BILLION — BURNEY
maladies. (Ils indiquent une sécrétion pulmonaire ; aussi los désignc-t-on parfois sous le nom do ?-(i7e5 humides, pour los opposer aux j-dlcs secs sans sécrétion.)
Bullion (iiôTitr. de\ Il fut construit en IG31 par Le Vau iiour t'iaudo do Hullion, surintendant des finances, ministre d'Ktal sous Louis XIII. Situé rue Plâtnèro (aujourd'hui J.-J.-Kousseau), il était considéré comme un des plus hoatix do Paris, avec ses deux galeries où Blanchard avait peint les Douse mois de l aiwée ci Simon Vouot, los Avenlttrcs d'Ulysse. On y voyait aussi des sculptures do Sarraziu. I/hôtel do Bullion a servi do local pour les vontos publiques do 1780 à 1830. La transforniaiion do l'hôiel de la ruo Plâtriôro en hôtel des ventes est duo à Paillet, peintre export, qui fit reconstruire la plus grande partie des hàtiments et pratiquer, dit Thiéry {Guide des avutteiirs et des étrangers à Paris, 1787} « dans un terrain isolé une grande salle destinée particulièrement aux ventes do tableaux et autres objets curieux. Cinq autres salles ont été également disposées pour pouvoir y faire des ventes do tous genres «, ajoute-t-il. En 1830, la compagnie des commissaires priseurs s'installa dans une salie do la rue Notrc-Damo-des-Victoires jusqu'en 1851, époque où fut construit, rue Drouot, XHôtel des ventes actuel, que, par habitude, de vieux Parisiens continuent ù. appeler holei Bullion.
BULNES (Manuel\ homme d'Etat chilien (1799-1866}. Orticier pendant la guerre de l'indépendance du Chili, général sous la présidence de Prieto, dont il était le neveu. Bulnes fut vainqueur à Ungay, prés Lima (1841), du général bolivien Santa-Cru^î, qui s'était proposé de former une fédération péruvio-bolivienne, vraisemblablement au détriment du Chili. Au retour dn cette victoire, il fut élu président de la république du Chili, le 18 septembre 1811. Réélu ou 18-16, il se retira à l'expiration de son second mandat, en 1851. Il trouva en Manuel Montt un zélé collaborateur dans sa politique conservatrice, qu'il sut adoucir. Pendant les dix années de sa présidence, le Chili vécut dans une paix profonde et prospère. Un mouvement littéraire s'esquissa. A cette époque remonte la fondation de rUniversité, de lEcole normale d'instituteurs, de l'Ecole des arts et métiers, de l'Ecole navale du Chili. Vers la fin de sa présidence, il y eut une échautTouréo révolutionnaire, immédiatement réprimée. Suus son successeur, le président Montt, Bulnes vainquit les libéraux et les radicaux qui s'étaient soulevés, et il se retira ensuite dans la vie privée.
SULOW (Otto dk), homme politique et diplomate allemand, né à Francfort-sur-le-Mein eu ls27. Il étudia le droit et los sciences politiques à Berlin, Heideiberg et Halle, entra en isrj? comme attaché au ministère des affaires étrangères et fut nommé, en 1867, conseiller de légation. De 1872 à 1888. il fut attaché en mission permanente à la personne do l'cmiJereur Guillaume I", chaque fois que celui-ci voyageait à l'étranger, et fut nommé successivemont ambassadeur do Prusse à Stuttgart (1881) et à Berne (1882). C'était un des disciples préférés et un des auxiliaires les plus adroits de Bismarck. Il joua un grand rôle dans les négociations de la Triple-Alliance et se signala par sa prudence et sa modération. En 1892, il fut envoyé comme ambassadeur auprès du saint-siège, avec mission d'obtenir du pape Léon XiU qu'il appuyât la politique chrétienuo do Guillaume 11 et de le détacher de la France. Il demanda que le pape enlevât à la France lo protectorat des chrétiens en Orient et conférât à l'Allemagne au moins le protectorat des missions allemandes et do leurs adeptes. Lorsqu'on octobre 1898 Léon XIII confirma le protectorat français, repoussant ainsi les prétentions allemandes, Otto de Bùlow fut rappelé à cause de son éclicc et donna sa démission.
