ALBANE — ALBE
3 fois).
beauté de sa fomme et de ses douze enfants les modèles constants de ses toiles. Ses chel's-d'œuvro sont ; les iluatre Eléments; Vénus endormie; Diane au bam; Danaé couchée; Calatée sur la mer, et Europe sur le taureau.
— BiBLioGR. : A. Bolognini-Amorini, Vita dcl célèbre piltvre Albaui [Boiogne, 1837).
AlbaNE (P.), pseudonyme de M"" E. Caro. ALBANE (du lat. albus} n. m. Genre do colcoiitéros longicornes, sous- famille dos sapcrdinés, renfermant une seule espèce du midi de la France (albana M griseuni], de petite taille, vivant sur les cistes.
Albani, illustre famille de Rome, originaire de l'Albanie.
Réfugiée en Italie après l'invasion des Turcs, au xvi" siècle, elle a fourni à l'Eglise bon nombre do prélats distingués, dont les plus connus sont : Jean-Jérôme Albani, qui fut «ur le . , „ , point d'être élevé à la papauté après la mort do Grécoire XIII, mort en 1591 ; — Jeak-Fbançois Albam, élu pape en 1700, sous le nom de Clément XI. Plusieurs de ses neveux devinrent cardinaux et jouèrent un rôle assez important ; A.NNiBAL Albani, évêque d'Urbin, mort en 1751 ; — Al EXANDRE Albani, son frère, bibliothécaire du \ atican qui rassembla dans sa maison de campagne, célèbre sous le nom de Villa Albani, des chefs-d'œuvre de toute espèce ; — Jean-François Albani, mort en 1809 évêque d'Asti. (Ayant pris parti contre les Français à leur entrée en Italie, il vit son palais pillé et fut forcé de quitter Rome.) — Un autre cardinal de cette famille, Joseph, mort en 1834, fut commissaire apostolique dans les légations pendant les troubles de 1831 et se lit remarquer par dos actes d'une extrême rigueur.
Albani (Marie-Emma Lajeunesse, connue sous lo nom de), cantatrice d'origine française, née en ISOi à Chambly près Montréal (Canada). C'est dans la cathédrale à'Albany qu'elle remporta ses premiers succès. Elle se rendit ensuite à Paris, où elle reçut les leçons de Duprez, puis à Milan, où elle eut pour maître Lamperti. Elle débuta au théâtre de Messine, puis se fit entendre à Florence, à Londres, à Saint-Pétersbourg, à New-lork, etc. En 1877, elle revint à Paris, et y fut reçue aussi chaleureusement que le méritait sa voix étonnamment belle. En 1878, M»' Albani a épousé Ernest Gye. fils du directeur do Covent-Garden, et, depuis, elle s'est fixée à Londres.
Albani (villa), célèbre maison de plaisance que fil élever près de Rome le cardinal Alexandre Albani. Cette magnifique demeure, construite sur le plan des habitations pompéiennes, fut décorée par les plus habiles artistes de l'époque ; une précieuse collection d'objets d art y fut installée dans une galerie, au plafond do laquelle Raphaël Mengs peignit un Parnasse beaucoup trop vante. Winckelmann présida à la formation do ce musée, qui devint l'un des plus célèb: ' ''
du monde. Entre autres
chefs-d'œuvre de l'art antique, il contenait un Apollon Sauroctone, en bronze; lo Repos d'Hercule, les Fils de Niobé percés de flèches; la Canéphore ou Cariatide; un Ciipidon, copie de celui de Praxitèle; une Fausline assise; le délicieux bas-relief à'Anlinoùs; etc. En 179C, nos armées victorieuses dépouillèrent la villa Albani de plusieurs de ses chefs-d'œuvre. Rendus eu 1815, ils furent mis en vente par le prince Giuseppe Albani, et passèrent dans diverses collections ; quelques-uns restèrent au Louvre ; un plus grand nombre fut acquis par le roi de Bavière pour la glvptothèque de Munich. Acquise en 1866 par le prince Toflonia, la villa Albani n'otfre plus aujourd'hui des ouvrages d'un grand intérêt.
Albani (Francesco), peintre. V. Albank (François).
Albanie, contrée du S.-O. de la Turquie d'Europe, qui est plutôt une région ethnographique que politique ; le Monténégro, la Bosnie et la Serbie la bordent au IN., la Macédoine à l'E., la Grèce au S., les mers Ionienne et Adriatique à l'O.
