V. r.sniLiKKE
AISY n. m. Potit-Iait provenant do la cuite dos fromages Alascttea. !-■ (îruyîTo, et qu'on a laissé
ai-iir, aprt's y avoir mis do la nouvelle levure. Dans . rri.iiiK parties do la France, le Jura on particulier, on j iiii "M/ los résidus fermentes du lait bouilli.
AIT, III 't horbftrequi signifie /î^s et èquivautàl'arabe/K'H. Il iH.. rir It; plus souvent les noms des tribus berbères-
AlT-ABBÈS, tribu kabylo du département do ConstantiiM'. à I K. d(î rouodMêkfuu, aftluonl supérieur do loued S;tli< 1 ; oWo occupe une quarantaine de villages, dont lo plus important est Kela'a. Soumise à la Franco depuis 1-^17, cette tribu a renoncé à ses habitudes hoUiqunuses ri so livre à l'application, sur cuir ou sur étoffe, do broderies d'or, d'argent ou do soie.
AlT-AISSI, eniitV-déraiion berbère do la grande Kabylio ,.rr' !'■ de Tizi-Ouzouj, comprenant environ 20.000 hab.
Aitareya-Brahmana, un des livres sanscrits qui r lUsiitiii-iii, sous lo nom de /irahmanas. une annexe im- [Miiianir de la littérature védique. V. Bkahmanas.
AlT-EL-ARBÂ, grand village kabyle, situé dans le ,lui|t;r,i. ■ \[07 \>-> lîeni-Yenni.où s'est concentrée avant la
|ii. ir h ,iii> ,i: M-, pendant plus do deux cents ans, l'in-
ihisinr dr la lati-sr monnaie. Durant la campagne dirigée par !■■ Tuaii , ImI lîandon contre les Kabyles, le général .)lMl^^nul s'uiparii do 06 viUago de faux monnayeurs et
nul lia a Irur industrie.
AlT-EL-HASSEM, important village de la Kabylie, prnv. et a u:. kilom. d'Alger (cercle do Tizi-Ouzou), à io Uilom. S. de Fort-National; 4.000 à 5.000 hab. Pris par !. s Frani;ais le 25 juin 1857, en même temps qu'Ait-el-Arbâ.
AlTON (Guillaume), botaniste anglais, né à Hamilton, Iv.osse) en 1731, mort à Kew en 1793. Simple jardinier, il d.vint en 1759 directeur du Jardin royal de Kew. On a di-iiné en son honneur le nom d'aitonia à une plante se rattachant a la famille des méliacées. Aiton est l'auteur d lui ouvrage intitulé Hortns kewensis, réédité en 1810-1813 par son fils William Towsbnd Aiton.
AITONIE ou AITONIA (de Aiton, n. pr.) n. f. Genre de plantes se rattachant à la famille des méliacées et à celle d.s sapindacées, renfermant un petit arbuste de l'Afrique Mh-ndioiiale, parfois cultivé ra l''urope pour l'ornement.
AÎTRE i,du lat. atrium, qui, fiiez les Homains, désignait un vestibule, une grande pièce d entrée) n. m. Terrain libre servant de cimetière près d une église, il S'est dit pour jiorclie d't'fjlise, parvis, cour.
— n. m. pi. V. ÈTRiis.
AÏT-YAHIA, douar du dé p.
<l'Al^er (Algérie), arr. et à 25 kilom. do Tizi-Ouzou, dans la eomm. mixte du Jurjura; ^•■.^'M^ hab. Tribu sounuso ù.
la France depnis is:.7.
AIUNTAMIENTO n. m.
AlUS LOCUTIUS ou LOQUENS ( c'est-à-dire le Di- Sf-nr, le Parleur ; de aiu, et ioi/nor]. Une voix surnaturelle ayant, croyait-on, annonce a Rome l'approche des Gauliiis, on 3y"o av. J.-C, les magistrats, après la délivrance • \r la ville, déifièrent cette voix sous le nom d'Aiws, et lui én-creut un temple.
