ALINÉAS
— Encycl. II y a trois sortes d'alinéas: l'alinéa rentrant, ou alinéa proprement dit ; 1 alinéa sai/^an^, appelé sojnmaî're, qui ressort en marge des autres lignes ; enfin, l'alinéa aligné, qui commence en alignement avec les autres lignes. fCe dernier n'est employé qu'en poésie, et s'indique généralement par une ligne de blanc.)
ALINÉAIRE adj. Qui a rapport à un alinéa, qui forme un alinéa.
ALINER {du lat. lineum, toile) v. a. Fournir un navire de cordages et de voiles.
ALINGER v. a. Fournir, entretenir de «linge: Alinger îtn domestique.
S'B.rmger, v. pr. Se fournir, s'entretenir de linge. (Inus.)
ALINGUE n. m. Sorte de pieu servant à délimiter des parcelles de terre.
ALIOS {oss) n. m. Nom donné, dans laGironde,à une espèce de grès grossier, et de couleur brun foncé. Dans cette roche, les éléments sableux sont agglutinés par l'oxyde de fer, et aussi par dos matières organiques.
— Encycl. h'alios se rencontre sous les plaines sablonneuses, dans les Landes, dans le Médoc, aux environs de Fontainebleau, en Sologne, etc. La matière organique, qui se sépare aisément par un simple lavage de la roche écrasée, contient, d'après Cloëz : carbone, 60.40 ; oxygène, 33.65; hydrogène, 5.65. D'après Faye, les matièresorganiques et les poussières ferrugineuses" qui constituent lo ciment de ce grès sont entraînées dans le sous-sol par l'action dissolvante des eaux de pluie.
AliOTH ou Aliath n. m. Nom arahe donné à la première étoile de la queue de la Grande Ourse. Cette étoile est marquée e dans les catalogues.
ALIOTIQUE adj. Qui se rapporte à l'alios : Sous-sol
ALIOTIliUE.
ALIPATA n. m. Arbre vénéneux des Philippines. ALIPÈDE ouALIPESfdulat. a^ti, aile, et pes, pedis, -pied) adj. Qui a des ailes aux pieds ; Mercure est alipède.
— En T. de zool. Se dit des animaux dont les pattes sont membraneuses, comme la chauve-souris.
AliphÉRUS, fils de Lycaon, fondateur dWliphère, ville d'Arcadic, où Minerve était particulièrement révérée.
ALIPILE (du lat. ala, aisselle, etpilus, poil) n. m. Esclave épileur dans les bains romains.
ALIPITE n. m. Hydrosilicate naturel de nickel.
ALIPTE {du gr. aleiphein, oindre) n. m. Celui qui, chez les Grecs et les Romains, était chargé do frotter d'huile ceux qui sortaient du bain, ou les athlètes avant la lutte.
AUPTÉRION (du gr. aleiphein, oindre) n. m. Salle où les baigneurs et les athlètes grecs ou romains se faisaient frotter d'huile.
ALIPTIQUE (rad. alipfe) n. f. Partie do l'ancienne médecine qui traitait de l'art d'oindre le corps pour l'entretien de la santé et de la souplesse de la peau.
ALIQUANTE {du lat. aliquantus. d'une certaine grandeur) adj. N'est usité que dans cette locution : Partie aliqualité, Partie qui n'est pas contenue un certain nombre de fois, exactement, dans un tout : Deux est une partie ALIQUANTE de treize.
— Anton. Aliquote.
ALIQUOTE (du lat. aliquot, un certain nombre) adj. Se dit dune quantité contenue un certain nombre de fois, exactement, dans*une autre quantité ; Deux, trois, quatre, six, sont des parties aliquotes de douze.
— Mus. Sons aliquotes, Sons secondaires qu'un corps sonore mis en vibration fait entendre en même temps que le son principal, et dont l'évaluation numérique est représentée par des nombres fractionnaires, aliquotes du son fondamental.
— S'empl. substantiv. au fém. dans ces deux acceptions : Deux est une aliquote de six. Cette dix-septième est produite par une aliquote de la corde entière, savoir la cinquième partie. (J.-J. Rouss.)
