‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 21 sur 828 · IS · texte numérisé non relu

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de Mogador et la vu marocain à répudi

Celui-ci, qui était rentré en Algérie, ne cessa point cependant d oxcitor les tribus. Dans uno reconnaissance du côté do Sidi-Brahim, le colonel de Montagnac le rencontra et succomba sous ses coups avec la plupart do SOS hommes. A Aïn-Temouchent, la garnison dut se rendre et, au bout de six mois de captivité, l'émir la fit égorger pour n'avoir plus à la nourrir. Enfin, le 23 décembre 1847, cette guerre , devenue atroce de part et d'autre, so termina par la soumission d' Abd-el-Kador, qui remit son épée à Lamoricière. Lo général lui promit de le laisser se retirer à Alexandrie ou à Saint-Jean-d'Acre, mais le gouvernement, au lieu de ratifier cotte promesse, fit interner lo vaincu à Toulon, à Pau et enfin à Amboise. Il ne reçut qu'en 1853 l'autorisation de se retirer en Syrie, à Brousse et ensuite à Damas, où il vécut d'une pension do 100.000 francs que lui faisait lo gouvernement fraiiçais. Il vivait très retiré, vénéré des Arabes, protégeant les chrétiens d'Orient, qu'il sauva en grand nombre lors des massacres do 1860. 11 so conduisit jusqu'au bout on ami de la Franco, et resta fidèle à la parole jurée.

Abd-el-Kader fut de beaucoup le plus redolitable et le plus intelligent dos adversaires quo la France a rencontrés on Algérie. Il avait le teint pâle et mat, le nez fin, de

grands youx bloiii<i bordés do longs cils noirs, la barbo fine ei KoyouNo; il était do oelito taille, sa main était remarquablement jtolilo ot blanche. Toujours très ttiinplement vêtu do laine blanche, il égrenait constamment un <liaptdet. Tout Hori extérieur était plutAt d'un ascèto et d'un moine que d'un guerrier.

— BifiLiOffK. : Bcliemaro, Abd-et-Kader, »a vie politifjue et militaire (1863/ ; Léon Roches, Tn-nte-deux am à Iravej's l'Islam (188lj; G. Dugat, le Livre d'Ahdnl-Kader, intitulé . Jiappd à l'intclllf/cut, arix à iindiffi-rent . (I885j.

Abd-CL-MÉLEK, 5« calife omrniado, fils et successeur de M.Twan, régna de G«r, i 705. .Ses armées connuirenl i>a Mecque sur Abd-AIlah-ibn-Zobaïr, puis l'Irak, et s'avancèrent en Afrique jusqu'à Carlhago. Il a, le premier, fait frapper de la monnaie arabe. Il mourut à soixante ans.

Abd-EL-MÉLIK-BEN-OMAR, général arabe, néon 718, mort on 788. 11 servit brillamment sous les ordres d'AI»déramo I"; ce prince le nomma gouverneur de Saragasse et do l'Espagne orientale. En réprimant un soulèvement, il tua lui-même son fils Khosym d'un coup de lanco, croyant qu'il avait fui lâchement. C'est lui qui figure, sous le nom de Marsili.e, dans les chroniques ot los romans do chevalerie du moyen âge.

Abd-EL-MOTTALIB, grand-pèro et tuteur de Mahomet, mort à La Mecque vers &79. Principal chef de cette ville, il la défendit avec succès contre les Ab^'ssins. Il recueillit son petit-fils Mahomet, devenu orjdielin, et montra pour lui uno affection très vive.

Abd-EL-OUADH, tribu d'Algérie (dép. d'Oran) qui habite les ])laines d<; Mascara, et fonda à Tlcmcen l'empire des

Bcni-Zeyyan.

Abd-EL-OUADITES, nom donné par les historiens aux lîeni-Zeyyan de la branche aînée, souverains do TIemccn aux xiii' "et xiv siècles. Tlcmcen fut la capitale de leur royaume, oui comprit un instant les provinces actuelles d'Oran et d'Alger, de la Moulouïa à rOued-el-Kebir, mais qui fut anéanti on 1337. Les rois abd-cl-ouadites sont :

j-Zeyyan (1307).

ii-Haiiiinou-MnusaW (1018», At)oii-Sji.l-<JimriH (1.303), Abou-TachOn (1337).

