ADULATION
ADVEKJU-:
/^'ADULTr'.nATiON dcs mi'dicumenls compromet la vie des malades.
— Fig. Altération quelconque : Addltérations d'un type. ADULTÈRE (lat. adultcr; de ad. vers, ot aller, un autre)
adj. Qui viole la foi conjugale : A'n d'autres contrét-H, on enfonce des tiges effilées soiih les ongles des femmes adul- TÈRKs. (Catulle Mondes.) Il So dit aussi des choses : Commerce, amour adultl;rk.
Je verrai le témoin de ma nammc adultère...
Racinr.
— Fig. Dans le stylo poétiquo ou oratoire, Criminel, qui offre un mélange impie : Toute âme dominée par l'erreur est uni- l'une aoui.tëre et prostituée.
— Subsiantiv. Celui, colle qui violo, qui a violé la foi conjugale ; Un adultèrk. Une adultkrk.
Faut^il que sur le front d'un profane adultère Brille de la vertu le aacrô caractère I
Racine.
ADULTÈRE (môme étymol. qu'au mot précéd.) n. m. Violation de la foi conjugale : Peu (/'adultères peuvent être prouvés. (Napoléon ^^) ii Adultère simple, Adultèro commis par une personne mariée avec une personne non mariée, ii Adultère double, Adultère qu'un homme marié ot une femme mariée commettent ensomble.
— Fig. Mélange, accouplement illicite, contraire â la logique, à ia morale : L'alliance de la politique et de la justice est un indigne adtjltêrk. (Crémieux.)
— Dr. Au point de vue civil, Vadultère du mari, comme l'adultère de la femme, peut servir de fondement à une action en divorce ou en séparation de corps : avant la loi de 188i, qui a rétabli le divorce, il fallait (|ii.' le mari eût tenu .sa concubine dans la ntuisuu .niiiu .de pour que l'adultère du mari fût unecaii-^'- , ■ > u 'le corps; mais, au point de vue pénal, la Wiil > >ic : le Code pénal ne punit le mari que lors.ju m i- h' 1 niultère il a joint lo fait d'entretenir sa concuijiiio dans la maison commune; et encore ne le punit-il que de l'amende (lOO à 2,000 fr.); au contraire, il prononce contre la femme adultère la peino de l'emprisonnement pendant trois mois au moins, et deux ans au plus, en quek[ue lieu que le délit ait été commis. Le mari seul peut porter plainte contre sa femme, et réciproquement. Il reste maître d'arrêter la peino prononcée en consentant à reprendre sa femme. La loi défend d'ailleurs que la plainte du mari soit reçue s'il so trouve lui-même dans lo cas d'adultère punissable. Le complice de la femme est puni d'un emprisonnement do trois mois à deux ans, et en outre d'une amende de 100 fr. à 2.000 francs. Enfin, l'article 32 i du C.pén. déclare que, dans le cas d'adultère de la femme, le meurtre commis par son mari sur elle et sur son complice, à l'instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale, est excusable, c'est-à-dire qu'au lieu de la peino capitale, c'est seulement un emprisonnement de un à cinq ans qui doit lui i^tre infligé; souvent môme, il est acquitte.
L'adultère invoque comme cause do divorce ou do séparation de corps sera prouvé par témoins, par simples présomptions, par lettres missives, et aussi par un procèsverbal de constat dressé par le commissaire de police à la requête de l'un des époux.
L'adultère peut aussi servir de base à une action en désaveu de paternité, mais à la condition que la naissance do l'enfant ait été cachée au mari (C. civ., art. 229,230, 306, 313; C. pén., art. 324, 337, 338, 339).
ADULTÉRERv.a.(Iat.arfM^^eï'are, méraesens. — Ilchango Vé fermé du radical adulte en è ouvert avant une syllabe muette, excepté au futur et au conditionnel, où il conserve Vé fermé). Falsifier, frelater en substituant à une substance active et chère une autre substance inerte et moins chère : Adultérer un médicament. \\ En parlant des monnaies, Y introduire plus d'alliage que la loi ne le permet.
— Fig. Altérer, fausser, vicier : L'intérêt adultère souvent les meilleures intentions.
S'adultérer, v. pr. Etre adultéré, au prop. et au fig. ADULTÉRIN, INE adj. Qui est né d'un adultère : Enfant
AI'ULTKKIN. S'Vur ADULTÉRINE.
— Enfants adultérins. V. enfants.
— Fig. Hybride, qui est le produit d'un mélange vi cieux : Idiome adultérin.
— Agric. et hortic. Variété adultérine. Plante qui provient de l'ovule d'une espèce, fécondé par le pollen d une fleur d'une autre espèce.
— Substantiv. Celui, celle qui sont nés d'un adultère.
ADULTÉRINITÉ n. f. Caractère de celui qui est adultérin : A'ArmLTÉRiNiTÉ d'un enfant. (Peu usité.)
ADULTÉRISME n. m. Nom altéré : O'Aguesseuu pour Daguesseau est un adultêrisme.
AD UNGUEM (mots lat. qui signif. fin,- l'n, m'.- . i .pu
s'emploient en parlant d'une chose que 1 r , ! om
du doigt: Savoir sa leçon, son rôle ai> ' i ^ i \
Cette expression, qui so trouve dans Hor:ii r li\ I ', mr- V, vers 32). est une métapliore tirée do riialmu'U' iiuoiu certains ouvriers de passer l'ongle sur une surface (pi'ils veulent rendre parfaitement polie. Elle signifie donc CL'alement Du dernier fini: Des vers limés ad ungdkm,
AD UNUM loc. adv. Mois lat. qui signif. Jusqu'à un seul, r'esi-à-dire Jusqu'au dernier : Ils y passèrent tous au i'num.
ADURENT, ENTE {du lat. ad, à, et urere, brûler) adj. En médecine, Ardent, brûlant : .Ço)/ adorenti:.
ADUSTE (lat. adustus, brûlé) adj. Pathol. Se disait d'iuio prétendue altération du sang et des humeurs indiquée par la sécheresse de la peau, la chaleur, la soif, la couleur noire du sang. ii Brûlé, hâlé par le soleil : Teint aduste et bronze.
— Conchyl. Se dit des coquilles auxquelles le mélange de noir et de lilanc donne l'aspect de pièces ayant été rôties.
~ Fig. triste, chagrin : Caractère aduste.
ADUSTION (lat. adustio, de adurere, brûler) n. f. Cautérisation à l'aide du feu ; Z'adustion est regardée ctnnme efficace contre les morsures venimeuses.
AD USUM loc. adv. Mots lat. qui signif. Selon, d'après l'usage : Célébrer un an/iir-crsaire ad usum.
