‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 155 sur 828 · AKMOLINSK — ALA-ED-DIN · texte numérisé non relu

AKMOLINSK — ALA-ED-DIN

AkmolINSK, villo du gouvern. général des Steppes (Russie d'Asie), ch.-lieu de la. province d'Akmolinsk, sur richim, affl. de l'Irtych; 5.700 hab. Marché important, point de rencontre des caravanes allant en Sibérie ou en venant vers Takchent et Boukhara. La province d'Akmolinsk, d'une superficie plus considérable que celle de la France, possède 540.000 hab.

AKNÈME (du gr. a prïv., et kiicmé, cuisse) adj. Qui n'a pas de jambes.

AKNÉMIE (rad. akiïèmc) n. f. Monstruosité organique, caractérisée par l'absence des jambes.

AKODON (du gr. akis. pointe, et odous, odonfos, dent) n. m. Genre de rongeurs, famille des muridcs, renfermant des souris de l'Amérique du Sud, à oreilles externes très peu développées et cachées sous les poils.

AkOLAH ou Akowlah, ville de l'Inde (Bérar occid.); 16.Û00 hab. Pop. du district : 592.000 hab.

AkOTE, ville de l'Inde, sur un sous-affluent de la Taptî; 16.000 hab. Tapis et commerce de coton.

AkRA ou Accra {N'krân' des indigènes), ville d'Afrique, sur la côte de l'Or (Guinée sept.); 10.000 hab. Akra est, après Cape-Coast-Castle, la ville la plus considérable de la côte de l'Or. Son territoire est un des plus populeux de la côte septentrionale de Guinée ; 40.000 hab. Trois forts européens y ont été successivement élevés à diverses époques : Christiansborg par les Danois, Crèvecœiir par les Français, et Jamestown. Aujourd'hui, le territoire est entièrement aux mains des Anglais.

AkrON, ville des Etats-Unis d'Amérique (Ohio) ; 27.600 hab. Ville industrielle, grande entreprise de céréales. Commerce de farine et do coton.

AkROTXRI, presqu'île montueuse située sur la côte N.-O. de l'île de Candie (Crète), entre le golfe do laCanée à 10. et la baie de la Suda à TE. La ville de La Canée, chef-liru de l'île, est bâtie sur l'isthme qui relie la presqu'île à la terre ferme.

AkSAÏSKAÏA, ville de la Russie mérid. (gouvern. des Cosaques du Don), à l'endroit où VAksaï, bras droit du fleuve, rejoint la branche maîtresse du Dou; 7.600 hab. Lieu de passage important pour le trafic avec le Caucase. Commerce do olé, bois, fer, etc.

Aksakov (Serge Timofeicvitch), littérateur russe, né à Outa en 1"91, mort à Moscou en 1859. 11 publia, entre autres ouvrages : Obsen-ations sur la pêche (Moscou, 1847) ; Contes et souvenirs d'un chasseur (Moscou, 1855) ; CAronique de la famille (Moscou, 1856), son chef-d'œuvre; Années de l'enfance de Bagrov (Moscou, 1858). — Son fils aîné Constantin (1817-1861) s'occupa également de littérature, et son autre fils Ivan, né en 1823, mort à Moscou en 1886, fut un publiciste remarquable. Il débuta par un volume de poésies, dont une pièce, le Vaçiabond, eut un succès considérable. En 1852, il fonda la Revue moscovite {Moskovski Sbornik). Après l'avènement d'Alexandre II, il publia le Parous [io Voile), dont la police suspendit la publication; puis, en 1861, fonda le Den (le Jour), où il exposa ses théories politiques et panslavistes. Plus slavophile peut-être que le tsar lui-même, ce publiciste ardent indisposa par ses critiques acerbes. Aussi la censure supprima-t-elle son journal le Jour en 1865, et, en 1869, la Moskwa [Moscou). Aksakov fut le véritable instigateur de la guerre russo-turque. Le 22 juin 1878, dans une séance du comité slave, à Moscou, il prononça, au sujet du Congrès de Berlin, un véritable réquisitoire contre la diplomatie russe. Il fut exilé de Moscou, et le comité dissous; mais, en décembre suivant, cette interdiction de séjour fut levée. Après l'avènement d'Alexandre III, Aksakov fut, en 1881, autorisé à fonder la Houss (la jRussie) , journal qui devint un des plus répandus do l'empire.

Aksou, ville chinoise du Turkestan oriental, sur yAksou, afÛ. de gauche du Tarym : 50.080 hab. L'oasis du même nom, une des plus vastes et des plus riches du Turkestan oriental, compte environ 28.000 hab. — Villo do l'Asie Mineure, à 25 kilom. de Brousse, point terminus du chemin de fer de Moudaniaà Brousse.

AksouM. Géogr. V. AxovM.

AkTAB, port anglais de l'Indo-Chine, ch.-l. de la prov. d'Arakan (basse Birmanie). Le district du même nom, appelé Tsettoué parles indigènes, appartient à la Birmanie anglaise (416. OOd hab.).

AKTROLOGIE n. f. Impropriété des termes. Syn. de Acy-

ROLOGIE.

ALouEL, article arabe ile), considéré en français comme préfixe dans quelques mots d'origine arabe : alvhimie, Alcoran, etc., et qui entre dans la composition d'un grand nombre de noms arabes; alors, cl devient ech, ad, ed, en, er, es, et, ez devant les consonnes correspondantes : Àïnel-Arba, Souk-ed-Djema, E zghir-cz-Z emiîia, etc.

AL, modification de ad qui a lieu par assimilation de consonnes, quand le mot auquel s'adjoint ce préfixe commence par l : alléguer, allonger, pour adléguer, adlonger, etc.

AL, finale d'un grand nombre d'adjectifs qui forment le plus souvent leur pluriel par le changement de al en aux. Cependant, il y a des exceptions ; on dit, en efi*et, au pluriel : bancals, fatals, ;înals,.;oyials, jnatinaXs, nalala (yiataux^ selon quelques-uns), navals, papals. Mais la forme plurielle de plusieurs adjectifs reste indéterminée au masculin, parce qu'on a rarement l'occasion do les joindre à des substantits du genre masculin et du nombre pluriel : ainsi, on ne trouve guère l'emploi du pluriel masculin pour : adverbial, astral, austral, boréal, catarrkal, croujial, diagonal, dominical, expérimental, férial, glacial, initial, inquisitorial, Jnlégral, Unéal, lingual, obsidioyinf, officinal, ogival, orthogonal, pascal, patronal, pénal, rhîtmatismal, sidéral, sincipital, spinal, synovial, théologal, etc.

Ala, ville do l'Autriche-Hongrie (Tyrol mérid.), près de la frontière italienne ; 4.600 hab. Centre de la fabrication du velours du Tyrol, grand commerce de soie.

Alabama, riv. des Etats-Unis, longue d'env. 1.400 kil., qui sort de l'Etat de Géorgie et, après avoir décrit mille

sinuosités dans une riche et immense plaine depuis Montgomery, s'unit à la Tombigby pour former la Mobile.

Alabama, l'un des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, sur le golfe du Mexique, ainsi appelé du neuve côtier VAlabama qui l'arrose. Superf. 135.320 kilom. carr. ; pop. 1.500.000 hab. Capit. Montgomei'y . Selma, sur la rivière Alabama, Mobile, bon port sur la baie de Mobile et à l'embouchure de la rivière du même nom, en sont les villes principales.

Alabama (question de l'). Dr. int. On donne ce nom à un grave différend qui éclata entre l'Angleterre et les Etats-Unis pendant la guerre de Sécession, par suite de l'inobservation d'une stricto neutralité par l'AnglcIerre. Le gouvernement britannique, voyant dans cette guerre une^ cause d'affaiblissement pour une grande puissance rivale, se montra très rigoureux envers Tes Etats du Nord, très bienveillant à l'égard dos Sudistes, auxquels il reconnut la qualité de belligérants, et laissa armer dans ses ports, entre 1862 et 1864, plusieurs bâtiments de guerre, entre autres VAlabama. pour le compte des Etats révoltés, li' Alabama captura de nombreux bâtiments marchands américains et fut coulé par le navire le Kearsage dans un combat livré au large de Cherbourg (19 juin 1864). Quand, après la victoire du Nord, le gouvernement de Washington demanda, par suite de ces faits, une indemnité à l'Angleterre, la tension devint telle entre les deux pays qu'on put redouter une guerre maritime. Cette affaire prit le nom do « question de VAlabama » . L'arbitrage proposé, dos juin 18G6, par les Etats-Unis, fut enfin accepté le 8 mai 1871 (traité do Washington) par l'Angleterre, qui paya l'indemnité de 15.500.000 dollars à laquelle le tribunal arbitral de Genève la condamna, le 14 septembre 1872. — L'affaire de VAlabama fut le point de départ d'un mouvement d'opinion en faveur de l'arbitrage. V. ce mot.

— BiBLiOGB. : Gcffcken, die Alabama Frage (Stuttgard, 1872); Pradier-Fodéré, la Question de VAlabama et le droit des gens (1872).

Alabanda, anc. ville do Cario (Asie Mineure), tout près du Scamandre, formant le centre d'une réunion do villes que les Latins appelaient VAlaha^idnis conventus. Labiénus la prit et la ruina en 38 av. J.-G.

ALABANDINE n. f. Sulfure do manganèse nature! qui doit son nom à la ville d'Alabanda, en Carie, où ou le rencontre.