AbD'EL-OUAMAB, fondateur de la secte desonahabis oa ouahabites, né sur los bords de l'Euphrato en 1G92, mort en 1787. Il ne reconnaissait pas lo Coran comme un livro inspiré, disait qu'il est permis de tuer celui par qui on est attaqué, regardait comme un crime de se lier par des vœux, voulait qu'on n'adressât do prières qu'à Dieu seul.

Abd-EN-NOUR, confédération d'Algérie, formée d'une trentaine iW jM-iitcs tribus ou ferkas, de Chaouïas principalement. Au nombre do 10.000 environ, ils habitent à 70 kilom. S.-O. de Constantine.

AbdÉRAME (Abd-er-Rahman), émir ou vice-roi d'Espagne sous les califes Ycsid et Hichàm, d'abord en 721, puis en 728, pénétra en Aquitaine, bientôt après sa réélection, à la tête d'une armée fonnidable, ravageant tout sur son passage, et s'avança jus({ue vers la Loire, entre Tours et Poitiers. Mais là il fut arrêté par Charles-Martel, et périt dans la mêlée (732).

AbdÉRAME I"", le Juste, l" calife ommiade d'Espagne (756-787). Echappé au massacre de sa famille par les Abbassides (750), il se réfugia en Afrifine, puis en Espagne, où un parti le reconnut pour souverain, prit Tolède, Cordoue et ruina dans la péninsule la puissance des Abbassides. C'est sous son règne que Charlemagne s'avança en Espagne jusqu'à l'Ebre (778). — Abdérame II, le Victorieux, 4" calife ommiade d'Espagne (821-852). U ne cessa, au milieu des révoltes qu'il eut à comprimer et de ses luttes contre les chrétiens, do protéger les sciences, les arts et les lettres. — Abdébame lll, 8* calife ommiade d'Espagne (912-901;. Il eut presque continuellement à lutter contre les princes chrétiens et fit d'importantes conquêtes en Afrique. Son long règne a été l'époque la plus brillante du califat de Cordoue. — AbdkrameIV, M' califo ommiade, a régné de 1017 à 1025. — Son successeur, Abdérame-ibn-Hich\m, ne régna que quelques semaines en 1025.

ABDERE n. m. Genre d'insectes coléûpt'ères, section des hétéroraères, qui ne renferme que quelques espèces indigènes de très petite taille, et dont le type est Validera bifasciata.

AbderE ou AbdÉROS, héros énonymo d'Aàdère, ami et compagnon d'armes d'Hercule. D'après la légende, il fut dévoré i>ar les cavîiles enlevées au roi Diomède par Hercule, qui aurait bâti en son honneur la ville d'Abdèro.

AbdÈRE, ville grecque do Thrace, aujourd'hui Bouloustra, près do l'embouchure du Nestos, le Kara-Soit

ils étaient, de la part des anciens, l'objet d'interminables plaisanteries. — Ville do l'anc. Bétique, fondée par les Phéniciens, entre Mataga et Carthagènc; auj. Adra.

Abd-ER-RAHMAN (Mouley). Hist. V. Moulet Abduk-Rahman.

ABDÉRITES n. m. pi. Genre de marsupiaux fossiles, type de la famille des abitfh'itidés. V. ce mot.

ABDÉRITIDÉS n. m. pL Famille do marsupiaux fossiles trouvés par Ameghino dans les formations tertiaires de la Patagonie.

ABDEST fdu persan ab, eau, et dest, main) n. m. Purification légale des Persans. Ils ne mouillent que leur main et so la passent, ainsi mouillée, sur la tête et sur les pieds. Il Éau qui sert à cette purification. V. ablution.

ABD-HOUTS — ABD-UL-IIAMID

ABD-HOUTS n. m. pi. Fakirs indiens qui sont mariés. Les femmes stériles qui veulent avoir des enfants viennent les consulttT.

