AISE
Ciorvont A indinuor la direction suivio par cotte aiguille, ot par suite collo des vonts. Les aires so nomninnt encore rumbs, demi-rumbs ot quarts de rumb,
— Numism. Creux, ordinairement carré, qui occupe, on tout ou on partie, lo revers do certaines monnaies primitives, chez plusieurs peuples de l'Occident.
— Techn. Partie supérieure ot plate d'uiHi grosso onclumo. n Dans un marteau, Côté plat qui frappe et qui est opposé à. la panne, n Espace qui
rrlo
iillo
I Surf;
de vent.
o au iia-ô des épures do charpente et autres.
— IOncyci,. Géom. Vaire est lo résultat do la mesure do la surface, lo nombre qui exprime cette mesure. Mesurer une surface ou déterminer son aire, c'est trouver son rapport à une cnriaino surface arbitrairement choisie pour unité. Ceii'- ■■./:,/.>,. ^ ,./, est lo métro carré.
— Astron. Los | ! i ,, i ! rivent autour du soleil des courbes planes - n , i i : 1,-s aires. V. i>i,anj':tk.
— Mécan. /'nnr/j,,- ,', , ./.,rv. Quand un point matériel décrit une trajcctujro plane, si le rayon vecteur joignant lo point mobile à un point fixo du jdan décrit des aires proportionnelles au temps employé à les décrire, on dit que lo mobile se meut suivant la loi des aires.
Quand un point matériel est soumis constamment à l'action d'une force centrale {force passant par un point fixe), on démontre que le point se meut dans un plan déterminé par le point fixe et la vitesse initiale, et que son mouvement est soumis à la loi des aires.
Quand un point décrit une trajectoire dans l'espace, sa projection sur un plan fixo décrit on même temps une trajectoire plane; si ce dernier mouvement s'efi'octuo suivant la loi dos aires, on dit que lo point de l'espace est soumis à la loi des aires en projection.
AIRE ou AIRA (du gr. aii'a, ivraie) n. f. Nom scientifique des graminées du genre canche.
Aire, riv. de France, affluent de rivo dr. de l'Aisne, prend sa source dans les collines do l'Argonne occid. (dép. do la Meuse'), passe à Varennes, Grandpré, et a son confluent près de iSenuc. Cours ; 131 kilom.
AïRE-SUR-L'ADOUR (lat. Viens Julii, Adura), ch.-lieu do cant. (Landes), arrond. ot à 34 kilom. de Saïnt-Sevcr; 4.510 hab. {Aturins.) Siège d'un évêché sutfragant d'Auch, établi dès lo v" siècle. Le roi wisigoth Alaric II s'y établit au début du vi« siècle, et y promulgua son liréviaire CQ 508; la Ligue d'Aire y fut conclue en 1418 par les soigneurs armagnacs. Patrie do saint Philibert. — Lo canton a 12 comm. et 9.008 hab.
AiRE-SUR-LA-LYS (en lat. Aria), ch.-liou de cant. du Pas-de-Calais, arrond. ot à 18 kilom. de Saint-Omer, au confluent de la Lys, de la Meide, du Maldick et do la Laquette, à la jonction des canaux doNeufTossé, do Saint-Omer et de la Bassée ; 8.446 hab. {Airiens.) Brasseries et huileries ; commerce considérable en grains et bestiaux. Ancienne collégiale gothique de Saint-Pierrcd'Aire ; bailliage remarquable et bûtel de ville. Place forte prise par les Normands en 881, par La Meilleraie, puis par les Espagnols en 1641, par le maréchal d'Humières en 1676, parles Alliés en 1710, ce- ahu-:, a au^-.
dôo à la France en 1713 par le traité
d'Utrecht. Sa charte communale, datée de 1188, est célèbre dans l'histoire des institutions communales sous le nom de Loi de l'Amitié. Chef-lieu d'une chàtellenio do la Flandre au xii" siècle, puis d'un bailliage do l'Artois. — Le cant. a 14 comm. et 17.042 hab.
AIRÉE (rad. aire) n. f. Quantité do gerbes qu'on met en une fois sur l'aire : Airék de froment, de seigle.
