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ù -Frèfeclure \t—f.iiinle d'Etat
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et do l'industrie. Pas de grandes villes, à cause du voisinage de Lyon et de Besançon. Les pays les plus riches sont dans la montagne. La Dombes, jadis célèbre par ses fièvres, sa population misérable, se transforme peu à peu. Ses étangs fournissent d'excellent poisson et sont mis à sec tous les quatre ou cinq ans, pour être cultivés en seigle ou en avoine.
Ce département est essentiellement agricole ; céréales, vin, lin, chanvre; élevage des bêtes à cornes, des porcs, de la volaille (poulardes de Bresse) ; l'apiculture et la sériciculture se développent, et, dans la montagne, l'industrie fromagère. Les mérinos de Chevry, •>■ moutons de Naz, B se distinguent par la finesse et le soyeux de la laine. Il y a une école régionale d'agriculture à La Saussaye (arr. de Trévoux), une ferme-école à Pont-de-Veyle. L'Ain ■ renferme beaucoup d'animaux nuisibles ou sauvages: ours, loups, renards; peu de gibier à poil; des cygnes» oies et canards sauvages, bécasses, grues, hérons, cigognes, outardes même. Les rivières sont poissonneuses (^ose et truite de l'Ain, saumon de Saône, écrevisses).
L'industrie profite des chutes d'eau (perte du Rhône à Bellegarde) et se développe : fabriques de toiles do chanvre, filatures de laine, manufactures de peignes et de Tabletterie, etc. L'arrond. de Gex, riche en forêts, a des scieries. Grâce à Lyon, l'industrie de la soie est active.
On trouve dans le département le fer, l'asphalte (Seyssel), la tourbe, le lignite, le marbre, les pierres de taille, le gypse, la marne, l'argile à potier, les pierres lithographiques (Belley). L'Ain renferme quelques monuments mégalithiques et'des ruines romaines (Valromey). Du moyen âge restent quelques châteaux, des monastères et des églises, surtout celle de Brou-lez-Bourg (ogivale). La vallée du Surand présente un grand nombre de grottes à stalactites; celle de Drom se change périodiquement en lac, grâce à des sources souterraines. Citons encore la profonde grotte de la Balme, en Bugey,
AÏN (mot arabe qui signifie source, fontaine). Comme les populations, pour se fixer, ont choisi de préférence lo voisinage d'une source, il en est résulté que le mot ain (pi. aioun) est entré dans la composition du nom de nombre de localité arabes.
AÏN-ABID, comm. d'Algérie, dép. et arr. de Constantine ; 2.879 hab.
AINALITE (du gr. ainos, laid, et lithos, pierre. — L'orthogr. rationn. serait ainalithe) n. f. Variété tantalifère de cassitérite, ou étain oxydé.
AINARD n. m. Petite ganse qui sert à fixer le bord d'un filet sur une corde ouTalingue.
AINE n. f. (ce mot s'écrivait aisur, et i>lus anciennem. (ligne et aingne, formes successives qui font remonter naturellement jusqu'au mot latin inguen, qui a le mémo sens). Léger enfoncement qui existe entre 1 abdomen ou le bas-ventre et le haut de la cuisse : La peau de Taine est plus mince que celle des parties voisines,
— Pèch. Petite baguette qu'on passe dans la tête des harengs destinés à être fumés. Il On l'appelle aussi ainettb
et ALINETTË.
— Techa. Pièce en peau de mouton qui sert à joindre une éclisse et une têtière dans un soufflet d'orgue.
— En'cycl. Anat. La région de l'aine ou région ingui' nale comprend, outre la partie supérieure et antérieure de la cuisse, la partie inférieure de la paroi antérieure do l'abdomen. La peau de Vaine renferme un grand nombre de follicules sébacés, qui sécrètent une matière onctueuse souvent très odorante. Elle est doublée d'un pannicule adipeux plus ou moins développé selon les sujets. Au-dessous se trouve le fascia super ficialis, puis une lame aponévrotique. dépendance de l'aponévrose du grand obnque qui recouvre une couche de dix à douze ganglions lymphatiques.