— Géographie. Ce pays, dont les parties septentr. et centr. appartiennent au système crétacé des Alpes, dont le S. est de nature volcanique, est le territoire le plus montagneux de la Turquie d'Europe. La première terrasse (la terrasse côtière) domino la mer au S.-O. par dos falaises abruptes; les autres, intérieures, s'élèvent iusqu'aux montagnes de laRoumélie par des chaînes parallèles orientées du N.-E. au S.-O. que dominent, autour des lacs Okhrida et Presba, des sommets atteignant et dépassant 2.300 m Les pluies, amenées par les vents humides de l'O., sont abondantes en Albanie, surtout en octobre et en décembre ; la neige, rare sur les côtes, recouvre en hiver lo sol des terres intérieures. Do nombreuses rivières traversent ou contournent les massifs montagneux ; mais elles sont en général peu développées, par suite de la configuration même du pays, à peine navigables, et parfois même peu flottables ; ce sont des torrents, gelés en hiver à l'intérieur de l'Albanie, très abondants au printemps et au déljut de l'été, lors de la fonte des neiges, presque à sec à la fin de la môme saison (le Drin, la Morava, la Voioutza, l'Aspropotamos.etc); seules, l'Arta (qui forme en partie la frontière du côté de la Grèce), accessible aux barques jusqu'à Arta, et la Bojana, navigable jusqu'aux abords de Scutari, font un peu exception à la règle générale. — Nombreux sont les lacs albanais, parmi lesquels les lacs Okhrida, Presba et de Ventrok doivent surtout être cités, avec lo lac de Scutari, situé en partie sur le territoire albanais. Le littoral albanais, long de 600 kilom. environ, entre la Bojana et l'Arta, est très découpé, souvent dominé par des falaises à pic, mais possède fort peu do baies importantes (Durazzo, Avlona). Il est, dans sa partie septentr., bordé de petits lacs et de lagunes ; au S., Corfou, qui lui fait vis-i-vis, relève de la Grèce.
Lo climat varie avec l'altitude et l'éloignement de la mer. Il est généralement sain, excepté sur le littoral où régnent presque continuellement, au N., des fièvres marécageuses. Tempéré sur la côte, où l'hiver (dans le S.) est, grâce aux vents froids venus du N., aussi doux qu'à Naples, il est fort rude à l'intérieur. Là, les rivières sont glacées et la neige couvre la terre pendant plusieurs mois ; le thermomètre, par contre, s'y élève jusqu'à + 28» C. pendant l'été, qui arrive très brusquement. Par suite de sa disposition orographique et du climat.
l'Albanie possède une grande variété de produits végétaux : orangers, citronniers, grenadiers, oliviers, figuiers, vignes poussenl au bord de la mer, ainsi que les céréales ; des forêts de chênes, de châtaigniers, de noyers couvrent les montagnes de l'intérieur. Dans d'excellents pâturages paissent des bœufs, des moutons, des chèvres ; il existe aussi en Albanie une race de chevaux estimés, des ânes, des mulets, etc. Le cuivre et le plomb argentifère se rencontrent, paraît-il, dans la partie méridionale du pays.
Les habitants, les .Mbanais. s'appellent eux-mêmes .'ilcipétars et donnent à l'Albanie le nom de Skipéria. Ils diffèrent totalement, pour les caractères ethniques, l'apparence physique et la langue, des autres races de la Turquie d'Europe. Leur origine est encore très mal connue ; peut-être sont-ce des lUyrions émigrés et croisés avec aes Grecs, des Serbes et"des Bulgares. Ils sont aujourd'hui au nombre de 1.750.000 environ, dont 1.300.000 (musulmans ou chrétiens de schisme grec) en Albanie. Ils se partagent en deux grandes tribus séparées par le fleuve Skoumbi, les Ghègues au N. et les Tosques au S., subdivisées elles-mêmes en petits clans {phis ou phar), souvent en lutte les uns avec les autres ; ce sont des pasteurs, belliqueux et sauvages, parlant une langue encore fort mal connue, diflTérente des idiomes parlés par les peuples voisins. L'Albanie comprend les trois vilayets de Janina, de Scutari et de Kossovo, subdivisés en sandjaks. Les villes principales sont les chefs-lieux de ces trois vilayets : Janina (25.000 hab.), Scutari ou Skodra (35.000 hab.) et Djakova (25.000 hab. ), et des ports comme Durazzo, Avlona, Prevesa, etc.
Les mines de l'Albanie sont jusqu'ici absolument inexploitées, et l'industrie, même la plus primitive, n'existe pour ainsi dire pas. Le commerce pourrait se développer, si les voies de communication existaient dans le pays et permettaient d'exploiter les forêts de l'intérieur.
— Histoire. Habitée dès le début de l'époque historique par les Skipétars actuels, que les auteurs anciens appellent Albani, l'Albanie fut le pays où les Grecs placèrent plus d'une localité considorablo de leur mytliologie. Elle suivit jusqu'à la fin de l'empire romain le sort de la Macédoine, laquelle conquit une de ses parties, l'Epire, après la mort du célèbre Pyrrhus. Entre le V et le xv siècle après J.-C, on sait seulement que l'Albanie fit partie de la Grande Bulgarie, puis du Despotat de Michael Angélus, bâtard do la famille des Comnène. Les Skipétars se rendent indépendants à la fin du xiu° siècle, luttent avec 'Venise au xiv" siècle, résistent avec la plus grande énergie aux Turcs au xv" siècle, jusqu'à la mort de Scanderbeg ; Scutari, leur dernier refuge.se rend un peu plus tard (1478). Dès lors, l'histoire de l'Albanie est tout entière contenue dans le récit de ses lutfs contre les Monténégrins jusqu'en 1770. A cette date, Mahmoud Boutchatly, puis après lui son parent Mustapha Boulchatly, essayent sans succès de rendre le pays indépendant des 'Turcs, qui l'ont maintenu tranquille sous leur domination jusqu'en 1878. A cette époque, la Ligue albanaise, formée pour s'opposer par la force à la décision du traité de Berlin concernant le démembrement de la Skipérie, dut céder devant une manifestation des puissances signataires du traité ; mais une insurrection suivit, bientôt comprimée d'ailleurs (1879;i. ■V. la carte de Tdhquie. ^V. Balkans (presqu'île des).
