‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 132 sur 828 · AGRICULTURAL - AGRICULTURE · texte numérisé non relu

AGRICULTURAL - AGRICULTURE

^^^I^Ivn' Agriculteur, agronome, c-W^-'f"--' •=*°"rf "c

boùreur est celui qui cultive la terre lui-même.

AGRICULTURAL, ALE adj. De l'agriculture, qui a rapport à l'agriculture : ia perfectwn agriculturu-e.

ArnicDLTURE (lat. anrimltura, même sens; formé de „„^?ào^,oh^mp,etcuL-a, culture) n. f. Au sens éty- Sg??ie : CultSre du sol, travail et so os nu on lui donne Dour le faire produire. Il Dans un sens plus large et corres nondant mieux à la réalité : Culture du sol et du bétail, pondant rn^eux a c'est une opinion commune que

les hommes primitifs, dabord chasseurs et guerriers ne seTont livrés à la culture du sol qu'après avoir fa, subir la domestication à certains animaux. La . ■"«. P^»? rïïe . aurait donc précédé la . ^'^ ^"';°'^„:V„^ "'' ''^ moins en règle générale, ce qm a dû se produire. ■""Toujours fst-if que les Pe-T'es de rantiou, te dont on r-nnnaU bien l'histo re pratiquaient 1 agriculture avec in Sence et passion, à peu à-exceptions près, sinon aux époques de leur décadence. . .„^„„ «..cressives de

Fn France on remarque des périodes successives ue

cément du xvii" s ècle, le clergé et la noblesse, prm cfp"ux propriétaires du sol, s'intéressent vivement à son Sua'^^ion et en retirent profit. C'est fl°rs que SuUv entourage les efforts des cultivateurs et qu OUivier de Serees publie son « Théâtre et Mesnage des champs », maTs sous ouis XIV, la noblesse, attirée à la cour aban- Z^n'e il campagne; des guerres incessantes affaiblissent ?e pays î'édit^ui défend'^l'exportation des grains et 1 admin^fs^lon de\aw sous Louis XV sont pour la culture des causes nouvelles de décadence II faus^nalor un relèvement manifeste sous Louis X\I quand Turot arrive aux affaires : e commerce des grains est reaoveim fibre la corvée est abolie, on fonde les écoles véteri- L'a'es Maf/Ies tr'oubles de la Révolution es çuerres de la République et du premier Empire retardent 1 essor que prendra l'agriculture dans le cours du xix- siècle. ^ Abrs soS évolution est remarquable. La chimie et la phvs°olôgTe%n se développant, permettent à la science Sole à 1' . agronomie ., de se constituer peu à peu fcr des bases soTîdes. Il en résulte : l'emP'"' dej engrais rhiminues l'emploi des machines perfectionnées, i iniro- SucTion de iouv^elles méthodes de culture, quelles s ap. cliquent aux plantes ou aux animaux, et qui moiment profondément la pratique agricole; enfin, la création des écoles d'agriculture,' des "chaires départeinentales d agricXre, ?es stations agronomiques et de nombreuses sociétés agricoles. En revanche, l'abaissement des p ix do transport permet à la Russie, à rAmérique, à 1 Australie d'envover sur nos marchés principalement des céréales qui fobt à nos produits similaires une concurrence îendue^tJès redontab\e par des spéculateurs habiles et îeÛe que notre agriculture, malgré ses méthodes perfectfonnées en a subi un contre-coup qui l'a ébranlée profondément ; elle est entrée dès lors Jans une période àe crise

dont on ne prévoit pas encore la tin. ,„,.|p,,u,,re .

Pris dans le sens le plus général, le mot « agriculture » siinifle rexploitation m'éthodique de certaines productions vivantes du sol : plantes cultivées, arbres des forêts ou béta"l car c'est rester dans la vérité ^cientihque et c est faire sentir une relation importante que de considérer le bétail comme . produit par le sol .., bien qu il ne le soit que de façoTindîrecte et par l'intermédiaire des végétaux

T4ricul^.r^r^certains points de -e, unvéritabir.ndustriel : de même que celui-ci, '1 "«'«■' "™"^, de la force, au moyen de machines, pour transformer des matières premières en produits de fabrication. Majs les Sachines utilisées dans la culture, ce sont les plantes et les animaux d'élevage ou d'eograissemeni ; la. f^ce mise en œuvre (si on fait abstraction momentanément de celle que dépenU ou fait dépenser l'agriculteur pour prépare 6 sol, soigner les cultures et rentrer les récoltes), ces ral°,ité spontanée en vertu de laquelle ces p'«»'" ^J «» animaux évoluent et se déve oppent ; enhn « Prolmt tabriqué, c'est la plante elle-même ou l animal, quand ils sont |

arrivés au terme do leur développement.

Ainsi, faire de l'agriculture, c est obtenir, par 1 emploi de . machines vivantes ., de la matière végétale pu animale Mais il ne faut pas que ces machines fonctionnent ainsi qu'elles fonctionneraient dans la nature si on les abandonnait à elles-mêmes, car elles produiraient trop peu en trop de temps. Il est donc nécessaire, pour le cultivateur, de substituer aux conditions naturelles du développement des êtres des conditions tout artihcielles. Il faut qu'il prépare la terre, qu'il prépare quelquefois les craines, qu'il les ensemence avec soin, qu il les recouvre, qu'il protège ses futures récoltes des mauvaises herbes, qu'il améliore la composition du sol, etc.

Les plantes, avons-nous dit, sont des machines, un peut préciser quel genre de machines. Ce sont, en eftet, âe vrais appareils de laboratoire, de vrais appareils de « synthèse chimique ».

Elles puisent dans le sol et dans 1 air atmosphérique des « matières minérales • à composition chimique très simple Elles les décomposent, combinent et transforment, de sorte qu'elles en obtiennent des substances dites « orsanïoues . à composition chimique très complexe, que rhomme sait utiliser de mille façons, et qui entrent pour une part dans son alimentation ou dans celle dos animaux domestiques. . . i r •

C'est ainsi que Vamidon, qui constitue en partie la farine, que les /ii<«es des graines oléagineuses, que le suay de fa betterave, que le glucose ou principe sucré du grain de raisin, représentent sous des aspects divers du car6o«e lou matière essentielle du charbon) comh.né „ux éléments de Veau Mais l'eau provient du sol où la plante 1 a ete chercher au moyen de ses racines, et le carbone provient 5e l'air atmosphérique d'où la plante l'a extrait au moyen de ses feuilles (décomposition du gaz carbonique do l'air par les feuilles et les parties vertes des végétaux).

