INGÉNU
lie devoirs d»
>ltis ou moin:
■s licnticrs. Souvent, lo maître III' pour no pas mourir intestat ; liait ainsi la vente dos biens i lo nom do l'atTranchi qui fi{;uiis héréditaires ; il devenait infâme, mais il avait ga{,'né la liberté. Lorsque la qualité do citoyen romain nordit son importanco et sa valeur, on linit par admotiro dos formes plus simples et dépourvues do solounité. On put affranchir on remettant à l'esclave dos lettres d'alfranclussomeiit, en l'appelant son fils, on le dotant, en lo faisant coifl'cr du pileua ou bonnet do liberté, etc. L'on dut mettre un frein à la multiplicité dos alfranchissoments et à ronvahissoniont do la cité par los atl'ranchis. La loi Juni<i Novbana créa la classe des affranchis latins junien.s. CV. LATIN JUNllîN.) La loi ^lia Sentia augmenta le nombre do ceux qui, au lieu de devenir citoyens, comme autrefois, devenaient latins iuniens, et créa une troisième condition d'ali'ranchis, los aéditices. (V. ce
mot.) Enfin, la lui Fulia art'r; ' ■
limita lo nombre Mius Justinien, on om- ^l'iuont ; le testament, , qui avait remplacé le l'.n môme temps, les lit à revenir à l'unité.
F lovait coiiiEi airrancliiss,iiir[i cens, et 1rs un, I
otl'eis do l'att'raui.liis'MMiieut tciidaii Dans le dernier état du droit romain, la dait toujours l'esclave à la fois libre et citoyen romain.
— BiBLiooB. : H. Lomonnior, Essai sur la condition privée des affranchis aux trois premiei's siècles de l'empire romain (Paris, 188T).
— Affranchissement dans l'ancien droit français. Il faut distinguer dans la période barbare deux catégories très ditféreules dans los formes d'aft'ranchissement : los afi'ranchissenients conformes aux lois barbares, et ceux conformes à la loi romaine, l^' affranchissement par le denier, d'origine germanique, a été usité chez les Francs : il consistait dans le jet d'un dénier et représentait en réalité l'investiture de l'esclave dans sa nouvelle condition. Les affranchissements romains étaient : l'affranchissement par écrit {per cartam), l'affranchissoniout dans les églises, I affranchissement par testament, et l'afi'ranchissement devant témoins {coram testibus). Ces formes, moins solennelles et plus simples que celles des lois barbares, finirent par prévaloir.
Aux XII* et xin" siècles, il n'y avait plus d'esclaves proprement dits, mais des serfs. On sortait également du servage par l'affranchissement; la forme qui se répandit le plus fut l'affranchissement per carlam. U y avait aussi des affranchissements partiels par lettres royaux dès lo temps de Louis lo Gros en U30 (mais les ordonnances les plus connues sont celles qui, en 1315 et 1318, sous Louis X le Hutin et Philippe V le Long, proclament la liberté des serfs un principe de droit naturel), par ventes, échanges, rachats, droit d asile pour les serfs fugitifs accordé à certaines villes, besoins d'argent des seigneurs, etc.
— BlBl.iooR. : M. Fournier, Essai sur les formes et les effets de l'affranchissement dans le droit gallo-franc (Paris, 1885).
— Affranchissement dans les colonies françaises. Dans les colonies frani.'aises, l'affranchissement des esclaves nègres résultait, d'après le Code noir, de la volonté du maitre, de l'autorité du magistrat ou do la loi. U pouvait, dans lo premier cas, être fait par acte entre vifs ou par testament ; le magistrat l'accordait pour services rendus à la cause publique ; enfin il avait lieu, de droit, par suite de mariage entre le maître et son esclave, de la venue d'un nègre en France avec son maître, de la désignation d'un nègre comme légataire universel ou exécuteur testamentaire de son maître décédé, ou encore d'accomplissement du service militaire. Ces cas assez nombreux d'afiranchissement, les ordonnances royales du xviii« sieclo muniront une tendance de plus en plus accentuée à les restreindre dans los limites les plus étroites possibles, mais elles ne les supprimèrent jamais complètement. Il en fut ainsi après le rétablissement de l'esclavage par lo premier consul jusqu'au gouvernement de Juillet, qui reprit los idées du Code noir et prépara l'abolition de l'esclavage, proclamée par la seconde République française on 1848.
— BiBLiociR. : Trayor, Etude historique sur la condition légale des esclaves dans les colonies françaises (Paris, 1887).