AD USUM DELPHINI m. .(s lat. qui signif. A l'usa{/e du dauphin ', nom -loum' aii\- i-ditiuns des auteurs latins entreprises par ontrc d.> L-mis XIV pour l'usage du dauphin, son fils, sur le conseil du duc de Montausier et sous la direction de Bossuei et de Huet, précepteurs du jeune prince. Ces éditions sont très bonnes, pourvues dexcel-.
lents index, mais cerlainfl passages trop crus ont été retranchés. Souvent, pour Martial, par exemple, on s'est contenté do rejeter à la fin, en appendice, les épigrammcs libres, il Dans lo style familier, un désigne par ces trois mots : nd usum Detphini, tout livre épuré, toute phra.sc, tout discours arrangé pour les besoins do la cause.
AD VALOREM (mots lat. nui signifient .Selon la valeur) loc. adv. Les objets importes d'un pays dans un autre sont soumis à des droits de douane qui se distinguent en droits ad valorem cl on droits spécifiques. Les premiers sont proportionnels à la valeur des objets, quels Qu'ils soient; les seconds sont basés sur la nature des objets importés. La loi dit, par exemple : Les tissas, la houille payeront tant; co sont des droits spécifiques. Si, au contraire, la loi dit : Une marchandise qui coûte 100 francs, 200 francs, 300 francs, payera 10 francs, 20 francs, 30 francs d'entrée, c'est un droit ad valorem.
ADVENIR v. n. (lat. advenire ; de ad, à, et venire, venir. On écrivait autrefois avenir. — Co verbe, qui prend l'auxil. être dans les temps composés, n'est usité qu'aux troisièmes personnes et à 1 infinitif : Il advient. Il advenait. Il advint. Il adviendra. Il adviendrait. Qu'il advienne. Qu'il advint. Il est advenu, etc.). Arriver, survenir, échoir :
La Fontaine.
— Loc. PRov. Fais ce que dois, advienne que pourra,
Remplis toujours ton devoir, sans te préoccuper des suites.
— Prov. littkr. J'étais là; telle chose m'advint, Allusion â un vers de La Fontaine, dans la fable des Veux Pigeons, et qui s'applique aux récits que font, qu'aiment â faire les voyageurs.
ADVENTICE (lat. advcnticius, étranger) adj. Didact. Qui survient du dehors : Idées adventices.
— Agric. Plantes adventices. Qui croissent sans avoir été semées, comme les mauvaises herbes.
— Bot. Organe adventice. On dit mieux advkntif. (V. co mot.) Se dit de tout organe qui naît hors de sa place normale.
— Méd. Maladies adventices, Maladies qui ne sont pas héréditaires, qui ne tiennent pas à la constitution. Il Tunique adventice (des artères) ou Tunique celluleuse. C'est I?, (unique externe. V. artère.
— Philos. Idées adventices, Idées q^ui viennent des sens et qui ne peuvent naître que dos objets extérieurs. Go le dit par opposition à idées innées.
ADVENTIF, IVE (du lat. adventicius, étranger) adj. Dr. rom. Pécule adventif. Pécule concédé aux fils de famille en nue propriété. V. pécule.
— Ane. dr. Biens adventifs. Dans les pays de droit écrit, c'étaient Les biens acquis par ta femme mariée depuis
riage. Us n'augmentaient I»a^ la dot, iM restaient à 1 a femme comme par a p h e r naux.
— Agric.
et bot. So ditd'un or- Ra gane oui
se développe dans un point où l'on ne trouve pas normalement d'organe de la même nature. C'est ainsi que certaines racines nées sur les tiges, certains bourgeons, qui naissent ailleurs qu'à l'aisselfe des feuilles, sont dits racines adventives et bourgeons adventifs.
ADVERBE (lat. adverbium ; de ad, auprès de, et verbum, verbe) u. m. Mot invariable qui se joint aux verbes, aux adjectifs ou aux adverbes pour en modifier la signification.
— Encycl. L'adverbe est ainsi nommé parce qu'il accompagne le plus souvent le verbe ; il équivaut à une préposition suivie d'un nom : Parler polimbst (Parler avec politesse). Il y a beaucoup d'adverbes ; nous citerons seulement les principaux, qui marquent :
le lieu ; Ailieur's, alentour, autour, ci, deçà, dedans. dehors, delà, derrière, dessus, dessous, devant, ici, là, loin, partout, où, y, etc.
LE temps: Alor.s, aujourd'hui, auparavant, aussitôt, autrefois, aidant, bientôt, cependant, déjà, demain, depuis, désormais, dorénavant, enfin, ensuite, hier, jadis, jamais, maintenant, parfois, quana, quelquefois, souvent, tantôt, toujours, tard, tôt, etc.
la quantité : Assez, beaucoup, combien, davantage, encore, guère, même, moins, peu, plus, que, quelque, si, tant, tellement, tout, très, trop, etc.
la manière ou LA COMPARAISON : Ainsi, aussi, autam, bien, comment, ensemble, exprès, fort, mal, mieux, pis, pourquoi, plutôt, surtout, vite, etc., et une foule démets eu ment, comme sagement, doucement, bonnement, etc.
l'affirmation ou le doute: Assurément, certainetnent, certes, oui, peut-être, probabletnent, vraiment, etc.
LA NEGATION : Ne, non, nullement, pas, point, rien, etc.
En principe, les adverbes en ment se forment par la combinaison de l'adjectif féminin avec la terminaison ment, laquelle représente le latin mens, mentis, esprit, intention. Le latin mens étant féminin, on comprend pourquoi l'adjectif doit prendre la forme féminine : bonnement, largement, parfaitement, richement, etc. Mais l'application de cette loi donne lieu à un grand nombre de particularités dont il sera question à chaque adverbe, dans son ordre alphabétique.
Adverbes intkrrogatifs. — Beaucoup d'adverbes , tels que : quand, combien, comment, pourquoi, ensemble, exprès, assez, peu, beaucoup, moins, plus, etc., sont employés dans des pnrases interrogatives. On les appelle pour cette raison adverbes interrogatifs. Ex. : Quand partez-vous ? Aujourd'hui ? Demain ? Bientôt ?
Degrés de signific.\tion. — De même que les adjectifs, les adverbes de manière en ment sont susceptibles de différents degrés de signification. Ces degrés de signification se forment de la même manière que ceux des adjectifs. Positif : Sagement; — comparatif : Plus sagement; — superlatif : Très sagement.
Trois adverbes forment irrégulièrement leur comparatif ; ce sont : bien, mal, peu, qui font : mieux, pis (ou plus mal), moins. (Ces adverbes font au superlaçif relatif : le
ADVERBIAL — ^ÎGIDI
mieux, k ph, le mows, et au superlatif absolu : très bien, '' Complément DE Ldverbk.- Les adverbes de quantité: Je- nutlT beaucoup, bien, combien, guère mfimment, ,T„r; ,,m iHus, que, tm>t, lellement, trop, et quelijues advercs le manière, tels que : conformément, contrairement, xnh^pendammenl. préférablement, relativement, peuvent avoir u/coniplément : Assez de paroles. Conformément a la loi. ADVERBIAL, ALE adj. Qui tient de l'adverbe, qui en a
'''— l"Jclf«ô'°.°ra»msion adverbiale. Assemblage de mots remplissant les fonctions d'un adverbe. Tels sont : a l emn, u la hâte. « part, etc.