AIRELLE (dérivé do aigre) n. f. Arbuste dont les baies ont une saveur acide et sont très rafraîchissantes.
Les enfants les mangent avec plaisir. On donne aussi à la plante lo nom de myrtille et de raisin d'ours, et à ses fruits celui do maurets.
— Encycl. Le genre airelie {vaccinium) est le type de la tribu des vacciniéos, famille des éricacées. Il renferme des arbrisseaux à rameaux anguleux, portant des feuilles alternes ot des fleurs à ovaire infère, auxquelles succèdent des fruits charnus ou halos, d'une saveur acidulé agréable. Les espèces, au nombre do quarante environ, sont répandues dans l'hémisphère Nord.
L'airelle myrtille est commune dans les lieux montueux, frais et boisés. Les feuilles ressemblent beaucoup à celles du myrto. Les fleurs sont d'un blanc rosé. Les fruits sont dos baies d'un pourpre noirâtre dont on se sert pour faire une boisson, ot que l'on peut distiller pour en retirer un alcool. On les emploie encore dans la teinture, et les tiges, ainsi quo les racines et les feuilles, riches en tanin, sont utilisées pour le tannage. L'airelle ponctuée so distinguo do la précédente par ses baies d'un beau rouge. Elle abondo sur les Alpes ot dans les Vosges.
AIRER (rad. aire) v. n. Faire son nid, en parlant des oiseaux do proie : Les autours airent sur les arbres.
AIRI ou mieux AYRI n. m. Espèce de palmier du Brésil, à tiges épineuses, dent les fruits sont comestibles et dont lo bois sert à faire des arcs.
Airelle
AiROLA, ville d'Italie, prov. ot à. 20 kilom. S.-O. do nénévent ; 5.200 hab. Près d'Airola est la gorge faniouso dos « Fourches Caudines ».
AiROLO, village de .Suisse, cant. du Tossin, adossé an pied méridional du .St-Gothard. au confl. des deux sources principales du Tossin, à l'exirémiié du tunnel ; I.750hab.
— I,utto sanglante entre les Fran«;ais ot les Kus)>os (n99j. AIROPSIS ('n»(*« — du gr.atVrt, ivraie, et oy)*!*, apparence)
n. m. fienro oe plantes do la famille des graminées, dont |os éi.illcts se composent chacun do deux fleurs hormal»hrodites et sessiles.L'aironsis croît g'^néralemeut dans les mares, dans lo midi do la trance.en L'spagno et en Italie.
Airs, des Eaux et des Lieux fTwAixii i»ks), ouvrage d'IIippocraio (|ui contient une ébauche admirable do cette partie des scienrcs biologiques appelée la théorie des milieux. Il peut être divisé en deux ^-randcs sections : la première est consacrée à l'étude des influences du monde extérieur sur l'organisme, la seconde à l'étude do ces mêmes Influences sur les facultés morales de l'homme. Celui qui veut s'appliquer à l'exercice de la médecine, dit l'auteur, doit considérer : 1» les saisons dans leurs révolutions régulières et dans les vicissitudes ou intempéries que chacune d'elles peut éprouver ; 2« les vents cnauds ou froids qui sont communs à tous les pays et ceux qui sont propres à chaque contrée; 3" les qualités des eaux; 4» l'exposition des villes ; 5* lo régime et lo gonro do vîo dos habitants. — La doctrine d'Hippocrale, relative à l'influence des climats sur les peuples, a manifestement inspiré la Philosophie de l'histoire de l'humanité do Herdcr, ot l'Esprit des lois do Montesquieu.
AIRURE (rad. aire) n. f. Fin d'une veine métallirèrc ou do houiltft se terminant par un amincissement du lilon.
AiRVAULT (lat. Aurea Vallis) ch.-lieu do cant. fDeux- Sèvres), arrond. ot à. 2» kilom. de Parthcnay; 1.768 hab.
— Le canton a 9 comm. et e.775 hab.
AiRT (George Biddell), astronome anglais, né à Alnwick (Nortbumberland) en 1801, mort à Londres on 1892. Professeur d'astronomie à l'université de jCambridge, il organisa avec d'importantes améliorations lobscrvatoiro de cette ville.