AiVALI ou AÎVALIK fl'anc. Ci/rfonm), ville commcreanie et port de l'Asie Mineure (Turquie d'Asie), sur la liaie du même nom ; 21.000 hab. Ruinée par les Turcs en is.'i pendant la guerre de l'indépeudance hellénique, elle s est promptement relevée.
AlVAZOVSKi (îabriel). écrivain arménien, né et mort à Tlu'ud.^sio l'iirtK-e) [1812-1900]. Membre de la congrégaii.ui des nir. tniaristes, il fut préfet des études' au collège arménien de Paris et publia : Abrégé de l'histoire (!>' liussie (1836); Histoire de l'empire ottoman, etc. ■ — Son frère, Ivan Aivazovski, né à Théodosie en 1817, sadonna à la peinture, et fut nonmiô en 18i7 peintre de tu cour do Russie. Doué d'un talent vigoureux et origi- [i:il, il excelle à rendre les effets de la lumière et los furrurs de la mer démontée. Il s'est fait connaître en France III envoyant à nos Salons dos tableaux très remarqués ; If/iver dans la.
lirande - Hussie ,is:.7); Côte de Cnmée ( 18G7 ) ; Tempête aux bords de la mer Noire (1878) ; Tempête daiis la Méditerranée (1S79), etc. En IS'.'O, il a exposé à la galerie Durand-Kuel. à Pans. jsr.randsiableauxdemariiie.
AIX n.m. Nom donné à la sarcelle de la Californie et à la sarcelle de la Chine,que Ton appelle encore caHarrf7Hanrirtn'i.
AlX, comm. do la Corrèzo, arr. et à 12 kil. d'Ussel, 1.051 bal).
AlX, comm. du dép.duNord, arr. ot & 23 kil. do Douai ;
951 hab.
Aix en Provence (lat. Aqux Sexlix), ch.-liou d'arr. (Bouchos-du-Rhôno), & 28 kilom. do Marsoillo, près du n. côt. de l'Arc; 28.913 hab. (Aixois.) L'arrond. a 10 cant., 59 comm., 100.204 hab. Archevêché, cour d'appel, siège d'une Académio et do plusieurs facultés. Ecolo des Arts ot Métiers.
Grande et belle ville; superbe cathédrale du XII* siècle ; ruines de thermos romains. Commerce d'huile d'olivo, do vins et do grains; filatures de colon, imprimeries d'indiennes ou de toiles peintes, huileries, teintureries, tanneries, etc. ; aux environs, carrières do plâtre, de pierres do taille ot do marbre.
Aix possède, en outre, un établissement thermal, bâti eu 1705 près Armes d'Alx des anciens thermes do Sextius. La ('^" Provence), dccouvcte des eaux thermales d'Aix remonte à la plus haute antiquité. Elles sont légères, inodores, limpides ot transparentes. On les emploie dans les paralysies, les luxations, los affections cutanées, les douleurs rhumatismales, los afi*ections scrofuleuses, l'anémio, la chlorose, etc. En boisson, on les administre dans les leucorrhées, l'ictère, diverses maladies du foie, etc.
— Histoire. A l'ancienne ville gauloiso existant sur l'emplacement d'Aix, C. Soxlius Calvinus substitua, dès 123 av. J.-C, une ville romaine dans les environs de laquelle (à Pourrièros) so livra en 102 av. J.-C. la bataille où Marins vainquit les Cimbres et les Teutons. Devenue colonie romaine au temps d'Auguste, puis chef-lieu de la cité des Aqueuses ot métropole do la ÎVarbonnaiso seconde (vers 370 après J.-C), Aix fut occupée par lesWisigoths en 477, puis ravagée à plusieurs reprises par los Francs et les Lombards, siège d'un archevêché dès le vi* siècle, cette ville, ayant été rattachée au royaume de Sigeberl, no tarda pas à jouir d'une indépendance à peu jtrès complète. Après avoir subi (au vm" siècle) une invasion sarrasine, elle devint, dès le siècle suivant, la capitale du comté de Provence et dépendit successivement des royaumes do Bourgogne cisjurane et d'Arles. A partir du xii" siècle, elle s épanouit et devient, sous les princes de la maison d'Aragon et de la seconde maison d'Anjou, le centre littéraire et artistique de la Provence. Depuis sa réunion définitive à la France (en 1487), Aix, où se tinrent les états do Provence jusqu'en 1639, a été assiégée deux fois par los Impériaux et a lutté contre les protestants au xvi" siècle; elle a aussi lutté contre l'autorité royale jusqu'au milieu du xvii" siècle. Au siècle suivant, elle a subi les atteintes de la célèbre peste de Marseille de 1720. Deux conciles provinciaux v ont été tenus (en 1585 et en 1612).