— BiBLlOGE. : Hahn, Albanesische .Studien (léna, 1854) ; Hecquard, 5is(. et Descr. delà haute Albanie {Pa.ris, 1859); Wiet, Mémoires insérés au Bull. soc. géogr. (1866 et isos) ; Gopcevic, Oberalbanien und seine Liga (Leipzig, 1881).
Albanie du Caucase ou Aghovanie, ancienne contrée de l'Asie, nommée A/rt»ia par les Grecs, et située dans la partie orientale de la chaîne caucasique. Elle correspondait à peu près aux parties do la Géorgie russe appelées actuellement Shirvan, Leghistan et Daghestan.
— Enctcl. Les Argonautes, selon la légende, se dirigèrent vers YAlbiinie. En 65 avant J.-C, Pompée, poursuivant Mithridate, ne triompha pas sans peine de la résistance des Albanais, et, dans cette région, la domination romaine resta purement nominale. Plus tard, l'Aghovanio fut soumise à une dynastie indigène jusqu'à la fin du X' siècle ; elle obéit ensuite aux Sassanides ; puis, par suite de l'invasion des Kliazais, les Aghovaniq (nom arménien dos Albanais du t'aimas,- iini!,'rèrent en Arménie.
AlbANO ou; Albano LazialE, ville des anciens Etats do l'Eglise (Italie), province et à 22 kil. de Rome ; 7.100 hab. Près do là se trouve le petit lac d' Albano, dans le cratère d'un ancien volcan.
Albano (Monte), petit groupe de montagnes d'Italie (Apennin romain), à 15 kilom. environ au S.-E. de Rome, s'étendant sur la rive gaucho du Tibre. Au centre s'élève son point culminant, le Monte Cave (951 m.), cratère d'éruption volcanique que couronnait autrefois le temple de Jupiter Latialis, construit sous Tarquin le Superbe. Lo Monte Albano est traversé par la voie ferrée do Rome à Naples.
Albany, fleuve de l'Amérique septentr., terre de Rupert (Dominion du Canada), qui sort d'un plateau froid et désert, traverse lo lac Saint-Joseph, forme un chapelet de lacs, dont le plus grand est le Miminisca, et se jette dans la baie de James, après un cours de l.ooo à 1.200 kil.
Albany, capitale de l'Etat de New-York, ch.-lieu du comté d' Albany, sur le fleuve côtier Hudson ; 95.000 hab. Nœud important de chemins de fer. Un des grands entrepôts du commerce intérieur des Etats-Unis. Le grand canal parti du lac Erié vient y aboutir à l'Hudson. Observatoire très important. Appelée Fort-Orange par les Hollandais ses fondateurs, Albany devint anglaise en 1667 (traité de Bréda). Les Américains y examinèrent, en 1754, les mesures à prendre contre le Canada, et Fulton y fit ses expériences sur les bateaux à vapeur. — Il existe d'autres villes du même nom aux Etats-Unis : on Géorgie (4.000 hab.); dans rOrégon (3.000 hab.); etc.
Albany, ville de l'Australie (Australie occid. [comté do Plantagenet]), sur la baie du Roi-George ; 2.670 hab. Ch.-l. du comté. Station de relâche importante pour les bateaux à vapeur. — Comté du Queensland.
Albany, comté de la colonie du Cap (Afrique australe) ; 23.500 hab., dont 10.000 blancs. Peaux, ivoire, chevaux, etc.
Albany, nom gaélique de l'Ecosse, employé pour désigner d'abord le pays tout entier, puis (jusqu'au xi' s.) la région comprise entre le Tay et le Fortn (comté de Pertli). Des princes puînés de la maison d'Ecosse ont porté le titre de « ducs d'AIbany » aux xv, xvi' et xvii" siècles. Les plus connus sont : liobert Stuart, régent, mort
Albarelle.
Albarelle.
ISeaux païuiipeucs, lauii.i,- ■'
s, caractérisés par un long ^"
Albatros.
en 1420 ; Alex. Stuart, frère de Jacques II, mort exilé en France, en 1485; et Jean Stuart, qui suivit Louis XII et François I" en Italie et mourut en 1536. Le titre de «duc d'Alb'any » a été donné de nos jours au quatrième fils de la reine Victoria.
Albany (Louise-Marie-Caroline, comtesse d'), née à Mons en 1753, morte à Florence en 1824. Elle épousa en 1772 ie prétendant Charles-Edouard, qui prit alors le nom de comte d'.Alb.any. Elle vécut séparée de lui depuis 1780, à cause de ses brutalités. Elle inspira une violente passion au poète Alfieri, qui l'épousa après la mort du comte.