L'opération culturale est.donc ""«/'^jj'f '«„ "Ptrièire" industrielle. Elle doit, ainsi que ' «Pérf >°° l"S" «sj se solder par un bénéfice suffisant. Mais ce bénéfice est susceptibirde s'accroître dans des proportions consideraWes s l'^rfculteur, possédant réelfement son métier et non pas la^eufe routine de son métier, est à même de de- Dlover une initiative qui doit rester prudente. ^ Orlerconsidérations qui ont été développées indiquent que toute explication rat?onnelle d'une opera'.on culturale, tout essai de théorie en agriculture, a pour ra son dernière une vérité scientifique. La chimie (la science des Sinaisons des corps), la physiologie d^ scence du mécanisme des fonctions de la vie chez la plante et chez l'animal), sont surtout liées d une façon intime à la science

"^MaTsTeïe'-ci est loin d'être portée à un haut degré de perfectionnement. Elle se constitue un peu chaque nouy-eau four et, il faut bien l'avouer cependant, les raisonnements impiriques suppléent fréquemment à l'explication basée sS^l"\cience, c'est-à-dire à la démonstration expérimentale et rigoureuse dont on ne saurait douter. 11 y a Ts siècles, Columelle enseignait aux Romains que les plantes légumineuses, à l'exception de toutes les autres, Pi'r ■ .° 1. .„™<. „„i lo= nnrtn. et mieux encore

n'épÙisent pas la terre qui les porte, et mieux encore iS liorent '... Il n'y a que très peu de temps qu on donne df ce faTt singulier-la raison véritable, et certes inatten-

due. V. LÉGUMINEUSE. . . , ■

Quant à la grande masse des praticiens, leur ignorance est plutôt extfême, et ils se désintéressent trop volontiers des recherches des savants et des théories édifiées fussent-elles inexactes, ce qu'il faut savoir, fussent-elles exactes, ce qu'il importe encore plus de savoir. On pourrait compte? les cuftivateurs qui se font du sol culuve l'idée qu'en a précisée la science moderne : soit une matière en pleine fermentation, grouillante de vie, ou circu- Int l'air et l'eau vivifiants, où serpentent, innombrables les radicelles des plantes, où pullu ent par miUions des êtres microscopiques dont la fonction vitale ne le ce e pas en importance à celle des êtres supérieurs car, de S>êmo que'^les plantes préparent ^^.'i^î^ZlllTêtZ animaux leur nourriture organique, de même ces êtres minuscules préparent aux plantes, en décomposant la matière organique des fumures, la nourriture minérale qu elles

réclament. j ■-., ^„ i„ m^,

— L'agriculture avant pour objet de produire de la « matière oreanique d'origine végétale ou animale ., on a subdivise naturellement en deux branches principales : la culture pastorale (élevage et engraissement du bétail) et Inculture proprement dite (ou culture des plantesl. Chacune de ces subdivisions en comporte d'autres à la vérité plus artificielles, car les principes généraux de la culture des niantes et les principes généraux de 1 élevage (qui, présentés les uns et les autres en corps de doctrine constituent ce qu'on appelle Vagronomieet ^^ =^''t<^'';"'''lZT^' les mêmes toujours ; il s'agit seulement de les plier de les adapter aux circonstances diverses qui se présentent

''X'nommeia"À»«ffela culture faite d'habitude à la bêche, sur un espace assez restreint (le jardinage çoniporte y horticulture ou culture des fleurs, et la ™ '« f inarcilchère ou culture des légumes), et culture arable la culture en plein champ sur de grands espaces et au moyen de la charrue. Il faut rattacher au jardinage 1 arboriciiltiiie fruitière et d'ornement (culture des arbres à fruits e des 'arbres d'ornement), tandis qu'il faut rattacher a la culture arable la sylviculture ou exploitation des arbres lores-

"L^ticulture, la culture maraîchère et l'arboriculture supposent en principe des soms méticuleux et 1 enioloi de toute espèce de procèdes culturaux ingénieux. Ici Fhomme en inte'rvenant violente la nature dans la mesure du possible. Il obtient ainsi des produits tout à fait difformes, si on les compare aux types naturels dont ils sont ssus. Mais la quantité de matière végétale alors récoltée Ln un an, sur une étendue restreinte, devient proportionnellement considérable. ,

La culture spéciale de la vigne ou viticulture forme transition entre'^^a culture arable et le jardinage. La vigne se creffe se taille, sébourgeonne comme les arbres trui- ?iel. Ma s le vignoble est généralement de grande étendue et on lui applique certains des procédés expeditifs de la culture arable (emploi de la charrue pour labourer entre

"'ll%ic:Uur7iluUnre des étangs et des rivières pour la proWtion du poisson), lB.sér,c,ci,lture (culture des y e, s à soie), Yapiculture (culture des abeilles pour la production du i^lel et^de la cire) sont autant de branches annexes de ragriculture au même titre que la culture du gros betal races bovines), du petit bétai porc, mouton chèvre), du bétail de basse-cour, et que lelevaçe du cheval. 1 Un rs(émerfec«ttHre?ésulte de l'ingénieuse combi- 1 naison de quelques-unes de ces cultures si diverses. Dans Ta plupart Jes cas, l'agriculteur est à la fois producteur de bétail et producteur de matières vége^tales pour une vente immédiate ; céréales ou plantes industrielles. Le betau donne du fumier et assure en partie le travail des champs^ aussi le système de culture établit une sore déqul.hrc en?re les cultures fourragères dont les recol es sont des^ tinées aux animaux, et les cultures épuisantes dont les récoUes seront exportées de la fc™«-I',l-t remarquer répondant que l'adjonction des engrais chim ques au tu Sde fer'me a permis de troubler cet équilibre quan, il y avait avantage à cela, puisqu en efict les engra chimiques c'est, oS peut dire, du t'umier minéral et que dès ors si l'agriculteur en importe dans sa ferme, ,1 peut avoir moîfi^ d'animaux sans nuire à la fertilité de

^'"EHutré, le système de culture d'une région est adapté au sol, au climat, au régime économique de cette région. Mais l'adaptation à la nature géologique du sol est surtout

"■"Ërparco'urant la Franco, l'observateur distingue des aspect^ agricoles qui se succèdent sans interruption, mais ti Snm les uns des autres et si caracteristitiues que lès étendues de pavs qu'ils embrassent ont reçu des noms dl'ns la langue Uelîe: la Brie, la Beauce la Sologne, le Perche, le Boulonnais, le Morvan, le Lyonnais etc. L'étude de la carte géologique démontre que ces régions agricoles pour chacune desque les se trouven adoptés un certain assolement, une certaine façon de cultiver correspondent à autant de régions géologiques. Et, comme des couches do même nature se retrouvent sur plusieurs

noints de la France, on peut présumer que sur ces points Sffférents on retrouvera'^des modes de culture à peu près