Parmi les nommes célèbres qu'elle a vus naître, citons : les botanistes Adanson ot Tournefort, le baron d'Oppède, Vauvenargues, l'abbé Bruyeis, Emeric David, l'orientaliste Joubert, Campra, Portalis, Mignet, les peintres Vauloo, Granet, le navigateur Bruni d'Entrecasteaux.
AlX, île fortifiée (Charente-Infér.), qui défend l'entré© de la Charente, en face de laquelle est la rade de Vile d'Aix, constituant pour Rochefort un vaste avantport. Comm. dépendant du canton S. et de l'arr. (20 kil.) do Rochefort; 519 hab. Victoire navale des Français sur les Anglais en 1806; bataille indécise en 1809. Napoléon s'y embarqua sur le Belléropbon, en 1815.
ÂIX-D'ANGILLON (Les), ch.-lieu de cant. (Cher), arrond. et ix 19 kilom.de Bourges; 1.556 hab.— Le cant. a U comm. et 8.496 hab.
AlX-EN-OTHE (lat. Aqnis), ch.-lieu de cant. (Aube), arrond. et à 28 kilom. de Troyes; 2.670 hab. — Le cant. a 10 comm. et 7. 959 hab.
AlX-LA-GHAPELLE (allem. Aachen, lat. Aqu^grani), ville d Allemagne (Prusse rhénane), sur le W'urm, petit sous-affluent de la Meuse par la Roer ; 103.500 hab. Villo industrielle de premier ordre ; centre de la fabrication des draps et des lainages en Allemagne; fabriques d'aiguiîles, d'épingles, de produits chimiques, de machines ; fonderies, etc. Grand commerce de houille, de métaux, de bois, de céréales, de vins, de cuirs, de laine. Sources minérales importantes.
La ville moderne conserve, à côté de beaux édifices contemporains, des monuments historiques remarquables : la cathédrale [Munster ou Dom) avec son admirable trésor, et l'hôtel do villo ou Rathhaus.
— Histoire. Aix-la-Chapelle semble avoir été habitée dès l'époque romaine, mais son nom n'apparaît dans l'histoire qu'au vm* siècle, sous Pépin le Bref. L'existence de sources thermales contribua à en faire la résidence favorite de Charlemagno.qui y établit la capitale de son vaste empire, y fit construire des monuments célèbres et y mourut en 814. Dès lors, Aix-la-Chapelle est la ville impériale par excellence; depuis Louis le Pieux et pendant toute la période carolingienne, le trésor de l'empire et l'atelier monétaire impérial y ont existe ; jusqu'en l'année 1531, trente empereurs et rois allemands s'y sont fait couronner. Grâce à sa situation do ville libre impériale, Aix-la-Chapelle a vu son commerce prospérer au moyen âge ; mais, pendant les temps modernes, elle a vu diminuer son importance. Le transfert du gouvernement à Francfort en 1536, les guerres de religion du xvi" siècle, puis les guerres du xvii* siècto et de l'époque révolutionnaire (prise de la villo par les Français en 1792 et en 1794) contribuèrent encore à son déclin. Chef-lieu du dép. fr. de la Roer entre 1801 ot 1814. Aix-la-Chapelle fut donnée à la Prusso en 1815, et a, peu à peu, recouvré son ancienne prospérité.
