CAHIERS - CAISSE
Cai ban nliac.
minée par l'appendico caudal, que le mu^i- ■ cien appuie contre la ceinture en tenant l'appareil obliquement afin de pouvoir librement choquer les idanchettcs latérales contre celle du milieu.
CÀI CHUONG CHUA (de l'annami te chuonq, cloche, et chua, temple) n. f. Cloche de bronze dont les Annamites se servent dans les cérémonies religieuses.
CÂI DAN NHA TRO n. m. Sorte de guitare annamite, à caisse trapézoïdale et montée de trois cordes : Le cai dan nha iko sert à accompagner le chant.
CÂI KÈN DÔI n. m. Chalumeau double annamite, composé de deux tuyaux acco-
lés, percés chacun de sept trous et possédant une anche semblable pour chaque tuyau.
GaiLLAUX (Joseph), homme politique français, né au Mans en 1863. Fils d'Eugène Caillaux, ministre des travaux publics et (^^j ^^^^ ni,^ des tînances (v. t. II), il entra, après avoir ' tio. fait ses études de droit, dans l'administration des finances et, après un stage à la Caisse des dépôts et consignations, fut reçu inspecteur des fînances (1888). Il devint, en 1892, maître do conférences à l'Ecole libre des sciences politiques. Elu député de la Sartho (arrond. de Mamers) eu 1898, réélu en 1902, il tit partie du groupe progressiste, dont il se détacha bientôt.
En 1899. il obtenait le portefeuille des tinances dans le cabinet Waldcck-Rousseau. Parmi les réformes qu'il réalisa, il faut signaler l'organisation du régime tinancierde l'Algérie, la modification du régime fiscal des sucres, etc. Démissionnaire avec le cabinet, en juin 1902, il a été réélu en 190G et nommé vice-président de la Chambre.
Il a donné une importante introduction à l'ouvrage : les Impôts en France (190iJ.
Caillavet (Georges- Armand DES auteur dramatique et journaliste français, né à Paris on 1869. Il débuta par une Muette en un acte en vers : Colombtne, fit représenter quelques années plus
SUPPL
Caillaux.
tard une revue d'ombres, puis un nouvel acte : P'til Loulou (1900). Mais sa production la plus importante date de sa collaboration avec Robert do Fiers; les deux auteurs ont donné d'abord un petit opéra-boutre en un acte, Chonchetle, musique de Claude Terrasse (Capucines, I902i, <■/ successivement trois opéras-bouffes : les Travaux (//r^-rcu/e flîourt'es-Parisiens, 1901); le Sire de Ver./i/ (Variétés, 1903); Monsieur de La /'a/ice (1905), dont la musique fut écrite par Claude Terrasse; une comédie : les Sentiers de la vertu, jouéo aux Nouvcaulés en I90i, et la mémo année : la Montunster, pièce en quatre actes avec do Fiers et Ibels Joffrin. représentée à la Gaité ; l'Ange du foyer (Nouveautés, 1905); la Chance du mari >i acte. Variétés, 1906). Les premières de ces pièces valent surtout par la bouffonnerie de l'intrigue et par le comique naturolioment créé à l'aide d'anaclironismes volontaires. Les comédies do de Fiers et de Caillavet sont au sens propre du mot dos comédies légères. Ils descendent, aussi bien pour les comédies que pour les opéras bouffes, de Meilhac et Halévy. On remartme dans leurs pièces beaucoup de fantaisie et de gaieté. De Caillavet, collaborateur au journal » Le Figaro », a donné régulièrement des chroniques tantaisistes.
Gaillemer (Exupère), jurisconsulte et historien français, né ù. Saint-Lô en 1837. Docteur en droit en 1861, reçu premier au concours d'agrégation des facultés de droit en 1862. Caillemer fut chargé d'un cours do code civil à la faculté de Grenoble et devint titulaire de cet enseignement en 1864. Lors de la création do la faculté de Lyon en 1875, il en fut nommé doyen et v reçut une chaire do code civil. Il sut prompteracnt élever cette faculté au rang des premières do province. Parmi ses nombretix travaux, on doit citer, outre sa thèse sur les Intérêts, ses Etudes sur les antiquités juridiques d'Athènes, qui lui valurent, en 1880, lo prix décerné par l'Association pour l'encouragement des études grecques en France. 11 rédigea aussi, dans le " Dictionnaire dos antiquités grecques et romaines », de Daremberg et Saglio, la plupart des articles relatifs au droit public' et privé do la Grèce.
Gailleux (AIcxandre-Achille-Alphonse de Cailloux,
dit de), architecte français et ancien directeur des Beaux- Arts, né à Rouen enl788, mort à Paris en 1876. A. de Cailloux avait envoyé au Salon de 1819, où il exposa pour la première fois, ua Projet de caserne pour un régiment d'infanterie de la garde royale. Au Salon de 1822, i[ obtint une seconde médaille. Comme artiste et littérateur, il a pris part à la publication du Voyage pittoresque dans l'ancienne France, du baron Taylor ; il y a fourni \ Ancienne yormandie. Attaché, sous la Restauration, au ministère do la Maison du Roi, en qualité de secrétaire général des musées, il devint ensuite directeur-adjoint, puis directeur des Beaux-Arts, en 1841, à la mort de Forbin. Dans ces fonctions, il eut à surveiller, de concert avec l'arcbitecto Fontaine, l'organisation du musée historique de Versailles, dont Louis-Philippe avait décidé la création. Il occupa ce poste jusqu'en février 1848. L'académie des Beau.\-Arts l'élut membre libre, en 1845.
CAÏMITIER (ti-é) n. m. Genre de sapotacées, comprenant des arbres à suc laiteux, qui croissent dans l'Amérique tropicale, et qui fournissent des fruits comestibles très recherchés.
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CÂI MO CÂ n. m. Instrument dont les prêtres et les veilleurs de nuit se servent en Annam et en Chine. (Le cài niu eu c-^t lau a une pièce de bois creuse ayant la forme d'un poisson. On le frappe à l'aide d'un morceau de bois et il rend un sou qu'où entend au loin.)
Gain (Ceorf/es-Jules-Auguste), peintre français, fils d'Auguste Gain (v. t. II), lié à Pans en 1856. Elève de Cabancl, G. Viberl et Détaille. Il a exposé depuis 1878 de nombreux tableaiLv, dout il a emprunté la plupart des sujets à l'histoire anecdotique, comme : /e Buste âe Alarut au pilier des Balles (1880); te Sculpteur Pajou faisant le buste de la au Barry (1884 ; une Barricade en IS30 (1889}; Présentation de lord Byron à la comtesse Guicctoli ^1891); Napoléon après l'abdication (1893) ; la Mort des derniers Montagnards (1897); Bonaparte en 'f804 {médaille de bronze à l'Exposition universelle de 190o .
