‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 223 sur 828 · AMARANTE — AMAS · texte numérisé non relu

AMARANTE — AMAS

dans toutes les régions du globe. La plupart des amarantacées sont émollientes et parfois nutritives.

AMARANTE (du gr. a priv., et marainein, se flétrir, à cause de la persistance de ses fleurs) n. f. Fleur d'aulanine qui est ordinairement d'un rouge de pourpre velouté :

B, queue de-ieuard L, lli-ur mjie , D, fleur femelle

Chez les annens. î'amakante étail le symbole de l'immortalité, et on la consacrait aux moi Is.

— Bois d animante. Bois exotique qu'on emploie principalement pour la marqueterie.

— adj. invar. Qui est de la couleur de l'amarante : Des rubans amarante.

— Pris substantiv., pour désigner la couleur amarante, ce mot est masc. : Des nuages (l'un bel amarante.

— Hist. Oi-dre de l'amarante. Ordre plus galant que chevaleresque, créé en 1635 par Christine, reine de Suède, en l'honneur d'Antonio de Pimontel, ambassadeur d'Espagne, et à l'occasion d'un bal où elle avait figuré déguisée en nvmphe, sous le nom de Amarante. La devise était : Semper khni. Il n'était déjà plus question de cet ordre en 169S.

— Hist. littér. Amarante d'or, Une des fleurs que les poètes ont à disputer dans les concours des jeux floraux, à Toulouse. {L'amarante d'or est le prix de l'ode.)

— Zool. Amarante de mer. Ancien nom dune espèce de méandrine.

— Encycl. Les amarantes possèdent les caractères suivants : calice à trois, cinq pétales imbriqués; trois, cinq étamines; anthères biloculaires; ovaire suçère à une loge. Le fruit est une pyxide ne contenant qu'une seule graine. Les amarantes sont des herbes annuelles, à feuilles alternes, qu'on trouve dans toutes les régions du globe. On cultive beaucoup d'espèces dans les jardins : la célosie crête de coq,lacélosieàépis plumeux, par exemple.

Amarante, ville de Portugal (prov. de Minho), sur la Tametra, affluent du Douro ; 2.500 hab. Eaux minérales ferrugineuses ; vins célèbres. — Pop. du canton : 30.000 hab. AMARANTINE n. f. Comm. Etoffe légère, de couleur amarante.

— Bot. Nom de plantes de la famille des amaranlacees, appartenant au genre gomphrena et qui viennent de l'Inde et du Mexique. AMARANTITE n. f. Sulfate de fer hydraté naturel. Amarapoura (la Ville des Dieux), une des anciennes caiHtnK'^ il. la liirmanie indépendante, sur l'Iraouaddy. Environ 3u.ouo liai). Fondée vers 1783, cette ville fut capitale du pays de 1783 à 1822, puis entre 1838 et 1860; elle comptait, vers 1810, au temps de sa plus grande importance, 170.000 hab. environ.

AMARAQUE (du gr. amarakos, marjolaine) n. m. Genre de plantes de la famille des labiées, très voisin des origans. Nous citerons le dictamne de Crète {amaracus dictamnus], et l'amaraque tomenteux, dont les propriétés aromatiques, analogues à celles de la sauge, de la menthe et du romarin, étaient très estimées des Romains.

AMAREILLEUR {Il mil. — rad. marée) n. m. Ouvrier qui soigne le parcage des huîtres eu ouvrant ou fermant les vannes d'adduction d'eau de mer, afin de la renouveler dans les parcs.

AMARELLE n. f. Nom vulgaire de la genliana amarella. AMARÈNE du gr. a priv., et marainein, se flétrir) n. m. Syn. de trifui.ic.m' (ou trèfle).

AMARESCENT, ENTE (du lat. amarescere, devenir amer) adj. Qui a un léger goût d'amertuno.