ALABANDIQUE adj. Se dit surtout d'un marbre fort noir dont parle Pline, et qui se trouvait aux environs d'A/a6a«rfa.

ALABANDITE n. f. Miner. V. alabandine.

ALABARCHIE n. f. Dignité d'alabarquc.

ALABARQUE ou ALABARCHE, ou ARABARCHE (du gr. alabarkhos, receveur de péage) n. m. Fermier des douanes dans certains Etats grecs de lOrient, et notamment dans l'Egypte des Ptolémées. Certains érudits ont considéré Valaharque comme le titre du premier magistrat des Juifs d'Alexandrie, ce qui s'explique lorsqu'on sait que les fermiers de la plupart des impôts en Egypte étaient juifs et que le seul alabarque qu'on connaisse nommément était le Juif Alexandre Lysimaquo, frère du philosophe juif Philon d'Alexandrie.

ALABASTRIN, INE (du gr. alabastron, albâtre) adj. Qui a la nature, lis qualités ou l'apparence de l'albâtre.

ALABASTRIQUE (du gr. alabastron, albâtre) adj. Qui concerne ralbâtri'.

— u. f. Art do travailler l'albâtre.

ALABASTRITE (du gr. alabastron, albâtre) n. f. L'alabastrite, ou albâtre gypseux, est une variété du gypse ou sulfate de chaux; elle est moins diaphane, moins dure, ne prend pas un aussi beau poli

que l'albâtre calcaire, et peut être rayée avec l'ongle. On la tire principalement des environs de Volterra, en Toscane. Elle se trouve également aux environs do Paris, près de Lagny.

ALABASTRON ou ALABASTRE n. m. Vase à parfums. U a pris probablement son nom de Valbàtre dont il était primitivement fabriqué, mais il en est aussi en verre, en poterie, en métaux précieux.

iVé'alabnstroJi est ordinairement de petite dimension, de forme tubulaire, au col court, sans anses ou Alubastrous.

orné d'oreillons. II se rencontre

surtout dans les tombeaux, chez presque tous les peuples de l'antiquité classique.)

— Anc. mesure de capacité en Grèce et en Orient, équivalant à peu près à 0',26 de notre système métrique.

ALABASTROTHÈQUE (gr. alabastrothêkê) n. f. Petite cave à partuius dans laquelle on rangeait les alabastrons.

ALABE ou ALABÈS {bèss — du gr. a priv., et laynbanein, saisir) n. m. Genre de poissons physostomes apodes, famille des symbranchidés, renfermant "des espèces anguilliformes, des mers australes et du sud de l'Afrique.

AlA-CHAN, principauté de la Mongolie mérid. (empire chinois). Pop. : 20.000 hab.

AlachILH, ch.-I. de canton d'Anatolie (Turquie d'Asi ). prov. de Smyrne, sur le chemin de fer de iSmyrne à Konieh ; 22.000* hab. Sources minérales. C'est la Callatibus lydienne, la Philadelphie gréco-romaine, soumise par les Ottomans en 1391.

ALÂCHIR (rad. lâche) v. a. Rendre lâche, mou ; détendre.

— v. n. Devenir lâche.

S'alâchip, V. pr. Tomber en faiblesse.

ALÂCHISSANT, ANTE adj. Qui alâchit.

ALÂCHISSEMENT n. m. Action d'alâchir, relâchement,

Alacoque (Marguerite), religieuse visitandmo, née en 1617 à Lauthecour (diocèse d'Autun). A l'âge de douze ans elle ajouta à son prénom celui do Marie, pour remercier la sainte Vierge de l'avoir guérie d'une paralysie douloureuse. Elle fit profession en 1672 dans le mo~ ua.stère de la Visitation, à Paray-le-Monial, où elle fut chargée aussitôt do la direction des novices. Sa vie appa-

rait, dans ses biographes, comme une suite d'austérités, de mortifications, d'extases, de révélations, de miracles même et de prophéties, dont une concerne sa mort, arrivée, ainsi qu'elle l'avait annoncé exactement, le 17 octobre 1690. Sur sa poitrine, on trouva gravé, en gros caractères, par la pointe d'uj canif, le nom de Jésus. Un petit écrit mystique qu'elle avait composé ; la Dévotion an cœur de Jésus (1698), a donné lieu à l'institution de la fête du Sacré-Cœur. Sa Vie a été écrite par Languet (1729). Ses œuvres ont été rééditées à Paris en 1867. Elle a été béatifiée en 1864.

ALAGRÉATINE (rad. alan'ine ot créatine) n. f. Substance cristallisable en prismes incolores, semblable à la créatine. Syn. de isocréatine.

— Encycl. h'alacréatine C'H'Az'O' se forme quand on abandonne une solution aqueuse d'alauine et de cyanamide additionnée d'un peu d'ammoniaque; elle fond à 180° avec décomposition partielle et est soluble dans douze parties d'eau à 15".

ALACRÉATININE n. f. Base organique qui se forme quand on chauffe l'alacréatine.

— Encycl. Valacréatinine C H' Az' O se forme par l'action sur l'alacréatine d'une température de 180", ou mieux d'une douce chaleur en présence de l'acide sulfurique dilué. Elle cristallise dans l'eau et dans 1 alcool. Elle forme des sels avec les acides, et des sels doubles avec les sels d'or de platine et de cadmium ; elle précipite l'argent et le mercure do leurs solutions azotiques et le chlorure de zinc en solution alcoolique. Elle est dédoublée t-n alanine et urée par l'eau de baryte bouillante, et transformée en guanidino par l'oxyde de mercure.

ALACRITÉ (lat. alacritas, vivacité) n. f. Gaieté d'humeur, enjouement -.Avec toute sa violence, la grande génératrice (la mer) n'en verse pas moins l'âpre joie, /'alacrité rire et féconde. (Michelet.)

ALAGTAGA ou ALAGTAGA (d'un mot tartare qui signif. poulain varié) n. m. Petit rongeur du genre gerboise. On le nomme dipus jaculus (flèche), parce qu'il franchit par ses sauts des distances si considérables, et que ces sauts se succèdent avec une telle rapidité qu'il ne semble pas toucher le sol. Il vît dans les ..rr^:: plaines désertiques de Tartarie.

AlA-DAGH (du turc ala.

élevé, et dagh. mont), nom donné par les Turcs, tantôt à des chaînes de montagnes, tantôt à des massifs, tantôt à des pics particuliers. On distingue notamment : l* l'Ala- Dagh d'Arménie (3.500 m.), d'oii descendent les premières sources do l'Euphrate ; 2° l'Ala-Dagh de Galatie, qui Aiactaga

se dresse dans le bassin du

Sakaria (2.400 m.); 3° l'Ala-Dagh do Perse, situé au N. du Korassan, le long de la rive gauche de l'Atrek supérieur (3.700 m.); 4" l'Ala-Dagh de Cilicie, qui forme au S.-E. le rempart extérieur du plateau de l'Asie Mineure et possède le fameux passage des Py^^^ (Portes cilicienncs), qui fut toujours de la plus haute importance stratégique, car par là doivent passer les armées qui se dirigent de Constantinople vers le littoral syrien ou vers l'Euphrate à son entrée dans la Mésopotamie, et par là, en effet, passèrent Xerxôs, Alexandre et bien d'autres.

ALADIN. INE (de Aladin, n. pr. ).adj. Se dit d'une teinture employée dans l'impression de l'indienne : Couleur ALADiNE. Les jaunes aladins sont produits sur laine et sur soie accc les chromâtes dépotasse,

Aladin ou AlA-EDDYN, l'un des Vieux de la Montaijne, ou princes des ossassîns, assassiné vers 1272, régna à partir de 1221. Louis IX, à son arrivée dans la Palestine, l'obligea à la soumission. V. Viel'X de la Montagnl:.

Aladin ou la Lampe merveilleuse, conte des Mille et ime i\uifs. Aladin, fils d'un tailleur nommé Mustapha, rencontre un sorcier africain qui l'emmène avec lui, au loin, et le charge d'aller chercher au centre de la terre une lampe aux propriétés surnaturelles. Après de nombreuses péripéties, Aladin reste en possession de la lampe merveilleuse et, grâce à ce talisman, sa mère et lui acquièrent des richesses immenses, ce qui permet à Aladin d'épouser la fille du sultan. — En littérature, on fait souvent allusion à la lampe d'Aladin, pour désigner le moyen secret que possède un homme de satistairo promptement tous ses désirs.

Ce conto a inspiré Aladin ou la Lampe merveilleuse, opéra-fécrio en trois actes, d'Etienne, musique de Nicole et Benincori (Opéra, 6 février 1822) et la Lampe d'Aladin, féerie-opérette en 4 actes d'E. Depré, musique d'A. Re^ naud (Galcrie-Vivienne, 18 janvier 1891).

Aladja, montagne de la Transcaucasio russe, à 15 kilom. environ au N. de Kars. Victoire remportée par les Russes, le 15 octobre 1877, sur Moukhtar-pacha, dont l'armée fut anéantie.

Ala-ED-DIN, fils aîné d'Osman, fondateur de la dy^ nastie des Osmanlis. Tout occupé de science et désireux de solitude, ce prince renonça au pouvoir en faveur de son frère Orkhan( 1327), refusant même le partage de l'autorité et n'acceptant, sur les instances de son frère, que le poste do vizir. Il se voua à l'organisation de l'Etat naissant des Osmanlis : il fit frapper des monnaies et créa la niilice des janissaires. En 1333, Ala-ed-Din s'empara de Nicée, après avoir vaincu l'empereur d'Orient Andronic III, et mourut peu après, laissant sa charge à son neveu Soliman-pacha.