Aliscans (les), chanson de geste du xii< siècle. Elle appartient au cvcle carolingien, branche de GuUlauine au court nez, et offre, entre autres nombreux épisodes, les récits de deux grandes batailles livrées aux Ab/scamps {Ehjsii campi), près d'Arles. (V. Alyscamps.) Dans la première do ces batailles, Guillaume au court nez ou Guillaume d'Orange est battu par l'émir Abdérame ; dans la seconde, il prend sa revanche sur les Sarrasins, grâce à l'appui de Louis le Pieux et de Rainouart au Tinel, personnage à demi comique, qui y joue un grand rôle.
Ali-SCHIR (Emir-Nizara-cl-Haqq-0ueddin1, poète persan du xv« siècle. Président du divan et premier vizir, il fit construire une foule d'établissements utiles : mosquées, bains, caravansérails, etc., et protégea les arts et les lettres. Alî-Schir devint ensuite gouverneur d'Astrabâd, puis s'adonna entièrement à des travaux littéraires. 11 écrivait avec autant do facilité en persan qu'en turc. Quand il se servait de la langue turque, il prenait le nom de Nevvaiy, et, lorsqu'il écrivait en persan, celui de Fani. Les plus remarquables de ses nombreux ouvrages sont : Medjalis ennefaîs (les JRéunionx précieuses); Arouzi turki (Prosodie turque) ; quatre Dwans de poésies turques : Garaïb essougr (les Merveilles de l'Enfance) ; Navvadir esscheboub (les Singularités de la Jeutiesse) ; Bedai elwoust {les Particularités de l'âge moyen); Fevva'id il kibr {les Fruits du grand âge); un Divan persan; des il/esnem ou Poésies historiques, etc.
ALIS, ISE et ALISE, ÉE (du provenç. alizall, même sens) adj. Lisse, poli. V. alizé.
ALISE n. f. Enfoncement servant d'abri aux navires sur les rivages, ij On dit aussi cale.
AUSE ou ALIZE n. f. Fruit aigrelet de l'alisier.
. fruit.
Alise-SAINTE-REINE, comm. de la Côte-d"Or,arr. et à 15 kilom. de Semur. sur le mont Auxois ; 642 hab. Sources thermales, célèbres dans la contrée, sous le nom de Fontaine de Sainte-Heine ; 700 à 800 hab. V. Alesia.
Alishan (Léonce), écrivain arménien, né à Constantinople en 1820, vicaire général de la congrégation des mécnitaristes de Venise. Poète, littérateur et historien, il a publié notamment ; Géographie politique et Topographie de la grande Arménie (Venise, 1853); Poésies complètes (1857); l'Arménie pittoresque (1870), et une édition des Assises d'Antioche. V. assises.
alisier ou ALIZIER {zi-é) n.m. Genre darbres, de la famille des rosacées et de la tribu des pomacées, renfermant des arbres ou arbrisseaux généralement épineux, à fleurs blanches, roses ou purpurines, groupées en corymbes terminaux, à fruits petits, rouges, aigrelets ou insipides. On en trouve dans nos forêts plusieurs espèces. Le bois de ra/is(erestexcellent et très recherché pour les ouvrages de tour, l'ébénisterle, la tabletterie, la mécanique, la lutherie, etc.
ALISMACÉ, ÉE OU ALISMOÏDE [liss) adj. Quî ressemble àunalisme.
ALISMACÉES [liss — rad. allsme) n. f. pi. Famille de plantes monocotylédones.
— Encycl. Bot. Les alismacées sont des plantes aquatiques ou marécageuses, vivaces. Elles ont des rhizomes charnus et féculents, des feuilles disposées en rosette, pétiolées et engainantes, et des fleurs pour vues d'un périanthe à six divisions. Le fruit est généralement un polyakène. Ces plantes abondent en Europe, où leurs fleurs embellissent les étangs et les ruisseaux. Les genres principaux sont : l'alisme,
appelé aussi /lûteau ou plantain d'eau, et la sagittaire ou fiéchière.
— Paléont. A l'état fossile, on trouve des feuilles et fruits de cette famille dans le terrain tertiaire.
ALISME ou ALISMA (Jiss — gr. alisma, plantain d'eau) n. m. Genre de la famille des alismacées, dont l'espèce la plus connue est le plantain d'eau [alisma plantaqo), commun dans les mares.
ALISMORCHIDE (fiss et ki, — de alisme, et du gr.
orckis, orchis) n. m. Genre de la famille des orchidées.
AlISO ou ÉUSO, ville de l'ancienne Germanie, dans la vallée de la Lippe.