Il a été nommé, en 1897, conservateur du musée Carnavalet (Paris) et directeur dt-s collections d'art de ce musée, qu'il a réorganisé. Organisateur de l'Exposition rétrospective do la Ville de Paris, eu 1900, il fut, par la suite, chargé d'installer les collections artistiques de la Ville de Paris au Petit Palais. Lorsque le legs Dutuit vint les enrichir d'une façon inespérée, ce fut encore Georges Cain qui ramena de Rouen ce trésor d'art et le mit en valeur dans la partie du Petit Palais qui lui a été réservée. Ses nouvelles fonctions ont contraint Georges Cain à abandonner presque complètement la peinture. En revanche, il a été pris par la littérature. Collaborateur au ■• Figaro », il a publié ; la Collection Dutuit ; Croquis du Vieux Paris ; Coins de Paris ; Anciens théâtres de Paris : le boulevard du Crime, les Théâtres du boulevard.
Gain (Henri), peintre et auteur dramatique français, frère du précédent, né à Paris en 1859. Elève de J.-P. Laurcns et Ed. Dctaille. Nous citerons, parmi ses toiles : la Fin d'une conspiration sous Louis XVIII (1SS3); le Viatique dans les champs (1S86): Au Louvre (ISSS); Chez la tireuse de cartes (1892); Saint Georges et le Monstre {l&96)^ qui lui valut une médaille de seconde classe; T Or triomphant et ses victimes (1897); parmi ses portraits : lo duc d'Aimiale, Léon Carvalho, Auguste Cain (pastel). Il est aussi un auteur dramatique plein de verve et un librettiste habile. On lui doit nombre de livrets d'opéras-comiques : la Vivandière, musique de B. Godard (1S95); ia J\'«-
Geoi^cs Cain.
Henri Cain.
varraise, avec J. Clareiic, musique do Massenct (1895)- Cendnllon, musique de Massenet (1899); le Juif polonaia avec Gheusi, musique d Erlanger (laooj ; U Flamenca, avec Adenis, musique de Louis Lambert ; Chérubin, avec do Croisset, musique de Massenet; la Cabrera grand prix .Souzogno , musique de G. Dupont '|yfJ5.; les Pécheurs de Saint-Jean, raiisiquo do Widor (190fl). Il a encore donné au théâtre : Jacques Callot, drame, avec Adonis (1896); 5a/ïAo (d'après Alphonse Daudet) avec Berncdo (1897); et plus récemment, les Mirages, avec le mémo; une Aventure de la Guimard, ballot-pantomime (1900); Cigale, ballet, musique de Massenet.
Gaine Thomas llonry Hall ., romancier et auteur dramatique anglais, né ù. Ruocoru (Cheshire) en 1853. Il fut pendant six ans un des principaux rédacteurs du . Livorpoof Mercury i. Appelé â Londres par Dante Gabriel Rossetti, il resta auprès du poèto jusqu à la mort de celui-ci (1881-1882) et publia ncu après ses Uecollections of Hossetti. Il donna ensuite Sonnets of Ihree Centuries (1882), une Vie de Colerîdge et Coburebi ofCnticism (1883). En 1885 seulement, il débuta comme romancier avec the Shadow of a crime. Il collabora à r « Athenœum « , à W Acadomy o , au « Times • , au < New "iork Herald ., fit des conférences à la Roval lustituiion, voyagea au Maroc et en Islande, accepta une mission t'i comité russo-juif en Pologne, fonda la « Philosophical Institution ■> et! « Arts Club » à Edimbourg (189-11, et alla au Canada négocier au nom do la Société des auteurs uo traité littéraire avec le Dominion.
Le succès a accueilli toutes ses oeuvres de fiction, ou so déploie, dans un style imagé et chaud, une imag-uatioa ardente, éprise de grandeur et de force et tout imprégné© de réminiscences bibliques. On peut citer : a Son of Hngar (1886) ; the Deemster (1887). dramatisé sous le titre de Ben-mu-Chree ( 1888) ; the Bondman ( 1890): the Scapegoat (lS9l); the Manxman {1894, qui fut mis deux fois au théâtre ; the Christian (1897), qui fut extrêmement lu et discuté, et d'où un drame fut tiré presque aussitôt; the Eternal City (1901) et tlie Prodigal Son (1904).
Gaird (John), théologien et prédicateur anglican, né à Grcenock (Ecosse) en 1823. Docteur en théologie et principal de luniversitô de Glasgow, il a publié, sous le patronage de la reino Victoria, dont il était un des chapelains, the Heligion of Common Life (1856). On a encore du D' Caird, outre un volume de sermons (1858), the Cniversal Religion (1874), Unity of the Sciences (1873-1874), Introduction to the Philosophy of Heligion et quelques autres ouvrages. — Son frère Edward Caird, phdosophe et littérateur écossais, né à Grecnook sur la Clydc eu 1835, lit à Balliol Collège (Oxford't des études brillantes. Il fut professeur de morale à l'université de Glasgow, puis directeur ou masler de Balliol Collège (Oxfordj. et devint, en 1903, correspondant de l'Académie des sciences morales.
Caird débuta par un Exposé critique de ia philosophie de Kant (1877), où il s'efforça de retrouver chez l'auteur de la Critique de la raison pure le germe de toutes les idées développées plus tard par Hegel. Hégélien convaincu, il a publié un ouvrage consacré à son maître (I883i, un autre à Auguste Comte (1885), un cours professé sur l'Evolution de la religion (1893) et en dernier lieu un volume sur l'Evolution de la théologie dans la philosophie grecque (1904). Dans un domaine moins ardu, il s'est fait connaître par des Essays in literature, où l'on remarque son appré- •ciation sympathique do Thomas Carlyle.
*CAIRN n. m. — Nom donné aux tas do pierres où les explorateurs des régions polaires insèrent des lettres et des documents pour marquer ioiir ]>assagc et donner do leurs nouvelles à ceux qui parcourent la même route.