ADVERBIALEMENT adv. D'une manière adverbiale, comme un adverbe ; Les adjectifs employés advekbiai.k- MEXT restent iiœariatjles.
ADVERBIALISER v. a. Donner à un mot une désinence ou la fonction d'adverbe. , , ;, , . ,
S'sciverbiatiser, v. pr. Etre employé adverbialement : La- adjectifs « bon » et « cher « s auverbulisent souvent.
AD'VERBIAUTÉ n. f. Qualité de l'adverbe, ou d'un mot pris comme adverbe.
AD VERS (î'ér'), ERSE (lat. adversus ; de ad. contre, et versus tourné) adj. Opposé, contraire : t'n mélanqe de deux uualités adverses : la sincérité et le chic. (E. Bergerat.) Candidats adver-s. (Le masculin est peu usité.)
— Avocat adverse, Expression elliptique mise pour Avocat qui plaide pour la partie adverse. Il Fortune adverse, Fortune contraire, défavorable. • , , , .
— En T. do bot. Se dit de toute la partie de la plante qui est à lopposite d'une autre, ou tournée vers elle.
AD-VERSAIRE (lat. adversarius, même sens ; de adversus. opposé) n. m. Celui qui est opposé à un autre dans un combat : Désarmer, tuer son adversaire. Il Celui qui est d'un parti opposé, en matière d'opinions, de procès, de jeu, etc. : Réduire son adversaire au silence.
Syn. Adversaire, antagoniste, ennemi. Notre ennemi
tend à nous nuire, à nous perdre. Adversaire se dit plutôt par rapport à des discussions d'intérêts. Antagoniste se dit par rapport à des discussions d'opinions, à des jalousies.
— .\NTON. Champion, défenseur, tenant. — Allié, ami, auxiliaire, partenaire.
ADVERSATIF, IVE (lat. adrersatirus : do nrfen'jiis, opposé) adj. Gramm. Se dit des conjonctions on locutions conjonctives qui marquent quelque opposition entre ce qui les précède et ce qui les suit. Telles sont : mais, quoique, bien que, cependant, etc. .
— En T.. de logiq. Phrase adversatwe. Celle qui est lormée de deux propositions dont la seconde nie la première, ou la restreint : Je vous crois, bien que ce ne soil pas croyable, est une plirase adversative.
ADVERSATIVEMENT adv. D'une manière opposée : Ad- VERSATniiMENT (iK dvoit hijpotlcécaire.
ADVERSITÉ liât, adrersitas ; àe adversus, contraire) n. f. Sort contraire : /.'adversité est la pierre de touche du caractère. (Balz.) Il Série d'obstacles, d'accidents fâcheux, etc. : Les adversités 50n( comptées en accroissement de gloire. (Ghateaub.)
SvN. Adversité, détresse, disgrâce, infortune, malheur, misère. Le malheur est un accident fàclieux qui nous arrive. Infortune est le synonyme poétique de malheur, et se dit surtout d'une suite d'événements fâcheux. L adversité est un état dans lequel on a le sort contre soi. La disgrâce est la perte d'un état heureux d'ofi l'on est déchu. La misère est un grand dénuement ou une grande souffrance. La détresse est une misère extrême, mais qui peut n'être que momentanée.
ADVERTANCE (du lat. adverlere, tourner vers) n. f. Action do tourner son esprit vers un objet, il Les casuistes ont employé ce mot pour désigner l'attention que le pécheur, en péchant, apporte à son péché.
Advielle (Victor), administrateur et littérateur français, né à Arras en 1833. Il a consacré ses loisirs à des travaux historiques et biographiques assez nombreux, parmi lesquels : Souvenirs historiques de l'Artois (1860); le Chevalier Bayard (1860) ; l'Abbé J.-H.-R. Prompsault (1862) ; Causeries dauphinoises (1864) ; la Question du divorce (1880) ; le Patois artésien et les Chansons de la fête d' Arras (1882); Histoin de la ville de Sceaux (1883).
AD VITAM «TERNAM loc. adv. Mots lat. qui signif. Ptmr la vie éternelle, A jamais, pour toujours.
ADVOUÉ n. m. Hist. ecclés. V. avoué.
. Sur la cête de Malabar, mesure de longueur vabint 0",2G3. L'ady carré vaut 7,05851374 décimètres carr.
ADYNAMICO-ATAXIQUE (de adynamie et ataxique) adj. Se dit d'une maladie qui présente le double caractère de i'adynamio et do l'ataxie.
ADYNAMIE (du gr. a priv., et dimamis, force) n. f. Débilité générale, prostration physique et morale.
— Encvcl. On donne, en pathologie, le nom i'adynamie à un état général, toujours momentané, caractérisé par l'abattement profond de la physionomie, la difficulté des mouvements, l'obscurcissement des sensations, la faiblesse du cœur et des artères, la lenteur du pouls.
ADYNAMIQUE adj. Qui est caractérisé par I'adynamie ; faible, abattu, sans force : £'/<i( adynamique. u Se dit aussi des maladies qui sont accompagnées des symptômes désignés sous le nom i'adynamie : La fièvre adynamique de Pinel est la fièvre typhoïde.
ADYTUM {tom' — mot lat., du gr. aduton, sanctuaire) n. m. Chambre particulière ou secrète dans un temple, d'où tout le monde, excepté les prêtres, était sévèrement exclu ; on y rendait souvent des oracles.
JE était, en latin, une véritable diphtongue. L'a y conservait toujours un son plein et entier, et celui de 1 e était très faible. En passant dans notre langue, le signe a? n'est resté une diphtongue que pour la vue, l'a s'y trouvant, dans la prononciation, complètement sacrifié à l'e. II tend même à disparaître de l'orthographe française, et ne s'y maintient dans quelques noms propres et dans quelques termes scientifiques que par sa valeur étymologique.
JEa, nom que portaient, dans l'antiquité, plusieurs villes, îles et promontoires. Tels : .'Ea, ville de la Colchide, fondée par ^tès ou Eétès, près du Pont-Eu.\in (mer Noire), à
jEchmea. — .
on i.k,
l'embouchure du Phase, où la Fable place les incidents relatifs au mythe de Médée, de Circé et des Argonautes. - ^A ile de la Colchide, à l'embouchure du Phase, demeure de la magicienne Circé, selon Homère. — >Ea, île située vers le détroit de Sicile, séjour, suivant la table, de la magicienne Circé, jointe depuis au continent. C est auiourd'hui Circeo ou Circello (Circirum Promontorium), montagne des anciens Etats de l'Eglise, formant promontoire sur la mer Tyrrhénienne.
