AISÉES
at le travail : Style aisé.
ns AISÉ que Montaigne.
On dit plus ordinairement facile.
— Trop accommodant, relâché : Morale aisée.
— Qui possède une fortune suffisante : Famille aisée. Il En parlant des choses. Qui procure l'aise, ou que procure l'aisance : Aimer la bonne chère et les choses aisées de ta vie. il Taille aisée. Taille libre, dégagée.
— Gramm. Pour l'infinitif placé après ai.^é à, v. facile.
— Syn. Aisé, facile. Lo premier se rapporte à l'état des choses on elles-mêmes; ce qui est aisé n'offre dans sa nature même aucun obstacle sérieux. Le second se rapporte plutôt à la position do celui qui veut faire quelque chose; si les personnes qui l'entourent ou les circonstances dans lesquelles il se trouve n'opposent point d'obstacles, la chose à faire est pour lui facile : L'entrée d'un port est aisée lorsqu'elle est large et commode à passer; elle est facile lorsque personne n'arrête au passaqe.
— Anton. Ardu, difiicile, laborieux, malaisé, pénible, etc. Aliecté, compassé, empesé, emprunté, gourmé, maniéré, pincé, prétentieux, etc.
AISELLE n. f. Ancienne variété do better,ive très pauvre en sucre, à opiderme rouge et à chair blanche.
AISÉMENT adv. Facilement, sans peine : On renonce plus aisément à son intérêt qu'à son qoi'it. (La Rochef.) Il Avec une abondance suffisante, sans privations : Fortune qui permet de vivre aisément. Il Commodément : Cheval
— Syn. Aisément, à l'aise. V. aise.
Aisne lat. Axona], riv. de France, affl. de gauche do l'Oise, qui prend sa source dans un ma.ssif de coteaux de l'Argonne occid. (dép. de la Meuse), traverse les dép. de la .NÏarne, des Ardennes, de l'Aisne, de l'Oise en coulant d'abord au N.-N.-O.. puis au S.-O. puis à 10., à travers une largo vallée où elle reçoit l'Aire, la VaiLx (r. g.), la Retourne, la Suippe et la Vesle (r. dr.); baigne Sainte- Menohould,'Vouziers,Rethel, Soissons. So jette dans l'Oiso
leux et calcaire; celui des plaines a été formé par des alluvionç fluviales. — Le climat du département de l'Aisne est en général froid, humide, surtout dans la Thiéraclie, marécageux à la première pluie, susceptible do brusques variations, au printemps et à l'automne. Bien pourvu de ri-vières, l'Aisne renferme environ 80 étangs (lo plus considérable, celui de Saint-Laurent, a 100 hectares).
L'agriculture est très avancée dans l'Aisne. Les tcjrcs labourables forment les deux tiers de la surface productive, les céréales tiennent le premier rang. Les cultures maraîchères se développent beaucoup (artichauts et haricots de Laon, de Chaunv et de Soissons). On cultive le lin dans l'arrondissement "de Saint-Quentin, et le chanvre dans tous les autres. Il y a de grandes prairies naturelles ou artificielles, et la culture de la betterave occupe de grandes étendues. Les deux tiers environ des arrond. de Château-Thierry, de Laon et do Soissons, donnent du vin, mais d'une qualité médiocre. Les arrond. do 'Vervins et de Saint-Quentin ont quelques houblonnières.
Le cinquième de l'Aisne est couvert de forets (essences dominantes : chêne, charme, hêtre, bouleau). Sangliers, cerfs, daims et, en hiver, loups y abondent, ainsi que les renards, les blaireaux, les fouines, les putois, les hermines. L'Aisne est riche en gibier, même aquatique (cygne, outarde dans les grands hivers). Les rivières sont assez poissonneuses (esturgeon, lampriUon, alose, truite saumonée, écrevisses). . . , . j L'industrie manufacturière est active et variée. L arrond. do Saint-Quentin fabrique des baiistes, des linons, des toiles claires, des gazes, du linge damassé, des tissus de laine, de soie, do calicot, do tulle, des châles, et renferme des blanchisseries, des filatures, des fabriques d huile et de savon. L'arrond. de Vervins a surtout des fabriques de bonneterie, de tricot, do fils à dentelles, des filatures de coton, des vanneries. L'arrond. de Laon compte d importantes manufactures de toile de chanvre, dos savonneries, la manufacture de glaces de Saint-Gobain et la verrerie de Folembrav. Des tanneries et des corroieries sont établies dans l'arrond. do Château-Thierry, dos sucreries dans presque tous les autres. Celui do Soissons
fabrique des châles, des couvertures, des bas do fil, des chaussons tricotés, des peignes, de la tabletterie.