'"r s^^-'tou'tes'lls .te- ^tl~t .accidentées avec dès fonds de vallée argileux et humides^ et des coteaux de terre pauvre, sableuse et sèche. Dans ces regîons, tandis queues fonds de vallée constituent des prairies permanentes pour le gros bétail, la terre pau^re les coteaux (à moins qu'elle ne so.t.ame. orée par des phosphates de chaux, ou plantée en vignobles si expol\tion le permet) est soum'ise à la culture semi-pastorale : e le produit pendant quelques années du seigle, de la pomrao de terre, de l'avoine et du sarrasin, puis on 1 abandonne, également pendant plusieurs années, à la végétation s?ôntinée : elle est alors parcourue Par .le /etail dans la saison favorable. Au total, les terres cultivées sont de peu d'étendue, et c'est nécessaire pour qu on pmsse les lumer d'une façon suffisante. .„;,;„„„„ ,io

« Partout (c'est-à-dire sur tous les sols granitiques de la France) dit Eug. Risler (Géologie agricolei,da.us les montlcnes de l'Auvergne et dit Forez, dans les Vosges comme e^Breta^rrirnoul retrouvons ce système de culture. . .

Nous nous bornerons à cet exemple, on pourrait en ci-

'^L're'sysFèm: drc'ulture est d'autre part, nous l'avons dit, en refation avec le régime économique de la région. Dans les pays neufs, tels que 1 Amérique et 1 Australie, où la terre fertile ne coûte rien ou presque rien, .1 est le., que de cultiver sur de grandes étendues sans chercher à Sbtenir des rendements élevés : la terre vaut moins que les frais de transport du fumier, et remp ace en queleue sorte ce fumier. Mais une pareille culture à laibles dépenses et à faibles récoltes par hectare (ou culture dite extensive), ainsi pratiquée sur des sols naturellement fermes 7tandis que sont délaissées les terres pauvres) ne peut av-oir qu'une durée éphémère. Quand la terre de- ?fent rare,\lle acquiert iientôt une valeur beaucoup nus élevée que celle des matières fertilisantes. Par Femploi de celles-ci on répare d'abord un épuisement du sol j*adis fatal, bien qu'imprévoyant. Il s agit de plus do réal ser une production élevée sur un espace restreint, et de mettre en œuvre pour ce résultat les méthodes de c liturgies plus parfaites, tout en s'efforçant d augmenter graduellement la richesse de la terre. En d autres termes, Sn pratb^ue la culture dite intensive à grandes dépenses et à rendements élevés par hectare. ,„,„

En même temps s'impose la mise en valeur des terres pauvres et, autant que possible, leur amélioration progres-

II faut ajouter que, dans une telle période économique foui est celle que traverse aujourd'hui fa France), la culture h^?ènsive n'elt pas à pratiquer sans discernement sur oÙtêl natures de^terre. Il convient de n'exiger des diverses parties d'un domaine agricole que ce qu elles sont en état ?e donner actuellement, sans, par une folle presomp on feur vouloir faire produire ce qu^elles ne Peuvent produ.re , sinon les profits restent bien au-dessous des dépenses.

Dans un grand domaine qui comporte de bonnes et de mauvaises terres, le cultivateur doit concentrer presque toute son action et la majeure partie de ses ressources sur îës terres îes meilleures.-Il pratiquera tout en même temps la culture intensive sur les parties riches, et une culture extensive bien qu'améliorante (culture forestière culture semi-pastorale) sur les parties pauvres. Eu d a res termes, îl tendra à augmenter peu à peu la fertilité de la totalité du domaine, mais en employant, à cet effet, des moyens très différents suivant la nature des diverses par-

"TLa^fora Ja pr"a"rie mettent la terre en valeur et l'amélièrent en même temps, parce qu'elles l'enrichissent en humus r ou .terreail » résultant de la décomposition de ousTs débris végétaux qui sont morts sur place, et pour d'autres causes dlnt les raisons sont plutôt soupçonnées . oue bien connues à l'heure actuelle.) . • „„»

^1 Les méthodes intensives ou extensives sont, suivant les circonstances, également pratiquées par les cultivateurs de grande, de moyenne ou de petite culture. On sa t nu'en Fran« une exploitation est dite « de grande cultuîe .. quand le domaine de la ferme représente au moins une cinquantaine d'hectares, et . de moyenne culwre ! quand ?a superficie n'en atteint pas 50 hectares, mZ eS compte au moins 10. Les petits cultivateurs, enfin, sont ceux qui font valoir moins de 10 hectares

Par suite du partage égal des terres entre tous les enfants les petits propriétaires sont très nombreux en France II n'est pas rare que les ouvriers agricoles employés à l'occasion ou presque régulièrement dans un ^rand doniaine possêdent'^d'autre part quelques pièces de terre en vigne, en blé ou en fourrage, l.a vigne et le ble I assurent le^rincipal de leur subsistance, le fourrage est

*"ontpro''cTe''à îa pët'ue culture d'être un obstacle à une I me°ûJu7e explotta?io'n dt; sol .Les Pf'ts Propriétaires qu, I t, entendent nas grand chose à la chimie, sont par,o,s i v,c mes de c'^rtains marchands d'engrais Çh.m.ques peu

scrupuleux. L'esprit d'init,at,ve leur fa,t défaut. Ils ne

! ^z^i^^-'^^iKB^B 1 t^?eft;ïfitr.^^arj=^é;^to!S^:^

est forte phys'oloe;'l"enientl avenir de^a^*^

^^?- ÇlS?iS?HiT^;por^^-s^

^';is'e"?ou1ef l?urf qli;^iSs?eVres inco^nÇénients du travail morcelé d'sparaissen^. meilleures mé-

entre le grand agriculteur ou le grand ferm,er et p ^°ra''mL';-enn:Cuure pratiquée avec intelligence pré-

(>i <)o quolqufls sorvitouri! qu'il connaît aussi bion quo po5isiblo suflit à la t&clio do chaque jour. Los torros sont li'uno (^tontluo dôjà suflisanto, et les opérations ont assez ilamplitudo pour pormottro les améliorations ot stimuler ragricultour à mieux faire.

— Législ. Mesures préventives contre les insectes etvéf/i}t aux parasites. La loi du 24 décembre 1888 a pour oljict liarrôter et mômo do prévenir les ravages causés par les Insectes et les végétaux parasites ; en conséquence, ù on rendre la destruction obligatoire cl mémo a armer, au besoin, l'administration d'un pouvoir suffisant pour la faire opérer oUe-mémo aux frais des liabitants. Do plus, comme l'invasion do certaines espèces — les sauterelles, par exemple — a lieu avec une rai)idilé foudroyante, il iallait quo l'action administrative so fît sentir parfois prosiiuo instantanément. L'article l" do la loi a donc laisse aux préfets l'initiative dos mesures do défense ù

firendro, ainsi que la fixation des délais d'exécution ot os procédés do destruction à employer.

