AGORA
B, coupe de la
AGNOSTICISTE il. Qui professe l'agnosticisme.
AGNOTHÉRIUM {om') ou AGNOTHÉRION (du gr. inconnu, et thérion, animal) n. m. Genre de carnassiers fossiles qui so rapprochent beaucoup du chien. V. am-
riIiCYON.
AGNUS- CASTUS ( gnusa , /„■(,, du gr. agnos, chaste, et du lat. castiis, même sens) n. m- Espèce d'arbrisseau du genre vitex, appelé aussi fjnttilier et poussant dans la répion circaméditerranécnne.
— Encycl. De toute antiquité, les feuilles do Vagnuscastus passaient pour anaphrodisiaques, et les femmes athéniennes en faisaient des jonchées où elles couchaient les nuits des sacrifices de Cérès. On a employé jadis les feuilles de lagnus-castus comme émollientes, et aussi comme stimulantes; l'arbrisseau est aujourd'hui cultivé seulement pour 1 ornement, à cause de ses fleurs en longs épis bleus, gris ou blancs.
AGNUS DEI {ip-inss, dè-i — mots lat. signif. agneau tic Dieu) n. m. Petit médaillon fait avec de la cire bcniin du cierge pascal mêlée au saint chrême et que le pape consacre avant de la distribuer aux fidèles.
— Encycl. Comme on gardait précieusement ces petits disques dans dos reliquaires, on a donné par la suite le nom <i'aqmLs Dei à ces reliquaires mêmes et aussi à de petites images de piété nui représentent plus ou moins fagneau pascal. Le nom aar/nas Dei vient de ce que ces disques portent empreint sur une de leurs faces l'agneau pascal porte-étendard. Les agntia Dei étaient bénits par l'archidiacre et distribués au\ ti dèles le premier dimanche in aîbis du pontificat d un pape ; la même ce rémonie se renou vêlant ensuite tous les sept ans La bénédiction fut faite plus tard par le pape lui-même qui laissait au mai
AgQi
tre de sa gardi. robe le soin de les distribuer Les reli-
fieux feuillants avaient le droit den faire d autres avec e la pâte. Les souverains recevaient depuis le vi" siècle des ag7ius Dei pontificaux, et on les gardait dans de précieux reliquaires. On conserve à Aix-la-Chapelle l'agnus Dei de Charlemagne. Ces agnus Dei servaient d'amulettes contre la grêle et lorage, contre les maladies ; les femmes enceintes les suspendaient â leur chapelet ou à leur lit. En 1572. il fut interdit de peindre et de dorer ces saintes images. (Gay, Glossaire archéol.) Signalés dans tous les inventaires, ces aqnus Dei sertis d'orfèvrerie étaient souvent d'une grande richesse; on les gardait sous des capsules de verre, et on les enchâssait parfois dans des croix, it petit reliquaire en forme de losange, orné de figures de saints, de fils d'or et de franges de soie : Anciennement, on mettait dans les agnus des reliques des saints. Il Petite image de piété entourée de broderies, que l'on donne aux enfants.
Agnus Dei {même étymol. et même prononc. qu'à l'article précéd.) n. m. Partie de la messe où le prêtre frappe trois fois sa poitrine en récitant autant de lois la prière qui commence par les mots Agnus Dei : Z'Agnus Uei se trouve entre le Pater et la Communion ; it a été placé à cet endroit de la messe par le pape Serge I", en 688. Il Morceau de plain-chant ou de musique que le chœur chante quand le prêtre récite cette prière : Z'Agnus Dei de la messe de Requiem que Verdi composa pour les funérailles de Manzoni est remarquable.
Agny, comm.du dép. du Pas-de-Calais, arr. et cant. d'Arras; 1.03i hab.
AgOBARD, savant archevêque de Lyon, né vers 770 dans la Gaule narbonnaise, mort en 840. 'Il fut déposé un moment pour sa participation à la révolte des fils do Louis le Débonnaire. Il a laissé des écrits contre Félix d'Urgel, contre les juifs, contre l'adoration des images, et contre la loi Gombette, qui autorisait les duels judiciaires et qu'il fit abroger. Ses œuvres sont dans le tome CIV de la Patrologie latine de Migne.
