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— Fig. : La philosophie du xix' siècle est une nouvel
AFFRANCHIE. (V. Cousio.)
Affrancm (l'), journal des hommes libres, feuille ré\ u lutionnaire publiée à Paris du 2 au 25 avril 1871 pendant la Commune. h'Affranchi, qui remplaçait la liépub/uj nouvelle, eut pour rédacteur en chef, d'abord Pasi i Grousset, et pour principaux rédacteurs : Arthur Arnoi;! Raoul Rigault, Charles et Gaston Da Costa, Obvier Pa; Vésinier et Simon Dereure. Ce journal parut au moni< ■ où échouaient les dernières tentatives laites pour emi" cher la guerre civile d'éclater.
AFFRANCHIR (rad. franc) v. a. Rendre, déclarer libn C'est tout de même bien profitable au on ait affranchi pl< et glèbe. (Séverine.) Louis le Gros affranchit les str; 7nais dans les domaines de ses vassaux.
— Par ext. Délivrer, en général :
La pensée et la foi affranchirent la terre.
i tout droit, de toute redevance : On detvai^ affranchir l£S indigents de tout impôt, même indirect.
— Délivrer d'une sujétion, d'un mal, d'une peine, et eu général de tout ce qui gène : La mort nous affranchit.
— Affranchir une lettre, un paquet, En payer le port au moment de l'expédition.
— Hortic. Affranchir un arbre, Le greffer au pied, de manière que de nouvelles racines s'enfoncent en terre et fassent disparaître les premières.
— Jeu. Affranchir une carte, La rendre imprenable, en faisant jouer toutes les cartes qui lui sont supérieures.
— Manèg. Affranchir un fossé, Le franchir.
— Mar. Affranchir une pompe. C'est pomper l'eau de la cale jusqu'à ne plus pouvoir en retirer, u Affrancfiir une voie d'eau, Se dit lorsque le débit de la pompe est supérieur à la quantité d'eau qui pénètre dans le navire.
— Techn. Affrancfiir un tonneau. Le flamber quand il est neuf, pour lui ôter le goût du bois.
— Vétér. Affranchir un animal. Le châtrer; enlever les ovaires chez une femelle.
S'affranchir^ v. pr. Se rendre libre, indépendant ; se débarrasser, se délivrer de : Les ci-oisades furent pour quelques communes l'occasion de s'affranchir. S'affranchir de tout devoir, de toute crainte, de toute règle.
— En T. d'hortic. Se dit d'un arbre greffé au pied, et qui, par la naissance de nouvelles racines en cet endroit, force celles du premier sujet à disparaître.
— Syn. Affranchir, délivrer. Affranchir signifie Donner la franchise, la liberté; délivrer signifie Tirer d'une sujétion, d'une situation gênante, de captivité. On affranchit. par exemple, une terre d'une servitude. On délivre une contrée d'ennemis, de brigands, etc. Affranchir un pays, c'est lui donner la liberté ; le délivrer, c est la lui rendre : Les Américains s'affranchirent du joug de l'Angleterre. Hercule délivra la Grèce des monstres dont elle était infestée.
— Anton. Asservir, assujettir, astreindre, contraindre, forcer, obliger, tyranniser.
AFFRANCHISSA6LE adj . Qui peut, qui doit être affranchi.
AFFRANCHISSANT, ANTE adj. Qui affranchit, qui est propre à affranchir : Il y a, au fond du christianisme, une force AFFRANCHISSANTE. (Le P. Félix.)
AFFRANCHISSEMENT n. m. Action d'affranchir un esclave, un serf; état d'un esclave, d'un serf affranchi.
— Par anal. Délivrance de la tyrannie, cessation d'un pouvoir illégal ou oppressif : Le sang français a coulé pour /'affranchissement de l'Italie. (E. de La Bédoll.)
— Fig., en parlant des choses morales : La grande question des temps modei'nes, c'est /'affranchissement de l'ignorance. (Maquel.)
— Financ. Acquittement préalable des frais de port, soit d'une lettre, soit d'un jtaquet, etc. : /.'affranchissement est facultatif ou obligatoire suivant les cas. il Prix que coûte cet acquittement de port : /.'affranchissement est plus cher pour l'étranger que pour la France.
— Encycl. Hist. du droit. Affranchissement en Grèce. Chez les Grecs, comme chez les Romains, l'affranchissement exigeait une certaine publicité ; aussi ses formes étaient-elles solennelles, au moins à l'origine. On faisait une déclaration sur une place publique ou dans un temple ; ou bien on inscrivait le nouveau citoyen sur les registres publics. Plus souvent encore, on affranchissait sous forme de vente à une divinité; l'esclave ainsi affranchi était placé sous la protection du dieu. Parfois aussi, le maître laissait en mourant la liberté à son esclave. L'affranchi ne devenait pas citoyen. A Athènes, il entrait dans la classe des métèques (étrangers domiciliés). Des services rendus à l'Etat pouvaient lui mériter une condition moins précaire ; mais il n'arrivait à la plénitude des droits civils et politiques que par uno décision votée par une assemblée d'au moins six mille citoyens.
A Sparte, les ilotes (v. co mot), enrôlés parfois dans les moments de péril public, pouvaient également, à la suite de belles actions, être affranchis par l'Etat. Ils ne s'élevaient pas au rang do citoyens.
— Affranchissement à Rome. L'affranchissement n'avait pas seulement pour effet, à Rome, de donner la liberté à l'esclave; il en faisait encore un citoyen. Aussi était-il solennel et réglé avec une grande précision. Il y avait, à l'origine, trois modes seulement d'affranchir : la vindicte, le cens, le testament. La ynanumissio vindicta était un procès fictif dans lequel un tiers revendiquait un esclave comme libre devant le magistrat : le maître ne contredisant point, le magistrat proclamait la liberté. L'affranchissement censu résultait de l'inscription de l'esclave sur les registres du cens. L'affranchissement par testament consistait dans une déclaration de volonté inscrite par le maître dans son testament, soit d'une façon directe, soit sous forme de fidéicommis. L'esclave affranchi par l'un do ces modes devenait citoyen romain. Néanmoins, il y avait entre l'affranchi et Vingénu de nombreuses différences. En fait, les affranchis s'adonnaient au commerce, à l'industrie et aux arts, tandis que les ingénus considéraient le travail comme une déchéance. En droit, les affranchis étaient
privés ia jus honorum ol écariés dos airairos gublicjuas. Lo
AFFRANCHISSEUB