AlA-ED-DIN-KAI-KOBAD I", fils de Kai Khosran et petit-fils do Kilidj Arslan II, prince des Turcs Seldjoukidos de Roum (Asie Mineure), monté sur le trône (1219) après la mort de son frère Ala-ed-Din-Kai-KaousP'. En 1220, ce prince s'empara de la forteresse do Kalonoros, qui appartenait aux Roupéniens de la Petite-Arménie et lui donna le nom d'Alaiyya; l'année suivante, il construisit les fortifications de Sivas et de Konia ilconium). Il s'allia avec Melik-.-Vshraf, prince ayyoubitc d'Edessc, et enleva quelques villes à son frère Mé"lik-Kamel, suhan d'Egypto

(I2sr>). En 1221), il s'ompara do doux fortcrossos apparlonaiit à Molik-Masoml, princo ortokido d'Amiil. Kn 122U, lo khvariziiishali Iljnlal-cd-Din ayant pris Aklilas, nui appartenait A Molik-Ashraf, Ala-oil-Din marnlia avec lui contro los Irounes raonsolos, qui reculèrent à son approclio, sans coniliattro. Quelques années plus tard (1233), une coalition suscitée par lo sultan d'Epypto Al-Kamil souleva tous les Ayyoubitos contro Ala-od-Din. mais Al-Kamil fut obligé do renoncer à la con((uéto d'Akldat, par suite do la défection de sa famille,

Ala-ed-Din, pour payer les services que lui avaient rendus les TuTcs dans uno bataille contro les Mongols, leur donna des terres clans son empire. Il fut emjioisonné on 1236 par son fils Ghyas-odDin-Kai-Kliosran II

Ala-ED-DIN-KAI-KOBAD II, fils do Ghyas-od-Din- Kai-Kliosraii II. |irinc-o si'Idjoukido do Roum. Après la mort tr;%'i(|u(i do sun pi'io jU"")! !os émii's id^ic.'r.'iit sur le trono ses doux frères Rokn-cd Din l;;il 1, \i Lui et Asad-ed-Din-Kai-Kavus. Au bout •[•■ i i ,, ils

l'associèrent i la royauté. Kn 12.^3, un II , i ,i mongol vint notilior ù Asad-i'd Din i|m.' \1 ., - i l\,i m, .■m-

poreur de laChine, ni' 1, 1 1 i.n ,,! -i , ur sf)nv<'rain,

et lui donna l'ordn' I i i i, ,, i i-oum. Il fut

convenu entre les ii-.ji. ,i \ i. !|ii llserendrait

auprès de Manpkou 1 , ,.,mi' !.■ !,■ il i hir ; mais il

mourut au cours de ,-i- vovigo, ,lans les déserts de Tartario, en i;.')7.

Ala-ED-OIN-KAI-KOBAD III, fils do Foramurz et petit-fils d'Izz^ed-Diu-Kai-Kavus II. On sait fort peu do chose do la vie do ce princo, qui ost souvent confondu avec lo précédent : c'est sous son rèf^no, on 1300, qu'une invasion mongole mit fin à l'ompire des Seidjoukides de Roum. Ala-cd-Din se réi'ut,'ia i Constantinoplo auprès do Michel Paléolugui! qui lo jeta en prison, où il mourut.

— BiBLioi-.K. : Tarikh 1 imiimecliiiie Unshi. do Nédini ; Ibn-al-Athir, ('/ironique Parfaile ; Iluarts, Inscriptions arabes d'Asie Mineure dans la Revue sémitique (1894-189.'»).

ALAFIE n. f. Genre de jilantos do la famille des apocynées, no renfermant qu une seule espèce à tige grmlpanto et à fleurs pourprées, qui croit à Madagascar.

AtAGA n. m. Etoffe

ALA-ED-bIN-KAI-KOlJAD — ALAiNGOUUIH

do coton en Turquie.

AlaGNON, affluent torrentueux de l'Allier, qui traverse les dép. du Cantal, de la Haute-Loire et du Puv-do-Dôme. Ce n'est qu'un long rapide, qui parcourt dans'Ia forêt du Livrau des gorges magnifiques. Cours de 80 kilom.

AlagoaS, Etat du Brésil oriental, peuplé do 459.000 bah. Sa capitale est Maceio. La capitale ancienne, Alagoas, possède 5.000 hab.

Alagon, rivière d'Espagne, affluent du Tago. Longueur : 208 kilom. — Ville d'Espagne (Aragon), prov. de Saragosse ; 3.300 hab.

AlaÏ, plateau du Turkestan russe (Asie central Situé par 3.000 m. d'altit. entre les deux chaînes d< l'AIai-Dagh, qui sont le prolongement occidental du Thian- Chan et s'élèvent de 6.500 à 7.000 m., le plateau d'Ala'i est traversé d'E. en O. par le Sourkb-'Ab, et parcouru par les Kirghiz, qui y récoltent le blé, l'orge et le trèfle. La passe de Sari-Kol, qui mène jusqu'au plateau du Pamir, celle de Terek-Davan, par laquelle ont passé, depuis le commencement de l'histoire, la plupart des conquérants do l'Asie centrale, appartiennent à l'Alaï.

Al^IGNE, ch.-lieu de cant. (Aude), arrond. et à 12 kilom. du Linioux ; 578 hab. Lo cant. a 27 comm. et 7.352 hab.

AlaÏMO ou Ala-ïmO (Marc-Antoine), médecin italien, né à Ragalbuto (Sicile) en 1590, mort à Paris en 1002. Il rendit de grands services à Palerme pondant la peste do 1624.

Alain. Plusieurs personnages do ce nom ont été canonisés ; saint Alain de Courlay, confesseur on Bretagne, honoré lo 27 déc.; — saint Alain, abbé do Lavaur (vu» siècle), fête le 25 nov.; — saint Alain de La Roche, dominicain breton, mor: à Zwollo en 1475, fête le 8 sept.; etc.

Alain de Lille, philosophe et théologien, né à Lille vers nu, mort à Citeaux vers 1202. Il professa dans l'université de Paris avec un tel éclat, qu'on le surnomma le Docteur universel. Il cultiva l'alchimie et les sciences hermétiques.

A1.AINS, peuplade établie dans l'antiquité entre la mer d'Azov et le Caucase. Après avoir lutté contro les Parthes en 78 av. J.-C. les Alains commencèrent au n' siècle & luttorcontre les Romains. A la fin du iv" siècle, chassés par les Huns de leur pays, ils pénètrent par fractions dans 1 empire ; à partir du v» siècle, il n'en est plus fait mention dans les documents. D'après la Nalitia dignitatum, un corps d'Alains a été au service de l'empiro romain, en Occident.

ALAIRE (du lat. ala, aile) adj. Qui a rapport aux ailes.

— n. f. Zool. Genre de douves. 11 .Syn. de fasciole.

ALAIRE ou ALARIA n. f. Algue de la famille des pbéosporées, tribu des laminariées, pourvue d'un thalle massif à croissance intercalaire. Ces algues sont répandues dans les mers septentrionales. L'une des espèces (alaria esculenta) qu'on trouve abondamment sur les côtes de la Grande-Bretagne, est recherchée comme aliment, à cause do son gofit légèrement sucré. On uo mange que la nervure médiane.

ALAIS {le) n. m. Nom donné en fauconnerie à un oiseau de la famille des faucons, très propre à la chasse à la perdrix. 11 On dit aussi aléthes.

Alais (lat. Alestum). chef-lieu d'arrond. (Gard), à 42 kil. de Nîmes, au pied des Cévennes, sur le Gardon dAInis; 24.380 hab. (.-1 (aisiens.) Cette ville est un des principaux contres de l'industrie et du commerce de la soie, dont .s oceunont presque exclusivomeiit los habitants dos cûllinos ot des vallons environnants. On y trouve aussi des verreries ot dos tuileries. Mais la plus grande industrie d'Alais est encore l'extraction do la houille et du minerai de fer, qui se rencontrent dans son riche bassin. Enfin, des sources minérales existent dans la ville môme ou daus ses environs immédiats, et un peu plus loin se trouvent des bains assez fréquentés pendant la saison des eaux 'aux Ii'umades, à Euzet). '

— Histoire. Bien que l'emplacement d'Alais ait été habité dès l'époque romaine, il semble difficile d'y voir la

villo épiscopolo d'Arriailum. En tout cas, au xi" si on trouve fo nom ti'Alais dan.s des documents aui tiques ; dès 1200, la ville obtient une charte do cous un peu plus tard (1243), ollo est acquise par I.oii <'t dépend do la maréchaussée do lîeancairo. A la fin du xvi" siècle, c'est un des principaux contres des réformés dans lo Wtii ; Louis XIII s'en empara en 1629 et y signa, lo 27 juin, la t'aix d'Alais ou Edit de grâce, qui termina la dernière guerre do religion en France. Alais eut un peu plus tard beaucoup à soufl'rir de la révocation de l'Edit de Nantes; son commerce de draperie, prospère dès le XH« siècle, a mis près de deux siècles à s'en rolover. Pour convertir ses habitants,

Louis XIV eut recours aux mesures

de rigueur, et y créa un évéché qui, de 1094, subsista jusqu'en 1790. La défaite des troupes royales sous ses murs I>ar Jean Cavalier, lo chef des camisards, lo 24 décembre 1702, est le dernier fait saillant de l'histoire d'Alais. Patrie du chimiste J.-B. Dumas.