Drusus y éleva une forteresse qui tomba au poui Germains, après la défaite de Varus.
ALISON (le baronnet sir Akchibald-), historien anglais, né à Kenley (comté de Shrop) en 1792, mort à Passilhouse, près Glasgow, en 1867. Son œuvre capitale est l'Histoire de l'Europe duî'arit la Hévolution française, qu'il a conduite dans la suite jusqu'à l'avènement de Napoléon III. Alîson a encore écrit des Mélanges (Miscellaneous), et de nombreux Essais; une Vie du duc de Marlborough; une Vie de lord Castlereagh, et, dans un autre genre, des Principes et Pratiques du Droit criminel écossais; des Principes de lapopulation.
AUSON {sir Archibald-), général anglais, no à Edimbourg en 1826. 11 prit part aux guerres do Crimée, de l'Inde (où il perdit un bras à Lucknow), de la Côte de l'Or; devint colonel en 1867, et fit partie de 1 expédition contre les Achantis (1873-1874). Général en 1877, il commanda une brigade dans l'armée qui bombarda Alexandrie (1882), se distingua à la bataille de Tel-el-Kebir, reçut alors le grade de général de division, et commanda l'armée d'occupation en Egypte (1882-1883). Il fut promu, en 1889, au grade de général d'armée.
ALISONITE n. f. Sulfure naturel de cuivre et de plomb qu'on a trouvé à Nusia-Grande (Chili).
ALITÉ, ÉE n. et adj. Personne qui est au lit : Un aliiê.
ALITEMENT n. m. Séjour au lit, nécessité par une maladie. Il Mise au lit d'un malade dont l'état exige des précautions spéciales.
ALITER (rad. lit) v. a. Mettre dans le lit; forcer à garder le lit : Le drame de l'accouchement, qui alite passagèrement la femme, la laisse fort poétique. (Michelet.)
— En T. de pêch. Aliter des anchois, des harengs, etc.. Les ranger dans les caques, par couches, par lits.
S'aliter, v. pr. Se mettre au lit par suite de maladie, d'infirmités, de vieillesse.
— Stn. S'aliter, se mettre au lit. On se met au lit pour dormir ou se reposer; on s'alite pour cause de maladie.
ALXTION (si — du lat. alerc, nourrir) n. f. Syn. peu usité do alimentation.
ALITRONC {/ron — du lat. ala. aile, et tronc) n. m. Partie postérieure du thorax des insectes portant les ailes.
ALITURGIQUE (du gr. a priv., et de liturgie) adj. Se dit des jours qui n'ont pas d'office particulier : Les vendredis étaient aliturgiques dans l'Eglise d'Alexandrie.
ALIVRER ou ALLIVRER (rad. livre) v. a. Diviser par poids d'une livre.
Alix (Pierre-Michel), graveur, né à Honfleur en 17G2, mort à Paris en 1817. 11 a pratiqué avec succès le procédé de la gravure en couleurs à plusieurs cuivres, et il a laissé dans ce genre quelques compositions histori-
/.. fruil
tir des
ques intéressantes et une série de très beaux portraits, tels (|ue ceux de Marie-Antoinette, de Viala. de iu"* Maillard, de Barras, des trois Consuls, de Napoléon P', etc.
Alix de Champagne, quatrième fille de Thibaut IV, comte de Champagne, morte à Paris en 1206. Elle épousa en 1160 Louis VII, roi de France, qui avait précédemment épousé Eléonore de Guyenne et Constance de Castille ; de ce mariage naquit Philippe-Auguste, qui lui confia la régence en 1190, lorsqu'il partit pour la croisade. Alix gouverna avec beaucoup de sagesse et de fermeté.
Alixan (lat. A/ixia)î»m), comm.du départ, de la Drôme, arrond. et à 12 kilom. de Valence ; 1.540 hab. Ville autrefois assez importante, presque entièrement détruite par un incendie en 1345.
ALIXIA (CAMPHRK d") n. f. Cristaux blancs qu'on trouve sur lécorco de Valixia aromatica, solubles dans l'eau, l'alcool, l'éthcr. les alcalis. — L'acide azotique les jaunit sans les dissoudre.
ALIZARAMIDE n. f. Chim. Syn. de alizarinamide.
ALIZARATE (rad. alizarine) n. m. Nom donné aux comaisons de lalizarine avec les bases, ou aux sels formés ' l'acide alizarique. V. alizarine.