— Financ. L'afi'ranchissement est facultatif pour les lettres ordinaires, pour les papiers d'affaires ou de commerce, pour les imprimés et les échantillons, c'est-à-dire que la poste les fait parvenir à destination, qu'ils soient ou non affranchis; mais, à l'arrivée, les destinataires doivent payer une taxe double du prix de l'affranchissement initia[. Au contraire, l'affranchissement est obligatoi
déparl pour le
au pied sont plantés de façon que le point d'insertion do la greffe soit enterré, celle-ci développe souvent des racines qui suffisent à la nourriture do l'arbre; bientôt, le sujet pourrit et finit par disparaître ; on dit alors que l'arbre s'est affranchi ; il
(lettres ou paquets) charges ou
uSTE.
<i afi'ranchir un arbro; état d'un arbre u.\scHlssE.\liiNr se pratique a souhait vier de Serres.) il Si les arbres greffes
I. Arbre soumis ù l'affranchissement. - 2. Résultat de l'opératioa de raffraochi;
''''■''' ' i'' '•■''!'■■- 'lu sujet sur lequel il avait été
'■ ' ■"' ' ' :ii. ,■ r-t i|iu-lquefois utile, et alors
' '" ' ■' ' ' ■''|!i''l'|iu'N centimètres le noeud
-'■'■'''■ I ' I I ■ , !,,, il ^^^^t nuisible, et dans ce cas il '■' l'-i'''-^' '■ ''' l'iod ou planter de manière que l'ori- '■' '■' ^1' 11' ■; 'Il assez élevée au-dessus du sol. -■ liuiuun> .irs cépages américains greffées d'un liauçais, au moyen desquelles on a reconstitué en o notre vignoble, exigent à ce point de vue des spéciaux, lo greffon s'euracinant fréquemment en
m6mé temps que la bouture. Il est, bien entendu, indisponsablo de couper les jaunes racines du greffon.
AFFRANCHISSEUR n. m. Celui qui affranchit de la tyrannie, do l'oppression : Titius Quintua fut i'AFi'RANciii.s- SKIJR de la lirécc. (Amyot.)
— Kn T. d'art vétér. Celui qui fait métier do chltrcr les animaux milles, et de sup[irimor les ovaires chez certaines femelles. (Kxpression vulgaire.)
AFFRE n. f. Frémissement d'épouvante et d'horreur; angoisse, douleur (ne s'emploie guère qu'au pluriel) : Les A(.'l'Ri;s de la mort.
— SïN. Alfrea, angoieses, transes. Les affres sont caractérisées par dos frissons, dos gestes égarés, lo désordre des idées, etc. ; los transes, par un tremblement universel ; les angoisses, par l'oppression, la suffocation.
AffRE (Denis-Auguste), archevêque do Paris, né en 1733 a Saint-Kome-de-Tarn, mort à Paris on 1848. Il professa la théologie à Saint-Sulpice et fut ensuite successivement aumônier dos Enfants-Trouvés, vicaire général à Luçon, puis à Amiens, coadjutour do l'évéque do Strasbourg, enfin archevêque do 'Paris en 1840. Il créa les conférences ecclésiastiques et l'école des Carmes. Pendant les journées de juin 1848, il voulut tenter un effort suprême pour arrêter l'effusion du sang, et se présenta, le 25, à quatre heures du soir, devant la barricade élevée à l'entrée du faubourg Saint-Antoino. Au moment où il exhortait les combattants à la soumission, il fut frappé aux reins d'une balle égarée, et tomba entre les bras des insurgés. Cet événement ne fut pas d'ailleurs le résultat d'un crime: la direction du coup de fou, l'attestation des grands vicaires, la douleur dos insurgés ne laissent aucun doute à cet égard. Lo vénérable prélat expira le 27. On connaît les admirables paroles qu il prononça à ses derniers moments : « Quq mon sang soit le dernier versé !... Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » On a de lui un Essai historique et critique sur la suprématie des papes et de l'Eglise (1820), dirigé contre l'ultramontanisme de Lamennais ; une Introduction philosophique à l'étude du christianisme (1844), qui est dirigée contre le spiritualisme cousinien; un Essai sur les hiéroglyphes égyptiens {lM\j; un Ti'aité de l'administration temporelle des paroisses (1827), ot un Traité d'appel comme d'abus (1845).
AFFRÉRER (rad. frère) v. a. Unir d'un lien fraternel : Affkéki:r tous les peuples de la terre pour n'en faire qu'une seule et même famille.
