hab. Commerce de céréales, fruits, etc. Vignobles
Campania n. f. Planète télescopiquo n° 377, décou-
vorli' en 1893 par Charlois.
CampaUNA, ville de la Colombie (Etat de Bojacal. sur u[i petit sous-aflluont du .Magdalcna par le rioMinero ; (î.oiw hab.ChapcIleries : plantations de canne à sucre, cacao, cafi''. etc. ; aux environs, magnifiques défilés du rio Minero. Campbell (D' Lewis), professeur et érudit écossais, né à Kdiiubourg on 1S30. Il enseigna à Queen's Collège (Oxford I, puis alla comme professeur de grec à l'université de Saiut-Andrews. Outre de nombreuses éditions de textes classiques grecs, il a publié la Vie rf» plii/sicien James CIcrk Maxwell, en collaboration avec V. Garnett, et celle do son professeur Benjamin Jowelt; des traductions de Sophocle et d'Eschyle en vers anglais ; un traité sur la Jleliijion dans la littérature grecque (1898), the iViiliiralisalion of the old English l'nirersities (1900) ; et tlie Tragic Draina dans Eschyle, Sophocle et Shakspearo (1901). CampbuU a donné beaucoup d'articles à divers périodiques Il a écrit doux importantes études sur Platon et sur Eschyle pour VEncgclop.rdia Srilannica.
Campbell (Béatrice Stella Tanner, ilrs. Patrick), actrice anglaise, néo à Londres eu 1805. Elle acquit d'abord une réputation do salon et, en 1SS6, commença à se faire connaître dans diverses tournées dramatiques. Elle parut aux matinées du Vaudeville, à Londres (1890i, et l'aunéo suivante loua le théâtre de Shaftesbury. Mais, deux mois après, elle était engagée à l'Adelphi Théâtre (août 1891), qu elle quitta en 1893 pour aller créer le rôle de Paula — son triomphe — au théâtre de Saint-James dans the Second Mrs. Tanqueraij. Elle a aussi joué avec succès au théâtre de Haymarkct, au Garrick et au Lyccum. Dans le répertoire classique, ses meilleurs rôles sont Juliet, dans Romeo and Juliet, lady Teazle dans the School for scandai, Ophelia et lady Macbeth.
Campbell-BANNERMAN (sir Henry), homme d'Etat anglais, né à Slracalhro (Ecosse)' en 1836. Dune vieille famille bourgeoise, il reçut à l'université de Cambridge le diplôme do ■■ master of arts», et, à trente-deux ans, en 1868, il siégea au Parlement, comme représentant do la circonscription de Stirling. en Ecosse. Dès son entrée dans la vie politique, il appartint au parti radical, tandis que son père, sir Jamos Campboll, était un conservateur extrême. En 1871 et 1880, Gladstone lui avait assigné les fonctions de secrétaire du War Office. De 1888 à 1881, il fut secrétaire général à r.\mirauté. De 1884 à 1885, il fut ministre d'Irlande ; en 1886, ministre de la guerre.
11 revint au War Office de 1892 à 1895. Le parti libéral étant vaincu, il tit partie de l'opposition â la Chambre des communes, et, en 1899, il devint, â la place de sir William Ilarcourt.leleaderdc ce parti. Le 10 décembre 1905, il fut appelé â remplacer Dalfour comme premier lord de la Trésorerie et premier ministre. .Sir Campbell-Bannerman était à co moment toujours membre de la Chambre des comnuinos, ses électeurs n'ayant pas cessé de lui être fidèles depuis sa première élection. Il ne s'est jamais écarté de la voie radicale et s'est toujours signalé parla sincérité désintéressée do ses opinions ; il s'est toujours montré le protecieur du prolétariat. — Son frère, sir James Cainpbell, sicL'i-a en même temps que lui au l^arlement, mais à droite.
Campenhout, comm. de Belgique (prov. de Brabant 'arr.'le Bruxelles; ;,surun petit affluent de la Dyle; 3. 150 hab. r;ibn(;Hiijn et blanchisserie de toiles, dentelles, etc. * CamperiO iManfredo'i, voyageur ot géographe italien, né ;i Milan eu 1826. — Il est mort à Naplcs en 1899.