ALIZARÉINE n. f. Chim. Syn. de alizarinamide.
ALIZARI n. m. Racine entière de la garance : Z'alizari reçoit le nom de " garance » qitand il a été pulvérisé.
AUZARINAMIDE (de alizarine, et amide) n. f. Corps de l'ammoniaque sur
cristalli;
résultant de la fixatit l'alizarine, molécule à molécule, avec élimination d'eau; c'est donc une alizarine monoaniidée.
— Encycl. L,' alizarinamide s'obtient en chauffant vers 180", en vase clos, un mélange d'alizarine pure et d'ammoniaque liquide pas trop concentrée. On la précipite du produit par un acide. Ce sont de belles aiguilles brunes, à reflets métalliques, fusibles vers 250" et se volatilisant sans décomposition, solubles dans l'eau bouillante, l'alcool (qu'elles colorent en rouge violacé), l'éther, les
ordant, en lilas, et en ronge violacé.
acide alizaramique,
Pr.i,
E. thermomètre; F, hotte :
alcalis faible:
L'alizarinamido teint la 1.
le coton, sur mordant d'ali
— SvN. Alizaramide, aUzaréine, amido-oxyantbraquinone.
ALIZARINE [rad. alizari, racine de garance) n. f. Matière colorante extraite de la racine de garance, et qui se présente sous forme de petites aiguilles rouges orangées.
— Encycl. L'a/iJrtW/ie est une matière colorante découverte en 1826 par Robiquet et Colin dans la garance {}-ubia tinctorum). La matière colorante se trouve en majeure partie dans la racine de la plante. Cette plante, qui appartient à la famille des rubiacées, est cultivée depuis les temps les plus reculés. On laisait usage dans nos contrées, avant la préparation industrielle de l'alizarine, do garances d'Avignon. d'Alsace et do Hollande. Pour l'obtenir de la garance, on mêle la racine pulvérisée avec de l'acide sulfurique concentré: au bout de quelques jours, on jette lo mélange dans l'eau, et on enlève l'acide par des lavages. Le résidu, appelé garancine ou charbon sulfurique, est de la matière charbonneuse imprégnée d'alizarine. On traite ensuite par l'alcool.
L'alizarine est inodore, insipide, soluble dans l'éther, l'alcool, à peine soluble dans l'eau froide. Cristallisée dans l'alcool, elle se présente sous forme d'aiguilles jaunes ou orangées. Elle donne avec les alcalis des dissolutions d'un bleu violet. Elle se comporte comme acide bibasique faible. Outre l'alizarine, lagarance renferme de la purpurine ou oxyalizarine et un certain nombre d'autres matières colorantes. L'alizarine ne se fixe sur tissu qu'avec le concours de mordants. Les étoffes mordancées à l'alumine sont teintes en rouge. Avec les mordants ferrugineux, on obtient le noir et le violet.
La purpurine fournit des violets. Le mélange d'alizarine et de purpurine que l'on trouve dans la garance permet d'obtenir sur coton un rouge franc très solide, connu sous le nom de rouge d'Andrinople.
— Synthèse de l'alizarine. Grœbe et Liebermann ont réalisé, en 1868. la préparation de l'alizarine au moyen de l'anthracène.
L'anlhracèneC"H'''(v.ce mot) est un hydrocarbure que l'on trouve dans le goudron do houille. Il donne par oxydation de l'antliraquinone (v. ce mot). Cette dernière, transformée en dérivr bibromé et fondue avec la potasse, donne l'alizarine C'*H"Br'0' -i- 2K0H = 2KBr -}- C'*H*O^OH)^ anthraquinone alizarine.
bibromL-e.
L'alizarine. comme on voit, est une dioxyanthraquinone ; la purpurine, qui est une trioxyanthraquînone, se sépare de l'alizarine par dissolution, dans une solution bouillante d'alun; la purpurine reste en dissolution, l'alizarine cristallise par refroidissement. On forme aussi de l'alizarine par l'oxydation directe de l'anthraquinone, lorsqu'on chauffe cette dernière avec de la potasse alcoolique.