S'afTrérer, v. pr. s unird'un lien fraternel ; être étroitement uni, lié, attaché.
AFFRÉRISSEMENT n. m. Action de rendre frères.
— Encycl. L'affrérissement est une double adoption qui fait entrer les enfants d'un second lit dans la famille d'un époux décédé, ot ceux du premier lit dans la famille do l'époux ou do l'épouse de leur pèro ou mère survivant.
AFFRÈTEMENT n. m. Louage d'un navire pour un voyage ou pour un temps déterminé, selon des conditions stipulées avec le propriétaire de ce navire : Le code de commerce range les cnarles-parties, les affrètements et les nnliseyncnts dans la même catégorie.
— Encycl. Toute convention pour lo louage total ou partiel d'un vaisseau prend le non d'affrètement, de nolisement ou de charte-partie. Nolisement se dit dans la Méditerranée. La charte-partie est le contrat d'affrètement : l'affréteur est celui qui prend à lover, le fréteur est celui qui donne à loyer (C. comm., art. 28G-310).
AFFRÉTER v.a. (rad. /i-c/, louage. — L'.-' ferme du radie. se change en è ouvert devant une syllabe muette, excepte au futur et au conditionnel ; J'affrète, tu affrètes. J'affrèterai. Nous aff'réterions). Prendre un bâtiment à louage, soit en totalité, soit en partie : Affréter un brick.
S'affréter, v. pr. Etre affrété ; se louer, se prendre à louage : Bâtiment qui peut s'affréter.
AFFRÉTEUR n. m. Celui qui affrète un bâtiment : Z'af- FRÉTEUH loue le moyen de transpart, et s'engage à payer le prix convenu; le fréteur s'oblige à opérer le transport.
— Dr. comm. V. fret.
AFFREUSEMENT aJv. D'une manière affreuse.
— Par exag. Beaucoup, très fort, extrêmement : Etre
AhFRELSEMENT laid.
AFFREUSETÉ n. f. Etat, qualité do co qui est affreux: i'AFFKEUSETÉ (/(( mensonge, du vice.
La mort n'a rien ù'a/freux pour qui n'a rien h craindre. Corneille.
— Par exag. Extrêmement laid ; horrible à voir : Jiien f/'AFFREUx comme une mode surannée. (H. Bevie.) ii Très mauvais ; extrêmement désagréable, détestable : Temps AFFREUX. Humeur affreuse. La pluie rend les cheinins AFFREUX. Il Excessif, extrême : Obscurité affreuse. jVfl'RuvsE perplexité, il Se dit du style, du langage, des ouvrages d'esprit : Locution affreuse. Critique affreusi:.
— Dans un sens moral. Triste, malheureux ; qui est à redouter par ses effets, horrible à supporter : Tout devient affreux dans la pauvreté. (Boil.) Il Ignoble, atroce, abominable, sacrilège : Crime affreux. Affreuse calomnie.
Il En parlant des personnes. Cruel, méchant, profondément vicieux : un affreux tyran. C'est un homme affreux.
— Syn. Alfreux, eflroyable, épouvantable, horrible. Ce qui est affreux inspire l'éloignement, le dégoût : on a peine a en soutenir la vue. Une chose horrible excite l'aversion : on ne peut s'empêcher de la condamner. Ce qui est effroyable est capable de faire peur. Un objet épouvantable cause létonnement. et le plus souvent la terreur.
— Syn. Affreux, difforme, hideux, horrible, laid. Le difforme est tel par sa nature mémo ; le laid n'est tel que par l'impression qu'il fait sur nous : Un homme qui a beaucoup de mérite et d'esprit n'est pas laid, même avec des traits DIFFORMES. (La Bruy.) — Ce qui est hideux est repoussant. Ce qui est affreux est laid à faire peur. Coqui est horrible fait frissonner.
AffrEVILLE (sous les Romains colonia Augusla^, comm. d'Algérie, départ, et à 120 kilom d'Alger, arrond. de Milianab ; 3.800 hab.
AFFRIANDANT, ANTE adj. Qui affriando, qui attire par I appât de quelque chose d'agréable : Gdlcau affbiandant.
Omelette AFFRIA.NDANTE.
— Fig. Séduisant, alléchant : Le plut grand charme da l'amour est l'attrait akkkianda.nt du fruit défendu. (E. Suc.)
AFFRIANDER (rad. friand) V. a. Rendre friand, accoutumer à la friandise ; exciter l'appétit, le désir : On ak- FttlANDK un enfant en lui donnant des mets trop délicats.
