education populaire des adidles en Angleterre (1892); la Religion, la Morale et la Science (1896); leur conflit dans l'éducation contemporaine (1900). Il a été réélu député en 1906.

^BuLANO (Jean-Emile), graveur français, né à Paris en 1857. — Il reçut les leçons de Cabanel etd'Henriquel-Du-

sl vu

crsclle

BUCHER — BULLELX

pont et remporta le prix do Rome en 1880. Dès cette même année, il avait obtenu une récompcns ■ .in s ,i,.,, pour un burin furt distingué do la Source, jdanchcs les plus remarquables sont : Mad^

d'après Gérard; le Jléveil, d'après Gcorget» L .,. , ^.â

par la villo do Paris); Af. et JJ"' Anyerstein, darîns I^wrence ; la Musioue, d'après Calbet; Vttion de xmut Antoine de Padoue, d'après Deays Pucch; etc. II se décerner une médaille d'argent à. l'Exposition univcr de 1900 (Paris;.

BULGARES n. m. pi. Hi&t. rcl. Hérétiques du moyen

âge. — t'n IJULGAHE.

— EscTCL. Sous ce nom, on a compris différentes sectes : les patarins. lus cathares, les albigeois, etc. Les bulgares se formèrent au ix* siècle ; ils liraient leur origino des manichéens. Le nom ne désigna d'abord que les h.-retiqucs de la Bulgarie. Mais il s'étendit ensuite à des sectes qui s'en rapprochaient plus ou moins, mais qui toutes combattaient l'Eglise romain" '- or-

ront condamnés en 1176 dans un coh Ils rejetaient l'Ancien Testament, m.; i

baptême chez les petits enfants, con.i.iii,;,.,, u a wMcr les maris qui vivaient conjugalement avec leurs femmes, proscrivaient le serment dans tous les cas, etc. Avant besoin d'un chef, ils élurent un pontife suprême, q'u'ils appelèrent pape, et qui résida en Bulgarie ; c'est là que les albigeois, résidant en France, allaicni le consulter. Le mot se corrompit dans la langue usuelle, et devint burgnres et bouguerset aussi bougres, cl on l'appliqua aux sodomiies et aux usuriers, les bulgares étant réputés pratiquer ces deux vices.

BULGARIE h'I) n. f. Champignon discomycëte, qui a la forme d un bouton de guêtre, une consistance molle, une couleur noire et pousse très fréquemment sur les troncs d'arbres coupés. (Il a des asques qui produisent chacun huit spores ovo'ides, noirâtres. J

* Bulgarie. — Langue et littérature. La langue bulgare appartient à la famille des langues slaves, mais elle se distingue par certains traits caractéristiques. Elle a perdu la déclinaison et, de même que le roumain, elle met l'article à la lin des substantifs. Comme le serbe, elle forme le futur avec lo ver!>e auxiliaire couioir. Elle renferme un grand nombre de mots turcs et grecs. Comme le serbe et le nisse, elle emploie l'alphabet cyrillique.

Les principaux dialectes sont : le dialecte oriental, parlé sur le Danube inférieur et en Thrace ; le dialecte du Rhodope, parlé dans la région du Rhodope : le dialecte occidental, parlé dans la région de Viddin, de Sofia et en Macédoine. La littérature bulgare remonte au ix' siècle; mais elle a pour organe, au moyen âge, une autre langue,' le slavon, que certains philologues estiment être l'ancien bulgare et d'autres l'ancien slovène. Otto littérature se modèle sur les types byzantins et a surtout un caractère théologique ; elle consiste le plus souvent en traduciions. D'anciens manuscrits bulgares sont aujourd hui dispersés dans les pays slaves. Beaucoup ont péri lors des catastrophes qui ont anéanti l'indépendance nationale.

La littérature néo-bulgare date de la fin du xviii» siècle. Elle a pour fondateur le moine Paisii qui a écrit une chronique nationale, et l'évéque Sofroin. mort vers 1815, dont les mémoires sont très curieux. En 1824, paraît lo premier livre bulgare d'école; en 1S49, à Smyrnc, lo premier journal.

Ce nesi guère que dans la seconde moitié du xix* siècle fjue l'on a vu apparaître des œuvres proprement littéraires. Elles sont dues surtout à des poètes et à des puldicisies dont les principaux ont été Gerov, Slaveïkov, Jinsifov, Rakov.ski, Karavelov, l'évéque Clément. Parmi les littérateurs actuels, il faut citer en première ligne le poèteVazov, le publicisteVelitchkov, le polygraphe Schicbmanov. Depuis l'indépendance, une société littéraire et une académie ont été ouvertes à Sofia. Un théâtre national a été créé ; les journaux et livres se sont multipliés, mais la littérature bulgare ne pourra atteindre son plein développement que le jour où tous les pays bulgares auront retrouvé leur indépendance.

BULIMINE n. m. Genre de mollusques gastéropodes pulmonés, de la famille des pupidéh. comptant de nombreuses espèces, toutes propres à l'ancien monde. (Les bulimines sont des petits animaux terrestres pareils aux bulimes, mais leur coouille, ovale, conique, Bulimine. perforée , a sa bouciie en fente toujours momdro que la moitié de la longueur totale, etc. Le buliminus obscuims, d'Europe, en est uu cvemple.)

BULINE n. m. Genre do mollusques gastéropodes pulmonés, do la famille des limnéidés. comptant de nombreuses espèces répandues dans la régiou médiierranéenne , l'Afrique, l'Océanie et les Antilles. (Les bulines ou isidores sont des animaux d'eau douce voisins dos planorbes.)

BullADAN ou BullawadOn, localité delà Turquie

d'Asie I Auatolie ^vila\ cl d'Aidiu i; 8.000 hab.

* bulle, E part. pass. du v. Buller. — Papier buUé,. Papier parsemé de bulles.

BuiXER (sir Redwers Henry), général anglais, né dans le Devonshire en 1S39. Lieutenant en 1SG2, colonel en 1879, major général en 1884, il prit part à de nombreuses guerres coloniales. Il fit la campagne de Chine en 1S60, accompagna Woiseley dans la guerre de l!*7;M874 coutro les Aciiantis, servit dans les guerres contre les Cafres en 1878-1879 et contre les Zoulous en 1879. Chef d état-major de sir Evelyn Wood dans la guerre bocr en 1881, il fut battu à Majuba-IIill par le général Joubert ; puis il combattit en Egypte depuis 1882, servit dans la guerre du Soudan, comme chef d'état-major de W'oIsoJey. de 1S84 à 1SS5, et le remplaça en 1890 à la tête des troupes. Il fut promu lieutenant général en 1891. En 1899. il fut nommé général en chef des troupes anglaises au Trausvaal. Ses opérations malheureuses sur la Tagela aboutirent à la reddition de Ladysmith. Remplacé par le général Roberts, il reçut le commandement du 1" corps d'armée, à AJdershot II fut révoqué on 1901 pour avoir, dans un banquet politique, pris la parole pour se défendre contre les accusations de la presse relatives à sa conduite au Transvaal.

"^BULLEUX adj. m. — Pathol. Râles huileux. Bruits que l'on entend à l'auscultation du poumon dans diverses

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