.ŒACÉES n. f. pi. Antiq. V. ÉACIES.
iEACIDE. Hist. anc. V. Éacide.
JEantide, une des anciennes tribus de l'Attique, portant le nom d'Ajax, fils de Tèlamon.
NANTIES (du gr. Aias. Aiantos. Ajax) n. f. pl- P";^ qu'on célébrait à Salamine en l'honneur d Ajax, hls uo ■lélamon, et dans lesquelles on portait sur un cercueil un mannequin armé de toutes pièces. Elles étaient également célébrées par une tribu athénienne, celle d Aantide. Il On écrit aussi aïanties, et mieux ajacties.
iEsUTIA (LEX), loi romaine qui date de l'an 577 on de l'an 583 do Rome et port« le nom du tribun ^butius. El e consacra un important changement dans le système de procédure jusqu alors suivi à Rome, en supprimant presque complètement les actions de la loi (v. action) dont les lormules compliquées et inutiles exposaient les plaideurs aux plus grands dangers.
/ECHMANTÈRE ou XCHMANTHERA (kman - du gr. allchmé. pointe, et anihéros, fleuri) n. m. Genre de plantes acanthacées, dont la seule espèce connue est la-chmanthera '^'aUichil, arbrisseau tomenteux, originaire de 1 Inde. ;echmea ou ;eCHMÉE {kmé — du gr. aikhmê, lance) n. m. Genre de plantes , de la famille des broméliacées, habitant l'Amérique tropicale.
— Encycl.
Les œchniea sont des herbes àfenilles dentées en scie, généralement coriaces, dont la base engainante forme un réservoir où peut s'accumuler l'eau de pluie.
Une espèce, Ywchmea fuigens, est cultivée dans nos serres. Ses fleurs, d un be.iu jaune vert, sont groupées en panicule. Elle présente une variété à feuilles d'un pourpre violacé en dessons.
.CCHMIE {ék — du gr. aikhmé. pointe) n. f. Genre d'insectes microlépidoptères, famille des tinéidés, renfermant de petits papillons ou teignes dont les ailes sont ornées de brillantes marques métalliques. Les œchmies habitent l'Europe; une des espèces typiques est l'xchiiiia thrasonella d'Allemagne et du nord de la France. ;ecidie, ;ecidiacées. Bot. v. écidie, écidiacées. JEDE (du gr. acdès, importun) n. m. Genre d'insectes diptères, habitant le nord de l'Allemagne.
AÈDE (gr. aoidos, chantre) n. m. Chez les anciens Grecs, Nom donné aux poètes de l'époque primitive, qui, dans les grandes solennités, chantaient des hymnes, des poésies mystiques, des cosmogonies, des théogonies composées par eux-mêmes. Ils furent d'abord des prêtres, et leurs chants étaient surtout religieux. Plus tard, ils furent des artistes indépendants, travaillant pour le peuple, des démiurges, comme les appelle Homère ; ils firent alors une place de plus en plus grande aux héros dans leurs chants. JEDELFORSE ou «DELFORSITE (do jSdelfors, mine do Suède) n. f. Nom do quelques silicates : variété calcifère d'amph'ibole hornblende; variété de laumonite ; espèce appartenant à la famille des zéolithes.
JEDÉLITE (de .«def, nom de lieu, et du gr. lithos, pierre) [Lorthogr. rationnelle serait ^delithe] n. f. Variété de prehnite, zéolithe calcifère qu'on a trouvée en Suède.
XIDEPOL! (abréviation des mots lat. Per ledem Pollucist qui signifient Par le temple de PoUux!) interj. Jurement usité en Grèce et à Rome, équivalant à Certes, assurément, en vérité. Il On écrit aussi edepol !
^DES idèss — lat. S'des, édifice, temple) n. f. Bâtiment quelconque, de l'antiq. rom., et par extension, temple ou chapelle. On distingua d'abord l'iedes du templuni : le premier n'était que consacré, le second était a la fois consacré et inauguré ; cette distinction disparut dans la suite. Le mot ledes a été employé par les auteurs chrétiens.
.ffiDÉSIA, femme philosophe de l'école néoplatonicienne. Elle vécut au V siècle après J.-C. et épousa Hermias, membre de l'école, et qui enseigna lui-même à Alexandrie. Elle conduisit à Athènes ses fils Héliodore et Ammonicus auprès de Proclus, dont ils suivirent avec elle les leçons. Ils vinrent ensuite enseigner à Alexandrie. '
iCDÉSIDS, philosophe néoplatonicien durv' siècle, mort en 355. 11 appartenait à une famille noble de Cappadoce. Converti au néoplatonisme par Jamblique, il recueillit, après son maître, la direction de l'école. Mais, pour éviter les persécutions auxquelles le polythéisme était en butte à l'époque il professa dans une ville obscure, Gergame, où il se fit un certain nom. Il eut Julien parmi ses élèves. ^DICULE (lat. ledicula, dimin. do .rdes. maison, temple) n f Sanctuaire, tabernacle ou dais, construit dans la.celta d'un temple romain, et abritant la statue du dieu. Il Petit cabinet, fait sur le modèle d'un temple, qui contenait les images des ancêtres, les lares et les divinités tutélaircs. Il Niches des tombeaux qui recevaient les urnes luneraires. il Chapelle portative. Il Pendant le moyen âge, on représentait les fondateurs des monuments chrétiens por-
tant un tedicnle sur la main et l'offrant à Dieu. D'antre'; œdicules servaient de reliquaires.
JEDIE (du gr. aêdia, désagrément, tristesse) n. f. Genre d'insectes lépidoptères, famille des yponomentidés, renfermant des teignes d'Europe à corps robuste et cylindrique. Les chenilles des ajdies vivent isolées sur les plantes basses. .SDILE ou iEDlLIS (i/ss — lat. xdilis, qui a rapport aux maisons) n. m. Genre d'insectes coléoptères, fan.ille des cérambycidés, renfermant des longicornes de l'Europe moyenne et méridionale. Ces insectes vivent dans les pins et dans les bois de construction.
^DŒÎTE (dé — du gr. aldaia, parties sexuelles) n. f. Inflammation dos parties génitales externes.
.ŒDŒOBLENNORRHÉE f(M — du gr.
aidoia. [.artus srxuell.:-s ; blenna.mucosité, et rhrl,,. couler) n. f. Ecoulement nuiqucux par les parties génitales.
«DŒODYNIE {dé) ou .ŒDOIODY- NIE {do-yo) (du gr. aidoia, parties sexuelles, et odunê, douleur! n. f. Douleur dans les parties sexuelles.
