V. AGRICULTEUR
AGRONOMETRIE (du gr. agros, cnamp, et métron, mesure) n. f. Connaissance du produit, du rapport de certaine étendue do terrain, et en quelque sorte mesure de la force productive du sol.
— SïN. Agronométrie, phorométrie.
AGRONOMIE n. f. Théorie de l'agriculture, science
des lois agricoles : Les sciences diver.ies considérées dans leurs rapports avec l'agriculture constituent dans l'ensemble ce qu'on appelle rAGKONOMiE.
AGBONOMIQUE adj. Qui a rapport, qui appartient à l'agronomie : Science agrono.mique.
— Institut agronomique. V. enseignement agricole.
— Stations agronomiques, Etablissements dans lesquels on effectue des recherches sur toutes les questions qui intéressent l'agriculture : sélection des plantes, acclimatation, physiologie végétale et animale, pisciculture fluviale et marine, engraïs, etc.
— Encycl. Les stations agronomiques sont destinées, concurremment avec les laboratoires agricoles, à éclairer les cultivateurs sur la composition do leurs terres, sur la sélection des semences, l'essai des machines, les maladies des végétaux, les insectes nuisibles ou utiles, les fermentations, l'industrie laitière, etc.
Ces stations ou laboratoires sont organisées par 1 Etat, les départements ou les municipalités. Elles peuvent être subventionnées par l'Etat, en raison de l'importance des travaux effectués et des services rendus.
Dans les laboratoires agricoles, on n'effectue que des analyses chimiques (terres, engrais, etc.), tandis qu'à la « station agronomique » on « station spéciale », les recherches et analyses chimiques vont de pair avec les essais culturaux ou de toute autre espèce.
AGRONOMIQUEMENT adv. D'une manière agronomique .
AGROPHILE Mu l-t. nqros, champ, et philos, ami) n. f. Genre diiiscctcs lépidoptères hétérocères, du groupe des noctuelles, sous-famille dos acontinés, renfermant des noctuelles à ailes non dentelées, frangées, à abdomen long et lisse.
Kncycl. Los choiiillo» dos aqrophih'H sont oflUécs ot * poils, ollos se chrysalidcnt dans do potitos coquos en I'. Ilaliitcnt IKuropo ot l'Amériquo. La soulo ospùco
AGUOI»YIlOi^
AGYIELS
AC.ROPYRON ou AGROPYRE
il u-r. <i</riji. champ, ci puros, II' s;iii\';ir'' 1 11. Tii. Genre do ^ 'lo l.i r;iiiiiIlo des grami-
AGROSTEMME (du gr. anros.
i hamp, ot stemma, couronno) n. f. Gonro <io plantes do la t.iinillo dos caryophyllées, tribu des silonées, dont ocr- I niios espèces ornent nos jardins ot d'autres vivent dans I- s cliamps, on particulier, Vagi'osteinma ijillmijo ou nielle
AGR03TEMMINE (rad. agrostemme) n. f. Alcali <(ue l'on '■\iaii iii-s s. 111. [i.-. 'S do la nielle des blés. L'agrostemiiiiiii' .i-uialliM- ru iiailiciri's légèrement jaunâtres, peu ^olu^ll'■^ ilaiis l'eau, ii( s solublos daus l'alcool.
AGROSTICULE ,.lii L.;r. ,,,/ivslis, chiendent) n. f. Plante \ i\a. (* .h- la laiiiillo dus graminées, originaire du Brésil.
AGROSTIDE {du gr. agràstis, chiondeutj n. f. Genre do plaufi-s .!.■ la fauiillo dos graminées.
— l'iNc^ CL. Le genre agrostis do Linné, qui comprenait environ cent espèces, a été considélalilcnient réduit. Il est caractérisé |iar SOS Heurs on paniculcs étalées eu eontractéos, ses glumos carénées ei i. -pourvues d'arotos, et deux écailles. Parmi les espèces conservées .1 lus ce genre, nous citerons: l'agros- /'./-■ eonirnune: Vagrostide élégante, [liante f|ii'.in cultive on bordure ot (jui 1 luit liaus lo midi de la Franco, etc.
AGROSTIDÉES n. f. pi. Tribu do la famille des graminées ayant pour r \ pi- le L'euro agroslide.
AGROSTOGRAPHIE (du gr. a^rds^is,
ehieudent, et (7rap/i^, description) n. f. l'aitio de la botanique qui a pour obj ■! l'étudo des graminées.
AGROSTOLOGIE (du gr. agrâslis, liiiieleiii, et loi/os, discours) n. I'. Iraiie sur les plantes de la famille
AGROSTOPHYLLE (du gr. agràstis, . hien.lenr, ot phiillmi, fouille) n. m. Genre do plantes do la famille dos , Aerostide. orehiJées, indigène de l'ile de Java. ^- '-■pdlet ileun.
AGROTÈRE (du gr. ngroléros, champêtre) n. f. Genre d insectes microlépidoptères, famille dos pyralidés, renleiiiiant de petits papillons ressemblant à des teignes. Les agrotères sont des tordeuses habitant l'Europe et r Asio septentrionale. Citons Vagrotera nemoralis \touto liàu-ope); Vagrotera oZ/uact'a (Sibérie).
AgrotÈRE ot AgrolÉTÈRE, surnoms donnés quelqueluis à Artémis (Diane), soit à cause d'un temple (piello avait à Ai/ra, dans l'Attique, soit parce qu'elle hatulait les campagnes, les bois len gr. agros. champ).
— Encycl. Au temps de l'invasion do Darius, raconte Xénophon, les Athéniens s'étaient engagés à offrir en saeriiico à la déesse autant do chèvres qu'ils auraient tué d ennemis : mais le nombre fut si grand, que ce v-jeu n'aurair pu être immédiatement accompli sans une exterminatieu des troupeaux de l'Attique. Pour échapper à cette ruine et no pas être parjure, le sénat décréta de sacrifier chaquo année cinq cents chèvres, et cela perpétuellement.
AgrotÈS {tèss — du gr. agrotés, laboureur), surnom de Pan ei de Mercure.
AGROTIDE OU AGROTlSIliss — dugr. agrotês, qui habite les e lia ni [is> n. f. Genre de lépidoptères, du groupe des iiocinelles, |,es chenilles sont allongées, cylindriques, vivent eiiieiréos autour dos racines des plantes basses et se chrysalident dans le sol ; on en (roiivo partout, surtout en Eurejie et en Amérique. L'agrotis 'les moissons {agrotis sfgelum) est très commune; sa chenille, on ver gris, fait un grand tort nu\ lie(ter;i\es : le nom Vul-
i.'aii'e <iu |iai'i!l.iii l'st !a » mois-
Senil'llse . , Il .,;;| IS-^ OSpèCOS
agrouelle (oorrupt.
1 rr.jiielles) n. f. Crust. Nom vulgaire de la crevette des : igammarus pulex). parce que, d'après un pré-
populaire, elle produit des ulcères dans la bouche do
. jui la mangent.
Hot. La scropliulaire noueuse, parce qu'on lui attri- ■ la propriété do guérir les écrouclles. AGROUPEMENT n. m. Action d'agrouper; état de ce ''"' '?..' 'igroupo : in AGROUPEMENT méthodique dr faits. — Ln T. darchit. Sorte d'accouplement de colonnes 'iisimsees deux à deux, trois à trois, etc.
AGROUPER (rad. groupe) v. a. Disposer, réunir en groupe : Aokouper des chiffres.
