‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 162 sur 828 · IG.T · texte numérisé non relu

IG.T

iriiille l'a obtonuo en chauffant pondant vinf^t jours lin f^xcôs (io soudo av(;c do la silico ot do l'aluniino cii |ii isonco do l'acido tunffsti(]uo, ou oncoro du tunfrstalo ou lu v:iii;id;Uo do soudo. Frîodol ot Sarasin l'ont ^irt^parr-o -M, , li;iiiir;inf. ilo l'aluniino précipitée avec du sihcaio do Mil. Il- i|;iiis un tubo d'acior.

Albitte (Antoino-Louis), avocat ot hommo poliiîquo fraiM.Mi ., ii'-:i Dieppe vors nr>0, mort on 1812. Député par

l:i Sf liiiV-riouro à l'Assombléo ié^'islativo, puis à la

< Mu\ . [iiii.ii. il vola la mort du roi, remplit des missions et .i.[.i,i\ ;i i..-;mcoup do ri^ucuT contre les prêtres et lesémi- ;[■■.. >i.iiN In consulat, il entra dans l'administrationmilii.iiif, Il périt pondant la campagne do Russie.

AlbizzI, nom d'une familo noblo originaire d'Arezzo, «|iii joua un Krand rôle dans les troubles do Florence au Mv" siècle. Llle diria;cait le parti gibelin et aristocratique, s.iu chef, PiKRRK Alblzzi, eut la principale part au gouvernement do 1372 à 1:ï78, et fut mis à mort après la révolution populaire des Ciompi. — Le neveu de l'ierre, Thomas Alblzzi, gouverna de 1382 à 1-U7. et éleva Florence au plus liaut degré de splendeur. — Ri:nai:i) Albizzi^ Uls do Thomas, entraîna sa patrie dans de folles entreprises, et fut exilé en 1434.

Albizzi {Barthélémy degli), franciscain, également connu sous lo nom do Barthélémy de Pise, né à Kivano, on Toscane, mort à Pise eu 1401. Il est connu par un ouvrage intitulé : Des conformités de saint François avec Jésus-Christ.

ALBO-CARBON (du lat. nlbus, blanc, et carho. onis, charbon) n. f. Nom industriel donné à de la naphtaline très raflinée. Un mélange de vapeur d'albo-carbon ot do gaz d'éclairage brûlant dans un bec de 90 litres a lo pouvuir lumineux de trois lampes Carcel.

AlbOÏN, roi des Lombards de 561 à 573, régnait sur le Norique et la Pannonie (Autriche et Hongrie occid.), quand, après la disgrâce de Narsès, il envahit l'Italie divisée entre les Grecs et les Ostrogoths (508). Il lit rapidement la conquête des parties septentrionale et centrale, moins Home, l'exarchat de Ravenne et Venise, et il y fonda un nouvel Etat dont Pavie fut la capitale (572). 11 périt assassiné par ordre de sa femme Rossemonde, pour l'avoir forcée, dans l'ivresse d'un festin, à boire dans le crâne de Cunimond, son père, roi des Gépîdes, qu'Alboïn avait vaincu et tué dans un combat avant de pénétrer en Italie.

ALBOIS (lat. alburnum) n. m. Barbarisme pour allionr ou aubour, aubourni a, non\ vulgaire du cYTisus laburnum.

ALBO LAPILLO NOTARC DIBM (mots lat. qui signif. Marquer un jour avec la pierre blanche, c'est-à-dire. Regarder comme un jour heureux). Cette expression, empruntée à Horace, est ijuclquefois employée par les écrivains.

Albon ou Saint-ROMAIN-D'ALBON, comm. de la Drùmo, arrond. et à 42 kilom. do Valence ; 1.518 hab. Berceau do la famille des comtes d' Albon, qui devinrent au XII" siècle dauphins du Viennois, et furent au xiii* siècle seigneurs de presque tout le Dauphiné. C'était la capitale du pays d'Albon, qui comprenait la vallée du Bancel, affluent de gauche du Rhône.

Albon (Jacques d'), seigneur de Saint-André, maréchal do France. V. Saint-André.

