‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 103 sur 828 · ADOPTION · texte numérisé non relu

ADOPTION

Ordre d'Adolphe de Na

i apaiser les luttes des

mort de Rodolphe de Habsbourg, à l'exclusion d'Albert, tils de ce prince. Il commit des extorsions et des injustices et se mit à la solde du roi d'Angleterre Edouard 1" contre Philippe le Bel. L'Allemagne se révolta contre lui après la conquête de la Thuringe (1296), et son compétiteur Albert d'Autriche finit par le vaincre à la bataille de Gœllheim, dans le Palatinat{1298), où Adolphe fut tué.

— BiBLioGR. : Le roi Adolphe et son temps (Berlin, 1862) ; l'reger, Albert d'Autriche et Adolphe de Nassau (Leipzig, 1869).

Adolphe de Nassau (ordri:; d'), institué le s mai 1858 dans le grand-duché de Luxembourg pour récompenser les mérites civils et militaires. Il comprend cinq classes ; grands -croix (écharpe et plaque ) ; commandeurs de I" classe (plaque); commandeurs de 2" classe (sautoir); chevaliers de la croix d'or (boutonnière); chevaliers de la croix d'argent (boutonnière). La croix des militaires est anglée de deux glaives. La décoration se porte suspendue à un ruban bleu liséré d'orange.

ADOLPHE-FRÉDÉRIC, duc de Holstein-Gottorp, évêque de Lubeck, puis roi de Suède, né en nio, mort en 1771. Nommé prince royal de Suède en 1715, grâce à l'mfluence russe, il devint roi en 1751, mais ne sut pas faire respecter son autorité,

ISonnets et des Chapeaux. En 1768, ildcposa la couronne, mais la reprit huit jours après, et la conserva jusqu'à sa mort. Son tils, Gustave III, lui succéda.

Adolphe ( Guillaume - Auguste - Charles - Frédéric ) , grand-duc de Luxembourg, né à Weilburg en 1817. Il succéda à son père en 1839 comme prince souverain du duché de Nassau. Lors de la lutte entre la Prusse et l'Autriche, il prit parti pour cette dernière puissance, et vit son duché annexé par la Prusse en 1866. L'année suivante, il renonça à tous ses droits pour une somme de 6 millions et demi do marks, et fut ainsi le dernier duc de Nassau. Il a pris en 1889 le gouvernement du grandduché de Luxembourg, à la mort du roi de Hollande, Guillaume III.

Adolphe, roman de Benjamin Constant (1815). On pense généralement que c'est une sorte d'autobiographie. C'est une peinture vraie et saisissante de l'inconstance, des inquiétudes et des inconséquences du cœur humain, qui, ne sachant ni ce qu'il veut, ni ce qu'il no veut pas, ne peut trouver le repos. Adoljilie aime Eléonore, sans pouvoir être heureux ni avec elle -ni sans elle : voilà tout le roman. La linesse des observations et les charmes du style fout oublier l'absence de drame et d'action.

AdolphuS (John), écrivam anglais, né en 1770, mort en 1815. Avocat, il se distihgua notamment dans la défense do Tliistlcwood, impliqué dans la conspiration de 1820. On lui doit plusieurs ouvrages écrits en anglais : Ktat politique de la Grande- BreCayne (Londres, 1818); Histoire de l Angleterre depuis l'avènement de George lll jusqu'à la paix de /750^Londres, 1805) ; Histoire de France depuis 1790 jusqu'à la paix de ISO^ [ 1803).

AdOM, ville de Palestine, près la mer Morte. C'est là que, suivant la Bible, les Israélites passèrent le Jourdain ù pied sec.

ADOMESTIQUER (rad. domestique) v. a. Attacher à sa

S'adomestiquei', v. pr. Se faire de la maison; s'attacher au service do quelqu'un.

AdON (saint — en gr. Qui veut plaire), archevêque de Vienne en Dauphiné, né dans le Gâtinais en 799, mort en 874. Malgré son crédit auprès de plusieurs papes et des rois de France, il resta toujours humble, uniquement occupé des devoirs de Tépiscopat et de l'étude des lettres. Son ouvrage principal est une Chronique universelle. — L'Eglise l'honore le 16 décembre.

AdonaÏ (mot hébr. qui signif. ^fa^tre suprême), nom que l'Ancien Testament donne à Dieu. Les Juifs pronon- CL-nt Adonai le tétragramme ineffable YHWH ; et, pour indiquer cette lecture, les massorétes ont combiné les voyelles du premier mot avec les consonnes du second. J^a' prononciation Jéhovak, résultat de cette combinaison, est donc un véritable barbarisme qui n'a jamais été admis par les Juifs et qui date, parmi les chrétiens, du xvi« siècle. ^- Le mot Adôn, avec le suffixe pronominal adoni signifiant M mon Seigneur », précède souvent les noms de divinités sur les monuments phéniciens, et désigne même une divinité particulière.

ADONC ou ADONCQUES, ou ADONQUES [donk — rad. d'jiic) adv. Datis cet instant, dans cette conjecture. (Vieux.)

Adoni, ville de l'Hindoustan, présidence de Madras; 22.500 hab. Ello fut prise par Tippoo-Saëb en 17s7, et rendue aux Anglais après la mort do ce prince, en ISOO,

ADONIA (du gr. Adonis, Adonis, nom mylliol.) n. f. Genre d'insectes coléoptères, famille des coccinellidés, renfermant de petites coccinelles un peu allongées, tachées de nombreux points sur fond rou.x ou fauve. (Habitent surtout le nord do l'Europe.)

AdoniaS, quatrième fils de David, prétendit à la royauté du vivant mémo de son pèro. Salomon, reconnu roi par tout Israël, le fit mettre à mort.

ADONIDE n. f. Bot.

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