Une partie de l'aponévrose d'enveloppe du membre inférieur présente de nombreux orifices q^ui laissent passer des nerfs, des lymphatiques, une veine, la saphcm^ interne ; c'est le fascia cribriformis.
Le fascia enlevé, on aperçoit un espace trianguli appelé triangle de Scarpa, formé en haut par l'arcade . : raie, ayant pour côté interne le muscle moyen adductrui , pour côté externe, le couturier.
Le fond de ce triangle comprend deux muscles : le p<^rtiné et le psoas : il est tapissé par leurs gaines aponévmtiques. On trouve dans cette cavité, en allant de dedans en dehors, les ganglions lymphatiques profonds, la veine fémorale, l'artère fémorale; le nerf crural est dans la gaine du psoas, appelée aussi « canal crural ». Le cariai inguinal (v. inguinal) a son orifice, appelé « anneau inguinal inférieur u, à la partie interne de Vaine. Il est limité par deux expansions du bord supérieur du ligament de Fallope : le pilier supérieur ou interne, et le pilier inférieur ou externe. C'est laque passe le cordon spermatique.
— Pli de l'aine. Il est situé à la jonction de la partie antérieure de la cuisse avec la face antérieure de l'abdomen, sur le trajet d'une ligne oblique de l'épine iliamie, antérieure et supérieure dè^l'os iliaque à l'épine du pubis. Cette ligne correspond au ligament profond appelé : ligament de Fallope. arcade crurale (ou fémorale).
— Pathol. La peau de Yaine, chez les enfants très gras, est souvent le siège de rougeurs accompagnées de cuissons et de démangeaisons ; quelquefois, il y a excoriation : ce sont des coupures. On y remédie au moyen d'une extrême propreté et en saupoudrant ces parties avec de la poudre d'amidon, d'orge ou de riz. Les lésions dermiques syphilitiques sont fréquentes, surtout à la portion interne
Ir 1,1 riSgion inguinale ; il s'y forme aussi dos fistules cutaiiiis, ù. cause (Tu pou d'épaisseur et du pou d'adhiSronco ■ 1" l.i pnau aux parties sous-jacontos. hos nialailios du
l'iiinl.if iiii'.'i il (ir et collos dos organes génitaux sontsou- \'"' Nil, I ('-. rs dans l'aïne, par suite do la propaga- " ' lui. III ,11 lo long des vaisseaux lymphatiques
l'oiir li's hornios dont l'aine est souvent le siège,
\. iri^RNIK.
AÎNÉ, ÉE (du vieux fr. alns, avant, et tté, née) adj. Né le l'iiinicr; /'lis AiNÉ, /!((e AiNEE. I''rére aIné, sœur aîni^ie. Qui descend do l'aino, (|ui a un aîné pour souche : A f: itinction de la branche aînée, la branche cadette succède. - Fig. Se dit de certaines choses par rapport à d'auiri's qu'elles ont précédées : La poésie est la sœur aInée </<' la science.
Le symbole est partout frère aîné de l'histoire.
, A. SoUMKT.
- Le fils alni de France. Sous l'ancienne monarchie,
l.lu-ritior présomptif do la couronne, il Le fils alni de
I /.'<jli$e. Qualification donnée aux rois de Franco, depuis
l.i .onversion do Clovis. il La fille aînée des i-ois de France,
I lire que prônait anciennement l'Université do Paris.
— Substantiv. /,'AiNK, ('aînée, ii On lo dit également ilun second enfant à l'égard d'un troisième, et ainsi des ;iti(rcs : Il est mon aîné.
— Par cxt.. Se dit d'une personne plus ûgéo qu'une ;iTiiro, et de ceux qui nous ont précédés dans la vie, dans iiiR' L-arrit-ro ; liespectnns nos aînés.
