‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 161 sur 828 · ALBI — ALBITE · texte numérisé non relu

ALBI — ALBITE

dorainatioD et retomba, par le traité de Paris (12 avril 1229), sous l'autorité des rois de France qui, en 1264, laissèrent aux évêques la seigneurie temporelle de la ville. Peu auparavant (1254), y avait été tenu un concile pour achever d'extirper Thérésie des Albip;cois ; au xiv* siècle, les Pastoureaux y pénétrèrent (1320). Le seul événement à noter postérieurement est la transformation, en 1676, de l'évèché d'Albi en un archevêché qui disparut de 1790 à 1822. L'arrond. a 9 cant., 94 comm., et 100.546 hab., et le cant. 17 comm. et 31.525 hab.

— BiBLioGR. : E. Jolibois, Albi au moyen âge (Albi, 1871).

ALBI, racine latine tirée de albus, blanc, et qui entre dans la composition d'un grand nombre d'adjectifs appartenant à l'histoire naturelle. Voici les principaux : Albi- BARBE {albus, blanc ; barba, barbe). Qui a la barbe blanche. |] Albicaude {cauda, queue). Qui a la queue blanche, il Al- BiCATJLE {caniis, tige), Qui a la tige blanchâtre, il Albiceps {capuf, tête), Qui a la tête blanche, n Albicolle {collum, cou). Qui a le col blanc, il Albicorne {cornu, corne), Qui a les cornes blanches, il Albicoste {costa, côte). Se dit d'un coquillage dont les cornes offrent des raies blanches. Il Albidipenne {penna, plume). Qui a les ailes blanchâtres. Il .'Vi.BiFLORB {/los, floris, fleur). Qui porto des fleurs blanches. Il Albilabre {labrum, lèvre), Qui a le museau tacheté de blanc. :i Albimaculé {macula, tache), Qui est tacheté do blanc. Ii Albimane [vianus, main), Qui a les tarses blancs. Il Albinerve {nervus, nerf), Se dit d'une plante dont les feuilles ont des nervures blanches. Syn. albu'einé {vena, veine). Il Albipède {pes, pedis, pied). Qui a les pattes blanches, il Albipenne {penna, aile), Qui a les ailes blanches, il Albirostre [rosti-um, bec), Qui a le bec ou l'extrémité du museau blanc, ii Albitarsi-: {tarsus, tarse), Qui a les tarses blancs. Il Albiventre (ren/er, ventre), Qui a le ventre blanc.

Albias (lat. Cosa), comm. de France (Tarn-et-Garonne), arrond. et à 10 kilom. de Montauban, cant. do Nègrepelisse, sur l'Aveyron ; 1.097 hab. Le nom de la " bastide d'AIbias u apparaît pour la première fols en 1316.

ALBICANTE n. f. Variété d'anémone à grandes feuilles.

AlBICINI (comte César), homme politique et écrivain italien, né à Forli en 1825. Lors du soulèvement de la Romagne, en 1859, il fit partie de la junte provisoire de gouvernement, puis devint ministre dans les Légations. Après l'annexion (1860). il siégea au parlement italien et fut nommé recteur de l'université de Bologne. Ses principaux ouvrages sont : Du progrès dans l'humanité et dans la science (1863); l'Etat et l'individu dans la société moderne (1862); la Nationalité (1871).

ALBIGORE n. m. Ichtyol. V. albacore.

ALBIDC (du lat. albus, blanc) adj. Blanchâtre, n S'est dit en particulier d'une couche du derme : Couche &.LBiDEprofo7ide de la peau.

ALBIEN {bi-in — de Aube, dép. franc.) n. m. Cet étage, ainsi nummé par d'Orblgny, est placé à la partie supérieure de la série infracrétacée, sur l'étage aptien, et sous les couches du cénomanien. Syn. de gault.

ALBIFICATION {si) n. f. Alchim. V. alb,\tion.

Albigeois (l"), ancien pays de France (Languedoc), qui correspond à la Civitas Aloigcnsium de l'époque galloromaine, et a formé d'abord le seul diocèse d'Albi, puis ceux d'Albi et de Castres. Il est maintenant compris tout entier dans le dép. du Tarn.