AbdIAS, plus exactement ObADYAH, le 4" des douze petits prophètes juifs. 11 a dû vivre au temps et après le retour de Ja captivité.

ABDICABIX adj. Qui peut, qui doit être abdiqué :

iftgnité ABDICABLE.

ABDIGATAIRE n. Celui, celle qui a abdiqué.

— S'emploie adjectiv. : C'tarles-Quint, abdicataire, se retira au monastcre de Yuste.

ABDICATEUR. TRICE n. Celui, Celle qui abdique.

— S'empl. adjci'tiv. : lioi abdicateub.

ABDICATION {si) n. f. Renonciation à une charge, à

une qualité, à un titre, et particulièrement à l'autorité souveraine : L'abdication de Napoléon!''. Chrisline étonna l'Europe par Tabdication de sa couronne. (Volt.) Il S'emploie aussi pour désigner le lieu de l'abdication : //'abdication de Fontainebleau, c'est-à-dire l'Abdication do Napoléon à Fontainebleau.

— Se dit de l'abandon de toute espèce d'autorité que peut avoir un simple particulier : Abdication de l'autorité paternelle, maritale. U Se dit aussi du renoncement à des droits : Abdication volontaire des garanties données au mandataire, il Renoncement à la pensée, à la personnalité : L'indifférence est /'abdication de la conscience.

— Allus. hist. Abdication de Sylla, Allusion à un des traits les plus singuliers de l'histoire — SvUa abdiquant à l'apogée do sa puissance — et auquel on compare quelquefois une résolution spontanée à laquelle on ne s'attendait pas.

— Encycl. Polit. Le caractère essentiel de Vabdicalion est d'être volontaire ; mais il est rare quelle le soit complètement: c'est presque toujours l'abandon d'un pouvoir que les circonstances ne permettent plus de conserver. Les abdications les plus importantes sont celles du dictateur Cincinnatus (458 et 438 av. J.-C), de Pcolémée l"Soter, roi d'Egypte (281 av. J.-C), du dictateur Sylla (80 av. J.-C.), des empereurs Dioclétien et Masimien (305 de l'ère chrétienne), de l'empereur grec Théodose III (717), du pape Benoît IX (1045 et 1048), d'Etienne II, roi de Hongrie (1131), de Guy de Lusignan, roi de Jérusalem (1192), du pape Félix V (1449), d'Alphonse II, roi de Naples(1495),de Charles-Quint (1556), de Christine, reine de Suède (1654), de Casimir V, roi de Pologne (1667), de Stanislas II, roi de Pologne (1795), de Charles-Emmanuel IV de Sardaigne (1802), du roi d Espagne Charles IV (1808), de Gustave IV, roi de Suède (1809), de Louis Bonaparte, roi de Hollande (1810), de l'empereur Napoléon I" (1814 et 1815), de Victor-Emmanuel I" de Sardaigne (1821), de Bolivar, libérateur de l'Amérique espagnole (1825), du roi do France Charles X (I830j, de Pedro IV, roi de Portugal (1831), de Guillaume I", roi de Hollande (1840), de Louis-Philippe I" (1848), de Charles-Albert, roi do Sardaigne (1849), d'Othon, roi de Grèce (1862), d'Isabelle II, reine d'Espagne (1870), d'Amédée I", roi d'Espagne (1873), d'Ismaïi-pacha, viceroi d'Egypte (1879J, du prince Alexandre de Bulgarie (1886), de Milan I", roi de Serbie (1889).

— Ane. dr. grec. Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait dans la famille. Tandis que l'abdication avait lieu du vivant du père et ne pouvait être exécutée qu'après une sentence rendue en connaissance de cause, Vexhérédation n'avait lieu qu'en vertu d'un testament, après la mort du père.