Albany (Leopold George Duncan Albert, comte de Clarence, baron Arklow, duc de Saxe, duc d'), né en 1853, mort en 1884. Il était le septième enfant de la reine Victoria et avait épousé, en 1882, la princesse Augusta de 'VValdeck-Pyrmont. Il était de santé délicate, aimait l'étude et cultivait la musique. Favori de la reine sa mère, il était admis fréquemment à collaborer avec elle.
Albaracin, ville fortifiée d'Espagne (Aragon), sur lo Guadalaviar ; 2.000 hab. Fabrique de draps ; ch.-l.
d'un district peuplé do 24.000 hab.
— Nom d'une chaîne de montagnes située au N. de la ville, aux confins des provinces de Guadalajara et de Teruol, d'où sortent le Tage et lo Guadalaviar.
ALBARELLE n. f. Vase italien de faïence, de forme cylindrique, ayant le pied et l'orifice plus étroits que la panse. Les albarelles sont les cornets de pharmacie des ama-
tours d'antiquités ; elles furent en usage aux xvi' et xvii" siècles.
ALBARELLE (de l'ital. albarello, esp. d'arbrisseau) n. f. Champignon du genre bolet, sans doute le bolet vivant sur les peupliers et les châtaigniers. Les albarelles sont comestibles, et on en consomme surtout en Italie.
Albas, comm. du dép. du Lot, arr. et à 16 kilom. de Cali'ors; 1.540 hab.
Albategni, astronome arabe, né vers le milieu du IX* siècle en Mésopotamie, mort on 929. Lalande le plaçait au premier rang parmi les astronomes.
ALBATION [si — du lat. oZ- 6iw, blanc) n. f. Mot par lequel les alchimistes désignaient l'opération qui blanchissait les métaux dont ils voulaient obtenir la transmutation, n On dit, dans le même sens, albification et dealbation de tout acte, do toute opération ayant pour résultat e blanchiment : la DEALBATION des dents, et même 1 etiolement : Lapriration de la lumière produit une sorte de dealbation des corps vicants. (Parisot.)
ALBÂTRE (du gr. alabastron, même sens) n. m. Pierre ordinairement blanche et assez tendre, d un grain fin, translucide, susceptible d'un beau poil et qui souvent est variée de veines colorées : Vase, pendule dAXsATBE.
— Par compar.. Se dit surtout, dans le style poétique, de tout ce qui est d'une blancheur éclatante : Sem dAL-
B.ÂTKE. Cou d'ALBÂTRE. . , , , ■.„„
— Encycl Deux espèces minérales, do composition fort difl'crente, portent le nom d-albdtre : l'une, r«'M/re calcaire est une variété de chaux carbonatée ; 1 autre, Valbâire niipseux, n'est qu'une variété de gypse ou sulfate de chaux L'albâtre calcaire est en couches parallèles, mais ondoyantes. Ses veines sont souvent de couleurs difl'érentes: blanc laiteux, jaune de miel, rouge et brun, comme Valbdtre oriental d'Egypte, 1 onyx d Algérie L albâtre gvpseux ou albâtre blanc vulgaire, ou alabastrite fv ce mot) est demi-translncide, ofl're souvent la blancheur la plus parfaite et ne fait pas eff-ervescence avec les acides, comme l'albâtre calcaire. Los deux espèces sont employées, de temps immémorial, pour faire des coupes, des vases, des statuettes, etc.
ALBATROS {tross - corruption du \M.alhatus, vêtu do blanc) n. m. Genre d'oiseaux palmipèdes, famille procellaridés dionié^ " crochu à narines tubuleuses, et par l'absence de doigt postérieur.
— Enctcl. Les albatros sont les plus grands des oiseaux de mer; ils habitent l'océan de riicmisphère Sud, no dépassant que par hasard le tropique du Capricorne, remontant jusqu'au
Japon et au Kam- .
tchatka. Volent, plongent et nagent facilement, vivent de céphalopodes, de mollusques pélagiques et surtout des cadavres des <»rands cétacés. Très voraces, ils se laissent facilement prendre à l'hameçon. Ne se rapprochent des terres isolées qu'au moment de la ponte; leur reproduction est encore très mal connue. Six ou sept espèces : albatros hurleur ou mouton du Cap {diomedea ej-ulans), blanc et gris pâle, 4 m. d'envergure (mers du Cap), etc.
AlbAY, ville des Philippines (île de Luçon), en partie détruite en 1814 par l'éruption du volcan Ie Mavon, ou volcan dWlbmi (2.522 ou 2.734 m.), et rebâtie depms , 12.000 hab. Ch.-l. de laprof. d'A Ibay, peuplée de 300.000 hab.
ALBE (du lat. albus, blanc) n. m. Bois do sapin et, en général, bois blanc.
Albe (Ferdinand Alvarez de Tolède, duc d'), général de Charles-Quint et de Philippe II, né en 1508, mort en 1582. Dès l'âge de seize ans, ce jeune homme, d une illusra famille castillane, prit part aux guerres de Charles-yumi
l'iO
la Franco ot les Barbarosquos. En 15-10, il fut ' p.'ir l'oniporour do conduire la guoiTO de Smalkaldo; "tr<' ;'i Mulilborg (1517) assit su ri^putaLion militaire iiiriiiiii l'occasion do montrer pour los protestants MM i.Tuco. Au momont où aliduiuo Cliarles-Quint.
i \l^^^ fait la guerre en Italie au pape Paul IV ot
niie aprùs la défaite do Saint-Quentin (1557).