JEDŒOGRAPHIE [dé — du gr. aidoia.
parties t-exuelles, gt graphem, écrire) 11. 1. Iit's. riiiiiuii des parties génitales. ./EDŒOLOGIE idé — du gr. aidoia, parties sexuelles, et logos, discours) n. f. Traité sur les organes de la génération.
iEDŒOPHASME (rff! — du gr. aidoia. parties sexuelles, et pliasma.
forme) n. m. Très grand orthoplère fossile, dont on trouve les ailes dans le carbonifère de Commcntry. ^EDŒOPSOPHIE (dé — du gr. aidoia, parties sexuelles, i/)/io.s. Ijruit) n. f. Emission sonore du gazpar les or-
yEdile.
; de la i
cration.
.ffiDŒOSCOPIE (rfé — du gr. aidoia, parties sexuelles, et skopein. examiner) n. f. Examen des organes génitaux.
jEDŒOTOMIE [dé — du gr. aidoia. parties sexuelles, et lomè. incision) n. f. Dissection des organes de la génération.
.ŒDOEOZOAIRE [dé — du gr. aidoia, parties sexuelles, ,t zn„u. aiiiuial) adj. Se dit des animaux chez lesquels [.rcdoiiiinriii les organes sexuels.
AÉDON (de Aédon, n. mvthol.) n. m. Genre d'oiseaux passereaux, renfermant des' fauvettes de désert à coloration grise, variée de roux et de brun. On trouve les aedons depuis l'Espagne jusqu'au pays des Somalis, en Egypte, en Algérie, etc.
AÉDON, épouse de Zéthus, frère d'Ampbion. Jalouse de la nombreuse famille de Niobé, sa belle-sœur, elle résolut d'égorger Amanée, fils aîné de sa rivale, et, par méprise, tua son propre et unique fils Ityle. Elle fut livrée anx^Furies, et se tua de désespoir. Les dieux, touches de compassion, la métamorphosèrent en rossignol.-
«GA (du gr. aix, aigos, chèvre) n. m. Genre do crustacés isopodes, type du groupe des leginés.
jEGAGRE fgr. aigagros, chèvre sauvage) n. f. Espèce de chèvre sauvage, ou redevenue sauvage. Sa taille est plus forte et sa robe plus foncée que celles de la chèvre âomestique. Elle habite l'Asie centrale, et surtout la Perse.
JECAGROPILE ou ÉGAGROPILE (du gr. aigagros, chèvre sauvatre, et pilos. laine foulée) n. m. Concrétion qui se trouve quelquefois dans les voies diçestives des ruminants. (Elle est formée de poils que lani- — mal a avalés en se léchant, et que les mouvements de l'estomac ont réunis en boule). «>'n bézoard d'Allemagne. V. bkzoard.
.,Egialie
JBGÉRITE (du gr. aigeiros, peuplier) n. m. Genre de cliampignons vivant sur les bois en décomposition.
.SGIALIE (du gr. aiqialos, bord de la mer) n. f. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, renfermant des formes européennes de petite taille, dont les larves vivent dans les racines de diverses plantes dans les terrains sablonneux.
iEGIAUTE ou JEGIALTES du gr. aigialités, vivant sur le littoral) n. m. Orniili. Genre d oiseaux échassiers, famille des cliaradriidcs, renfermant les gravelots et autres petits pluviers qui vivent sur les rives caillouteuses de la mer ou des cours d'eau dans nos régions. Les aigialités ont le plumage coloré par grandes masses, le front marqué d'un bandeau et le cou cerclé d'un collier.
— Entom. Tribu de co- \ , >, .
léoptères lamellicornes, dont les larves vivent dans le bois en décomposition.
^GICÈRE ou JEGICÉRAS {râss — du gr. aix.aigos, chèvre et kéras. corne ; allusion à la forme du fruit) n. m. Genre de plantes à fleurs blanches réunies en grappes ou en ombelles, et à fruit arqué. C'est un petit arbre qui, comme le manglier, pousse dans l'eau saumâtre. On le trouve dans les îles du Pacifique.
JEGICÉRÉES n. f. pi. Plantes de la famille des myrsinéacées. dont la graine est dépourvue d'albumen. Le type de ces plantes est Viegicéras.
iEGICORE (du gr. aix, aigos, chèvre, et korê, vierge), une des quatre premières tribus de l'Attique, composée' de bergers.
iEGICRÂNE (du gr. aix, aigos, chèvre, e'. de crâne) n. m. Tête de chèvre ou de bélier dont sont ornés certains monuments anciens.
iEGIDI ou AgiDI (Louis-Charles), jurisconsulte et. homme politique allemand, né à Tilsitt en 1825. Oatro des articles et des brochures, on lui doit ; le Conseil des
princes depuis la paix de LunMlle (Berlin, 1853); l'Acte /l'nil de la cnnfi'rcnce des minisires <l l'iciine (18C0) ; /tes Ivmps gui 07il pn'eildi' le Xollverein (1800); la IVavifialiuu libre sous pavillon ennemi (1800), etc. ^gidi a publia, do 1801 à l'8;o, los yl?T/iii'<'.s- alitât (l'ocuoil do documonts).
AGIDIE (du gr. air/idion, chcivroau) n. m. Gonro do coléuptiTcs lamoUicoriios, tribu dos scaraboidos, liabilant la Guadidoupo et lo Brésil.
.£gidius. Ilisi. rom. V. Eiwdius.
AGILOPINÉES M. r. iil. Nom donné Â une tribu do la fa-
yi»
si Wnjili.p.
lit lo
.Egilops— A, neur;B, p
AGILOPS {lopss — du gr.
ai.r, aigos, cliévro, et ôps, vN.
œil, parco quo los chèvres seraient sujettes à cette maladie, ou parco que l'œil affecté a l'aspect de celui (les chèvres) n. m. Patbol. Petit ulcère qui se forme dans l'angle interne des paupières, au-devant ou à coti'î du sac.
lacrymal, et qui succède à une potito tumeur appelée anchilops.
— Bot. Gonro de graminées, très voisin des froments (^-iticum). Co sont on général des plantes basses, peu développées, à épis munis di»
barbes raidos, et qui no sont d'aucune utilité; il y en a dans lo midi do la France.
AGINETIA ou .«aiNËTIE
(du gr. aiginè, chèvrefeuille)
n. f. Genre d'orobanchées.
h'^ginetia indica est
ployée, aux Indes, pour .__,
fermir los gencives et corriger la fétidité do l'haleii
/EGINIDÉS (du gr. aix. aigos, chèvre) n. m. pi. Groupe do méduses craspédotes, de la tribu des narcoméduses.
.Sgipan (du gr. ai.T, aigos, chèvre, et Pan, dieu des bergers), surnom do Pan, à'cause doses pieds do chèvre. Quelques auteurs donnent ce nom à un dieu particulier et
10 disent fils de Zeus ; d'autres, fils do Pan et d'Ega.