Toutefois, rexercii-e du droit du préfet a été subordonné à plusieurs conditions : il faut que les dommai^es causés ou prévus aient un caractère caiamiteux ou envahissant ; de plus, et à moins qu'il no s'agisse de mesures urgentes et temporaires, l'arrêté no peut être pris qu'après l'avis du conseil général ; enfin, cet arrêté no peut être rendu exécutoire qu'après l'approbation du ministre do l'agriculture, lequel le soumet à l'examen d'une commission teclinique instituée par lo décret du 8 février I88î>. La loi du 24 décembre 1888 étant une loi d'intérêt général, tous les terrains, publics aussi bien quo particuliers, y sont soumis, et assujettis à la visite des agents. Toutefois, dans les bois ot forêts, oii les insectes nuisibles s'enfoncent pou, oh d'ailleurs les frais d'exécution seraient hors de proportion avec les avantages cherchés, l'arrêté préfectoral n'est applicable quo sur une lisiôro do 30 mètres.

L'article 3 détermine la procédure à suivre en cas d'inexécution des mesures dans les délais fixés par l'arrêté préfectoral : un procès verbal de constat peut être dressé par tout agent do l'administration (maire, garde forestier, garde champêtre, etc.). Mais le législateur a voulu que la destruction dos insectes résultât non do cet acte administratif, mais d'une décision judiciaire. Le contrevenant est donc cité devant le juge de paix, qui pourra ordonner l'exécution provisoire do son jugement, nonot)stant opposition ou appel sur minute et avant l'enregistrement. Les autorités administratives ont d'ailleurs le droit do faire exécuter d'oflico, aux frais des contrevenants, les travaux que ceux-ci n'auront pas effectués dans le délai imposé par lo juçe ; los dépenses en résultant font l'objet d'un arrêté spécial, du préfet, et sont recouvrées par les percepteurs, dans los formes établies pour la perception des contributions directes.

Les pénalités établies par la loi du 24 décembre consistent dans une amende de 6 à 15 francs, qui, en cas de récidive, est doublée et peut s'accompagner de prison. Les circonstances atténuantes sont d'ailleurs admises, par application de l'articlo 463 du code pénal.

La loi du 24 décembre 1888 a abrogé explicitement la loi du 26 ventôse, en ce sens que la destruction des chenilles rentre dans l'application de la nouvelle loi qui vise la destruction de tous les insectes nuisibles.

Quant à la destruction du phylloxéra et du doryphora, cllo est réglementée par une loi spéciale, celle du 15 juillet 1878-2 août 1879.

— BiBLioGR. Les écrits sur l'agriculture dus aux anciens constituent aujourd'hui de précieux documents historiques. Ce sont principalement :

VaQ Livre sur VaqricuUure nrtfta//),*'pHne d'Ibn-Wahschiah, l'Histoire des plantes do Théoplirasto, VEconomique et VEquitation de Xénophon, les Traités d'agriculture des auteurs latins Caton, Varron, Columelle et Palladius, les Oéorgiques de Virgile et VHistoire naturelle de Pline l'An- | cien. A titre de mémoire, on citera le traité en 28 vol. du Carthaginois Magon. Il n'est rien resté do cet ouvrage, qui fut traduit du punique en latin.

Au XII* siècle de l'ère chrétienne, l'Arabe espagnol Ibnel-Avvam compose un Livre de l'agriculture dont il existe une traduction française par Clément MuUet.

A la tin du xvi* siècle. Ch. Esticnno publie son Agriculture et Maison rustique, et Olivier de Serres son Théâtre d'agriculture et Mesnage des champs.

A la fin du xviii» siècle et au commencement du xix*, paraissent : la IVouvelle Maison rustique de Bastier, le Cou7\^ d'agriculture do l'abbé Rozier, les Dictionnaires d'agriculture de Bosc et Pourrat, la Maison rustique du Xix" siècle de Bailly, Malepeyro et Eixio.

Pa.rmi les principaux ouvrages modernes ou récents publiés en France, nous signalerons :

Le Livre de la Ferme de P. Joigncaux, V Encyclopédie pratique de l'agriculture do Moll et Gavol, le Cours d agriculture de Gasparin, l'Economie rurale de Boussingault, l'Economie rurale de l'Angleterre et de la France de Ijeonco de Lavergne, l'Essai sur la Statique chimique des êtres organisés de Dumas et Boussingault, l'Agronomie. Chimie agricole et Physiologie de Boussingault", le Dictionnaire d'agriculture de Richard (du Cantal), le Traité de zootechnie do Sanson. le Cours de viticulture de Foëx, le Dictionnaire d'agriculture de Barrai, continué sous la direction de H. Sagnler, la Géologie aqricole et la Physiologie et Culture du blé d'Eugène Risler, les Contributions à l'étude de la chimie agricole de Th. Schlœsing père, lo Traité d'analyse agricole de Grandeau et celui do Ach. Muntz, le Traité de chimie agricole de Dehérain, la Législation rurale do Gauwain,les Maladies des niantes aqricoles de Prillieux, le Matériel agricole moderne a'Alf. Trcsca, la Botanique agricole de J. Vesque, la Zoologie agricole do P. Brocchi. etr. Journaux et périodiques principaux : Bulletin du Ministère de l'agriculture. Annales de l'Institut agronomique, Annales agronomiques de Dehérain, Journal a' agriculture pratique. Journal de l'agriculture. Agriculture nouvelle. Agriculture moderne. Vigne américaine (Lyon), Mevue de viticulture. Progrès agricole et viticole, etc.

— Agriculture (Ministère de l'1. Rattachée successivement, comme simple division, au Ministère de l'intérieur et à celui des travaux pubHcs. puis en dernier lieu, comme direction, au Ministère du commerce, l'administration de l'agriculture fut érigée en département autonome par lo décret du 14 novembre 1881, sur le rapport de Gambetta. Le premier titulaire du portefeuille spécial de l'agriculture fut le député Paul Devè^.X'orc^isation-géné-

Ar.lUCULTllHK

AGUIMONIK

lu.

ralo (lu Ministùro n'a pas varia depuis sa fondation. Kilo crmiporto six services : lo cabinet du ministre ; lo secrétariat et la comptabilité ; la direction de l'agriculture (avec quatre bureaux : l*'b.,enseignomont agricole ; 2* b., écoles ot services vétérinaires ; 3' b., oncouragomnnts & l'agriculture, associations et concours agricoles, législation; 4* b., statistique agricole ot subsistances) ; la direction de» haras (avec deux bureaux: 1" b., administration et romonto dos baras; 2» b., encouragements b. l'industrie chevalino); la direction des forêts (avec trois bureaux : 1" b., acquisitions, enseignement forestier: 2» b., aménagement ot exploitation ; 3* b., reboisement ot défrichement) ; la direction de l'hydraulique at/ricole (avec deux bureaux : !•' b., dessèchement ot assainissement: 2* b., irrigation ot submersion). Lo ministre est assisté d'un conseil supérieur do l'agriculture (v. ci-dessous) et de plusieurs commissions techniques consultatives (conseil supérieur des haras, conseil des forôts, commission do l'hydraulique agricole, commission supérieure du phylloxéra, comité dos épizooties, commission pour la destruction des insectes et végétaux nuisibles, commissions du hcrd-book, ot du stud-book).