— Fig. et fam. Allécher, attirer par quelque chobo d'utile, d'agréable : Le gain akkbia.ndk tes joueurs.
AFFRICHER v. a. Laisser un terrain on friche.
AFFRIOLANT, ANTE adj. Très appétissant : A/eU af-
KBIOLANTS.
— Fig. gui est rempli do charmes ot d'attraits, séduisant : l'Cmme AFFRIOLANTE.
AFFRIOLEMENT n. m. Action d'affrioler. (Peu usité.) AFFRIOLER le lanc. v. frioler, frire légèrement) v. a.
Attirer par cpielque chose d agréable au goût : Afkbioleb
par la bonne chère.
— Fig. Attirer par quelque chose do séduisant, d'agréable : Les cadeaux affriolent Ut enfanté et le» femmes.
AFFRITER (rad. frit, de frire) v. a. Rendre propre à faire une bonne friture : CM affhite une poêle neuve en y faisant chauffer de la graisse et en l'essuyant i. sec.
AFFRONT (rad. front) n. m. Injure publique, qui fait monter la rougeur au front : Hecevoir, essuyer un affront. Il Déshonneur, honte : Les mauvais sujets font affront a
bataille d'/éna a lavé ('affront de Hosbach. (Napol. I".)
— Faire l'affront d'une chose à quelqu'un, La lui reprocher vertement, hautement, n En avoir l'affront. Ne pa-s réussir, u Souffrir, supporter, dévorer, boire un affront. S'y résigner, no pas en tirer vengeance, il Ne pouvoir digérer un affront. En garder toujours rancune, ii Laver, réparer un a/front. En tirer vengeance, ii Fam. Sa mémoire lui fait affront, Se dit d'un orateur d'un acteur, etc., à qui la mémoire manque.
— Syn. Affront, avanie, insulte, outrage. Affront est surtout un trait do mépris lancé en face de témoins. L'insulte est une attaque faite avec insolence. L'oulraqe ajoute à l'insulte un excès do violence qui irrite. L'acanie est un traitement humiliant.
AFFRONTABLE adj. Qui peut, qui doit être affronté.
(Peu usité.)
AFFRONTAILLES [Il mil. — rad. affronter) n. f. pi. Limites dune terre ; ligne où elle confine à d'autres terres.
(Terme usité dans quelques provinccsde France.) AFFRONTEMENT n. m. Techn. Action de mettre de
niveau et bout à bout : /,'affkontement de deux poutres. -^ Chir. Rapiirochement des bords d'une [ilaie : On
maintient Taffrontement au moyen de baitdelettet aggtu-
tinatives ou de points de suture.
AFFRONTER (rad. front) v. a. Faire front à, attaquer de front: attaquer avec hardiesse, braver : Les volontaires de nyl affrontèrent l'ennemi avec une incroyable hardiesse.
— Par ext. S'exposer hardiment à : Affronter la mort, les tempêtes.
— Poétiq. Affronter le ciel, la nue. Se dit des choses qui, par leur hauteur, semblent menacer le ciel, les nues, etc.: L'Atlas semble affronter: le ciel.
— Tromper : Coquin qui affronte tout te inonde. (Vieux. 1
— Chir. Réunir les deux extrémités d'un os fracturé, les deux lèvres d'une plaie.
— Techn. Mettre front à front, de niveau et bout à bout . Affronter deux pièces de bois, deux panneaux.
Affronté, ée part pass. du v. .\ffronter.
— Blas. Se dit de deux animaux ou de deux têtes d'animaux qui se regardent, et de deu-x choses qui sont opposées de front.
Il Se dit aussi dos objets dont les tranchants ou les pointes se regardent ; Beux marteaux, te fer en dedans, sont affrontés. (Gourdon de Genouillac.) Croissants affrontés. Ceux dont les concavités se regardent, etc.
S'affronter, v. pr. S'attaquer do front, se heurter, au prop. et au fig, s'insultent avant de s'affronter.
— Chir. Se réunir dans la direction normale. AFFRONTERIE n. f. Hardiesse effrontée.
AFFRONTEUR, EUSE n. Impudent, trompeur, fourbe, audacieux : Les horoscopes et tes présages sont des rêveries ignorants. (Boss.)
Lions affrontés.
Les héros d'Homère
FRONTEURS vendent cher
AFFRUITER (rad./'ruiY) v. n. Porter, produire des fruits, en parlant d'un arbre ; Les arbres bien taillés affruitent. n Affruiter s'emploie quelquefois activement, dans lo sens de Planter des arbres à fruit : Affruiter un teiTain.