11 Nom donné aux satyres que l'on représentait avec des cornes à la tête, des pieds de chèvre et une queue, n Espèce fabuleuse d'hommes ayant un museau de chèvre et une queue do poisson, qui, selon Pline et Mêla, habitaient la Libye.
AGIPHILE (du gr. aix, aigos, chèvre, et philos, ami) n. f. Genre de plantes verbéuacées de l'Amérique tropicale, dont une espèce passe pour conjurer la morsure des serpents.
.SGIPHILÉES n. f. pi. Tribu de plantes do la famille des verbénacées, dont lo type est Xaegiphile.
.Œgira, ville de l'ancienne Grèce (Acha'ïo), qui reçut los habitants de la ville d'^Egès, ruinée par l'inondation. Sur ses ruines est aujourd'hui Xilocastru. — Un des anciens noms do Lesbos.
^GIS (jiss — du gr. aigis, égide) n. f. Pathol. Tache blanche de la cornée.
— Antiq. Peau do chèvre dont se couvraient les habitants primitifs de la Grèce.
AGITHAIJ: (du gr. aigithahs, mésange) n. m. Nom scientifique des mésanges du genre remis. V. ce mot.
JBGVTHE (du gr. aigithos, linotte] n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des éro(yli>l.'s riiniprcnant des érotyles des régi'Mi^ I haii'lfs '\<^ l'Amérique.
«GITHINE du ur. aigithos, linotte) n. m. Genre d'oiseaux passereaux ténuirostres, famille des méliphagidés, habitant l'Inde et la région indo-chinoise et indo-malaise. Les œgithines sont de petite taille, de coloration jaune ou verdâtre plus ou moins variée do noir et do blanc.
iEciCM ou Egium, ancienne ville de la Grèce, aujourd'hui Yostitza, dans l'Achaïe, sur le golfe de Corintlie. Agamemnon y réunit les chefs grecs avant la guerre do Troie. Dans ses environs, au bois nommé .^narium, consacré à Jupiter, se tenaient les assemblées de la Ligue achéenne. Selon quelques mythographes, ce lieu, et non pas l'île de Crète, est l'endroit où Jupiter aurait été nourri par une chèvre.
AGLÉ (du gr. aigle, lustre, éclat) n. m. Genre de rulacées, tic la siiic tirs aurantiées. Co sont dos plantes des Indc^ (I Ir . jrLii.iis tropicales de l'Afrique. Leurs fruits sont si\ Mir. u\, iH^iirrissants et aromatiques; le bois est ompluy.j puur la construction.
.SGLÉE (du gr. ttiglê, lustre, éclat) n. f. Genre de crustacés décapodes, renfermant des formes marines à carapace ovale.
. JCGLEFIN ou mieux ÉQLEFIN n. m. Nom donné à une espèce de gade. ii On l'appelle aussi aioricfin.
AGLINE (du gr. aigle, splendeur) n. f. Genre de trilobites ayant cinq ou six segments thoraciques (silurien de Bohème) ; le type est Xœglina armala (Bar.).
.SGOCÉPBALE (du gr.
aix, aigos, chèvre, et képTialè, tété) n. m. Oiseau chez lequel certains naturalistes croient reconnaître les caractères do la grande barge àboyeuse.
AGOCÉRAS (rAss — du tfr. aix, aigos, chèvre, et kéras, corne) n. m. Mollusques céphalopodes fossiles ap-
Sartonant au groupe des ammonites «t très abondants ans le lias infériour.
-Eglthe.
.CGOCÉRATIDés (rad. .ri/of('i-(n) n. m. pi. Famille dam monés prosiphonés, comprenant quantité d'espèco-s jurassiques et crétacées ; co sont dos formes lisses ou pourvues do cotes simples, à ombilic largo.
— Encvil. On suit l'évolution de» œgocératidés à partir du lias, et la descendance en est bien établie. Zittol les divise en cinq groupes : los psiloei'ratiné», formant la souche dos autres, sont dos formes à vontre arrondi sans carèno ; les arii'tinis ont lo ventre aplati avec carèno entre deux sillons; les 3-gocéritlinés ont des cotes qui traversent la face ■v'cuir.-ile ; les /iiihpnorphinés sont dos espèces compliquées
dont je |< ^st un rgocrras;
les h,iiii,„„lu,;i,;ili,i.-s sont des S'gocèin.'. duNI ladllllo a perdu cotes et carciK^
.SGOCÉRATINÉES (rad. .rgoci'ras) n. f. pi. Groupe d'ammonées œgocératidéos, dont les genres principaux sont les segocéras et les schlutheimia.
AGOCÊRE (du gr. aix, aigos, chèvre, et kéras, corne) II. m. Genre d'insectes lépitniiièrcs, lainille des sésia- 'hs, r,.,ir,.ii,iant de
^GOCEROS {ross — du gr. aix, aigos, chèvre, et kéras, i-orno) 11. m. Genre d'antilopes, voisines des hippotragues, de grande taille, à robe d'un gris bleuâtre, renfermant les lorincs dites égiqnes. Les œgocères habitent les régions chaudes de l'Afrique. L'espèce type du genre, V,rgoceros eguinus, se trouve du .Sénégal on Cafrerio. V. antilope.
^GOLÉTHRON (du gr. aix, aigos, chèvre, et olethros, mort) n. m, iN'oni (jiie los anciens donnaient au rhododendrun ponlicum, qu ils croyaient vénéneux pour la chèvre.
.ffiGOPHAGE (du gr. aix, aigos, chèvre, et phaqein. niangeri, surnom qu on donnait à Junon, chez lesLacédénionicns, i cause des chèvres qu'on lui sacrifiait, ii On écrit aussi êgophagi-:.
^GOPHONIE n. f. Pathol. V. égophonie.
iCGOPHONIQUE adj. Pathol. V. égophonique.
^GOPODE (du gr. aix, aigos, chèvre, elpous, podos, pied) adj. Dont les pattes ressemblent aux pieds d'une chèvre.
— n. f. Plante do la famille des ombellifères, vulgairement nommée pied-de-chèm'e, herbe aux goutteux. Elle croît dans les lieux ombragés, dans les vergers, aii bord des eaux. Ses jeunes pousses sont mangées en salade. C'est une plante excitante, diurétique et vulnéraire.
fGOSOME (du gr. aix, aigos, chèvre, et sôma, corps) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des cérambycidés , renfermant de grands longicornes à antennes rugueuses, habitant l'Europe, la Chine et les Indes orientales. La seule espèce européenne, ap(/oso»iftsca6n'co?*ne, vit dans toutes sortes do bois, dans les vieux troncs des hêtres, tilleuls, etc.