; i[ ]r.-iid-il avec colôro la paix do Catoau-Cambrésis < , co ipii no l'ompôcho pas d'aller conclure à Paris iiiuriago do son maître avec Elisabeth, rtllo du roi >n II. Il on profite pour organiser un service d'ospion- • ■. dont il laisse tous les rouages ontro les mains do iiliassadour Chantunnay.
ii>s lors, sous la direction do Philippe II, le duc d'Albo :V la tôto des alTairos on Espagne ; on 1565, il est cnp à Bayonno pour « encourager los pratiques do iitluc ot dos catliolos «, mais il échoue ir^s do Catherine do liicis. Deux ans après, art pour los Flandres
pou
lirs los
Duc d'Albe
plus étendus et une vôiii:ihlo armée. II occupe -iliilomout le pays, com- |M>so le tril)unal sanguinairo, dit Conseil des (rouilles, fait arrêter et rvôcutorlos comtes d'Egiiioiit et de Horn, enfin nii't on déroute los mor . iMwuros allemands du iniice d'Orange (1568).
La soumission du pays l>ai-aîi alors coraplôto, et
I :nnnistie est proclamée; mais les impôts exagérés <■{ vexatoires dont los KKiiidres sont accablées ■ i. Kiminent, on 1578, un soulèvement que lo duc d'Albe, iMiil^^rô ses premières victoires et ses cruautés, ne peut )pi.-atôt plus comprimer. Il ost alors remplacé par Roquo- .snis 1 1573) ot rentre en Espagne.
Itaoord bien accueilli par Philippe II, lo duc d'Albo est i!isL:racié en 1579 pour avoir fait épouser à son fils, malgré I' r(ji. uno do ses cousines; mais, dès l'aunéo suivante, il rs( tiré d'exil et charge de conquérir le Portugal. Ses cruaui< s ij)ouvantent lo pays, qui se soumet rapidement, mais
II .11 ost pas moins pressuré par los soltlats espagnols, r. Il après, le duc d'Albe mourut à Tomar, pou regretté do l'iiilippe II, à qui il avait rendu les plus grands services.
- BiBLioGR. : Gachard, Correspondance du duc d'Albe... I Iir\ixeiles, 1850) ; Correspondance de Philippe II sur les <i/frures des Pays-£as (Bruxelles, 1848-1859); Forneron, Jhaluire de Phiilppe //(Paris, 1881-1882); duchesse de Hcrwick et d'Albe, Documentas escogidos del archiva de la casa de Alha (Madrid, 1891).
Albe Royale. Géogr. v. Stdhlweissenburg.
AlbECK, village du Wurtemberg, à 9 kil. d'Ulm. Défaite du gêuéral autrichien Mack parles Français, en 1805. ALBEDYLL(Emile-Henri-LouisD'), général prussien, né ù Lihenow en 183-i. Attaché en 1870 au grand état-major général, il prit part aux batailles de Gravelotte, de Sedan, puis au siège de Paris. Général major en 1873, aide do ( ;unp de Guillaume 1", chef de son cabinet militaire, il exerça alors une grande influence.
AlBE-LA-LONGUE (lat. Alba Longa), la plus ancienne vilie du Latium, fondée par Ascagne, fils d'Enco, vers laii 1150 avant J.-C. ; ainsi appelée parce qu'elle s'étendait <n longueur entre le mont Albain et un lac du mémo nom [l'icns Albanus). Pendant uno période d'une longueur indé- [«■rminée (do 250 à 400 ans), la tradition romaine fait nirnor sur Albe les descendants d'.\scagne. Albe coniiiTjua à la création de nombreuses cités environnantes il peut-être de Rome, dont le fondateur so rattache par l<s Sylvius aux rois d'Albe) et exerça la suprématie sur 1,1 confédération des trente villes du Latium qui faisaient à Irais communs des sacrifices sur le mont Albain. Jalouses dr sa prospérité, les villes latines entrèrent en lutte avec Alhe, qui finit par succomber dans une guerre avec Rome, au temps du roi Tullus Hostilius. Les temples seuls échappèrent à la destruction d'Albe, dont les habitants furent pour la plupart trausportés à Rome, si bien que, plus tard, des familles patriciennes romaines, les Fabii, par exemple, firent remonter leur origine aux Albains. AlbemaRLE (duc d"). "V. Moxk.
