AFFRANCHISSEMENT
(b'-border les rivières. Il Par anal. Se dit des choses qu'on peut comparer à des rivières, à des canaux : Paris est te centre d'un mouvement considérable que lui procure Taf- FLUENCE de nombreuses voies ferrées.
— Par ext. Grand concours de personnes : Affluence de spectateurs, de visiteurs, il Grande abondance de choses : jf'AFFLUENCE de détails méthodiques n'est point une voie sûre pour instruire le lecteur. (Fourier.)
— En mauvaise part. Flux, abondance inutile : Quelle AFFLUENCE de paroles !
— Pathol. Concours de sang-, d'humeurs, etc., qui se porte, en plus grande quantité qu'à rordinaire, vers un même organe : /-'affluence du sang à la tète peut causer des accidents fâcheux. (Lav.)
— Physiq. Les afftuences, Los rayons électrioues qui se portent vers un corps actuellement électrisé. (Ne s'empl. qu'au plur. dans ce sens.)
— En affluence, loc. adv. En grande abondance, en foule.
— Syn. Affluence, concours, foule, multitude, presse. Tous ces mots expriment l'idée d'une réunion nombreuse; mais multitude, foule et presse marquent seulement qu'il se trouve beaucoup de gens dans un endroit. Concours et affluence à l'idée de quantité ajoutent une idée de mouvement, expriment que beaucoup de gens se portent d'un lieu vers un autre. Xa multitude, la foule, la presse, sont une chose; le concours et Yaffluence sont un fait. Concours exprime l'arrivée en masse et accidentelle ; affluence l'arrivée successive et continue. Foule exprime, en outre, une idée de tumulte, de cohue. Presse éveille l'idée d'une agglomération presque périlleuse.
— Anton. Disette, insuffisance, manque, absence, rareté. AFFLUENT n. m. Cours d'eau qui coule vers un autre;
rivière qui perd son nom en se jetant dans une autre : La Marne est un affluent de la Seine.
— Par e.xt. Se dit des rues d'une grande ville, dos voies publiques.
AFFLUENT, ENTE adj. Se dit des cours d'eau qui vont se perdre dans d'autres cours d'eau d'une étendue et d'une masse ordinairement plus considérables : Rivière affluents.
— Pathol. Se dit des humeurs qui se portent en abondance dans quelque partie du corps : Sang affluent.
— Physiq. Se dit d'un fluide qui se porte dans une direction déterminée : Electricité affluente.
AFFLUER {lat. affluere, couler vers) v. n. Couler vers; se rendre dans un même canal, aboutir au même terme (se dit du cours des eaux) : L^ lihône afflue dans la Méditerranée.
— Par anal., Se dit du sang, des humeurs qui se portent en abondance vers quelque point : Il faut empêcher le sang ^affluer à la tête.
— Par ext. Survenir, arriver en grand nombre, en parlant des personnes ou des choses : Les étrangers affluent a Paris. Les navires affluent à Marseille.
— Fig. Augmenter, s'accroître : Les convalesceiits sentent la vie AFFLUER en eux.
AFFLUX {flu — du lat. ad, vers, et fluxus, cours) n. m. Réunion plus abondante des liquides vers une partie du corps devenue le siège d'une irritation morbide ou d'une stimulation physiologique : /.'afflux du sang.
— En T. d'électr. Mouvement du fluide électrique vers un point. Il Point d'afflux. Point par lequel le fluide pénètre dans un milieu.
AFFOLAGE n. m. Autrefois, Folie: Las 1 grand AFFOLkGU m'fst d'espérer. (Chanson du xv<^ siècle.)
— En T. d'hortic. Maladie des anémones, qui les fait pousser en feuilles et les empêche de fleurir.
AFFOLANT, ANTE adj. qui affole : Nouvelles affolantes. Beauté affolante.
AFFOLÉ, ÉE n. Personne qu'aveugle, que rend folle la passion, la terreur, etc. : Le nombre des affolés croit Journellement.
— Adjectiv. : Personne rendue folle, qui aime d'une manière folio : Epouse affolée.