^CAISSE n. f. — Encycl. Caisse de prévoyance des marins. Dr. La loi du 29 décembre 1905 a créé au prollt des marius français une caisse nationale de prévoyance contre les risques et accidents de leur proiession. Celte caisse est annexée à la caisse des invalides de la marine, mais eilo a son existence indépendante. Le ministre do la marine, a:ssisié d'un conseil d'administration spécial, est chargé de sa gestion.
Eu font obligatoirement et exclusivement partie, tous les inscrits maritimes, à partir de l'âge de lu ans. ainsi que le personnel non inscrit embarqué sur tous les bâtiments de mer français autres que les navires de guerre ou ceux exclusivement affectés à un service public.
La caisse de prévoyance est alimentée par une taxe que versent les propriétaires ou armateurs de navires ou bateaux ; par les cotisations des i)articii>ants ; par des dons et legs des particuliers, des subsides des départements, des communes, des établissements publics et des associations ; par diverses subventions allouées par le ministre do la marine, et enfin, en cas d'insuffisance, par des avances faites par l'Etal et qui doivent lui être remboursées dès que les recettes l'emportent sur les charges. I-a taxe versée par les propriétaires ou armateurs de navires ou do bateaux est fixée à S fr. 5i> pour 100 fr. do salaires portés sur le rôle d'équipage. Le taux des cotisations imposées aux intéressés varie suivant leur grade et selon qu ils naviguent au long cours ou â la grande pêche, ou qu'ils pratiquent le cabotage, le pilotage ou la petite pèche.
Les participants atteints de blessures ou de maladies ayant leur cause directe dans un accident ou un risqao de leur profession survenu pendant la durée d'un embarquement sur mi navire français ont droit soit à une pension viagère d'infirmités, soit à une indemnité journalière, suivantque l'incapacité de travail est absolue et permanente ou temporaire. Ont également droit à pension, les veuves des participants tués ou périssant par suite dos causes et dans les conditions sus-indiquées, pourvu que le mariage soit antérieur à l'origine des blessures. 1-es orphelins reçoivent, quel que soit" leur nombre, el jusqu'à ce que le plus jeune ait accompli l'âge de 16 ans, un secours aunuel unique do taux égal à celui de la pcusiou
CAISSON — CALLILÉIMDE
que la mère avait ou aurait obienuo. Si les pariici[»anis no laissent ni vetivos ni or[»lieliDs, un secours annuel cl viager est accordé à chacun de leurs asccniauis au premier «.le^r»!! âgés île plus do GO ans.
Ces diverses pensions et allocations sont indépendantes (les pensions militaires ou civiles dont les intéressés pourraient être titulaires. Elles sont inccssililes et insaisissables. Cependant, toute condamnation à une pciiie infamante ou à une peine correctionnelle de plus de six mois d'emprisonnement entraino, pondant sa durée, la suspension du pavement de la pension ou autre allocation. Le pavement est rétabli eu cas de réhabilitation ou de grâce ùu ù l'expiration do la peine.
^CAISSON n. m. — Encycl. Artill. Le caisson des canons do 75 "'/'" à tir rapide est constitué par un avanttrain semblable A celui du canon et ponant, comme lui, un coffre à munitions contenant vingt-tjuatre cartouches. L'arriére-train du caisson est disposé dune façon tonte spéciale. La flèche, munio d'une lunette qui la réunit à l'avant-train, est articulée avec le corps au caisson et maintenue rigide pendant les rouies au moven d'un axe d'accrochage portant un levier. Lors du tir, le caisson se met " en batterie », c'est-à-dire que son arriére-train, séparé de son avant-train, est disposé à 0",50 ù gaucho du canon. On fait, en même temps, basculer cet arriére-train du caisson autour do l'essieu, et il repose alors à l'arriére sur les butées de renversement, tandis qu'il est soutenu à l'avant par la flèche appuyée sur le sol par sa lunette et faisant ainsi l'ofrice d arc-boulant. Dans cette position. les deux cotï*res à. munitions portés par l'arriére-train se présentent comme des sortes d'armoires dont leurs couvercles forment los portes, ot une fois ces couvercles ouverts à droite et à gauche, les servants ont devant eux les cartouches placées horizontalement le culot en arrière et disposées par rangées de quatre, au nombre de trente-six. Dans chaque cori're un tiroir, placé entre la cinquième et la sixième rangée, contient ditîV'rentes pièces de rechange et do nettoyage. Entre ces deux cofl'res ù munitions est ménagé un emplacement qui contient à la partie supérieure un colfrc à avoine et à la partie inférieure un débouc/ioir, pouvant se rabattre ou se relever à volonté autour d'un axe d'acccrochago. Quand le caisson est en batterie, on rabat ce déboucboir, qui repose sur le sol et peut être alors utilisé. Pour les routes, on le relève ot on le fixe au moyeu d'un levier d'accrochage. Derrière lui sont encore emmagasinés trois sacs à terre et deux bidons à huile et à pétrole; les coll'res constituent pour les servants un abri assez efficace, car leur fond, en tôle d'acier, forme bouclier. V. canon.
— Trav. publ. Trtivaux hydrauligues. La construction de tunnels sous la Seine pour le passage du chemin de fer métropolitain de Paris a nécessité l'eniploi de caissons métalliques énormes immergés dans le neuve. (V. caisson, t. II, Triivau-£ publics.) Ces caissons constituent la
Caisson mt-talliquc.
charpente métallique du tunnel, dont la voûte est recouverte d un cuvelage en fonte solidement cinieniô et revêtue d'une maçonnerie analogue â celle employée dans les tunnels ordinaires des voies souterraines du métropolitain. La traversée totale du fleuve a demandé l'immersion successive do trois caissons, que l'on a réuni bout à bout après leur enfoncement à 2 mètres an-dessous du fond de la Seine, soit à 7 mètres au-dessous des eaux moyennes.
CAJOL n. m. Nom que l'on donne, dans les fromageries de la iirie, à une sorte de natte en jonc tressé sur laquelle on fait égoutier les fromages frais.
CAKE-WALK (kék-ouôk — mot angl., composé de cake,
Êàteau, et walk, promenade; de ta walk, marcher) n. m. 'anse importée d'.Vmériquc en Europe et qui dérive do la bamboula des nègres.