L'arrond. d'Alais compte 11 cantons (129.089 hab.). Pop. du canton Est : 21.800 hab., du canton ouest : IG.300 hab.

— BiBi lOGR. : E. Roschach, Recherches historiques sur la ville d'Alais (Alais, 1800).

Alais (bassin d'). On donne ce nom au riche bassin minéralogique du Gard, qui s'étend sur 400 kilom. carr. dans les pays arrosés par la Gardon et par laCèzo. Parmi SOS dix-huit concessions minières, il faut surtout citer celles de Bcssèges ot de la GraiiJ'i'uiulii-. I.a production houillère est évaluécàenviron i !ii, in-, par an.

ALAISAGE n. m. Techn.V. AI I — y

ALAISE (de à l'aise) n. f. En ' '"^ "^

iiortic. Attache d'osier, de jonc ou Aiaisc.

de paille, qu'on fixe à l'extrémité d'une branche d'arbre trop courte pour être palissée, n En menuiserie. Planche .-ijoutéo a une autre. 11 En charronnerie, Emboîture.

ALAISE, ÉE adj. Blas. V. alésé. 11 On écrit aussi alézé.

ALAISER v. a. Techn. V. aléser.

ALAISIEN (zi-in - de Alais, n. de ville) n. m. Nom dans lequel Emilien Dumas comprenait les deux assises du terrain ac|uitanien de la région d'Alais (Gard).

ALAISOIR n. m. Techn. V. alésoir.

Alajuela, prov. de la rép. do Costa-Rica (Amérique ^ontialej; 57.000 hab. La capitale de cette province, Alajuslaj est uno ville do 8.000 hab.

Alakananda, rivière de l'Hindoustan, qui, sortie de . lliuia]aya,.sojumtau Baghirati pour formerloGange dont elle est la suiirce principale, bien que les Hindous considèrent le Baghirati comme la tête même du fleuve.

ALALCOMÉNES, anc. ville de la Béotie, fondée par Alalcomuno, pore nourricier d'Athéné, et pillée par Sylla.

A.LALCOMÉNIE, fille d'Ogygès, roi de Thèbos, et de Thebe, et sœur de TeLxiné et d'Aulis. Les trois sœurs qui avaient ete les nourrices d'Athéné, devinrent, après leur mort, les déesses praxidiennes, les Praxidices Elles avaient un temple à Haliarte, en Béotie ; on les honorait comme déesses de la tempérance et de la modération comme favorisant la réussite des projets et comme présidant aux serments.

ALALIE (du gr. a priv., et lalein. parler) n. f. Mutisme accidentel. Mutité acquise. Syn d'APHASiE.

ALALITE n. f. (de Ala, n. de lieu, et du gr. liihos, pierre. -- L orthogr. rationn. serait alalithe) Variété de diopsido dim gns verdatre, qui se trouve daus la petite vallée d Ala (Piémont).

ALALONGA ou ALALDNGA (du lat. ala, aile, et lo„qa, longue) n m. Nom donné, à Nice, à un poisson du cearo germon. V. germon et thon.

Al-AHAK n. m. Nom arabe de l'étoile de deuxième grandeur désignée par -, dans le planisphère de Flamsteed, et située dans le pied austral d'Andromède, n On 1 appelle aussi Amak.

Alaman, nom d'une famille importante de r.Vlbigeois aux xif et xiif siècles, à laquelle appartient Sicard Alaman le Vieux, conseiller de Raymond VII dernier comte do Toulouse, son sénéchal et son lieutenant général avant d être celui d Alphonse de Poitiers, mort en 1275. ALAMANIE n. f. Genre d'orchidées, voisin des vandas, oriu'UKiiro ilii Mexique. .Syn. de epidendrum.

Alamanni ;Louis), poète florentin, né en 1495, mort à Amboiso en 1550. Exilé de Florence, il se réfugia en France, et fut accueilli à la cour de François I", qui en 1554, l'envoya en ambassade auprès de Cliarlos-Quint' hes ouvrages : Opère toscane, recueil d'élégies, do sonnets do fables et do satires ; la Coltivazione, excellent poème didactique; \Avarchide, poème épique sur le siège do Bourges, se distinguent par l'élégance et la pureté du style.

ALAMANNIE. Géogr. V. ALÉ.MANN1E.

Alamans n. m. pi. Hist. V. Alemans.

ALAMBIC n. m. (ôifc — do l'arabe al, le; ambic, vase à distillation ; suivant quelques autres, du er. ambix vase dont les bords sont rapprochés). Appareirdont on se sert pour la distillation : Ce sont les Arabes qui ont introduit en hurope lusaqe de Talambic.

— Fig. Granà centre où bouUlonnont les passions :

Du soir au malin, fumont autour dos hommes Ces vastes alambics qu'on nomme les cit»;s.

A- HE Mdssbt.

— Passer une chose par ou a l'alambic. Lu tirer ù l'alambic L'examiner minutieusement dans toutes ses difficultés' dans toutes ses parties, n En mauv. part, A l'alambic. Se dit de ce qui est compassé, subtilisé, quintessencié : Poésie al alambic.

— Encycl. 'L'alambic, qui était déjà connu dos Grecs est I appareil que l'on emploie, dans les arts chimiques pour séparer les substances voIatUes de ceUcs qui ne le sont pas. Il se compose toujours de trois parties essentielles : la cucurbite (ou chaudière), le chapiteau et le réfri-

gérant. La cucurbite, partie inférieure dans laquelle on place le» matières & ilisiiller, doit toujours présenter la surface de chau/ru Ui plus grande

pos

ibic

Le

hapiteau couvre I a cucurbite et communique avec lo réfrigérant, au moyen d'un tuyau légèrement incliné.

Enfin, lo réfrigérant est la partie dans laquelle les va- .^ peurs se condensent et prennent l'état liquide. Il consisle en an tnbo en spirale nommé serpentin, qui plonge dans un cylindre rempli d'eau froide. V. di.stillation.

ALAMBIQUAGE rad. alambic) n. m. Raffinement, subtilité cxcessivo : /.ALAMBIQUAGE esl fréquent chez Marivaux.

ALAMBIQUER v. a. Distiller à l'alambic. (Peu usité.)

— Fig. Subtiliser, quintessencier : iè» symboliâtet ALAMBIQUENT leur Style. Il Fatiguer par trop d'application ù des choses abstraites : Les subtilités de la critique ne servent souvent qu'à alaubiqueb l'esprit.

Alambiqué, ée part. pass. du v. Alambiquer. Se dit do pensées, de réflexions trop subtiles, trop raffinées : Discours ALAMBIgL'ÉS.

S'a/amb/quer, v. pr. Se fatiguer par des subtilités.

ALAMBIQUEUR (rad. alambic) n. m. Celui dont le stylo '■>t rafiiiiê, comi»assé ; Alambiqceub de phrases.

Alameda, ville des Etats-Unis (Californie), sur la baio do San-Francisco ; 11.105 hab. Pop. du comté : 93.865 hab.

AlamoS, ville du Mexique (Etat de Sonera) ; 8.000 hab. Centre d'une région de mines d'argent.

ALAMOTOU ou ALAHOUTOU n. m. Arbre de Madagascar, produisant des fruits dont la saveur rappelle celle des figues ou des prunes. Cet arbre épineux paraît être un zizijphus ou un flacourtia.

AlamouT (le nid de l'aigle), citadelle de Perse, voisine de Kazbin, autour de laquelle se fonda, à la fin du xi* siècle, le petit Etat indépendant des Ismaéliens. Ils y demeurèrent jusqu'à la prise d'Alamout par Houlagou 1 1251).

e forte taille qu'on emploie pour ! loup.

Alan, Allen ou Allyn (William:, prélat anglais, né en 1532, mort on 1597. Partisan ardent et fougueux du catholicisme, il fit une guerre active aux réformes religieuses de la reine Elisabeth. Forcé de s'expatrier, son zèle pour la restauration du catholicisme en Angleterre lui valut le chapeau de cardinal (1588) et l'archevêché de Malines (1591). Il contribua plus que personne à décider le cabinet de Madrid à équiper \ Invincible Armada. L'échec de cette entreprise détermina sa disgrâce.

AlaND (archipel ou iLi:s n), groupe d'environ trois cents îles et ilôts de la mer Baltique, à rentrée du golfe de Bothnie, et dépendant du gouvernement d'Abo-Bjôrneborg (Finlande). Séparé de la côte finlandaise par le détroit de Skiftet, de la côte suédoise par le détroit d'Aland, cet archipel compte, sur ses 1.426 kilom. carr., 18.500 hab [Alandais.) L'île d'Aland est la principale du groupe; prè'jj d'elle se trouve la magnifique rade de Bomarsuud. L'ar chipel d'Aland appartient à la Russie depuis 1809. En 1854, la flotte franco-anglaise bombarda Bomarsund. Aux termes de la convention du 30 mars 1856, formant la troisième annexe au traité de Paris, le tsar ■ déclare que les îles d Aland ne seront pas fortifiées, et qu'il n'y sera maintenu ni créé aucun établissement militaire ou naval ».

— BiBL. : Léouzon-Leduc, les Iles d'Aland {Paris, lis*). ALANDIER (rfi-é) n. m. Bouche, l'un des foyers à la

base d'un four spécial.

