ALEXANDRI - ALEXANDRINE
AleXANDRI Aile (mots lat. s.^uil. autels d Alexandre) Autels élevés en l'honneur d Alexandre le Grand, et oui marquaient l'endroit où tiuissaient ses conquêtes, dans l'Inde, sur le golfe Persique, et dans la Marmanque (Tripolitaine), non loin du temple de Jupiter Ammon.
AlexaNDRIA, ville et port des Etats-Unis (Virginie), sur le Potoraac, à 10 kit. de Washington ; 15.000 hab. Au bord du fleuve, se trouve Mount-'Vernon, maison de campai»ne d'une extrême simplicité, où "Washington finit ses jours, en 1799. D'autres localités, plus éloignées, rappellent les souvenirs de la guerre civile; à BuUsrun, au S.-O., les fédérau.x furent, pour la première fois, mis en déroute ; à Fredericsburg, sur !e Rappahannock, fut livrée la bataille de trois jours (mai 1861). Ale.xandria est le chef-lieu d'un comté. — Il existe nombre d autres localités peu importantes du nom d'Alexandria : en Louisiane, dans le Ncbraska, le Minnesota, etc.
AlXXANDRIA, ville très industrielle d'Ecosse (comté de Dumbarton), sur la Leven, déversoir du lac Lomond ; 11.640 hab.
ALEXANDRIA, ville de la colonie anglaise du Cap (Afrique austr.l, près de la baie d'Algoa ; 3.600 hab. Chellieu (f un comte très montueux du même nom, baigné au S. par la grande baie d'Algoa, et parcouru par le chemin de fer d'AÎbany à Port-Elisabeth.
Alexandrie, ville et port do la basse Egypte, fondés par Alexandre le Grand en 331 av. J.-C, sur 1 emplacemeut de l'ancienne Racondah des Pharaons et de la Bhncôtis des Grecs ; ceux-ci l'appelèrent alors Aleksandrwn polis, les Romains Alexandrm, et les Turcs lui ont conservé le nom de Iskanderiéh. Alexandrie est située sur la langue de terre qui sépare le lac Maryouth (Maréotis) de la ifléditerranée ; elle compte 234.740 hab. Alexandrie doit sa prospérité au commerce; elle est l'entrepôt du commerce éovptien et d'une grande partie de celui de 1 Arabie et de"la Nubie. De là sont exportés, avant tout, le coton, puis les blés, les orges, les mais, les vins, les sucres, les gommes, les peaux, les plumes d'autruchi', les mine>. la cire, les dattes, etc. Les bois, les métaux, les picrrrs, les objets d'art et les articles de luxe, les vins, les vêtements, etc., voilà les marchandises importées de préférence à Alexandrie Des travaux considérables ont beaucoup amélioré les deux ports d'Alexandrie ; le V ieiu- Porl, au mouillage très sûr, station principale de la marine égyptienne, et le Poi-t-.^ i «/ . mal abrité contre les vents du N., aujourd'hui presque abandonné, séparés l'un de l'autre par la presqu'île qui relie actuellement l'ile de Pharos au continent. La ville est, en outre, reliée aux différentes parues de l'Egypte par deux lignes de chemins de fer aboutissant à Rosette et au Caire, situe à no kil. ; enfin, de nombreuses lignes de Ijateaux à vapeur, anglaises, françaises, eie., achèvent de favoriser le mouvement cuinmercial de la grande place de l'Egypte, un l'on rencontre aussi d'importants etabliss,-ments financiers. La ville d'Alexandrie couvre une superficie de 100 kilom. carr. ; elle est la résidence d'un gouverneur, d'un patriarche catholique, et le siège d'une cour d'appel. — Monuments contemporains ; le nouveau palais, la douane, la Bourse, l'arsi-nal, l'Institut égyptien, qui contient une bibliothèque et des curiosités égyptiennes, etc.