BiJLOW I Bernard, prince de-, homme d'Etat allemand, né à Klein-FIoblieCk (.Sleswig-Uolstein) en 1SV9, lîls de Bernard Ernest de Biilow, qui fut secrétaire d'Etat allemand aux affaires étrangères, après avoir d'abord été au service du Danemark. Il s'engagea dans un régiment de hussards en 1870 et devint ofiicicr. Après la guerre francoallemande, il entra dans l'admiuistralioii , puis embrassa la carrière diplomatique. H fut atlaclié d'amnassado à Rome en 1876, puis à Vienne et à Athènes, secrétaire d'ambassade à Paris (1879), en 1888 conseiller d'ambassade à Saint-Pétersbourg, en 18S8 ambassadeur d'Atlcmagneà Bucarest, en l8-< à Kome, auprès du roi d'Itali' En 1897, il fut nommé secrétaire d'Etat des all'aîres étrangères, à. Berlin. Il devait inaugurer la nouvelle politique impérialiste d'expansion économique do l'Allemagne, el déploya, déguisée par son amabilité souriante, une énergique activité. '-/ Il renouvela la Tripie-Alliauce, BQlow.
obtint, dans femiiire turc, des
avantages commerciaux considérables, procéda en Chine à l'organisation do la colonio de Kiao-Tchéou, décida, au moment do l'insurrection des Boxers, l'envoi en extrême Orient du maréchal de Waldcrseo avec 20.000 soldats, fit proclamer par un accord anglo-allemand la liberté commerciale et lo principe do la porte ouverte en Chine, et obtint toutes les concessions do chemins de fer dans le Chantoung. Eu 1899, l'Espagne consentit la cession à l'Allemagne des îles Mariannes et des Carolines et, en récompense, Biilow fut créé comte par Guillaume IL II soutint rAnglotorre pendant la guerre du Transvaal, malgré l'opinion publi(|U0 allemande, favorable aux Boers. En I90ii, il fut nommé chancelier de fempire, on remplacement du prince do Ilohonlohe. A l'iiitériour, il se rapprocha des cléricaux catholiques, augmenta la force militaire el surtout navale do l'empire, développa l'industrie et lo commerce, mais, pour gagner les conservateurs agrariens, fit voter en 1902 des tarifs douaniers ])roteciioniiistes, tout en obtenant du parlement prussien le vote do crédits pour rétablissement do canaux dans la grande région industrielle entre l'Elbe et lo Kbin. Il fit réprimer très 6Qorgit|uemenl los menées socialistes par les tribunaux. En 1905, il prit nettement position contre la Franco dans l'afTairo du Maroc et la conférence d'Algésiras. Bulow a
épousé la princesse de Catnporcalo, bclle-fillo do l'homme d Etat italien Minghetti.
BULOZ (Charles), publicisto français, né et mortà Paris (1843-1905). Fils doFrançois BuIoz,(pii prit en mainen 1831 la o Revuo des Deux Mondes » et la transforma, il succéda en 1877 à sou père comme directeur do cette publication, puis donna sa démission en 1803.
BULUWAYO. Géogr. V. BoULOUVAYO.
BUMPLITZ, comm. do Suisse (cant. do Borne) ; 3,500 h.
Fourrages; fromagerie.
BUNAU-VARILLA [Philippe-Jean), ingénieur français, né en ISGO. Directeur général de la Compagnie intefocéani(|Uo do Panama, il avait ardemment préconisé en France, puis aux Etats-Unis, l'aclièvement du canal. Lo gouvernement provisoire de la nouvelle république de Panama, on novembre 1903, le nomma ministre i)lénipotontiairo près le gouvernement des Etats-Unis. Lo 18 novembre, il signa avec le secrétaire d'Etat américain, Ilay, un traité assurant la construction du canal, mais consacrant sur cette voie la mainmise complète des Etats-Unis. *BUNGE < Frédéric-Georges de), jurisconsulte russe, né à Kiev en 1802. — Il est mort à Wiosbaden en 1897.