— En T. de phvsiq. Aiguille affolée, AiguiUe aimantée qui éprouve des aéviations subites et irréguliêres causées soit par un orage, une aurore boréale, une éruption volcanique ou un tremblement de terre, soit par le voisinage du fer.
AFFOLEMENT n. m. Action de perdre la tète ou de devenir réellement fou, et surtout fou par amour; état d'une personne affolée : Les détonations des armes à feu produisent chez les sauvages un véritable affolement. iVtHon de Lenclos, déjà vieille, causa encore plus d'un affolement.
— En T. do physiq. Etat d'une aiguille aimantée qui est affolée.
AFFOLER (rad. fol) V. a. P,cndre fou, et surtout fou d'amour : Cléopâtre affola Antoine.
— Neutralem. Devenir fou : Affoler de quelqu'un, ii On
dit plutôt RAFFOLER.
— Mécan. Rendre indépendante du mouvement général une partie d'un mécanisme pour qu'elle soit libre de rester au repos, grâce aux embrayages et aux poulies folles.
— Physiq. Déranger l'aiguille aimantée. "V. affolé. S'affô/er, v. pr. Se prendre de passion pour : S'affoler
de quelqu'un, de quelque chose.
AFFOLIR (rad. fol) v. n. Devenir fou : Les alcooliques AFFOLISSENT un peu ckaque jour. (Peu usité.)
AFFONSÉEn. f. Genre aberrant do légumineuses mimoficns du Brobil, ayant plusieurs carpelles.
AFFORAGE n. m. Anc- dr. V. afférage.
AFFORER V. a. Anc. dr. V. affeurer.
AFFORESTAGE n. m. Droit de prendre du bois dan^ uiiti forêt : Avoir Tafforestage, le droit (/'afforestage dans une forêt.
AFFORESTER (rad. forêt) V. a. Concéder le droit d'afforcstage : Afforester une commune dans tels bois.
Affori, comm. de l'Italie septentr. (Lombardio"», près de Milan ; 7.240 hab.
AFFOUAGE (du bas lat. affoaqiam, formé lui-même dn ad, vers, et focus, foyer) n. m. Droit de prendre des bois do chauffage et de construction dans une i^rct communale. Il Entretien en combustible d'une usine. Ce mot désigne surtout le bois nécessaire à la fabrication du charbon emploj'é dans les hauts fourneaux et les aflineries.
AFFOUAGEMENT AFFOUAGER
— Encycl. Dr. ISaffouage donne droit aux habitants d'une commune do prendre du bois dans les forêts de cette commune. Les coupes affouagères sont détermmées par l'administration forestière et abattues par un entrepreneur spécial.
Le mode de distribution et de partage de l'affouage, tel qu'il avait été organisé par la loi du 26 nivôse an II et par le Code forestier de 1827. donnait lieu à une foule de conflits, auxquels la loi du 23 novembre 1883 et la loi du 19 avril 1901 ont eu successivement pour objet de mettre fin.
Ainsi qu'il a été modifié, en dernier lieu, parla loi de 1901, l'art. 105 du Code forestier décide que, a s'il n'y a titre contraire", le partage de l'affouage, qu'il s'agisse des bois de chauffage ou des bois de construction, doit se faire suivant le triple mode que voici : ou par feu, c'està-dire par chef de famille ou de ménage ayant domicile réel et fixe dans la commune avant la publication du rôle ; ou bien par tête d'habitant remplissant les mêmes conditions do domicile ; ou bien de façon mixte, c'est à-dire moitié par feu et moitié par tête ; il laisse aux municipalités le droit de choisir entre ces trois modes de partage. D'ailleurs, il assure également aux municipalités la faculté de vendre, au lieu de le partager entre les habitants, le produit de l'affouage; les dispositions à cet égard sont ainsi conçues : ;■ Le conseil municipal pourra aussi décider la vente de tout ou partie de l'affouage au profit de !a caisse communale; dans ce dernier cas, la vente aura lieu par voie d'adjudication publique, par les soins de l'administration forestière. » C'est chaque année, dans la session de mai. que le conseil municipal décide s'il y a lieu de vendre le produit de l'affouage ou de le partager entre les habitants.
