ALONG — ALP
AlONG ou Ha-LONC, grande ot belle baie de la côte
N.-E. de l'Annam (ludo-Chine), prov. d'Haïphong, constituant un excellent refuge, j^ui a souvent servi de lieu de réunion à la flotte française pendant la dernière guerre du Tonkin. Elle offre, dans sa partie sept., le petit port Courbet. Le voisinage des mines de charbon de Hong- Haï lui donne une grande importance.
ALONSOA (de Zanoni Alonso, n. pr. esp.) n. f. Genre do plantes de la famille des antirrhinées, à fleurs disposées en épis d'un rouge éclatant, et cultivées dans les jardins d'agrément. Elles sont originaires des Andes péruviennes et chiliennes.
Alopa {Laurent-François d'), imprimeur italien, né à Venise, exerçait son art à Florence vers la lin du XV* siècle. Il se livra particulièrement à l'impression des ouvrages grecs. Ses éditions sont très élégantes et très belles. Il a le premier employé les capitales. Il eut pour correcteur le célèbre Jean Lascaris.
AlOPE, tîlle de Cercyon, eut de Neptune un fils nommé Hippothous. Fut tuée à coups de flèches par son père, et métamorpliosée en fontaine. — Nom d'une des Harpies.
AlopÈCE, petit bourg de l'anc. Atti(^ue,à]2kil. d'Athènes, célèbre par la naissance d'Aristide et de Socrate.
ALOPÉCIE (du gr. alôpêx, renard, cet animal étant sujet à une maladie qui lui fait tomher le poil) n. f. Chute ou absence totale, ou partielle, des poils et des cheveux.
— Encycl. L'alopécie est différente de la calvitie. Cette dernière désigne la chute définitive des cheveux, tandis que Talopécie ne s'applique qu'à leur chute temporaire. L'alopécie peut être générale ou partielle, selon qu'elle attaque les poils de toute la surface du corps, ou ceux de quelques régions seulement. Elle peut être aussi physiologique ou morbide. L'alopécie phvsiologicjue est congénitale ou acguise. La première s'observe à titre d'exception ; le plus souvent, les parties habituellement recouvertes do poils ont quelques poils follets. Elle est presque toujours héréditaire. Il faut ranger l'alopécie sénile (v. calvitie) parmi les alopécies physiologiques. Les causes de l'alopécie morbide sont directes ou indirectes. Les premières, qui sont des affections locales, agissent immédiatement sur le cuir chevelu : Tcrysipèle du cuir chevelu, l'inflammation érytKémateuse produite par un cosmétique irritant, l'eczéma, l'impétigo, le psoriasis, le lupus, les brûlures, les coups et les parasites de tous les genres, particulièrement les teignes. Parmi les secondes se rangent la syphilis, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, surtout la variole et la scarlatine, les suites de couches, la phtisie pulmonaire. Le traitement de l'alopécie varie avec la cause qui lui a donné naissance. Une bonne hygiène, des applications aromatiques ou alcooliques ou irritantes rendent de réels services; ce sont : les alcoolats de romarin, de mélisse, le rhum, la pommade de Dupuytren, les lotions à la quinine, les lotions antiseptiques. Il est utile de porter les cheveux très courts.
ALOPÉCIQUE adj. Qui a rapport à l'alopécie : Affection ALOPECIQUE.
— n. Personne atteinte d'alopécie.
ALOPÉCURE {an sv. alôpêx, renard, et oura,
queue) n. m. Genre de plantes graminées, con- Alopécure. nues sous le nom do vulpins, et de taille médiocre. Sur une vingtaine d'espèces connues, la moitié sont propres à l'Europe ; ce genre est surtout caractérisé par l'avortementpresque constant d'unedespiècesde laglunielle.
Alopeus (le baron Maximilien d'), diplomate russe, né en Finlande en 1748, mort à Francfort-sur-le-Mein en 1822.
II fut ministre plénipotentiaire à Berlin (1790), puis à Londres (1807). — Son frère, le comte Davu» d'Alopeus, remplit aussi diverses fonctions diplomati(|nes. Dans la campagne de Saxe, eu 1813, il fut nommé commissaire général dos armées alliées et, en 1815, gouverneur de la Lorraine. Il mourut en 1831, ministre plénipotentiaire à Berlin. Aloph.'