Do nombreux conciles v ont été tenus à l'époque carolingienne, parmi lesquels il faut citer particulièrement ceux do 799 (rétractation de Félix, évêquo d'Urgel) ; do 809 {on y décida que lo Saint-Esprit procédait du Père et du Fils [Filioque]) : de 816-817 (réorganisation de la vie cléricalo et de la vie monastique) ; de 83G {rétablissement do la discipline occlésiastiquoj. A Aix-la-Chapelle également
:-la-ChapeUe
AISSETTE — AJACCIO
Turent Hi(^n6s doux traiti^'S <lo paix : celui du z mai 10C8, i|ui mit lin à la guerre do Dévolution, ot aiisura & la Franco toutes les conquêtes faites sur rKftpagoo pendant la campa^Tic do Klandro do 1007, Charicroi sur la Sambrc, Aiii sur la Ucndor, Bincli, Douai cl le fort do Scarpe, Tournai ot Oudcnardo sur l'Escaut ot sur I,i .Scarpe. I.illo, Arniciili('resolCourlrai sur la Lys et laDDUlo.Bcrguosot t'uriios prùs do la mer; — celui du 18 octobre 1748, (|ui termina la guerre do Succession d'Autriche et donna à la Prusse de sérieux avantages i haute et hasso Silésie, comté do Glatz , mais n'en procura aucun & la France, sauf l'auturisaiion do fortiller Dunkerquo. Enfin, un congrès y fut tenu en 1818 il" oct.-M nov.j, qui délivra la Franco do l'occupai iun étrangère, fixa a •105 millions la somme due par elfe i l'Europe d'après l'art. 4 du traité de Prague, et la lit rentrer dans lo concert européen.
Aixda-Chapelle est lo chef-lieu d'une présidence peuplée de 50r,.ooo hab.
AlX-L£S-BAIN8, ch.dieu do cant., arrond, ot à H kil. de Chainbéry (.SavoieV sur la rive orientale du lac du Bourget, dans une vallée entourée do hautes montagnes; r>.r»80 hab. [Aixoin.) Climat fort doux. Importante station ihormalo, déjà connue des Romains (Aqus^ iJomitianx ou Aqux (Jratianx), qui y érigèrent l'an: de Campanus, lo temple de Diane, etc. Délaissée pendant lo moyen âge, cUo a recommencé à être fréquentée au xvii* siècle, et n'a cessé do l'ètro depuis lors. — Le cant. a 14 comm. et 17.001 hab.
AlX-NOULETTE ou AlX-EN-GOBEU.E;comm. du Pasao-(■:llal^. arr. cl a i;; liilom. do Béthuue; 1.328 hab.
AiXE-SUR-VIENNE, ch.-lieu do cant. (Haute-Vienne), arrond. et à lo liilom. de Limoges, au confluent de la Vienne ot do l'Aixetto; 3.093 hab. Prèsdecctio commune s'étend la foret d'Aixe. Ruines d'un château où se réfugia Henri le Vieux, roi d'Angleterre. Patrie du poète académicien Beaupoil de .Saintc-Aulaire (1643-1724). — Lo cant. a 10 comm. et 13.277 hab.
AiZELIN (Eugène), statuaire, né à Paris en 1821. Elève do Rainey et de Oumont, il a débuté au Salon de 1812. Ses œuvres les plus connues sont : Nyssia au bain (1861 , : Psyché (1803); la Jeunesse (1869) et J/if/non(i880). Aizclin a exécuté deux statues do la Ifanse pour le théâtre du Châtelel, l'Idylle à la façade de l'Opéra, ainsi qu'une Judilh qui est au musée du Luxembourg. On cite encore de lui des statues à Saint-Roch, à la Trinité, dans la cour du Louvre, à l'Hôtel do Ville de Paris, au Muséum, etc. Une grande pureté de forme, la grâce de la pose et do l'arrangement distinguent les œuvres d'Aizchn.
AiZENAY, comm. du dép. de la Vendée, arrond. et à 10 kilom. de I„-i Roche-sur- Yen, près de la forêt d'A izenay ; 4.298 hab. Grand commerce de céréales et de vins blancs.