.\nti)n. Cadet, puîné, miaor, jeune {ou junior). AiNÉ-GHEUL, ville d'Anatolie (Turquie d'Asie), prov. lii' Kli.iihivi'ndikiar, ch.-l. do canton ; 8.215 hab. Fila- (iircs (io soie, tanneries. Aux environs, source minérale. l'i'l". du canton : 60.315 hab.
AïN-EL-HADJAR, comm. d'Algérie (province d'Oran) : t^.'s hab. Près du lac salé d'Oran. Sources minérales il .\in-el-Hadjar (la Fontaine de pierres).
AÏN-EL-KSAR, comm. mixte du dép. do Constantine, .iir. et à 21 kilom. de Batna; 33.164 hab.
AÏN-EL-TURK, comm. d'Algérie, arrond. et à 18 kil. ili Iran; 372 hab. La plage d'Aïn-cl-Turk servait toujours il'- point do débarquement aux janissaires d'Alger, quand 1, viMiaiont assiéger Oran. Eau.x thermales d'^in-jSeïrfa
II /■'<:':f<iine blanche).
AiNEMOLOCVincenzo), surnommé il Romano, peintre
h.- .1 l'alirmiy mort après 1552. Il vint de bonne heure ■■' Iv'iitiii-, ,111 il lin tellement influencé parles œuvres de I>,||''| I I ,|ii ,1 r. I , ta plusieurs ligures du Sposi'mo di Sici- Ifi il.iii^ un /■,,,!, fj:ent de croix, qu'il e.xécuta à Santa- M;ina-la-Nuuva. Plusieurs de ses tableaux se trouvent au iiMiséo de Palerme (le Supplice des 40 martyrs), à San- Iiiiiiionico do la même ville (la Madone du Bosaire, 1540), :i Saiiite-Marie-des-Anges et à Saint-Pierre-Martyr.
AÎNESSE (anciennement ainsneece) n. f. Priorité d'âge, liiiiiri|i:ili'im'nt entre les enfants mâles d'une famille noble.
— Kl;;. : Priorité de fonctions, etc. : i'AÎNESSB dans l'/uscopat. Il Loplus souvent, le mot aînesse s'cïnp\. avec 11' mot droit.
— Droit d'aînesse. Droit qu'avait l'aîné de prendre dans l;i succession des parents une plus grande part que les aiiiri's enfants : Z,e droit d'aînesse rejette au bas de la l<ni>il/>' l,-i cadets et les filles. Vacquerie.)
— l'Kov. HiST. Vendre son droit d'aînesse pour un plat (le lentilles. Allusion à un trait bien connu de la vie d'Esati
< I lie -Jacob. V. LENTILLE.
- Encvcl. Hist. Lo droit d'aînesse paraît remonter à
' liauttf antiquité. L'histoire d'FIsaii et do Jacob nous
l'iiiiivo son existence chez les Hébreux; l'Egypte et la liii'io en offrent quelques traces; Tacite le constate chez lis (iermains. Cependant, on no le retrouve pas dans la Il ^jislation romaine. En Franco, nous le voyons naître et Ki;indir avec la féodalité. D'après la coutume de Paris, li^ droit d'aînesse consistait d'abord dans un préciput, ' ist-à-dire dans une portion que l'aîné prélevait sur la masse de la succession, antérieurement à tout partage, l.e préciput prélevé, le reste des biens se partageait de la manière suivante : s'il n'y avait que deux enfants, laine des deux prenait les deux tiers dos biens restants, et lo cadet l'autre tiers ; s'il y avait plus de deux enfants, laiuo prenait une moitié pour lui seul, et l'autre moitié M- p,irtageait également entre tous les autres enfants. Le l'iieetla mère ne pouvaient porter atteinte au droit d'aîiii-.se ni par donation entre vifs, ni par testament; l'aîné Si iil pouvait, de son propre mouvement et sans contrainte,
I i-iiiincer validement à son droit. En général, dans les pays ili' ilroit écrit, l'égalité du partage n'était rompue que iir la volonté patcrnollo. Cependant, les coutumes de iiiiiioaux et de Bayonno accordaient un avantage aux aiiH-s. Le droit d'aînesse tendait à empêcher la division il'- la propriété, en même temps qu'il conservait l'unité et
II nehesse dans les grandes familles. Il fut aboli par les I -is 'le l'Assemblée constituante des 15-28 mars nîiu '■< '- it) avril 1791. En 1826, la Restauration projeta sans SI -es de le rétablir. Au xix° siècle, il continue do si;i, Pister dans quelques Etats de l'Europe, notamment i:i Vimlelerre.