ALOPHE(dugr. a priv., ot /op/ios, crête) (Sfossi 2 fois}. n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores, famille des brachyrhinidés, comprenant quelques espèces répa
dues dans l'ancien mondé, notam Ce sont des charançons de taille moyenne, grisâtres, variés de blanc et do brun, vivant à terre, sous les plantes basses, dont leurs larves dévorent sans doute les racines.
Deux espèces françaises : alophus triguttatiis, alophus nictitans.
ALOPHORE {du gr. «/û5, aire, disque, et pkoros, qui porto) n. m.
Genre d'insectes c dés, a corps large
ALOPIAS {dss — du gr. aiôpéx, renard) n. m.
Genre de pois-
lamnidés, renfermant des squales plus vulgairement connus sous le nom à& renards et caractérisés par le développement extraordinaire du lobe supérieur de la nageoire caudale , qui peut dépasser la longueur du corps.
— Encycl. Les alopias sont des requins des mers
it dans le N.de l'Asie.
AlopoDote (long, totale 0'°,4d).
chaudes et tempérées. Le renard {alopias vulpes) est
commun le long de nos côtes; il atteint jusqu'à 5 mètres de long.
ALOPONOTE {du gr. alopos, dépourvu d'écaillés, et notas, dos) n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, famille des iguanidés, dé- , pourvus décailles sur le dos et sur le cou.
L'espèce vivant à Saint- Domingue, ]' aloponotus Bicordi , est remarquable par la crête ecailleuse qui existe sur le dos et sur la queue.
AlORA, ville d'Espagne (prov. de Malaga), près du fleuve côtier le Guadalhorce ; 10.500 hab. Les environs sont plantés d'orangers, de citronniers, de grenadiers et d'arbres à fruit de toute espèce. Le district compte 37.000 hab.
ALORGINIQUE (de aloès, et orcine) adj. Se dit d'un acide cristallisé extrait de l'aloès et présentant dans sa constitution un certain rapport avec l'orcine. '
— Encycl. L'acide alorcinique
CH'-'O ou C'H'.(CH')'.0H.C0»H; s'obtient en fondant l'aloès socotrin (préparé avec Valoé socotrina) avec trois fois son poids do soude caustique. La masse reprise par l'eau, additionnée d'acide sulfurique. puis agitée avec l'éther, cède à ce dernier l'acide alorcinique mélangé d'acide acétique, d'acide paroxybenzol'que et dorcine.
Séché dans le vide, il fond à 97°. Par distillation, il se transforme en anhydride alorcnnque C'*H"*0' : deux molécules d'acide alorcinique s'unissent avec élimination d'eau. L'acide alorcinique réduit lazotate d'argent et le réactif de Fehling. Le sous-acétate de plomb donne un précipité qui rougit à l'air. La potasse fondue la dédouble en acido acétique et orcine. Les alorcinates de baryum, de calcium, de cuivre, sont solubles dans l'eau et l'alcool.
ALORS [lor — de l'ital. allora, à l'heure; ou mieux de l'ablatif lat. hora, dont on a fait d'abord are, ores; puis, par addition de l'article, lores, lors, et, enfin, en y joignant la prép. à, alors) adv. de temps. A ce moment-là :
Que vouliez-vous qu'il fit contre trois? — Qu'il mourût. - Ou qu'un beau désespoir, alors, le secourût
P. Corneille.
i! En ce temps-là : Le « qu'il mourût! » de Corneille est bien le cri d'un Romain rf'ALORs. il En ce cas-là, si telle chose arrive : Si l'on me dit cela, alors je répondrai. (En ce sens, ALORS est souvent précédé de locutions interjectives : Oh! alors... Eh bien! alors... Mon Dieu! alors...)
— Alors que, loc. conj. Lorsque :
Tous les maux sont pareils aiors qu'ils sont extrêmes. Corneille.
— Jïtsqu'alors. loc. adv. Jusqu'à ce moment-là.
— Prov. Alors comme alors, Quand on en sera là, on avisera à ce qu'il faudra faire, on se tirera d'affaire comme on pourra. (Fam.)
— Syn. Alors, pour lors. Alors rappelle une époque d'une certaine durée, pendant laquelle avait lieu tout un genre ou une suite d'actions. Pour lors indique une époque courte, précise, à laquelle se rapporte un fait unique.