S'affruiter, v. pr. Se mettre à fruit, eu parlant d'un arbre : Ce pommier s'affruitk.
Affry (Louis-Augustin-Philippe, comte d'), miUtaire et magistrat suisse, né à Fribourg en 1743, mort à Berne on 1810. Il commanda l'armée Irançaiso du Haut-Rhin jusqu'au 10 août 1792. Après le licenciement des troupes suisses, il se retira dans sa patrie, fut nommé commandant des forces mililaires et fit partie, en 1802, des députés quo l'Helvétie envoya à Paris près du premier consul. En 1803, il fut nommé landamman avec pouvoirs extraordinaires jusqu'à la réunion de la diète. Il remplit ensuite plusieurs missions importantes près de Napoléon.
AFFUBLEMENT n. m. Habillement ridicule, de mauvais goùi.
AFFUBLER (du bas lat . affibulare, agrafer ; formé de fibula, boucle) v. a. Habiller, vêtir, surtout dune façon bizarre, ridicule ; et au fig. Donner, attribuer : Molière AFFUBLE M. Jourdain d'habits et de manies grotesques.
S'affubler, v. pr. Se vêtir, se couvrir d'une manière étrange, ridicule, au prop. et au fig. : S'affubler d'un déguisement. S'affubler d'un masque de douleur.
— Sy'K. Affubler, fagoter, habiller, revêtir, vêtir. On est vêtu de co qu'on porte d'ordinaire, on est revêtu de co qu'on porte par-dessus le vêtement, comme un insigne, une marque d'honneur. Habillé indique que l'on est ajusté ou mis de telle façon. .Affublé et fagoté font connaître que l'on est étrangement habillé ; mais affublé ne se dit généralement qu'avec indication de la chose, fagoté s'emploie d'une manière absolue. V. accoutré.
AFFtJSER — AFGHANISTAN
AFFOSER v.a. Soumettre àl'affusion : Affuser un malade.
AFFUSION ( lat. affusio ; do affmdere, verser, répandre) n. f. Arrosement, aspersion : Une affusion d eau froide peut ranimer une personne évanouie.
— Bncyci,. Vaffusion est un procédé thérapeutique qui consiste à répandre de l'eau froide ou chaude sur une région quelconque du corps. Dansladouche, l'eau est lancée avec force. La durée des affusions varie avec le but à atteindre. Les affusions froides ont été employées avec succès dans les fièvres typhoïde^, les affections cérébrales, la scarlatine, les brûlures. Les affusions chaudes sont employées dans un but sédatif, comme révulsif.
AFFÛT (fu — rad. fût, fust, qui se disait pour Bâton, tronc, arbre, bois ; du lat. fustis, bâton) n. m. Lieu caché où l'on se poste pour guetter le gibier, et par analogie un adversaire quelconque : Tuer un loup à l't.vvm. Attendre son ennemi à CaffCt. il Chasse faite à l'affût : i'AFFt)T sent toujours un peu le braconnage. Il Logette de feuillage où l'on se cache pour faire cette chasse : Se tenir coi dans son affût. „„.„.,.
— Fig. et fam. Etre, se mettre à l affût. Epier 1 occasion favorable, être au guet : Etre \ l'affût des places, des modes. Il Somme d'affût. Homme rusé, roué.
— Artill. Bâti en bois ou en métal, destiné à soutenir une bouche à feu dans les manœuvres et dans le tir.
— Par ext. Support : /.'affût d'un télescope.
leur partie supérieure des encastrements demi-circulaires, destinés à recevoir les tourillons de la pièce. La culasse de celle-ci repose sur un support de pointage qu'une vis, mise en mouvement par une manivelle, permet de faire monter ou descendre, afin de pointer la pièce. Par le moyen d'un essieu, également en acier, l'affût repose sur deux roues en bois à moyeu métallique qui lui assurent la mobilité voulue, tant pour le pointage en direction, donné en déplaçant la flèche au moyen d'un levier engage dans les anneaux de la crosse, que pour le transport de la pièce : l'affût s'attachant alors à un avant-train en engageant lo crochet cheville ouvrière de celui-ci dans la lunette du bout de crosse. , .
Les affûts de montagne présentent une disposition analogue avec des dimensions plus réduites et sont susceptibles de se démonter facilement en plusieurs parties transportables à dos de mulet.
Les affûts de siège, également métalliques, diffèrent de ceux de campagne surtout par la forme surélevée de leurs flasques, qui leur permet de tirer par-dessus les épaulements destinés à protéger pièces et servants.