BUNNGR I Henry Cuyler), écrivain américain, né en 18.-.:.. Le juurnal qui tient ù New-York la place du <■ Charivari " français et du <' Punch « anglais, le *• Puck ", l'a eu comme rédacteur en chef. Il a écrit des poésies dont une, the Way to Arcady, est extrêmement populaire. On a de lui plusieurs œuvres de fiction qui no sont pas sans mérite : a WoïHdii of Hanor; the Stori/ of a Neip York Jionse ; the Bridf/e (le Pont), scènes do mœurs du quartier français à New-York; Zadoc Pine et autres nouvelles ; the linnaivay lirowns (les Browns en fuite), aventures drôles et suggestives d'un couple qui rompt en visière à la société et vagabonde au milieu de toutes sortes de gens de bas étage. *BUNSEN (Robert-Guillaume), chimiste et physicien, né à G(Cttingue en ISli. —Il est mort â Heideiberg en 1899. BUNSITE n. f. Fluocarbonate naturel de cériura, lanthane, didymo et chaux.
*BURANI (Urbain Roucoux, dit Paul), auteur dramatique et chansonnier français, né à Paris en 1845. — Il y est mort en 1901.
BURBAGE (Richard), un des plus grands acteurs de l'Angleterre, surnommé Roscius par ses compatriotes, né vers 1567, mort eu 1613. Fils de facteur James Burbage, qui construisit, en 1576, le théâtre de Blackfriars, il fonda lui-même le théâtre du Globe en prenant Shakspeare pour un de ses associés. Jusqu'à sa mort, il joua sur ces deux scènes et créa les principaux rôles des drames de Shakspeare. Il cultivait la peinture avec talent.
BuRCHARD ou BURGARD (le bienheureux), archevêque de Vienne, en Dauphîné, mort en 1025. après un assez long épiscopat. Rodoljjhe III, roi de Bourgogne, lui donna le titre de comte, qui passa à plusieurs de ses successeurs. — Fêle le 19 août.
BURDON-SANDERSON (sir John Scott), médecin anglais, né à Jesmond, près de Newcastlc en 1828. Il étudia d'abord la diphtérie et le choléra, puis, en 1860, fut nommé médecin de Consumption Hospital et, plus tard, de Middlessex Hospital. Il fut ensuite professeur de physiologie à University Collège de Londres (1874) et, en 188:î, il devint professeur à Oxford. Les antivivisectionnistes l'attaquèrent avec violence. Burdon-Sanderson pour ses travaux a eu la médaille de la Société royale de médecine (1883) et il occupe une grande place dans les commissions royales des hôpitaux et de la tuberculose. 11 a été fait baronnet en 1899.
BUREAU n. m. — Encycl. Bureau de placement. Le décret du 25 mars 1852 avait subordonné l'ouverture d'un bureau de placement à l'obtention d'une permission spéciale délivrée par l'autorité municipale, chargée de la surveillance des établissements de cet ordre et de la réglementation des droits perçus par le gérant. La loi du M mars 1904. motivée par de nombreux et persistants abus, a organisé lo placement gratuit des employés et ouvriers des deux sexes et de toute profession. Dans ce but, trois sortes de mesures sont édictées : P les municipalités sont autorisées à supprimer les bureaux de placement payants moyennant indemnité (en cas de désaccord, lu conseil do prélecture en fixe le montant); 2** les frais do placement sont supportés, dans les bureaux maintenus, par les employeurs, jamais parles employés (amende de 16 fr. â 100 fr. et emprisonnement do six jours à un mois ou l'une de ces deux peines); 3» aucun hôtelier, logeur, restaurateur ou débitant de boissons ne pçut joindre à son établissement un bureau de placement.
Lorsqu'une municipalité supprime des bureaux de placement, la suppression doit s'appliquer à tous les bureaux d'une môme catégorie.
BURGENSTOCK, montagne boisée, située sur la rive méridionale du lac des Quatre-Canlons, atteignant l.r.M mètres ù la Haminetschwand et tombant à pic sur le lac. On y accède par un chemin de fer funiculaire long de 937 mètres, ayant 45 p. loo de pente moyenne, qui part do lastation même de Kelirsiten et qui conduit les touristes à l'altitude do 870 mètres (soit 433 m. au-dessus du lac), à une station climatique d'oil on jouit d'une vue superbe sur les dilférenis bras du lac des Quatre-Cantons et sur les Alpes.
BURGESS-HILL, ville d'Anglotorro (Sussox oriental; ;