AlOS, comm. de l'Ariège, arr. et à 14 kil. de Saint-Girons, près de l'Arrout, affl. du Salât; 1.062 hab. Fromages.
ALOSE (lat. alausa, même sens) n. f. Goure de poissons phvsostomos ^
abdominaux,de la famille des clupéidés.
— Encycl.
Les aloses vivent dans les mers tempérées, et sont caractérisées par leur corps comprimé latéralement, avec une carène et des épines au ventre. L'alose commune {alausa vulgaris fOcéan et Méditerranée]) remonte les fleuves au moment du frai, vers le printemps. Un peu plus tard apparaît une autre espèce, la feinte {atosa finta). Ces poissons-, dont la chair est très estimée malgré les nombreuses arêtes, atteignent jusqu'à 1 mètre de long. On les pêche au filet, surtout au moment do la montée.
ALOSEAU {zô — dimin. de alose) n. m. Petite alose.
ALOSIER(;(-^ — rad. alose) n. m. ou ALOSIÈRE n. f. Filet pour prendre des aloses.
Alosno, ville d'Espagne, prov. de Huclva (.Andalousie) ; 12.030 liab. Mines de cuivre dites de Tharsis.
AlOST ou Aalst, ville de Belgique (Flandre or.), sur la Dender; 26.000 hab. Industrie active. Cette ville, très ancienne, capitale depuis 1016 d'un comté réuni à la Flandre en 1167, fut prise et démantelée parTurenne en 1667, abandonnée par les Français en 1706. Patrie de l'imprimeur Thierry Martens. Monuments remarquables ; hôtel de ville (xiii*s.); église collégiale de Saint-Martin, qui possède un des chefs-d'œuvre de Rubens : Saint Hoch, patron des pestiférés, et le tombeau de Thierry Martens.
Non loin d'Alost sont les ruines de l'abbaye dAfflighem. — Pop. du caot. : 64.000 hab.
ALOUATE n. m. Nom vulgaire d'un singe américain, appartmaiit au genre mycetes (ou hurleur). V. ces mots.
ALOUETTE (dimin. de aloue, mot de l'anc. franc, qui vient du lat. atauda. — Le lat. alauda est d'origine celtique) n. f. Petit oiseau chanteur, d'une couleur grisâtre, qui fait son nid dans les champs : L'oiseau des champs par excellence, l'oiseau du laboureur, c'est rALOUETTE, sa compagne assidue. (Michelet.)
— Alouette de mer. Oiseau du genre des vanneaux, de Tordre des échassiers, dit bécasseau : Les alouettes dk MER volent en troupe le long des côtes et des rivières.
~ Prov. S'éveiller, se lever avec les alouettes, au chant de l'alouette, De très grand matin, il Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes de prises, toutes les alouettes sei-aient prises. Se dit à quelqu'un, pour lui faire sentir qu'il vient ae faire uno supposition absurde, ii II attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec. Se dit d'un
Alose
paresseux, qui voudrait avoir les choses sans se donner la moindre peine, ii Manger comme une alouette, Manger très peu, faire la petite bouche.
— Agric. Terres à alouettes, Terres sablonneuses.
— Mar. Aœud d'alouette, Sorte de nœud qu'on appelle
aussi TÈTb: DE MORT.
— E.NCYCL. Ornith. L'alouette est un genre d'oiseaux passereaux conirostres, famille des alaudîdés, renfermant de nombreuses espèces qui habitent les régions septentrionales de l'ancien monde. Ce sont des oiseaux à plumage gris, marqué de grivelures plus foncées à la gorge et à la poitrine ; ils ont le bec cylindrique, pointu, allongé en alêne. Les alouettes se plaisent dans les lieux découverts, nichent sur le sol, volent bien et accomplissent de grands voyages pour aller passer l'hiver dans les régions chaudes de l'Afrique ou de l'Asie. L'alouette commune habite les champs : très matinale, elle fait entendre son chant dès le point du jour, durant la belle saison. Souvent elle s'élève verticalement à une grande hauteur, oii elle se soutient longtemps. Elle fait deux ou trois pontes par an, et chaque ponte est de quatre ou cinq œufs. La mère nourrit ses petits avec des vers, des chenilles, des œufs de fourmis et de sauterelles. En somme, c'est un animal plus utile que nuisible à l'agriculture.