Albemarle (George Thomas IvEPi'Et,, comte D*), liMiiiiiM' |H)hii,|ue anglais, né ot mort à Londres (1799i^ji . A sri ■ ,111-., il prit part à la bataille de "W^aterloo. I , 1 .1, 1 ihie de camp du marquis de Hastings,
i; i. .'..\i{ ,,i,, 1 1 [lie, qu'il quitta en 1824, puis i! voyagea c :i AiaLiie, lu l'erso ct en Russie. Il fut, en 1832, élu di puto de Norfolk à la Chambre des communes, où il vota avec les libéraux. Non réélu on 1835, il devint officier do srrvico de la reine Victoria (1837) et secrétaire do John Kiissel' (1816). Il était do nouveau député lorsqu'à la iiLort do son frère aîné (1850), il prit le litre de « conito .1 Albemarle «, et alla siéger à, la Chambre des lords, où il .ontinua à soutenir la politique libérale. On lui doit : Journal d'un voyage de l'Inde en Anf/leterre,par Bassorah, /î'ii/dad, etc. (1827); Récit d'un voyage à travers les Balh'Uis (1831) ; Mémoires du marquis de Itockîngham et de ses contemporains (1852) ; Cinquante ans de ma vie (1876).
Albemarle Sound, grand golfe des Etats-Unis d'Amérique, sur les côtes de la Caroline du Nord, s'avan- <;ant à environ 110 kilom. dans los terres, avec une largeur nieveiino de 20 kilom.
Albendorf, village do Prusse (prov, do Silésie) ; l.siiii hall, chapelle appelée " le Calvaire n, et visitée animelleiiient par plus do 150.000 pèlerins.
Albenga, ville d'Italie, à GO kilom. de Gênes, près de la Mi'ditcrranée, rivière du ponant du golfe de Gênes; 4.7J0 hab. Population du district : 57.500 hab.
Albens (lat. Civitas Albana), ch.-l. de caut. (Savoie), arroDd. et à 24 kilom. do Chambéry, au confluent do la
Daisso ot do l'Alboncbo ; 1.779 hab. [Albanais, canton a 0 comm. ct c.lSl hab.
r.) Lo
Albens (vicomte d'), pseudonyme do M"*' Kallazzi, née Wvsi:.
AlbÉRES fMONTs), partie orientale de la chaîne dos Pyrénées, partant du col de Pal au fond de la valléo du Tech ot courant à l'E. du pic do Costabonno jusqu'à la Méditerranée, où elle tombe à pic au cap Crous ct au cap Cerbère. Ses sommets présentent uno faiblo altitude (inférieure à 1.700 m.) (lui va décroissant do plus on plus d'O. on E. Les pontes cIo ces monts déchiquetés ot profondément ravines, souvent sans eau, sont revêtues cà et là do forêts do chênes verts ou do cliênes-liègos ; quant aux (Contreforts, ils sont couverts d'olivaies. Français ct Espagnols s'y livrèrent do nombreux combats on 1794,
ALBËRÈSE (du lat. albns, blanc) n. f. Nom d'une roche gréseuse dans le néocomien de l'Apennin central, et d'un calcaire compact du lorrain éocèuo do Toscane.
AlBERGATI (Nicolas), cardinal italien, né on 1375, mort en 1443. Evêquo do Bologne, puis cardinal (1426) ot nonce apostolique on France, il fut chargé, on 1431, par Eugène IV, do présider le eoncilo do Bâlo. Albergati fut nommé grand pénitencier, puis trésorier du papo.
Albergati Gapacelli (François, marquis d'), littérateur italien, né à Bologne en 1728, mort en 1804. Ses œuvres, publiées à Bologne en 1784 , contiennent des Nouvelles morales qui justihent assez mal leur titre, ot un recueil d'agréables comédies.
ALBERGE (du provonç. albergno ou aoubcrgno, pêche) n. f. Nom (te certaines variétés d'abricots ot de pêches à chair blanche, adhérente au noyau, ot d'un goût aigrelet. (Les plus estimées sont los alberges do Tours ct do Montgamet. En cuisine et on confisorio, on les traite comme les abricots.)
AlbergETI ou Alberghetti, nom do plusieurs fondeurs qui, comme d'ordinaire pendant le Renaissance, cumulaient cette profession avec celle de sculpteurs; ils brillèrent pendant doux siècles, de la seconde moitié du xv au xvii" siècle, à Forrare, à Florence et surtout à Venise, où ils furent maîtres fondeurs do l'artillerie de la République. Les plus célèbres d'entre eux sont : Sigis- MoNuo, entré en 1487 au service do Venise : Alfonso, né à Forrare, établi à Venise au xYi" siècle, qui exécuta la magnifique margelle do l'une des deux citernes de la cour du palais des doges, en 1559; Battista, dit Zita/me, à Florence (xvi" s.) ; Antonin Orazio, à Venise (xvii* s.) ; Giovanni Battista, à Venise (xvii* s.), dont un chef-d'œuvre se trouve sur l'Esplanade des Invalides, à Paris : un grand canon coulé, sur l'ordre du sénat do Venise, lors de la visite du roi do Danemark, en 1708.
ALBERGIER [ji-ê — rad. alberge) n. m. Nom donné à quelques variétés do pêchers ot d'abricotiers.