Amari (Michel), historien, orientaliste et homme politique italien, né à Palermo en 1806, mort à Florence en 1889. Il apprit l'anglais, le français, la philosophie et l'histoire. Expulsé de Palerme en 1837, il se rendit à Naples, où il écrivit la Guen-a del Vespro sicitiano {liU). Cet ouvrage fut saisi, et Amari dut se réfugier à Paris, où il continua ses travaux historiques. Revenu à Palerme, après la révolution de 1848, il devint professeur de jurisprudence, député, ministre des finances, et fut chargé d'une mission à Paris. A son retour en Sicile (avril 1849), la révolution libérale ayant été comprimée, il dut revenir en France, où il resta jusqu'en 1860. A cette époque, Garibaldi conquit la Sicile. Amari s'empressa d'y revenir, et fut successivement président de la lieutenance, ministre des finances, sénateur du royaume d'Italie (1861), gouverneur de Modène, ministre de l'instruction publique (1862-1864). Membre correspondant de l'Académie des inscriptions de Paris en 1857, il fut élu associé étranger en 1871. On lui doit notamment : Quelques observations sur le droit public de la Sicile (18481 ; la Sicile et les Bourbons (1849) ; Biblwtheca arabico-siciliana (1855), avec Supplément (1875) ; Istoria dei musulmani in Sicilia (1857- 1873), ouvrage très estimé ; Nuovi Ricordi arabici sulla storia di Cenova (Gênes, 1873) ; et le Epigrafi arabiche di Sicilia, trascritle, tradotte e illustrate (Palerme, 1871-1872). AMARINAGE n. m. Action d'amariner.

AMARINE (du lat. amarus. amer) n. f. Alcaloïde que Laurent a découvert en faisant agir l'ammoniaque sur l'essence d'amandes amères, et que Berzélius a nommé picmmine. Syn. de bknzoline ou hvdrdre d'AZOBENZoïLiNE. — Encïcl. L'amarine est isomère avec l'hydroben-

zamide. En mélangeant une solution alcoolique chaude d'un sel d'amarine acidulé par l'acide acétique avec une solution chaude d'un azotite acide, on obtient la nitroso-amarine. L'amarine donne de nombreux produits de substitution : nitrate d'amarine, chlorhydrate d'amarine, métlivlamarine, etc. Sa formule de constitution parait Être (C'H')' = C = (AzH)' = CH-C'H*.

AMARINER (du lat. mare, mer) v. a. Accoutumer, habituer un équipage à la mer, aux manœuvres, en le conduisant au large pour le guérir du mal de mer et l'habituer au régime du bord ; Tous les hommes ne sont pas également faciles à AMARINER. Il Prendre possession d un navire ennemi après l'avoir forcé à amener son pavillon. On l'arme aussitôt avec des hommes et des officiers du bord, et on transborde tout ou partie de l'équipage prisonnier. Si la prise est de peu de valeur ou incapable de tenir la mer à la suite des avaries subies pendant le combat, on la coule ou on la brille, au lieu de l'amariner. S'amarwePf v. pr. S'habituer à la mer, au métier de marin. AMARINIER {ni-é — du provenç. amarine , baguette d'osier) n. m. Un des noms vulgaires du saule-osier jaune et. en général, de plusieurs espèces de salix.

AMARINITE (du lat. amarus, amer) n. f. Nom sous lequel on a proposé de réunir plusieurs principes immédiats de végétaux, tous plus ou moins amers.

AMARIQUE adj. Se dit d'un acide bibasique obtenu en faisant bouillir de la benzamarono avec de la soude et de l'alcool. Il cristallise en solution alcoolique avec deux molécules d'eau qu'il perd à 100°. A ISO*", il se transforme en un anhydride, masse résineuse et amorphe. L'alcool, agissant sur cet anhydride, le transforme en cristaux avec dégagement de chaleur. Il a pour formule C*' H" O'-f-H' O. Amarîque (langue), idiome qui tire sou nom de la province d^Amara, où il est parlé dans toute sa pureté. Dans les provinces d'Angot, d'Efat, de Begemder, de Samen, etc., on parle des dialectes inférieurs, dont la classification nest pas encore faite. Mais la connaissance de X'amarique suffit aux voyageurs pour se faire comprendre dans toute l'Abyssinie. On suppose que cette langue est la môme que celle que Agatarchides a appelée langue kaniara. Elle a commencé seulement vers l'an 1300 à prévaloir en Abyssinie sur 1 éthiopien (v. ce mol) ou ghez, qui n'est plus" qu'une langue liturgique.

— Enctcl. L amarique (ou, plus exactement, amharique) appartient, comme le ghez et ïhimyarite, au groupe méridional des langues sémitiques. C est aujourd'hui, après l'arabe, l'idiome le plus considérable de la famille. Son vocabulaire et même sa syntaxe sont fortement imprégnés d'éléments empruntés aux langues africaines voisines. Son alphabet est celui du ghez, augmenté de quekiues caractères. Une grammaire de l'amanque a été publiée parGuidi (Rome, 1889). et un lexique par A. d'Abbadie (Paris, 1881). AMARIVAUDÉ, ÉE adj. Qui a reçu le caractère du marivaudage.