— Agriculture {Conseil supérieur de l'). Ce conseil, institué par décrets en date du U janvier et du 25 juillet 1882, a été réorganisé par lo décret du i mars 18u;). II comprend des membres de droit et des membres nommés par le président do la République. Il se réunit au moins une fois par an, sous la présidence du ministre. Dans l'inlervallo des sessions, une commission consultative permanente, prise dans lo sein du conseil, donne son avis sur toutes les questions renvoyées à son examen par le ministre.

— Agriculture [Inspection de l'). EIlo a été établie par l'arrêté ministériel du 24 janvier 1841 et réorganisée par celui du 1" décembre 1883. Elle comprend trois ou quatre inspecteurs généraux et plusieurs inspecteurs, dont un affecté à l'Algérie. Ils sont chargés spécialement do l'organisation des concours agricoles régionaux, de la présidence des jurys pour l'attribution des primes d'honneur, des rapports entre le Ministère ot les sociétés d|agriculture, du contrôle des chaires départementales d'agriculture. Il existe en outre deux inspecteurs généraux de l'enseignement agricole ; deux inspecteurs généraux do la viticulture, chargés de contrôler l'exécution des lois et règlements relatifs aux maladies do la vigne : un inspecteur général des écoles vétérinaires, et un inspecteur général des services sanitaires vétérinaires. V. vétérinaire.

— Agriculture {Enseignement professionnel de i). Il est l'œuvre de la République. Sa loi fondamentale en France est celle du 3 octobre 1848, complctéo par les lois des 30 juillet 1875, 9 août 1876, et 16 juin 1879. Il comprend : 1" un enseignement supérieur, représenté par l'institut national agronomigue (v. institut): 2« un enseignement secondaire, à la fois théorique et pratique, représenté par los trois écoles nationales dacriculturo, l'école nationale d'horticulture, l'école nationale des industries agricoles; 3° un enseignement primaire supérieur, constitué par les écoles pratiques d'a^ncu\i\ive ; 4° un enseignement primaire élémentaire constitué par les écoles d'apprentissage, et comprenant les fermes-écoles, les fruitières-écoles, les magnaneries-écoles, les écoles do laiterie, d'aviculture, de viticulture, d'arboriculture, de pisciculture, d'irrigation (V. ÉCOLES PRATIQUES, FERMES-ÉCOLES, otc.) ; 5" un enseignement mixte, celui des professeurs de chimie agricole dans les facultés, et celui des professeurs départementaux et spéciaux d'agriculture (v. ci-dessous) ; 6» un enseignement expérimental auquel se rattache lo service des champs de démonstration (v. champ), et celui des stations agronomiques et laboratoires agricoles. (Pour les autres établissements scolaires dépendant du Ministère de l'agriculture, v. VÉTÉRINAIRE, HARAS, FORÊTS.)

— Agriculture {Chaires d'). Elles ont été établies par la loi du 16 juin 18"9et le décret réglementaire du 9 juin 1880, à raison d'une chaire par département. Les titulaires, dits professeurs départementaux d'agriculture, sont nommés au concours. Ils sont chargés dé l'enseignement agricole dans les écoles normales primaires, de conférences agricoles dans les campagnes et de missions agricoles ofiicielles dans leurs départements respectifs.

Ils sont suppléés dans les arrondissements par les professeurs spéciaux d'agriculture, nommés et payés, comme les premiers, par l'Etat, et chargés de faire un cours régulier d'agriculture dans les lycées, les collèges, ou les écoles primaires supérieures, et des cours d'adultes dans les communes rurales.

-;- Agriculture (congrès international d'). En 1889, à l'occasion do l'Exposition universelle, il se tint à Paris, du 4 au u juillet, un congrès international d'agriculture présidé par Jules Méline, député. La plupart des gouvernements d'Europe, d'Amérique et d'Asie s'y firent représenter, et un grand nombre d'agronomes et de praticiens distingués de tous les pays y prirent part. Les travaux se résumèrent en un ensemble" de soixante et onze vœux spéciaux émis par les six sections de l'assemblée, et relatifs à la crise agricole, aux institutions do crédit, do prévoyance et d'assistauce agricoles, à l'enseignement agricole, aux cultures industrielles et industries agricoles, à la viticulture et à la sériciculture, à la protection des oiseaux utiles et à la destruction dos insectes nuisibles, au repeuplement et à la police des eaux. Ce congrès obtint un succès pratique considérable. Aussi, avant de clore ses assises, il institua une Commission permanente internationale, composée de quarante membres, et chargée d'organiser des congrès analogues, d'en préparer lo programme, d'en publier les comptes rendus et de poursuivre auprès dos divers gouvernements la réalisation des vœux émis par ces assemblées. Le siège de la commission internationale est à Paris. Elle a déjà organisé deux nouveaux congrès, dont les résultats n'ont pas été moins remarquables que ceux de la réunion de 1889, le congrès de La Haye, du 7 au 13 septembre 1891 et lo congrès de Bruxelles, du 8 au 16 septembre 1890.

— Açriculture (Chambres consultatives d'). Elles ont été instituées par la loi des 25 février, 10 et 20 mars 1851. titre II, au chef-lieu de chaque département, pour donner leur avis sur los changements à opérer dans la législation agricole, sur la police et l'emploi des eaux, les foires et marchés, la création des établissements agricoles, etc. Le décret du 25 mars 1852 a profondément modiiié leur organisation. Il a créé une chambre d'agriculture par arrondissement. Chaque chambre se compose d'au moins six

nicinbri's, un par canton, choisis par lo préfet, au lieu d'être élus comme précédemment parles comices agricoles, parmi los agriculteurs ayant leur domicile ou des propriétés dans lo canton. Elles se réunissent une fuis par an, sur la convocation et sous la présidence du préfet, qai Ilxo la durée do la session et arrête le programme aea travaux. Elles sont reconnues élablisscmoocs d'utilité publique (art. 20 do la loi de I85I).