Alboni (Marietta), cantatrice italienne, née à Cesena (Romagne) en 1823, morteà Ville-d'Avray (S.-et-O.) en 1894. Douée d'une admirable voix de contralto, sonore, veloutée et d'une égalité prodigieuse, elle débuta à la Scala do Wilan, en 1843, et peu après commença ta série de ses succès à Vienne , à Saint- Pétersbourg, on Allemagne, à Rome, à Londres, où elle fut applaudie à l'égal de Jenny Liud, à Paris où elle excita un enthousiasme indescriptible dans Semiramide, la Donna Utl Lago, Cenerentola, %l Matrimonio segreto, Don Pasfjuale, il Trovatore, jRîgoletto. il Uarbiere, le Prophète, Zerline ou la Corbeille d'àranges. Un embonpoint précoce l'obligeant à quitter la scène, à peine âgée de quarante ans elle prit sa retraite.

Ko mourant, elle légua sa fortu

Marietta Alboni.

à la ville de Paris pour diverses œuvres de bien- Le legs ne s'élevait pas à moins de 46.000 francs

Al Borak ou BoraK (d'un mot arabe qui signif. Jeter des éclairs ; suivant d'autres, blancheur cclataJitei.Soni donné à la monture de Mahomet, quand il fit au ciel ce voyage nocturne que les mahométans célèbrent solennellement tous les ans, le 28 du mois de regeb.

Albornoz (Gilles Alvarez Carillo), archevêque de Tolède et cardinal, né à Cuenca en 1310, mort à Viterbe en 1367. Obligé de quitter l'Espagne pour avoir blâmé les dérèglements de Pierre le Cruel, il se réfugia à Avignon auprès do Clément VI, qui le fit cardinal. Innocent VI

10 chargea de ramener l'Italie sous l'obéissance des papes ■(1353); après s'être allié avec Florence et Sienne, il intéressa à son entreprise le fameux Rienzi. put rétablir la puissance temporelle et conduire lui-même à Rome Urbain V, qui retourna bientôt après à Avignon.

AlBOSIUS ou AiLLEBOUT (Jean), né à Autun au XVI» siècle, fut médecin de Henri III. Il publia un mémoire célèbre dans les annales do la science : Porlentositm lithnpa.'dium, sive Embryon jietrificatum urbis Senonensis (1582).

11 s'agit d'un fœtus qu il avait observé et qui était resté vingt-huit ans dans l'utérus de la mère, où il avait pris la consistance de la pierre.

ALBOTIN n. m. Dans l'anc. pharmacie. Nom du térébinthe et do sa résine.

Albouis (Joseph-Jean-Baptiste). V. Azincourt (d').

Albrac (ordre d'), ordre hospitalier créé, vers 1I20, dans le Rouergue, par un vicomte de Flandre, nommé Allard ou Adelard, pour protéger les voyag^eurs contre les malfaiteurs qui infestaient la" montagne d Albrac ou d'Aubrac, près de Rodez, et supprimé par Louis XIV en 161*7.

ALBRAN ot mieux HALBRAN n. m. Canard sauvage qui a encore ses premières plumes.

ALBRANDIA n. m. Bot. V. 8TREDLUS.

Albrechtsberger (Jean-Georges), savant harmoniste et nr;j;uiisie allemand, né à Klostornoubourg (Basse- Autriche' en I7:i''>, mort à Vienne on 1809. Il devint en 1772 organiste de la cour do Vienne, ot, vingt ans après, maître do chapcllo à la cathédrale do cotto ville. Outre des compositions religieuses, on lui doit dos ouvrages estimés. Il compta Beethoven au nombre do ses élèves.

Albreda, ville de la côte occid. d'Afrique, à l'embouchuro de la Gambie, cédée, en 1856, par la Franco à rAnglcierro ; 7.000 hab.

