‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 22 sur 828 · ABDOMINAL · texte numérisé non relu

ABDOMINAL

ALEadj. Qui appartient, qui se rapporte à l'abdomen : Abrfomtn '.chez rhomme). La cavité abdominale est tapissée par le péritoine. Il Où prédomine l'abdomen : La vie sédentaire tend à rendre l'homme abdominal. — Côté abdominal. Celui qui, chez la plupart des animaux, est tourné vers lo sol ou repose dessus, il Segments abdominaux, Ceux qui forment l'abdomen chez les articulés.

ABDOMINAUX {nô) n. m. pi. Iclityol. Poissons malacoptérygiens, chez lesquels il existe des nageoires ventrales sous l'abdomen, en arrière des pectorales ; la nageoire dorsale antérieure est molle. Cet ordre comprend la plupart des poissons deau douce.

— Crust. Crustacés parasites appartenant à l'ordre des cirripèdes et caractérisés par le manteau en forme de bouteille et la présence de quatre paires do pattes. Vivent dans la carapace des autres cirripèdes, ou la coquille des mollusques.

— Entom. Insectes coléoptères pentamères, famille des carabiques, distingués par la prédominance de l'abdomen sur le thorax.

ABDOMINOSCOPIE (de abdomen, et du gr. skopein, examinerj ii. f. Kxpluratiou de l'abdomen par la palpatiou et la percussiuii.

ABDOMINO-SCROTAL (do abdomen, et scrotum) aJj. Qui a rapporta l'abdomen et au scrotum.

— Nerfs abdomino-scrotaux. Syn. Nerf grand abdomino-génital et nerf petit abdomino-génital. Los d

deux pi

ABDOMINO-THORACIQUE (de abdomen, et thorax) n. m. Qui a rapport à l'abdomoQ et au thorax.

ABDOMINO-UTÉROTOMIE (do abdomen, utérus, et du gr. toiiiè. section, coupure) n. f. V. opération césarienne.

Abdon. Fut juge en Israël pendant huit ans, antérieuremoiit à Samuel.

ABDUCTEUR n. et adj. m. Anat. Se dit de tout muscle qui produit le mouvement d'abduction : Muscle abducteur. Z'abducteur de l'œil.

— Les différents muscles qui portent le nom d'abducteu7's sont : le long et le cou7-t abducteur du pouce, l'abducteur du petit doigt, V abducteur , oblique du gros orteil, l'abducteur trarisverse au gros orteil, Vabducteur du petit orteil.

— Chim. Tube abducteur. Tube à l'aide duquel on recueille les gaz dans une réactiou chimique.

ABDUCTION {si — du lat. ab, loin de, et ducere, conduire) n. f.

Anat. Mouvement qui écarte un membre du plan médian que l'on suppose diviser le corps en deux moitiés symétriques, ou Mouvement par lequel les doigts de la main ou du pied s'écartent do celui du milieu.

— Art. milit. Action do faire Ijasser, dans une marche, une com-t abducteur du pouce nie ou plusieurs liles en arrière.

— Log. Argumentation où le grand terme est contenu dans lo moyen terme, mais où celui-ci n'est pas intimement lié avec le petit terme, ii Elimination dune ou de plusieurs propositions considérées comme désormais inutihis à la démonstration qu'on cherche à simplitier : Je pense, donc Je suis. (Descartes.)

Abd-UL-AKHAD-KHAN, émir de Boukharie, de la dynasii(i dos Manghites, né en 1859. Ayant succédé à son père Mozallar le 12 novembre 1885, il n'a point cherché à secouer la tutelle imposée à. la Boukharie par le tsar, en vertu du traité de 1873. Il a aboli l'esclavage, supprimé les prisons souterraines, réduit l'effectif de l'armée, régularisé lo système d'impôts, pris des mesures pour lo développement du commerce, etc.

Abd-UL-AZIZ, 32" sultan ottoman, né en 1830, mort à Constantinoplo en 1876. Il était le second fils du sultan Mahmoud cl frère d'Abd-ul-Medjid, auquel il succéda le t*5juin 1801, avec toute la confiance du parti vieux turc. Ses premiers actes trompèrent les espérances de ce parti

Abd-ul Âziz.

et firent bien augurer de lui en Europe : maintien des actes réformateurs de 1839 ot de 1856, promesse de l'égalité pour tous les sujets de l'empire sans distinction de religion, ordre de remettre la régularité et l'économie dans les finances, réduction spontanée de la liste civile, épuration des fonctionnaires, etc. Abd-ul- Aziz encourarri'a l'agi iculturc, et conclut des traités de commerce avec la France et l'Angleterre. II créa uno Cour des comptes, fonda la banque de Constantinoplo , concéda des chemins do fer et accorda des privilèges à l'industrie.