— Bistoire. La Racondah égyptienne n'était qu'une pauvre bourgade habitée par des pécheurs et des bergers, quand, en 332. Alexandre, frappé de la situation admirable qu'elle occupait, chargea Dinocratès du soin d'y fonder une ville nouvelle. Dès l'année 331 commencèrent les travaux, conformément au plan tracé par cet architecte : Alexandrie afl'ectant la forme du manteau macédonien, de la chlamyde, et s'élevant sur la langue de terre qui sépare le lac Maréotis de la Méditerranée. L'ile de Pharos fut reliée au continent par la chaussée de Y Heplastadion, autour de laquelle furent établis le Grand-Port à l'E., et 1 Eunostos à ro. ; et de grandes voies se coupant à angle droit séparèrent les dirt'érents quartiers de la cité. A 1 E. se trouvait, le long du Grand-Port, le quartier Bruchon. renlermant les principaux monuments élevés à Alexandrie par les Ptolémées et les Romains (les palais, les temples, le Musée avec la Bibliothèque, le Gymnase, le Théâtre, les Aiguilles de Cléopâtre, etc.), et qui, fortifié après la prise d'Alexandrie par César, forma une ville dans la ville ; à l'O. fut le quartier de Bhacolis, avec le Sérapéum et, plus tard, la colonne de Dioclétien. De vastes faubourgs augmentèrent ensuite la cité, dont le célèbre Phare, une des sept merveilles du monde, indiqua l'emplacement dès le règne de Ptoiémée Philadelphe, et que le canal de Canope, navigable du Nil à Alexandrie, mettait en communication avec le grand fleuve égyptien.
Si Alexandrie s'est ainsi développée après la mort de son fondateur, elle le doit aux Ptolémées, qui en firent leur capitale et la métropole intellectuelle et commerciale du monde. Elle ne tarda pas à devenir plus peuplée qu'elle ne l'est aujourd'hui encore, et eut à subir, dès l'an 198 av. J.-C, un siège dirigé par Antiochus III de Syrie. César v entra en 46, après sa victoire sur Pompée à Pharsale, et, en quittant fEgypte, il lui laissa pour reine Cléopâtre. Un peu plus tard (30 av. J.-C), Octave s'empara de la ville et en fit la capitale de la province romaine d'Egypte.
Des luttes entre païens et chrétiens marquèrent 1 établissement du christianisme à Alexandrie, dont Arius fut presbytre au iv siècle. Trois siècles plus tard, Amrou, lieutenant du calife Omar, s'empara de la ville après un siège de 14 mois (22 décembre 640). De ce moment, Alexandrie commença à décliner. La fondation du Caire, sa courte occupation par les chrétiens à deux reprises différentes (1202 et 1367) contribuèrent encore à accentuer sa décadence, qui devint complète après la conquête de l'Egypte par les Ottomans en 1517, au temps de Séliml"; quand Bonaparte s'en empara (2 juillet 1798), la population d'Alexandrie n'était plus que de 7.000 habitants. En 1801, le général anglais Hutchinson attaqua Alexandrie, et Menou dut capituler (31 août). ■ Au cours du xix' siècle, Alexandrie s'est relevée rapidement et a reconquis uue extrême importance commer-
ciale, grâce surtout aux efforts de Méhémet-Ali (qui fil creuser le canal Mamoudiéh en 1822) et de ses successeurs. Elle a beaucoup soufi'ert — momentanément — de son bombardement par l'escadre anglaise (11 juillet 1882) et du pillage qui suivit; pillage dont des soldats égyptiens furent les auteurs. t- .
— -BiBLioGR. : De Va.uiaay, Alexandrie et la basse b-gypte (Paris, 1890) ; Dimitsas, Histoire d'Alexandrie (en grec, Athènes, 1885) ; Neroutsos-bey , l'Ancienne Alexandrie (Paris, 1888).
Alexandrie (Bibliothèquk d'), célèbre bibliothèque fondée par Ptoiémée Soter dans le quartier d Alexandrie nommé Brucliion, et dont Démétrius de Phalère fut le premier conservateur. Elle compta jusqu'à sept cent mille volumes, soit dans la bibliothèque de Bruchion, soit dans une bibliothèque supplémentaire au Sérapéion, qui en renferma bientôt trois cent mille. La première périt dans les flammes, lorsque César se rendit maître d'Alexandrie. La seconde s'augmenta quelque temps après de celle des rois de Pergame, donnée par Antoine à Cléopâtre : mais elle fut détruite en 390 dans les luttes des païens avec les chrétiens. Lorsque les Arabes s'emparèrent d Alexandrie, en 641, ses restes furent, a-t-on dit sans preuve sérieuse, livrés aux flammes par l'ordre d' Amrou, leur chef, auquel le calife Omar avait écrit de les détruire.