— Encycl. Les fours à alandiers contiennent un certain nombre de foyers, répartis sur leur circonférence. On emploie de préférence ces fours, inventés par "VS'edgwooU, pour cuire les poteries ayant de grandes dimensions.

ALANGLACÉ, ÉE ou ALANGIÉ, ÉE adj. Qui ressemble à un alangion. n On dit aussi alangie.

— n. f. pi. Bot. Tribu de plantes de la famille des combrétacées ou de celle des cornacées.

— Encycl. La tribu des alangiées renferme de grands arbres ou des arbrisseaux incrmes, quelquefois épineux, à feuilles alternes, pétiolces, simples, entières. Les fleurs sont herm.^phrodites, disposées en fascicnles axillaires, ont un calice adhérent, campanule, à cinq ou dix dents ; l'ovaire est infère. Le fruit est une baie contenant un albumen ruminé, qui ne renferme ordinairement qu'une graine.

Cette famille a des affinités avec los myrtacêes. Elle renferme les deux genres alangium et marlea ; ce sont généralement de beaux arbres, appelés par les Indiens alangi ou angolam, et qui sont répandus dans l'Inde jusqu'au pied de l'Himalaya. Leur bois est excellent , blanc et très dur.

ALANGIER (gi-é) n. m. Genre do plan- Alingier. - a, fruit-

tes qui a servi do •

type à la tribu dos alangiées. Deux espèces, ï'alangium hexapetalum et Valangium decapelalum de I.âmarck, oni des racines aromatiques et anières.

. a. ot ALANGOCRIR ;S'). V. pr. V. ALAX-

ALANGUILAN — ALASKA

ALANGUILAN n. m. Bot. V. CANANfi ot II.ANG-ILANG.

ALANGUIR (ghir — rad. lanf/ueur) v. a. Fatiguer, affaiblir • Le raisonnement tue l'inspiration ; l attention qu on lut prê/é Talanguit et l'amortit .(V. Cousin.) ii Rendre langoureux ■ ALANStJiR ses yeux. Il On disait autref. alangourir.

— V n. Etre languissant, perdre son énergie : Les phtisiques à leur déclin alanguissent de jour en jour.

S'alan$uir, v. pr. Perdre de ses forces, do son énergie. Il Devenir langoureux.

AIJ^NGUISSEMENT {gki) a. m. Etat de langueur, d'abattement ; Secouer «on A.LANGUISSEMENT.

ALANINE n. f. Substance que l'on obtient en traitant l'aldéhydrate d'ammoniaque par l'acide cyanliydrique en présence d'autres acides ; isomère de la lactamine.

Encycl. Valanine C'H'AzO' cristallise en prismes incolores, réunis en étoiles ; elle est soluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool, insoluble dans l'éther. L'acido azoteux la transformé en acide lactique. L'alanino joue le rôle d'acide avec les bases métalliques, de base avec les acides. Soumise à la distillation sèche, elle se dédouble CJi éthylamine et acide carbonique.

AlaNSON (Edouard), chirurgien anglais, né i Newton on 1747, mort à Wavenroe près do Liverpool en 1823. Il a attaché son nom à uu procédé d'amputation dans la continuité des membres, évitant la saillie des os.

ALANTAMIDE [lie nhinlol, oliimide)n. f. Amide de l'acide alantique. Elle se dépose dans la solution alcoolique de l'anhydride alantique où l'on fait passer un courant de gaz ammoniac ; elle se présente en cristaux plumeux fusibles à 210°.

Alantika, massif montagneux do l'Afrique occid. (Adamaoua) ; ait. moyenne : 1.000 m.

ALANTINE (do l'allem. alant, aunée) n. f. Nom donné au principe végétal appelé depuis inuline.

ALANTIQUE (rad. alantine) adj. Se dit d'un anhydride extrait de la racine d'année, ainsi que de l'acide et de divers composés qui en dérivent.

— Encycl. IS anhydride alantique C "H"0' s'obtient pur en le séparant de l'alantol par cristallisation. C'est un solide incolore, cristallisé en aiguille sprismatiques, peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther, fusible à 00», sublimable et bouillant à 275°.

L'ocirfe alantique C"H"0' s'obtient à I état de sel potassique quand on verse de la potasse étendue et chaude sur l'anhydride ; on le met on liberté par l'acide chlorhydrique : il est peu solublo dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau chaude et l'alcool. Cet acide est monobasique ; ses sels sont peu stables.

ALANTOL (do l'allem. alant, aunée) n. m. Liquide jaunâtre extrait de l'essence d'aunée, et doué d'une odeur aromatique rappelant la menthe.

— Encycl. Ij'alantol C'°H"0 s'obtient en exprimant entre des doubles de papier buvard la masse cristalline (anhydride alantique baigné d'alantol) qui se forme quand on distille la racine d'aunée dans un courant de vapeur d'eau. L'alantol imbibe le papier dont on le sépare à 1 aide d'une nouvelle distillation. Ce composé bout vers 200».

Alaon, monastère du royaume d'Aragon, diocèse d'Urgel, connu grice au document dit Charte d'Alaon. C'est un diplôme de Charles le Chauve, daté de Compiègne, le 21 janvier de la cinquième année du règne (845), confirmant les libéralités d'un certain comte 'Wandrégisile au monastère d'Alaon, et donnant la généalogie de sa famille jusqu'à Clotaire II, roi de France, son ancêtre en ligne directe ; ce diplôme représente par conséquent les rois d'Aragon comme descendant des Siérovingiens. C'est un document apocryphe, fabrique au début du xvii" siècle par l'Espagnol don Juan Tamayo de Salazar, dans le but de rattacher par la maison d'Aragon, plus étroitement que la maison do France, la maison d'Espagne-Autriche à la dynastie mérovingienne.

— Bibliogr. : Rabanis, les Mé7-oi'ingiens d'Aquitaine. Essai histor. et crit. sur la Charte d'Alaon (Paris, 1856).

AlaotrA, grand lac de Madagascar (prov. d'Antsihanlka), ayant pour émissaire le Maningory , qui se jette dans l'océan Indien. Il semble diminuer d'une manière continue.

AlAPA'iefsk, ville de Russie (gouv. de Porm), sur la Néiva, affluent de la Toura ; 8.400 hab.

Alarcon, bourg d'Espagne, prov. de Cuenca (Nouv.- Castille) ; 850 hab. Place de guerre considérable sous la domination dos Maures, qui y vainquirent les Espagnols (1 195).

Alarcon (Hernando de), navigateur espagnol du xvi° siècle, a le premier fait le relevé hydrographique des cotes do la Californie, et démontré que cette vaste contrée n'est point une île.

Alarcon (Pierre-Antoine d'), écrivain et homme politique espagnol, né à Guadixen 1833, mort en 1891. Député en 1804, condamné en 1805 à l'exil comme signataire de la protestation des députés unionistes, il vint habiter Paris jusqu'à l'expiration de sa peine, et alla ensuite se fixer à Grenade. Il prit part à la révolution de 1868, et fut réélu membre des Certes. Après l'avènement d'Alphonse XII, il fut nommé conseiller d'Etat. Son premier roman de quelque importance, le Finale de Norma (18551, a été traduit en français par Ch. Yriarte (Paris, isco). Il donna ensuite : Bécit d'un témoin de la guerre d'.lfrii/ue (1859); Contes, articles et nouvelles (1859); l'Ami de la morte; Poésies sé!ieuses et humoristiques (1870); Choses du passé(mi); le Tricorne, dont la traduction parut dans « le Temps » en 1877 ; l'Alpujara (1874), récits do voyages dans la sierra Nevada; te Scandale (1875), roman qui fit grand bruit; l'Enfant à la boule (1880), son chef-d'œuvre; le Capitaine Veneno (1881); te Prodigue (1882); Jugements littéraires et artistiques (1883) ; Voyages à travers l'Espagne (1883). Poète, romancier et critique, Alarcon écrivait avec chaleur et naturel ; il a réussi surtout dans le genre satirique et immoristique.

Alarcon Y MENbOZA (Don Juan Ruiz DE), poète dramatique hispano-américain, né au Mexique vers la fin du xvi" siècle, mort en 1039. Il est probable qu'il appartenait à l'ancienne et noble famille des Alarcon, venue d'Espagne à la suite dos Pizarre et des Cçrtez. Il y revint d'assez bonne heure, fut attaché en qualité do rapporteur au conseil royal des Indes (1022), et, vers la même époque, commença à écrire pour le théâtre. Après avoir fait représenter un grand divertissement dramatique, l'Araucanien

Mcudoza

vaincu, en collaboration avec Guilhem de Castro, il composa seul des comédies très remarquables : Don Domingo de don Bla: ; l'Examen des maris; les Murs ont des oreilles; la Vérité suspecte, dont Corneille a tiré toute sa comédie du Menteur, et un grand drame en deux parties, chacune en trois actes, qui est un des chefs-d'œuvre de la scène espagnole : le Tisserand de Ségovie. Aucun indice ne fixe la date de la représentation do ces pièces, qui furent imprimées en 1028 et en

Dès le temps de Corneille, il était si bien oublié que Corneille crut d'abord imiter une comédie de Lope de Vega.

Alarcon est un des plus grands poètes de l'Espagne, et certainement le plus grand que l'Amérique espagnole ait produit. Inférieur à Lope de "Vega en imagination, à Calderon en poésie, il surpasse le premier et égale au moins le second par la profondeur et la v érité de ses caractères. Il a même, dans son Tisserand de Segovie, une énergie dramatique à laquelle Calderon n'atteint pas toujours. Sauf la \erdad sospechosa, imitée par Corneille, et le Tisserand de Ségorne, imité par H. Lucas, le théâtre d'Alarcon était à peu près ignoré en France ; il a été traduit en français par Alphonse Royer (1864).