S'agrouper, v. pr. Se mettre en groupe.
AGRUME n. f. Espèce de prune employée pour faire les prniK-aiix d'Agen. f J f
AGRYPNE idu gr. agruprws. qui veille) n m Genre d insectes coléoptères, famille des élatéridés, renfermant •le erands taupins roussâtres, pubescents, habitant surtout les régions désertiques de l'ancien monde.
AGRYPNIE (du gr. ajnipnm, veille ; formé de a priv., et iirupnia. sommeil) n. f. Insomnie, défaut de sommeil. (Peu usité.)
AGRYPNIE (du gr. agrupnos, éveillé, parce que ces phrvt-aiies volent la nuit) n. f. Genre d'insectes névroptères,
trichoptères, famille des phryganidés, ayant les jambes épineuses. Ils habitent l'hémisphère boréal.
AGRYPNIS {puisa — du gr. at/rupnein, veiller) n. f. Féto nociurne cf'déiiréo on .Sicile, en l'iionnour de Uacchus.
AGRYPNOCOME (du gr. a priv.; grupnia, .sommeil, et koma, assoupissement) n. m. Insomnie jointe à uno grande cnvio de dormir. (Peu usité.)
AGRYPNODE (du gr. agrupnodis, sans sommeil) adj. Qui est privé de sommeil, il Fit'vrc agnjpnode, Celle ([ui prive do imoil. (Pou usité.)
AGUA (prononc. ajoa ou ajouo) n. m. Crapaud do l'Amérique méridionale ot qui est la plus grando espèce du genre.
— Encycl. L'agua{bufomarinus ou ai/ua, ou horridas) atteint ju.squ'à 20 contlm. do longueur. Lo Agua.
crapaud agua sort la nuit par quaiitités énormes, couvrant parfois le sol dans les rues. Son cri ressemble à un fort aboiement. On a essayé do lo domestiquer en diverses régions pour détruire les insectes.
Agua, volcan du Guatemala (.-Ymériquo centrale), à 25 kilom. S.-O. de la capitale, altitude -1.138 m. A cctto montagne, prétend-on, lo Guatemala devrait son nom (U-hate-z-mal-ha) [qui jette de l'eau.].
Aguada, comm. do l'ilo espagnole de Porto-Rico (Antilles) ; 9.530 hab. Ch.-l. San-Francisco de La Aguada.
Aguadilla, ville maritime do l'île espagnole de Porto-Rico (Antilles) ; 14.000 hab. Port important sur la côte N.-O. de l'île et sur la baie Aguadilla. La commune est peuplée do IS.UO hab.; lo département du mémo nom, occupant l'angle N.-O. de lile, compte 82.000 hab.
AGUADO(Alexandre-Marie), célèbre financier espagnol, né à SéviUe ou 1784, mort à Gijon en 1842. Colonel en 1810, puis aide de camp du maréchal Soult, il quitta lo service en 1815 pour se lancera Paris dans des entreprises commerciales, aborda les opérations de la haute banque, fut nommé en 1823 agent financier do l'Espagne à Paris, et reçut de Ferdinand VII la concession de mines. Je vastes terrains et lo titre de marquis de Las Marismas del Guadalquivir. Ce fut lui qui négocia les emprunts espagnols de cette époque. Il laissa, en mourant, une fortune estimée à plus de soi.xante millions. Il possédait une magnifique galerie de tableaux. Aguado avait été naturalisé Français en 1828.
Aguarico, riv. aurifère de l'Amérique méridionale, sortie des .\ndes près de l'Equateur, affluent de rive gauche du Rio Napo. Longueur du cours : G75 kil.
AguAS-CALIENTES, ville du Mexique; 66.000 hab. Capit. de l'Etat du mémo nom, peuplé de 140.000 hab.
Aguero (Bartolome de), chirurgien espaenol, né ù Sévillo en i:,il, mort en 1597. Il acquit une grande réputation dans le traitement des plaies faites par les armes à l'eu et fut surnommé le Paré de l'Espagne. Son principal ouvrage est : Tesaro de la verdadera cirurgia (Sévifle, 1684).
AcUERO (Benoit-Manuel), peintre espagnol, né et mort à Madrid (162G-1670). Elève de J.-B. del Mazo, il est principalement connu par ses tableaux de batailles et de paysages. On voit quelques-uns de ses ouvrages dans les palais d'Aranjuez et du Buen-Retiro. Ses compositions se reconnaissent par le fini du dessin.
AGUERRIR (rad. guerre) v. a. Accoutumer à la guerre, aux fatigues, aux dangers de la guerre : Aguerrir une armée. La nécessité et l habitude aguerrissent quelquefois un poltron. (Laténa.)
— Fig. Accoutumer à quelque chose de fatigant, de dur, de pénible, de fâcheux : .)/»• Roland wmt depuis longtemps aguerri soïi Ame contre la persécution. (Lamart.)
S'aguei'rir, v. pr. S'accoutumer à la guerre et à ses fatigues ou, en général, à quelque chose de pénible, de périlleux : Les volontaires de 1791 se sont vite aguerris.
AguESSEAU (Henri-François d'), chancelier de France, né à Limoges en 1668, mort à Paris eu 1751. Avocat général au parlement de Paris en 1690, il débuta avec éclat et devint procureur général en 1700. Il traça sur la procédure criminelle les instructions les plus judicieuses, et montra autant d'élévation d'esprit que d'éloquence. Partisan déclaré des libertés gallicanes, il s'opposa avec énergie à l'enregistrement de
la bulle Unigenitus. ^jË2SS^^
En 1717, le régent ^
l'appela à la dignité de chancelier, mais le disgracia l'année suivante, pour son opposition au système de Law. Rappelé en 1720, il parvint à prévenir la banqueroute, consentit enfin à l'enregistremont de la fameuse bulle, dans un but de conciliation , et fut exilé de nouveau par lo cardinal Dubois, en 1722. Nommé de nouveau chancelier on 1727, il ne recouvra les sceau,x qu'en 1737. Il perfectionna la législation, régla les instructions judiciaires, et jeta les fondements de réformes législatives. En 1750, il donna sa démission et reçut une pension de 100.000 livres. Dans sa longue carrière, il montra une admirable intégrité, et le dévouement le plus absolu aux intérêts publics. Grand magistrat, orateur élégant, jurisconsulte de premier ordre, il avait, en outre, une érudition profonde et variée. C'est pendant l'une de ses disgrâces qu il rédigea le cours complet d'éducation judiciaire connu sous le titfede Instruction à mes enfants. Bien qu'anobli, il signa toujours Daguesseau, son véritable nom. En ISIO, sa statue fut placée devant le péristyle du palais du Corps législatif, avec celle de L'Hospital ; une autre existe .lussi dans la salle des séances du Sénat. — Son petit-fils, Henri-Cardin- Joan-Baptiste, marquis d'Aguesseau, né au château de
D'Aguesseau.
Frcsnc» on 17<0, mort en 1820, fut «ucccssiveniODt avocat général au parlement do Pari», coDsoillcr d'Etat, député aux états généraux, président du tribunal d'appel do Paris sous lo Consulat, ministre plénipolontiairo à Copenhague et pair de France. II fut reçu membre do l'Académie française en 1787.
AGUETS ('//lé — do à, et guet, on guettant) d. m. pi. Ne s emploie que dans les locutions suivantes : Ftrc, te tenir aux aguets. Etre, se tenir en embuscade, aux écoutes ; épier. Il Mettre, se mettre aux aguets, En observation.