.^GOS-POTAMOS (Fleuve de la Chèm'e), petit fleuve do la Chersonèse de Thraco, se jetant dans l'Hellespont au N. de Sestos, célèbre par la victoire que Lysandre y remporta sur la flotte athénienne, et qui termina la guerre du Péloponèse (404 av. J.-C). Aujourd'hui l'indjelimen.
^GOSTHÈTB (du gr. aix, aigos, chèvre, et stéthos, poitrine) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes du cap de Bonne -Espé-
«GOTHÈLE (du pr. air.
aigos, chèvre, et thêtè. mamelle) n. m. Genre d'oiseaux passereaux fissirostres, famille des caprimulgidés, renfermant des engoulevents de la région néoguinéenne et australienne, caractérisés par les plumes allongées de la l'ace (^ui recouvrent le bec et torment une crête sur le front : aegothèle de la Nouvelle-Hollande [îgotheles Nov,r Hollandix), Australie et Tasmanie ; d'autres espèces en Papouasie. V. engoulevent.
n. Nom vulgaire du siiuale
«GUS Iguss — du gr. aix, aigos. chèvre) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des lucanidés. renfermant des formes de l'archipel Malais, du Japon et des îles de la Nouvelle-Guinée.
AGYRINE n. f Minéral du genre p,)Toxène, paraissant identique a l'acmite. On la trouve en cristaux assez gros dans des syénites de Norvège et du Groenland.
A. E. I. O. U. (abréviation du lat. Auslrix est imperare urbi unii-erso. et de l'allem. Ailes ICrdreicU ist Oesterreich iinlerihnn .-Il appartient à r.\utricho de régner sur tout l'univers), devise symbolique do la maison' d'Autriche.
.aiLANITICUS Sinus, ancien nom du golfe àWkubnh. le plus oriental des .leux golfes formés par la mer Rouge, et au fond duquel s'élevaif la ville d'^iVana.
ALHIN n. m. Espèce de souchet croissant dans les endroits propres à la culture du riz, à Ceylan.
JElAK (LEX), loi décrétée 4 Rome l'an 154 av. J.-C, et qui. ainsi que la loi Fufla, de la même année, avait pour liut d'établir entre les auspices pris par des magistrats d'ordre différent une hiérarchie conforme à celle qu'on voulait établir entre los magistratures elles-mêmes. L'oAnuntialio, ou notification officielle do quelque signe fâcheux, n'était recevable par lo président des comices que si elle iirovonait d'un magistrat supérieur ou égal en rang.
^gothele.
.^LIA CaPITOUNA,
1 donné à Jérusalem, par l'em-
jpA;im\i — iËOLiNE
pprcur Adrien, lorsqu'il y eut, on 122 ou 131, envoy*; uno culonio romaine.
■ZEIlia Sentia (li{x). loi von^'O Kous Aug^ustn, l'an i:.l <Ui la londation ilts Koriin (an -i apr. J,-C.;, sou.s le consulat do S. ^Kliiis Catus v\ d« C, SiTiiiius Saturninu». Son liut fut <lo rc.streindro les alFranchiK^cmenlJi qui s'étaient niiiltipliés à l'excès et d'cntravor l'acquisition du droit do cité par les airrancliis.
JEIAXI n. m. Genre d'insecte*t hémiptères, du groupo dos ^'éocoros, raniillo des pentatomidA, renfermant des punaises terrestres do nos pays. L'espèce type du genre ixlia acitminata) est uno pontatome allongée, jauuÂtro, très commuiio dans toute la France.
^LIUS GalluS, général romain.
préiet dK^'Vpio on 1 an 21 av. J.-C.
1.0 premier des Romains, il fit uno expédition en Arabie; uno épidémie l'arrêta.
AELST(EvertVAN), peintre hollandais, néàDclft, en 1C02, mort en ir>48.
Il a peint surtout des natures mortes notamment dos armures et du gihier.
Ses tableaux, perdus pour la plupart, -«lie-
d'ailleurs fort rares, sont très recherchés pour la flnesso do l'exécution.
Aelst (Willem Van), peintre de fleurs et de nature inorte, né en 1620 à Deift, mort en 1C79 à Amsterdam. Il séjourna longtemps en France et en Italie. Plusieurs do ses tableaux, dun arrangement heureux, d'un coloris transparent et très sobre, se trouvent aux musées de Berlin, de Dresde, à la Pinacothèque de Munich, à la galerio Pitti à Florence.
ACLTRE, bourg industriel de la Flandre orientale (Belgique), â 20 kilom. à 10. de Gand; 7.125 hab. Fabriques et lilatures de toiles; amidonneries, huileries.
ALURIDÉS n. m. pi. Animaux de la famille de VspluntJi.
— Encvcl. Cope a créé sous lo nom à'tpluridén une famille de mammifères qui a pour type le genre œlurus ipanda), qui comprend en outre raeluropode et le genre fossile hyœnarctos, et nui est intermédiaire entre ccllo des ursidés (ours) et celle des mustélidés (martres).
,£LURODON ( don' — du gr. ailouros^ chat, et odoux, odontùs, dent) n. m. Grand carnassier fossile du miocène de rAmériquc du Nord.
AILUROGALE OU JELURIGTIS [tiss — du gr. ailouron, chat, et gale, belette) n. m. Genre de félins fossiles, voisins des chats (période oligocène).
jCLUROPODE (du gr. ailouros, chat, et pous, podos, pied) n. Ml. (T.nn- de mammifères carnivores, intermédiairo • iiir-- lis mirs et les vrais carnassiers (chiens, chats, civi-u.'s . Il On dit aussi aii-uropcs, aill'Rope.
— Encycl. Ce genre fut créé pour une espèce découverte au Thibet par l'abbé David {ailuropus metanolencus), irès semblable aux ours par les formes extérieures, mais se rapprochant davantage du panda parle squelette et le système dentaire. Plus petit que Tours brun, il est blanc sur presque tout le corps. Il a la tète ronde, la queue courte comme les ours, la plante des pieds poilue et la démarche semi-plantigrade comme lo panda. Les dents sont au nombre de quarante. Il vit sur les sommets inaccessibles du Thibet oriental, et se nourrit de racines, do bambous et autres végétaux.
,£LUROPSIS {psiss — du gr. aîlouros, cliat, et oj)sis, apparence: II. m. Genre de carnassiers fossiles, voisins de Ttelurogale.
ALURUS [ni.ts — du gr. ailourox, chat) n. m. Nom scientirique du panda, qui est le type d'une famille intermédiaire entre les ursidês ^,ours) et les mustélidés (martres).
AÉMÈRE ou AHÉMÈRE (du gr. a priv., et A^m^ra Jour) adj Se dit des saints qui n'ont pas de fête spéciale dans 1 année, le jour de leur mon étant inconnu.
.Œmilia (lex). loi édictée en 434 av. J.-C. sur la pro- Tiositiun du dictateur .î^railius Mamercus. par laquelle la <lurc'i' dos funciions de censeur fut réduite de cinq ans
^MONIA ou HamONIA, ancien nom de la Thessalie.