CAMPHANE 'kan) n. m. Nom sous lequel on désigne quelquefois le di/ii/drocamphène,
*CamprauSEN (Otto), homme politique prussien, né à Hiiiishnveii en 1S12. — Il est mort â Berlin en 1890.
CaMPHIN-EN-PEVÉLE, comm. du Nord, arrond. et â 8 kilom. di- Lilli-, non loin de la Deule; 1.200 hab. Filature de coton. fabric;ition d'étolfes. draps, etc.
CAMPHOCBËOSOTE n. f. Cliim. Syn. de cabvacrol.
CAMPHOLIDE n. f. Lactone <iue l'on obtient on traitant l'aciilc rariiphoréiiique par l'acide sulfuriquo concentré.
''^CAMPHRE n. m. — Camphre anisigue. V. anéthol, t. ï. Il Camphre d'aunée. V. alantoi,, t. I. u Camphre de bergamote, Dépôt qui se forme â la longue dans l'huile essentielle de bergamote et (jui, purifié, admet pour formule C'Ml'O'. Syn. itKBGAi»Ti';NH. u Camphre de cubètie. Dépôt (lui se foriiie dans l'ossence que l'on obtient en distillant lie vieilles cubèbes; il admet pour formule C'*IP*0. n Il Camphre de ledum pahislre. Camphre C'*II'*0, que l'on retire do la plante au moment de sa floraison, il Camphre de matico. Camphre C"II"'0, que l'on retire des feuilles do matico.
CampillO de AltoBURY, ville dEspagne (Nouvelie-("astille 'prov. de Cuenra.j. sur un petit sous-affluent du Tage : 4.000 bab. Toiles, vignoldes.
CampbeU-Bannerman.
CaMPILLO (Narciso), poète et romancier espagnol, né en 1S30. Il a publié divers recueils de vers : Poesias i 1858 I ; A'uei as poesias (1807). Il s'inspire des auteurs les plus variés. Herrera et Luis do Léon, Lamartine cl V. Hugo, /orrilla et Saavedra. Il a écrit aussi des contes dans la maiiièro andalousc : L'na docena de cuentos (1878); Xnei^os cuentos (1881).
CAMPIMÈTRE {kan-pi — du lat. cnmpu», champ, ot du gr. métron. mesure) n. m. Instrument servant à déterminer l'étendue du champ visuel. (Il est composé d'un arc de cercle mobile autour do son centre.)
Campine (coq et rooLE de la). — On donne le nom do race de la Campine à des gallinacés originaires du pays de co nom. U existe deux variétés dans cette race : une variété argentée (le coq a la tétc et le camail blancs, le dos et les jambes d'un blanc pur, les faucilles noires, bor-
it%
Campoamor.
Coq et poule de la Campine.
dt-es de blanc ; la poule a la tête et le camail blancs, tout le reste do son plumage blanc rayé de noir^ et une variété durée (le blanc est alors remplacé par le jaune brun). Les caractères de cette jolie race sont les suivants : bec court, œil grand, crête frisée, pattes fines d'un gris bleuté. Très rustiiiue, cette race est recherchée pour la fécondité de la poule, dont la ponte est tellement abondante (lu'ellc lui a fait donner le nom de >> pond tous les jours ".
GaMPLONG, comm. de l'Hérault, arr. et à 9 kilom. de Béziers. sur la Mare, affluent de l'Orbe; 600 hab. Bous vignobles. Tuilerie, verrerie; aux environs, gisements de fer et de houille activement exploités.
Campo, bourg d'Espagne (Estréniadure [prov. de Cacérês]), prés d'un petit sousaffluent du Tage; 3.000 hab.
Toiles, vignobles. — Bourg de la province de Pontevedra, sur un petit tributaire de la ria de Pontevedra par le Lerez; 4.000 hab. Gisements de fer, de cuivre, vignobles, tuileries.
CampOALEGRE, ville de Culombio (Etat de Tolima) , sur le rio Deltcias, affluent du Maç;dalena ; 4.000 hab.
Plantations de café, canne â sucre : lavages d'or.
* Campoamor (don Ra-
mon de}, poète, philosophe et
homme politique espagnol, né à Navia (Asturies] en 1817.
— II est mort à Madrid en lOOl.
Gam POG ALLIA NO , bourg d'Italie (Emilie [prov. de ModèneV, sur la yeccliia, affluent du Pô; 4.000 hab. Sériciculture, fabrication de chapeaux de paille.