— Encycl. Le cake-walk vient des Etats-Unis d'Amérique on les nègres du Sud le tiennent en grand honneur. 11 fait dans certaines régions l'objet de concours dont, un gâteau monstre est le prix ; d'où son nom de >' cake-w alk ^^ . <|ui signifie littéralement promenade du gâteau. De la Louisiane, il passa, très modifié, sur la scène des music-halls do New-York, oîi sa vogue fut grande. C'est de là qu'il fut importé en France en li»6û pendant l'Exposition universelle. Le cake-walk, dont la plupart des Itgures ne se font qu'au pas cadencé, n'est qu'une suite dévolutions, de
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Le cake-walk.
déhanchements, de renversements, de battements de semelle, de piaffements épileptiuues, accompagnés parfois de cris stridents. Violente, pariois barbare, relevée d'une pointe do volupté un pou sauvage, t<'ile est cette danse que .son caractère mémo condamne à n'être jamais qu'un pas do music-hall.
GALABACILLO n. m. Nom donné à une variété de cacao cultivée à Trinidad et nommée ainsi à cause de la res.semblance do son fruit avec celui du calobassier : Le fruit du CALABÀcn.t.o est lisse et partage seulement par iLs rai- NUBBS longitudinales. V. fig. cacao.
^CalABRE. presqu'île au S. do l'Italie. — La Calabre, et, plus particulièrement la région qui va de Calanzaro au détroit ae .Messine et forme comme la pointe de la botte italienne, a été le théâtre, le 8 septembre iOOJ, dune des plus violentes crises séismiqucs qui aient jamais ravagé cette partie de l'Italie, ou cependant les tremblements de terre sont fréquents. La catastrophe a coïncidé avec un retour inquiétant d'activité des volcans des lies et de la côte de la mer Tyrrhénienne, le Vésuve, le Stromboli et l'Eina. na communes environ ont été atteintes, dans les provinces de Catanzaro, Keggio et Cosenza; 4.000 maisons détruites, 30 églises renversées, 4.000 victimes. 70.000 personnes se trouvant sans abri, tel fut le bilan de cecata- (-lysme, qui motiva en Italie et dans toute l'Europe un vif mouvement de pitié.
Calabre (congrégation dr). On désigne ainsi tantôt les 0 ermites de Saint-Augustin i' et tantôt la « congrégation de Saint-Bernard*.
Galaf, ville d'Espagne (Catalogne [prov. de Barcelone ), près do la Noya naissante, affluent du Llobrégat ; 3.000 hab.
CALAÏNITE n. f. Espèce de turquoise.
CALAMELAPS {iiié-îapss) a. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des colubridés, comptant trois espèces propres à l'Afrique tropicale.
— Encycl. Les calamelaps sont des serpents à dents venimeuses placées très en arrière. Leur tète, petite, n'est pas distincte du cou, leurs yeux ont la pupille ronde ; leur taille est très médiocre; leur livrée, d'un brun uniforme, est parfois variée do rouge foncé comme dans le calamelaps concolor, de Cafrene.
CALAMISTRÉ, E (mm) adj. Zool. Qui a passé par jO calamistrum, en parlant des fils sécrétés par los araignées.
— Encvcl. La production des fils calamistrés étant soumise à la volonté, les flleuses ne les emploient pas exclusivement. Les grands fils qui suspendent la toile ou la divisent sont simples et produits par les ïilières; les fils calamistrés, destinés plus spécialement à retenir la proie, en occupent les intervalles.
*CALAMISTRUM {mis$-iro)n')n.m. — Brosse de soies existant aux pattes de certaines araignées. II Des CALAMISTRA.
— Ency'CL. On entend par calarnistrum un Patt^* daiaiappareil de poils disposés comme les barbes gnire; jh. nicdune plume, en une ou deux séries, et placés crins d'uncasur le métatarse de la quatrième paire de lamistrum. pattes chez toutes les araignées dites cribel-
iatées. Le calamistrum sert à la fabrication des fils cotonneux dits 0 calamistrés ", quand ceux-ci sortent du cribellum; il joue vis-à-vis d'eux le rôle de carde et de dévidoir. V. CaiBELLUM.
CALANCE n. f. Arg. typogr. Inactivité forcée du compositeur, par mamiue de copie.
Galandrelli (Alexandre), sculpteur allemand, né â Berlin en 1834. Il étudia à l'académie de Berlin, voyagea en Italie, puis s'établit à Berlin. Il exécuta ses premiers travaux en cire. Peu à peu il agrandit son échelle et finit par des statues colossales. Principales œuvres : les /wf/iires jnilitaires qui décorent le monument commémoratif de l'ordre de la Croix-de-Fer ; deux lansqicp.npis de grandeur naturelle ; statues de Pierre de Cornélius, du fft}néral York l'pourlc grand monument de Frédéric-Guillaume III, à Cologne); un haut re/ie/ remarquable pour le monument de la Victoire, à Berlin; quatre .Uuses dans la rotonde du Musée national, même ville; deux groupes pour le nouveau Pont-Royal; la grande statue de bronze de J^rtdêric- Guillaume IV; les statues colossales de Guillaume J" en uniforme de cuirassier, et de l'électeur Frédt-ric I" 'monument national du Marienberg, près Brandebourgl; la statue colossale de Guillaume II, à Berlin, etc.
Galaud :Pieter), ingénieur hollandais, né à Zierikzée en 18:^6. Elevé à l'académie militaire de Bréda, il fut nommé en 1845 aspirant ingénieur et devint, en 1881, ins- Ifccteur en chef du régime des eaux, fonctions qu'il abandonna en 1891. Son œuvre principale est la Nieuwe W*atcrweg (ia « Nouvelle Voie Jlaritime ■>) de Rotterdam à la mer dont il dressa les plans, dirigea tous les travaux, y compris les deux digues de 2.000 et 2.300 mètres dans la mer du Nord. Son ouvrage sur l'influence de la marée dans les fleuves a été traduit en français et en allemand.
Galcar, ville d'Allemagne (Prusse fprésid. do Dusseldorfj), sur un petit affluent du Rhin; 3.000 hab. Filatures, fabrication d'étofl"es. Vignobles.
CALCÉDONITE n. f. Variété de calcédoine.
CALCIOSTRONTIANITE l'oss) n. f. Carbonate naturel do sironliane. L'est une variété calcarifèro de slrontianite.)
^CALCIUM n. m. — Encycl. Chim. Préparation du calcium pur. Moissan (1898), en traitant l'ioduro de calcium par un
excès do sodium, a réduit le calcium à l'état libre ; celui-ci se dissolvant dans l'excès de métal alcalin y cristallise. On le sépare par lévigation dans l'alcool absolu sous forme de cristaux hexagonaux blanc d'aru'ent durs et brillants, inaltérables â l'air sec. Fondu dansie vide, à 760", oc métal ressemble au zinc; sa densité est de I.S5. II se combine directement à l'hydrogène CalPetà l'azote Az*Ca', mais ces deux combinaisons sont décomposées par l'eau.