AlbRET ou Lebret. ou Labrit (en lat- Leporetum), ancien pays de Franco dont le herceau fut I© château d'Albret (dans la commune do Labrit), et qui est aujourd'hui réparti entre les départements do la Gironde, des Landes, du Gers et du Lot-et-Garonne. Depuis lo xiii* siècle, la maison d'Albret, d'abord limitée à un modeste domaine dans le Bazadais et l'Agenais, no cessa d'aller en prospérant. Les sires d'Albret, après avoir, pendant la guerre do Cent ans, servi l'Angleterre et la Navarre, passèrent au parti Irançaiset aidèrent à la reprise do la Guyenne. Charijcs P* d'Albret, connétable do France, comte de Dreux, commandait à Azincourt (1415), ou il perdit la vie. Sous Allain le Grand, de 1471 à 1522, la maison d'Albret régna sur lo Béarn et la Navarre Son petit-tils, Hknri 1" d'Albret (et H de Navarre), épousa on 1527 Marguerite, sœur de François P', et de ce mariage naquit Jeannk d'Albret, épouse d'Antoine de Bourbon, dont elle eut Henri de Navarre, le futur Henri IV. La descendance mâle de la maison d'Albret s'éteignit en 1676, dans la personne do Cksar-Phêbus d'Albret, maréchal do France.

En 1556, Henri II, roi de France, avait érigé l'Albret en duché. En 1607, ce duché fut réuni à la couronne, dont il fut détaché en faveur du prince de Condé (1641), puis du duc do Bouillon (1651). Réuni au domaine national par la Convention, il fut partiellement restitué en 1816 aux descendants de la maison de Bouillon.

— BiBLioGR. : A. Luchaire, Notice sur les origines de la maison d'Albret (Pau, 1873) ; Aiain le Grand, sire d'Albret (Paris, 1877).

Albrier (Joseph), peintre français, né à Paris en 17yi, mort dans la même ville en 1883. Outre de nombreux portraits, on a de lui : ^e Premier Chapitre de la Toison (/'or (Versailles); Cyparisse (1819) ; Aminte délivrant Sylvie (1S22); Intérieur d'atelier de peintre {lS21);Léda (1836), etc.

Albrizzi (Isabelle Theotoki, comtesse d'), née à Corfou en 1770, morte à Venise en 1836, épouse du comte Joseph d' Albrizzi, inquisiteur d'Etat. C'était une femme de beaucoup d'esprit, qui cultiva les lettres avec succès. Byron, qui la connut à Venise, l'a surnommée la M"' de Staël de 'Venise. On lui doit : Ritratti (Brescia, 1807), série de portraits des Italiens les plus célèbres de son temps, et les Opère di plastica di Canova (Venise, 1822), étude sur les œuvres du célèbre statuaire.

ALBUGA (du lat. albus, blanc) n. m. Genre do liliacées bulbeuses, établi par Linné et qui proviennent presque toutes de l'Afrique méridionale. Lo suc mucilagineux de ïalbuca major sert de boisson aux Hottentots. Certaines espèces sont cultivées pour la beauté do leurs fleurs.

Albucasis ( nom dérivé d' A boul-Kacim ) , médeci n arabe, né à Zahra, près Cordoue, mort vers 1013 de notre ère. II est connu par un traité intitulé A/- rtwsr)/ (c'est-à-dire Ej position dts muiicres). La partie qui traite de la chirur-

Albuera ou Albuhera, village d'Espagne, prov. et a lii kilom. de Badajoz, sur le rio Albuei-a, affluent du fiiiatiiaiia ; 630 hab. Défaite des Français du maréchal Suiilt. le 10 mai 1811, par les Anglo-Espagnols.

Albufeira, ville marit. du Portugal (prov.d'Algarve), sur 1 Aîlaiiih|ue ; 5.000 hab. Baie profonde et sûre, où l'on pcclio iK'au.'oup de thon; plantations de figuiers.

Albufera, lac peu profond do l'Espagne orient., sur les hori-ls do la Méditerranée, à 16 kilom. de Valence. Superficie : 85 kilom. carr. ; niveau à peine supérieur à celui de la Méditerranée. Il communique avec la mer par le (/are de Pcrello, canal latéral au rio Jucar. Victoire de Suchet, ensuite duc d' Albufera, sur les Anglais (1812).

ALBUGINÉ, ÉE (du lat. albus, blanc) adj. Se dit des humeurs, membranes et tissus, remarquables par loue blancheur.

— Humeur albuginée. L'humeur aqueuse do l'œil, il Tunique albuginée de l'œil, La sclérotique, vulgairement le blanc de l'œil. \\ Fibre albuginée. Nom donné par Chaussier aux faisceaux du tissu lamineux (La fibre albuginée constitue les tendons, les ligaments articulaires et les aponévroses que Gerdy appelle tissus albugiriès.) \i Mejnbrane albuginée profonde et Membrane albuginée superficielle. Noms donnés à deux des lames dont est formée la couche externe du derme, appelée coj'ps mugueux.

