ALFA
do.s agents tliérapoutiquos do toute naturo ot particnlièremont dos toniques, dos excitants, des sudonllqucs. On attribuait une efficacité supérieure & ceux dans losijuels il entrait le plus de substances diverses; telles étaient les nombreuses espèces do thériaque,\'orviétan,et.c.
Alexis, poète comique grec, né à Thurium, on Lucanie, mort vers 299 av. J.-C. Il avait composé doux cent quarante-cinq pièces, dont il reste d'assez nombreux fragments, rassemblés dans les Fragm. comic. grxc. do Meinoko (coll. Didot).
Alexis (saint), mort vers 412, appartenait à une famille romaine noble et riche, qu'il abandonna pour mener une vio misérable et ascétique. Fètc lo 17 juillet. Son histoire légendaire a inspiré lo célèbre poème en vieux français intitulé la Vie de saint Alexis.
Alexis (la Viii DE saint), poème français de la première moitié du xi* siècle. C'est un des plus anciens monuments de notre langue ; il est antérieur à la Chanson de Jloland. Il est écrit en vers décasyllabîques et par laisses ou strophes nionoriraes de cinq vers. Le sujet est la vie de ce saint qui. au moment oii sa tamille lui présente une tiancée, jeune et ravissante, s'enfuit do la maison paternelle, par horreur du mariage, passo le reste de ses jours à mendier, et n'est reconnu par les siens, au milieu desquels il est revenu, ([u'après sa mort. La composition do ce poème est extrêmement remarquable. Il on a été fait des amplifications aux XII', xiit", XIV* siècles. On a, de plus, deux autres poèmes du xin* siècle sur le mémo sujet.
Alexis I", Comnène, fils de Jean Comnène et neveu lio l'empereur Isaac Comnène, né à Constantinople on 10-18. mort en 1118, usurpa le trône sur Nicéphore Botoniate qu'il relégua dans un cloître (1081). Ce fondateur do la uynastie des Comnènes lutta sans relâche, sur les rivages de l'Adriatique, avec l'aide des Vénitiens, contre les Normands de Robert Guiscard (qui avait envahi la Grèce); en Thrace, contre les Petchcnègues et les Koumans; on Asie Mineure, contre les Turcs Seidjoukides. La venue des croisés (1096), appelés par lui, parce qu'il comptait s'en servir contre les Turcs, lui suscita une foule de difficultés et d'ennuis, et il recourut, pour s'en débarrasser, même à la traliison. Il eut aussi à réprimer des conjurations formées dans son palais. Cet empereur, calomnié par les historiens latins, trop loué par sa fille Anne Comnène dans V Alexiade, a rendu de grands services à i'cmpire do Constantinople.
Alexis II, Comnène, né en 11G7, mort en 1183, empereur de Constantinople, succéda en 1180 à son père Manuel Comnène, à l'âge de onze ans, sous la tutelle de Marie d'Autriche. 11 fut bientôt détrôné par Andronic Comnène, cousin du défunt empereur, qui s empara de la régence, s'associa lui-même à l'empire, et, peu de semaines après, fit étrangler lo jeune Alexis. Il avait été fiancé à Agnès de France, sœur de Philippe-Auguste, mais sa mort tragique ne permit pas cette union.
Alexis (le faux), imposteur qui, en 1191, sous le règne d'Isaac l'Ange, se présenta comme étant le fils d'Alexis II et rit un assez grand nombre de dupes. Un prêtre l'assassina pendant son sommeil.
Alexis m, PAnge. empereur de Constantinople, frère dlsaac l'Ange, qu'il détrôna en 1195, mort en 1210. Il conclut avec les Turcs et les Bulgares une paix honteuse. En 1203, Alexis le Jeune, son neveu, s'empara de Constantinople à l'aide des croisés, qu'il avait intéressés à sa querelle, et Alexis l'Ange se vit forcé de prendre la fuite. Il tomba entre les mains de Théodore Lascaris, son gendre, qui le fit enfermer dans un monastère, où il mourut.
Alexis ou Alexius I", Comnène, empereur de Trébizonde, né vers U8o, mort en 1222. Il échappa aux cruautés d'Isaac II, qui avait résolu de détruire la race des Comnènes, et profita en 1204, avec l'aide de son frère David, de la prise de Constantinople par les Latins pour s'emparer de Trébizonde et de diverses villes du littoral do la mer Noire, puis il prit le titre à^autocrator ou d'empereur, que portèrent après lui, à Trébizonde, quatre autres Alexis Comnène jusque vers 1-170. Son règne fut troublé par des guerres continuelles avec les Turcs et avec Théodore Lascaris. Il dut céder une partie de ses possessions au sultan d'iconium, et il ne régna plus que sur les pays situés près des rivages de la mer Noire.
— BiBi.iOGR. : Fallmerayer, Geschichte des Kaiserthums von Trapezunt (Munich, 1827).