CampOLIGURE, bourg d'Italie ( Ligurie [prov. de GèneSjS; 3.000 liab. Fabrication de toiles, vignobles.
CampOSANTO, ville de la république Argentine, chefliou de déparioment. sur un petit affluent du Bermejo ; s.ono hab. Plantations de caféiers, cacaoyers, canne à sucre ; distilleries.
Campos Salles (Manoel Ferraz de), homme d'Etat brésilien, né à Campinas (Etat de Sao-Paulo) en 1S46. Après avoir fait des études de droit, il devint, sous rempire, député républicain à TAssemblée provinciale de Sao- Paulo, puis à la Chambre nationale, où il fut un des plus ardents champions de l'abolition de l'esclavage et prêcha d'exemple eu émancipant les esclaves de ses propriétés, llprit une part active à la proclamation de la République et fut. en 1880, ministre de la justice dans le gouvernement provisoire. Il fut bientôt nommé sénateur, puis gouverneur de l'Etat de Sao-Paulo. Elu président de la République, le 1" mars 1898. pour prendre le 15 novembre suivant !a place de Prudente do Moraes, il fit un voyage en Europe avant de prendre possession de cette magistrature et séjourna surtout en France. Ses fonctions de président de la République prirent lin en novomliro 1905.
Camps, romm. du département du Var, arroud. et à 5 kilom. de lîngnoles, sur un petit sous-affluent de l'Argens : 800 hab. Oliviers.
CAMPTODACTYKJE {kanp-tOf U — du gr. komptos. recourbé, et daktuins, doigtj n. f. Flexion permanente d'un ou de plusieurs doigts delà main.
— FjNcvtL. La camplotlucfylie est uno malformation qui s'observe surtout chez les arthritiques ; elle porto généralement sur larticulation de la première phalange avec la deuxième. Presque toujours rauriculairo seul est atteint.
CAMPYLOCENTRE (kan, sanir") n. f. Genre d'orchidées, comprenant une quinzaine d'espèces originaires de l'Amérinuo du Sud et do l'Indo. (Quelques espèces sont parfois cultivées dans les serres des régions tempérées.)
CAMPYLOGRAPHE (/.•'('» — du fïf. kampulos, recourbé. et f/fiipht-i», écrire) n. m. Appareil imaginé par Dochoverens jiour dessiner les courbes.
— Encvcl. Le cnmpt/fofj}-aphr se compose de deux bioHes rectangulaires, actionnées chacune par doux roues cou-
plées. Dans chaque couple, rayon et vitesse de rotation sont identiques. li'un couple à l'autre, rayon et vitesse peuvent dilTérer. A l'intersection des deux bielles, se trouve un crayon qui trace dos courbes sur le papier fixé à un plateau. Si co dernier est immobile , la résultante des deux mouvements oscillatoires est une tigure de Lissajous Icourbo obtenue par la réflexion d'un rayon lumineux sur deux diapasons oscillants dans deux plans rectangulaires). La composition de trois mouvements s'efl'ecluc en réalisant la rotation du plateau qui porte le papier enregistreur, pendant que les bielles conservent leurs mouvements rectangulaires oscillatoires. Le style peut alors tracer des courbes extrêmement compliquées. Outre son intérêt comme instrument de laboratoire, le campylographe fournit des motifs de décoration artistique.
GamRANH (baik de), baie do la côte française de rindoChine, eu Annam (prov. de Khauh-IIoa). Fermée à son entrée par un certain nombre de petits Îlots rocheux, elle s'enfonce profondément dans les terres, dominée par un petit massif montagneux de 1.300 à 1.400 mètres d'altitude. Profonde et parfaitement abritée, elle servit do mouillage ù la floite de l'amiral russe Roje-'tvenski, en route pour le Japon ^1905,', et ce stationnement prolongé motiva les plaintes, d'ailleurs injustifiées, du gouvernement japonais.