CALCOMALACMITE n. f. Substance minérale résultant
du mêlanL'O <ie la cakite et do la malachite.
CALCOVOLBORTHITE n. f. Vanadato liydraté naturel de cuivre et do chaux. (C'est une variété très calcarifèro de volborthite.)
Galdaniccia, bourg de la Corse, arrond. et à 19 Uiloni. d'Ajaecio. comm. do Valle-di-Mezzano, près de la petite plaine marécageuse et insaltibre do Campa dell Oro; 150 hab. Eaux thermales sulfurées sodiques (38* C), employées en boissons, bains et lotions dans le traitement des maladies de la peau.
CalDAS, nouveau département ou Etat de la Colombie, créé on 1905 aux dépens des Etats d'Antioquia et do Cauca. 11 s'étend sur la Cordillère occidentale et la Cordillère centrale, qui s'élèvent ici à des altitudes de plus do 4.000,
même de 5.000 mètres et plus, et a pour grande rivière lo Cauca. tributaire gauche du Magdalena. Capit. Manizales.
Galdecott Randolph;. dessinateur et caricaturiste anglais, né â Chester en 18iG, mort à Sainie-Auguslino dans la Floride (Etats-Unis) en 188G. Ses parents le destinaient aux atraires et le firent entrer dans une maison do banque. Mais une vocation irrésistible pour lo dessin s'était emparée de lui ; il se rendit à Londres en 1872, et travailla pour une des principales revues, la « London Society n. C'est alors qu'il connut le sculpteur Dalou, dont il subit quelque peu l'influence. Il obtint aussi un certain succès par ses aquarelles et devint, en 1882, membre de l'Institut des aijuarellistes anglais. Mais la faveur populaire ne lui fut acquise que lorsqu'on le chargea, vers la fin de 1875, dune partie des gravures du Sketch liook de Washington Irving.
L'année suivante, il illustra ^\
également le Umcebridije Hall du même auteur. En 1878, il
trouva sa véritable voie <ians j
la publication d'albums coloriés Caldecott.
pour enfants, qui jiarurent sous
le titre de John Gilpin et the Ilouse that Jack bmlt. On y admire, en même temps que sa saine et franche gaieté, 1 art ex([uis avec lequel il rend la grâce enfantine et féminine. II collabora en 1879 à l'ouvrage de luxe de Mr Blackburn sur la Bretagne, Breton Folks, et fut bientôt l'un des artistes les plus appréciés du « Punch », le grand journal amusant, et du « Graphie *. Caldecott a laissé une œuvre pleine de vigueur, où éclate sa joie de vivre. 11 possédait une science curieuse du mobilier et des modes d'autrefois.
CALDEIRA idé-i-ra — terme espag. signif. chaudière) n. f. Géul. Nom donné aux doubles cratères concentriques analogues à ceux des Af^ores, (La structure du Vésuve, qui comporte un cratère aciuct renfermé dans un cratère beaucoup plus grand, dont la Somma représente les ruines, en est un exemple, i
* CALÉDONIEN, ENNE ini-in, en') adj. — Se dit d'un étaçe géologique établi par Geikie pour distinguer la partie inférieure de Vota red sandstone ou vieux grès rouge dèvouien d'Ecosse.
— li. ni. : Le calëdomen.
CalenzanO, ville d'Italie (Toscane [prov. de Florence s. au pied du mont Morello; 6.700 hab. Sériciculture, "oliviers, moulins â huile, bons vignobles.
GalerAiLa), bourg de l'Espagne centrale (Nouvelie- Castillc [prov. de Tolède]), non loin du Tage; 3.500 hab.
GaLESTANO, bourg d'Italie fprov. de Parme), sur le Baganza, sous-affluent du Pô par la Parma; 3.200 hab. Sériciculture, vignobles, carrières de marbre blanc.
Galice al Cornoviglio, bourg d'Italie (Toscane [prov. de Massa-e-Carrara]), sur l'Usurana, sous-affluent de la Magra par la Vara; 3.700 hab.
CALICIACÉES isé) n. f. pi. Famille de lichens à thalle formant une croûte très adhérente au support et à fructifications portées sur un court pédicelle, et dont la tribu des cfl/iciVes, avec le genre calicion, est le type. — Une
CALICIACÉE.
GalimerA, bourg d'Italie (prov. d'Otrante); 3.000 hab. Vignobles fournissant des vins très estimés. La population de Calimera, d'origine albanaise, est renommée pour la beauté de ses femmes.
Galzsb Moritz), peintre hollandais, né à .Amsterdam en 1S19, mor' ?n 1870. Lithographe habile, connu pour ses illustrations, il fit d'abord de la peinture historique; citons parmi ses tableaux : Cimabue et Giotlo, puis de la peinture de genre : Après le bal. le Messager, la Première AuynÔJie, l'Anniversaire de la grand'mére, etc.
Galizzano, bourg d'Italie (Ligurie [prov. de Gênesj), ù quelque distance de la Bormida, sous-afftueni du Pô par le Tanaro ; 3.0ûo hab. Vignoijles. sériciculture ; marbre.
GallANDREAU (Pierro-Jean-Octavc), né à Augoulème en 1852. mort à Paris eu 1904. Elève à l'Ecole polytechnique, puis do l'Ecole d'astronomie de l'Observatoire de Paris, sous Leverrier, il devint astronome, plus tard membre de r.Vcadémie dos sciences (1893) et professeur dastronomie à l'Ecolo polytechnique (1893).
Ce fut non seulement un" astronome d'observation, mais un analyste habile, dont les travaux sont simples et élégants, "avec la recherche constante de la facilité en applications pratiques. Il applique d'abord les fractions continues algébri({ucs au calcul des transcendantes do Laplace, ce qui lui permet une très ijraude approximation ; il étudie une smgularité du mouvement de Pallas. Il effectue plusieurs recherches très instructives sur les termes éloignés dans les séries employées pour résoudre quelques-unes des questions les plus élevées de la mécanit|ue céleste et fournit ainsi un utile complément aux belles recherches de Cauchy et de Puiseux en ce qui concerne les inégalités dordro élevé. Il simplifie l'analyse de Laplace pour trouver la limite de l'excentricité pour la convergence des séries du mouvement elliptique ; il abrège le calcul dos perturbations et construit des tables permettant de trouver l'anomalie vraie, connaissant l'anomalie movenue.