Les affûts de place et de côte se sont composés longtemps de deux parties distinctes : l'affût proprement dit, qui supportait la pièce, et un châssis sur lequel cet affût avançait ou reculait. Le châssis, monté sur des roulettes, pouvait se déplacer pour permettre le pointage en direction. Les affûts de siège actuels, grâce à leurs flasques
— Encycl. Artill. Vaffût diffère de forme, suivant qu il est destiné à l'artillerie de campagne, de montagne, de côte, de marine, etc.; taais il doit toujours permettre de placer facilement la pièce dans la direction du but. et de lui donner, suivant les besoins, différents degrés d'inclinaison au-dessus ou au-dessous de l'horizon.
Les plus anciennes pièces d'artillerie étaient fixées sur des afluts en grosse charpente ou sur des chariots montés sur quatre roues dont le bâti ne permettait pas d'incliner ou de relever la pièce pour pointer, les canons et autres pièces n'avant pas de tourillons. Au xv siècle, le chariot allégé laisse pressentir l'affût moderne avec ses flasques et ses entretoises. Cependant, on garda des affûts lourds et compliqués jusqu'à ce qu'au xvm" siècle 'Vallicres et Gribeauval eussent donné à l'artillerie les systèmes d'affût qu'elle a gardés presque intacts jusqu'à nos jours.
L'affût au moyen âge se nommait travail; au xvi" siècle
4ffùt- — 1. Plaque de tête daffùt; 2. Eatretoise de lele d'affftt; 3. Sus-bande; *. Plaque de recouvrement d'essieu; 5. Flasque; 6. Support de pointage; 1 Excentrique; 8. Manivelle de pomta<»c- 9 Plaque de dessus de flèche; 10 Support de refouloir ; i l'Klèche ; 12. Coffret de flèche ; 13. Poignée de crosse ; H. Crosse, 15. Lunette de crosse ; 16. Manivelle de pointapte.
on l'appelait charpenterie : mais le mot « affût » s'employait aussi à CCS époques, surtout pour désigner la pièce de bois sur laquelle reposait la pièce : on réservait lo nom de chevalet au cadre qui la supportait.
Aujourd'hui» les parties principales de l'affût sont : les flasques, Vessieu, les roues, le système de pomtage, le /rein. — Les affûts de campagne se composent de deux flasques en tôle d'acier, reliés par des entretoises qui, d'abord parallèles, se rapprochent ensuite de manière à former la flèche en crosse qui repose sur le sol. A l'avant, ils présentent à
surélevés, conviennent également pour la défense des places et ont l'avantage d'èlre d'un déplacement plus facile.
Les affûts de mortiers, destinés uniquement au tir sous les grands angles, sont de forme toute spéciale. Avec les mortiers lisses d'autrefois, ils se composaient de deux flasques massifs en fonte, reposant par une large base sur lo sol, — ou plutôt sur la plate-foiine que l'on établit toujours pour les bouches à feu do siège et de place.
Pour les mortiers rayés, on construit des affûts à flasques en tôle d'acier, analogues à ceu.x des canons, mais beaucoup plus résistants. Les mortiers rayés d'aujourd'hui no sont guère, d'ailleurs, que des canons courts, et on les emploie également dans la guerre de campagne (v. mortier), ce qui a nécessité la construction d'affûts particuliers, doués tout à la fois d'une grande force de résistance et d'une assez grande mobilité.
Ce qu'on cnerche surtout à obtenir dans les affûts modernes, c'est la diminution, voire même la suppression du recul, par le moyen de freins de toute sorte, dont quelquesuns (freins hydrauliques), emmagasinent la force produite au moment iiu recul, et l'utilisent pour ramener la pièce en position. Les affûts à éclipse, dont les premiers essais remontent à 1873, sont fondés sur ce principe. Quand le coup part, l'affût s'abaisse, et la pièce disparaît derrière I épaulement qui la protège, pour remonter ensuite d'ellemême, quand elle est prête à tirer lo coup suivant.
On voudrait arriver à rendre la position des bouches à feu indépendantes du recul, afin de n'avoir pas besoin de repointer chaque coup et d'obtenir ainsi des canons à tir rapide, car l'opération du pointage est plus longue (|ue celle du chargement. Le problème est à peu près résolu pour les pièces de petit ou même de moyen calibre employées dans la défense des places et sur les bâtiments de guerre, c'est-à-dire installées à poste fixe.