— Chass. L'alouette n'est pas considérée comme un véritable gibier, sous prétexte qu'elle n'est qu'un oisillon ; et cependant, on lui fait une chasse active, car sa chair est délicate. Fusils, nappes, collets, ghiaux. miroirs, etc..
- C, alouette hausse col
tout est bon pour l'occire. Les gluaux et collets autorisés pour les seuls oiseaux de passage sont utilisés contre elle, parce qu'à l'approche des froids les alouettes communes {alauda arvensis) se réunissent en bandes pour aller se réfugier dans les grandes vallées. On chasse l'alouette surtout au miroir, soit avec le fusil, soit avec des nappes (v. miroir), souvent en s'aidant de mouvants et d'appelants ou bien d'appeaux. L'époque la plus favorable s'étend de juillet à la fin d'octobre. La chasse au collet réussit bien en hiver. Si l'on élève des alouettes prises au piège ou enlevées jeunes du nid, il faut avoir soin de ne mettre en travers de leur cage aucun bâtonnet, et de n'en terminer la partie supérieure qu'avec une toile, car ces oisillons, qui ont l'habitude de s élever perpendiculairement, se blessent avec une grande facilité.
— Syn. Alouette, mauviette. Ces deux noms désignent un seul oiseau. L'alouette, c'est l'oiseau chanteur qui anime et égayé nos campagnes. La mauviette, c'est 1 alouette engraissée, considérée au point de vue culinaire.
Alouette (légion de l"), légion célèbre, exclusivement composée de Gaulois, ((ue César avait levée dans la Gaule transalpine, et dont les casques portaient deux ailes d'alouette éployées.
ALOUETTINE n. f. Syn.
vulgaire de alouette.
Aloupka. village de Crimée, sur la mer Noire, au S.
de Simphéropol, à 17 kilom.
de Jalta. Ruines de fortifications construites par Justinien. Magnifique château appartenant au prince \Voronzov, et dont les vignobles sont très connus en Russie.
Carrières de marbre.
ALOURDIR(rad./o»J'rf)v.a.
Rendre lourd, pesant : L'ai'-
mure alourdissait les chevaliers. (N'est guère usité au sens
propre.) ii Par ext. ; Les années alourdissent la marche.
S'alourdir, v. pr. Devenir lourd, plus pesant : En séjournant dans l'eau, une corde s'alourdit, il Par ext. : Le temps s'alourdit. La tète s'alourdit dans l'ivresse.
— Anton. Alléger, décharger, dégrever, exonérer.
ALOURDISSANT, ANTE adj. Qui alourdit, qui est de nature à alourdir : ^/i'/^■»;' alourdissante.
ALOURDISSEMENT n. m. Etat de celui qui est alourdi, de ce (|ui est alourdi : /,'alourdisse.ment des sens.
ALOUVI, lE ou ALLOUVI, lE (rad. loup, louve) adj. Qui éprouve une faim dévorante, insatiable, une faim de loup.
AlOXE-CORTON, comm. de France (Côte-d'Or), arr. de Beaune; 24ô hab. Son territoire produit le grand vin de Bourgogne conuu sous le nom do corton.
ALOYAGE [loi-ia) n. m. Action daloyer; résultat do cette action.
ALOYAU (loi-io) n. m. Pièce de la chair du bœuf qui se trouve le long dos reins : Aloyau rôti. Aloyau braisé. Chaque bœuf fournit deux aloyaux. V. dœuf.
ALOYER (^oi-iV — rad. a/o() V. a. Donner à l'or et à l'argent laloi ou le titre légal, il Mettre un alliage dans l'étain.
ALOYSIE {lo-i~zi). Bot. Syn. de lippie. V. ce mot.
ALP n. m. Nom commun usité par les habitants du massif montagneux des Alpes pour désigner des pâturages de montagnes inaccessibles pendant la mauvaise saison à cause des neiges. Ce mot était déjà connu des anciens et désignait soit de hautes montagnes, soit des roches escar-
l"'os. Do lu ost^vklommout venu lonom do > Alpet • donné :tii uTund nius^^monla^noux (jut couslituo l'(3piiio Uor!>ulo .II' l'iOui'uiJO. Il Ou dit aussi ALB.