AiNETTE u.f. Pècb. V. aine.
AiN-FEZZA, comm. mixte du dép. d'Oran (Algérie' , arr. '■' a I- kili.Tji. de Tlemcen; 12.823 hab.
AINHUIH (lioum') n. m. Maladie non congénitale dos iii,:;res au Brésil, en Afrique, caractérisée par l'aniputateui s|ii,uiaiice du petit orteil.
— KNeviL. L'ainhum, atTection spéciale à la race nègre et àl'ii^e a-lulte, a été décrite, on 1867, par Silva Luna.'Le II"! lit de départ est trophiquo, et non traumatique. Un sillon se ireuse sur le dernier orteil, au niveau du pli digitol'Iautaire. Il est formé par uno bandelette do peau scléii|see, et finit par devenir circulaire et étrangler les tissus. L'orteil so tuméfie, se déforme, ne tient plus que par un mince pédicule : enfin, il y a séparation du mort et du vif.
A'IN-KRENCHELA. Cicogr. V. Khenchela.
AÏN-KHIAL, comm. de l'Algérie, dép., arrond. et à 12 kilom. d'Oran; 3.369 hab.
A'IN-MADI, ville d'Algérie, dép. d'Alger, tcrrit. milil. (subdivision de Médéah), à 60 kilom. O. do Laghouat, sur les confins du Sahara algérien; 800 hab. environ. En 1838,
Aïn-Madi fut assiégée, prise ot rasée par Abd-el-Kador. AlN-MERAN, localité d'Algérie, appelée aujourd'hui /labelais. Victoire do Saint-Arnaud, alors colonel, sur les tribus du Dahra (Oran), insurgées à la voix do Uou-Maza, en 1845.
AlNMILIXR (Max Emmanuel), peintre allemand, né à Munich en 1807, mort on 1870. Il étudia l'architecture, travailla à la manufacture do porcelaine do Nymphenbourg, puis s'adonna avec succès à la peinture sur verre. Il s'attacha à perfectionner cet art par l'emploi de procédés nouveaux. Lo roi Louis lui confia la restauration des vitraux des cathédrales de Cologne, de Katishonno, et il exécuta des verrières pour plusieurs autres églises allemandes, anglaises, suisses, etc. Il est aussi l'auteur de plusieurs tableaux représentant dos intérieurs d'égliso. — Son fils, Henri Ainmiller, né à Munich en 1837, s'est adonné également avec succès à la pointure sur verre.
A'IN-MOKRA, ch.-l. do canton d'Algérie, dép. do Constantine, arrond. et à 31 kilom. do Bono ; 2.395 hab. Point terminus d'un chemin de 1er parti de Bône ot long do 33 kilom. Aux environs, mine de fer de Mokta-el-Hadid.
AÏN-NOUISI. Oéogr. V. NOISY-LE.S-BAINS.
AÎN03 ou AINUS {hommes, en aino), groupe ethnique do l'Asie oriontalo, occupant uno place particulière dans l'ethnologie do l'Asie, et dont l'habitat actuel .se réduit à la partie méridionale de l'île russe do Sakhalien, au:
trois îles les jilii lies N.
d'iiui el
— I'Jn nhysiquc, y:
latior "
iiiionaies des Kouriles et aux par- 'l '\'^ Yéso {Japon}. On compte aujour- ' \inus. — C'n AïNO ou Aïnu.