ALARCONIE (du nom de Alarcon, le navigateur) n. f. Genre de plantes de la famille des composées, tribu des sénécionidées. Les alarconies sont des plantes herbacées, à grandes feuilles. On les trouve en Californie.

AlarCOS (VAllark des chronitiueurs arabes), village d'Espagne, prov. de Ciudad-Real (Nouvelle-Castille). Défaite des chrétiens parles Maures (1175).

Alard ou AdALARD, vicomte de Flandre, au commencement du xi° siècle. Il fonda sur une montagne, entre l'Auvergne et le Gévaudan, un hospice qui a servi do modèle à celui du mont Saint-Bernard et qui reçut plus tard le nom de Domerie d'Aubrac. Le vicomte Alard s'y retira avec douze chevaliers.

Alard (Jean-Delphin), violoniste français , né à Bayonne en 1815, mort à Paris en 1888. Premier prix de violon au Conservatoire, où il fut professeur cfe 1843 à 1875. Cet artiste, au jeu d'une grande pureté, au stylo classique, s'attacha à populariser les œuvres des grands maîtres. En 1847,11 inaugura avec Franchommedes séances do musique de chambre qui devinrent fameuses.

ALARGUER ighé) V. n. Gagner le large ; s'éloigner de la côte ou d'un vaisseau. (Vieux.) ii Porter plus largue, manœuvrer de façon que le vent devienne plus largue.

AlaRIC (monts d'), petit massif dépendant des Corbières, situé dans le dép. de l'Aude et dominant la rive droite du fleuve du même nom.

AlARIC I»% roi des Wisigoths, de la race des Balthes. mort en 410 à Cosenza. A la fin du règne de Théodose, il commande un corps de troupes gothiques au service de l'Empire ; bientôt après (398), il dévaste la Thrace et menace Constantinople, puis franchit les Thermopyles et pénètre en Grèce jusque dans le Péloponèse. Repoussé par Stilicon, il rentre en Pannonie pour en ressortir bientôt et envahir l'Italie. Vaincu de nouveau par Stilicon àPollentia en 402, et à Vérone, il gagne l'Illyrie, d'où il pénètre encore en Italie en 408. En 410, il s'empare de Rome, qu'il met au pillage pendant six jours. Puis il passe dans l'Italie méridionale, s'approïc à gagner la Sicile et peut-être l'Afrique, quand il meurt sur les bords du Busento. Pour assurer l'inviolabilité à sa sépulture, les soldats d'Alaric l'enterrèrent dans le lit du neuve, détourne momentanément par eux de son cours.

— Bibliogr. ; Simonis, Versuch einer Geschichte des Alarich, Kônigs der 'Westgothen (GSttingen, 1858); Riegel, Alarich der Balthe, Kônig der Westgothen... (Ofl'enburg, 1870) ; Von Eickcn, der Kampf der Westgoten und Borner unler Alarich (Leipzig, 1876).

AlÀric II, huitième roi des Wisigoths, mort on 507, succéda à son père Euric en 484, au moment où le royaume des Wisigoths s'étendait sur l'Espagne presque entière et sur la partie de la Gaule comprise entre la Loire, le Rhône et les Pyrénées. Peu cohérent, par suite des divisions de races et de religions, cet Etat fut détruit on 507 à la bataille de Veuille, par Clovis, et Alaric périt dans le combat de la propre main do Clovis. Il avait promulgué à Aix, l'année précédente, le Bréviaire d'Alaric, recueil des lois applicables aux sujets gallo-romains du royaume wisicoth.

— Bibliogr" : Junghans, Histoire critique des règnes de Childerich et de Ihlodovech, trad. par G. Monod (1879).

ALARIE ou ALARIA n. f. Bot. V. aLAIRE.

ALARMANT, ANTE adj. Qui est de nature à causer do l'inquiétude, de l'épouvante : Nouvelle alarmante. Situation ALARMANTE. Maladie alarmante.

ALARME n. f. (de à l'arme! cri militaire qui avertissait de prendre les armes. Dans ce sens, le pluriel a été sushtitué ausingulier, et l'on dit aux armes !) Cri, bruit (luelconque que l'on fait entendre pour attirer l'attention dans une circonstance dangereuse : Donner, sonner Talarme.

— Par ext. Panique causée dans un camp ou une place, par l'approche ou le bruit de l'approche des ennemis.

— Fig. Frayeur subite, trouble que cause dans l'âme l'image d'un danger réel ou apparent, il Dans le style élevé et poétique, s'emploie presque toujours au pluriel ; Les jours du méchant sont remplis (('alarmes. (Dider.)

— Canon d'alarme, pièce d'alarme. Canon do gros calibre, chargé à poudre, et près duquel la mèche ou le boute-feu était toujours allumé. Le faire partir, c'était donner un signal d'alarme. Il Batterie d'alarme ou Alarme céleuslique (du gr. kéleusma, ordre donné au moyen d'un signal ou d'un instrument). Batterie de caisse, destinée à donner l'alarme, en usage sous Louis XIV, remplacée aujourd'hui par la générale. Il Poste d'alarme. Poste avancé placé de manière à donner l'alarme à l'approche do l'en-

— Ant

nemi. Il Cloche d'alarme ou Tocsin, Sonnerie d'une cloche destinée à avertir les habitants d'une ville ou d'un village de courir aux armes, il Fausse alarme, Crainte sans fondement, il Prendre l'alarme, S'effrayer, s'épouvanter. Il Donner les alarmes, ou Tenir en alarme. Harceler les avant-postes de l'ennemi : C'est à la cavalerie légère à DONNER LES .ALARMES. (Rén. Bardin.)

— En alai'me, loc. adv. En crainte, dans l'inquiétude.

— Prov. L'alarme est au camp. Se dit quand une société, une réunion do conspirateurs, etc., vient d'être effrayée par une cause quelconque.

— Syn. Alarme, appréhension, crainte, effroi, épouvante, frayeur, peur, terreur. Alarme indi(iue une grande inquiétude causée par des dangers imminents. La terreur naît d'un danger immédiat, réel ou imaginaire, mais actuel. iJeffroi est toujours produit par un danger réel. La frai/eur est le sentiment d'un effroi passager, h'épourante nous fait fuir éperdus, inconscients. La crainte est inspirée par quelqu'un ou quelque chose qui peut être favorable ou contraire : ia crainte rfu Seigneur est le commencement de la saqesse. — hsLpeur se rapporte à une chose que l'on considère comme devant être funeste, mais qiii est souvent imaginaire, h'appréliension est due à l'incertitude do l'avenir.

ALARMÉ, ÉE n. Personne émue, inquiète.

ALARMER v. a. Donner l'alarme : Alarmer un camp. (Peu usité.) Il Causer de l'inquiétude, de la frayeur : Tout ALARME une mère,

— Fig. Ert'aroucher, offenser : Un rien alarme la pudeur. S'Alarmer, v. pr. S'inquiéter, s'effrayer : Le lièvre

s'alarme au moindre bruit, n S'effaroucher : Vertu qui s'alarme.

Loraqu'il faut au devoir immoler la tendresse, Un cœur s'alarme peu du péril qui le presse.

Crédillon.

Animer, encourager, enhardir, exciter, raféconlorter, retremper.

ALARMISTE n. Personne qui voit tout en noir et répand des nouvelles alarmantes : /.'alarmiste de rnauvaise foi est un spéculateur ou un ambitieux. (Fr. Wey.) 11 Arg. Chien de garde, il Adjectiv. : Journaliste, Député alarmiste.

AlaRY (Pierre-Joseph), prieur do Gournay-sur-Marne et membre de l'Académie française, né et mort à Paris (1689-1770). Il gagna les bonnes grâces du régent, qui le nomma sous-précepteur de Louis XV. En 1723, il fut admis à l'Académie française, quoiqu'il n'eût rien écrit.

ALAS {Inss — du lat. ala, aile) n. f. Partie des ailes du Clet dit boulier.

Alascher, ville de Turquie d'Asie, sur un affluent du Ghidiz-Tchi (Hermus); 15.000 hab. C'est Y a.ac\eane Philadelphie, siège de lune des Eglises les plus célèbres des premiers temps du christianisme et ville sainte des Turcs. Au^SKA ou AlaSCHKA, ancienne Amérique russe, actuellement territoire des Etats-Unis. C'est une presqu'île située à l'extrémité N.-O. de l'Amérique du Nord, entre l'océan Glacial, le détroit et la mer de Bering, enfin l'océan Pacifique. Une frontière conventionnelle la sépare à l'E. (du canal de Portland au mont Saint-Elie, à travers les montagnes ; du mont Saint-Elio à la mer Glaciale à travers la plaine arctique) du Dominion canadien.