AlbERGOTTI ; François), jurisconsulte italien, né à Arezzo, iji<)r( à Flunneoen 1376.11 reçut le titre de Doctor solidae veritatis, et il publia des Commentaires sur le Dtijestr <'t /e Cotir. qui excitèrent l'admiration générale, AlbÉRIC I", noble toscan, mort vers 925. Il embrassa lo parti do Béronger I", qui lo fit marquis de Camerino, et épousa la célèbre Marozia. Après avoir, à la tête des troupes de Jean X, en 916, combattu les Sarrasins établis près du Garigliano, il fut exilé par ce pape et massacré par les Romains.
AlbÉRIC h de Camerino, fils du précédent et de Marozia, mort en 954. II força Hugues de Provence, troisième époux de sa mère et roi d'Italie, à se réfugier dans le château Saint-Ange, devint lui-même seigneur de Rome avec le titre de grand consul et gouverna cotte ville pendant près de vingt-trois ans. — Son fils Octavien hérita de la souveraineté temporelle do Rome, ct y joignit, deux ans plus tard, la souveraineté spirituelle, après avoir été élu papo sous le nom do Jean XII.
AlbÉRIC, bénédictin, né en Beauvoisis vers 1080, more à Verdun en 1148. Cardinal-évêquo d'Ostie, il fut légat en Angleterre, puis il tenta, sans succès, d'apaiser la révolte des habitants do Bari contre Roger II, convoqua un concile à Antioche pour déposer le patriarche Rodolphe, accusé d'hérésie, et enfin, il fut envoyé en France pour y combattre des hérétiques. Il fut, avec saint Bernard, le promoteur de la seconde croisade.
AlbÉRIC, moine cistercien de l'abbaye des Trois-Fontaiuos, près de Cbâlons-sur-Marne. II vivait dans le xiu" s. et a composé une chronique qui s'arrête à 1241.
Alberique, ville d'Espagno (prov. de Valence); 5.000 hab. Un des centres principaux do la culture du riz. Vieille ville arabe, conquise par don Jayme d'Aragon.
AlbeROBELLO, ville de lltalio mérid. (prov. de Bari) ; 5.700 hab. Huileries, tonnelleries.
AlbÉRON ou AdaLBÉRON I", princc-ôvêque de Lié^o depuis 1123, mort en 1129. Il purgea son diocèse dos brigands qui l'infestaient, rasa la citadelle de Fouquemont qui leur servait de retraite, et se fit céder par rarchevéque de Reims ses droits sur la seigneurie do Bouillon.
Alberoni (Jules), cardinal et ministre d'Espagne, né en 1604 à Fiorenzuola (Parmesan), mort à Rome en 1752. Il débuta de la manière la plus humble, ot fut instruit par charité dans le couvent des barnabites do Plaisance. Devenu chapelain do l'évèquo do Roncoveri (1702), il fut chargé par lo duc do Parme do missions auprès du maréchal duc do Vendôme, qui commandait les troupes françaises en Italie, sut lui plaire et se fit emmener par lui comme secrétaire dans ses campagnes des Pays-Bas, puis en Espagne, où il fut employé à recruter des partisans au roi Philippe V. .\près la mort do son protecteur (1712), Alberoni fut choisi par son souverain, lo duc de Parme, pour résidera la cour d'Espagne en qualité d'agent officiel, et fit épouser la fille du duc, Elisabeth Farnèse,
f>ar le roi d'Espagne (1714). Nommé successivement, après a disgrâce do la princesse des Ursins, premier ministre, cardinal et grand du royaume, Alberoni entreprit de relever l'Espagne do la décadence où elle était tombée. 11 réforma la marine ct l'armée, réorganisa les finances, et prépara l'exécution do ses desseins par des négociations secrètes. Mais Philippe V ne laissa pas aux projets de son njinistre lo temps d'arriver à maturité. Malgré les protestations d'/Vlbcroni, il déclara la guerre à î'empereur qui refusait do le recounaUrc comme roi d'Espagne, et amena
Alberoni.
ALBE — AMiKRT
ainsi, après la con'|u6lo do la Sardaitiio ct do la Sicile (1117-1718), la conslitiition do ta triple, pais do la <jaadruplo alliaoco. I^ coospiration do Collamarc, fomeotéo par Allicrorii. tichoiia (^ii France, et uno armée envoyée par lo r(!-gont Ht rine irruption victorieuse en KspagTio (janvier niuj. Accaldé par tant do désastres, PliUippe V céda aux instances du duc d'Orléans ot renvoya son ministre, aufjuet les Espagnols n'avaient cessé do faire uno consta[it4) opposition. Abandonné do tous, Alberoni passa en Ligurio , puis t Romo. ûiï il suijit uno condamnation ecclésiastique, motivéo surtout par les scandales do sa vie privée. En 1723, il ^ rentra en faveur et fut désigné comme légat du saint-siège dans la Komacne.
— BiBLiOGH. : Varsani, Storia del cardinale Giulio Alberoni (Plaisance, 18C2'j ; Baudrillart (Alfred), Philippe V et la Cour de France^ t. II (Paris. 1891) ; Bourgeois (Kmilc;, Lettres intimes de J. Alberoni (Paris, 1893),
AlbERS (Jean-Abraham'), médecin allemand, né ct mort à Brème (1772-1821). .Sa dissertation sur le croup lui permit de partager avec Jurine le grand prix proposé en 1801 par le gouvernement français. On lui doit : Alémoire sur la maladie appelée claudication spontanée des enfants (1817); De traclieitide infantum vulqo croup vocata commentatio (1815); Icônes ad ittuslrandam anatomiam comparatam (1818), etc.
