‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 116 sur 828 · AFFLEUREMENT · texte numérisé non relu

AFFLEUREMENT

n. m. Arts et met.

Réduction d'une surface au même

tre. et sans aucune

saillie. a. jv , ,,

— Parcxt.Se dit que !-■ r ,, d'un point peu ap- 1*-C. .1 * ., parent d'un objet s^es. — i. ij.

dont une partie est t<i"eureaureJies.emciit.lescouchesBetC. enfouie, et surtout de quelques restes d'anciennes constructions qui affleurent à peine la terre.

— Géol. Emergence partielle des couches ou filons à la surface du sol. il Extrémité d'une couche ou d'un filon qui vient affleurer la surface de la terre.

: ^ couches B etc.

- inix couches reJn i ï.\ formatioD est pi

AFFINITÉS - AFFLUEiNCE

— Physiq. Point d'affleurement. Point qui doit toujours i^tro ramené au niveau du liquide dans l'aréomèiro ix volume constant ot à poids variable.

AFFLEURER (rad. à fleur) v. a. Réduire doux corps contigus à un m^mo niveau, les joindre ozactemont : Afflelrer les battants d'une porte, tel lame» d'unparquet. Il Toucher do fort près, étro à fleur do : Pavillon qui affleure un mur.

— Fig. Toucncr, a'border & : AFFLRfRKB un rivage.

— Constr. nav. Se dit dune pièce de bois qui semble no faire qu'une même surface avec uno autre pièce : Les bordages doivent affleurer les couples.

~~ Econ. dom. Mélanger plusieurs farines, toiles que celles do froment, de seigle ot d'orgo.

— Papet. Délayer la pato à papier.

— v. n. Arriver à uu môme otveau : Planche» qui affleurent.

— Géol. Se dit d'une couche ou d'un filon dont une partie apparaît à. la surface du soL

— Physiq. Se dit do l'aréomètre qui enfonce jusqu'au point de l'affleurement.

S'affleurer, V. pr. Etre de niveau, on parlant de deux pièces dont les surfaces se confondent.

AFFLEURIE {rad. à fleur) n. f. La fine fleur do la farine.

AFFUCTIF, IVE (du lat. affliclus, part. pass. do affligcre, frapper) adj. Se dit des peines corporelles, qui atteignent le corps lui-môme.

— Encycl. Dans notre législation, les peines sont afflictives et infamantes, ou infamantes simplement. Les premières sont : la mort, les travaux forcés à perpétuité ou à, temps, la déportation, la détention, la réclusion. Les peines infamantes seulement sont : le bannissement, la dégradation civique. Les peines afflictires et infamantes privent le condamné de ses droits civils, emportent la destitution do la tutelle et do la curatelle, enfin peuvent servir do base à une action en divorce ou en séparatiou do corps.

AFFLICTION (ksi) n. f. Peino morale, douleur profonde et durable : Tnmher dans /'affliction. La véritable affliction est muette.' Huitard. ■

— Syn. AUIiction, amertume, désolation, douleur, mal, peine, souffrance, tourment. Le mal se dit presque uniquement du corps, et exprime tout ce qui l'affecte désagréablement. Peine s'applique à l'esprit et désigne uno souffrance intérieure. Douleur exprime des maux ou lo sentiment de maux aigus, poignants. Souffrance marquo l'idée de maux moins vifs, mais continus. L'amertume est une peine extrêmement désagréable, mais moins grave, moins profonde que la souffrance. Le tourment est le comble de la douleur et de ta peine. L'affliction est produite par des causes graves : revers de fortune, catastrophe, perte d'une personne chérie, etc. La désolation est une extrême affliction.

— Syn. Afilictions, croix, peines, tribulations. Peines est le terme général. Les tribulations sont ducs à des persécutions, à des traverses. Les croix sont dos peines que Dieu envoie aux chrétiens pour les exercer et les rendre dignes des récompenses qui leur sont destinées.

— Anton. Contentement, enjouement, gaieté, hilarité, joie, jubilation, ravi5sement, satisfaction.

AFFLIGTIVEMENT adv. Duno manière afÛiclivo.

AFFLIGÉ, ÉE n. Personne qui est dans l'affliction lAijes pour les akfmgks de ces paroles de l'âme qui tempèrent l'amertume des pleurs. (Lamenn.)

— Adjectiv. Qui a de l'affliction : Femme apfligkb. Il Accablé, abattu, atteint de quelque mal : Pays affligé

de la peste.

AFFUGEABLE adj. Qui peut être affligé, qui est susceptible do s'afiliger. (Peu usité.)

AFFLIGEANT, ANTE adj. Qui afflige, qui cause de l'affliction (ne se dit que des choses) ; Les torts d'un ami sont affligeants pour nous et pour lui. (Boiste.)

— Avec limpers. il est, on dit : Il est affligiîant de... pour II est triste, fâcheux de-

AFFLIGER v. a. (du lat. afftigere; formé de ad, à. et fligere, frapper. — Prend un e muet après lo g devant A et o : iS'ous affligeons. Il affligea), .\ccablcr -ie maux, do souffrances ; ruiner, désoler, dévasicr, ravager, en parlant d'un pays sur lequel pèsent de grandes calamités : La peste a plusieurs fois affligé Marseille.

— Causer do l'affliction, do la peine, de la douleur, du tourment, attrister: Affliger la femme qu'on aime, c'est un crime. (Balz.) Il Mortifier, faire souffrir, en parlant du corps, de l'esprit, etc.: Affliger soh corps par le jeûne, son esprit par la méditation. (Ce sens a un peu vieilli.)

— Par exag.. Affecter péniblement : L'orgue de Barbarie afflige les oreilles musicales. (Balz.) il Humilier, insulter :

J'ai tfintôt sans respect affligé sa misère

Racine.

S'affliger, v. pr. Eprouver de l'affliction, s'attrister : S'affliger du malheur d'autrui.

— Syn. Affliger, attrister, contrister, fâcher, mortifier. Affliger suppose uu mal considérable, qui abat et accable. Fâcher annonce un chagrin moins grave, quelque chose qui contrarie, qui pique. Mortifier exprime uno violente contrariété d'amour-propre. Attrister dés'igue un déplaisir qui ne fait quefficurcr le cœur. Contrister marque des maux plus <:ra!uls ou plus prochains.

— Anton. Charmer, consoler, contenter, égayer, enchanter, ragaillardir, réjouir, satisfaire, transporter.

AffligheM, village de Belgique, prov. de Brabant. arr. et à 20 kil. N.-O. de Bruxelles. Ruines d'une abbaye du même nom, autrefois célèbre et dont la fondation remonte à 10S6.

AFFLORINEMENT (de à, et florin) n. m. Jadis, tableau des biens nobles d'après lequel, en Provence, on faisait la répartition de l'impôt, n Redevance, espèce de contribution que devait un rîef, et dont la valeur était représentée par un certain nombre de florins.

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flot l

AFFLOUEMENT n. m. Résultat de Tafflouage.

AFFLODER v. a. Ramener un navire échoué i un endroit où il y a assez d'eau pour qu'il flotte.

AFFLUENCE n. f. Action d'affluer, en parlant des eaux: Z'affluence des eaux provenant de la fonte des îieiges fait

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