AGOBILLES [Il mil.) n. m. pi. Vieux mot qui signifiait Choses malpropres, cliiflons. objets de peu de valeur. Il se retrouve dans l'argot, où il a le sens doi//(7.
AGOGE (du gr. (igôgê, conduite) n. m. Rigole conduisant l'eau d'une galerie de mine jusqu'au puisard.
AGOGÉ (du gr. agô, je conduis) n. f. Mot qui désigne, dans la musi(]U0 grecque, la succession des tons ascendants et descendants.
Agogna, affluant du Pn, long d'environ 120 kiloni.; arrose Novare et Mortara. A donné son nom au départ. d'Agogna (ch.-l. Novare) sous Napoléon.
AGOMÊTRE, AGOMÉTRIE, AGOMÉTRIQUE (du gr. agA, je conduis, et métron, mesure). Syn. de DiAGOMJiTKi-;, dia-
"gOMÊTRIE, DIAGOMÊTRIQUE. V. CCs" mOtS.
AGOMPHE (du gr. a priv., et gomphio^, dent) adj. Qui na pas de dents.
AGOMPHOSE ou AGOMPHIASE (du gr. a priv., et gompltos, clou) n. f. Etal des dents lorsqu'elles vacillent dans leurs alvéoles.
AGON n. m. Poisson. V. agone.
Agon, port et commune de la Man^'he. sur la Manche, arr. et à 12 kilom. de Coutances ; l.fiu hab. {Agonais.) Armements pour la pêche de la morue.
Âgon.
Agon, chez les anciens Grecs, génie qui présidait aux luttes. Agon était surtout le représentant des concours et des jeux sacrés. Les Grecs ne lui donnaient pas un type invariable ; leurs artistes le représentaient sous des traits différents.
AgonAC, commune de la Dordogne, arr. et à 12 kilom. de Périgueux, sur la Beauronne de Chancelado, affluent de risle ; 1.533 hab.
AGONAL. ALE rad. agonaîe adj. Qui concerne les fêtes, les jeux
iiblics.
AGONALES (de Aqonius, surnom do Janus) n. f. pi. Fêtes que les Romains célébraient aux mois de janvier, mai et décembre, en l'honneur do Janus, et à l'occasion desquelles un prêtre, appelé le roi des sacrifices, lui immolait un bélier.
AGONATE (du cr. agonatos, sans genoux) adj. Qui n'a point de genoux. Jadis on désignait par ce mot une classe d'arthropodes appelés aujourd'hui crustacés.
AGONAUX (rad. agonales) n. m. pi. Classe de prêtres saliens institués par le roi TuUus Hostilius. Ils étaient chargés du culte de la Peur et de la Valeur. On les appelait aussi Collins {Collini), de leur temple situé sur le mont Quirinal ou mont CoUin. — f/n agonal.
AGONE [du gr. a priv., et gonê, angle) adj. Hist. nat. Qui n'a point d'angles.
— n. m. Entom. Sous-genre d'insectes coléoptères du genre anchomène ou platane, et renfermant de nombreuses espèces de l'hémisphère boréal, ordinairement parées de couleurs métalliques très brillantes. L'agone à six points (agonuni sexpunctatum), rouge cuivreux et vert doré, commun au bord dos eaux en France, peut être pris comme type du sousgenre. V. ANfHOMÈNli.
— Ichtyol. Genre de poissons voisins des cottes, synonyme de ASPiDOPHORE. (V. ce Hiot.) || Un des noms de la vandoise, poisson du genre chevaine. (V. ce mot et SQUALIN ) Il Un des noms, en Italie,
ALOSE.) Il On
1 alose finte dit aussi AGON et AGONES lu r
pi. I. 1 chez I
r/./j lutte) n. m.
z les Grecs et i\ ait les agones c istuuées par Dioclétien ; les agoncs
d'Ad 1 t 1 (utes par cet empereur, et qui se cé-
lébraient a Athent s les aqones isélastiques, fêtes instituées par Antonin à Pouzzoles , les agones actiaques, fêtes instituées par Auguste en mémoire de la bataille d'Actium.
AGONIE (du gr. agônia, combat) n. f. Dernière lutte de la vie contre la mort ;"état d'un malade à l'extrémité : Etre It /'agonie. L'agonie peut ne durer qu'un petit nombre d'heures, ou se prolonger plusieurs jours. (Chôme!.)