Alexis IV, le Jeune, empereur grec, de 1203 à 1204. Tiré de prison par les croisés, Isaac II, qui était aveugle, régna conjointement avec son fils Alexis IV. Les exieencos des croisés, qui lui avaient vendu leur intervention. Payant mis dans la nécessité de recourir à de nouveaux impôts, Alexis MurzuphIe exploita le mécontentement public, détrôna Alexis et le fit étrangler.
Alexis v, Ducas, surnommé MuRzupHLE {dont les sourcils se rejoignent), mort en 1204. Il s'empara du trôno do Constantinople par le meurtre d'Alexis IV (^1204), et fut à son tour détrôné par les croisés, allies d'Alexis IV. Baudouin, comte de Flandre, prit sa place, et le fit précipiter du haut de la colonne de Théodose.
Alexis ou Alexius Dragon, Comnène, général
appartenant à la famille des Comnènes, né vers 1553, mort en 1619. 11 servit le duc de Savoie, la république de Venise et le pape, puis vint en Franco, où il fut mis à la tête d'un corps de cavalerie, et devint gouverneur du Perche.
Alexis, MichaÏlovitch, tsar de Russie, le second do la maison de Roraanov, né en 1629, mort en 1676, succéda (10451 à son père Michel Féodorovitch. Ses deux favoris, Plechtchoiev ot Morosov, par leurs exactions, provoquèrent, en 1648, un soulèvement qui coûta la vie â Plechtcheiev et excitèrent un mécontentement général. Deux prétendants : lo troisième faux Dométrius et Ankoudinov, qui se disait fils du tsar Vasdi Chouiski, eu profitèrent pour disputer la couronne â Alexis qui, par une guerre heureuse contre la Pologne (1654-1667), s'assura la possession des provinces de Smolonsk. de Tchernigov et do Sévérie, ainsi que d'une partie de l'Ukraine. Il réussit moins dans .sa lutte avec la Suède (1655-1658^. mais il étendit sa domination jusque dans l'extrême orient de la Sibérie, entra en relations avec la Chine, et, aidé par le vaillant hetman Chabarov, conquît la région du neuve Amour. En 1672, Jl réprima sévèrement le soulèvement des Cosaques du Doq. Il réunit en un seul corps toutes
los lois des provincOH russes et les fil publier en un recueil connu KOUM le titre d'Oulagenié. Co fut ftous son règne quo le patriarche Nikon provoqua un schisme dans l'Eglisa L^recquo. 11 se maria deux fois, la secundo fois avec la iiollo Natalio Narichkino, do laquelle il eut, parmi d'autres enfants, Pierre lo Grand et sa sœur Sophie.
— Bmr.ioGit. : Bergh, le Jtfgnc du ttar Alexis MikhaHovitclt (.Saint-Pétersbourg, 1831).
Alexis. Pi^.tkovitcr, prince russe, fils do Pierre lo Grand, né à Moscou en 1C90, mort en 1718. Effrayé d© rencontrer dans son héritier présomptif des dispositions antipathiques aux vastes conceptions do son génie, Pierre lo Grand exigea de lui sa renonciation au tr6ne. Pendant un voyage du tsar, Alexis s'enfuit à la cour de Vienne, puis à Naples, où son père finit par découvrir sa retraite. Q l'engagea alors à revenir â Moscou, puis lo fit juger et condamner à mort pour crime do lèse-majesté ; mais il lui accorda presque en même temps sa grâce. Lo prince mourut dans sa prison peu de temps après. Pierre II, son fils, monta sur le irône en 1727.
— BiBLioGR. : De Vogiié, le Fils de Pierre le Grand (Paris, 1884).
Alexis (Wilibald), pseudonyme du romancier allemand WlI.HKLM HaRING.
Alexis (Paul), écrivain français, né à Aix fBoucbesdu Rhône) en 1847, mort â Levallois-Perrol en 1901. Il se montra l'un des plus fervents adoptes do Zola. Ses principaux ouvrages sont : Celle qu'on n'épouse pat, pièce en un acte (Gymnase, 1879); la Fin de Lucie Pellcgrin (1880); le Journal, de M. Mure (1880), et dans les Soirées de Médan, une nouvelle : Après la bataille; Emile Zola, notes d'un ami (1882), importante étude sur lo chef do l'école naturaliste; le Besoin d'aimer {ïSSb); Aladame MeurioU 1890) \ Monsieur Betzy, pièce en quatre actes, avec le mémo (1890); ta Provinciale, pièce en trois actes, avec Giocosa{l893) ; Comtesse (1897), etc. Il a publié, sous le pseudonyme de Tbu- BLOT, emprunté à Pot-Bouille , de curieuses apprcciatioas dramatiques, écrites dans un stylo ultra-naturaliste.