AÏZEN MiO-Ô, ■ roi lumineux de l'extrême amour ■, l'un des dieux favoris des bouddhistes japonais. Il a la réputation de conduire agréablement les hommes au salut en les comblant de tous los biens matériels qu'ils désirent. Son rôlo consiste à détruire les passions par la satiété et à allumer dans les cœurs l'amour du prochain. On le représente habituellement avec un teint rouge, un visage grimaçant, une chevelure hérissée, sur laquelle se dresse une tète de lion surmontée d'un gokô (ou foudre à cinq pointes;, et six mains, dont l'une fait le j>oing do colère, tandis que les autres sont armées d'un yokà^ d'une sonnette, d'un arc, d'une flèche ou d'un sabre et d'un lotus. Quelquefois aussi, sous le nom de lîiotô-Aïzon Mio-6, on lui donne deux têtes, ce qui semble le rapprocher de l'Agni (dieu du feu) des brahmanes, tandis que la première forme serait plutôt celle d'un Çiva Bhairava. L'image d'Aïzen, Mio-ô sculptée à l'intérieur d'une boite à allumettes, passe pour rendre invulnérable le porteur de co talisman.
AIZOÏDÉ, ÉE (do alzoon, et du gr. eidos, forme) adj. Qui ressemljle à l'aïzoon.
— n. f. pi. Groupe do plantes dont le type est Valzoon ; Les AïzoïDÉES doivent leur nom à Reichenbach.
AÏZOON (du gr. aeizôon, joubarbe) n. m. Genre do plantes grasses placées par certains auteurs parmi les lico'idées, par d'autres parmi les portulacées, ot renfermant environ huit espèces, dont plusieurs croissent sur les bords do la Méditerranée. Incinérées, elles fournissent la potasse.
AÏZOONIE (rad. oi;oo») n. f. Section du genre sarifraga, renfûcjuant des plantes à feuilles coriaces.
AÏZOOPSIS (psiss) n. m. Subdivision du genre drabe , plante de la famille des crucifères.
AIZY n. m. Dans le départ, du Nord, Nom que l'on donne au blé niellé.
AjaCCIO (lat. Adjacium), ch.-I. du départ, de la Corse depuis 1811, sur la côte occident, de lile; 18.553 hab. {Ajaccims.) L'arrond. comprend 12 cantons, 80 comm. et 78.610 hab. Evôclié, vice-rectorat dépendant do lacad. d'Aix ; tribunaux de 1" instance et de commerce. Port large et sûr. Exportation d'huile d'olive, do cuirs, de bois de construction, de fromages, de cire et de châtaignes. Cigares, pâtes d'Italie ; construction de navires. Assise sur une langue de terre que baigne un golfe magnifique [golfe d'Ajaccio) terminé au N. par le groupe des îles Sanguinaires, ontou rée par une ceinture île montagnes
^nes • • • . V^^ACc-' i do granit, la ville d'Ajaccio, depuis |".VV.,^^gy v,-? quelques années, a pris rang parmi les stations d'hiver.
— Histoire. Ajaccio, qui n'est prohablemont pas V Lfrcinium civiias de y,- Ptolémée, fut le siège d'un évéché depuis le vil' siècle. Elle fut brûlée par les Sarrasins au x». En 1272, les Génois y établirent une colonie à laquelle ils donnèrent le nom do Casirol^ombardo ot qu'ils dotèrent de privilèges analogues à ceux dont jouissait Bonifacio. Charles d'Anjou s'empara de la place et la détruisit en 1274. Pendant lo xv> siècle, Ajaccio fit partie du domaine des seigneurs do Leca. Transférée en 1492 â environ 2 nulles au sud de son emplacement antérieur, Ajaccio redevint ano colonie génoise dont lo séjour fut interdit aux Corses : les sujets de terre forme do l'office do San-Giorgio jpeuplèrent uniquement la nouvelle cité jusqu'en 1536; alors, plusieurs villages des côtes avant été défruits par les
Armes d'.-Vj.ic<
AJAIN - AJUTOIR
corsaires , leurs habitants purent se réfugier dans la ville, mais nv obtinrent droit de cité qu'eu 1592. Sampiero Corso, colonel des troupes corses pour lo ro; Henri U, s'était dans l'intervalle (1553) empare d Ajaccio, que les troupes frauçaises gardèrent jusqu en 1559. La ville redevint alors génoise, et, en 1723, lors du partage de la Cor.se en deux gouvernements, elle fut le siègo de la juridiction d'Au-delà-des-Monts. Soumise détinitivement à la France en 1788 (traité de Versailles), Aiaccio devint le ch -lieu du dép. de la Corse en 1790, et de celui du Liamone en 1793; elle est celui de la Corse depuis 1810. Patrie de Napoléon, de Lucien, Louis et Jérôme Bonaparte, du cardinal Fesch, du dernier maréchal d'Ornano, etc.