Pour les pièces de campagne, le problème du tir rapide n*a encore reçu aucune solution vraiment satisfaisante, en raison surtout de l'extrême Variété des terrains sur lesquels opèrent ces pièces.
— Chass. L'affût est permis pendant le. /on?' seulement. Toutefois, on comprend dans cette expression de jour le crépuscule qui précède le lever du soleil et le crépuscule qui suit son coucher, car c'est précisément pendant ces périodes de demi-obscurité que les animaux se rendent au viandis ou au gagnage, ou qu'ils en reviennent. De plus, l'affût de nuit peut être autorisé par exception pour les oiseaux de passage. Le chasseur doit observer les règles suivantes : 1" se poster sur le passage habituel des animaux: 2" se dissimuler; S" se placer au vent du gibier, c'est-à-dire de manière que le vent ne puisse pas porter ses
émanations au gibier, qui a l'odorat très fin. — On peut tuer à l'affût toute sorte de gibier de poil ou de plume.
AFFÛTAGE n. m. Action d'affûter, d'aiguiser un outil : i'AFFûrAGE se fait à sec ou sur la pierre mouillée. (Lenorm.) il Collection dos outils nécessaires à un menuisier : Z'affû- T A G E comprend la varlope, le ri- /înrrf(rabot,guil laume, etc.) î; Se disait ancienn de l'action d'af fûter un canon
— Chapell. Fa çon donnée à un vieux chapeau
— Papet. Le châssis des for mes.
— Encycl. L'a/fûtai/e d'un instrument tranchant se fait mieux sur la pierre mouillée que sur la pierre sèche. Il faut donner a 1 outil une inclinaison variable suivant la finesse du taillant que l'on veut obtenir. L'affûtage des scies s'opère au moyen de limes spéciales appelées tiers-poiyits et d'un outil en bois et en fonte qui sert à les fixer, et auquel on a donné lo nom d'entaille à affûter les scies ou de mâchoires à ressort. V. SCIE.
AFFÛTER (r.id. -fût) v.a. Aiguiser un outil, en réparer le tranchant; tailler la pointe d'un crayon; donner du mordant à une scie, etc. : La meule sur laquelle on affûte est une pierre siliceuse posée à plat, n Ajuster les outils aux fûts qui servent à les maintenir dans la position la plus propre pour les rendre plus tranchants.
— Argot. Tromper. Affûter quelqu'un. Le rendre ruse. Il .iffûter ses meules. Manger. Il Affûter ses pincettes. Se
jiréparer à marcher, à cou " "' " '
sifflet, Bo'
' de la
fûter le cornet, le
Canon affûté.
r qui a ses outils au
Artill. Mettre sur l'affût, disposer pour tirer : Affûter un canon. CVieux dans ce sens. On dit aujourd'hui mettre en batterie.) S'est dit, par ext., de toute autre arme à feu : Affûter une arquebuse entre deux branches.
— V. n. Chasser à l'affût.
Aïïûté, ée, part. pass. du v. Affûter.
— Blas. Se dit d un canon représenté avec un affût d un émail ou d'un métal différents du sien (ce terme n'est guère en usage dans les armoiries modernes). A partir de François I", les grands maîtres de l'artillerie portèrent, au-dessous do leur blason, deux canons acculés et posés sur leurs affûts.
— Techn. Ouvrier bien affûté, Ol grand complet.
S'affûter, v. pr. Etre affûté : Les outils trop vieux ne peuvent plus s'affûter, il Se mettre à l'affût, se cacher quelque part pour guetter : S'affûter derrière un arbre. Il Fig. Se concerter, épier l'occasion de, être à l'affût : .S'affûter pour jouer quelque tour. (Peu usité dans ces deux derniers sens.)
— Syn. AHûter, aiguiser. Aiguiser, c'est passer 1 outil sur une meule tournante, et affûter, le passer sur une pierre posée à plat.
AFFÛTEUR n. m. Celui dont le métier est d'affûter, d'aiguiser les outils : Affûteur adroit, n Lime à forme conique qui sert à redresser les scies.
— Chass. Celui qui chasse à l'affût ; /'affûteur est souvent un terrible braconnier.
AFFÛTIAU (/!-<5 — rad. affûter) a. m. Bagatelle, affiquet (se dit surtout au plur. et fam. de tout l'attirail dont on a besoin pour faire une chose) : Apporter tous ses affûtiaux.
Afghan, ANE, celui, celle qui habite l'Afghanistan. — Les Afghans.
n. m. Idiome : Parler ('afghan.