Alexis, Alexandrovitch, grand-duc de Russie, né à Saint-Pétersbourg en 1850. Frèro du tsar Alexandre III, il entra très jeune dans la marine, et devint amiral général, chef suprême de la flotte russe. Grand ami de la France, dont il connaît la littérature et les arts, il y a fait do fréquents voyages. En 1891, après la brillante réception de nos marins à Cronstadt, il lut à Paris l'objet de chaleureuses ovations.
Alexisbad, station balnéaire d'Allemagne, duché d'Anhalt, au pied du Harz, sur la Selke, sous-affluont de la Saale. Eaux connues depuis 1766 et très fréquentées.
ALEXITÈRE ou ALEXITHÈRE (du gr. alexêtêr, qui porte secours) n. et adj. Se disait des médicaments employés pour prévenir les etTets d'un poison : Un alexitêrb. Èau
ALEXITÈRE.
ÂXXXOTA, viHe de Russie occid. (Pologne), gouv. de Suwalki, sur le Niémen ; 9.300 hab.
ALEYRODE {lé-i — du gr. aleuron, farine, et eidos, apparence) n. m. Genre d'insectes hémiptères homoptèces, de petite taille, à corps mou et recouvert d'une matière cireuse d'apparence farineuse.
ALEZAN, ANE (de l'arab. al, le, et kazan, beau, élégant) adj. De couleur fauve, tirant sur le roux : Mule alezane.
— Substantiv. Cheval ayant le poil alezan : On distingue Talezan clair, /'alezan doré, Talezan brûlé, etc.
ALÈZE ou ALÈSE (rad. lé) n. f. Drap ou lé de toile, plié en plusieurs doubles, dont on se sert pour soulever les malades, pour garantir le lit du sang, du pus, de l'urine, etc.
— Enxycl. tJaléze, pliée en cravate, sert encore à pratiquer la contre-extension. L'alèze peut être remplacée par une toile gommée, une toile cirée, un tissu de caoutchouc ; d'ordinaire, on place ces tissus imperméables sur le drap de lit. et ils sont eux-mêmes recouverts par l'alèze; cette manière de faire est préférable.
ALFA n. m. Nom donné par les Arabes à une graminée du groupe des agrostidées fort commune en Algérie et appelée par les botanistes stipa tenacisstma ou macrochloa tenacissirna. C'est une herbe vivaco <|ui forme des touffes,
3 ni ne trace pas, et dont les tiges droites d'environ 1 mètre e long se terminent par une inflorescence en épi de cymes de 0'°.20.
— Encycl. h'alfa, qui résiste aux chaleurs et à la sécheresse, croit abondamment dans toute l'Algérie et eu Espagne. On l'appelle spart ; d*où le nom de sparterie donné aux ouvrages faits avec cette plante. Malgré sa forme très grêle, l'alfa possède une ténacité sans exemple peutêtre dans les tiges des autres végétaux filiformes.
L'alfa est depuis très longtemps exploité en Espagne et, bien avant que le commerce général se préoccupât des avantages que peut offrir co produit, Marseille ot une grande partie du midi de la Franco étaient inondées des envois de la Péninsule. On employait et on emploie encore dans ces pays de très nombreux ouvrages de sparterie, et notamment des paniers d'une grande commodité et d'une durée tout â fait exceptionnelle, auxquels on donne communément le nom de couffins. L'Espagne expédie ses sparts dans presque toutes les parties de l'Europe; elle a p'
épillet fleuri.
ntres de production et d'ex-
ploitation Alicante, Santa-Pola, Carthagène, Las Aguilas L'alfa occupe, en Algérie, d'immenses étendues de terrain, notamment dans le département d'Oran, et croit avec une vigueur inouïe dans les lieux mémo où toute autre végétation est rendue impossible par l'aridité du sol et l'élévation de la température. Le Sahara et le Tell sont, par endroits, couverts de véritables et immenses
ALFANE — ALFRED
prairies d'alfa. L'exploitation de ce produit, longtemps uégligée en Afrique, a acquis une véritable importance. On a reconnu bientôt que ces feuilles rouies, broyées et peignées, pouvaient remplacer le chanvre et le lin et fournir des cordes qui pourrissent difricilement au contact de l'eau. Les feuilles d'alfa de qualité mléneuro sunt utilisées en papeterie et exportées principalement en Angleterre. On obtient la pâte de papier d'alfa en faisant rouir les feuilles dans une dissolution étendue de soude caustique. Au bout d'une semaine, on triture et on broie ces feuilles, afin d'en recueillir la partie fibreuse, qu'on blanchit alors au moyen du chlore. Ces ribres sont ensuite déchirées et réduites en une pâte, avec laquelle les usines anglaises fabriquent des papiers de qualités diverses.
L'alfa d'Algérie, trié et desséché pendant une dizaine de jours, perd 40 0/0 de son poids. 11 peut être alors utilise, comme en Espagne, à la fabrication des cordes et de» nattes sans autre préparation.