Ce département n'a pas de mines en e.xploitation. On y trouve (arrond. de Vervins) du minerai de fer. Le sol est généralement calcaire et crayeux; il renferme de belles carrières de pierres à bâtir, de marbre, d'ardoise, do meulière, de gvpse ; l'argile à creuset, les terres pyriteuses et aluminouses sont très exploitées, ainsi que l'alun et la couperose (Saint-Quentin).
En fait d'antiquités, le département de l'Aisne ne pos.. sède que quelques tombeaux préhistoriques, gaulois ou gallo-romains. Des traces de camp romain ont été relevées Cà et là, ainsi que de routes militaires, de villas des rois francs. Comme monuments ayant un intérêt historique, citons les abbayes de Prémontré; de Saint-Vincent, à Laon; de Saint-Médard, à Soissons; les cathédrales de Soissons et de Laon ; la collégiale de Saint-Quentin ; les ruines do la tour de Coucy ; le château de Villcrs-Cotterets (XVI' siècle), transformé aujourd'hui en dépôt de mendicité. AISSADE n. f. Sorte de pioche en fer pointu. A'isSA-HOUA ou A'ISSAOUA n. m. Disciple d'Aïssa. — Encycl. Sidi-Mahomed-ibn-A'issa était un marabout marocain qui fonda une confrérie religieuse à Méquinez, il y a environ trois siècles. Ses disciples prétendent qu'Allah, à la prière do leur fondateur, les gratifia d'une absolue immunité. Ils avalent des scorpions vivants, des clous, des rognures de vitres ; ils se passent dans les chairs de longues aiguilles ; ils se fustigent avec des lames de sabre, s'enfoncent un poinçon dans la paupière jusqu'à ce que l'œil sorte de l'orbite, etc. Ils commencent par s'insensibiliser à l'aide d'une danse sur place accompagnée de mouvements saccadés d'avant en arrière, en se plaçant tout près d'un brasier. Ils forment un ordre, ayant a sa tête un chef suprême, qui, paraît-il, réside au Maroc. AISSAUGUEn.f Sorte de grande senne munie d'une manche dans son centre, et que tirent dans l'eau deux bateaux marchant de conserve, ou un bateau et une équipe d'hommes restés sur la rive. (On écrit aussi essadgue.) ii On donne encore ce nom au bateau qui sert à pêcher à l'aissaugue. A'isSÉ (M"'), Circassienno née en 1693, 1094 ou 1695, morte à Paris en 1733. Elle était fille d'un chef dont la bourgade avait été pillée par les Turcs et fut vendue, à quatre ans, au comte de Ferriol, ambassadeur de France à Constantinople, qui l'amena ensuite à Paris, lui fit donner de l'éducation, et la produisit dans les salons do la Régence, où sa beauté et son esprit la mirent à la mode. Elle sut résister au Régent ; mais elle ne put vaincre son inclination pour le chevalier d'Aydie, et une fille naquit de leurs amours. Elle eut néanmoins la force de briser ces relations, et mourut dans de grands sentiments do piété. Elle a laissé des Lettres très intéressantes qui contiennent de curieux détails sur M»*' Du Deffant et do Tencin, et sur la société du xviii' siècle. Les meilleures éditions do ces Lettres sont celles de Ravenel, avec notice de Sainte-Beuve (Paris, 1846), de Eugène Asse (Pans, 1873). Les amours de la jeune Circassienne et du chevalier d'Aydie et la fantaisie qu'eut pour elle le Régent ont été mis à la scène par A. de Lavcrgne et P. Foucher : Mademoiselle Alssé , drame en cinq actes et en prose (Théâtre-Français, mai 1854), et par Louis Bouilhet : Alsse, drame en quatre actes, en vers (Odéon, janvier 1872).