AGUl (///ii; comme dans guider) n. m. Nœud nui lie un bout de corde à une chaise en sangle pour hisser ou alTalcr un gabier, un charpentier, un calfat, etc., chargé' d'exécutor des réparations urgentes : Awud c/'agui.
Aguiar (don Thomas db), peintre espagnol, vivait â Madrid au milieu du xvii< siècle. Elève de Vclasquez, il cultiva la pointure do genre et do portrait avec un rare talent. Il excellait à peindre de petites figures. Ses NœTTd portraits se lont remarquer par la resscm- d'agul. blanco et aussi par la franchise du style. Lo plus célèbre ost celui du poète Solis.
AGUICHER ighi) v. a. En T. d'argot. Agacer. AGUIÉE (ghi-é) n. f. Sangle fixée à un cordage par nn nœud d agui et sur laquelle s assied un homme qucl'on hisse. AguiLA (I)'), voyt^eur et historien, mort à Paris en 1815 Il voyagea en Amérique, dans le nord de l'Europe, et so rendit, en 1789, en Suède, où il fut témoin de l'a-Tsassinat de Gustave III. On a de lui :ffistoire des événements mémorables du règne de Gustave ///(Paris, 1807), etc.
AguiLAR (Ga-spard d'), littérateur espagnol, né dans la seconde moitié du xvi" siècle. Il est connu par une relation des fêtes qui eurent lieu à l'occasion du mariace du roi don Philippe avec .Marguerite d'Autriche, et qui a pour titre : Juestas nuptiales que ta ciudad y reino de Valencia /ii;i(;ron,e/c. (Valence, 1599) ; par un poème : ExpuUion de loa Monscos de Espafia por el rey Don Felipe lll (1618), et par douze comédies publiées en 1614. Les plus remarquables do ces pièces sont : la Xueva Bumilde, la Uitana melancolica et los Amantes de Carlago.
Aguilar de la Frontera, ville de la prov. de Cordoiie. en EspaL-nc : -^2.100 l,ab. Vit-nes. raines de cuivre. Elle est lo cli.-l. d'un district peuplé de 25.000 hab. Aguilas, ville et port d'Espagne (prov. do Murcie), sur la .Méditerranée ; 9.000 hab. Fabriques de soufre et de savon, moulins. .4ncien château.
Aguilera (don Ventura-Ruiz), poète espagnol, né en 1820 à Salamanca, mon en 1881. Il étudia la médecine, puis se jeta avec ardeur dans les luttes politiques, et fut un brillant journaliste. Los Cantares oa . Chansons populaires », qui le firent surnommer le Béranger espagnol, établirent sa réputation comme poète et furent suivies bientôt de Ecos nacionales et de Etegias y Armonias. Nous ckerons encore le Livre de la patrie, et deux comédies : Fleur fanée et l'Aumâne et le Pardon. Il a également publié un recueil de satires, .-^suilera était directeur du musée archéologique de Madrid lorsqu'il mourut.
AGUILLE ou AGUILLIE (qhi, et II mil.) n. f. Toile de coton qui se fabrique à Alep.
Aguillon (François d), savant jésuite belge, né à Bruxelles en 15C7, mort en 1617. II s'adonna à l'étude des sciences, fut professeur et finit recteur du collège des jésuites d'Anvers. Oa a de lui un Traité d'nptique (1613). AGUILLOT (glu, et II mil.) n. m. Cheville en fer qui réunit deux cordes en une.
AGUIMPER irad. guimpe) v. a. Couvrir, revêtir d'une puimiio, ei par ext. Se parer, s'attifer, se pomponner. (Vieux.)
Aguirre (Joseph-Saenz d'), cardinal espagnol, né à Logroilo en 1630, mort à Rome en 1699. Il entra dans l'ordre des bénédictins, professa la théologie à Salamanque, puis fut nommé successivement censeur, secrétaire du saint-office et cardinal (1686). C'était un théologien instruit, à qui manquait l'esprit critique. Nous citerons de lui : Defensio cathedrx sancti Pétri adversus declaraiiones cteri nallici (Salamanque, 1683), ouvrage dans lequel il attaque les déclarations du clergé de Franco en 1682, ce qui lui valut le chapeau de cardinal ; Sancii Anselmi theologia, dont la meilleure édition est celle de Rome (1690) ; CoUectio majcima conciliorum Hispanis (Rome 1693-1694), etc. Dans ce dernier ouvrage, il se sert de pièces qui lui ont été fourmes par des faussaires et qui ont mis les èrudiis â la torture.
AgulIERS (des), philosophe français, né à La Rochelle en 1683, mort en 1744. Emmené tout jeune à Londres par son père, ministre protestant, proscrit après la révocation de ledit de Nantes, il fit ses études à l'Université d'Oxlord, où il fut plus tard professeur. L a beaucoup contribué à propager la philosophie newtonienne sur le continent.
AguSTI ou AgustIN (Miguel), écrivain espagnol, né à Bailolas (Catalogne), dans la seconde moitié du x\T siècle. Il fut successivement chapelain et prieur de l'ordre de Saint-Jean, et il résida longtemps à Perpignan. Agusti se fit connaître par un ouvrage intitulé : Livre des secrets de i'ai/ricu;/ure(Barcelono,1617), réédité avec des additions importantes à Perpignan, en 1626. Dans ce livre, Agusti traite des signes du temps, des époques des semailles et des plantations, des arbres fruitiers, des engrais, des vins, des animaux domestiques et de la chasse : le tout suivi d'un petit vocabulaire latin, espagnol, catalan, italien, portugais et français.
AGUSTITE (du gr. a priv., et du lat. gustus, goût) n. f.
Phosphate do chaux paraissant identique avec Yapatite.
Agyieus (du gr. aguia, rue), surnom d'Apollon, ' protecteur des rues, des places, do la demeure^ de la famille, à Argos, â Athènes et
Apollon Agyicua.
AGYiNAlRE
AIIMADOU
autres villes de la Grèce. On lui élevait primitivement dans les rues des autels, que les fidèles arrosaient d'huile comme offrande.
AGYNAIRE ou AGYNE (du gr. n priv., et gunê, femme) adi Se dit dos fleurs doubles, dans lesquelles les étamines et le poriantlie constituent toute la fleur, dans laquelle le pistil manque.
AGYNÉE {rad. açiyne) n. f. Bot. Genre de plantes de la famille des euphorbiacées, qu'on trouve en Asie, en Afrique et en Océauie.
AGYNIENS n. m. pi. Hist. eccl. Syn. de agionites.
AGYNIQUE (rad. aqyne) adj. Se dit de l'insertion des étamines, quand elles ne contractent pas d'adhérence avec l'ovaire. (Terme peu employé.)
AgyRRHIUS, démocrate grec, qui vivait à Athènes au IV' siècle av. J.-C. Il fit voter au peuple une indemnité pour le temps que les citoyens passeraient dans les assemblées politiques, et une" autre pour que '— "■'""'■n. pussent gratuitement assister aux spectacle il se rendit très populaire et reçut, aprc; Tiirasybulo, le commandement de la flotte athénienne envoyée à Lesbos (389).
AGYRTE (du gr. agurtés, charlatan) n. m. Myth. Nom douane aux prêtres de Cybele, qui parcouraient les rues en faisant des jongleries. Ils tiraient aussi des horoscopes et disaient la bonne aventure.
— n. m. pi. Entom. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des silphidés, renfermant de petites formes à corps convexe, à pattes robustes, élargies en leurs extrémités et légèrement épineuses. Les agyrtes vivent en Europe sous les pierres ou les écorces d'arbres.