Kn 183j, il fut nommé directeur de l'observatoire do Grccnwich, où il resta jusqu'en 18S6, et qui prospéra sous son habilo direction. Il y fit faire, dès 1843, des observations raiignétiques ot météorologiques, qui furent l'objet do publications régulières.
Airy s est livre àd'intéressants travaux, particulièrement pour déterminer la longitude au moyen du télégraphe électrique, pour remédier à la déviation de l'aiguille aimantée sur les navires en fer, pour calculer la densité de la terre ; il a étudié les phénomènes présentés par le quartz en lumière convergente {spirales d'Airy). Il a, le premier, donné une théorie complète de l'arc-en-cicl en tenant compte des phénomènes do diffraction, dans un mémoire intitulé : Intensité de la lumière au voisinage d'une caustique. Il fut élu, en 1828, membre de la Société d'astronomie, dont il devint président en 1835, et, en 1836, membre de la Société royale de Londres. Il fut reçu de r.'Vcadémie des sciences de Paris, et décoré de la Légion d'honneur en 1856. Indépendamment d'un grand nombre do mémoires publiés dans les Transactions philosophiques, dans lo recueil de la Société d'astronomie, dans les Transactions de la. Société philosophique do Cambridge, etc., on doit à Airy : Observations astronomiques (Cambridge. 1829-1838): des traités sur la Gravitation (1837). sur VAstronomie (1853) et la Trigonométrie (1855), sur la Mécani~ que, l'Optique, lo Magnétisme, etc.
Aïs [è — du lat. axis, solive) n. m. Planche de bois rendue propre à divers usages : Les aïs d'une cloison.
— Pop. Etre entre quatre ais, P^tre dans la bière, et, fig.. Etre mort, il On dit plutôt Etre entre quatre planches.
— Techn. Dans limprimerie, Panneau do bois sur lequel on range les feuilles de papier à mesure qu'on les trempe, et sur lequel on desserre les formes do caractères, bons à être distribués dans les casses, n Sorte do planche dont font usage les relieurs qui emploient dos ais à rogner, à presser, à endosser, etc. ii Planche dont so servent les fondeurs en sable pour poser les châssis, ii Planches fouillées et à rainures dans lesquelles les vitriers coulent l'ctain. Il Planches qui ont servi à la construction dun bateau, il Ais à rabaisser. Planche do hêtre sur laquelle les mégissiers coupent les parties des peaux formant déchets.
— Syn. Ais, planche, rlanche désigne des objets longs et plats ; ais, sauf dans lo langage poétique, ne désigne que des planclics ayant une destination particulière, commo chez les relieurs, les fondeurs, les vitriers.
AISANCE (rad. aise) n. f. Facilité: Porter avec ais.k^ce un pesant fardeau, n Facilité qui se montre dans les actions, les manières, le langage : Les exercices physiques donnent de /'aisance dans la tournure.
— Etat de fortune qui permet de se procurer les commodités do la vie : Etre, vivre dans une honnête aisance.
— Au pi. Dégagements, lieux destinés à un usa^e secret, escaliers dérobés, ii Cabinet d'aisances, lieux d aisances. Endroit où l'on peut satisfaire ses besoins naturels.
— Syn. Aisance, aise. Aise indique un état passager; aisance, un état permanent. L'artisan qui a de quoi vivre esta son aise; llioninie riche est dans l'aisance.
— Syn. Aisance, abondance, opulence, richesse. V. abondance.
— .\NTON. Difficulté, contrainte, embarras, gaucherie, lourdeur; gêne pauvreté, misère.
AISCEAU [so] n. m. Constr. V. aissette.
AISE (du gr. aisios, heureux) n. f. Sentiment de bienêtre, de joie, de plaisir ; Etre transporté d'xisB. Tressaillir rf'AisE. Il Etat commode, agréable, dans lequel on a la pleine liberté de ses mouvements, de ses idées, etc. ; Etre, se mettre, à son aise â table, dans un fauteuil. L'éga-
Airy.