Albigeois ou Cathares. On désigne sous ce nom,

dès la lin du xu" siècle, les hérétiques cathares (v. ce mot) du midi de la France. Les a-t-on appelés ainsi parce que le pays do l'Alljigeois comptait plus de cathares que les autres parties du Languedoc ? La chose est impossible, puisque le centre religieux des cathares méridionaux était bien plutôt à Toulouse et dans le Toulousain. On a aussi, mais sans preuve certaine, prétendu que l'hérésie aurait fait sa première apparition en Languedoc, dans la vallée du Tarn, et par conséquent à Albi. Quoi qu'il en soit, il est bien certain que les Albigeois professaient exactement les mêmes doctrines que les cathares proprement dits; comme eux, ils croyaient à l'existence de deux natures essentiellement et éternellement contraires et de deux créateurs, ayant chacun sa création, son monde et sa révélation ; comme eux, ils niaient la réalité de l'incarnation, des souffrances, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, ainsi que la résurrection de la chair. Ils condamnaient la procréation des enfants comme un crime. Ils ont péri pour la plupart pendant les guerres qui portent le nom de croisade des Albigeois; les Fi^ères prêcheurs, ïnstitaés par saint Dominique pour l'extirpation de l'hérésie, lîrent ensuite une guerre si acharnée au catharisme, nue, dès les premières années du xiV siècle, l'hi rôsie albigeoise était presque complètement éteinte dai le midi do la France.

Albigeois (croisade des). Le comte de Toulouse, Raymond VI, protégeant les Albigeois, le pape Innocent III lui demanda de prendre parti contre eux et de faire cesser leurs violences envers les catholiques. Ravmond s'y refusa et fut excommunié (1207). Le légat Pierre de Castelnau ayant été assassiné sur ces entrefaites par un serviteur de Raymond VI (12O8), le pape, secondé par les moines de Citeaux, invita les princes de l'Europe à prendre la croix (1209). Les croisés n'eurent pas à marcher contre Raymond VI, qui fit brusquement sa soumission, mais contre Raymond-Roger, vicomte de Béziers et de Carcassonno : ces deux villes furent prises et saccagées. Le pape enjoignit à Raymond VI de se justifier du meurtre de Caslelnau, et "le comte de Toulouse comparut devant los conciles de Saint- Gilles (12Ï0) et d'Arlos (12U). Rejetant les conditions qu'on prétendait lui imposer, il prit les armes : mais, vaincu à Castelnaudary et dans la plaine de Muret (1213), il perdit Toulouse, et, après le concile du Latran (1215), le pape mit Simon de Montfort en possession du comté. Les rigueurs de Simon lui aliénèrent les populations, et Raymond VII, fils do Raymond VI, put s emparer do Toulouse ; Simon voulut reprendre la ville, mais il fut tué d'ua coup de pierre (1218).

Louis VIII, roi do France, à la prière du saint-siège, se croisa contre les Cathares, après avoir reçu l'hommago d'Amaury, fils de Simon de Montfort, pour le comré de Toulouse ; il vint trois fois en Albigeois et conquit le Languedoc. Blanche de Castille contmua la lutte : Cas-

I dans

telnaudary fut pris (1227), les communications furent interceptées entre Toulouse et le comté de Foix (1228), et bientôt Raymond VIII vint en personne à Meaux négocier sa soumission : le traité de Paris (1229) termina la guerre, et Blai^che, fille de Raymond VII, fut fiancée à Alphonse do Poitiers. C'était l'annexion certaine du comté de Toulouse à la couronne. C'est pour aider à la lutte contre cette hérésie que Tinaulsition fut instituée.

— BiBLiocR. : Ch. Schmiat, Histoire et doctrine de la secte des Cathares ou Albigeois (Strasbourg, 1849); Donais, les Albigeois, leurs origines (Pans, 1878); Peyrat, Histoire des Albigeois (Paris, 1882).

Albignac (Louis-Alexandre, baron d'), général français, né à Arrigas, près du Vigan, en 1739, mort en 1820, Il se conduisit brillamment en défendant Pondichéry contre les Anglais (1778). A son retour en France, il lut nommé maréchal de camp (1788), et lieutenant général (1792). Il servit à l'armée des Alpes, où il commanda en l'absence de Kellormann, et à l'armée du Rhin.