ALPAGA OU ALPAOA n. m. Mammifère do l'ordro dos I Miiiuiiaiiis ot do la rainiUo dos camolions. 11 hahiio l'Amii- I h|iiti du Sud, ot priiu'ipalomont los régions piorrousos, c h'vi'os ot froidos do la chaiDo dos CordilliM'ps. Son puii
sllonc.doux.lus- '
:<\otu'unograiido osso. Il On dit
ssi ALPAGNE ou
i (StolVo, veauté, dos or l'.'iiis ou dos dallas pourmouhlos.
ALPAGE (.lu .-.■H. iilp, montagne) n. m. Dans lo midi do a l'iaih I'. l'aiiira-.. uu droit do pàturago dans los montaiii's, idii .In aussi ALi'EN.) Il Saison d'ôié passée dans la i.Hiia^iH. par li:s troupeaux transliumants.
ALPAGER (7(1), ÈRE n. Colui, collo qui fait pâturer dans ■s Mi.iiiiayncs.
Alpaide, conoubino do Pépin d'IIéristal, après la réii.iiatiou do Ploctrudo, et mère do Charles-Martel, morte 11 milieu du viii" siècle. Elle lit assassiner, prétond-on, .aiiiliort, évoque do Liège, qui refusait de bénir son union \ '■.■ Popin. A la mort do celui-ci, Alpaido se retira dans 1. iii.iiiasiiTe près de Namuri elle y passa los derniers 'iii|is .1.- sa vio-
Alpais, orfèvre ot émaillour qui vécut à Limoges au m- siècle. Il exécuta le magninque scyphus en cuivre .ini ot émaillé, l'uno des plus anciennes pièces connues, ..riant la signature d'un artiste do Limoges.
Alpaix (sainte), née à Cudot (Yonne) en 1150, morte 11 1210. Kilo fut. dit son histoire, miraculeusement guérie ar la vierge Mario d'une affection purulente ; mais elle ■sia paralysée et dut demeurer perpétuelloment couchée, ayant besoin d'alimont ni do breuvage d'aucune sorte, .■puis l'année ino, la vie d'Alpaix so passa dans une vlaso presque continuelle. La sainte prophétisait et [..■lait dos guérisons miraculeuses. Pio IX l'a canonisée
. 7 r.'Vlior 1874.
alpargate ou ALPARGATA (mot esp.) n. f. Sorte do siôro , faite de joncs ou do cordes Iros-
s, do
sans espagnols, il PI.
/'. ï ALPARGATES OU AL- IMi.iATAS [lliss).
AL PARI , expression i'altoiine qui signilio an wnr et qui a cou l-'iaiico, dans la langu d.' la Banque et de h iî.iiirso.
AlP-ARSLAN, 2' sul- AJt,..igaU.
t.'iii soldjûukido de Per^e,
11.- on 1029, mort en 1072. 11 s'appelait, en réalité, Moham- 111. -.1 Ibo-Daoud, et Alp-Ar.ilan a est qu'un surnom lie Lion ivi/.'iii-eux). Succéda ©n 1064 à son oncio Togrulbeg. Il .s..timit à sa domination la Géorgie et l'Arménie, remporta un.' éclatante victoire sur l'empereur de Constantinople. H.'iiiain-Diogène, qu'il Ht prisonnier. Parti pour conquérir I.' l'urkestan, il fut tué par le gouverneur de la forteresse (i.- lîorzom qu'il venait d'emporter d'assaut.
alpa-VIGOGNE {gn mil.) n. m. Métis do Valpaga et de la ri,,u(/ne.
ALPE (du lat. albus, blanc, ou plutôt d'un radical celli.|U<\ atp, qui exprime une idée d'élévation, au physique i ..iiime au moral) n. f. Liou élevé, montagne quelcon(|ue ; /..s- jiioittoiis de plaine paîtront l'un contre l'autre, quoioue iur une ALPE. (Balzac.)
AlpedrinhA (lo cardinal d'). V. Costa (Georges ua).
ALPEN u. m. Linguist. V. alpage.
Alpeni, anc. ville do Grèce, dans la Locride épicnémidi.-iine, à lentrée du délilé des Thermopyles.
ALPENSTOCK (pen — do l'allem. alpen. alpes, et stticlc, b II. .111 n. m. Long bâton ferré, indispensable aux I..iinstes dans le
excursions
montagne.
