V. FuLLEVILI.E
AGRADÈLA n. f. Nom languedocien do Vépine-vinette, AGRAFAGE n. m. Action d'agrafer, il Assemblage sans soudure fait au moyen do lames de fer-blanc fortement appliquées sur les ditférentes pièces des ustensiles métalliques destines à aller au feu.
AGRAFE (du gr. agra, prise, ou de l'allem. greifen, saisir) n. f. Crochet de métal qui s'engage dans un anneau appelé « porte D,otseit à joindre les bords opposés d'un vêtement, etc. : La fabrication des AGRAFiiS fut révolutionnée en iS4S par une machine ingénieuse gui en donnait deux cents par minute. (Maignc.)
— Agrafe en diatnants, etc., Agrafe montée en diamants, elc. \l Agrafe-châtelaine, Espèce d'agrafe dont on se sert pour retenir les montres : Des AC.RAFES-cu.iTE- L.\iN'i:s. i; Agrafe-page, Petite pinco au moyen do laquelle les femmes relèvent leur robe sans être obligées do la tenir à la main, ii PL Des AGRAFEs-PAoïiS.
— Archit. Crampon de fer <|ui unit los pierres entre elles ot les empêclie de so disjoindre, il Se dit aussi do tout ornement do sculpture placé à la tête des arcs, ci paraissant relier les moulures de l'archivolte avec la clef de l'arc et le nu du mur.
— Bot. Poils durs et recourbés en crochet, appelés plus ordinairement pot^ crochus.
— Chirurg. Agrafe de Valentin, Pince à branches parallèles, employée par le chirurgien Valentin dans l'opération du bec-de-lièvre, pour opérer le rapprochement des bords de la plaie.
~ Cost. I.e mot agrafe signifiait anciennement une branche de métal, parfois montée sur cuir, traversant l'épaisseur des feuillets d'un livre pour rapprocher les
couvertures do la rcliuro et «orvir do fermoir. Au x\* siècle, il est fait mention, dans la Librairie des dues do Bourgogne, d'un moult riche /irre... dos de a{frappeM fpour iigrafes) d'argent dorées et émaillée*. — Comme acecssoiro do costume, l'agrafe a pou varié depuis l'antiquité : cUo répond ordinairement à deux types : celui do la ribulo dont lo type est la broche, celui encore plu» habituel do deux méuaillons fixés au vêtement et reliés entre eux par uno attacho mobile en forme d'S. ii V. kibllk, feumail, kn-
SKIONK, BOUCLK.
— Hortic. Ornement qui rclio deux figures dans un parterre.
— Sorrur. Sorte d© boucle ©n fer qui sert à fermer on même temps la rroiféf? ot les volf»t<î.
(yrand- nat )
d<^ziï:
i . Agrafe de manteau (moyen âge). — 2- Agrafe de ceinture {xv« siècle). — 3. Agrafe de ceinturon. — i. Agrafe de coulorière. — 5. Agrafes de marbrier : a.a^afeà scellement; 6, agrai'cà.talon; C, agrafe à T. — 6. Agrafe (fermoir de livre). — ". Ayrafe ou coutrc-panneton {serrurerie,. — 8. (ConfltructioDj : a, agrafe ea queue d'aronde ; b, agrafe simple,
AGRAFER v. a. Attacher avec une agrafe : Agrakitr un corsage.
— Par cxt. Se dit de la pertsonno même dont on attacho les agrafes : femme de chambre qui agrafe sa maîtresse.
— Agrafer quelqu'un, Lo saisir vivement, surtout au collet, il Agrafer un soldat. Le consigner dans son quartier, l'empêcher do sortir. (Pop.)
S'agrafer, v.pr. S'attacher :no6e<7Hi s'agrafe rfrtna/erfo«.
— Par ext. Etre fixé : Anses d'un pot s'agrafant avec élégance au col et aux flancs.
— S'agrafer à quelqu'un, S'y attacher, ne pas vouloir le quitter. (Pop.)
— A NT. Dégrafer, désagrater.
AGRAlNn.m.Grain en gerbe,exposcpourattirer le gibier.
Agrain (Eustache), dit d'Agraîn, mort en 1I23, homme de guerre français, peut-être originaire du Languedoc, qui se distingua à la première croisade, devint, en 1102, prince de Sidon, puis connétable, et enfin (1123) régent du royaume de Jérusalem. Il dut à ses succès sur le Soudan d'Egypte le surnom d'épt'-e et bouclier de la Palestine. Un de ses descendants, nommé JuLitN, épousa, on 1255, une fille du roi d'Arménie.
AGRAINER OU AGRENER V. a. Répandre du grain pour le gibier, les animaux qu'on élève. \ . Agkeni-:r.
agraire (du lat. agcr, agri, chanip^ adj. Se disait, chez les Romains, des lois qui aivaient pour objet de distribuer aux citoyens les terres provenant de la conquête : Spurius Cassius proposa la première loi agraikb. il S'applique aujourd'hui assez souvent à un système de législation qui aurait pour but lo partage égal îles terres entre les pauvres et les riches : La Convention prononça la peine de mort contre quiconque proposerait une loi AGRAmi-:. il Qui concerne les champs, les terres, les biens-fonds : Mesures agraires.
Agraires (loisJ. Dr. et hist. l* En Grèce. S'il n'y a pas eu en Grèce tie lois agraires, la question agraire ne s'y est pas moins posée de très bonne heure, et y a suscité dans la plupart des cités des luttes d'uno âpreio extrême. En dehors d'Athènes et peut-être de (^^elques républiques similaires, cette question domine 1 histoire de la plupart des cités grecques, où les attentats contre la propriété sont aussi anciens que les révolutions politiques. La tyrannie a été, dès les vii« et vi« siècles, une arme de guerre contre les riches ; les luttes entre l'aristocratie et la démocratie amenèrent ensuite des perturbations profondes dans l'état des propriétés; enfin, au in« et au u« siècle, l'extrême concentration do la pro-
Sriété, et par suite l'extension du paupé.risme, amenèrent es dépossessions violentes en Thessalie, en Etolie. en Arcadie, en Messénie, ailleurs encore, — des tentatives pacifiques à Sparte (Agis. Cléomène). Les luttes pour la possession du sol so poursuivirent jusqu'à la conouête romaine, et contribuèrent pour une large part à la aécadence hellénique.
— Bibliogr. : Guiraud, la Propriété foncière en Grèce jusqu'à la conqttéte romaine (Paris, 1893).
2« A Borne Les Romains, qui considéraient comme lo premier des biens la propriété privée, et qui en imposèsèrent le respect aux Grecs, ont eu aussi leur question ;igrairc. C'est en faire l'histoire que passer en revue les ihtférentes lois agraires promulguées par eux.
Dans son acception la plus générale, ce nom s'appli-