— Agriculture (sociétés d'). Co sont dos associations libres. On peut les diviser en trois groupes : !• lo» sociétés d'agriculture proprement dites, qui ont un caractère plutôt académique et un objet scientifique fdiscussion des théories agricoles, études des perfeclionnomcnts dos méthodes d'élevage et d'acclimatation, etc.); 2» les comiceM agricoles (v. ce mot) qui poursuivent un but pratique, tel que expositions, concours d'animaux ; 3« les tyndieau agricoles, viticoles, horticoles, etc., qui ont un caractèro absolument économique et professionnel (v. syndicats). Les deux premières catégories ne sont soumises qu'à l'obligation de faire approuver leurs statuts par l'autorité préfectorale. Elles peuvent d'ailleurs recevoir des subvention» de l'Etat, mais seulement sur la proposition du conseil général du département (Loi du lo août 1871, art. 68). Quelques-unes de ces sociétés ont acquis une grande autorité dans le monde agricole : telles sont, à Paris, la Société nationale d'encouragement à l'agriculture, et la Société des agriculteurs de France.

— ACTloulture (Société nationale d'). Cette Société, véritable Académie de l'agriculture, a été établie par arrêt du conseil d'Etat du roi, le 1" mars 1761, sous lo nom de « Société royale d'agriculture », et réorganisée en dernier lieu par les décrets des 23 août 1878 et 27 février 1879. Elle a pour mission do répondre aux demandes du gouvernement sur tout ce qui intéresse le progrès agricole, d étudier toutes les ciuestions se rattachant àla législation et à l'économie rurales, d'expérimenter et apprécier tous les nouveaux procédés concernant les diverses branches de l'apiculture. Elle se compose de membres titulaires, de membres étrangers et d'associés nationaux, dont l'élection par la compagnie est soumise à l'approbation du président de la République, et de membres correspondants, dont l'élection doit être ratifiée par lo ministre de l'agriculture. Celui-ci est le président d honneur de la Société qui, comme toutes les Académies, a un secrétaire perpétuel. Les membres de la Société sont répartis en huit sections (1", grande culture ; 2", cultures spéciales; 3% sylviculture; 4', économie des animaux; 5", économie, stati'stique et législation agricoles ; 6", sciences physico-chimiques agricoles ; 7', histoire naturelle agricole ; 8», mécanique agricole et irrigations). Ils se réunissent une fois par semaine dans l'hôtel que la Société possède rue de Bellechasse, 18, à Paris. Des concours annuels .sont ouverts en vue do récompenser los auteurs des découvertes et travaux utiles à l'agriculture. La Société publie une série de Mémoires depuis sa fondation, et un bulletin mensuel de ses séances depuis 1837.

— Bibliogr. : Ronna (A.), le Ministère de l'agriculture (Pans, 1892); Tisserand (Eug.), V Enseignement agricole en France (1891, Imp. nation.).

AGRIE (du gr. agrios, cruel, sauvage) n. f. Méd. Nom scientifique de la goutte.

— Entom. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des muscidés, sous-famille des sarcophaginés, renfermant des mouches voisines des sarcophages, à front large, à ailes assez courtes, à abdomen arrondi dans les deux sexes ; habitent l'Europe.

AGRIELCOSE (du gr. agrios, cruel, et elkâsis, ulcération) n. f. Ulcère rongeant.

AGFUER {é — du lat. ager, agri, champ) n. m. Ane. dr. N'om donné, dans quelques localités, au droit seigneurial appelé ordinairement champart.

— Agric. Variété de raisin noir.

AGRIFFER (rad. griffe) v. a. Prendre avec les griffes, avec les ongles.

S'agriffer, v. pr. Se suspendre, s'attacher avec les griffes : Les cliats aiment a s'agriffer aux meubles.

— Par ext. et fam. Se dit quelquefois des personnes. AGRIFOUS ou AGREFODS n. m. Un des noms vulgaires

du houx quo les anciens auteurs appelaient quelquefois, conformément à son étymologie, agrifolium.

Agrigente ou Akragas, ancienne ville do Sicile, fondée vers 600 av. J.-C. par des Dorions de Gela. Elle fut asservie par le tyran Phalaris, reçut une constitution du philosoplie Empédocle, et prit un grand développement grâce àson commerce avec les Carthaginois qui la pillèrent en 400. Elle fut relevée par Timoléon, puis pillée de nouveau en 262, et soumise (^210) par les Romains, sous la domination desquels elle déclina. Au moyen âge, les Agrigentins s'écartèrent davantage du rivaee et transportèrent leur cité sur l'emplacement de la moderne Cirgenti.

Des ruines considérables prouvent encore aujourd'hui l'importance de l'ancienne Agrigente. Les temples de la Concorde, de Junon Lacinienne, d'ffercule, de Castor et Pollux, sont bien connus des archéologues, ainsi que celui do Jupiter Olympien, surnommé lo 1 Palais des Géants « , qui no fut jamais achevé.

AGRILE (du gr. agrios, sauvage) n. m.

Genre d'insectes coléoptères, famille des buprestidés, allongés, étroits, à coloration ordinairement métallique, avec des fascies duveteuses. Les larves vivent dans le tronc ou les branches des arbres ou des plantes ligneuses ; cenaines font des dégâts dans los arbres fruitiers. On connaît plus de Açrîip quatre cents espèces d'agriles. répandues 'S™''" * '"'*'• sur tout lo globe. Citons l'agrile vert {agrilus ciridis [France]). ^

AGRIMCNSOR (mot lat. qui si gm{. mesureur des champs) n. m. Titre donné à Rome aux arpenteurs ofticiels, chargés de fixer les bornes des propriétés. Leurs fonctions fureni d'abord sacerdotales, par suite des idées religieuses que les Romains attachaient à la propriété et aux termes qui en marquaient les limites. Sous Justinien, les agrîmensores n'étaient plus que des experts et des juges.

AGRIMINISTE n. m. Techn. V. agrkmimste.

ACRIMONIE, ÉE adj. Qui ressemble à l'aigremoine.

— n. f. pi. Tribu dc la famille des rosacées, dont le type est l'aigretnoine.

AGRIOCHERE - AGROPHILE

AGRIOCHÈRE (.lu gr. açirius, sauvage, et choiros, porc) n. m. Genre do mammifères artiodactyles, tossiles dans le terrain tertiaire.

AGRION (du gr. agrios. agreste) n m Genre d msectes type de la famille des ai;)-' -

ninés, renfermant des libel iules ou demoiselles à corps fin ot cylindriq pédonculëes.

(red d

claire Irts corn

à ailes coloration ive et tranciiée. Mœurs des libellules, mais vol beaucoup plus lent; taille petite ou moyenne ; très nombreuses espèces répandues sur tout le globe. Citons Vagrion puelia : mâle noir bronzé et bleu azur, feniello pi muns au bord des eaux.