Alfane, nom que l'Arioste donne dans son poème à la nimont de Gradasse. Ménage ayant prétendu établir que alfana, mot espagnol qui désigne un cheval fort et vigoureux, vient du latin equus, le chevalier de Cailly décocha contre le trop savant étymologisie le quatrain suivant :
Alfana vient à^'equu.s. sans doute ; Mais il faut avouer aus:.i Qu'en vsoaiit de là jusqu'Ici, 11 a bieo changé sur la rouuï
ALFANGE (de l'arabe al, le. et khandjar, coutelas) n. f. Cimeterre mauresque (Corneille, Ctd, acte IV, scène iiij.
Alfani {DoraenicoDi Paris), peintre italien, né en 1483 à Perouse, mort après 1553, fut élève du Pérugin, et se lit inscrire en 15iù au collège des peintres de sa ville natale. Alfani, qui avait reçu en môme temps que Raphaël les leçons du Pérugin, demeura étroitement lié avec le peintre des Slanze, et ne put se défendre d'imiter le style de son ami. Plusieurs peintures d' Alfani ont été confondues avec des œuvres de Raphaël. On cite de lui, à l'université de Pérouse, la Vierge entourée d'ayiges et de saints. — Son fils Orazio di Paris, né à Pérouse vers 1510 et mort en 1583, imita le genre de son père. Une Sainte FaniilU- (del Carminé), conservée à l'université de Pérouse et peinte d'après une composition de Raphaël du musée de Lille, est attribuée tour à tour à Ora2io ou à Domenico.
AlfaQUES {PUERTO DE Los) OU San-GARLOS. port et baie d'Kspagne, prov. do Tortose (Catalogne), au S.-O. de l'embouchure de l'Ebre ; 4.540 hab. Nombreuses salines aux environs. Alfaquos est l'entrepôt de Tortose, à cause de l'encombrement continuel produit par la vase à l'entrée de l'Ebre. Le canal Nuevo fait communiquer cette ville avec Amposta, sur l'Ebre.
ALFAR. ALFES ou ALFS. Mythol. V. ELFES.
AlfaraBI, philosophe arabe, né à Farab, dans la TraiiAuximie, niurt â Damas vers 950. 11 étudia à Bagdad, alors foyer de la philosophie et de la science grecques, voyagea en Syrie et en Egypte, et linit par se fixer à Damas. Il popularisa parmi les Arabes les doctrines d'Aristote, et lut le maître d'Avicenne. Il avait un grand talent pour la musique et la poésie. Do la plupart de ses ouvrages, il ne reste que des versions hébraïques.
AlfarO, ville d'Espagne (Vieille-Castille), sur l'Alhama, affluent de l'Ebre; 6.000 hab. ViUe très ancienne, autrefois une des clefs du royaume do Navarre, aujourd'hui bien déchue; conquise sur les Maures par le Cid Campeador eu 1072. Pop. du district : 10.500 hab.
Alfaro y GoMEZ (don Juan de), peintre espagnol, né â Cordoue en lti40. mort en 1680. 11 reçut d'abord les leçons d'Antonio del Castillo, puis vint à Madrid, uû Velazquez acheva de le former. Il lut pendant un temps assez court le peintre en titre de l'amiral de Castilie. Alfaro n a pas de dessin, mais son coloris ne manque pas d'éclat, et ses petits portraits lui ont valu un certain renom. Celui de Calderon, placé sur le tombeau du puète dans l'église de San-Salvador à Madrid, est le plus célèbre. AUaro était écrivain et il a laissé des poésies.
ALFÉNIDE (rad. Halphen, chimiste contemporain) n. m. Alliage métallique entièrement blanc, qui n'a pas l'inconvénient de rougir ou de jaunir. C'est du maïUechort argenté, composé de 50 parties do cuivre, 30 de zinc, 10 de nickel et l de fer, et qui sort principalement â fabriquer des couverts de table. La découverte de cette conipusition date de 1850.
AlfenUS Varus, jurisconsulte romain, né à Crémone, qui était célèbre vers 680 de Rome. On lui doit U^s premières collections de droit civil, auxquelles il donna le nom de Digestes.
Alfergani (Mohamed-ben-Kétir), astronome arabe, né à Farab (Sugdiane), mort vers 820 de l'ère chrétienne. Il revisa les Tables astronomiques de Plolémée, et écrivit un Livre des mouvements célestes et de La science des étoiles.
AlFHEIM. Dans la mythologie Scandinave, la ville céleste, séjour du diou t'rey. C'est là qu'habitent les iios-alfar (esprits lumineux;. V. elfes.
ALFIER (/i-e — de l'esp. alferez, ou de l'ital. alfiere, porte-drapeau) n. m. Officier porte-drapeau en Espagne et en Italie. Cette expression a été employée en Fx-ance au xvi" siècle.
