Aimant naturel
magnétiques. Elle diminue avec la température. Si l'élévation de température est très petite, l'intensité i "
très faible. Si l'on élève la température au delà d'une certaine limite, la diminution de l'intensité magnétique est permanente, même après le refroidissement. Dans les limites des variations atmosphériques, les effets produits sont proportionnels aux variations de température. Enfin, au rouge, les aimants perdent complètement leur force magnétique. Indépendamment de cette action sur les aimants, la chaleur en exerce une autre non moins remarquable sur les substances magnétiques : chaufi'ées à une certaine température, qui varie selon les corps, elles deviennent insensibles aux aimants, elles cessent d'être attirées.
Dans les aimants ordinaires, le magnétisme n'atfecte que les couches voisines de la surface. Si l'on vient à les dissoudre par l'action d'un acide, comme l'a fait Jamin, toute trace de magnétisme disparait. Jamin a même pu superposer plusieurs couches de magnétisme de sens opposés dans un même barreau, en les faisant pénétrer plus ou moins profondément. Au fur et à mesure que l'on dissolvait le métal, elles se manifestaient successivement.
— Pôles des aimants. Les aimants ne possèdent pas dans toutes leurs parties une égale force magnétique. La force magnétique, nulle dans la région moyc
limante L lièt-e 4. A aiguille air tée mobile ; C, pivot vertical ; D, chape
r 5. B, barreau aimanté ; is un plan horizontal; C, haïr qui soutient le barreau p;
aimant, croît à mesure qu'on s'approche de ses extrémités. La partie de la surface de l'aimant où la force magnétique est insensible a reçu le nom de ligne neutre, et les deux points extrêmes qui paraissent agir comme de véritables centres d'attraction, celui de pôles. On peut étudier, comme l'a fait Coulomb, la distribution de la force magnétique le long d'un barreau aimanté, en déplaçant le long de ce barreau un petit index de fer bien pur, et déterminant au dynamomètre, en chaque point, la force nécessaire pour le détacher. Tout aimant naturel ou artificiel ayant une forme à peu près régulière présente deux pôles et une ligne neutre : il arrive parfois quo dans les
uu.
los deux pùlo trairo, quo lprésoiiti) Ntii I est aiiir-' l'.iiapiM-li- /..-'.
do .lt\ri'-. ,iJiii sur lo pulr. .
mais lus pûh poussent sont (/(' rionco montre quo li*s jm-Ls .lu inrun- m-iu >,.■ rci-nii^siMit, ot quo los polos do mnii .unii-aiio sauiroiit. Cuiiluinb a prouvé quo los attractions ot los répulsions qui soxorcont cntro doux polos variant en raison invorso du carré do leur distance. Cet antagonisme des polos so révèle oncoro dans l'action exercée par la terre sur los aimants. Si un aimant peut so mouvoir dans un plan horizontal autour do son contre de gravité, il prend une direction tixe, ot tond à y revenir quand on l'en écarte ; rotto direction ost sonsiblomont cello du N. au S. L'oxirruiui' >!<> 1 aimant qui so porte vers le N. ost appelée /yi/' \">i/: • •■Wtt qni so porto vers le S., p6le Sud. On rnti^i.it,- i|ii.- m sont toujours les pùlos de mémo nom (pu ^i' ilin;;eut v<.-rs lo môme polo do la terre.
— Action des aimants sur les courants. V. i-;lkctho-ma-
GNKTISME, INDUCTION.
— Communication de la force magnétique ou aimantation. Si l'on met un morceau do for bien pur et bion recuit ou fer doux on contact avec un pôle d'un aimant, co morceau de for devient aussitôt un aimant complet q^ui présente doux pôles ot une ligne neutre, attire la limaille ot peut à son tour aimanter par contact un morceau do fer. Si le
Solo do l'aimant est un pôle boréal, à l'extrémité du fer eux qui so trouvo au contact se développe un i)ôle austral; 1 autre extrémité présente un pôle boréal. Cotte aimantation par simple contact s'appelle aimantation par influence. Mais, si-
mantatiou par influence cesse, le fer redevient inerte.
Lo fer forgé et non recuit, ou mieux l'acier, résiste hoancoup plus que le 1er àVinfluence iiiaL;nétique ; l'aiiii:iiitations'y dével'\'\>o lentement ; iiiai'^, une fois dé- Vfli.ppée, elle persifle lors mémo qn on éloigne l'ainiant qui l'a produite. Cette résistance à l'influence des minants et cette persistance de la force magnétique après l'annantation paraissent liées l'une à l'autre ; on les a attriliiii-es à une mémo cause, que l'on a appelée force coerci- (irr. Lo for, le nickel, le cobalt, le chrome, ne sont pas les M-iils corps susceptibles d'aimantation. En employant des aimants de plus en plus puissants et des procédés d'observ.id.in sufflsamment délicats, on peut reconnaître quo tous \'-> I urps sont susceptibles d'acquérir par influence la polai[N' niagnétii|iu'; seulement, ils se comportent de deux i.H.Mii. difii riid . : les uns à la manière du fer, ce sont I' .■■,:■,,: ^ , s ; les autres prennent une aimanta-
M .11 ii\. r . , Il les corps diamagnétiques (le corps le
l'I'i-- lu niiniii iMiiiau'nétique est le bismuth).