Alpes. Sous le nom de Alpes {alp, pâturage, .■..iiiiii.. Iin;'ii pour les Pyrénéos[?l), on désigne nu .'iisonil.lo de massit's montagneux qui se .1. A.'Ljppont do la Méditerranée jusqu'au Da- M.ii'.'. entre 43» ot -18° N.,et du 3" au 14' degré E. 'I.' Paris. Les Alpes étant un des systèmes iii..iiiagneux les plus connus, leur nom est appli'iué fréquemment à des reliefs (Alpes do Transylvanie, Alpes néo-zélandaises, Alpes du , Taurus, Alpes de Scandinavie, etc.) qui n'ont rion de commun avec los Alpes proprement j dites. Cellos-ci forment comme l'épine dorsale ] do l'Europe centrale. Leurs limites sont : au S., l'Adriatique, la plaine du Pô, le col d'Altare ou do Cadibone (490 m.), qui les sépare de l'Apennin ; àl'0.,le Rhône on aval de Genève, le Jura; au N., le Rhin, les plateaux do Souabe et de Bavière. A l'E., une ligne à peu près régulière de Vienne ù la Save et de la Save à ïrieste mar.pp. assez bien la frontière entre les Alpes orioiuulos ot les régions voisines ; plaine de HoiiLTie, pUatoaux du Karsl illyrien. Ainsi déli- Alpenniii.'os, les ..\lpes ont une longueur de 1.200 kilom. stocks. I.-.ir largeur variant do iso à 250 kilom., elles recou- \ i.'iit une surface d'environ 220.000 kilom. carr.
Los armées d'Annibal, de Pépin le Bref, de Charleni i-no, de Charles VIII, do Louis XII, de François I", de IKuri II, de Louis XUI, do Louis XIV, de Louis XV, do
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Bonaparte, do Napoléon III, franchiront los Alpos fran- '.aisos ou suisses pour doscondro on Italie. C'est d'un tout autre cété qu'y allaient les empereurs allomauds, quand Us se dirigeaient vers Rome; ils franchissaient ce» cols du Saint-Gothard, du Splugon, du Brenner, par lesquels les migrations, les guerres ot le commerce ont fait routo entre [Europe centrale et la péninsule italique.
— Gkoi.. Au point do vue géologique, los Alpes doivent être considéréos comme une zone de plissement do l'écorco terrestre. Los matériaux (couches de terrains sédimentairos, schistes anciens parfois injectés do roches éruptives, otc.),qui los constituent, ont subi une suito d'offerts de plissement et do dislocation successifs ^mouvements urotjémques) dont los derniers ot les plus intenses ont ou lieu à la lin do la période tertiaire. L'érosion a ensuite fait son œuvre ot modelé les bourrelets montagneux ainsi produits ; dos vallées se sont dessinées ot creusées, etlacliatno a pris lo relief compliqué qu'elle possède actuellement.
— Matériaux constitutifs. Les schistes cristallins (gneiss, micaschistes, schistes & séricite, schistes amphiboliques, serpentine, etc.), forment une suite de massifs elliptiques (massifs centraux) décapés par l'érosion; ils doivent leur cristallinité, tantôt à dos injections intimes do roches granitoïdos, et granulitiquos (protogine, syénite, granitc, granulito), tantôt à l'action du dynamométamorpkisme résultant des plissemonts multiples qu'ils ont subis, tantôt ontin â la superposition do ces deux causes.
Ces assises, groupées souvent sous lo nom de ■ terrain primitif », sont parfois reliées aux sédiments qui los recouvrent, par des tormations schisteuses [p/iylliles dos Alpes oriontalos, schistes do Caranua, etc.), moins cristallines, mais cependant encore bien modiliéos par les actions métamorphiques; leur âge est incertain.
Les terrains franchement sédimentaires présentent généralement, dans les Alpes, les caractères de la province méditerranéenne et souvent des faciès spéciaux. Sauf dans les chainos extérieures, ils ne sont fossilifères quo localement. Plusieurs de ces gisements de fossiles (Hallstadt, Saint-Canzian, pour le trias. Vils pour le jurassique, etc.), ont une célébrité universelle. Los assises qui los constituent sont très variées ; le dynamométamorphisme les a souvent modifiés au point do les rendre schisteux et difticilement reconnaissables (schistes lustres do la frontière franco-italienno, schistes des Grisons, de la Vattoiso, du massif de l'Aar, etc.).