11 a collaboré très utilement au Traité de mécanique céleste de Tisserand. Ses nlus beaux travaux sont ceux qui concernent les figures d'équilibre des corps célestes: 1 étude des comètes périodiques du groupe de Jupiter, la capture des comètes, leurs relations avec les étoiles filantes, les petites planètes et les lacunes de l'anneau, le calcul des orbites.
CALLIBLÊPHARIDE n. f. Algue de l'ordre des floridées, à thalle aplati, se ramifiant on dichotomie ou suivant le mode penné, pourvu souvent au bord de petites pionules simples ou rameuses elles-mêiuos et sur lesquelles sont les fruciitications. i^EUe habite l'Atlantique.)
CALLILÉP1DE n. m. Genre d'arachnides aranéides. d» la famille des drassidés, comptant une soixantaine d'espèces répandues sur le globe.
— Kncyol. Los callilépides sont des araignées do taille moyenne, cxlrC-mnitiont vives, iiui lilent sous les pierres leur petite toile irrù^-uliùro et lej,'ôre où la fomollo dépose son cocon à reufs, plan-convexe, blanc. Le callilepis exnrimlii est commun dans l'Europe méridionale, lo callilepis nocturua se trouve dans toute la France.
CALLIUTHE n. f. Sulfure naturel de nicko!, d'anti-
inoillc et de liismutll.
CALLINECTE n. m. Genre do crustacés décapodes brach3urcs, (le hi famille des portunidcs, comptant quelques espèces ro]iandues <lans les mers chaudes. (Lo ciàlinectes larvalus, commun dans tout l'.Vtlantirjuo tropical, est un exemple de ces crabes pélagiques voisins des tlialamites.j
CALLIURICHTVS (rik-liss) n. m. Genre do poissons .'u-antbojiicres, do la famillo dos callionymides, créé
en 1903 pour des formos propres aux mers du .Japon. (On en connaît deux ospôcos : calliui-ichti/s Japonicus et cnlliurichfijs tlurijfssus.)
CALLOPHIS {/iss) a. m. Genre do reptiles ophidiens, do la famille dos colubridés, comptant cinq espèces propres au sud-est de l'Asie.
— Bncvcl. Les callopliis sont dos serpents du groupe des élaps, ayant les dents venimeuses placées on arrière,
Cilloiiliis.
mais très fortes: de taille médiocre ou moyenne, ils ont des couleurs peu brillantes où dominent le brun et le jaune. Ces ophidiens, pou dangereux, sont cependaut très craints par les Hindous, notamment lo callopliis trimaculalus, commun dans louto l'Inde.
CALLORIE (rt) a. f. Champignon discomycète do consistance nu |icu molle, jioussant en général sur les troncs d'arbres, produisant dos spores allongées, fusil'ormes, incolores, pourvues d'une cloison.
CALLOSE (du lat. catliim, enveloppe dure) n. f. Principe immédiat non encore isolé à l'état de pureté, qui se trouve dans les membranes de certaines cellules végétales.
*Calmels (.Vnatole-Célcstin), sculpteur franr.-ais, né à Paris eu 1S22. — Il est mort à Lisbonne ou lyoG.
Calmette (Gaston), journaliste français, ué en ISôS. Rédacteur au « Figaro », puis secrétaire de la rédaction depuis ],S94, il devint directeur-gérant do ce journal en 1903. Bien accueilli du roi d'Italie, llumbert, en 1894, il avait, la mémo année, obtenu de lui, par nue requête écrite, la mise en liberté du capitaine français Romani,
condamné par les tribunaux italien.s pour espionnage.
Son frère, .4lbert-Li:o.n-Ch.\rli;s Calmette, liactériologiste français, né à Nice en 18G3, fut d'abord médecin de la marine et occupa la fonction do direcleur do l'Institut bactériologique de Saigon do 1890 à 1893, puis revint en France, fonda l'Institut Pasteur do Lille et devint professeur de bactériologie et d'hygiène à la Faculté de cette ville. Il a écrit do nombreux mémoires sur la bactériologie, la chimie pbysiologitiuo et l'hygiène. Parmi ces travaux, nous citerons ses études de 1893 â 1899 sur les venins et le si!ruin aniive.nimeux, qui a permis de supprimer les accidents souvent si graves dus à la morsure des reptiles; sur la /'ermenlalion alcoolique et la saccharificalion de l'amidon par les moisissures {1892-1897); sur la préeention <lu lélanos (1901); sur lapesle bubonique (i895-lS99i; sur i'ankijlostomase ou anémie des mineurs (1903-19051; sur l'i'puralion bioloijime des eaux d'éi/out (1902-1905!: sur ioriqine intestinale de la tuberculose pulmonaire 1 1905). Il a fondé à Lille «n 1901 lo préventorium, type du dispcnsairo antituberculeux, et en 1905, à Montigny, un sanatorium familial pour l'assistance et le traitement dos tuberculeux. Membre correspondant do l'Académie do médecine et de l'Académie des sciences, il a été lauréat du prix Audiffrod, de l'Acadomio des sciences morales, on 1905.
Calmettes 'Fernand), littérateur et neintro, né à Paris en ISiO. 11 suivit d'abord les cours de l'Ecole des chartes et de l'Ecole dos hautes études, et débuta par quelques brochures d'archéologie. Mais, entraîné par son goût pour la peinture, il envoya à plusieurs reprises au Salon des tableaux d'histoire, des portraits et des études de marins. La critique d'art le conduisit à la littérature : ses romans Pauvre fille, Sa-ur ainée, Simplette, M"' Volonté parurent avec des illustrations du peintre do 1888 à 1891 ; le Vice fut publié en 1890. Feinand Calmettes est eucore l'auteur d'un livre de souvenirs personnels très sincères sur Leconte de Liste et ses amis (1903) et il a réédité divers mémoires historiques, ceux du baron Thiébaull, d'une Inconnue, du duc de Choiseul. Enfin, il a organisé plusieurs ■expositions : celle de Delacroix à l'Ecole des beaux-arts (1385); celle de la Révolution au Louvre en 1899, et celle du centenaire dos Gobelins au Grand Palais en 1901.