Alexandrie (Musée d'). En même temps que la Bibliothèque, Ptoiémée Soter avait fondé le .Wiisce d Alexandrie, où philosophes, savants et poètes, logeaient et prenaient leurs repas ensemble. Cette fondation donna un grand essor aux sciences et aux lettres. Alexandrie ne tarda pas à succéder à Athènes comme centre du mouvement intellectuel. On vit alors briller dans les sciences ; Euclide, Apollonius de Perge, Nicomaque, Eratosthene, Aristarque, Hipparque, Erasistrate et Hérophile. En même temps, des prosateurs, des critiques et des poètes de valeur -maintinrent à la poésie son importance et donnèrent à la philologie, l'histoire littéraire, la grammaire, dans les travaux de l'esprit, une place qu'elles n avaient point eue jusqu'alors, Alexandrie Curomijll i. i . ouipilati n d auteurs
Plan d'Alexandrie, grecs faite sous l'empereur Héraclius, au règne duquo'i elle s'arrête.
Alexandrie (Ecole d'). On désigne sous le nom d' . Ecole d'Alexandrie • , soit l'ensemble des savants que 1 intelligente protection des Ptolémées avait réunis dans la ville d Alexandrie, soit plutôt la succession des philosophes qui, du m' siècle de l'ère chrétienne jusque vers la fin du v, entreprirent d'unir la philosophie orientale à la philosophie grecque.
Alexandrie (Ecole jcive d'). On donne ce nom à un ensemble d'auteurs juifs qui ont combiné avec les idées propres de leur peuple celles de la Grèce. C est a Alexandrie que s'est faite la rencontre de la pensée juive et de la pensée grecque. D'abord, les Juifs y apprirent la langue grecque. Ils en vinrent à oublier leur idiome maternel, et, pour pouvoir lire la loi et leurs autres livres sacrés, ils furent obligés de les traduire. Dans la traduction des Septante, on remarque l'aversion pour les anthropomorphismes, le besoin d'adopter les vues les plus épurées sur Dieu, d'écarter de l'idée de Dieu tout mélange d'imperfection humaine et même toute communication avec l'homme. L'Ecclésiaste accuse encore plus cette tendance qui doit mener aux êtres intermédiaires, au Logos. LaSapience. enfin, esquisse les idées essentielles que développera Philon. Aristobule a combiné consciemment les deux pensées qui se rencontraient. Son œuvre a été continuée par bien d'autres Juifs alexandrins qui, éclipsés par Philon, ont été oubliés. Philon a donné à l'école sa parfaite expression ; c'est à son propos que nous en exposerons les idées principales. CV. Philon. i Cette theosophie judéo-alexandrine n'a pas été sans influence sur l'école proprement philosophique d'Alexandrie.
Alexandrie (Ecole pbilosophiql'e d'.). Il y a une parenté évidente entre les doctrines auxonelles était arrivée f école judéo-alexandrine et celles qui deviendront le néoplatonisme hellénique. Les ouvrages du philonien Numénius d'Apamée étaient si bien connus dans l'entourage de Plotin, que celui-ci fut accusé, à tort d'ailleurs, de les avoir pillés. Il est non moins certain que le mouvement même de la pensée grecque, indépendamment de toute influence orientale, a préparé le dogmatisme néoplatonicien, lequel devait concilier le platonisme, le péripatétism'e et le stoïcisme. Ammonius Saccas (v. ce nom) est le véritable fondateur de l'école ; il n'écrivit point, et il semble avoir eu une doctrine ésotérique qui devait se transmettre oralement. Plotin fut son disciple, et donna à sa philosophie une ampleur qu'elle n'avait probablement pas. Il enseigna à Rome, où il eut pour continuateur Porphyre, qui publia les Ennéades de son maître et qui
mourut en 301. Après celui-ci, un changement d'attitude se produit dans l'école. Plotin et Porphyre, antérieurs à Constantin et au triomphe définitif du christianisme, condamnent encore la superstition, malgré leur ferveur relifieuse. Leurs successeurs se font les défenseurs attitrés e l'ancienne religion ; leur philosophie devient une apologétique de la vieille foi, et elle tend à justifier tout le contenu du paganisme, jusqu'à la sorcellerie, à la magie et à la théurgie. Jambliq'ue (mort en 333) transporte l'école à Alexandrie. vSes disciples et lui attribuent toutes les connaissances à une révélation transmise par une série d'hommes privilégiés. SyrianusetProclus changent encore une fois le siège de l'école : c'est à Athènes qu'ils enseignent. Le néoplatonisme disparait bientôt après lui. Par réaction contre le faux mysticisme, l'arislotélisme s'était peu à peu restauré dans l'école elle-même. Les grands docteurs de l'Eglise ont connu les écrits de Plotin et do Porphyre. Au vi' siècle, un inconnu a adapté au christianisme l'enseignement de Proclus, et, sous le pseudonyme de . Denys l' Aréopagite . , a mis en circulation les ouvrages qui ont nourri la mvstique du moyen âge.