AjaIN, comm. du dép. de la Creuse, arrond. et à 10 kilom. do Guéret; 1.936 hab.
AjalberT (Jean), avocat et écrivain français, né à Levallois-Perret (Seine) en 1863. Il a écrit des vers impre.ssionnistes et naturalistes : Sur le vi/(l885), suivi do Femmes et paysages (1891), où il se montre tour à tour gouailleur et mélancolique. Ecrivain original, aux idées très avancées, il collabora à divers journaux, et publia, en 1893, dans le • Gil Blas», contre le monopole des avocats, un article qui lui valut de la part de son ordre une réprimande. Il a fait paraître des romans, des nouvelles, des impressions de voyage : lePiU{nii) ; En amoui-(l890) ; ■ En Auverf/ne (1893) ; le Cœur gros (1894) ; Noies sur JSerlm (1894); fÀuverritie(lS91); Celles qui passent (1898); Sous le sabre (1898). On lui doit aussi : laFille Elisu. pièce tirée du roman de Goncourt (1890).
Ajan (cûte ï>"\, nom donné autrefois à la partie de la côte orient. d'Afrique allant du cap Guavdafui à Mogaaoxo; cest l'anc Azania des Grecs.
AJANTIES (du gr. aianteia. fêtes d'Ajax) n. f. pi. Fêtes célébrées à Salaiiiine en 1 honneur d Ajax, hls de Télamon.
Ajax, nom de deux héros grecs, les plus vaillants, après Achille, de ceux qui s'illustrèrent devant Troir
1» Ajax, fils d'Oïlée, était ' ""- ' " "'
i des Locrions. Homère le re-
pierre gravée
présente comme le plus ti de tous les Grecs, adroit à tirer de l'arc et à lancer le javelot, et surpassant à la course tous ceux qui osaient lui disputer le prix. Troie ayant été prise, il entra dans le temple do Minerve et enleva Cassandre, prêtresse de la déesse, après lui avoir fait violence dans le temple môme. Appréhendant la vengeance de Minerve, il prit la fuite.
Son vaisseau, assailli par une tempête, échoua, et Ajax se réfugia sur la pointe d'un rocher, d'où il déliait encore les dieux, en levant
contre le ciel un poing me- . j .
nacant. Neptune, indigné, frappa le rocher do son trident, et Ajax fut englouti dans les flots. ,
2° Ajax, fils de Télamon, roi de Salamine, conduisait devant Troie une flotte de douze vaisseaux. Ayant été désigné par le sort, il lutta contre Hector dans un combat singulier, entre les deux armées. Us combattirent un jour entier, et se séparèrent après s'être fait de mutuels présents. Après la mort d'Achille, il disputa les armes du héros à Ulysse, qui l'emporta sur lui par son artificieuse éloquence. Cet échec causa sa mort. (V. Ajax, tragédie de Sophocle.) Les difi'érents épisodes de la vie des deux Ajax font l'objet de fréquentes allusions littéraires.