Calmettes (.4.ndré), acteur français, né a Paris en 1801. Elève do Got au Conservatoire, il commença sa carrière à l'Odéon, débuta en 1885 dans Don Juan et'demoura six années à ce théâtre, y faisant, outre les rôles qu'il reprenait dans le répertoire, diverses créations dans Renée Mauperin, Hévoltée, Egmont, Vie à deiuc, Scliylock. Amoureuse, Fleurs d'avril. Passionnément, etc. Pore! ayant quitté la direction de l'Odéon pour prendre celle du Grand-Théâtre (salle de l'Eden, aujourd'hui détruite i, Calmettes l'y sui- Va et se lit remarquer dans Saptw, Lijsistrata, Pêcheurs ■d'Islande, l'Artésienne, Ole. Il alla créer ensuite l'.l îcuie à r.\mbigu, puis, passant au Gymnase, il y joue : la Servante, le l'élerinage. Famille, les Uemi-Vieryes, Marcelle,
^Êm
l Aye difficile. On lo trouve plus tard au Vaudeville (1896)au théâtre .Sarah-Bornhardt, dans l'Aiijlon (1900); à là 1 orte-.saïut-Martin, où il reprend V Assommoir. Après une tournée à 1 étranger, il a pris momentanément, à Paris, la direction du théâtre Sarah-Bernhardt.
, .Çai-MONT, comm. do la Haute-Garonne, arrond. et à 1». kilom. de V illefrancho, sur IHers, sous-affluent de la Garonne jiar 1 Ariège; l.Coo hab. Poterie.
Calmpthout, ville do Belgique (prov. ot arr. d'Anvers , a quelque distance do Ta frontière do Hollande dans la Campino ; 4.250 hal>. Fabrication do dentelles, drajjs; brasserie, tanneries, huileries.
CALONECTRIB (nèk-Iri) n. f. Genre do champignons du grou|ic des hypocréacées. (Il se dislingue par dos périthèces cpars ou groupés, qui se développent sous l'épiderme des feuilles et le brisent ensuite, et dont les asqucs produisent des spores incolores, .allongées, nuelquefois lusilormes à deux cloisons ou davantage.) "Galonné (le vicomte Alphonse Bernard de), littéraieur Irançais, né à Béthune on 1818. — Il est mort à Pans en 1902.
CALOPLAQUE n. m. Lichen de la famille des lecanoraccès, so présentant sous forme de croûtes sur les écorces d'arbres, plus rarement sur les pierres, ot portant des fruclilications jaunes ou rouges.
CALOPRYMNE ou CALOPRYMNUS {prim'-nuss) n. m. Genrcdfiii.'i mm itères inarsiij>ian\-, de la famillo des macropodidés, comptant une seule espèce, propre au sud de l'Australie. (Le caloprijninus campestris est un petit kanguroo voisin des betlongies ot des potorous avec lesquels on l'a longtemps confondu.)
CALOSPHÉRIE Caloprymnc.
tlos.t-f'-ri] n. f. Genre
de champignons du groupe des sphériacées, caractérisé par ses périthèces groupés dans un stronia. ses asques en massue, entremêlés do paraphyses ot contenant huit spores incolores, unicellulaires, allongées.
CALOSPORE (toss) n. f. Gonro de champignons du groupe des sphériacées, caractérisé par ses périthèces réunis dans un stroma, ses asques contenant huit spores obionguos ou fusiformes, incolores, présentant au moins deux cloisons, souvent davantage.
Calot (Jean-François), chirurgien français, né à Arrens (Hautes-Pyrénées) en 1801. Il s'est consacré au traitement chirurgical do la tuberculose osseuse de l'enfance et à l'orthopédie et est devenu à Berck-sur-Mer (l'as de- Calais) chirurgien de l'hôpital Rothschild, de l'hôpital Cazin-Perrochaud, etc. Il a publié do nombreuses observations ot indiqué des modes do traitements personnels : Des déviations et difformités de l'enfant (1903); Des abcès froids, des tumeurs osseuses, des ankyloscs, de la coxalgie, des pieds bots, etc. Il a indiqué les maladies qu'on peut soiijner à Derck (1900). Calot est surtout connu pour son redressement de force du mal de Pott vertébral, qui a été très discuté, et pour sa réduction de la luxation coni/cnilale de la hanche, qui est de plus en plus adoptée (i90-i).
*CALOTTE n. f. — Enctcl. Géol. Calotte schisteuse. Cette formation ou schiefcrhùlle des .Vllemands est composée de marbres, conglomérats, quartzites, micaschistes, amphibolites, calcichistes ; elle est constante dans les .\Ipes orientales, oii elle recouvre des gneiss anciens. Son âge, que l'on a cru précambrien, serait, d'après Tcrmicr, voisin de la base des terrains secoudaires.
CalRY. comm. d'Irlande (Connanght [comté do Sligo"), près de la baie de Sligo; 5.500 hab. Toiles,
Calstock, bourg du Rovaume-Uni (.\nglotorro [comté de Cornwall]!, petit port'sur lo Tamar; 7.000 hab. Commerce très actif; houille, cuivre, bois.
Caltavuturo, ville du roy. d'Italie (Sicile [prov. do Païenne ), sur la Grande; c.ooo'liab. Carrières de marbre, vignobles, sériciculture ; liuiio d'olive.
CAL'VATIE (si) n. f. Genre do champignons do la famille dos lycoperdacées, mais difl'érant des lycoperdons ou vosscs-de-loup, parce quo la partie sporifère se prolonge jusque dans le pied.
CalvÉ lEmma), cantatrice française, née à DecazcviUe en 1802. — Depuis 1S9S, elle a surtout chanté à l'étranger, particulièrement en Amérique , où elle a obtenu de grands succès. Elle n'a paru que par iutermit- •'
tances à l'Opéra-Coniiquc , pour s'y montrer dans quelques rôles de son répertoire :
Car/nen, Cavalleria rusticana, etc., et pour créer lo rôle de la Carmélite.
CaLVERLEY, ville d'Angleterre (comté d'York [West Ridingl), près de l'Aire, affluent do rOuse ; 42.000 hab., partagés en quatre agglomérations importantes. Industrie et commerce actifs ; tilatures, fabrication d'étoffes de coton; niétallurgio du fer, quincaillerie.
Calvin (Alexandre-Adol Emma Caire,
phe Le Bra-sseur, dit Paul),
acteur français, né ot mort à Paris (183S-1S96). Il commença, enfant, à jouer la comédie au petit théâtre des Jeunes-Elèves (théâtre Comte), situé au passage Choiseul, irais appartint au Petit-Lazari du boulevard du Temple, d'où il passa aux Folies-Dramatiques, où il resta six années. Engagé alors aux Galeries Saint-Hubert de Bruxelles, il y demeura jusqu'en 1872, époque k laquelle il vint
CALLILITHE - CAMPAGNE
CAMARILLISTE Iril-listf) n. m. Fig. Membre dune ca-
narilla, d une coicric.
morte en isoo. ""'g'"""''!"""»'» Lou'sa Farebrotlier.