AH ((i) interjection qui sert à marquer les divers semimonts, les affections vives de l'âme : 1» la joie, le plaisir, le contentement, le bonheur : Ah! que je suis content!
Il l' la soufl'rance, la douleur, l'indignation : Ah ! que je souffre! il 3» la surprise, le saisissement, l'admiration, l'entlitiusiasme :
Aht que de la vertu les charmes sont puissants!
Tu. Corneille.
Il S'emploie souvent pour donner plus de force, plus d'énergie à la phrase : Ah ! ne croyez pas cela, il Se redouble quelquefois pour marquer la surprise ou l'ironie ; Ah ! AH ! je vous y prends l II Repété plus de deux fois, il marque les éclats de joie ou les cris de la douleur : Ah ! au! ah! ah! la plaisante figure pour un doyen! (^Regnard.) — Peut s'employer substantiv. ; il reste alors invariable, sauf en poésie, où l'on peut le faire varier : Pousser des OH ! et des ah !
A tous les beaux endroits qui de
I fracas Qandent de
— Àh fait partie de locutions familières dont le sens se modirie par le mot ou les mots qui l'accompagnent. Telles sont ; Ah bah, qui exprime l'insouciance, l'étonnement ; Ali bien oui, qui exprime le désappointement d'une manière plaisante; Ah 7»m/s, qui donne de 1 énergie à une affirmation; Ah çà, oui exprime le mécontentement, l'impatience, etc.
^ Stn. Ah! ha! Ah! exprime une émotion profonde et de quelque durée. Ha marque quelque chose de subit et d'inattendu.
Ah! vous dirai-je, maman, premier vers et titre d'une vieille chanson populaire. C'est une de ces aimables mélodies que tout le monde chante et dont on ignore l'auteur. Elle doit dater, à en jueef par le style, de la fin du xvii' ou du commencement du xviii' siècle.
u Sylvandie ' dit à chaque instant
L'antre jour dans un bosquet De fleurs il ftt un bouquet; II en para ma houlette.
i tendre que i
Profita de ma faiblesse.
Hélas! raaraan, un faux pas Me rtt tomber dans ses bras.
Je n'a
tribu dos Touareg Ahaggâr (appartenant à la confédération des Imoschagh, coupable du massacre de la mission l-'latters) habite ce plateau, dont Idelès et Tazeroukt sont les principaux centres de population.
Aucun voyageur n'a pu jusqu'à présent pénétrer dans l'Ahaggâr. Seuls, le D'allemand H. Barth et le Français Duveyrier en ont longé les contreforts, le premier en 1850, le second en 1859, et en ont rapporté des renseignements qui constituent tout ce qu'on sait sur ce pays.
AHALER (rad. haleine) v. n. Respirer d'une manière bruyante, après une course et dans un moment de fatigue.
— V. a. Pousser son haleine sur quelque chose : i'i ion AHALK une glace, on la ternit.
S'ahaler, v. pr. Etre ahalé.
AHAN n. m. Onomatopée qui est un cri de fatigue, de grand efi'ort, tel que celui d'une personne qui fend du bois, pétrit une pâte, etc.
Moult ils ont eu et peines et almns
Chanson de Roland.
— Suer d'ahan. Faire un travail très fatigant, se donner une peine extrême.
AHANER V. n. Faire entendre le cri de ahan en travaillant : Le fendeur de bois i^akHE à chaque coup qu'il porte.
— Par ext. Travailler avec peine, supporter une grande fatigue.
De votre douce haleine
is pour tout soutien houlette et mon chien ; L'Amour, voulant ma défaite, Ecarta chien et houlette ; Ah! qu'on goiite de douceur Quand l'amour prend soin d'un
Mozart a écrit sur l'air de Ah! vous dirai-je, maman. des variations de piano délicieuses, et Adolphe Adam un excellent trio bouffe dans son petit opéra le Toréador.
Ahaggâr ou HoggâR, nom d'un plateau de grès de forme circulaire, occupant à peu près le centre du Sahara.
— Encycl. Ce plateau est très accidenté, et dominé par des pics hauts parfois de plus de 2.000 mètres, couverts de neige en hiver pendant plusieurs mois. Bien arrosé par les pluies, V.ihaijyâr possède de véritables cours d'eau (Igliarghar, 'Taghit, Tafassasset). Sa flore varie suivant l'altitude, depuis celle du Sahara jusqu'à celle des pays tempérés; quant à la faune, elle est presque
Esventez ce séjour, Cependant que j'aliane A mon blé que je vanne En la chaleur du jour.
ELLOT-
Der beaucoup de
S'a/ianer, v. pr. S'est dit pour Se don peine.
AhANTA, petit Etat de la Guinée septentrionale, possessions anglaises de la Côte de l'Or. Villes princ. : Boussoua et Axim. Riche en mines d'or et bien cultivé.
Ahar, ville de l'Inde occidentale, nécropole des radjahs d'Oudeïpour.
Ahasvérus ou le Juif errant, personnage légendaire, condamné à l'immortalité et au mouvement perpétuel, qui n'a jamais que cinq sous à dépenser à la fois, mais qui trouve toujours cette faible somme dans sa poche. De cette légende, qui paraît originaire de Constantinople (vers la fin du iv« siècle) existent deux principales versions : celle d'Orient, qui fait du Juif errant le portier de Ponce-Pilate, et celle d'Occident qui le fait cordonnier à Jérusalem et le nomme Ahasvérus.
Le Juif errant, qui personnifie les destinées du peuple juif depuis le christianisme, a inspiré, outre la fameuse complainte d'Isaac Laquedem, les Allemands Goethe, Schubart et Musaeus, l'Autrichien Hamerling, les Français Edg. Quinet, Eug. Sue et Béranger.
Par métonymie, le mot Ahasvirus est souvent employé comme nom commun, et sert à désigner quelqu'un dont la vie agitée présente quelque rapport avec le caractère du héros de la légende. 'V. laquedem.
Ahasvérus à Rome, épopée en six chants, le chefd'œuvre du poète autrichien Robert Hamerling (Vienne, 1866). Bien différent du drame philosophique de Quinet. V.ihasvérus de Hamerling est une œuvre en grande partie historique ; Néron en est le héros principal, beaucoup plus que le fantastique personnage dont elle porte le nom, et qui n'est pas, comme dans Quinet, une idéalisation du Juif errant. Les tableaux grandioses qui se succèdent dans l'œuvre de Hamerling en font une des productions les plus remarquables de la poésie allemande. Il y a cependant un défaut dans cette conception d un vieillard fatidique, assistant à toutes les folies de l'empereur et y applaudissant jusqu'au bout, sans qu'il se dégage un sens philosophique certain de cette allégorie bizarre.
Ahaus, ville de Prusse, prov. de Westphalie ; 2.400 hab. Mines de fer importantes. Capitale de 1 ancien comté de Ahaus-Bocholt. Le 6 août 1623, Tilly battit, près de cette ville, le prince Christian de Brunswick. Chef-heu du cercle du même nom, dont la popul. est de 39.100 hab.
AHÉGAST n. m. Arbre indéterminé de Madagascar et des Indes orientales, dont les racines servent à teindre en rouge. AHÉMÈRE ou AÉMÈRE (du gr. a priv., et Aêmera, jour) adj. Se dit des saints dont on ignore le jour de la naissance,, et qui, par conséquent, n'ont point de jour férié.