Albignac (Philippe- François-Maurice, comte d ), général, fils du précédent, né à Millau (Rouergue) en 177ô, mort en 1824, Elevé parmi les pages du roi, il entra dans l'armée comme lieutenant en 1792, émigra, revint en France après le 18 Brumaire, rentra dans l'armée, puis passa au service du roi de Westphalie, Jérôme Bonaparte, qui le nomma grand écuyer, général de brigade, ministre de la guerre, comte de Ried, et lui donna le fief de ce nom. Tombé en disgrâce, il revint en France, Pendant iesCentjours, il se rangea du côté des Bourbons.

Albignac (le baron d'), maréchal de camp, né à Bayeux en 1782, mort à Madrid en 1823. Aide de camp de Ney, il le suivit en Espagne (1808), puis en Russie, et assista à la bataille de Leipzig, ainsi qu'à la campagne de France. En IS14, Louis XVIII le promut maréchal de camp. Député pendant les Cent-Jours, inspecteur général d'infanterie (1820), il prit part, en 1823, à la guerre d'Espagne.

Albigny, comm. du dép. du Rhône, arr. et à U kilom. de Lyon, sur la Saône ; 1.205 hab.

ALBIKIA n. f. Bot.

ALBIN, INE (du lat. albus, blanc) adj. Qui est de couleur blanche, de la blancheur des albinos : Couleur albine. Tache albine.

Albin (Eléazar), peintre et naturaliste anglais du xviii'' siècle. Il a peint surtout des figures d'histoire naturelle, notamment celles qui accompagnent V Histoire des araig7îées ào T. Martyn (^Londres, 1739) et l'Histoire des insectes de l'Angleterre, par Derham (Londres, 1851). Comme naturaliste, il a publié une Histoire naturelle des oiseaux (Londres, 1737), et une Histoire naturelle des oiseaux chantants de l'Angleterre (Londres, 1737), qu'il a ornée de gravures coloriées.

ALBINE (du lat. albus, blanc) n. f. Variété d'apophyllite.

Albine (sainte), vierge de Césarée, qui subit le martyre en 249. D'après los croyants eux-mêmes, le peu que l'on sait do sa vie appartient à la légende. Elle est honorée le 16 décembre. Les calendriers qui placent sa fête le 26 septembre la confondent avec une autre vierge du même nom, sœur de saint Praxence, qui fut martyrisée sous Antonin.

Albini (François-Joseph, baron d'), homme^ d'Etat allemand, né en 1748, mort en 1816. Il fut ministre des finances d'Autriche sous l'empereur Joseph II, puis chancelier auliqne et ministre d'Etat de l'électeur de Mayence et assista au congrès de Rastadt (1797). Par la suite, il entra au service de l'empereur d'Autriche.

ALBINI(Giusoppe), savant italien, l'un des physiologistes los plus distingués de l'Italie, né à Milan vers 1823. On lui doit notamment : Recherches sur le pancréas et le suc pancréatique (Naples, 1866) ; Leçons d'embryologie (Naples, 1867); De l'excitabilité et conductibilité des nerfs desséchés (1868); Guide pour l'étude de la physiologie normale et expérimentale (Naples, 1870); De la transfusion du sang {'Saisies, 1872); Recherches sur la force de sécrétion des reins (1874), etc.

ALBINIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport à l'albinisme.

ALBINISME (rad. albus, blanc) n. m. Anomalie congénitale 'd'organisation, consistant dans la diminution ou mémo l'absence totale du pigment ou matière colorante do ia peau, des cheveux et des yeux. L'albinisme s'appelle encore leucopathie (du gr. leukos. blanc, et paMos, maladie), ou leucéthiopie {du gr. leukos, blanc, et éthiops, éthiopien, nègre). Ce dernier mot vient do ce que l'albinisme n'a d'anord été observé que dans la race nègre.

— Encycl. Ij'albiyusme, dont les causes sont imparfaitement connues, se manifeste par l'absence partielle ou même totale du pigment qui caractérise les diverses espèces. Isidore Saint-Hilaîro est le premier qui en ait donné une description méthodi()ue; il distinguo l'albinisme complet, partiel et imparfait. H se prodtiit chez l'homme, les animaux et les plantes.