Entre ces limites, l'Alaska s'étend avec ses dépendances sur une superficie de 1.376.000 kilom. carr. (deux fois et demie la grandeur de la France), où les roches volcaniques se rencontrent aux îles Aléoutiennes, les tenains primitifs au S. du mont Saint-Elie et sur la côte du Pacifique, les terrains secondaires (crétacés) dans l'archipel Alexandre, les tertiaires à l'E. du pays. ,,,.., ,

— Encycl. Tandis que la partie septentrionale de 1 A taska est presque partout basse et plate, le centre et surtout le midi sont très élevés, et sur la côte duPacifiq^ue se dressent les plus hauts sommets des territoires de 1 Union, à l'extrémité nord de la grande Cordillère nord-américaine (mont Saint-Elie, 5.977 mètres ; mont Logan, 6.396 mètres, etc.) ; ces montagnes, d'origine volcanique, contiennent encore des volcans en activité, revêtus de glaciers comptant parmi les plus grands du monde et descendant jusqu'à la mer. Au point de vue des précipitations atmosphériques, seule la côte pacifique est bien arrosée ; quant à l'intérieur du pays, il est soumis au régime continental. L'Alaska n'en est pas moins arrosé par des fleuves»importants, tels que l'immense Youkon, et par des rivières côtières tributaires de la mer Polaire et de l'océan Pacifique. Quelques lacs existent aussi dans le S.-O., parmi lesquels il faut citer le lac Iliamna ou Chelkoff.

Le climat varie pour les différentes parties du pays ; le nord et le centre, séparés par le cercle polaire arctique, sont de climat continental, avec des températures froides extrêmes (—57° C. à Fort- Youkon) ; le littoral de l'océan Pacifique est relativement protégé par les montagnes contre les vents du N., et jouit d'un climat relativement doux dans la presqu'île d'Alaska, d'une douceur et d'une égalité remarquables dans le district de Sitka.

Bas et droit, sans beaucoup d'accidents notables, vaseux ou marécageux sur la mer Arctique, le littoral, sans se relever beaucoup, présente un aspect plus découpé sur le détroit de Bering, dans lequel la presqu'île qui termine le cap du Prince-de-Gallos s avance entre les baies Kotzebue et Norton vers l'asiatique cap Oriental jusqu'à une distance de 45 milles. La côte ne devient vraiment haute ot très découpée qu'après la baie de Bristol et la mer de Bering, sur l'océan Pacifique ; là se trouve la longue péninsule d'Aliaska, que prolonge encore vers l'O. le cliapelet des îles Aléoutiennes et que borde au S. l'archipel Kadiak. Au S.-E. du mont Saint-Elie, le littoral est encore plus dentelé de fjords; il est aussi bordé d'îles rocheuses, aux contours tourmentés, derrière lesquelles se trouve une voie de navigation intérieure sûre, mais souvent trop étroite pour que des bâtiments à voiles y puissent louvoyer.

La flore varie naturellement avec les parties du pays; avec les forêts de conifères du district de Sitka et des bords du Youkon contrastent les îles Aléoutiennes, presque complètement dénudées et les territoires situés au N. du 09» lat. Pour la faune, ce sont surtout les oiseaux et les mammifères terrestres (ours, renards, castors, etc.) et marins (baleines, phoques, otaries, loutres de mer, etc.) des régions arctiques, qu'on rencontre dans r.Alaska. Quant aux ressources minéralogiques du sol, dont on a peut-être exagéré la richesse, elles sont certainement abondantes : des gisements houillers, des minerais de fer, do cuivre et d'or, s'y rencontrent.

[ni>t« ilans l'Alaska quo 32.000 habitants, sur l('«t-

I Indions (Innouits, Alôoutes, Athabascas, Tlinso partageant on cinq groupes do langues. Ces lo sombloiu gu6ro avoir gagné au contact do la

i|ii(i In goftt des spiritueux et les maladies -' ; .'iNssi. entre 1880 et ISyo, leur nombre s'estl'i' . 'Iiiii (juart. La majeure partio do cette I. I Ml tic ou sept districts sur tout lo pays, • \r m'i-Llioiialo do l'Alaska; )ù, et sur le cours , i|iir!ijiics rares comptoirs {Sil/ca, la capitule, Jiiii.iLiska, etc.) centralisent les produits du i.TM'^. saumons en boites et salés, merluches, ihli. s mines sur la frontière du Dominion, M, Il •■ . lie l>a\vsou et duKlondike) et argent ; ils

II |M I i(cs quantités.

I 'Il i;il par liéring ot TchirikolT, lo territoire vlul'ud eu Sun littoral étudié par dili"érents

Centrale et do l'Asie Mineure portent aussi lo nom d Ala-Taou.

A LATERE (mots latins qui si^nit. du côté, d'auprès) Ion. adv. Ku dit des cardinaux qui, siégeant à côté du pane in ia(crc), si'ii éloignent pour remplir une mission Uipluniattquo : c'était un légat a latcre, le cardinal Caprora, «lUi fut, en 1802, envoyé on Franco pour réorganiser lo culte catholique rétabli.

ALATERNE (du lat. alatci'nuB, nerprun) n. m. Grand arbrisseau de la famille dos rhamnées, à tigo rameuse, ix l'euillos persistantes, â fleurs verd&tres, exhalant une odeur de miel assez agréable. Il habito ^Kurope mérid. et les bords du bassin méditerranéen. Son bois est dur, ot ses Iruiis simr (■ijii>li»3 es comme purgatifs.

ALATEHNOIDE "ie aluieme, Ot du gr. e((/os, formo) adj. Qui russmible ù lalatorne.

iKivif^'aLoui's, entre autres par Cook et par Vancouver. A|p[<'s la fondation, par l'empereur Paul I"{i79y), de la

I l'itipagnie russe-américaine, qui entreprit la colonisation

II 1 exploitation du pays, l'exploration de l'intérieur comiji'-iM.a. La cession de l'Alaska aux Etats-Unis pour une siiuiine de 38 millions de francs (1867) a donné un nouvel iss.-r aux études sur l'intérieur, dont les dernières sont '■rll.'s des missions d'exploration de la frontière, entre b- Caiia i;t ■■! lAIa^K:! Mar Grath et Turner, 1889-1891).

l.iiîi i.M.K W H !m1I, Alaska and its Besoiirces (l;'>MnN. is?.. . i;;ni. r-i: Il . >t»ire des Etats pacifiques de l'Amrruiur,lH .Vun/, I \\\ 1 1 1 . A/rtsA-fl fSan-Francisco, 188G) ; ll.-W. Klliott., an Arctic Province; Alaska and the Seul /s/nitds (Londres, 188G) ; Petrov, Report on the population, industries and resources of Alaska (Washington, 1885); Jt'/iort on the population and resources of Alaska at the tl'vrnth census, fS9Û (Washington, 1893).

ALASKAÏTE (de Alaska, n. pr.) n. f. Sulfure naturel do lu^riuiili, plomb, argent et cuivre.

AejVSSIO, ville et port d'Italie, prov. et à 50 kilom. do <i'iÉos; 5.200 hab., pour la plupart excellents marins et p. I heurs, adonnés surtout à la pêche du corail. Chantier 'II' ''"MstrartioDs navales; huileries.

Alastor, personnification de la divinité qui poursuit Il \ i'ULiM[i'0 d'un crime; « Valastor de quelqu'un, pour pli In- cuiiimo les poètes grecs, est à peu près la même . h'tso que son mauvais génie ". ^A. Croiset.) n Le poète anglais Percy Byssho Shelloy a uonné ce nom à un beau

1 lue qu'il a écrit en 1815, où il considère le génie de la

snlimdo comme un mauvais génie : Alastor or me Spii^ït of ■Suhtiide (Londres, 1816).

Alatamaha ou Altamaha, fleuve côt. des Etats- Vins, arrosant l'Etat de Géorgie et se jetant dans l'océan Atlantique, après un cours d'environ 225 kilom.

Ala-TAOU (nom générique, signifiant en turc monts fji'iarrés, et que portent plusieurs chaînes de montagnes euiisidérables do l'Asie russe). Dans la partie mérid. lin gouvern. de Sémirétchinsk (Turkestan) se développiiit trois chaînes de montagnes se rattachant au système 'lu TUian-Chan et formant un cadre autour du lac IssyU- K'Hil : l'A/n-T'aoK-Torskeï, qui contourne le lac au S., r W-f-rdOJi-Koungoï et l'^/a-rrtou-Transilien, situés au N du lac. Co sont do hautes montagnes orientées d'E. en U., s'élcvant jusqu'à une ait. de 5.000 mètres, et formant frontière (l'Ala-Taou-Terskeï tout au moins) entre les empires russe et chinois. Elles dominent un pays de steppes, dépourvu de forêts, et possèdent sur leurs flancs une zone cultivable (entre 600 et 1.300 mètres), ;\ laquelle font suite la zone des arbres à feuilles a. hulaires (jusqu'à 2.300 mètres} et la zone alpine (jusqu'à :<^.iiu mètres), puis les neiges. On connaît encore dans I' l'urkestan la chaîne des Kirghiznin-,4 /a- Taou, qui proi nue ducôté de rO. rA/a-Taou-Transilien ; en Sibérie, • • lU' de l'vl/a-T'i/fju-Kouznetzk, qui sépare l'Ob de l'Iénis-

! . quelilues autres montagnes peu importantes de l'Asie

ALATIER {tî-é) n. m. Nom vulgaire du fruit des viormes,

ALATION {si — du lat. ala, aile) u. f. Manière dont les ailes des insectes sont disposées ou conformées.

ALATLI n. m. Espèce de martin-pêcheur qui habite les Antilles et lo Sénégal, il On l'appelle aussi oiskau a collier {alcedo torquala).

Alatri (lat. Aletrium), ville d'Italie, anciens Etats de l'Eglise, sur le Cosa, sous-affluent du Garigliano; 13.250 hab. Evêché; ruines pélasgiques.