AhENOBARBUS ibuss — qui a la barbe couleur d'airain, r<jusse), sutnom d'une branche de la famille Domina. V.
DûMlTRTS.
AHÉTULLE n. f. Genre de reptiles ophidiens colubriformes, famille des dendrophidés, renfermant des couleuvres d'arbres à écailles à peu près égales et ayant une grande dent postérieure à la mâchoire supérieure. Vivent au Brésil et dans l'Afrique tropicale.
AHEURTEMENT n. m. Obstination extrême, attachement invincible à une opinion, à un sentiment : C'est un étrange aheurtement que le sien. Il S'est pris dans le sens de Obstacle : De là sourdent tant de scandales et AHEUKTEMENTS de notre foi. (Calvin.)
AHEURTER (S") (de à. et heurt) v. pr. S'attacher opiniâtrement à quelque chose : C'est un grand malheur que de s'AHEURTERà ce Qu'on ne peut exécuter tout seul. (Boiste.) Il Echouer, se briser : Depuis deux cents ans environ, les direrses philosopbies s'aheurtent à la question de la certitude, sans la résoudre. (P. Leroux.)
AHI, interj. qui exprime un sentiment de douleur pliysique : Ahi ! AHl ! AHI ! t'o«.s ne m'avie: pas dit que les coups en seraient. (Mol.) Il On écrit et on dit mieux aïe.
AhiaS ou plutôt Ahija, prophète de Silo. La Bible rapporte que, vers l'an 924 av. J.-C, il prédit à Jéroboam le schisme des dix tribus et lui annonça qu'elles le choisiraient pour roi. Plus tard, il lui prédit encore qu'en punition du crime d'idolâtrie il perdrait son fils Abia.
AHIBRADHNA.Dans la mythologie indoue, un des onze Rendras ou manifestations inférieures du dieu Siva, troisième personne de la Trmourti ou Trinité indienne. Dieu de la destruction et de la mort, il modifie, dissout et tue. mais pour renouveler les choses. AhÎRS, tribus de l'Inde nord-occidentale, du Nepaul
aux monts Vindliyâ, et du Beliar aux bouches du Sindh, Environ 2.250.000" âmes.
AhkAF (al), parties du grand désert méridional de l'Arabie, entre le Nedjed, l'Oman et le Yémen.
Ahlborn (August Wilhelm Julius), peintre, né en 1796 à Hanovre, mort en 1857 à Rome. Il fut élève de Wach à Berlin, vécut en Italie de 1827 à 1832 et en rapporta de bons paysages, pleins de vérité, qui se trouvent aujourd'hui dans les châteaux de Berlin et des environs.
Ahlborn (Lea Lcndgren, dame), graveur de médailles, née à Stockholm en 1820. Elève de son père, graveur en monnaies. S'est fait remarquer par des médailles qui attestent un talent distingué. Exposition universelKde Paris, en 1855 : Charles XI V, roi de Suéde ; Berzéliux. Jenny Lind, etc. Exposition de 1878 : une suite de médailles. Ahle (Jean-Rodolphe), compositeur allemand, né à Mulliausen en 1625, mort en 1673. Il fut directeur de l'école musicale d'Erfurt (1G46'| et organiste à Mulhausen (1649). On lui doit des recueils de compositions musicales : Trente symphonies (1650); Première dizaine d'airs spirituels (1060); Motets (1664), etc. — Son fils Jean-Georges, musicien et écrivain allemand, né à Mulhausen en 1650, mort en 1706, lui succéda comme organiste et devint sénateur dans sa ville natale. Outre des compositions musicales et des dissertations, nous citerons de lui : Dialogues du printemps, de Tété, de l'automne et de l'hiver (1695-1701), où il donne des règles sur l'harmonie et la composition. AhlefELD (Cbarlotte-Elisabeth-Sophie-Wilhelmine d'), femme de lettres allemande, née à Stedten en 1781, morte â Teplitz en 1848. Elle a publié de nombreux romans ; entre autres : Liebe imd Entsagunq (1805) ; Félicitas (1825) ; der Stark der Pflicht (1832), etc. Elle a signé quelquesuns de ses romans du pseudonyme de Elisa Sei.big.
Ahlen, ville do Prusse, province de Westphalie, sur les rives de la Werse, affluent gauche de l'Ems ; 5.000 hab. Filature et tissage du lin.
Ahlfeld (Jean-Frédéric), prédicateur allemand, né à Mehringen (Anhalti en 1810, mort à Leipzig en 1884. Il devint successivement recteur à Woerlitz (1837), pasteur à Halle (1847), et enfin à Leipzig (1851-1881). Ce célèbre prédicateur a publié de nombreux recueils de sermons et des Récits pour le peuple.
Ahlfeld (Frédéric), médecin allemand, né à Alsleben (Saxe) en 1843. Il s'occupa surtout d'accouchements. En 1883, il devint professeur à l'université de Marburg et directeur do l'Ecole des sages-femmes. Ses principaux ouvrages sont : Z)e/n formation du front et de la figure (mz) ; Nutrition de l'enfant par le lait de la mère (1878); Difformités humaines (1880-1883) , etc.
AhlquisT fAuguste-Engelbert), écrivain finnois, né à Kuopio (district de Savolalsi en 1826. Il se passionna pour la philologie, s'occupa des anciens idiomes finnois, dans le but de créer une littérature nationale, et fut nommé, en 1862, professeur de langue et de littérature finnoises à l'université d'Helsingfors. On lui doit un recueil de poésies finnoises, sous le titre de Sakenia (Etincelles); une relation de son voyage dans le Nord: Muistelmia matkoilta wenàjallâ ruosina (Helsingfors, 1860); une Grammaire wotique (1855) ; Recherches sur les langues ouralo-altaiques (1871), etc.
AhLWARDT (Pierre), philosophe allemand, né à Greifswald en 1710, mort en 1791. Il est le fondateur d'un ordre dit « des Abélitos », et a laissé de nombreux écrits. — Son fils. Chrétien -Guillaume, philologue allemand, né à Greifswald en 1760, mort en 1830, s'appliqua surtout à l'étude des langues, et fut recteur des gymnases d'Oldenbourg et de Greifswald. Outre un très grand nombre d'articles et de traductions, on a de lui une Traduction d'Ossian, en vers; une Grammaire de la langue gaélique ; un Essai pour l'éclaircissement du poème des » Aiebelunqen », etc. — Théodore-Glillaume, orientaliste allemand, fils du précédent, no à Greifswald en 1828, apprit les langues orientales, puis s'adonna à l'étude des manuscrits araïies, d'abord à Gotha, puis à la bibliothèque Nationale de Paris (1854-1856). En 1861, il fut nommé professeur de lancues orientales â Greifswald. Philologue d'une profonde érudition, il a publié des recherches sur la Poésie et la Poétique des Arabes (Gotha, 1856), sur l'Authenticité des anciens poèmes arabes (\iTi) et de nombreuses éditions d'anciens ouvrages arabes : Histoire des empires mahométans d'ElfachrUlsao); le Divan d'Abu-Xovas; les Divans des six anciens poètes arabes (Londres, 1870), etc. Enfin, il a dressé un Catalogue des manuscrits arabes de la bibliothèque royale de Berlin (Greifswald, 1871).