— Par ext. Mort : // faut suer, veiller, pour avoir un peu de fortune, ou la devoir à Tagonie de sesproches. (La Bruy.)
— Fig. Ce qui finit, s'éteint, en parlant des institutions, et même des choses morales : La vieille société fait semblant de vivi-e, elle n'en est pas moifis à Tagonie. (Chatcaub.) Il Peines, soutfrances morales : Toute notre vie n'est qu'une longue et pénible agonie. (Mass.)
— Encycl, Uago7iie, dont la durée est variable, est caractérisée par l'immobilité et l'altération profonde des traits, un râle bruy^ant dont le malade ne paraît pas toujours avoir conscience, le trouble de la vue, l'aspect terne do la cornée, la perte de la voix et de la parole, la lividité et la sécheresse de la langue et des lèvres, la petitesse" et l'intermittence du pouls, l'extinction graduelle de la chaleur animale de la périphérie au centre. La respiration semble au premier abord finir la dernière, et c'est pour cela sans doute que dans toutes les langues le mot expirer est synonyme ne mourir ; mais en réalité le coeur mérite l'épithète que la science lui a donnée, ultiinum moriens. L'agonie peut être tranquille, mais parfois le malade est agité de mouvements convulsifs plus ou moins violents, le délire peut être continu ou intermittent. Une période de calme survient qui précède la terminaison fatale. Il arrive souvent que les malades entendent tout ce qui se dit autour d'eux quand on les croit déjà sans aucune connaissance, aussi les personnes qui les entourent doivent se le rappeler et éviter toute allusion à la mort qui est prochaine.
AGONIEN, ENNE {i-in, en) adj. Qui a rapport aux fêtes, aux jeux publics de l'antiquité romaine, n Epithètc de Jupiter, de Neptune, de Mercure, et en général de toutes les divinités qui présidaient aux luttes gymniques.
AGONIONEURE (du gr. agôyuos. sans angles, et nettron, nervure) n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, famille des chalcididés, renfermant de petits parasites ayant les mœurs des chalcïdes ou chalcis. (V. ce mot.) Les agonioneures habitent l'Europe et vivent aux dépens des pucerons.
AGONIR (du vieux fr. ahannir, faire honte) v. a. .\ccablor. Est presque toujours suivi des mots inju7'cs, sottises, etc.) : .\gonir quelqu'un d'injures. (Ne pas dire agoniser.)
S'agonir, -v. pr. S'accabler d'injures.
AGONIS (niss) n.m. Genre de plantes de la famille des niyrtacées d'Australie, cultivées comme arbustes d'ornc-
AGONISANT, ANTE n. et adj. Qui est à l'agonie : On récite des prières près des agonisants, des fidèles agonisants. Il En parlant des choses, Qui indique 1 agonie ; Parler d'une voix agonisante.
— Par exag. Qui est très affaibli par l'âge, la maladie, etc. ; Un vieillard agonisant.
— Fig. Se dit des choses qui sont à leur déclin, qui tonclient à leur fin : Empire agonisant. Société agonisante.
— Prières des agonisants. Dernières prières que l'on recite au chevet des mourants.
— Encycl. Pères agonisants. Confrérie d'agonisants. On trouve, au début du xiii« siècle, en Hongrie, en Autriche et en Pologne, des associations dites de Frères de la Mort, qui avaient pour but d'assister les mourants. A la fin du siècle, ils adoptèrent la règle des augustins et commencèrent à se répandre dans le reste de l'Europe. Il y en a eu en France au xvn" siècle. C'est probablement à leur imitation que Camille de Lellis fonda, à Rome, en 1586, une congrégation de Pères agonisatïts, qui devaient assister les mourants abandonnés, surtout en temps de peste. Ils adjoignirent à leur mission initiale celle d'accompagner les condamnés à mort et de dire des messes en leur faveur. C'est à tort que beaucoup d'auteurs ont borné leur activité à ce dernier ministère.
AGONISER v. n. Etre à l'agonie : Malade qui agonise. —Par compar.. Finir, s'éteindre en parlant des choses : La luiit, quand la veilleuse ag07iiS6 dans l'urne...