AMASSEUR, EUSE
Celu
celle
qui
amasse, qui thésaurise: VVet/AMAssEUR. ii S'est dit pour Ramasseur : f n amasseur de qlunds, de noi.r.
— Prov. : Mieux vaut bon gardeur que bon amasseur, Il ne suffit pas d'amass.T, il faut eiiroro savoir garder, conserver ce qu'on a amassé, ii A père amasseur, tîls gaspilleur, Syn. de A père avare, fils prodigue.
AmASRAH ou AmaSREH ,anr. Amnxlris), ville de la Turquie d'Asie ot port sur la mor Noire, otfrant un abri sûr contre les courants du Bosphore; 2.500 hab. Nombreuses ruines grec(|ues. C'était lo principal établissement maritime des Génois, auxquels Mahomet II l'enleva en 1459.
Amastris, fille d'Oxathro. frère de Darius Codoman, au iv siècle av. J.-C. Alexandre lui fit épouser Craterus, qu'elle quitta ensuite, du consentement d Alexandre, pour
épouser Donys, tyran d'Héracléo, dont ollo eut doux flls ot une fille. Après la mort de iJonys.ello gouverna lléracléo, commo tutrice do sos fils, oi se remaria avec Lysimanue, roi do Thrace ; puis elle retourna à Héracléo ot fonda une ville à laquelle elle donna son nora. Sos fils, devenus grands, la firent mourir.
AMAT (wrt) n.m. Poids do 123 kiiogr.,cmployéà Batavia.
AMATELOTER (de a, et matelot] v. a. Diviser les matelots d'un navire par groupes do deux.
— Encvcl. Autrefois, quand on no donnait qu'un seul hamac pour doux, on amatelotait les hommes afin quo les deux marins amatelotés, dits matelots l'un de l'autre, fussent toujours l'un au repos, l'autre on service. Aujourd'hui, chaque marin a son hamac; mais il peut arriver quo l'espace no soit pas suffisant pour quo tous les hamacs soient accrochés en même temps. On amatelote alors los marins pour que chacun des « matelots o d'un groupe suspende tour ù tour son hamac au mémo endroit.
S'amatelotepf v. pr. Etre amatoloté. ii Dans quelques contrées de l'Amérique, S'associer pour défricher à trais communs un terrain.
AmatÉRAS, ou plus exactement Ama-TÉRASOU- OHO-MI-KAMI. «la grande et auguste déesse qui brille dans lo ciel», soleil ou régente do cet astre, et sans contredit la divinité la plus populaire du Japon.
— Encycl. D'après la légende, Amatéras naquit de l'œil gauche du dieu Isana- (fui. Aussitôt qu'elle fut née, sa beauté respk dissante illumina monde entier, et Izana^ui, la voyant si merveilleusement belle, lui donna l'empire du soleil.
Amatéras veille continuellement sur los hommes, et les comblo de ses bienfaits. Ainsi s'explique le culte universel rendu à la grande déesse. Amatéras est figurée habituellement debout, les cheveux flottants sur los épaules, vétuo d'une robe blanche relevée sur' un dessous rouge, armée d'un sabre et tenant lo disque du soleil.
AMATEUR (lat. amator; de amare, aimer) n.m. Celui qui a un goût marqué pour une chose : Un amateur de tableaux. f/;t amateur de pêche. Un am.\teur de gibier.
~ Par anal. : Un amateur de la vérité, de la gloire.
— Absol. Celui qui cultive la poésie, les beaux-arts, par goût, sans en faire profession : Un tableau ^'amateur.
Il Celui qui travaille négligemment ou qui ne se fait pas payer : Travailleur amateur.
— S'empl. adjectiv. : Musiciens amateurs. (Brill.-Sav.)
— .Sports. Terme sportif employé surtout en vélocipédie pour désigner tout coureur qui ne lutte pas dans un but de lucre. Se dit par opposition à professionnel.
— Encycl. Amateur d'art. Ce terme ofl're deux sens : l'un général et assez vague, l'autre beaucoup plus précis. Il faut les distinguer, quoiqu'on les confonde souvent. Il faut aussi distinguer l'amateur d'art du collectionneur ; ce dernier cherche surtout à satisfaire une manie de rareté, et à posséder des séries complètes, où parfois l'art n'a rien à faire. Chez l'amateur, le goût et le choix sont avant tout la règle. Pourtant, de nos jours surtout, amateurs et collectionneurs ofl'rent souvent le même goût distingué.
Au sens général du terme, est amateur d'art quiconque est guidé par un amour éclairé des œuvres d'art, et contribue par son jugement, ou par sa protection effective, à les relever dans l'opinion. A ce compte, l'amateur d'art est de tous les temps et presque de tous les pays. Si l'amateur d'art se trouve, par surcroît, exercer un pouvoir dans l'Etat, c'est le « mécénat des arts " qu'il faudrait liarcourir ici en entier. Champ trop vaste, smon illimité. Quo ne ferait-on point entrer sous cette rubrique? Ici Périclôs, qui chargea Phidias des travaux de l'Acropole; là Verres, dont l'amour de l'art prenait volontiers la forme du brigandage ; Lucullus avec ses fameuses villas ; PoUion, Svlla, Jules César, Cicéron, Antoine, Pline le Jeune, etc. D^autre part, dans l'ère chrétienne, Dagobert ne fut-il pas le mécène de saint Eloi? et saint Louis, et François I*^ et les Valois, ne sont-ils pas en quelque sorte les Jules II, les Léon X, les Médicis de l'art français? C'est une véritable histoire de l'art que comporterait l'étude de Vamateur d'art, au sens général et vague du mot.
Au contraire, le sujet se précise et se limite dès que le mot d'amateur, mot très moderne, se prend au sens moderne. Au xvn« siècle, on ne dit pas 1'" amateur», mais le curieux. Les curieux d'alors étaient déjà des gens d'un goût raffiné, qui recueillaient des morceaux peu goûtés du grand public, ol les conservaient, par pure satisfaction artistique, dans de petits musées privés qu'on appellera bientôt cabinets. Ces curieux ont rendu à l'art, dans notre pays, d'importants services. Ils ont donné l'idée de nos premiers musées en faisant affluer dans leurs châteaux, comme Richelieu, ou dans leurs galeries, comme Mazarin. les œuvres d'art qu'ils disputaient à prix d'or aux amateurs des Flandres ou d'Italie; ils ont souvent fourni le premier fonds des collections royales, devenues aujourd'hui nationales. Tel le célèbre JaBack (v. ce nom) dont les tableaux sont au Louvre ; tel ce Michel de Marolles, auquel Louis XIV acheta coup sur coup ses diverses collections, devenues l'une des prmcipales richesses du Cabinet des estampes. La collection de dessins de l'ébéniste Boulle. moins heureuse, fut détruite par un incendie; mais elle méritait sa célébrité.
Au xvin« siècle, le goût dos arts se répand dans la haute bourgeoisie, et même chez les éditeurs et les march.iuds. Encouragés par l'exemple du régent, puis do M""* de Pompadour, les amateurs se multiplient. Ils forment d'ailleurs, chose curieuse, une classe à l'Académie royale de peinture et do sculpture, colle des honoraires ainateurs, qui équivaut (avec une nuance mondaine plus mar(|uéo) à celle des membres libres d'auiourd'hui. L'a7Hrtteur honoraire de l'Académie est une sorte de conseiller et de guide presque officiel des artistes, à une époque où la