* Canada. — LHlératnre. L'élément canadien-français (un million et demi) qui domine dans la province de Québec et (|ui forme une minorité importante dans toutes lesautres parties du Canada, à l'exception de la Colombie française, a conservé sa langue, qu'il parle avec une fidélité archaïque, où se retrouvent nombre de tournures et de locutions tombées en désuétude depuis l'époque classique de notre littérature. Malheureusement, il s'y est forcément produit une infiltration d'anglicismes qui en trouble la pureté. Québec, Montréal, Ottawa, beaucoup de petites villes el de bourgades ont des revues et des journaux imprimés en français, qui soutiennent vaillamment les traditions et les principes de leur ancêtre : le Canadien. La part faite â la poésie, aux chroniques, aux nouvelles et romans y est souvent considérable, et ce sont en grande partie des auteurs du cru qui la remplissent. Parmi les écrivains canadiens qui ont une œuvre et dont le nom mérite d'être connu en dehors de leur pays natal et plus spécialement dans la mère patrie, il faut citer les historiens F.-X.Garneau, abbé Ferland, abbé Taillon, abbé Laverdièrc, abbé Casgrain, abbé Victor-A. Huard, Paul Bruchési. archevêque de Montréal; Taché, Turcotte, A.-N. Montpeiit, Napoléon Legendre ; parmi les romanciers : Bourrassa, Chauveau, Faucher de Saint- Maurice, Gerin-Lajoie ; parmi les poêles: Marchand, qui fut premier ministre de la province de Québec et dont la fille. M"»* J.-M. Dandurand, inaugura au Canada les palmes d'officier d'Académie (1898) ; Launay, AVilfrid Larose, Jules Charbonneau, E.-Z. Massicote, Albert Ferland, Alfred Gauveau, Régny Tremblay, B. Suite, le D' Nérée Beauchemin, le sonnettiste Arthur de Boissière et. les dominant tous par le talent et par la force de l'inspiration. Octave Créraazie et Charles Fréchette, le r poète national >• qui fut couronné par l'Académie française. Cette distinction a été aussi accordée à un poète d'Ottawa, W. Chapman, que la u Revue des poètes « a fait connaître au public français.
— BiBLiOGR. : Histoire de la littérature canadienne, d'Edmond Lareau (Montréal, 1874); Etudes de littérature canad>en7ie française, Charles ab der Halden (Paris, 1904).
— Evolution po!itii/ue. Bien que colonie anglaise, le Canada a des liens de moins en moins étroits avec la métropole et parait évoluer rapidement vers lindépendance. Les cabinets conservateurs issus de la Chambre nommée en 1891 n'avaient pas réussi à accroître sa prospérité. En 1«96, les libéraux arrivèrent au pouvoir et le ministère présidé par sir AVilfrid Laurier, avec Tarte aux travaux publics, fit beaucoup pour le développement économique du pays. Le renouvellement du Parlement fédéral, en 1904, fut un succès complet pour le parti libéral. Sir Wilfrid Laurier, dont la majorité avait augmenté aux élections, de 1900, vit cette majorité s'accroître encore au scrutin du 3 novembre 1901. Le succès du parti au pouvoir est dû, en grande partie, au prestige qu'exerce ce ministre, et au remar(|nable essor pris par le commerce canadien. La découverte des mines d'or du Kiondyke a attiré vers lo Canaila de nombreux immigrants. La population de 4.833.239 hab. en 1891, s'est élevée à 5.371.315 en 1901. Une commission mixte d'arbitrage, constituée en vertu d'une convention signée à AVashiugion le 21 janvier 1903. a prononcé, lo 20 octobre IPOS, sur la question de délimitation de la région litigieuse entre les Etats-Unis et lo Canada» dans le territoire d'Alaska, une sentence, très avantageuse pour les Et^ts-Unis, qui ferme au Canada laccès de la mer sur tout le littoral de ce territoire.
GanalA ou Kanala, bourg de la Nouvelle-Calédonie, sur la côte nord-orientale de l'île, qui forme à cet endroit une baie profonde et bien abritée ; 3.000 hab. Belles plantations ; aux environs, gisements de nickel.
CanALEJAS iDon Francisco dk Paula), critique espagnol, né vers 1830. mort à Madrid en 1883. Elève de l'Université centrale, il devint professeur de littérature â Valladolid. directeur de la « Hevista Iberica », professeur à la faculté de philosophie et belles-lettres de .Madrid, et membre de l'Académie espagnole. Il a publié : IJ. Alphonse le Saf/e, roman historique, écrit en collaboration avec Casteiar (1856); les Doctrines du docteiir illumine /taimond Lutte ilSIO); Doctrines religieuses du rationalisme contemporain (1875); Introduction à l'étitde de la philosophie platonicienne {l$lh) ; De la poésie hé rotco- populaire castillane (1S7C); la Poésie moderne (1877); les Poèmes chevaleresques et h'S livres de chevalerie (1878).