ALATUNGA n. m. Ichtyol. V. alalonga.

Alatyr, riv. de la Russie d'Europe, qui coule aussi dans la Russie d'Asie, et se jette dans la Soura, affluent de la Volga, après un cours de 220 kilom. ~ District du gouvern. de Simbirsk (Russie d'Europe); territoire très boisé, qu'arrosent la Soura et l'Alatyr; 104.000 hab. Son cb.-l. est la ville à'AlatJ/r, au confluent de la rivière du même nom avec la Soura; 10.650 hab. Marché important.

ALAUDIDÉS (du lat. alauda. alouette, et du gr. eidos, forme) n. m. pi. Famille de passereaux conirostres, dont l'alouette est le type.

— En'cvcl. Les alaudidés se caractérisent par leur bec moyen, leurs ailes longues et larges à dix rémiges primaires, leur queue courte, et l'ongle du doigt postérieur prolongé on éperon. Habitent surtout les régions plates de l'ancien monde où ils se nourrissent d'insectes en été, de grains en automne et en hiver, ot de petites plantes au printemps.

AUVUS [la-uss — du gr. alaos, aveugle) D. m. Genre de coléoptères élatériiïés, renfermant de grands laupins couverts d'une pubescence grise et dorée, répandus sur tout le glol)e et surtout dans la région austro-malaiso. AlaOs

Alausi, ville de l'Equateur (prov. de ^^^^' ** ""^ ^*'"*- Cbimborazo). sur le petit fleuve côtier de ce nom ; 6.200 hab. Sources chaudes ; draperies.

Alaux (Jean), dit le Romain, peintre français, né à Bordeaux en 1786, mort à Paris en 1864. Fils d'un peintre, il était le frère cadet de Jkan-Pikrbk Alaux, décorateur (1783-1858), créateur du Néorama, et de Jean-Paul Alaux, dit Gentil (1788-1858), peintre dont lo musée de Bordeaux conserve des ouvrages et qui fut le recteur des écoles de dessin de cette ville. Elève de Vincent et do Guérin, Jean Alaux remporta, en 1815. le prix de ■Romo avec un tableau Briséis trouve dans la tente d'Achille le corps de Patrocle. Il a exécuté, outre des tableaux otde nombreux portraits, des pointures historiques pour le musée de Versailles : Rataille de Villaviciosa ; Valenciennes prise d'assaut par Louis XI V; Etats généraux de Paris sous Philippe de Valois; Assemblée des notables à Rouen sous I/enri IV; Etats généro^u' de Paris sous

ALASKAÏTE — ALBANE

Louis XIII ; Lecture du testament de Louis XI V. On lui doit encore la décoration entière do la nallo doH étais généraux, à laquelle il conHacra neuf annéos ot qui comprend plu» de quatre-vingt-six compoHitJons. Alaux, qui dirigea l'Académio do France à Homo de 1847 à 1850, fut nommé, en 1851, membre do l'Institui. où il succéda au peintre Drôlling.

— BiHL. : E. Guillaumct, Xottces et discours (Paris, 1895j

Alaux (Gustave d). écrivain français, néon 1810, mort à Paris en 1885. Il vinita l'Espagne, lo Liban, les Aotillos. ot séjourna à Haïti, où il rassembla les matériaux de celtf curieuse étude : l'Empereur Soulouque et son temps (1856).

AULUX (Jules-Emile), professeur do philosophie et écrivain français, né à Lavaur (Tarn; e i 1828. A co lettré de talent, à co philosophe spiritualistc d'une réelle indépendance, on dcit notamnfcont : l'Art dramatique (\ a:,:, r. la /fc/ïSfion ou xix» aï'*c/c( 18571, poésies; /a //awon (1860); /'ace et rot" (1861); la Philosophie de M . Cousin (1^6*) ; la ïtetifj ion progressive {lii69) ; la République {l&ll); Analyse métaphysique (lÈli); Etudes esthétiques M874); De la métaphysique considérée comme science (1879) ; Histoire de la philosophie (1882) ; Problème religictuj du xix* siècle (i890) ; Philosophie moraleetpolitiquéi{l$ny,ThéorieUc l'âme humaine(lH9h;;ctc.

AjJiVA, la plus grande et la plus méridioDalc des trois provinces basques (Espagne). Pays montagneux, encaissé, bien arrosé; 93.000 hab. Ch.-l. Vitoria. Céréales, mines do fer, do houille, etc. L'Alava (basque Araiiar), réuni à la couronne d'Espagne on 1200, a conservé ses fueros.

Alava (Miguel Ricardo n'), général et homme d'Etat espagnol, né à Vitoria en 1771, mort à Barèces en 1843. Il accepta, eu 1807, la constitution donnée à l'E-spagne par Napoléon et accompagna à Madrid le roi Joseph ; mais, on 1811. il se tourna contre lui et fut un des aides de camp do Wellington. Ferdinand VII l'envoya comme ambassadeur dans les Pays-Bas. Après la révolution de 1820, il devint président des Certes. Chargé, en 1823. de négocier la paix avec le duc d'Angouléme, il échoua et passa en Angleterre. A la mort de Ferdinand VU, il rentra en Espagne et fut nommé ambassadeur à Londres, puis à Paris.

AlavOINE (Jean-Antoine'), architecte français, né et mort à Paris (1776-1834). Il éleva avec l'arcbitectp Cellerier le théâtre des Variétés à Paris, et construisit seul les anciens bains Montesquieu. Nommé architecte du gouvernement, il exécuta des travaux â l'église abbatiale de Saint- Denis, à la cathédrale de Séez, et dressa, en I8i5, sur la place de la Bastille, à Paris, le modèle dune fontaine monumentale dite Fontaine de l'Eléphant, qui consistait en un éléphant de bronze portant sur son dos une tour de môme métal, avec un appareil hydraulique dans l'intérieur. Co projet ne fut pas exécuté. C'est eneore Alavoine qui lit les plans de la colonne de Juillet, à Paris.

Alba (VAlba Pompeia des Romains\ ville du royaume d liai H' Piémont [prov. de Coni]). surleTanaro; li.OÔOhab. Kvé-;iié. Patrie de Pertinax. Chef-Jicu du district du même nom, qui compte 135.000 hab.

Alba (lat. Alba Fucentia), ville d'Italie (prov. d'Aquila .Abruzzej) ; 2.450 hab. Ancienne capitale du pays des Marses, les Romains la colonisèrent en 303 av. J.-C, en firent la principale place de défense de l'Italie centrale, et y internèrent Persée, roi de Macédoine; Syphax, roi de Numidie, et Bituitus, roi des Arvernes.

Albacete, ville d'Espagne, ch.-l. de la prov. de ce nom, sur le riode Bazalote, afnuent du Jucar; 21.000 hab. Industrie coutelière. — La province d' Albacete, ancienne dépendance du royaume de Grenade, est la continuation vers l'E. du plateau de la Manche ; 230.000 hab., sur I4.8f0 kilom. carr. Pop. du district : 28.800 hab.

ALBACORE n. m. Corruption du nom albacoretta^ donné par Pline à une espèce de thon, et qui a servi ensuite à désigner [dusieurs espèces de scombres.

Alba de TormÈS, ville d'p:spagne. à 22 kilom. S.-E. de Salamanque, sur le Toiittès, affluent du Douro ; 2.800 hab. Victoire des Français sur les Espagnols, en 1809.

Albain (mont), montagne du Latium, qui dominait Alba Longa, aujourd'hui Aïonte-Cavo.

— Antiq. rom. On appelait Albains les prêtres de Mars, dont le mont Albain était la résidence ordinaire.

AlBAK, ville de Hongrie (comitat de Torda-Aranyos), sur un souS-affluent du Mares; 5.300 hab.

Albalat DEL ArzobispO, villc d'Espagne (prov. de Têruelj, sur le rio Martin, affluent de l'Ebre ; 4.200 hab. Près do la ville sont les bains d'Areos, très fréquentés.

Alban, ch.-I. de cant. (Tarn), arrond. d'Albi : 955 hab. Fer magnétique, manganèse, etc.; menhirs. — Le cant. a 7 comm. et 8.322 hab.'

Alban ou Albans (saint), premier martyr de la foi en Angleterre, périt vers 303. La ville de Saint-Albans, en Angleterre, a tiré son nom d'un monastère élevé à sa mémoire. Honoré le 22 juin.

Albanais, aise» celui, celle qui est de lAlbanie.

— Adjectiv.: Guerrier albanais. Bace albanaise.

— n. m. Linguist. Idiome qui se parle dans l'Albanie proprement dite et dans quelques provinces ottomanes.

— Hist. relig. Membre d'une secte chrétienne (jui prit naissance en Albanie, au VIII* siècle, ot qui renouvela les opinions des manichéens.

ALBANAISE n. f. SortO d'anémone blanche.

Albane ^François Al- BANi, dit l), célèbre peintre italien, né à Bologne en 1578, mort dans cette ville en 1660. Elève des Carrache, il se Ha avec le Guide et le Dominiquin, travailla à Rome, puis à Bologne.

Il a surtout cultivé le genre gracieux, ce qui lui a valu les surnoms de Peintre des

L'Albane.

Grâces et d'Anaa-éon de la peinture. On lui reproche de manquer d'invention et de finesse dans le coloris : mais il excellait dans l'art de peindre les monuments d'architecture, et dans la reproduction des vues champêtres et des paysages. On a souvent répété qu'il trouvait dans la

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