— BiBLiOGR. : Matter, Bistoire de l école d'Alexandrie iParis, 1840); Jules Sitaoa, Bistoire de l'école d'Alexandrie (Paris, 1845); Vacherot, Histoire critique de l'école d'Alexandrie (Paris, 1846); Ravaisson, Essai sur la métanlnjsiuue d'Aristote. t. Il; A. Fouillée, la Philosophie de Platon, t. IL — Les Ennéades, de Plotin, ont été traduites en français par Bouillet.
Alexandrie (Ecole chrétienne d'). Le christianisme fut, au rapport d'Eusèbe, introduit à Alexandrie dès le 1" siècle, par Marc l'Evangéliste, après le martyre de saint Pierre, pendant la persécution de Néron. Il y fit de rapides progrès. La constitution de l'ancienne Eglise d'Alexandrie nous a été conservée avec des caractères certains d'authenticité dans les Constitutions apostoliques en langue copte, document qui nous renseigne sur l'école des catéchètes, gloire de cette Eglise. 11 imporiail aux chrétiens d'Alexandrie de concilier l'Evangile avec les résultats les meilleurs de la pensée antique et d'écarter les erreurs du paganisme. Il leur fallait encore écarter les séductions du gnosticisme ; de là la fondation de l'école des catéchètes. Elle avait pour but de préparer les prosélytes au baptême : le gouvernement de l'EgUse reposant sur l'élection des fidèles, les plus sérieuses garanties étaient demandées aux néophytes. Elle était sous la direction de l'évêque ; elle ne recrutait pas ses maîtres exclusivement dans le clergé. L'enseignement était rémunéré par les dons volontaires des fidèles, mais souvent aussi gratuit. L'école fut fondée par Pantenus, qui eut pour élèves et successeurs Clément et Origène. Celui-ci eut pour successeur Héraclas, puis Denys d'Alexandrie. Après Denys, l'histoire de l'école est obscure. Arius fut peut-être pendant quelque temps un de ses catéchistes. Rhodon fut le dernier de ses maîtres. Après lui, l'école, déjà déchue, disparut.
Alexandrie de la Paille {Alessandria délia Pa-
qlia), ville d'Italie (Piémont), sur le Tanaro (affluent du Pô) près de son confluent avec la Bormida ; 74.700 hab. Evcché, ville forte ; l'industrie y est très développée (toiles, draps, soieries), et le commerce en est très actil. Nœud important de chemins de fer. Bâtie hâtivement en 1168 par la Ligue lombarde pour tenir en respect les partisans de l'empereur Frédéric Barberousse, Alexandrie prit son nom du pape Alexandre III. Bien que ses murs fussent de limon et de paille (de là son surnom de délia Faulia. que lui donna par dérision Frédéric), elle résista avec succès aux Gibelins qui l'assiégèrent aussitôt après. Prise en 1707 par le prince Eugène, elle fut cédée par l'empereur Joseph I" à Victor-Amédée II de Savoie, oui en fit construire la citadelle en 1728. De 1796 à 1814, elle appartint aux Français, qui remportèrent dans ses environs la victoire de Marengo, au lendemain de laquelle y l'ut conclu un armistice. Alexandrie, oui fut ch.-l. du dép. fr. de iVarengo, est aujourd'hui le ch.-l. d'une province qui porte son nom et compte 153.000 hab.
— BiBL. : Grâf, die Grûnduni/ Alessandrias (Berho, ISS',). alexandrin, INE n. et adj. Qui est né à Alexandrie ;
qui a rapport à cette ville ou à ses habitants, li On dit aussi
ALEXANDRIEN et ALEXANDRIN1ES.
— Appareil alexandrin, Espèce de mosaïque, ou plutôt de marqueterie précieuse, à laquelle l'empereur Alexandre- Sévère, qui, selon Lampride, en fut l'inventeur, avait donné son nom. h'appareit alexandrin servit sous le basempire à faire des frises, à orner des panneaux.