— n. f. Albuginée du testicule. Tunique résistante qui enveloppe immédiatement le testicule ; elle présente supérieurement un renflement appelé corps d'Bighmore.

ALBUGINEUX, EUSE (du \7xt.albus, blanc) adj. Blanchâtre.

ALBUGINITE (du lat. albus, blanc) n. f. Phlegmasie aiguô ou chronique du tissu albuginé ou fibreux.

ALBUG9 ou ALBUGINE (du lat. albus, blanc) n. m. Tache blanclie circonscrite, opaque, qui se produit dans le tissu do la cornée transparente.

— Encycl. L'a/ôttffo est produit par un dépôt do lymphe entre les lames do la cornée, dépôt qui se rattache constamment à une kératite; il diffère du nuage ou nubécule, on co qu'il est plus opaque; du leucôme, en ce que ce dernier est une aggravation de l'albugo. Dans celui-ci, io champ visuel est rétréci si la tache est à la périphérie, anéanti si elle est centrale. On traite l'albugo par des insufflations de poudre de calomel. On a quelquefois recours ù l'iridectomie. V. ce mot.

Albula, nom ancien du Tibre. — Massif dos Alpes Rhciiques (Suisse, Grisons), dont lo point cuimmant atteint 3.420 m. d'altitude; le col du même nom, qui met en communication les vallées du Khin, et de l'Inn, s'élève à 2.315 m. Près du col do l'AlbuIa naît la rivière du môme nom, affluent du Rhin postérieur. Le district suisse d.Ubula (Grisons), cb.-lieu Alvenen, compte 6.230 hab.

suphu

B ; D, pA-

qui chemine dans ce canal.

uf, est destiné à fournir des

ALIHTTK — ALBUMINE

ALBUM {fjom' — du lat. albui, blanc) n. m. Panneau do muradle, recouvert d'un enduit do plùtro qui, à Rome et dans les vjllo.s do province, était destiné à recevoir, inscrits au pinceau, les actes ofliciols ot publics, et des annonces des particuliers. En 182 1, on a retrouvé l'album doPompéi. Par extension, on adonné lo nom d'album ù. la liste des décurions des villes (sénat municipal), à celle des juré», des sénateurs, etc. l^'édit que le préleur portait en entrant en charge, les anna/tf« dos princi paux événements ({uo lo grand pontife rédigeait chaque année prenaient aussi le nomd'ailum, parce qu'ils avaient été affichés sur l'album du Forum.

— Aujourd'hui, Cahier, petit registre, sur lequel ou recueille des vers, des souvenirs, et où l'on demande aux littérateurs d'exprimer des pensées, aux musiciens d'écrire

auciqucs noteSï aux ariisics do dessiner un croquis, ii Sorte o gros cahier relié, à compartiments, où l'on recueille des photographies.

— Titre donné à. des recueils ou choix de morceaux tirés do divers autours, et destinés à la jeunesse : Album du jeune littérateur, du jeune naturaliste, etc.

ALBUMEN (men' — du lat. albus) n.m. 0vol. Blanc d'œuf.

— Bot. Héserve nutritive que la graine renferme sous ses téguments avec l'embrvon, et qui sert à nourrir ce dernier pendant la première pFiaso de son développement.

— Encycl. 0vol. L'albumen, ou blanc d'œuf, n'est qu'une dissolution aqucuso assez épaisse d'albumine. Il renferme 12 "/<, de matière albuminoïdo; 1,5 V» de graisse; 0,5*'/odesels(chlorure de potassium, chlorure, sulfate et phosphate de sodium) et 86 "/o d'eau. Ce corps est composé de plusieurs couches, et est délimité extérieurement par la ^'o"^ membranecoquilliero.il est f^^^.

sécrété par l'oviducte, vient envelopper le ja L'albumen, ou blanc t matériaux nutritifs à l'embryon do l'c