Les étrangers furent autorisés à posséder des propriétés fonciè- .

res en Turquie; le droii de succession sur Ic^ terres domaniales fut reconnu , un conseil d'Etat créé, la première partie d'un projet do code civil publiée, etc., enfin, l'empire ottoman partagé en 27 vilaijets.

il octroya à la Moldavie et à la Valachie le droit d'élire une assemblée i^islative unique et de n'avoir qu'un seul ministère.

Mais aucune des réformes n'était sérieusement appliquée, et, en dehors même des conspirations du parti vieuxturc mécontent, des troubles éclataient au Monténégro (1862), en Serbie (1862), en Turquie d'Asie (186-1-1866!, .u Crète (^1866-1868) en Bulgarie même (1868), et agitaient perpétuellement l'empire. Seule l'Egypte demeura toujour-> en relations amicales avec le Sultan qui, par le firman Ju 27 mai 1866, concédé à Ismaïl, consentit à ce que la transmission au trône d'Egypte se fit en ligne directe de père en fils, accorda au gouverneur héréditaire de l'Egypte le titre de khédive, et, dans un firman du 8 juin 1873, rappela toutes les concessions antérieurement faites.

Précédemment, dès 1871, par suite des désastres subis par la France et de la conclusion du traité de Londres (13 mars 1871), Abd-ul-Aziz s'était jeté dans les bras de la Russie. Mais il recourait toujours aux puissances occidentales pour contracter des emprunts. En 1873, If 11' '111prunt contracté par Abd-ul-Aziz depuis 1862 na\,i!it | ..s été couvert, il lui fallut augmenter les impôts. ; i

toires. De là les soulèvements de la Bosnie et ■; Il govine on 1875, do la Bulgarie en 1876, qui pru\ ■ ^n. i - i.t l'intervention des puissances et l'arrivée au puuvoir 'le Midhat-pacha, adversaire déclaré du gouvernement absolu. Mais Abd-uI-Aziz ne pouvait plus être maintenu sur le trône; ses ministres l'obligèrent donc, dans la nuit du 29 au 30 mai 1876, à abdiquer en faveur de son neveu Mourad.Douzejours après (11 juin), il se suicida ou fut assa^siné par ordre de Mourad V.

AbD-UL-HAMID I", 27* sultan ottoman, né f n 17-;ô. murt en 1789. Proclamé sultan en 1774, à la mort de son frèro Mustapha III, quand l'empire, affaibli par des révoltes en Syrie et en Egypte, venait de subirdela part des Russes do graves défaites, Abd-ul- Hamid dut signer la paix de Kûutchouk-Kaïnardji (1774), qui assura l'influence russe en Orient et l'indépendance des Tartares de Crimée. Dès 1786, la guerre recommença.

Les Turcs, battus par Souvarov à Kinburn, turent en même temps attaqués ] Autrichiens. Le grand Youssouf repoussa d'abord Joseph II ; mais ensuite, les Turcs furent complètement battus à Choczim et à Oczakov (1788). Abd-ul-Hamid, écrasé par ces revers, mourut peu après, laissant le trône à son neveu Sélim III.

Abd-UL-HAMID II, 34' sultan ottoman, né en 1842, est le second fils d'Abd-ul-Medjid. II fut appelé au pouvoir le 31 août 1876, après la déchéance de son frère Mourad V. Aux complications causées à la Porte par l'insurrection bosniaque vinrent s'ajouter les embarras nés des massacres de Bulgarie. La Serbie et le Monténégro ayant ouvertement secouru les insurgés slaves, la Porto leur déclara la guerre, les vainquit, mais dut accorder à la Serbie, devant un ultimatum russe, un armistice (octobre 1876).