Ahlwabdt, açritateur antisémite prussien, né en Poméranie en 1848. Recteur d'une école normale à Berlin, il fut pressuré par des usuriers juifs, et leur voua une haine acharnée. Ses pamphlets : Berlin aux mains des boursiers iuifs, le Serment d'un Juif et les Fusils juifs eurent un énorme retentissement. Arrêté en 1892 pour la publication de ce dernier, dans lequel il accusait la maison Lœwe d'avoir livré des armes impropres à tout service, il fut condamné à la prison, devint un des chefs du parti antisémite, et fut élu député d'Arnswald-Friedberg en 1892. Au Reichstag, il renouvela ses attaques au sujet des fusils Lœwe, puis il accusa le prince de Bismarck d avoir pris des millions dans le trésor des invalides de guerre, mais il ne put fournir aucun document à l'appui de ses assertions. Il n'en fut pas moins réélu député à Arnswald et à Neustettin (juin 1893); il prit alors la direction du journal la Réforme vesiphalienne . Depuis, il a fait aux Etats-Unis un long voyaee pour répandre l'antisémitisme et a repris sa place au Reichstag en 1897.
AHM n. m. Nom d'une mesure de capacité usitée dans plusieurs parties de l'Allemagne : Hambourg, 144 1. 786 ; Hanovre 155 1. 552; Hesse-Cassel, 158 1. 750; Hesse-Darmstadt, 160 litres ; Lubeck, 144 1. 820 ; Hollande, 155 1. 254 ; Rotterdam, 151 1. 380.
AhmadOU, ancien sultan de Ségou. fils du célèbre prophète El Hadj-Omar, auquel il succéda en 1866, a laissé fondre entre ses mains le grand empire que lui avait légué son père. Il plaça ses Etats sous le protectorat de la France en 1881, puis intrigua contre elle et vit, en 1890, le commandant Archinard s'emparer de sa capitale. 11 erre depuis lors dans la boucle du Niger, se livrant au commerce des esclaves et suscitant des obstacles aux missions frauçaises qui explorent le pays.
AhMADOU-CHEIKHOU, prophète sônt^galais, mort on 1875. 11 V'Miliit. m iMim, suulover les indig6uos du Si^niVgalcontro la i'Vuiico, proclama la guorro suiuLo, mais lut vaincu ut tué pur nos troupes.
Ahmed I<", i r sultan ottoman, né on 1589, mort on 1G17. Il succtWla <Mi hid;) un sultan Mohammed III, son pèro. Di's \o -IiImh ir MMi règne, l'arméo ottoniano eut maille à [..iiiir iMi \ i'- .i\i-i- Abbas le Grand, <|ui la délit ot s'om- ].;iiM 'I'- l'InH uis |ilaces. Les succès du schah do Porso iivairnt (In Miiuriti^moût favorisés par lo soulôvomcut ilfs troupes qui, sous lo règno précédent, avaient été déportées on Asie, soulèvement qui coïncidait avec une révullo des Kourdes, dos Druses, etc. Lo grand vizir Monradp:ioha, vainqueur, non sans peine, après plusieurs années dn lutte (iGOy), se tourna contre la Porse, mais mourut de lati^'uo on 1611. L'année suivante, le sultan, malgré les siui-és de SOS armées, Ht la pai.x avec lo schah et rendit 1rs i.Ti-iinirr-; r,.ii,|Mi^ .Irpiijs Sulcyinau (HU2).
l'cii'l.iNi ' '■ l 'nii-,, 1. . Hongrois insurgés liront appel à ia V-'i-u^ ..>\i\i.- |. s liii|>. riaux ; leur roi Bocskaï reyut iiiu.' .iiîiin- lu siilini l•;i^r^), mais lit défection dôs qu'il OUI. '!'■ riHi.crt avec les Turcs, effrayé TAutriche au point (|iir I rllr n lo reconnut comme prince de Transylvanie {]iuu\ n, , iipéo en Asie, la Porte dut signer avec l'Au- (ri.lio l.t paix de Sitvatorok (1606), préface do la paix do <;iiio\viLz, et premier coup porté à la puissance ottomane. h autre part, la llotto espagnole vainquit au cap Corvo le (■.i|Mtan-paclia (I614I. Ahmed I" mourut en 1617 ; les (|ualihs quo SOS contemporains lui reconnaissent avaient été ;iiiiiihil(M.'s par l'influence déprimante du harom.
Ahmed II, si" sultan ottoman, né en 1613, mort m hi'.):.. Il succéda en 1691 à son frère îSoliman III et aciiiida toute sa confiance au grand vizir Kupruli, déjàtouipiiissant sous le dernier régne. En 1691, Kupruli tut tué \'vfs de Salankcnem dans une bataille contre les Impériaux, <•! In souverain se trouva brusquement privé d'un vertueux Iioiiiiue d'Etat et d'un habile stratège. Après sa mon, r.<-l^M-ado, assiégée par les Autrichiens, fut délivroo (1693), mais les Vénitiens s'emparèrent do Chio (1601).
Ahmed m, 23« sultan ottoman, né en 1673, mnri l'ii 1736. II succéda en 1703 à son frère Mustapha II, dôl'"so par la coalition des ulémas et des janissaires. Il '-ratia les ouvertures de Louis XIV qui, engagé dans la LTUorro de la succession d'Espagne, le poussait à prendre 1rs armes contre les ennemis communs des doux Kiats ; il reçut à Bender Charles XII, lo vaincu do Piiliava (1709), mais no se laissa pas davantage iMitraîner dans une guerre "iiiitro le tsar, dont il ne picvoyait pas la puissaiii'o. Le grand vizir, un Kupruli, préférait eniriMenir avec Pierre le (iiand des relations de lnMi voisinage. Dès ((uo Kupruli fut mort, lo parti , 'lo la guerre l'emporla ; la puissance moscovite otait menacée do somtiriT avant d'avoir ou le (i-iiips de s'affirmer, mais In nouveau grand vizir, atlmio par les présents
dp la tsarine, consentit Ahmed lii.
au fraité de Falksen, qui
r<talilit la paix (1711). L'année suivante, une trêve de viii-t-cinq ans fut conclue avec les Russes, et Charles XII oviuilsé, définitivement écrasé par la paix d'Andrinople (1713), se retira du territoire ottoman (1714).
Kn 1715, sous prétexte que Venise avait secrètement soutenu les Monténégrins, les Turcs conquirent la Moréo :■< li's places vénitiennes de Crète. L'empereur Charles VI l's ^omma de restituer leurs conquêtes, et, sur leur refus. envoya cnntro eux le prince Eugène, qui les écrasa ù l'oroi\\,iiM.-in (1716) ; Temesvar capitula, Belgrade fut in-
vo,i ( piiso (1717), et le traité de Passarowitz, favorable
à I \ i-r; lie ot à la Russio, mit fin aux hostilités (1718). Alinic'l III, diminué en Europe, devait l'èlro aussi en Asio, et tos victoires de la Perse provoquèrent en 1730 uiin révolte dos janissaires qui aboutit à la déposition du
Ahmed eut l'honneur de rendre un hatt-i-schérif autorisant l'introduction de l'imprimerie à Constantinoplc.
Ahmed ou Ahmet, dey d'Alger de 1805 à 1808. Il se rendit odieux par ses exactions et ses crimes, excita contre lui l'indignation générale ot fut mis à mort par ses soldats, qui, mêlés à la multitude, traînèrent son cadavre à travers les rues.
Ahmedabad, ville do l'Hindoustan, dans la présidence de Bombay, sur le fleuve côtier Sabarmati : 148.400 hab. Fondée on 1426 par Abmed-Chàh, cette ville arriva au xvir sièelo à un haut degré de splendeur; elle fut prise parlesMahrattesen 1755,parles Anglais en 1785, et déclina depuis lors jusqu'à notre époque. Cette ancienne capitale du (lirlji-ai possède de nombreuses et belles ruines; c'est le imart.of général de la secte des saravaks ou djainas du Gudjrat. Chef-lieu d'un district du même nom, peuplé de 921.700 hab.