GanalEJAS (José), homme politique espagnol, né au Ferrol en 1854. Il fut d'abord professeur auxiliaire à la faculté de philosophie et des lettres de Madrid et secrétaire g*'néral de la compagnie des chemins de fer de Madrid à Ciudad Real. Elu député pour la première fois en 1881. il fut réélu dans les législatures suivanles. Entre temps, il fut sous-secrétaire do la vice-présidence du conseil, ministre de Fomenlo en 1888. do la Justice en 1890, des finances eu 1891-1895. Dans ces différentes situations, où il s'eflorça de réaliser des réformes utiles, il fit toujours preuve d'idées très libérales. C'est aussi un écrivain distingué, qui a notamment publié une Histoire de la littérature latine. Il a été élu président de la Chambre en IdOti.
ITi fois).
ht;
CANARI n. m. Cépage noir, cultivé dans lo département ■ io l'AriL'{,'0 ot donnant dos fruits gros, sphériques, àchair ;issi-i; ferme et sucrée.
CANCÉRINE OU CANCERINA il. f. Genre de crustacés .■n[..-pudf'S, créé eu l'JOl pour une turnie singulière découverte sur les cétos d Angleterre. (I/espèco type du genre est la cancerina runfu--ia.)
CANCOILLOTE {ko-ill [Il mil.]) n. f. T. rural. Nom ([uo, dans les départements du Doulis, du Jura ut de la Haute-Saône, on ilonne à un fromage spécial.
— Encycl. La cancoillote s'obtient en faisant cailler lo lait, puis t'u laissant pourrir lo caillé obtenu ; on le cuit alors. Cela fait, on le mélange avec du beurre, on sale et on ajoute un pou de farines en ayant soin de malaxer le tout. On conserve la cancoillote dans dos bols ou des pots; c'est un fromage pâteux, presque liquido.
Gandamo (Manuel), président do la république du Péruti, né à Lima en 1812, mort à Yura, près d'Arequipa, en l'JOi. Il avait fait son éducation à Paris, était devenu journaliste en son pays, puis diplomate et linancier. Il prit part, comme simple soldat, il la guerre contre le Chili. Sénateur, président du Sénat, membre du conseil d'Etat, il devint, en 1903, président de la République. Dans sa longue carrière politique, il montra une intellîgeuco remarquable, une grande droiture d'esprit et un dévouement sans bornes pour son pays,
CanoÈZE (Ernest), médecin et naturaliste belge, né à Liège eu 1827, mort à Gloin {près Liège) en 1898. Il a dirigé l'asile dos aliénés do Glain et s'est fait connaître |)ar des travaux considérables d'ontomologie, dont le principal est la Monoijrafihie dis êlntérides (1856-1803, 4 vol. iti-g", 25 planclies). Membre de l'Académie des sciences do liolgiquo (1858), secrétaire de la Société royale des sciences de Liège (1870), il a publié, en collaboration avec Cliapuis : Catalogue des larves de coléoptères (1853); Métamorphoses de (fuelques coléoptères (1861), et quelques u'uvres do fantaisie dans le Magasin d'éducation et de récréation, toiles que : les Aventures d'un grillon; Périnctle ou les Aventures surprenantes de cinq moineaux; la Gileppe ou Infortunes d'une population d'insectes.
Gandiano Popesco (Alexandre), général roumain, né on 18U, mort à Bucarest en 1901. Il fut tour à tour avocat, conspirateur, député, poète et l'un dos plus brillants officiers de son pays. Lors de la guerre turco-russe on 1877, à la této d'un bataillon, il prit d'assaut la redoute de Grivitza et s'empara d'un drapeau russe. Aide de camp du roi Charles, il fut nommé général en 1894. On lui doit un recueil do poésies militaires, intitulé Tava.
Gandle, lac du Canada (Saskatchewan), qui s'écoule par le Big Sturgoon, tributaire gaucho de la Saskatchewan du Nord; 32.000 hectares.
GANDOLLÉACÉES (do-lé) u. f. pi. Nom donné par divers auteurs à la faniillo des stylidiacées. (V. ce mot, t. VIL)
— L'nC CANDOLLÉACÉE.