AlfieRI (Benoît-Innocent, comte), architecte italien, né â Romo en 16S0, mort à Turin en 1767 (oncle du célèbro Altieri). Il apprit le dessin et les mathématiqufs au collège des Jésuites à Rome, puis il fit son droit ù Turin, exerça mémo la profession d'avocat à Asti, sans négliger la pratique de l'architecture. On lui doit la façade d'un palais qui fut élevé sur la place d'Alexandrie. Ensuite Charles-Emmanuel III le chargea de reconstruire l'Opéra do Turin, qui venait d'être incendié. Il a encore exécuté plusieurs palais de Turin, la façade de Saint- Pierre à Genève. le théâtre de Cariguan,la lourde Sainte- Anne à Asti, etc.
Alfieri (le comte Victor), poète tragique italien, neveu du précédent, né en 1749 à Asti (Piémont), mort â Florenci^ en 1803. Ayant passé sa jeunesse dans les plaisirs et les aventures, parcouru d'une course folle une partie do l'Europe, sans autre but, comme il le dit lui-même, que de se donner du mouvement, i\ no commençaàécrire que vers 1775. Le ilicàLre l'attirant, il écrivit successivement vngt ira,-
gédies. A la manière molle, efiféminée et gracieuse de ses devanciers il substitua un dialogue serré, nerveux etprécis, un style mâle, pur, extrêmement concis, rempli d'images frappantes et de fortes pensées, une action sobre jusqu'à la sécheresse, des caractères tracés avec énergie, des situations vraiment tragiques et des sentiments élevés. Ses œuvres les plus remarquables sont : Philippe II, Polynice, Antigone. Agamemnon, Virginie, Oreste, la Conjuration des Pazzi, Don Garcia, Bosemonde, Marie Stuart, Timoléon, Octavie, Aférope, et Saùl. En résumé, on reconnaît généralement qu'il est inférieur aux grands poètes modernes qui ont traité les mêmes sujets que lui. Imitateur de l'école française, malgré ses préventions et ses dénégations, il est resté, suivant l'habile critique Ginguené, à la même distance de nos grands ^^ ^«v^-v
tragiques que ceux-ci le , ''^^TEî^
sont des Grecs. En dehors ■' -■'■''*■' '''*^
de son théâtre, il a écrit une Histoire de ma vie, qui a été traduite en français, et un traité De la Tyrannie.
Au début de sa carrière.
Alfieri avait eu le bonheur de rencontrer une femme pleine de charme ot d élévation, la comtesse d'Albany, épouse du dernier des Stuarts, dont l'influence le fixa pour toujours au travail. Séparé d elle par le caprice des événements et du monde, il la retrouva â Paris, où il était venu faire imprimer ses Œuvres dramatiques, et l'épousa cjuand elle fut devenue veuv
lui rit élever, dans l'église do Santa-Croce, à FU un monument en marbre, l'un des chefs-d'œuvre de Canova, et qui est placé entre les tombeaux de Machiavel et de Michel-Ange. Elle donna une édition complète do ses œuvres (Pise, 1805-1815). Petitot a traduit en français les tragédies (Pans, 1802).
Alfieri (César), marquis m Sostegno, homme politique italien, né à Turin en 1799, mort en 1869. Il servit d'abord dans l'armée, puis entra dans la carrière diplomatique. Lorsque Charles-Albert monta sur le trôno (1831), il fit venir Alfieri à la cour et le nomma président de la commission de réforme. Alfieri y rendit des services considérables : c'est à lui que son pays est redevable de la fondation des chaires d'histoire du droit, d'économie politique, de droit des gens, etc., ainsi que de l'émancipation des universités. Après la défaite de Custozza, en 1848, Charles-.\lbert l'appela à la direction des affaires publiques. Mais Alfieri trouva en Gioberti un adversaire acharné, devant lequel il dm bientôt se retirer. Il fut vice-président du Sénat, de 1856 à 1860. — Son fils, Charles, marquis Di Sostegno, homme politique et écrivain, est né à Turin en 1827. Membre de la Chambre des députés sardes, il prit fréquemment la parole et soutint de ses votes la politique de Cavour, dont il avait épousé la nièce. Après la mort de son père, il le remplaça au Sénat (1869). Le marquis Alfieri est lo fondateur et le président de l'Institut des sciences sociales de Florence, destiné à préparer les jeunes gens instruits à entrer dans l'administration et dans la vie politique.
AlfONSINE, ville d'Italie (prov. de Ravenne); 7.0oO h. Patrie de Vincenzo Monli.
Alfonso, ville do l'ilo Luçon (Philippines), prov. de Cavité ; 7.000 hab.
AlfONSO-XU, comm.
1788). La comtesse d'Albany
■ hab.