Les n Jeunes-Turcs » voulurent prévenir l'immixtion de l'étranger, et, sous l'influence de leur chef, le grand vizir Midhat-pacha, Abd-ul-Hamîd promulgua, le 23 déc. 1876, une constitution nouvelle, dont voici les principales dispositions : indivisibilité de l'empire, irresponsabilité du Sultan, institution d'un Sénat (membres nommés à vie par le Sultan) et d'une Chambre des députés (membres élus pour 4 ans au scrutin secret), égalité devant la loi de tous les sujets de l'empire et admissibilité des chrétiens euxmêmes aux emplois publics, inviolabilité de la liberté individuelle et du domicile, abolition de la confiscation, de la corvée, de la torture ot de la question, liberté de l'enseignement, indépendance des triounaux, réforme du budget, décentralisation provinciale, sous réserve des intérêts supérieurs du pouvoir central. Mais Midhat-pacha fut renversé dès le 5 mars 1877 par une intrigue de palais. Abd-ul-Hamid renonça aux mesures libérales et renvoya bientôt le Parlement turc.

Cependant, malgré la bonne volonté du Sultan et les efl'orts de la conférence de Constantinoplo, dont l'Angleterre avait provoqué la réunion, la guerre éclatait bientôt entre la Porte et la Russie (24 avril 1877). Les Turcs se battirent avec énergie ; mais, en Europe comme en Asie, les forces russes vinrent à bout des places ottomanes, et, lorsqu'elles furent en vue de Constantinoplo, il fallut bien demander la paix. La Russie prétendit imposer au vaincu le traité de San-Stefano (s mars), qu'elle dut consentir à soumettre aux délibérations d'un

Abd-ulIIa

iiropt^oii, Cotlo assonibl(io so réunit à Berlin lo

uK, et il<^ s(3s délibérations sortit lo traité du

Ni\;iiii, .jiti consacra un véritable dômombrc-

' iii] 'I' Min-. V, Bbri.in (traité de).

ii<is, la situation do la Turquie

juppaii Anglais o n'osait sui que indr-p.

tro part, 1 déposition d'un assa sait srtn «> tait ■\ so délier do ses fonolionnuiros : voulant tout voir par lui-mAnae, il constitua au Palais ^ uno administration intime ot ofliciousû (ju

qUOrI nili.irll,. I,, tn.M,

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cùniplicité du Sultan luî-

méiiio I ' I ('es massacres eurent un caractère

d"ah-'ii H l'.i ■i^li\,i l'indignation do l'Europe ot motiva

Tint. -i-v. ■:!((. >u .i.- i.i .liplniiiatin.

Abdullah-eben-mohamed ou, plus exactem., Ab- DUL-AHI-EL-TAACHI, < alilo des dtM'vichos, né dans le Durfour vers is:,n, hhuI, .11 is'jg. Fils d'un pasteur do la lMus-.ai]to tribu dos Taacha, il gagna la confiance du faiii-iix derviche Mobamed-Alimod. Celui-ci, s'ctant pro rlirinS Mahdi (188I), mit à la télé do ses troupes Abdullah i| n, m janvier 1885, s'empara de Khartonm. Au mois de juin suivant, le Mahdi, mourant, le désigna pour son sih ,(>sseur. Il prit alors !o titre de calife, et se fixa dans I.i iMnivelle capitale (Omdourman). 11 a laissé, sans presijiii' aucune résistance, l'armée anglo-égyptienne, comiiiaiiib^o par Kitchener-pacha, s'emparer do Dongola,

Abd-ul-medjid,

i lU- do bon empire, et [M^rniirent de conti- ■r les réformes coniii.ées sous le régne .(■■dent. Le hatt'-irrif de Ciitlhaué, pro- I-ué dès le 3 novcmis:î9, est le prologue différentes lois et Hiiies dont l'ensemi-onstitue le Tauzi- (organisa-

ton

kh

délimitation, conclu on lft03 avec lo gouvornomont angloindien, lut a permis d'occuper, on 1805-00, lo Kalirisian. ABEAUSIR (S') V. pr. Mar. So mottro au beau : Le

trmits .s'AUrCAUSlT.

ABÉCÉ (réunion dos trois promièros lettres de l'alpliabct avec une prononciation figurée) n. m. Livre pour apprendre ù. lire aux enfants : Des adécés. {V. a d c.) Il Ciel" d'un chiffre, d'un alphabet do convention.

ABÉCÉDAIRE n. m. Livro où l'on apprend l'alphabet, les principes do la lecture : // est très difficile de faire un

hoil AUKCKIJAIRK.

— Kig. Klémenf^ d'une science, d'un art quelconque : Anj';( rih-MKi ■>'.,. .-fi.'.,'.:,/!,-. de musique, du naturaliste.

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