AGRIONIES n. r. pi. Antiq. gr. V. agranies.

AGRIONINÉS (rad. aqrion) n. m. pi. Sous-faniillo d'insectes orthoptères pseudo-névroptères, famille des libellulidés, caractérisés par les deux paires d'ailes égales, relevées à l'état de repos, les yeux séparés, et par les larves ayant ordinairement trois branchies à l'extrémité du corps. Genres principaux : caloptéryx, hétérine, agrion, platycnémis, épallage, ueurobasis, lestes, mecistogaster.

AGRIOPE (du gr. agriôpos, (pli a le regard farouche) n. m. Genre de poissons acanthoptères, famille des triglidés, caractérisés par leurs crêtes latérales crâniennes très élevées,entre lesquelles commence la nageoire dorsale. Les agriopes atteignent jusqu'à deux pieds de atiopc long, et sont remar- " quables par leurs formes bizarres ; ils habitent les mers

du sud, notamment au cap do Bonne-Espérance l'agriope verruqueux {ai/riopus verrucosus), mais aussi en Amérique (ngi-io/ius periwianus).

AGRIOPHYLLE fdu gr. agrios. sauvage, et p/iiiHon, feuille) n. f. Genre de plantes de la famille des chénopodées, habitant la Crimée et la Mongolie.

AGRIOPIS (piss — du gr. aqri/Spos, qui a le regard farouche) n. m. Genre d'insectes lépidoptères hétérooères, du groupe des noctuelles, sous-famille des hadéninés, renfermant des noctuelles à ailes épaisses, à trompe grêle, à thorax carré.

— Encvcl. Les chenilles des agriopis sont lisses, sans poils, les chrysalides arrondies en — Agriopis (n-d d'un avant, très coniques en °

arrière. Habitent l'Europe. La seule espèce ngrmpis apri lina. verte, blanche et noire, est commune en France peu dant l'automne ; la chenille vit sur le chêne.

AGRIORNIS (nisx — du gr. agriox, sauvage, et omis, oi seau) n. m. Genre d'oi-

seaux passereaux den- ^^^^!p|^^ ^^^^-^^'z

tirostres, famille des *^^«^.;;-.^lh|g^^ '^frl'-Tf' tyrannidés, renfermant ^*: ^^f^ffl^^^.^:^**^

des petits oiseaux amé- ^ \.

ricaïus très voisins des tyrans, et dont le bec vigoureux, recourbé brusquement à l'extrémité, rappelle celui des pies-grièches. Les agriornis habitent l'Amérique équatoriale.le Chili et la Pataponio.

AGRIOTE, AIGRIOTTE ou AIGRIETTE (du gr sauvage) n. f. Espèce de merise qui diiîèro de la cerise en ce qu'elle a une saveur plus aigre, plus sauvage, d'où son nom.

AGRIOTE (môme étymol. qu'à l'article précéd.) n. m. Genre de coléoptères, famille des élatéridés, renfermant des tauiiins de taille moyenne ou petite, de coloration habituellement grise et dont les larves, chez beaucoup d'espèces, sont nuisibles aux racines des céréales. Les agriotes, commun.s en France , sont répandus dans l'hémisphère boréal, quelques-uns dans l'Amérique centrale, d'autres en Australie, en Malaisie. AGRIOTH'YMIE (du gr. agrioa, sauvage, et thumos, colère} n. f. Tendance maladive à commettre dos actes do folie furieuse.

(grossi 2 rois).

AGRIOTHYMIQUE adj Qu AGRIOTIER il') a. m. Arbn

a rapport à l'agriothymie.

qui produit l'agriote.

luvage, et lupos, empreinte)

n. m. Espèce de passereau américain, qu'on appelle aussi ortolan de ri:. "V. dolicuonyx.

AGRIPHYLLE (du gr. agria, prise, et phullon, feuille) n. m. Genre de plantes appartenant à la famille des composées, originaires de l'Afrique australe.

AGRIPPA (du lat. xyre partus, mis au monde difiicilement) n. m. Nom donné en médecine aux enfants venus au monde les pieds devant. CVieux.)

— Encycl. D'après Pline, la dénomination i'agrippa était appliquée aux enfants qui se présentent les pieds devant, parce que cet accouchement est très laborieux. On disait AGBiPPiNE pour les enfants du sexe féminin qui étaient dans le même cas. Ces appellations sont devenues, par la suite, de véritables noms propres.

Agrippa (Menenius), consul romain l'an 502 av. J.-C. Lors de la retraite de la plèbe sur le mont Sacré, il fut député par le sénat auprès du peuple, fit appel à la concorde et ébranla la multitude en lui racontant l'apologue les Membres el l'Estomac.

Agrippa (Marcus 'Vipsanius), général romain, né en C3,mort l'an 12 av. J.-C. Quoique de condition irèsoljscurc, il fut le compagnon d'études d'Octave dont il devint l'ami, le conseiller. Il le seconda efficacement dans toutes ses entreprises et épousa sa nièce Marcella, puis sa fille Julie. Ce fut lui qui décida le succès de la bataille d'Actium. Il fit construire, à Rome, le Panthéon.

Agrippa, sceptique grec, à la fin du i*' siècle après J.-C. et au commencement du ii*. Sans avoir été l'un des chefs de l'école, il se trouve avoir donné les arguments les plus décisifs et la formule la plus nette du scepticisme ; il est celui dont la critique porte le plus loin, puisqu'il s'attaque à la forme même de la vérité. Sa doctrine a été analysée par Brochard dans les Sceptiques grecs.

Agrippa (Hérode). Hist. v. Hérode.

Agrippa (Camille), savant italien, né à Milan, vivait au XVI* siècle. Il se rendit à Rome sous le pontificat de Grégoire XIII, au moment où l'on s'occupait de transporter un obélisque sur la place Saint-Pierre. Agrippa publia à ce sujet : Trattato di transportar la gnglia insulapiazza di San Pietro (Rome, 15S3).Agrippaét'aitun grand amateur d'escrime : on lui doit un Dialogue philosophique sur la science des armes, où il préconise l'avantage de la pointe de l'épée sur le tranchant CVenise, 1568).

Agrippa de Nettesheim (Henri-Corneille), médecin et philosophe cabaliste, né à Cologne en 1486, mort dans un hôpital de G: '' ^'''^ '

AGRIOTYPE (du gr. agrios, sa n. m. Genre d'insectes hyménoptères térébrants, famille des ichneumonidés, renfermant de petits ichneumons du nord et de l'est de l'Europe, dont les ^^ larves sont parasites de celles ^^^ des phryganes. ' ^3

— Encycl. Les agviotype sont des ichneumons aberrant; faisant le passage aux braconi dés et ressemblant aussi au évaniidés. Les larves ont un eu- Agriotype (grossi 3 fois), rieux appareil respiratoire qui

leur permet de vivre dans l'intérieur du corps de leurs vie» times. Citons Xagriotypris ai'matus frivières d'Allemagne et de Bohême), parasite des phryganes du genre silo {silo pallipes).