Cuba (prov. de Matanzas) ;
Alford (Henry), poète et érudit anglais, né à Londres en 1810, mort à Canterbury en 1871. Il fut professeur â Cambridge et doyen de la cathédrale de Canterbury (1858). On lui doit : Poèmes et Fragments poétiques (Cambridge, 1831); l'Ecole du cœur (1835), poème souvent réédité ; les Poètes de la Grèce (1841), etc.
Alfort (ÉCOLE VETERINAIRE D*), la plus importante de nos trois écoles nationales vétérinaires; les deux autres sont établies à Lyon et à Toulouse.
— Encycl. L'Ecole d' Alfort fut fondée en 1766 par Bourgelatqui, quatre ans auparavant, avait déjà créé celle de Lyon. Elle est établie près des bords do la Marne, dans l'ancien château d'Alfort. Elle a toujours un etfectif réel de trois cents élèves, qui y séjournent pendant quatre ans. La première année, les » alforiens " suivent des cours de physique, de chimie minérale, de botanique, de géologie, d'anatomie descriptive et de ce qu'on appelle « l'extérieur « ; on entend par là l'étude des formes des animaux : à son port, à son poil, il faut arriver à reconnaître la race, l'âge de l'animal, etc. La seconde année, on passe en revue l'anatomie générale, l'embryologie, la tératologie, la zoologie, la physiologie, la chimie organique et la toxicologie. La troisième année est consacrée à l'étude de la pharmacie thérapeutique, matière médicale, hygiène, pathologie générale et tumeurs, médecine opératoire, ferrure et maladies parasitaires. Aux bâtiments nécessaires à l'habitation et à l'instruction des élèves il a donc fallu adjoindre des hôpitaux-écuries, des étables, des porcheries, des bergeries, des chenils, eTc, pour l'observation et le traitement des différentes espèces de maladies.
En quatrième et dernière année, les études s'achèvent par la pathologie médicale, la pathologie chirurgicale, la
ftathologie contagieuse, la police sanitaire, la médecine égale, l'inspection des viandes de boucherie, la pathologie bovine, ovine, caprine et porcine, l'obstétrique, la zootechnie. Pendant la dernière année, les élèves vont cha(|ue jeudi en visite aux aiiattoirs de La Villette. .\ la fin de chaque année, il y a un examen de passage, et une insuffisance de points entraîne le renvoi.
L'établissement reçoit des internes, dos demi-pensionnaires et des externes. L'externat pour tous a été décidé en principe. Toute demande à lefi'et d'obtenir l'autorisation d'entrer dans l'une des écoles vétérinaires de France doit être adressée, avant lo l*' aoiit de chaque année, au ministre de l'Agriculture. Le prix annuel de la pension, a Alfort, est de 600 fr. pour les internes, 400 fr. pour les demi-pensionnaires, et 200 fr. pour les externes, sommes payables eu trois termes. Dos bourses et dos fracliuus de
peuvent êtres accordées par le ministre de l'Agriculture, mais pour une année seulement; toutefois, elles sont renouvelables. Tous les élèves, boursiers ou non, sont obligés de se procurer à leurs frais les effets de trousseau, ainsi que les livres et les instruments nécessaires à leur instruction. L'école admet les étrangers au même titre que les nationaux, et l'époque d'entrée est fixée au 15 octobre de chaque année. L'admission n'a lieu qu'après un concours subi au chef-lieu de chaque département; nul n'est autorisé à y prendre part, s'il n'a préalablement justifié qu'il aura dix-sept ans au moins et vingtcinq au plus le 1" octobre de l'année du concours; aucune dispense d'âge ne saurait être accordée. De plus, les candidats doivent être possesseurs de l'un des trois diplômes du baccalauréat es lettres, es sciences complet, ou de l'enseignement spécial. Le concours a lieu tous les ans; les épreuves, qui sont écrites, portent uniquement sur les matières désignées au programme des connaissances exigées, qui est communiqué aux candidats sur leur demande. Les jeunesgens qui ont obtenu le diplôme délivré par l'Institut agronomique ou les écoles nationales d'agriculture sont dispensés du concours.
Alfortville, comm. du dép. de la Seine farrond. do Sceaux), â 7 kilom. de Pans, au confluent de la Seine et de la Marne; 6.600 hab. {Alforlviilais.)
— Histoire. Alfort, jadis un hameau, a dû son origine à un château qui. au xiv* siècle, était dénommé Herefort et, au XVII', Hallefort. Le hameau grandit en quelque sorte sous l'égidç de son voisin et aîné. Maisons. Jusqu en 1885, Alfort fut une dépendance de la commune de Maisons ; à cette date, une loi lui conféra une organisation municipale indépendante.
Le vaste château d'Alfort. à la pointe des grandes routes de la Bourgogne et do la Champag^ne, ayant vue sur la Seine et sur la Marne, fut longtemps le centre de grandes fêtes et de réceptions brillantes. Plus tard, on y fonda l'Ecole vétérinaire. V. Alkort.