JBNÉATEUR (lat. xneator, même sons) n. m. Nom donné par les Romains aux musiciens qui, à l'armée, faisaient usage d'mstruments de cuivre, tels que les buccinatores, les conticines, les tubicines, etc.
ANÉICOLLE (du lat. aeneus, de bronze, et coUum, cou) adj. Qui a le cou do couleur bronzée.
.«NÉOCÉPHALE (du lat. 3?neus, d'airain, et du gr. kêpluilr, t.t. aij. Zool. Dont la tête est de coxdeur bronzée.
.^NÉSIDÉME. célèbre philosophe sceptique.il naquit à Gnosse en Cicio, ou peut-être à. -'Egée; il enseigna à Alexandrie, on ne sait â. quelle époque. Dans une période de 210 ans (de 80 av. J.-C, à 130 ap. J.-C), on ne peut lui assigner une place avec certitude. Quelques historiens le font vivre vers 130 ap. J.-C. ; d'autres au commencement do l'ère chrétienne ; d'autres enfin voient en lui un contemporain de Cicéron. On n'est guère plus d'accord sur sa doctrine; cependant, il semble avoir, en général, professé le scepticisme. Les anciens lui attribuaient cinq ouvrages : Enseignement des PytThontens, en S livres: Sur la Sagesse; Sur la Hccherche ; Esquisses pyrrhoniennes ; Eléments. Nous n'avons l'analyse détaillée et des citations que du premier, qui était dédié À L. Tubéron, partisan de l'Académie.
— BiBLioGB. : Emile Saissct, jEnésidème (1865) ; Brochard. les Sceptiques grecs.
.Œmianes, ancien peuple de la Thes.salte, qui habitait prés des rives du Sperchius. entre les monts Pinde,Othrys et Œta. et finit par se confondre avec les Etoliens. Une colonie de ce peuple fonda en Asie la ville ancienne d'.i-Sniatia. près de la mer Caspienne. — Un .^niaxe.
VENIGHATITE du gr. ainigma, énieme^ n. f. Variété do pyroxène trouvée dans une syénite au Groenland.
AOLANTHE (du gr. aiolos, diapré, et anthos. fleuri n. m. Genre de plantes labiées, cultivées en Chine et au Brésil.
^OLlNE(de.<i?o/«j,dioudu vont) n. f. Instrument à clavier et à anches liljres. C'est un orgue de petites diniensious, que l'on fait parler, comme rharmoniuni, au moyen
^EOLODICON
AEROLITHE
de languettes métalliques vibrant par l'action d'un courant d'air. V. accokdkon.
jEOhODlCON (de Eole, dieu du vent) n. m. Instrument du même t^eave que rïeoline. Il ne diffère de celle-ci que par la construction do la soufflerie, qui est à vent continu.
jEOLODON (du çr. aiolos, mobile, et de odous, odontos, demi n. m. Crocodilien fossile du jurassique supérieur.
JEON ou ÉON, nom que les Phéniciens donnaient à la premit're femme. Elle apprit à ses enfants à se nourrir des fruits des arbres.
APHNIDIE (du gr. aiphnidios, inattendu, rapide) n. f. Genre d'insectes. Syn. de masorkus. V. ce mot.
.ffipINUS (Jean HocH, dit), théologien protestant, né à Brandebourg en 1499. mort à Hambourg en 1553. Disciple de Luther, il est l'auteur d'ouvrages très violents contre l'Eglise romaine, notamment : Piiiacidion de Romanœ- Ecclesix imposturis et papisticis sutelis (Hambourg, 1536).
.^PINUS (François-Ulric-Théodore HocH, dit), physicien allemand, de la famille du précédent, né à Rostock en 1724, mortà Dorpat en 1802. Il s'établit à Saint-Pétersbourg, où il devint professeur, membre de l'Académie des sciences. Il publia : Réflexions sur la distribution de la chaleur à la surface de la tei-re, traduites en français par Raoul (1762), et un grand nombre de mémoires. On lui attribue la première idée de l'électrophore et du condensateur électrique.
APIORNIS
du
des aptvrygi formes.
— Encycl. Ces gigantesques oiseaux sont connus par des ossements trouvés dans les dépôts quaternaires et récents de Madagascar et par des œufs rencontrés dans la vase, œufs qui ont une contenance de 8 litres et qui équivalent à 150 œufs de poule environ. L'examen des os rapportés de Madagascar, par Grandidier, permet d'aftîrmer que Vxpiornis avait près de 4 mètres, et présentait de grandes analogies avec Vapténjx.
^PUS {puss — du gr. aipus, immense [par antiphr.]) n. m. Genre d'insectes coléoptères, famille des carabidés, renfermant de très petites formes vivant sous les pierres au bord de la mer. On connaît trois espèces d'fepus : une d'Europe, une de Madère, une du Chili. l.'œpus ftobini vit sur nos eûtes et se laisse recouvrir par la mer à marée haute.
^PYCÉRGS (ross — du gr. aipus. vaste, et kcras, corne) n. m. Genre d'antilopes du sud et de l'ouest de l'Afrique.
«PYSAURUS (S(3-rH5S — du gr. aipus, immense, etsam-os. lézard) n. m. Genre 'le reptiles dinosaiirit^n'; fo'^sih^s, r|m se trouvent dans les grès verts du terrain crétacé.
^PYSURE ( d n gr. aipus, vaste, ot oura, queue) ii. m.
Genre de reptiles ophidiens, famille des hydrophidés, renfermant des serpents des mers chaudes à corps presque rond. Les aepysures sont venimeux et se reconnaissent A leurs plaques \entrales i une seule crête médiane
AQUAM MEMENTO SERVARE MENTEM, mots lat. qui signif. : Souviens-toi de garder une âme toujours égale. (Horace, liv. II, ode m, v. 1.) Cette phrase se rencontre quelquefois sous la plume des écrivains.
iEQliO ANIMO, mots lat. qui signif. : D'une âmo égale, avec constance ; Le sage supporte jEquo animo les coups de l'adversité.
JEQUO PULSAT PEDE, mots lat. empruntés à un vers d'Horace qui signilîe : » La mort frappe d'un pied indifférent à la chaumière du pauvre et au palais des rois. »
iEQUORÉE, AQUORIDÉS. Zool. V. ÉQUORÉE, ËQUORIDKS.
AÉRABLEadj. Qui peut être aéré, que l'on doit aérer: Les aleliei's doivent être facilement aérables.
AÉRAGE n. m. Action de donner de l'air, de renouveler l'air dans un espace clos : Appareils, tuyaux ^'aèragi:. Cheminée ^'aérage.
— En T. de min. On donne particulièrement le nom d'o^ra^e à la ventilation des puits et galeries d'exploitation