— Anthrop. L'albinisme, cfiez l'homme, se manifeste par une blancheur mate, rappelant colle de la cire, et par la finesse de la peau ; tout lo système pileux, fin et soyeux, est d'une teinte pâlo qui peut aller du blond très clair jusqu'à la coloration blanche de la soie ou du coton ; l'iris, non pigmenté, est transparent et paraît rosé; b pupille apparaît d'un rouge vif, au liou d'être noire. La choroïde, dépourvue de pigment, refléchit la lumière au lieu de l'absorber et l'intérieur du globe de l'œil se trouve ainsi vivement éclairé en sorte que les albinos craignent un peu la lumière du jour. L'albinisme est surtout fréquent chez les nègres.

Les nègres pies, qui sont tachetés de blanc sur diverses parties du corps, sont afi'ectés d'albinisme partiel.

— Bot. L'albinismo, chez les végétaux, atfecte lafcuillo ou la corolle ; il n'est pas transmissible par lo semis, mais bien par la greffe ou le bouturage. On le distingue de la chlorose par sa permanence et par la guérison de celle-ci avec arrosage aux sels de fer. Les feuilles étiolées verdissent quand on les expose au soleil. Les feuilles albinos demeurent donc telles, par suite de l'absence du principe pigmcntairo colorant la chlorophylle. Quand l'albinisme est partiel, les feuilles sont dites panachées. L'albinisme de la fleur provient de l'absence, dans les cellules, des

granulations pigmentaires colorantes ou des liquider . ,lores, dont le rôle est de donner à chaque fleur la toirii.< qui lui est propre. Les fleurs jaunes sont moins sujetto;, a 1 albinisme quo les bleues et les rouges , qui en sont plus fréquemment atteintes (la balsamine. Ir- hloue*, la cainjianule, le pétunia. Les fruits sont également sujets à cctto anomalie {cerise, fraise, groseille).

— Zool. Plus fréquent encore est l'albinisme che: les animaïu. Il a été observé chez les animaux domestiques et chez les animaux sauvages. Cette atTection atteint chez les bêtes le système pileux et les plumes, ainsi quo l'iris de l'œil.

Tous les animaux sont sujets à l'albinisme ; il est plus fréquent chez les mammifères ; on le trouve également chez les ophidiens et les batraciens. A. Duméril a obtenu au Muséum, par voie de sélection artificielle, des axo- 'otls albinos qui se reproduisent très bien. Des cas d'albinisme sont rapportés chez les grenouilles par Pavesi {Tératolof/ie comparée), chez la musaraigne {Bulletin de la Société zooloi/igite de France [1883]), chez dos moineaux par le D' Savatio (1882). L'albinisme s'observe également chez les poissons, surtout chez les cyprins dorés ou poissons rouges ; on l'a même rencontre chez un papillon (le melita-a didyma), chez les mollusques, notamment chez les olives. L'albinisme peut devenir périodiaue. "V. mi-

MKTISME.

ALBINOS (yioss — du portug. albino, venant lui-même du lat. albus, blanc) n. et adj. Qui est affecté d'albinisme : Les lapins albinos ont le poil blanc et les yeux roui/es,

AlbinOVANUS (C. Pedol, poète latin, ami d'Ovide. Il reste de lui des fragments d un poème épique sur la navigation de Germanicus dans l'Océan septentrional. On lui attribue aussi, sur la mort do Mécène et sur celle de Drusus, des élégies qu'on place souvent à la suite des œuvres d'Ovide.

AlbINUS (Decius Clodius Septimus), général romain, prit la pourpre dans les Gaules à la mort do Pertinax (l'.'3). Scptime-Sévère le vainquit à Lyon et le lit décapiter (197).

AlbinuS, philosophe platonicien du II" siècle. II professait à Smyrnc, où Galien suivit ses leçons. On connaît de lui une Introduction aux Dialogues de Platon, qui a été publiée dans la Bibliothèque grecque de Fabricius.