— Syn. Abdication, démission. Abdication s'est dit autrefois dos grandes fonctions publiques, comme, par exemple, do la dictature, à Rome (ce mot ne s'applique plus qu'à dos souverains, à des princes) ; dans tous les autres cas, on emploie le mot démission^ même pour les plus hautes charges. Un président de république donne sa démission, parce qu'il n'est considéré que comme le premier des fonctionnaires de l'Etat.

AbdïOTES. Géogr. V. Abadiotes.

ABDIQUANT, ANTE n. Celui, celle qui abdique : Si celui en favaur duquel l'abdication a été faite vient de jnourir, ou s'il n'accepte pas l'abdication, les droits de Tabdiquant restent entiers. (Beugnot.)

— S'empl. adjectiv. : Princesse abdiquante,

ABDIQUER (lai. abdicare, même sens) v. a. Renoncer volontairement ou de force à de hautes fonctions, et particulièrement à l'autorité souveraine : Dioclétien abdiqua l'empire.

— Par ext. Renoncer à un emploi, à une place» à une charge, il Se dit quelquefois, en parlant do l'abandon d'une espèce do royauté intellectuelle : Liszt a abdiqué le sceptre du piano pour se faire chef d'école, ii Renoncer à ; quitter, abandonner ; Abdiquer ses dcvoii'Sy ses biens, lout parti qui s'abstient abdique. (Lamart.)

S'abdiquer, v. pr. Etre abdiqué : Un trône ne s'abdique./ama/j sans ref/ret. Le nom ne s'abdique /jns.

— Fig. Renoncer à sa propre dignité, à. sa personnalité, résigner .son pouvoir, se désister de ses droits : Le gouvernement s'abdiqukrait liii-mômc, s'il ubandoniiaît sa position de gouvernement. (Mole.)

— Syn. Abdiquer, se démettre, résigner. Un prince souverain abdique, un fonctionnaire se démet de-sos fonctions, un dignitaire résigne sa dignité.

ABDITOLARVE (du lat. abditus, caché, et laj'va, larve) adj. Qui se développe dans le tissu des plantes vivantes : Insecte abdiioI-auve.

AbdOLONYME ou Abdalonyme, descendant des ruis deSidon; la pauvreté l'avait réduit à se faire jardinier. Suivant la iradiliun, Alexandro lo Grand lo rétablit sur lo trône (332 av. J.-C.j.

ABDOMEN {mèn' — lat. abdomen, même sons, que quelques latinistes rattachent au verbe abdere, cacher) n. -m. Le bas-ventre, et particulièrement cotte partie du basventro qui renferme les intestins : Chez la femme, /'abdomen a une capacité plus grande que chez l'homme. Il S'empl. pour Ventre, gros ventre, dans un sens ironique.

— Encycl. Le tronc de l'homme et dos mammifères se divise en doux parties : la poitrine (ou thora,\) et Vabdomen, séparées par le diaphragme. L'abdomen est borné inférteurement par le bassin, en arrière par les vertèbres lombaires, sur les côtés et en avant par des aponévroses ot des muscles. U est tapissé intérieurement d'une mem-

brane unie et mince, appelée péritoine, qui enveloppe tous les viscères dont elle permet et limite les mouvements. L'abdomen se divise en trois régions médianes, qui sont, en allant de haut en bas : Vépigastre, la région ombilicale et Vhypogastre; six latérales qui sont : les hypocondres, les flancs et les fosses iliaques. U contient l'estomac, les intestins, la rate, le foio, le pancréas, les reins. L'abdomen prédomine chez l'enfant ; d est plus volumineux chez la femme que chez l'homme. La séparation entre l'abdomen et le thorax n'existe ni chez les reptiles, ni chez les batraciens. Chez les poissons, qui n'ont pas de cavité pectorale, l'abdomen est la partie du corps qui renferme les organes de la digestion et de la gcnération. Clicz les animaux articulés (àl'exception des myriapodes), c'est la troisième division du corps, toujours plus importante comme masse chez les arachnides et les insectes ; elle peut être réduite, chez les crustacés décapodes bracbyures, à une sorte ao petite queue repliée dans le céphalothorax. Les rayonnés n'ont pas d'abdomen proprement

dit. V. VENTEE.

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