I,.s eorps susceptibles d'amiantation peuvent être aimanii - 1" par contact ou par friction avec un aimant; 2" par Il lion do la terre ; 3" par l'électricité. V.électro-magnê-
iQt est prf>i.r tionnelle à. la force magnéticini nu point correspondantj; L, région I
'/-s 'r<innniitation de l'acier par le contact des , .inii;ihi,if inn do l'acier se fait par trois pro- <■' lui iK- la simple touche (ïl a l'inconvénient de
Aimantation par influence.
A pelile disl
I* Oinn
Le pAle de l'aimant donne dans U poi
•eHSttSiaiiBH
- 'a P'^a V^oche un pûl
de Taimant brisé.
cu« i^trémilés de chaque frngmerit
Procédés d'aimantation. '*'
eloppor des points conséquents); 2» celui de la touche iréc, indiqué par Duhamel, qiii donne l'aimantation la i régulière; 3" celui de la double touche, imaginé par eholl et perfectionné par .^pinus, et qui donuo des ■ ints plus puissants.
- Aimantation par l'action de la terre. L'action ma^ftiée 'le la terre sufrît pour développer dans le fer doux aimantation passagère, et dans l'acier une aimantation iltle. Une barre de fer ou d'acier maintenue dans la ■I- lion do l'aiguille d'inclinaison s'aimuuie par influence.
Des frottements ou dos chocs répétés facilitent l'aimantation. C'est co qui explique l'aimantation des outils d'arjer, et probablement collo des aimants nalunds.
L'expérience a montré qu'un barreau d'acier no conserve son aimantation quo s'il a été fortement trem^ié, ot que la teftsion ot la percussion rendent plus rapido 1 aimantation d'uD barruau.
Wortheim a constaté quo l'aimantation diminue l'élasticité des corps. Elle augmente leur résistance à la torsion, et, d'après Joule, leurs dimensions longitudinales.
En 00 qui concerne los applications, il importo do remarquer que la force attractive d'un aimant artiflciol dépend bien plus do la composition chimii|Uo otdo la constitution moléculaire do l'acier employé à sa construction quo do la méthode suivie pour l'aimanter.
— Forme des aimants. Lu forme qu'on donne aux aimants dépond de l'usage auquel ils sont destinés. Quand oh veut utiliser leur force attractive, on leur donne souvent la forme d'un fer à cheval, les doux pôles agissent simultanément sur un morceau de fer doux ; on constate que la force exorcéo est supérieure ;iu double de colle qu'cxerceraii . Ii i |u ■ i..l, , ,, | ,m i ■ il, r. Jamin a constaté que la ii; m m, : ii h s proportionnelle, dans *■' n I m ! im .> i u i n ; m- ot à leur
épaisseur. De plus, I ;iiin:iiii.i[ .ir i :t.-i,-y ,, .iifeetant que
les couches suporlicielles, il a ubservé que les aimants massifs sont, à épaisseur égale, moins énergiques que ceux qu'on forme avec des lames superposées.
Lo meilleur résultat obtenu par Jamin lui a donné un aimant qui supportait vingt fois son propre poids.
La nature do l'acier joue un rôle important dans la force do i'a.imant. Jamin pense quo les aciers les moins carbures conviennent lo mieux.
— ConseiTation des aimants. Un grand nombre de causes tondentàdiminuer l'intensité magnétique dans les aimants: chocs, variations de température, influence de la terre, voisinage d'autres aimants, etc. Pour combattre autant que possible ces causes d'atfaiblissement, on a coutume de placer au contact des aimants des pièces de fer doux appelées armures ou armatures. Les barreaux aimantés sont placés par groupes de doux, parallèlement, les pôles de noms contraires en regard et réunis par des barreaux do fer doux. Pour un aimant en fer à cheval, les pôles sont réunis par un morceau de fer doux et on lui fait porter uuoeliargo plus ou moins grande suivant .sa force. Lorsque l'arnuiro ou le contact d'un aimant on fer à cheval est graduellement chargé de poids qui tendent à le détacher, l'aimant augmente de force ; on dit qu'il se nourrit. Mais, si par une surcharge le contact s'est détaché, l'aimant devient tout à coup moins énergique qu'il ne l'était primitivement, il faut diminuer sa charge et le nourrir do nouveau.