Albinus, nom latinisé dune famille de médecins allemands, dont le vrai nom était Weiss, qui signifie blanc. On distingue : Beknakd Albinus, né à Tessau en 1653, mort à Leyde en \l-l\ (il enseigna la médecine avec éclat à luniversité de Leyde); — Bhbnaed-Sigefboi, tils du précédent, l'un des plus grands anatomistes que l'Allemagne ait produits, qui professa également à Leyde (né à Francfort-sur-l'Oder en 1697, où il mourut en 1750). Son frère, Chrétien-Bernard (1700-1752), enseigna la médecine à L'trecht et publia des ouvrages estimés.

Albion, géant, fils de Neptune, qui avec son frère Borgion osa s'opposer à Hercule, lors du passage de celui-ci dans la Ligurie. Le héros ayant épuisé ses flèches, Jupiter écrasa Albion sous une pluie de pierres. Selon la Fable, la plaine où eut lieu le combat est restée jonchée lie pierres, sur une étendue de plusieurs lieues. C'est le /.apideus Campus des Romains, et laCrau d'aujourd'hui (de craigh [amas de pierres] dans les langues celtiquesj.

ALBION (du lat. albus. blancl, nom donné par les Grecs t. l'Angleterre, à cause de la blancheur de ses falaises et de ses rochers, vus de loin, ou à cause d'Albion, fils do Neptune. Aujourd'hui, ce mot n'est guère usité qu'en poécie et en rhétorique.

— La perfide Albion, Locution que l'on emploie lorsque l'on veut faire allusion à la politique égo'isto du gouvernement anglais.

Albion (Nouvelle-), ancien nom de la Californie (Amérique du Nord), que ne portent plus les cartes.

AlBION-MINES, centre minier de la Nouvelle-Ecosse ; Dominion du Canada), district de Picton, au S. de l'Ile du Princo-Edouard; l.DOO hab. Houilles de qualité supérieure.

ALBIONE n. f. Sangsue. Syn de pontobdelle.

ALBIPERLE (du lat. albus, blanc, et de perle) n. f. Substance d'un blanc nacré, extraite d'un calcul des parois abdominales. (Elle parait identique à la margarine.)

AlbireO {ré — mot arabe) n. f. Etoile de troisième grandcurqui marque la tête du Cygne dans la constellation de ce nom. Elle devait être la plis brillante de cotte constellation après Deneb(ii), puisqu'elle est désignée par la lettre p. Aujourd'hui, elle n'est que la sixième en éclat.

Albis (l'), chaînon alpestre qui sépare le lac de Zurich de la vallé de la Reuss. Son point culminant atteint 918 mètres; il se termine au N.-O. par VUelliberg. qui domine Zurich iS73 m.). En 1799, les Français, commandés par Masséna, en occupèrent los hauteurs.

AlbiSSON (Jean), jurisconsulte français, né à Montpellier en 1732, mort en 1810. Membre du tribunat en 1802, puis conseiller d'Etat, il prit une part active à la rédaction du Code civil : Lois municipales et économiques du Languedoc (Montpellier, 1780 et ann. suiv.), etc.

ALBITE (du lat. albus, blanc) n. f. Silicate double d'alumine et de soude se rattachant à la famille des fcldspaths.

— Encycl. h'albite, ou feldspath sodique, est un minéral que l'on trouve dans les roches primitives, dans les calcaires magnésiens des .\lpi-s et parmi quelques schistes cristallins. Elle se présente soit en masses lamellaires clivables, soit en masses grenues présentant une cassure cristalline, soit en cristaux souvent très beaux. Les plus beaux cristaux sont fournis par le Saint-Gothard, lo Zillerthal en Tyrol et los environs d'Arcndal en Norvège. Une variété cristallisée d'un blanc laiteux et opaque, souvent imprégnée de chlorito, porto le nom de périclme. Les autres" sont translucides ou transparentes. L'alhite est un silicate d'alumine et de soude qui contient environ 66 à 69 0/0 de silice, 19 à 20 0/0 d'alumine et 11 à 12 0/0 do soude à laquelle s'associe une petite quantité de potasse et d'eau. . , ^,. j .1

La formule do l'albite est Na'AI'Si'O"; son poids spécifique, 2,54 à 2,64 ; sa dureté, 6 à 6,5. „ - j

Les caractères de l'albite sont les suivants : elle fond difficilement en un verre bulleux; elle est inattaquable par les acides. Les macles sont fréquentes.

L'albite a pu être reproduite artificiellement. Haute-.

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