‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 206 sur 828 · ALPAGA — ALPES · texte numérisé non relu

ALPAGA — ALPES

ctinatei, dépromlon» occupée» par do» dépôt» plu» récent» iPraettigau, Embrunais, etc.), et repréKooiaut une disposition invomo do celle de» majisifii centraux. Lo» pli» de» terrains sédlmcniairei, souvent isoclinaux, sont geuéralcniont â peu près parallèle» â la courbure générale de la chaîne. Il» sont plu» ou moin» aigu» cl «erré», «uivant qu Ils alfectoot dos ensemble» plu» ou moin» plastique» do couche» sédimonlairc». Dan» certain» cas, ils entourent los cuvette» synclinalo» ot los ma»»if» centraux lO. du massif do la bilvrma, d'après llaugj; mais, habituellement, ce» dornier» surgissent au milieu d'eux sou» forme d amande» cristallines ou amy»rfa/ol</e« (.Marcel Bertrand), même parfois plisséo» en éventail i massif du .Mont-Blancj, et s intercalant entre d'autre» pli». Certaines zones do plis, comme par exemple les chaîne» subalpine» â lO. do OroDobio et lo plissement qui alfccio, dan» lo» Alpes françaises, les grès liouillors do la Mauricnno ot do la Tarcntaiso, offrent une disposition en éventail trè» nette, analogue & celle do certains massifs centraux. Do» discussion» importantes ont ou lieu récomment au sujet do la continuité de ces plis d'un bout do la chaîne & lautro ; certains autours, attribuant la formation des Alpes â une poussée venant du S., admettent cette continuité sur do grande» étendues ; d'autres (ZUrcherj n'y voient qu une apparence due au raccordement d'un grand nombre do ■ fuseaux • do plis qui représenteraient autant do contrées de striction distinctes à [origine. Souvent les axes do plisscmont sa relayent entre oux.

Quoi qu'il en soit, les géologues sont d'accord pour distinguer dans la chaine alpine deux tronçons : le» Alpes orientales ot les Alpes occidentales, disposés tous deux en arc do cercle et .séparés par une ligne do discontinuité, la ligne du Rhin, le long do laquello lo raccord des axes de plissement devient assez difficile pour avoir suscité de savants mémoires (Suess, Dicncr, Haug), dont les auteurs sont loin d'être d'accord. Les Alpes orientales et les Alpes occidentales présentent des caractères assez différents, soit dans les faciès des terrains qui les constituent, soit en ce qui concerne leur tectonique.

Ces plis ont été groupés en zones par divers géolognes. Ch. Lory a établi, pour les Alpes françaises, une scno de ces zones, basée à la fois sur la tectonique, sur la nature des matériaux mis en œuvre, sur l'histoire géologique ot sur l'oroplastiquo ou nature du relief qui en résulte.

— Age des dislocations. L'étude attentive de certains massifs centraux a révélé l'existence de plissements antébouillers ot antétriasiques, de direction sensiblement différente de celle des plis alpins proprement dits et datant d'une époque où les Alpes n'étaient pas encore différenciées et faisaient partie, avec lo plateau central de la France, les Vosges, la Bohême, etc., d'une zone de plissement plus ancienne, la zone hercynienne. Les transgressions et les discordances permettent de reconnaître également la trace de mouvements multiples (antésénoniens, anténummulitiques et antéaqaitaniens) ayant préparé par la production de dômes très simples et précécfé les plissements alpins proprement dits. Ces derniers ont eu lieu après le miocène et n'ont affecté que d'une façon insignifiante les régions situées au N. des Alpes et du Jura.

Le ruissellement, l'action érosive des cours d'eau utilisant les dépressions des plis et les points particulièrement disloqués pour y creuser des vallées, tour à tour déblayées et remblayées plus tard par les appareils fluvio-glaciaires, ont greffé sur le bourrelet alpin un réseau hydrographique complexe dont la lente évolution n'est pas terminée et qui ne laisse subsister des plis primitifs que des amorces et des ruines.

— BiBLiOGR. Comme ouvrages généraux, pouvant faciliter une première orientation dans lo dédale des publications relatives à la structure des Alpes, il convient de citer : Ed. Suess, die Entstehung der Alpen (IS75): Dicner, der Gebîrgsbau der Westalpen (2 caries. Vienne, 1891); Marcel Bertrand, la Chaîne des Alpes et ta Formation du continent européen (Bull. soc. yéol. de France, 3" série, t. XV, 1S87 j ; Etudes dans les Alpes françaises (îiull. soc. géol. de Fr., 3' série, t. XXII, 1894): E. Haug, Contributions à l'étude des lignes directrices de la chaine des Alpes (Annales de géogr., 15 janv. 1896); C.Schmidt,Zur Géologie derSchweizer Alpen (Bâle, 1888); D' Frantz Noê, Geologische Xebersichtskarte der Alpen {\ienac, 1890) : V. Mojsisovicz, rfie Dolomitriffe von Sùdtyrol und Venetien (Vienne, 1877).

— GÉOGR. Si, au point de vue géologique, il est assez facile de reconnaître dans l'ensemble des Alpes une zone cristalline centrale, bordée de chaque côté (sauf dans une

fraude partie du massif franco-italien) par une zone calcaire e largeur variable, il est plus malaisé de déterminer les divisions orographiques du système alpin. On distingue généralement : les Alpes Occidentales, de l'Apennin jusqu'au mont Blanc ou même au Saint-Gothard : les Alpes Centrales, du mont Blanc ou du Saint-Gothard jusqu'au pic des Trois-Seigneurs ou au Brenner; enfin, les Alpes Orientales, à l'E. de cette dernière limite jusqu'à la plaine de Hongrie et aux plateaux du Karst. Chacune do ces grandes divisions comprend elle-même un certain nombre do groupes secondaires, qu'on délimite par des cimes, par des dépressions, ou mieux encore par des nœuds orographi(|ues, renflements des chaînes principales.

Les Alpes Occidentales (350 kilom. de longueur entre la Méditerranée et lo lac Léman, 200 kilom. de largeur moyenne, 70.000 kil. carr. de superficie) ont été divisées depuis l'époque romaine en Alpes Maritimes, Cottiennes et Grées. Les Alpes Maritimes, entre l'Apennin et lo nœud do l'Enchastraye (2.956 m.), sent en général peu élevées; trois ou quatre cimes seulement dé'passent 3.000 m., et aucune no dopasse 3.167 m. (Mercantourj. Une route stratégique importante utilise la dépression (1.873 m.) du col do Tende, fortifié par la France et surtout par l'Italie. Lo contrefort le plus important so trouve sur le versant français. C'est, en oft'ot, au nœud orographique de l'Enchastrayo (|ue se rattache la chaine maîtresse des Alpes de Provence (mont Peiat, 3.053 m.) entre l'Ubaye et les vallées provençales. De petites Alpes de Provence'imont de Lure, 1.827 m.; Venteux, 1.912 m.; monts dû Vaucluse, 1.242 m.; Lubéron ou Léberon. 1.125 m.; Sainte-Baume, 1154 m., etc.) continuent los grandes Alpes de Provence, également de formation calcaire, louant aux massifs des Maures (779 m.] et de VEstérel (616 m.), ils se composent de roches cristallines et n'ont rien de commun avec los contreforts calcaires des Alpes Maritimes. Plus élevées quo ces dernières ot plus alpestres, les Alpes Cottiennes sont limitées au N. par le nœud du Thabor (3.181-3.205 m.). Au delà du point culminant (aiguille de Chambeyron, 3.400 m.), la crèl«

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