Ahmed -ABOU-MAZAR, médecin arabe, qui vivait dans les luemieres anii.'---s du ix" siècle. Il se fit chrétien ot vécut ;\ la.oiirdu . alilo Al-Mamoun, à Babylone, en qualité diut.u[u-eie .los soDges. On a de lui un ouvrage arabe, dont la lîiiiliotlièquo nationale de Paris possède des manuscrits, et qui a été traduit en latin sous lo titre do Apotelesmata. swe De sifjni/icatione et eventis insoynniorum (Francfort, 1577). Cet ouvrage a été traduit, on outre, en français.
Ahmed-BEN-THOULOUN (Aboul-.\bbas). chef d'une dynastie qui régna on Egypte, né en 835, mort à Antiocho en 884. Fils d un esclave turc, qui avait obtenu du calife Mahmoun certaines dignités, il profita des rivalités dos calites pour s'élever au souverain pouvoir, s'empara de Barkab. puis conquit Damas, Emesse. Alep et Antioche, et s avança jusqu'à Tarse. La dynastie des Thoulounides dont \l fut le fondateur compte quatre princes, dont lo dermcr, Ilaroon, fut mis à mort par le califo Mo-Klafy (905^.
AHMADOU — AIACIIA
Ahmed-KAISERLI-PACHA, général turc, né à Césaréo (Palestine! en 17'j6, mort en 1881. En mai 1870, il siégea dans la commission qui déposa lo sultan Abd-uI-Aziz. Ce fut lui qui arrêta lo Circassicn Hassan, lorsqu'il fondit sur los ministres pour vongor lo meurtre du sultan (1876\ Lorsque la guorro éclata avec la Russie, Ahmod-Kaiscrli, malgré ses quatre-vingts ans, prit lo commandement do Koustchouk ot lit dos sorties meurtrières. Impliqué dans lo procès dos personnages accusés d'avoir fait assassiner Abd-ul-Aziz, il mourut au moment où ses coaccusés étaient traduits on justice.
Ahmed-khan, '-galomeut connu sous los noms do Nicodar ou Ny-Goudar, empereur mogol de la race do Gcngii-Khan, mort en 128i. Il succéda en 1282 à son frère Abaka-Khan et fut lo premier souverain mogol qui embrassa l'islamisme. Pour ce fait, il excita contre lui les partisans de l'ancien culte. Il fit arrêter et tuer son frèro kanghour-Pa'ï, révolté. Son neveu prit los armes contre lui, le fit prisonnier ot lo livra aux enfants do Kanghour- Paï qui le mirent à mort.
Ahmednagar» villo de l'Hindoustan, présidence de Bombay, sur le Sina, sous-affluent du Krichna par lo Bhima; 41.680 bab. Aureng-Zeb y est mort en 1707. Prise par los Anglais en 1803. Lo district du mémo nom renferme 888.700 hab.
Ahmed-pacha, général ottoman, né vers 1490, mort on 1524. Il se fit surtout remarquer dans los dernières années de sa vie, c'est-à-dire au début du règne do Soliman l*"" le Magnifique. Il venait do se battre contre les Hongrois (1521) lorsqu'il fut mis à la tête de l'armée qui conquit Rhodes, et c est lui qui rédigea les articles do la capitulation imposée au grand maître Villiers de l'Isle- Adam (1522). Il chercha alors à remplacer Piri-pacha dans la charge de grand vizir ; mais, ses intrigues ayant échoué, il demanda le gouvernement de l'Egypte et l'obtint. A peine en Afrique, il souleva les mameluks, extermina les janissaires fidèles à Soliman et prit le titre de sultan. Le grand vizir Ibrahim, envoyé contre lui, détacha de la cause du rebelle les chefs militaires les plus influents, notamment Mohammed-boy. Il se réfugia chez les Arabes Béni-Bakar, qui le trahirent ou plutôt lo vendirent, ot sa tête orna les murs du sérail.
Ahmed-pacha Guédick (Brèche-dent), général o^ tomau (pli, sous Mahomet TT. prit une part prépondérante à la conquête de la Karamanie comme auxiliaire du grand vizir Mahmoud-pacha. Eu 1480, il s'empara do Zante et do fsaiulo-Maure.
Ahmed-SGHAH-L'ABDALY, fondateur du royaume de Candahar, né vers 1724. mort en 1771. Il s'attacha à ia fortune de Nadir-Schah, et, après l'assassinat de ce prince, il se fit roconnaitre comme souverain des Afghans (1746). Il envahit jus((u'à six fois le nord de l'Inde, écrasa les Mahrattes à trois reprises, battit les Seykes et s'empara du Kachemir et du Pendjeb. Il eut pour successeur son fils Timuur-Schali.
Ahmed-VEFIK-PACHA, homme d'Etat ottoman, né à Constantinoplo vers 1818, mort en 1891. Il fit ses études à Paris, puis tut attaché au bureau de traduction de la Porte et publia, en 1847, le Salaamé ou Annuaire de l'empire ottoman. Ilexerça dans la suite les plus hautes fonctions administratives, fut ministre de la justice (1857), envové extraordinaire à Paris (1860-1861), commissaire général en Anatolie. Sous Abd-ul-Hamid, il présida le parlement institué par ce prince (février 1877), puis devint ministre de l'intérieur et président du Conseil (février-avril 1878) et fit dissoudre la Chambre. Pendant son court passage aux afiTaires fut signé, le 3 mars 1878, lo traité de San- Stefano. entre la Russie et la Turquie. Gouverneur général de Brousse en 1879, puis tombé en disgrâce, et emprisonné, il fut, pendant trois jours, président du Conseil, en décembre 1882. 11 vécut depuis dans la retraite. Ahmed-Verik a traduit en turc la plupart des comédies de Molière et quelques-uns des chefs-d'œuvre de Shakspeare et de Schiller.
Ahmet-RIFAAT-PACHA, homme d'Etat égyptien, né au Caire en 1825, mort en 1858. Fils aîné d'Ibranim-pacha, il s'attacha à introduire dans ses immenses domaines des améliorations importantes. Devenu suspect au vice-roi Abbas, il se rendit à Constantinople (1851), oii le sultan lui donna lo grade de général de division. En 1854, il retourna en Egypte, et devint membre et président du conseil d'Etat.
Ahn fJean-FrançoisX pédagogue allemand, né à Aix-Fa- Chapelle on 1796, mort à Neuss en 1865. Il enseigna l'allemand et se fit connaître par une méthode nouvelle très estimée. Parmi ses ouvrages, dont plusieurs ont été traduits en français, nous citerons : A'ouvelle méthode pratique et facile pour apprendre la langue allemande (1843) ; youcelle méthode pratique et facile pour apprendre la langue anglaise (1859); Pour apprendre la langue italienne (1860); Grammaire allemande théorique et pratique (1859).