— Usages des aimants, hcs aimatits sont surtout employés pour la construction des boussoles ; on s'en sert aussi pour reconnaître la présence du fer, même en petite quantité, dans les minerais elles roches, et pour séparer les parcelles de fer mélangées à d'autres poudres métalliques
1. A, aimant de Jamin; B, contact de fer doux; P, pôles. — 2. Conservation de deux aimants : B, contacts de fer doux; P, pôles. — 3. Conservation de plusieurs aimants-
résultant du travail des métaux à la lime ou au tour. Les aimants sont utilisés pour constituer le champ magnétique des machines magnéto-électriques. Ils forment la partie essentielle des téléphones.
Los aimants ont été employés en thérapeutique. Leurs effets sont surtout remarquables sur les hystériques.
Si l'on déplace un aimant dans le voisinage d'un membre, celui-ci se contracte. Peut-être y a-t-il production de courants d'induction dans les muscles, car un muscle se contracte quand on le fait traverser par un courant électrique. Chez les personnes atteintes d'ancsthésio sur une moitié du corps, 1 aimant donne un déplacement sur l'autre moitié symétrique : c'est le phénomène du transfert. Il en ost de môme pour les névralgies, les contractures, les paralysies.
— Pour la théorie des aimants, v. magnétisme. AIMANT, ANTE adj. Tendre, affectueux, porté à aimer :
l'ut' dfs rouditions de la femme aimante est d'être toujours caressante et gaie, {h^z.)
AIMANTAIRE adj. Qui est produit par l'aimant: Force, puissance aimantaire. La force aimantaire du globe. (On dit plutôt magnétique.) Il S'est dit du minerai de fer magnétique : JiJine aimantaire.
AIMANTATION (si) n. f. Transformation d'un corps magnètiuue, o'ost-à-dire attirable à l'aimant, en un aimant vêriial'le, eest-i-dire possédant des pôles distincts. V.
AIMAM, Kl KriKO-MAGNETISME.
AIMANTER v. a. Communiquer àun métal la propriété do 1 aimant ; Aimanter un morceau de fer.
— Aimanter par simple ou par double touche. V. aimant. Il Aimanter à saturation. Communiquer à l'acier trompé
toute la force magnétique qu'il peut conserver après l'aimantation.
— Fig. : La passion aimante l'homme.
S'aimanter, v. pr. Etre aimanté ; Le fer doux s'aimante mieux que l'acier. Un grand esprit s'aimante à un autre grand esprit. (E. Dcschanel.)
AIMANTIN, INE adj. Qui appartient à l'aimant, qui est propre à l'aimant : Vertu aimantink. i! Autref. signifiait constant, solide, et était en quelque sorte syu. de Di.v- MANTiN : Une aimantink foi.
AlMARD (Gustave), littérateur et romancier, né à
AIMANT — AIMEIl
Paris on 1818, mort dans coito ville on 18«3. Embarqué comme mousse i dou/o ans, il voyagea beaucoup, eut urio oxist<'iico aventureuse, vécut parmi les peuplades sauvages do rAmériquo, parcourut I Kspagne, la Turquie,
10 Caucase, puis fit avec. Kaoussei-Uoulbon l'cxpéditioo do la Soflora fMoxiouej. Il publia des romans d'aventures, où l'on trouvo do la vie et do l'imagination, mais qui manquent d'observation cl de style. Eii 1870, il forma et commanda quelque temps lo bataillon des francs-tireurh do la presse. Atteint de lamonomanio des grandeurs, il fui enfermé à. l'asile Sainte-Anne, où il mourut. Ses meilleurs volumes sont : tea Trappeurs de l'Artianaas (1858j; le Grand Chef dca Aucaa fi8S8); le Chercheur de piste» (1858); les Pirates des prairie* (1859); la Un de Lynch (1859); la Fitfvre d'or jl800); ta Grande Flibuste (ï8G0); les Mdeurs de frontières (I8CI); le» Fils de la Tortue (l8G3j; les Nuits mexicaines (i8G4j ; la Forêt vierge 0870) ; les Titans de la mer (1873) ; la Guérilla fantôme (1874) ; les Dois brûlés (1875); le Chasseur de rats (I87C); l'Aigle noir des Dacolahs (1878); les Bandits de l'Arizona (1882); le Batteur de sentiers (188i), etc. Aimard avait fait jouer, en l8Gt, à la Porlc-Saint-Martin, un drame, les Flibustiers de la Soûora, avec A. Kolland.
AlMARGUES, comra. du dép. du Gard, arrond. et & 20 kilom. de Nîmes; 2.166 liab. (Aimarguois.) Station du ch. do fer P.-L.-M., au croisement des embranchements d'Arles ù. Montpellier ot do Nîmes à Aiguosmortes.
AlMAR-VERNAI (Jacques), paysan do Saint-Vérand (Isère), s'est rendu fameux par l'usage de la baguette divinatoire, à l'aide de laquelle il découvrait les eaux souterraines, les métaux enterrés. Il prétendait également pouvoir retrouver les voleurs et les assassins. Son imposturo fut découverte à Paris par lo (ils du grand Condé, en 1C93.