Les ten-ains aticiens offrent, dans les Alpes orientales, des schistes, des grauwackes et des calcaires; ces derniers sont riches en fossiles dans les Alpes Carniques (dévomon). Les grès et conglomérats carbonifères (houillers) sont très développés dans les Alpes françaises ; leur partie supérieure forme avec le pormien, dans beaucoup de points de la Suisse et du Briançonnais, une assise de conglomérats bariolés d'une nature particulière, désignée sous le nom de verrucano (sernitite). Dans lo trias, il faut signaler, dans le Tyrol et dans le Briançonnais, des masses importantes de calcaires doloœitiques [dolomites du Tyrol), d'origine probablement organique, ot parfois riches en restes de mollusciuos constituant une faune différente do celle du trias do l'Europe centrale.
Les calcaires variés de ce . trias alpin » surmontent, dans les Alpes orientales, des schistes épais et des grès, représentés dans les Alpes occidentales par des quartzites blancs. Dans cette dernière région, des gypses et des cargneules abondent également dans le trias.
Dans le terrain jurassique, il convient de citer, à côté de schistes foncés, de marnes et de marnocalcaires variés et puissants, des calcaires massifs ou bien lités de teinte claire (Hochgebirgskalk, calcaires de la Porte de Franco) qui jouent parfois un rôle oroplastique important. On y a distingué, comme dans le trias, un grand nombre d'assises, souvent fossilifères, et désignées par des noms locaux.
Il en est de même des sédiments crétacés, localisés en général dans les zones externes de la chaîne ; dans le Dauphiné, en Savoie et en Suisse, les strates épaisses des calcaires à requiénies, dits urgoniens, du crétacé inférieur, prennent une part importante à la constitution du relief.
Dans les terrains tertiaires, nous signalerons des calcaires à nummulites correspondant à l'éocèno et le flysch, épaisse formation de schistes, de grès et de conglomérats ou do brèches qui forme, dans le N. des Alpes orientales et centrales, toute une bande, la « zone du flysch » ; ce terrain occupe également de grandes surface's dans les Alpes occidentales (Embrunais); il correspond en général à l'oligocène, mais peut comprendre l'éocèno, et mémo une partie du crétacé (Autriche).
Les mollasses du terrain miocène sont développées sur le bord externe de la chaîne à laquelle elles forment une bordure de collines moins abruptes, notamment en Suisse ot en Bavière. Los roches éruptives en filons ou en dykes traversent parfois ces sédiments et ont été fréquemment, on même temps qu'eux, soumis à un laminage énergique (porphyrites de la VVindgaelle, orthophyres des Grandes- Housses, euphotidos du mont Genèvre, piètre verdi des Alpes piémontaises, basaltes [Alpes méridionales], mélaphyros IPredazzo|, porphyres [Botzen], trachytos [région de Laihachj. Certaines de ces roches ont donné, en s'altérant, naissance à des serpentines (mont Genèvre, etc.). Enfin, les glaciations multiples qui ont, pendant l'époque pléistocène, envahi les pentes inférieures des Alpes, ont laissé dans les grandes vallées de puissants dépôts moraimijues et fluvio-glaciaires dont l'étude offre beaucoup d intérêt.
— Structure (tectonique). Le trait essentiel de la zone de plissement alpine est la présence d'un certain nombre do massifs centraux, formés do schistes cristallins et correspondant â des surélévations locales dos axes do plissements. Les terrains les plus anciens, ainsi façonnés en bombements, ont été les plus facilement décapés par 1 érosion et so montrent actuellement ù nu. Il en est ainsi des massifs du Mont-Blanc, du Pelvoiix, du Mercai.tour, du Mont-Roso, du Saint-Gothard, do l'Aar, du Bornina, de l'Ankogl, do la Styrie, do la cima d'Asta, d'Agram, etc.; Haug a récemment énumoro quarantesept de ces bombements. Ces massifs centraux ont reçu lo nom de dômes ou d'amygdaloides. suivant la nature plus ou moins comple.xe des dislocations qu'ils présentent.
Dans les Alpes orientales, ils sont situés dans la partie axiale do la chaine et bordés, au N. comme au S., par des zones calcaires (Alpes calcaires septentrionales et méridionales) ; vers l'O. (Piémont), les Alpes calcaires méridionales disparaissent.
On remarque aussi un certain nombre do emelles syn-