AISSEAU [so — rad. ais) n. m. ou AISSANTE n. f. Planchette mince qui sert à couvrir les constructions légères. "V. aissette.
AISSEIXTTE (rad. aïs) n. f. Chacune dos pièces qui forment le fond d'une futaille, entre le chanteau ou douve cintrée et la maîtresse douve, ou douve du milieu.
AISSELIER {li-é — rad. oi.s) n. m.
Nom (|iie les charpentiers donnent â une pièce do bois destinée à former la charpente d'une voûte, il Bras d'une roue, quand il excède la circonférence de cette roue.
AISSELIÈREn.f. Techn.V.AISSETTE. a, .i. Aisscletles. AISSELLAIRE adj. Se dit des bourgeons qui naisscni l'aisselle des feuilles. Il Axill.ure est préférable.
AISSELLE (dulat. aii/te, même sens; de axis, essieu vot) n. f. Cavité qui se trouve au-dessous de la jonci des' bras avec l'épaule : Aisselle droite. Aisselle qaifi
— Bot. Angle que fait la fouille avec la tige ou la liri che qui la porte: C'est à /'aisselle des feuilles que „„ sent ordinairement les bourgeons.
— Constr. Partie de la voûte d'un four, prise à partir do sa naissance jusqu'à l'aplomb de la clef.
— Encycl. Anat. Le creux de l'aisselle, ou région axillaire, a la forme d'une cavité pyramidale située au-dessous de la jonction du bras avec l'épaule. Sa profondeur est d'autant plus grande que le bras est plus rapproche de l'épaule. Limitée en avant par le grand et le petit pectoral, en arrière par le sous-scapulaire, le grand dorsal, le grand rond, elle a son sommet qui répond à l'apophyse coracoide de l'omoplate. Sa base est formée par la peau, garnie do poils chez l'adulte et contenant d'abondantes glandes sébacées et sudoripares : celles-ci surtout sont très volumineuses. Entre la base et le sommet de l'aisselle se trouve un ligament triangulaire dont le sommet, fixe à 1 apophyse coracoide, a sa base adhérente à la peau, qui est doublée par du tissu adipeux et le fascia superficiahs. C est le ligament suspenseur de l'aisselle ; son bord m'orne se continue avec la gaine du petit pectoral, et son bord externe avec l'aponévrose brachiale. Pour pouvoir prendre une connaissance complète et facile du creux de 1 aisselle, il faut inciser ou relever simplement le grand pectoral. On voit la cavité remplie de tissu conjonctif adipeux dans lequel so trouvent : 1» de nombreux ganglions lymphatiques recevant les vaisseaux lymphatiques du membre supérieur, du dos, des lombes," de l'épaule, des parties supérieures du thorax; 2'' Vartère axillaire; 3° le paquet nerveux formé par les branches du plexus brachial; 4" la veine axillaire, le plus souvent unique, adhérente à 1 aponévrose clavi-pectorale qui la maintient béante.
— Pathol. Les maladies les plus communes de celte région sont les abcès et les tumeurs. Los abcès dus à I inflammation des glandes superficielles (glandes sudoripares et sohaccosl, sont les abcès tubéreiix. Les abcès, profonds sont amenés par l'adénite qui frappe les ganglions lymphatiques. Ils sont plus volumineux que les précédents et peuvent fuser au loin dans le creux sus-claviculaire, le
ISl
^.liaslin. L'incision doit 6tro précoco, afln d'éviter los rollomonts. Los abc6s tubéroux n'ont aucune gravité; appliquo des niiaplasmos, puis on los ouvro quand 'Si, uticossairc issollo sont ti|'liati(|Ui's [I
■ ■11.' <ip
Is sont collectés. Los adénites do .'(Mit ducs a l'infection des c^anglions a propagation d'un cancor siégeant au ir do l'humérus. Enfin, on a dans l'aiss de l'artère axiilairOf dont lo diogno- :i. <■>( .(11. iiptiiMis trùs difiicilo. AISSETTE ^du lat. ascia, hacho) n. f. Petite hache ro- .niiihfn tluiit so sort lo tonne- Il. -r |>"ui- uiillerles douves, il On