Ganet, comm. des Pyrénées-Orientales, arrond. ot à 10 kilom. do Perpignan, à quelque distance de la Méditerranée; 1.030 hab. Tramway élfctriirue vers Perpignan, et prolongé d'autre part vers Canet-Plage, qui est une station balnéaire assez fréquentée ; magnifique plage de sable. Aux environs, vignooles produisant des vins estimés : Castel- Bous si lion , etc. Il subsiste des fortifications de l'ancienne ville (le Cyne/^cwm des Romains), qui fut prise on 16il par Condé.
Ganet-DE-MAR, ville d'Espagne (Catalogne [prov. do Barcelonej , sur la Méditerranée; 4.000 hab. Cabotage actif ; pêcheries.
GanevarO (Felico Napoleone, comte), amiral et homme d'Etal Italien, né à Lima (Pérou) en 1838, d'une famille uriginaire de Ligurio. Il entra à l'Ecole navale de Gènes ù l'âge de quatorze ans et en sortit enseigne en 1855. Il prit part avec distinction aux campagnes de is.ïg, 1860, 1861 et 1866. Député de Gènes de 1872 à 1877, il fut élu do nouveau en 1887, année où il fut nommé contre-amiral. Il devint vice-amiral en 1893 et fut élu sénateur eu 18i>6. Envoyé eu 1897 à la této de l'escadre italienne dans les eaux "de Crète, il remplit les fonctions de président du conseil des amiraux de la flotte internationale. Rudiui l'appela, en 1898, à remplacer Brin à la této du ministère de la marine. Peu de temps après, il passa aux affaires étrangères dans lo ministère Pelloux; il fut renversé avec lo cabinet entier, en 1899.
CANFIELDITE {(il) n. f. Variété stannifère d'argyrodite.
GANGOURA n. f. Plante grimpauLo vénéneuse, de la lannllo des connaracées, originaire de San Salvador. (On oniploie ses graines pour empoisonner les animaux. Elles renferment une huile vcrdàtre. qui paralyse le système nerveux. A faible dose, la paralysie ne vient que progressivement, mais dure longtemps.)
GaniaC, comm. du dép. du Lot, arr. et à 13 kilom. do tiuiirdon, au milieu des caussos ; 780 hab. lutéressauto ègbse romane du xii' siècle ; trutles.
^CANIDÉS n. m. pi. — Encyci,. D'après les travaux les plus récents, la grande famille des canidés so subdivise en trois sous-famillcs. Les deux premières, dites des amphi- (i/ouinés et des simocyoninés, ne comptent que des représentants fossiles dans les terrains tertiaires. Celle des canines comprend, outre les genres éteints [cyotherixanj cynodictis, galecynus, etc.). les chiens proprement dits {canis), dont fout partie les loups avec leurs sousgenres tftous et lupulus. An premier répondent les petits chiens sauvages américains, au second les chacals et le coyote. Viennent ensuite les uyclereutes du nord do l'Asie, les renards (vulpos), les fennecs, vrocyons, cyons, icticyons, lycnons et ûtocyons.
CANIVELLES {vèV — ôiymol. incort. : serait le fém»de caniveau, di-r. de can»e, au sens do tuyau; latin canna, canne, roseau. Il y aurait ainsi nu rapport analogique avec lo canon ou t'iilie d'un fusil, a\ oc la flùtc et avec le tibia, qui est à la fois une flûte et l'os creux lo plus grand
do la jambe) n. f. ni. Are. pop. Lo bas dos jambss, les tibias : Le vieux, refioidi, a approcha du feu pour se chauler un peu les camvelles.
Ganivet (Charles), écrivain français, né à Valognes Man<hejen 1839. II débuta daus lo journalismo à Caon. Il alla à Paris comme secrétaire d'Amédéo Thierry, entra au journal le « Soleil n lors de sa fondation ot y resta de 1873 à 1905. II s'y occupa do critique littéraire, et y signa en mémo temps une clironiquo quotidienne du pseudonyme do .Jean de Nivbli.e. On a do lui des poésies : Croquis et paysages, sonnets (i878j; le Long de la côte (1883); Jlonneur-Patrie (1896): des romans: Jean Dagoury (1877); Constance G i raudel {iS&O) ; Pauvres Diables (iksi) ; la Nièce de l'organiste (1885); les //autemanière (1885); l'Amant de itébecca (1890); la Ferme des Gohel (1890); Mademoiselle Maréchal; Lise Ileurtevent (1891); Contes de la mer et des grèves (1889); Enfant de la mer. Fils de pécheur et Contes du vieux pilote {ISOZ); enfin, uno étude historique ; les Colonies perdues (l88i).