Les droits qui reposeraient sur d'anciens titres non prescrits sont seuls respectés, et les seuls titres dont il s'agisse ici sont des actes légaux, tels que les édits, ordonnances ou arrêtés de règlement émanant des autorités qui, sous l'ancienne monarchie, avaient qualité pour régler la distribution de l'affouage.
C'est l'administration forestière qui procède à la délivrance de l'affouage, mais c'est le conseil municipal q-ui en opère la répartition. La répartition des taxes d'affouage est faite au moyen de rôles dressés par les maires et rendus exécutoires par le préfet,
AFFOUAGE, ÉE n. Celui, celle qui jouit d'un droit d'af-fouage : Chaque affouage peu/ vendre ou échanger le bois qu'il reçoit. Il On dit plutôt affouager et affouagiste.
Anc. dr. Action d'affouager.
a. Dresser la liste des habitants d'une droit à l'affouage, il Déterminer, dans
une lorêt, lès coupes qui doivent être partagées en vertu
du droit d'affouage.
AFFOUAGER, ÈRE adj. Concédé pour l'affouage; qui fait partie d'un affouage : Coupe affouagère.
— n. Celui, celle qui jouit d'un droit d'affouage.
AFFOUAGISTE n. Personne qui jouit du droit d'affouage.
AFFOUILLABLE {Il mil.) adj. Susceptible de subir l'affouillement : Le sul des pentes accentuées est souvent av- FOUiLLABLE ct instable.
AFFOUILLEMENT (Il mil.) n. m. Action d'affouiller; résultat de cette action : ^-'affouillement est l'action produite par les eaux dont le cou7'ant a creusé les berges d'un fleuve, dégradé une pile de pont, etc. V. érosion.
— En T. d'artill. Dégradation, cavité do forme allongée produite dans l'âme des bouches à feu par le passage des gaz de la poudre.
AFFOUILLER (H mil. — rad. fouiller) v. a. Creuser (se dit en parlant de l'action que produit le courant des eaux) : Al FOUiLLtR les berges d'une rtvtcre.
AFFOURAGEMENT ou AFFOURRAGEMENT n. m. Distribution des fourrages aux bestiaux, il Approvisionnement d'une exploitation en fourrages : La carotte est, après la chicorée sauvage, Taffoukagl-ment le plus sai7i des bestiaux. (Duchêne.)
AFFOURAGER ou AFFOURRAGER (rad. fourraqe) v. a. Distribuer du fourrage aux bestiaux : Affourager /(i^îtPff/A.
AFFOURCHAGE ou AFFOURCHEMENT n. m. Action d'affourclicr. ii .A/fourchement se dit encore de la jonctiorn, de l'emboîtage do deux pièces do bois dont l'une est en languette, et l'autre à rainure. Affourchemcnt.
AFFOURCHE n. f. Ancre et Câble d'à ffourche. En T. do mar-, l'Ancre et le Câble dont on fait usace pourafi'ourcher un bâtiment, n On dit aussi Ancre et Ùàble (/'affour.
AFFOURCHER (rad. fourche) V. a. Rete sur deux ancres mouillées perpendiculaire: rection du vent le plus à craindre; de la sorte les cables formant fourche, les deux ancres travaillent également, ii Affourcher à lavoile, Jeter une première ancre, puis se diriger à très petites voiles sur le point où l'on veut en jeter une secondé, il Affourcher en patte d'oie ou en barbe de chat. Mouiller sur trois ancres jetées en patte d'oie.
— Fam. Monter à califourchon
poutre.
— En T. de charp. .Joindre ensemble deux pièces de bois, dont l'autre à rainure.
AFFOURER fdu vieux mot fcurre ou fouarre, paille) v. a. Syn. de affouragf.r (s'applique principalement aux bêtes à laine) : Affourek un troupeau.