Ajax, tragédie de Sophocle. Après la mort d'Achille, les chefs des Grecs, réunis en assemblée, donnèrent à Ulysse les armes du héros. Ajax, qui les lui avait disputées, furieux de son triomphe, s'est levé la nuit pour aller tirer vengeance de cet afl'ront. Minerve, la protectrice des Grecs, trouble ses sens et détourne ses coups sur les troupeaux formant le butin de l'armée. Rassasié de carnage, Ajax rentre dans sa tente, conduisant enchaînés quelques-uns des animaux sur lesquels s'est égarée sa colère. Tout à coup la raison lui revient, il voit dans quel abîme l'ajeté le courroux des dieux, il mesure l'étendue do son infortune et se décide à sortir d'une vie déshonorée. C'est l'accomplissement de cette résolution qui fait lo sujet de la tragédie de Sophocle. Le passage le plus remarquable est le monologue d'Ajax luttant contre les images ravissantes de la vie qu'il va perdre.
AjdukieWICZ (Tadeusz). peintre de genre et do portraits, né on 1852 à Cracovie, fit un séjour à l'académie de Munich, où il se forma sous Seitz, 'Wagner et Jos. Brandt. Il accomplit alors de longs voyages d'étude en Orient et dans la Russie méridionale, puis se fixa à Vienne.
On cite surtout de lui un Marché au Caire (1884), au RudolHnum de Prague.
AJICUBA n. m. Arbre indéterminé du Japon, à fruits comestibles.
AJKITC n. f. Variété d'ambre.
AJOINTER (rad. jom() V. a. Joindre des tuyaux bout à bout, ou placer deux planches l'une à l'extrémité de l'autre.
S'ajointer, v. pr. Etre aj ointe :
Tuyaux, planches qui s'ajointent di/'ficilement.
AJONC (jon — bas lat. adjo- ^.
tum, lieu planté d'ajoncs) n. m. ...
Genre de légumineuses papilionacées, famille dos lotees, dont le nom scientifique est ulex et qui renferme des arbustes épineux, à fleurs solitaires jaunes : Les ajoncs éclatants, parure du granit. (J.-M. de Heredia.)
— Encycl. Les ajoncs croissent naturellement dans les terres pauvres de 1 Europe et de la région circaméditerranéenno. L'ajonc commun ou landier {ulex europxus), haut d'environ 2 mètres, est employé en Bretagne comme
fourrage après avoir été écrasé sous la meule. Incinéré, il fournit un excellent amendement pour les terres. L'ajonc nain, très abondant en Provence dans les lieux arides, n'atteint que 0",30 de hauteur et n'est d'aucun usage.
AJOUPA(mot ind.) n. m. Hutte faite de pieux et de branchage, chez les sauvages et dans les colonies, il Abri construit par les marins qui abordent sur une côte inhabitée.
AJOUR (de à. Ht jour) n. m. Ouverture qui laisse passer lo jour. Il En architecture, motif d'ornementation percé à jour : Les intervalles laissés entre les 'meneaux de l'époque ogivale sont des AJouRS. Il A jour, loc. adv. V. jotjR.
— Ane. dr. Syn. du mot ajournement.
AJOURÉ, ÉE (rad. j'oiir) adj. Percé d'ouvertures, de vides pratiqués dans un membre d'architecture : Balustrade AjotJKÉE. Il Se prend dans le sens de éclairé : Une mansarde ajourée par deux carreaux, il ?.■ dit, en T. de blason : 1° des luii-nM ,. .]'■-. iHurs, dont les fenêtres s'Mi' ■: m -m, ; iiitïTentde celui du corp^'l' l' l ■ l .,■ luurd'nr Baie ajoun^o.
AJOURÉE rf'oi"'. ' l'~ li'' ''S percées à jour et dont les ouvertures laissent voir le champ de l'écu ; 3° d'un chef crénelé dont les créneaux sont remplis d'un autre émail que le champ, et des ouvertures du chef, (|uelles que soient leurs formes, pourvu qu'elles touchent le sommet de l'écu.
AJOURNABLE adj. Qui peut, qui doit être ajourné ; Projet ajouhnable. Décision AJOURNABLE.
AJOURNÉ, ÉE part. pass. du v. Ajourner. Il Peut s'empl. substantivement ; Les