Cambrils, ville d'Espagne fCatalogne [prov. do Tarragono,), petit port assez actif sur la Méditerraiiéo Petite inïus rio: poterie, fabrication do toiles. Cambdis. u° date de 1 époque romaine, exporte des huiles, des '-raios des vins, etc., produits on abondance par toute lal-.'gioà voisine de la cote méducrranéennc. Centre de pécUe aSsez important. "^ «otc»
*CAMBRURE n. f Reliure. Opération consistant à ramener les feuilles de 1 ouvrage au moyen du fer à iiolir pour qu il y ait adhérence parfaite. '
■^CAMÉLIDÉS n. m. pi. Famillo do mammifères artiodaciylcs ruiiiiMants, renfermant les chameaux et genres voisins. — Vn cameliuiî. b<.uiii.
— Encïci, La grande famillo des camélidés se divisu en sons-familles dites des leplotratjulinés, poebrotliériinét, prololab.nes et camélmés. Cotte dernière comprend, outré les chameaux (came/,,,,), les lamas, et un certain nombre do genres éteints dont les représentants ont vécu à lépoquo ternaire dans lo nouveau monde, comme les nro-
taUflienia, ftll'<nM,r.r.„ I...I .- ... *
( Napolcono
■ulamaops, holomeniscus, etc.
*Camerata (comtesse). V. BiccioCBi
Llisa;, au t. 1".
CamescassE (Jcan-Louis-Erncst). administratcnr et homme politique français, no à Brest en !«:«, mort à Pans en 1897. Fils d'un conseiller à la Cour de cassation, il exerça la profession d'avocat à Paris (1858). Bien que son père fut bcjnapartiste, il se joignit, sous lEinpire. au' groupe de 1 opposition républicaine. .-Vprès la révolution du 4 septembre 1870. il fut nommé préfet de Loir-et-Cher d ou 11 passa dans lo Cher en 1S7I. Lo renvcrsoment do Ihiers en 1873 lui fit quitter l'administration. Nommé préfet de la Haute-Savoie en 187c, il fut révoqué après le 16 mai 1877 ; mais, en décembre do la mémo année, il devint préfet du Pas-de-Calais. Directeur de l'administration deparlemcntalo et communale au ministère do
I Ultérieur (ISSii), il remplaça Andrioux comme préfet do po icc, en 1881. Les électeurs de Brest l'envovèreni siéger a la Chambre des députés. A la préfecture "de police où il resta jusqu'en 1885, il eut de fréquents démêlés avec le conseil municipal et so signala surtout en faisant fermer un grand nombre do cercles et de tripots. H ne fut pas reelu député en 1885; mais, l'année suivante,
II ret()urna à la Chambre à la suite d'une élection partielle dans le Pas-de-Calais, et il appuya le gouvernement contre le boulangisme. Aux élections "sénatoriales de jan vier 1891, il fut élu sénateur dans lo même département.
Camoins-les-bains, localité des Bouchcs-da-Rbdne
arr. et à 4 kilom. de .\lar- ^
seillc. Eaux minérales sulfurées calciques froides, exploitées dans un établissement de bains assez fréquenté.
Camondo (coi,lec- Tio.s). La collection Isaac do Camondo, qui réunit un ensemble d'objets précieux de ditTérontes époques et écoles, a pris une importance extrême à la suite du prêt à / l'Exposition rétrospec- ' tive de l'art français, organisée au Petit Palai.^.
en 1900, d'une pendule du xvili* siècle portant sur son socle le groupe des Trois Grâces, do Falcoiinct, échantillon parfa:' de l'art maniéré de Falconnct. On trouve encore dans cette collection :
des bronzes, des tapisseries, des objets français et italiens du xv* siècle, des dessins du wm", des estampes japonaises, des tableaux de Delacroix, de Corot, et des maîtres impressionnistes ; Manct, Degas, Monct.
^CAMP n. m. — Camp de concentration. V. conckntea-
ÏION.
Cahpagnano di Roma, ville d'Italie (prov. do Romei, sur le lac Bracciano ; 2.850 hab. Séricicultoro, huileries, vignobles.
Campagnatico , ville d'Italie (Toscane [prov. do ("■TTusseto'. sur l'Onibrone ; 4.200 hab. Fabrication de toiles, chapeaux. Eaux minérales sulfureuses et ferrugineuses. -Vux environs, gisements de cuivre et de fer.
Campagne (Daniel), sculpteur français, né à Gontaud (Lot-et-Garonne) en 1851. Après avoir fait la campagne de 1S70 dans le corps des zouaves de l'Ouest commandé par Charette, il se rendit à Paris et entra dans l'atelior de Falguière. En I8S9, il envoya un premier buste au Salon, puis, dès l'année suivante, il exposa un monument do grandes dimensions: .\utour du drapeau, érigé à .\gen en 1891. Parmi les envois des années suivautes, on doit signaler une Vénus désarmant l'Amour endormi (1892) ; Phryné (1893), et quelques portraits, celui do .1/rf Cm-
Pendule de Falcunnct [collection Camondo).
CAMPAGNE — CANALEJAS
reM'arm (1896): do (Vie/fes (1903); du mnricliat Muc-nunald\\m\). En 1898, Daniel Campaguo sculpta la statue éuucstre de l'huis de In Tour du Fin, érigée à Njons en 1901 ; son tombeau du duc de Acmotin, pour le château de Dreux, date de 1902. Il faut ajouter à cette liste un buste do Chimnii, dont le bronze fut exposé en 1905.
Campagne, comm. de l'Audo, arrood. et à 2S kilom. do Linioux, près du coniluont ot sur la rivo gauche du Hicutort, al'Ilucnt do l'Audo; 421 bab. Cb. do f. Midi. D.Mix sources minérales thermales (•^9» C), bicarbonatées sodiqucs et ferrugineuses, utilisées dans un petit établissoniont do bains pour le traitement de la chlorose, do la gastralgie, do la gravello, des lièvres intermittentes. Saison du 15 mai au 15 octobre.
Campana (La), ville d'Espagne (Andalousie jirov. de
Sr'villi'j:, sur la Madré Virga, affluent du Guadalquivir ;