— Adjectiv. : Guerrier afghan. Religion afghane. Afghanistan, contrée de l'Asie centrale, formant la
partie N.-E. du plateau de l'Iran, entre la Perse et l'Inde. L'Afghanistan est limité au N. par le Turkestan russe, à 10. par la Perse, au S. par le Béloutchistan, à l'E. par l'empire anglo-indien, dont le séparent les monts Souïeïman. Sa superficie est d'environ 550.000 kil. carres, supérieure à celle de la France ; sa population est de 4 à 5 millions d'habitants.
— Relief du sol. L'Afghanistan est un pays de montagnes, d'environ 1.200 m. d'altitude moyenne. Au N.-E. se dresse la chaîne de l'Hindou-Kouch, dont quelques sommets atteignent près de 6.000 m. et sont couverts de neiges persistantes. Elle se termine, au cœur du pays afghan, par le massif du Kohi-Baba (5.486 m.), s'abaissant vers la vallée du Heri-Roud. De ce massif se détachent, vers 10. et vers l'E., deux systèmes orographiques, se rattachant l'un aux montagnes" du Khorassan, l'autre aux monts Souleiman, et portant le nom de Safed-Koh. Les monts Soule'iman ont une altitude moyenne de 3.000 à 3.500 mètres ; leur principal sommet, le Taklet-a-Souleïman (le trône de Salomon), a 3.441 m. d'altitude. Les monts Souleiman, le Kohi-Baba et les montagnes du Hérat, qui se prolongent jusqu'aux marécages de l'Hamoun, renferment un immense plateau de sable, de 1.000 m. d'altitude, s'abaissant lentement vers cette dépression. C'est la région du Dacht-i-Maonnen et du Registan, prolongements des déserts salés de la Perse et du Béloutchistan.
— Rivières. L'Afghanistan se partage en trois bassins principaux : de l'Amou-Daria, de l'Hilmend et do llndus ; leur point de rencontre est situé à l'extrémité orientale du Kohi-Baba. L'Amou-Daria, au cours rapide et sujet à une crue périodique, forme, pendant plus de 500 kilom., la frontière N. de l'Afghanistan. A son bassin se rattachent le Mourgab et le Héri-Roud (ou rivière de Hérat), qui forme longtemps la frontière persane ; ces deux cours d'eau se perdent dans les sables du Turkestan, au milieu d'oasis. L'Hilmend (1.100 kilom.), né dans le Kohi-Baba, navigable à partir de Guiricht, se perd dans un des lacs de l'Hamoun. Les hautes terres afghanes envoient à l'Indus le Kaboul-Daria, qui est navigable à partir de Kaboul, capitale actuelle de l'Afghanistan, passe à Djellalabad et forme les gorges de Khaïber, le Kourum et le Gonioul, dont les défilés conduisent, comme ceux du Kaboul, de l'Inde à la capitale afghane. On connaît peu de lacs dans
on pays. Seul, lo Hamoun a quoique ôtonduo; mais c'est
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ra.-h'i. . [i'-M.'Nirii[ it Cl. h. -. riiivor V ost rigoureux, l'cl.' I.nilar.l. Sriilrs, q,nli|u.'s \ all.'.'S (Kaboul. Hi^rat), no connaissant point iln truipi-ratnros oxtrômos. Mais los plaleuux scnit halavi's par Irs vonts, tantAt places et tantôt ôtouiFants. toujours tl.>s-s.-.t.:mis Dans lo s,. Ir-s régions de rilanioun et «lu lii~ IIiIpm.miI -.m,! pm-cinenl désertiniios; d'avril iMi oiinlii. |, ,i.!, , ,1 .. . s.,u!ève on tnnrhillons, cf toutos l- ■ n, im ..m 1 1 iill.iirs, la
glais.au cours (lesquelles ces derniers essuyèrent dépraves défaites, hos Afghans ont en effet une réelle organisation militaire, bien que chacune des régions quasi indépendantes du territoire ail son chef et son armén. Plusieurs do ces armées sont permanentes et régulièrement organisées. Cellos do Kaboul et de Kandahar comprennent chacune 2.500 hommes d'infanterie et 3.000 do cavalerie régulière, groupés en régiments do 500 hommes, plus lù.oOO cavafiers irréguliors. L'ariillcrie compte 45 pièces réparties on batteries. L'armée de Hérat comprend 5 régiments d'infanterie et 5 do cavalerie à 500 hommes, plus doux batteries; ollo passe pour la mieux instruite. Les autres armées sont moins importantes, mais l'onsemblo form<- un total rnnvjd.-rahlf,
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