— Bot. Le nom d'albumen a été donné par les botanistes aux matériaux nutritifs répandus autour de l'embryon dans la graine. Il provient des modifications que subissent, après la formation de l'œuf, le noyau et le protoplasme du sac embryonnaire. L'albumen manque chez quelques plantes. Dans ce cas, ce sont les cotylédons mêmes de l'embryon qui le remplacent dans ses fonctions do réservoir nutritif. L'albumen est dit /anneiur ou Auileux, selon qu'il renferme de la fécule ou do l'huile dans son tissu. On l'appelle corné, lorsqu'il a la dureté de la corne ; c'est alors de la cellulose qu il contient. Dans quelques rubiacées, l'albumen se présente sous la forme de grumeaux détachés les uns des autres, et il est dit grumeleux. Dans certaines plantes, par exemple dans le lierre, il présente des crevasses tapissées par les téguments : alors, il est désigné sous le nom d'albumen ruminé.

ALBUM GRSCUM n.m. Mots latins employés autrefois pour désigner la partie blanche des excréments du chien, séparée et séchée. Cette substance contient une grande quantité de phosphate de chaux, en raison des os dont le chien se nourrit. Elle était employée autrefois en thérapeutique.

ALBUMINAGE n. m. En T. de photogr., Action d'étendre sur uce surface plane, verre ou papier, une couche d'albumine destinée à servir de substratum à un sel sensible à la lumière.

ALBUMINATE n. f. Combinaison mal déflnie de l'albumine avec des métaux.

ALBUMINE (de albumen, blanc d'œuf) n. f. Matière visqueuse blanchâtre, d'une saveur un peu salée, qui est l'un des principes immédiats des corps organisés.

— Enctcl. L.'albumine est une combinaison organique extrêmement répandue dans la nature. Elle forme la presque totalité du blanc d'œuf et du sérum du san^. Elle se trouve dans la plupart des liquides animaux, tels que lo chyle, la lymphe, et dans plusieurs sécrétions, soit normales, soit pathologiques. L humeur vitrée de l'œil n'est presque formée que d'albumine. Elle fait encore partie d'un grand nombre de tissus, et constitue l'un des principes essentiels de la substance cérébrale. Les tissus et les liquides végétaux contiennent également des quantités variables d'albumine. Elle est surtout abondante dans les haricots, les fèves, les asperges, et dans les graines do plusieurs plantes oléagineuses. Les substances protéiques que l'on trouve dans les sucs végétaux sont connues sous le nom d'albumine végétale; l'albumine d'origine végétale n'a pas encore pu être obtenue à l'état de pureté. L'albumine du blanc d'œuf, d'après Dumas et Cahours, a pour composition en centièmes : carbone, 54,3; oxygène, 21; azote, 15,8; hydrogène, 7,1; soufre, 1,8. L'albumine se présente sous deux états distincts: l'albumine soluble et l'albumine insoluble ou coagulée. On obtient cette dernière en chauffant l'albumine soluble. Corin et Bérard ont pu récemment distinguer 5 températures de coagulation pour l'albumine du blanc d'œuf: 57", 5, 67», 72**, 76*, 82°. L'albumine d'œuf, étendue de deux à trois fois son volume d'eau, ne se coagule plus par la chaleur. L'alcool, la créosote et presque tous les acides coagulent l'albumine. L'acide acétique, l'acide urtrique, et Pacide phosphorique ne la coîigulenl pas, mais l'adtèrent profondément. L'acide azotique, étant de tous les acides celui qui coagule le plus facilement l'albumine, sert à faire reconnaître la présence de ce corps dans les liquides de l'organisation animale. L'acido chlorhydriquo concentré et bouillant dissout l'albumine en produisant une liqueur d'un beau bleu, réaction caractéristique pro-

Sre à toutes les matières albuminoïdes. L'albumine se issout dans les alcalis caustiques, Gerhardt la considérait comme un acide bibasique ; elle forme des composés insolubles avec plusieurs sels métallioues, et en particulier avec le sublimé corrosif, aussi emploie-t-on le blanc d'œuf comme contrepoison dans les empoisonnements par les sels do mercure ; cette propriété fait encore employer lo sublimé corrosif pour conserver les pièces anatomlques. 1^0 pouvoir rotatoire spécifique de l'albumine d'œuf est, d'après Starke, de — 37*,79, celui de l'albumine du sérum serait, d'après lui, assez variable : compris entre — 62*,6 et — 6l»,59 pour l'homme, il ne serait que de — 60", 05

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