— Dialecte alexandrin. Né de la confusion du dialecte macédonien avec ceux des différentes parties de la Grèce, ce dialecte contenait beaucoup de locutions empruntées à des langues étrangères. C'étaient surtout les Egyptiens, les Syriens, les Juifs, en un mot les populations semigrecques, semi-orientales, qui en faisaient usage. On donnait le nom d'hellénistes aux écrivains de ces nations qui s'en servaient, d'où le nom d'hellénistique, sous lequel on désignait aussi le dialecte alexandrin. On le trouve bien caractérisé dans les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. , , , .,,,
— Manuscrit alexandrin (Codex alexandnnus), célèbre manuscrit grec de la bibliothèque du Musée britannique, contenant la Bible des Septante et le Nouveau Testament. Il fut envoyé à Charles 1" par le patriarche de Constantinople Cyrille Lucaris.
— Vei's alexandrin, Vers français composé de douze syllabes quand la rime est masculine, et de treize quand elle est féminine. En principe, la césure doit être immédiatement après la sixième syllabe, il S'empl. substantiv. : J.a versification française, avec ses alexandrins qui lonf deux à deux, a peu de mouvement. (Michelet.)
Le vers alexandrin (appelé parfois héroïque, parce qu il est particulièrement afiecté à l'épopée et à la tragédie) convient surtout aux sujets sérieux et graves. Majestueux et solennel, il a les défauts de ses qualités : . Il est beau, dit Voltaire, mais parfois ennuyeux. » Les poètes romantiques, pour le rendre plus vivant, l'affranchirent de la césure, et l'allongèrent en quelque sorte par de fréquents enjambements.
Alexandrine (poésie). On donne le nom de poésie alexandrine à la poésie grecque qui fleurit en Egypte, spécialement à Alexandrie, sous les Ptolémées, et dura iusqu'à la domination romaine. Elle est essentiellement raffinée et subtile, avec un grand souci de la forme et, dans les idées comme dans le style, une recherche qui va
parlois iuscm'ù l'utrootation ; c'est co qu'où appelle on ïlttûruturo 1 u ulexundriiu^imo n. Sos principaux roprésuntutits sont: Philûtas Uo Co8, Hormosiauax, Aloxandro d'Ktolio, trois autours élùgiuquos; Callimaquo, dont les hymnes ot los élégies sont pordus, mais sa Chevelure de Bérénice nous est parvenue dans la transcription latine do Catulle. Il est ôgaleinont l'autour d'un grand nombre d'épigrammos recueillies dans VAnlhotogif. Lo poôio épiquo do l'école alexandrino est Apollonius de Rhodes, dont les Argonautiqur-s ont été imitées par Vaiorius Klaccus. Lycophron, le plus obscur dos poètes grecs, écrivit sa l'amouso Alexaiidra ou Cassandre pour Vamusoment do Pto léméo I*hilailolplio, ot, sous le mOmo prince, Aratus formula en vers élégants tout co qu'on savait do son temps sur l'astronomie ; sos Phénotnènes sont un module de poùmo didactique. Tliéocrito entin, dans ses Idylles, scènes familières, fragments épiques, tableaux cliampôtros, nous donne comme la Hour do la poésie alexandrino.
La philologie. rUistoiro littéraire, la grammaire, représentées par Zénodotod'Kphèso, AristarquedeSamothrace, Cratès de Malles, Denys de Thrace, Apollonius lo sophiste ot Zoïle, prirent à. Alexandrie, dans los travaux do l'esprit, une placo qu'elles n'avaient point eue jusqu'alors. On sait quo los noms d'Aristarquo et de Zoilo sont devenus synonymes : le premier de critique sévère, m&is impartial, lo second do critique injuste et de mauvaise foi.
ALEXANDRINISME n. m. Système philosophique do l'écuio 'I Al.x.iiiiino. 11 Stylo orné, propre aux poètes grecs do lu punoJo Atuxandrine.
. m. Partisan de l'école d'Alexandrie,
ALEXANDRITE (do Alexandre, n. pr.) n. f. Nom donné à uiu- varnité vert foncé do cyraophauo.
Albxandriya. ville de Russie (gouv. do Kherson), sur ringoulotz, affl. du Dniépor; 13.100 h. Fondée en 1754 sous lo nom de Beg ; depuis 1784, ch.-l. d'un district qui compte aujourd'hui 327.200 hab. Aux environs on a découvert de vastes gisements do fer.