(Après
tière de\
i foncé)
trois niiroali/aiiijcs. '
l'acido azotii|Uo à uni
cido sulfurit|U« tjt
ALIZAItHjlK — ALLAITEMEM
CliaullV-
t nombreux;
i/ariiio. Il existe '•Il ajoutant de il alizarino dans de l'acido
sult'uri(juo et do la glycérine, la monoiiitralizarine fournit, apr^s rtiduotion par la poudre do zinc, le bleu d'alizarine, C"H*AzO*. Il rivalise comme éclat, sinon comme solidité, avec le bleu dmdif^-o.
Le brun d'alizarino s'obtient on réduisant à chaud la
nitroali;
élan-ée de
l'aiithrac»:!
ido par l'étain, ou encore '• ■\o sodium.
I iiKluos isomères de l'ali- I ( "II«0'.
* l'ilizarine. En général, niliraquinono, par oxydation, au moyen du bichromate do potassium ot do l'acide sulfuriquo. L'anthraquinone purïHée est transformée, au moyen do l'anhydride sulfuriquo, en acide anthraquinomonosulfureux ou ou acido anthraquino-disulfureux, suivant la température k laquelle on chauffe le mélange.
L'anthraquino-monosuMito de sodium, fondu avec de la
soutle caustique, donne de l'alizarato do sodium, en même
temps que du sultite de sodium, de l'eau et de l'hydrogène.
En traitant l'alizarato do sodium par un acide, on préci-
Sito l'alizarino. Co produit est vendu en pâte sous le nom 'alizarme pour violet. I/alizarine pour rouge s'obtient do la même manière, mais on panant do rantbraquino-disultito de sodium. L'alizarino artificielle remplace partout les produits extraits de la garance.
AUZARIQUE (rad. alizarine) adj. Se dit d'un acide plus souvent désigné sous le nom do acide phtalique. ALIZE n. f. Bot. V. ALISE.
ALIZÉ (du prov. alizatt, uni, uniforme) adj. m. Se dit de certains vents réguliers qui soufflent pendant toute l'année do l'E. à rO . dans les régions tropicales : D'Europe en Amérique, on est poussé par les vents alizés. (Michelet.) |[ On écrit aussi alise.
— S'empl. substantiv. : Les alizrs font naître des remous ou des contre-courants qui impriment la direction aux vents régnants des deux zones tempérées. (De Humboldt.)
— Encycl. Les vents alizés soufflent de l'E. à l'O. dans les régions intertropicales, do l'E.-N.-E. à l'O.-S.-O. dans l'hémisphère boréal, et do l'E.-S.-E. à l'O.-iN.-O. dans l'hémisphère aus- ... ..
tral. Ils ont pour causes la chaleur excessive du sol dans la zone torride, et le mouvement de rotation de la terre.
L'air des régions équatoriales, violemment échauf- yfé, se dilate, de- ( t vient plus léger ; \ il se produit par \^ suite un appel d'air provenant des régions plus froides : de là deux courants d'air qui, si la terre était immobile , iraient du N. au S. au-dessus de l'équateur, et du S. au N. au-dessous de cette ligne, en même temps que deux contre-courants supérieurs {contre-alizés) allant respectivement en sens inverse des premiers, et dirigeant vers les pôles l'air des contrées équatoriales. Mais la terre, en tuiuiiant sur elle-même de 10. à l'E., communique à l'air aiiiiiisphérique sa vitesse de rotation. Or la vitesse des iliil.-n^nts points de la terre diminue graduellement de r<^i|tiateur aux pôles, où elle est rigoureusement nulle. Par <<Mis.-.iuent, les molécules d'air :^ui viennent des pôles à 1 t^jiiateur arrivent en chaque point de leur voyage avec mil- vitesse de rotation propre qui est moindre que celle ■l.^ r.''gions terrestres où elles se trouvent transportées. L'> objets fixes de ces régions, tournant plus vite que laii- environnant, le frappent de l'O. à l'E. avec l'excès '!<■ l'-ur vitesse, d'où résulte pour eux le même effet que s lis riaient en repos et s'ils recevaient l'impulsion du \' lit un sens contraire, c'est-à-dire do l'E. à l'O. Cette \;ir>so relative de l'E. à l'O. se compose avec la vitesse n-lative dirigée du N. au S., pour donner une vitesse ir-,iiltante dirigée vers le S.-O. Les alizés qui régnent des 'liii\ côtés de l'équateur présentent ainsi des obliquités (ppliMs,'-os qui s'influencent l'une l'autre, ot qui tendent au l'aiall<li>iiii> à iii.'^uri' qu'on so rapproche do l'équateur.