ALFOS ifoss) n. m. Patliol. V. alpuos.
AlfOUR, Alfourou, Aufour. num d'une race d'hommes habitant, lo plus souvent à l'état sauvage, l'intérieur des îles Malaises.
— Enctcl. Les Alfours représentent au milieu des Malais un élément particulier, en minorité dans tontes les îles, composé de débris d'une
race depuis longtemps disparue de Java, mais subsistant encore à Bornéo [Dayaks]^ à Sumatra [Battaks), et dans les autres îles, aux Célèbes, dans les Moluques, sous le nom d' A Ifourous, que leur donnent les Malais.
Ces Alfours, appelés justement Indonésiens par le D^ Hamy, venaient probablement du S. de l'Inde, où se rencontrent encore sur certains points des types rappelant le leur. Ils furent les premiers habitants de la Malaisie, vivant dans les forêts, sur les montagnes, dans des maisons construites sur pilotis, rappelant les anciennes siations lacustres. Plus tard, les Malais survinrent et les repoussèrent dans l'intérieur.
Les Alfours sont de taille assez élevée, d'un brun foncé et trèspoi- AUuur.
lus, dolichocéphales, mieux proportionnés dans leur ensemble que les Mélanésiens. Les hommes vont nus, à l'exception d'un langouti d'étoffe ou décorce d'arbre ; les femmes s'enveloppent les reins dans un pagne. Les Alfours sont grands guerriers et coupeurs do têtes; ils ornent leurs longs boucliers, en forme do
favois, de peintures rouges et do chevelures prises sur ennemi.
Par l'île de Bourou, â l'intérieur de laquelle probablement il existe toujours des Alfours, puis par d'autres encore, ils ont sans doute passé en certains points de la Nouvelle-Guinée, surtout dans la péninsule du Nord, dont les races guerrières et montagnardes sont peut-être un mélange d Indonésiens et de ^ïélanésiens, soit à Andaie, par exemple (dans le territoire d'Arfaks) ou aux environs du havre de Dorey. Le nom d'Arfaks n'est d'ailleurs en Nouvelle-Guinée, comme celui d'Alfours dans la boucho des Malais, qu'une désignation générale dans laquelle les populations côtières enferment toutes les tribus de l'inléneur dont elles ont à redouter les incursions.
— BiBLiOGR. : D' Hamy, les Alfourous de Gilolo (Pans, 1877); Von Baer, Ueber Papuns und Alfuren (Saint-Pétersbourg, 1859); R.-N. Cust, a Sketch of the Modem Lanyuagts uf East Indies (1878).
Alfred le Grand, roi anglo-saxon de Wessex, né en
849, mort en 901. Au moment où il prit la couronne (871), les Danois occupaient la plus grande partie de l'Angleterre; d'abord vaincu par eux et réduit â la condition de fugitif. Alfred finit par les écraserprèsd'Eddiugion(878). Alasuitede cette bataille, le traité de Wedmore partagea l'Angleterre entre le roi de Wessex et le roi des Da nois. Londres, d abord attribuée à ce dernier, fut conquise en 886. Alfred donna à l'armée une or,.^anisation solide ^et nationale, créa une marine, fortifia la justice royale II favorisa le"s lettres, comme Charli mas'entoura de sa
gne
lettr
composa lui menu quelques ouvrajjes entre autres une traduction anglosaxonne de l'Histoire traité De la Con
Alfred le Grand.
clésiastigiie de Bède, une autre du . de Boëce. et son Testament.
De nouvelles invasions de Scandinaves ayant
à partir do 803. Alfred dut los combattre, ot il lo fit avec succès. Los Gallois, alliés dos Danois, so soumiront, ot il mourut on paix on yoi, omportant dans la tombe !o surnom do Grand, (juo los chronifiuours contomporuins lui donnaiont ot que l'Iiistoiro lui a consorvô.
— UiHi.iotiit. : Ilughos, AYrt'rf Me 6Vert;(Londros, 1878).
Alfred II, prétondant au trône d'Angloterro. Suivant nnoliiiios autours, il descendait d'Alfred lo Grand ot était Mis du r<ii Ktliolrod II. Venu on Angloierro vers 10 lï, après la mort du ïils ot du petit-Iils do Canut lo Grand, pour faire valoir sos droits à la couronne, il fut assassiné, ot son commHitour Kdouard, soutenu par le comte Godwin, monta sur lo trono.
ALFRÉDIE {dl) ou ALFREDIA (do Alfred, n. pr.) n. f. Genre do plantes, do la famille dos composées.
Alfreton, ville d'Angloterro (comté do Derby)- 15.300 hab.
ALFHIDARIE n. f. Science par laquelle on donne sucocssivomont lo gouvornomont de la vio à chaque planôte pondant un certain nombre d'années.