AhnFELDT (Arvid), littérateur suédois, né à Lund en 1845, mort à Copenhague en 1890. Attaché à la bibliothèque royale de Stockholm, il débuta comme journaliste dans r t' Aftonblad » et devint, en issi, rédacteur en chef du journal politique " la Chronique du jour i>. Comme littérateur. Ahnfelat s'est fait connaître par une MistoirG universelle de la Littérature (Stockholm, 1874-1876) et par les Scèyies de la vie à la cour et dans l'aristocratie (1880).
de Ahnfeldt, botaniste suédois 1 iIliuos du groupe des tylot.:iirpuo.'», uyam nn i tiiuo OU cornéo, cylindrique,
divi-sée d'une fa. . , ;,: pio. On en connaît quelques
espèces qui vi\r!i; Im 1-. nurs do l'hcmisphôro boréal.
AHONTER ou AHONTIR (rad. honte) v. a. Rendre qucl-
hontoux : Je
que l on m ahonte
m'opposant à moi-même le peu que je vaux. (L. Vouiilot.)
AHOUA ou AHOUAl (nom indien) n. m. Genre d'apocynée, qui croit au Brésil. Ses fruits ont des couleurs vives ot une saveur agréable. Les amandes sontamères ot passent mémo pour vénéneuses. En Europe, cet arbre est cultivé dans los serres chaudes.
AhouRAMAZOA, nom zend do Ormazd, considéré comme principe du bien et de la lumière, par opposition à Abnman, dans la mythologie parse. V. Ormazd. Ahrens (Henri), jurisconsulte allemand, no à ICnics-
tedt (Hanovre) on 1808, mort ù. Salzgittcp en 1874. Doctour en 1830, il prit part au mouvement démocraiiouo do 1831 ot dut s'exiler. Arrivé à Paris, it collabora à des revues, enseigna la philosophie (1836), puis professa à l'univcrsitô do Bruxelles. Efu député do l'Assembléo nationale do Francfort en 18 18. il vota avec les libéraux et devint ensuite professeur do droit à Gratz. Ses principaux ouvrages sont : Cours de philosophie de l'histoire il^AO); la Science politique fondée sur la philosophie et Vanthropr^ loqie (1850) : Encyclopédie du droit et de la science politique (Vienne, 1855 et suiv.) ; Déviation du nouvel esprit allemand et nécessité de réformer l'instruction publique (1873).
Ahrens (Hcnri-Ludolf), publicisto allemand, né à Helmstîcdt (Brunswick) en 1809, mort à Hanovre on 1R«I. Il fut directeur du gymnase de Lingcn (1845), et de celui de Hanovre (1849), où il fut élu député. Nous citerons parmi ses ouvrages : De Athenarum statu politico et litterario (1820); Régies du dialecte homérique et atlique (1852) ; Sur le nom et le temps du champ de Mars des anciens Francs (1872).
AHRŒN (ri'in) n. m. Nom donné par Dumont à nno division do l'étage cobicntzien (syst. dévonien) et qui a pour type los grès de Vircux (Ardennes).
Ahriman (aïîjyra manyui — littéralement « lo destructeur, celui qui tue, lo Génie du mal ", opposé à Ormazd, le Génie du bien, dans la religion de Zoroastre). Ahriman est né au milieu des ténèbres premières, au moment où Ormazd surgissait de la lumrêre pure ; il a créé des productions symétriques et adverses do colles d'Ormazd pour les combattre; la lutte doit durer 12.000 ans, mais l'univers finira, et Ahriman sera vaincu. Il se prosternera alors aux pieds d Ormazd pour célébrer avec lui un hymne éternel en l'honneur du Dieu suprême.
— BiBLioGR. : J. Darmestetor, Ormazd et Ahriman (Paris, 1877).
AHRIMANIEN, ENNE [in, èn^ adj. De la nature d'Ahriman : Eti-es hnmswyiv.^s, malfaisants et impur*. Il On dit aussi AHRiM-VNiQUK : Emblèmes aurimaniquës.
Ahrimans, Herimans ou Hermans, catégorio
d'hommes libres meniionnée dans les textes législatifs de l'époque barbare, chez les Francs et chez les Lombards. C étaient des guerriers pourvus de bénéfices, distincts des
leudes.
Ahrweiler, ville et ch.-l. do cercle de la Prusse rhénane (Allemagne), présidence de Coblentz, sur l'Ahr, affluent du Rhin; 4.580 hab. Vins estimés. Pop. du cerc/e
d'Ahrv^eiler : 38.215 hab.
Ahsharumoff (Nicolas), écrivain russe, né à SainU
Pétersbourg en 1820. Il ouitta l'administration pour s'occuper de peinture et de littérature. Ahsharumoff débuta par un essai dramatique, le Bal masqué; puis il publia des romans : le Joueur, le A'om d'auteur, le Mandarin, etc. En même temps, il donnait comme critique des articles d'un goût judicieux et fin et d'une grande impartialité,
AhuACHAPAN, ville de la république de San-Salvador (Amérique centrale), arrosée par un affluent du Rio del Paza, dans une plaine fertile ; 12.000 hab. Fontaines thermales sulfureuses. C'est le chef-lieu d'un département du même nom {38.000 hab.).
AhuillÉ, comm. du dép. de la Mayenne, arr. et à 9 kilom. de Laval, sur la Mayenne; 1.250 hab.
Ahun, ch.-lieu de cant. (Creuse), arrond. et à 16 kilom. de Guéret, près de la Creuse ; 2.349 hab. Mines do houille formant le petit bassin houiller d'Aliun, qui dépend du grand groupe géographique de Creuse-et-Corrèze. Le canton a 11 comm. et 10.404 hab.
AHURI, IE n. Personne troublée, étourdie, stupéfaite : Un AHURI. Quelle ahurie I
AHURIR (selon l'opinion la plus probable, de l'adj. celtique hur, stupéfait) v. a. Etonner quelqu'un, le troubler, l'étourdir : On ahurit un enfant à force de le gronder.
AHURISSEMENT n. m. Etat d'une personne ahurie, qui ne sait où donner do la tèie ; étonnement, stupéfaction.
AI (nouvelle orthographe de la diiibtonguo oi, qui s'est substituée à l'ancienne, par suite du changement de prononciation). Le nom de peuple français se prononçait et s'écrivait comme le nom propre François. On prétend que cette prononciation a changé lors de l'arrivée de Catherine de Médicis. Le son oi n existant pas en Italie, la reine et les nombreux Italiens qui l'accompagnaient prononcèrent à l'italienne ; françèse. Cette prononciation, adoptée bientôt par les courtisans, ne tarda pas à devenir générale ; mais l'orthograçho resta la même jusqu'à Voltaire. Ai pour oi n'a été définitivement adopté par l'Académie que dans son édition de 1335.
Aï. Géogr. V. Ay.
AÏ n. m. Mamm. [at, du cri de ces animaux qui font " aï-aï o ). Nom vulgaire de certains mammifères de l'ordre des édentés et dugenre bradype. On les nomme paresseux à cause de la lenteur de leurs mouvements.
— Chirur"-. Inflammation des coulisses fioro-synoviales des tendons du poignet, accompagnée d'une crépitation particulière.
— Mar. Nom sons lequel los pêcheurs et les mariniers désignent un courant rétrograde au cours d'une rivière sur ses ' bords et finissant par un tourbillon. C'est un enoroit dangereux pour de petites embarcations.
— KNCYCL.Chirurg. L'af peut être dû à un traumatisme ou à un oifort. H est encore appelé crépitation douloureuse des tendons, synovite tendineuse ténosite crépitante. Sa durée est de quinze à vingt jours. H faut tenir le membre dans un repos absolu, le couvrir do compresses résolutives et exercer un peu do compression sur la surface malade.
AlACHA, nom de différentes tribus algériennes, épar-
AI (loDg. Oa.dO).
AIALON