AlbERS (Jean-Frédéric-Hermann), médecin allemand, ne à Uorsten (Prusse) on 1803, mort à Bonn en 18C7. En 1831, il obtint uno chaire de pathologie à Bonn et fut nommé directeur do l'hospice des aliénés. On lui doit un grand nomlire d'ouvrages ; Patholof/ie et thérapeiitif/ue des maladies du larynx (1829); Atlas d'anatomie pathologique (1832); Etudes d'anatomie pathologique et de pathologie (1836-1840); Diagnostic des maladies de poitrine par des signes physiques (1850).
AlbersdorF, ville d'Allemagne (duché de Holstcin [prov. do SIesvig-Holstein]) ; 4.C00 hab. Filatures de laine, tuileries. Aux environs, verrerie de Christianshùtte. I.e canal de la Baltique à l'embouchure de l'Elbe passe par Albcrs.lorf.
AlberswEILER, ville de Bavière, à 5 kil. d'Annweiler, sur la yueich. affluent gauche du Rhin ; 2.173 hab. Près de co village s'ouvre la fameuse vallée d'Annweiler.
Albert, ch.-l. de cant. (Somme), arrond. et à 25 kilom. de Péronne. sur l'Ancre, affluent de la Somme; 6.743 hab. [Albertins, ines.) Papeterie, filature do coton, fonderies, distillerie, sucreries. Albert, appelée d'abord Ancre^ du nom de sa rivière, appartint, au xii" siècle, aux comtes de Saint-Pol, ct obtint, en 1178, de Hugues III une charte do commune ; en 1576, elle fut érigée en un marquisat, acquis par Concini en 1610, puis donné à Charles d'Albert, duo de Lujnes, en 1620. Elle prit son nom actuel à cette époque, et fut brûlée en 1653 par le prince de Condé. — Le cant. a 26 comm. et 16.211 hab.
EMPIiBEURS, ROIS, PRINCES
Albert I", empereur d'Allemagne, de 1298 à 1308. V. Albert I'^ duc d'Autriche.
Albert n, empereur d'Allemagne, de 1438 à 1439. V. Albert V, duc d'Autriche.
Albert I", duc d'Autriche et empereur d'Allemagne 1248-1308), fils aine de Rodolphe de Habsbourg, se vit, en 1292, préférer Adolphe de Nassau. Mais celui-ci mécontenta les électeurs , qui nommèrent Albert d'Autriche. Albert tua son compétiteur de sa propre main à la bataille de GeUheim, près Worms (129S), ct fut maître de la couronne impériale. En Autriche, il s'attira par son administration tyrannique l'hostilité do Vienne et celle de l'archevêque de Salzbourg. On l'accusa d'avoir fait tuer Vasclav III, dernier roi przemyslide do la Bohème (1306). à qui il donna comme successeur sou fils Rodolphe. Il s elTorça aussi d'établir les siens dans la 'Thuringe et la Misnio et de faire valoir de prétendus droits en Alsace, en iSouabe ot on Suisse. Son neveu, Jean de Souabe, dit le l'arricide. frustré par ses prétentions, l'attendit au passage de la Rcuss, lorsqu'il allait soumettre les Suisses révoltés, et lui passa son épéo an travers du corps.
— BiBLioGR. : Mttcke, Altrecht l (Gotha, 1866) ; Preger, Albrecht ton Œslerreich und Adolf ron IVassau (Leipzig, 1869).
Albert n, dit le Sage ou te Boiteux, fils cadet du précédent, duc d'Autriche, né à Vienne (1298-1358). Son administration en Autriche et en Carinthio le rendit populaire.
Albert m, dit « la Tresse, fils du précédent, duc d'Autriche en 1365 (1349-1395). H fut malheureux dans quelques expéditions militaires, en particulier contre les Suisses (Noefels, 1388V L'université de Vienne en fait son second fondateur ; Albert III est la tige de la branche Atbcrtinc de la maison de Habsbourg.
Albert IV, dit le Pieux ou le Patient, fils du précédent (1377-1404>, duc d'.\uiricho en 1395. Après une longue rivalité, il accepta son cousin Guillaume, fils aine do Léopold III, comme corégcnt des domaines de la maison do Habsbourg. Il sévit contre la secte des vaudois, qui s'était développée en Autriche, et fit en Terre sainte, en UOO, un pèlerinage, qui lui valut le surnom de mirabilia mundi. 11 mourut pendant uno expédition en Moravie.
Albert V, dit l'illuslre. fils du précédent (1398-14391, duc d'Autriche en 1404. Son mariage avec Elisabeth, fille do l'empereur Sigismond, lui assura la possession de la Moravie, et. en r43S, les trois couronnes Impénale, de Bohème et de Hongrie (comme empereur, il est .\lbert II). Désormais, la couronne impériale ne sori't plus de la maison de Habsboure. Il ramena l'ordre ei la paix dans
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