ALG. Abrév. de algèbre.
ALGA n. m. Nom du trône impérial en Ethiopie.
ALGACÉ, ÉE adj. Qui ressemble à une algue.
- u. f. pi. Syn. do ALrtui-:s. (Peu usité.)
ALGAUE(/ij ou ALGALÉE(;t?) n. f. (mot d'origine arabe, selon los uns ; suivant Moaai;o et Liltré, do argaleion, qui, dans la basse grécitô, signilio instrument à injecter de l'eau). Sya. de sondiî. V. ce mot.
ALGANON U. m. Petite chaîne que l'on mettait, pour la forme, au cou des galériens ayant la permission de circuler hors du bagne, ii On dit aussi arganiïau.
ALGARADE (do l'arabe al, la, et gharet, expédition) n. f. Signitlait autrof. Expédition militaire faite avec peu de mondo ot causant plus d'effroi quo de mal. ii Sortie, insulte brusque, éclatante, faite sans suict ou pour un sujet très léger: Faire une ai.ga-rmw. . faire essuyer une ALGARADE ù quelqu'un, il Bon ou mauvais tour do jeunesse, ou autre.
Algardi (Alessandrol, sculpteur et architecte italien, né à Bologne en 1583 ou selon d'autres, en 1602, mort en 1653. Elève des Carrache, il exécuta beaucoup de statues, de monuments funéraires, de bustes, de bas-reliefs, dont quelques-uns dune dimension colossale, entre autres la statue de bronze d'Innocent X, son meilleur morceau ; un grand bas-relief représentant saint Léon empêchant Attila d'entrer à Rome (1648), conçu dans le goût du Bernin, acheva do fonder sa réputation. En s'inspirant à l'excès des exemples do lecolo bolonaise, il a fait do la sculjiture maniérée, pittoresque, oui révèle l'éducation dont il était redevable aux Carrache et dont l'influence fâcheuse s'est fait sentir en France au xvii" siècle.
ALGAROBIE (6Î — de l'osp. alqaroba, fruit du caroubier) n. f. Genre de plantes de la famille des légumineusosmimosées, groupe des adénanf.hérées, et renfermant des arbres ou arbustes américains à fruits en gousses allongées, droites ou arquées, à nombreuses graines enveloppées d'une pulpe charnue.
ALGAROTH ou ALGÉROTH (pouDRE d') [de Algorotti. n. de l'inv.] n. f. Oxycliloruro d'antimoine quo l'on obtient ou traitant le chlorure d'anLimoine par l'eau distillée.
AlgarOTTI (François, comte), savant et littérateur italien, né à Venise on 1712, mort à Pise en 1764. 11 était intimement lié avec Voltaire, qui l'appelait son cher cygne de Padoue. Il a publié des Poésies, un Essai sur la peinture, un Voyage en Bussiey une volumineuse Coi^'espondance, etc.
ALGARROBA n. m. Nom vulgaire donné en Espagne aux fruits du caroubier.
Algarve, la plus petite prov. du Portugal, à l'extréraitô S.-O. de l'Europe. Le pays est en grande partie montagneux, très chaud, arrosé de nombreux petits cours deau; lo littoral, en partie bordé d'îles, bas, sablonneux, devenu à force de travail extrêmement fertile, s'oppose à la zone de la sierra qui est à peu près entièrement inculte (sauf dans les concilhos de Monchique et d'Alcontim). Le pays n'a pas d'autres industries (jue celles qui so rapportent à la pêche. Sur une superhcie de 4.850 kilom. carr., l'Algarve possède 205.900 hab. vivant surtout dans des hameaux très disséminés, mais aussi dans de grosses bourgades ou dans des villes. Faro est le chef-lieu.
Le nom d'AIgarve {El Gharb en arabe, c'est-à-dire pays du couchant) est celui d'un ancien royaume maure, qui exista du viii" au xiii' siècle, et dont SUves était la capitale. II s'étendit aussi au littoral marocain opposé, et on distingua bientôt deux Algarves, dont furent souverains pondant un temps les rois de Portugal : l'Algarve Alem-mar (en deçà do la Hieri et l'Algarve Aquem-mar (au delà de la morV La province d'AIgarve a eu une grande importance au XV' siècle, quand l'infant Don Henri de Visou s'établit à Sabres et y prépara des expéditions pour la découverte du littoral africain.
— BiBi.ioGR. : Von Maltzan, Zum Cap Saint- Vincent, lieise d'irck das Konigreich Algarbien (Francfort-sur-lc- Mein, 1880).
ALGAZEL n. m. ou ALGAZELLE n. f. (de l'arabe al. le, et ghazel. gazelle), mammifère de l'ordre des ruminants, de la famille des antilopes. C'est la grande antilope blanche, qui so trouve depuis l'Egypte jusqu'en Arabie. V.