AGRIPAUME n. f. Nom vulgaire d'une espèce de léonure. On i eiiipluie en infusions'stomachiques. 'V.léonurb.

AGRIPENNE (du gr. agria, prise, ot du lat. penna, plume)

oble en 1533 ou 1534. D'abord sol-

dat, puis 'professeur à Dôle, Londres. Cologne, Paris, Tunis, Metz, Fribourg, il exerça en 1524 la médecine à Lyon, et devint médecin de Louise de Savoie, mère de François I*'. Chassé de France pour avoir entretenu des relations avec le connétable de Bourbon, il entra au service de la sœur do Charles-Quint, qui le fit nommer historiographe de cet empereur. /A Adepte des sciences oc- / /

ultes, il fut accusé

magie et emprisonne a

Bruxelles pendant un an.

De là il passa à Cologne

et à Lyon, où il fut arrêté -«e..pi.« -^ ."■•- '

pour avoir écrit contre la reine mère ; enfin, il se rendit à Grenoble, où il finit sa carrière orageuse. Ses principaux ouvrages sont ■ De inccrlitudine et varielate scienliarum declamatio invectiva (15271, trad. en fr. par Louis Mayenne Turquet (1582) ; De nobilitate et prTcellentia fermnei sexus declamatio (Anvers, 1529); Z>e occupa phtlosophia libn très (Anvers et Paris, 1531 [trad. en fr. par Le VasseurJ).

AGRIPPER (altér. de agri/fer) v. a. Prendre, saisir avidement, on avec finesse : Agripper une place. (Fam.) S'agripper, v. pr. S'attacher, s'accrocher à. AGRIPPECR, EUSE n. Celui, celle qui agrippe. (Pop.) Agrippin, évêque de Carthage, vers l'an 217. Il soutenait qu il fallait baptiser de nouveau ceux qu'avaient baptisés des hérétiques. Un concile réuni à Carthage sanctionna son opinion ; mais cette coutume asiatique ne put être établie solidement en Afrique, et Cyprien lui-même, l'un des successeurs d'Agrippin, ne put la faire prévaloir. AgrIPPINE lAgrippina major) femme de Germanicus, fille de Vipsanius Agrippa et de Julie morte en 33 apr. J.-C. Elle accompagna son mari en Germanie et en Orient, et, ajirès la mort de ce dernier, rapporta ses cendres à Rome. Elle fut exilée par Tibère, qui la redoutait à cause de ses vertus et de son crédit auprès du peu- )de, dans l'ile de Pandataria, sur la côte de Campanie, où elle mourut Elle avaii aiiage

avec Germanicus neuf enfants parmi lesquels il laut citer Caligula et Agrippine la Jeune

AgRIPPINE tAgrippma minor), née en 16 apr. J.-C, morte en 59. Elle épousa d'abord Domitius Ahenobarbus, qui la rendit mère de Néron, puis, après un second mariage, l'empereur Claude, son oncle (49). Elle fit adopter son propre fils par Claude, au mépris des droits de Britannicus, empoisonna son troisième mari et lui substitua Néron sur le trône. Mais elle ne tarda pas à fatiguer do ses exigences son fils, et celui-ci, après avoir empoisonné

Britannicus, décida de se débarrasser d'elle. N'ayant pu réussira la faire noyer, il envoya un tribun pour l'égorger. . Frappe au ventre », dit-elle à l'assassin. Ironie tragiq^ue qui signifiait sans doute que ce sein était coupable d avoirdonnéle jour à un monstre tel que Néron. Cette Agrippine est l'héro'ine de la pièce de Racine, /Iritannicus.

Agris, comm.

de la Charente, arr.

et à i9kilom.d'Angoulême, près du confluentdelaTardoire et du Ban-

diat; 1.180 hab. , .-„„„„ „, r,,,,,,.

,, , ,11, Atirippmc et Olauue.

Près de là, les eaux = ^^

des deux rivières sont absorbées par des goufl'res, dans la

foret de Braconne.

ACROBATE (du gr. agrohatés. qui erre dans les champs) u. m. Genre d'oiseaux. Syu. de aedon.

AGRODROME (du gr. agro.% champ, et droinos, course) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des motacillidés, voisins des pipits et en difi'crant par leur taille élancée , leur bec vigoureux, leurs torses hauts et robustes. Les agrodromes habitent les ré-* gions désertiques de l'ancien monde.

AGRŒCIINIENS tni-1,1 - .lu -r. n,irvi-

Faimll.- d.iriliopteros locnstides de la tribu des conocéphalines, ayant entre les antennes une pointe frontale. On les divise en agrœciir'- ■'—' '" '" — * ■'=♦ ''==» "' »" salomonés dont le front est ponctué, rugueux ou épineux. Les agrœciinés vivent dans les régions intertropicales , en Asie, dans les îles océaniennes, en Amérique et

■ dont le front est lisse, et en

Odonlolakis (;

^ Madagascar. Une espèce a été trouvée

sur fa côte orientale d'Afrique. Les salomonés se trouvent dans les îles de la Sonde, aux Philippines, dans les îles océaniennes et à Madagascar.

AGROGRAPHIE (du cr. agros, champ, et graphe, description) n. f. Description des champs, et particulièrement do ce qui a rapport à la culture.

AGROLOGIE (du gr. agros. champ, et (0.1701, discours) n. f. ïScionce qui a pour objet la connaissance des terres, dans leurs rapports avec l'agriculture.

AGROLOGIQUE adj. Qui se rapporte à l'agrologie.

AGROMANE (du gr. agros. champ, et mania, folie) n. Celui, celle qui a la manie de l'agriculture.

AGROMANIE n. f. Manio de l'agriculture.

AGROMÈNE (du gr. agros, champ, et menein, habiter) n. Celui, celle qui passe "sa vie à la campagne.

AGROMYZE (du gr. agros, champ, et muzein, murmurer) n. m. Genre d'insectes diptères brachocères, comprenant plus de cent espèces européennes.

Agron, roi d'Illyrie, du m' siècle av. J.-C. Il conquit et pilla lile de Phares (Lésina), conquit une partie do l'Epire et soutint Démétrius II de Macédoine contre les Etoliens. Mourut des suites de ses excès, vers 229 av. J.-C.

AGRONOME (du gr. agros, champ, et nomos, loi) n. m. Celui qui est versé dans la théorie de 1 agriculture : Habite

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