GanneltON, ville des Etats-Unis (Etat d'Indianal, sur rohio ; i.uoo Iiab. Métallurgie du for, fabrication do machines agricoles.
GannizzarO (Stanislao), chimiste italien, né à Palerme en 18-j*i. Après avoir commencé ses études de médecine à l'université do sa ville natale (184l-l8i2), il devint préparateur de chimie à Pise. Mais, ayant pris part à î'insurrcc'tion sicilienne do 18-18, il dut s'enfuir, passa alors en Franco et travailla à Paris. De retour dans la péninsule, il professa la physique et la chimie au collège d'Alexandrie, eu Piémont (1851), qu'il quitta pour occuper successivement les chaires do chimie des universités de Gênes (1855), de Palerme (1861), de Rome (1871), et fut nommé sénateur du royaume d'Italie, la mémo année. Cannizzaro publia de nombreux mémoires do chimie, dispersés daus divers recueils. Les principaux roulent sur la dissociation, les formules do constitution des composés organiques, la philosophie chimique, l'alcool benzoïqne, l'alcool anisique, les amidos cyaniques, les acides isomériques, et ces remarquables travaux lui valurent d'être élu membre ou correspondant de presque toutes los académies et sociétés savantes do l'Europe. En 1894, il a été élu correspondant de l'Académie des sciences de Paris.
*CANON n. m. — Encycl. Artill. La rapidité du tir n'étant pas moins recherchée pour les canons que ccUo de leur déplacement, il était nécessaire, pour l'obtenir, de limiter, sinon de supprimer, au moyen de freins divers, le recul des pièces, ou tout au moins de faire en sorte que ce recul fût accompli sans déranger le pointage. Le problème, facile à résoudre avec les pièces de siège, de marine, installées à un poste fi.\e, au moyen d'un dispositif convenable de rafifùt,a reçu, pour le matériel de campagne, une solution également satisfaisante par l'adoption du canon de 75 millimètres, modèle 1897. La rapidité du tir a été obtenue : d'abord par un dispositif de la fermeture de la cnlasse analogue à celui dit " Nordenfoldt " ou >< à vis excentrée ». C'est une modification du système de Bange: 1" lavis est à filets continus, ce qui assure au bloc une très grande résistance pour une faible longueur; 2° le bloc n'a pas besoin do sortir du canon pour que la culasse souvre ; il tourne autour de son axe, excentrique par rapport à celui de l'àme ; et il suffit d'agir sur un levier, dans un sens ou dans l'autre, pour produire successivement les deux mouvements de rotation que comporte l'ouverture ou la fermeture de la culasse.
La face du bloc, qui s'applique au fond de l'àme, présente d'ailleurs une rampe hélicoïdale, qui assure la mise
en place progressive du culot de la douille, tout à fait analogue à celle des cartouches de fusil, et qui contient comme elle à la fois la charge et le projectile. Cette cartouche à canon n'a pas moins de o°',75 de long. Son projectile, obus à mitraille ou à mélinito, pèse près de 7 kilogr. et il est lancé avec une vitesse initiale de plus de 500 mètres. La pièce repose sur un berceau (v. ce mot), nui renferme le frein hydropneumaiique (v. frein, t. l\)t destiné à éteindre progressivement son mouvement de recul sans que celui-ci se communique à l'afl'ût, dont la fixité est en outre assurée par une bêche do crosse et par dos socs fixés aux sabots d'enrayage. Pour le tir, la hauteur correspondant à la distance est donnée au moyen d'un mécanisme disposé à droite de la pièce, et qui donne au berceau l'inclinaison voulue, tandis que le pointeur, assis sur un siège fixé à gauche de lalfût, et abrité par un bouclier, donne la direction, en mémo temps que, guidt* i»ar un niveau placé sous ses yeux, il e.xécute les petites corrections en hauteur qui peuvent être nécessaires.
La pièce peut arriver ainsi à tirer vingtcinq coups par minute. Ou puise les munitions dans l'arrière - train du caisson.