AlexandrOPOL, ville de Russie, gouv. d'Krivau (Transcaucasie), sur l'Arpatchaï, affluent de l'Araxe ; 22.700 bab. Kondéi? on 1837 par les Russes, sur la route militaire de TiÛis à Kars, à. l'endroit qu'occupait alors le village de Goumri, Alexandropol a été une place forte jusqu'en 1878. C'est la ville la plus populeuse du gouvernement. Magnaneries. A 40 kilom. au S., ot sur 1 Arpatchaï, ou rivière de l'Orge, se trouvent les ruines d'Ani. béfaitos dos Turcs par les Russes en 1807 ot on 1853. Poj). du district ; 13-1.600 hab.
AlexandrOV, ville de Russie (gouv. de Vladimir); 7.000 bab. C'est VAlexandrocskaia Sloboda du xvi" siècle, oiï séjourna de préférence le tsar Ivan IV le Terrible depuis 1564. Pop. du district : 100.000 hab.
AlexandrOV, bourg de Pologne (Russie occid.). gouv. do hubhu ; 5.239 hab.
AlexandrOVO, gare importante sur le chemin do for de Thorn (^Prusse), à Varsovie, dans le gouv. de Varsovie (Pologne), Russie occid. Douane très considérable.
AlexandroVSK, ville de Russie (gouvern. d'Iékatérinoslav), sur le Dnieper, en face l'île de Khortitza, célèbre dans l'histoire des Cosaques Zaporogues; 16.130 hab. Ville fortiflée et entrepôt d'un commerce considérable. Pop. du district: 205.100 nab.
AlexandrOVSKAÏA. ville de Russie fgouv. de Stavropol), sur la Toumouztofka, affluent de la Kouma qui se jette dans la Caspienne ; 8.710 hab. ~ Pop. du district du même nom : 120.380 liab.
AlEXANDROVSK-GROUCHEVSKH, ville de la Russie raénd. (icrnt. des Cosaques du Dun) ; 17.230 hab.
ALCXANOR {Û.G Alexanor, D. myth.) n. m. Espèce do papillon des Bassos-Alpes. V. p.\pillon [papiiio].
AlexanOR, neveu d'Esculape et flts de Machaon. Il était particulièrement révéré à Titane, en Sicyonie.
AlexÉÏEFKA, ville de Russie {gouv. de Voronèjoj, sur la Tikhaïa-Sosna, affluent du Don; 14.000 bab.
Alexiade (l') ou Vie d'Alexis Comnène, par Anno Comnène, en 15 livres et en grec, est un des monuments précieux de la Collection byzantine. Il raconte l'histoiro de la première croisade. Partout Anne Comnène fait l'apologie de son père, et accablo do reproches les chefs des croisés, principalement Boémond, lils de Robert Guiscard, ennemi personnel d'Alexis. On trouve le texte de V Alexiade au tome CXXXI de la Patrologie grecque.
AlexicacOS (aut détourne le mal), surnom donné à un grand nombre de dieux de l'antiquité, notamment à Jupiter et Apollon.
ALEXIEN (m) n. m. Religieux de l'ordre de Saint-Alexis.
— Encycl. Les alexiens étaient voués à la pauvreté et au soin des malades. Rappelant les beghards et los béguines, ils firent leur apparition au commencement du xiv» siècle, pondant la peste noire. Ils se répandirent surtout en Belgique et dans la basse Allemagne. On les a appelés parlois improprement cellites et loUards. Il y a encore des traces do cet ordre à Bruges, Cologne et Aixla-Chapelle.
Aleximus, philosophe grec de l'école de Mégare, au iv siècle av. J.-C, né en Elide, disciple d'EuliuTidas. Il attaqua Aristote et les stoïciens, et prétendit fonder une secte, dont l'existence fut éphémère, qui fut nommée secte des olympiques, parce qu'il enseignait à Olympie.
Alexin, ville de Russie [gouv. de Toula), sur l'Oka. affluent de la Volga ; 6.000 hab. Pop. du district : 88.500 hab.
AlEXINATZ, ville frontière de la Serbie, située au confluent de la Moravitsa et do la Morava; 5.760 hab.
ALEXiPHARMACCUTiQUEadj. Qui a les propriétés de l'alexipharniaque.
ALEXIPHARMAQUE (du gr. alexein, repousser, et pkavmacott. poison) n. ra. et adj. Nom que les anciens donnaient aux remèdes qu'ils croyaient propres à prévenir ou à détruire los mauvais efl'ets des poisons : Un alexi-
PHARMAQUE. Hcmède ALEXIPU.\RMAQUE.
— Encycl. Sous cette dénomination étaient compris
ALEXA.NDKI.MSMK