AmARNA (Tell-el), village do la moyenne Egypte sur le Nil, à environ soixante lieues en amont du Caire, sur l'emplacement duquel Aménophis IV avait fondé une ville dont les ruines rappellent la révolution religieuse tentée par lui. C'est la Psinaula romaine (7).

AmarO, comm. de Cuba (Antilles esp.), prov. de Santa- Clara; 7.250 hab.

AMARONE n. f. h'amarone, C" H"Az, s'obtient par la distillation de l'azotide bonzoïlique.

AMAROU (du lat. amarus, amer)n. m. Nom vulgaire de diverses plantes, de groupes très difl'érents, oui croissent naturellement dans les champs de blé : telles sont la gesse, le pied-d'oiseau, la nielle, etc.

AMARQUE (de à, et marque) n. f. Mât, tonneau flottant qui indique un écueil. Il On dit plutôt aujourd'hui bouée, et même balise.

AMARRAGE n. m. Action d'amarrer un bâtiment, il Union de deux cordages par un autre plus petit qui fait plusieurs tours symétriques, et qu'on appelle ligne d'amarrage : Il y a plusieurs sortes ^'amarrages : Tamarrage aplat, en étrive, en fouet, en portugaise, etc -

AMARRE (du celt. amarr, lien) n. f. Cordage ou chaîne servant à retenir ou maintenir un navire à poste, en rade, ou dans un port : Par mauiats temps, on double les A.MARRi:;?. Il Cordage ser\ant a halor un

en portugaise. Amarrage croisé. bridure.

bâtiment, à le faire changer de place ou éviter : Les AMARRES en fil d'acier deviennent d'un usage courant.

AMARRE n. m. Argot. V. amar.

AMARRER V. a amarres : Amarrer

— .\marrer une m nœuvre pour hisser que cette manœuvre est raidie à bloc, on la bosse, puis on la fixe en lui faisant faire plusieurs tours sur un cabillot, un taquet ou une bitte.

Lier, attacher, retenir avec e.

Quand on a agi sur

des

Manœuvre

un taquet.

rantes ne sont donc jamais fixées par des nœuds, mais par des tours suffisants pour que le frottement soit supérieur à l'elTort du cordage. Le cordage amarré peut ainsi être largué instantanément.

Amarrez I (2* pers. plur. de linipér. du v. Amarrer).

commandement d'amarrer, fait aux hommes qui halent sur une manœuvre.

S'amarrer, v. pr. Se lier, s'attacher avec une amarre.

AMARYGME (du gr. amarugma, splendeur) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des ténébrionidés, renfermant des formes bombées, métalliques, vivant dans le bois pourri, les champignons, dans les forêts de larehipel Indo-Malais, en Papouasie, en Nouvelle-Guinée.

AMARYLLIDACÉES n. f. pi. Syn. de AMARYLLIDËES.

AMARYLLIDÉES n. f. pi- Famille de végétaux qui a pour type le genre amaryllis.

— Encycl. La famille des amaryllidces ou amariilUda' ci'es appartient à l'embranchement des monocotylédoues- Elle renferme des plantes herbacées, à racine le plus souvent bulbifère, à feuilles radicales, engainantes. Les fleura, enveloppées dans une spathe avant leur épanouissement, sont tantôt solitaires et terminales, tantôt groupées en ombelle. Elles présentent un périanthe coloré, pétaloïde, tubuleux à la base, à limbe partagé en six divisions ordinairement égales; six étamines, à filets libres, rarement soudés à la base, insérés sur le tube du périanthe; un ovaire simple, à trois loges multiovulées, surmonté d'un style simple, terminé par un stigmate trilobé. Le fruit est une capsule. Cette famille présente de nombreuses affinités avec celle des Uliacées. A l'exception de quelques genres européens, les plantes de cette famille sont presque toutes originaires du cap de Bonne-Espérance et de l'Amérique du Sud. Le bulbe renferme un principe gommeux, acre, stimulant et parfors même légèrement toxique. Les principaux genres qui compsent cette famille sont : les amaryllis, les 7iarcisses, \gs perce-neiye, etc.

AMARYLLIDIFORME (de amaryllis, et forme) adj. Qui a la lunn.- >U- l'amaryllis.

AMARYLLIS [liss — du gr. amarussô, je brille) n. f. Bot. Gcnn- d." liantes, type de la famille des avuiryllidées, composé d'un grand nombre d'espèces, presque toutes remarquables par la grandeur, la forme et 1 éclat de leurs fleurs, qui exhalent une odeur très suave.

— Enxycl. On distingue Vamaryllis très belle, qui est originaire du Mexique, et que l'on connaît aussi sous le nom de lis de Saint-Jacques ; Vamaryllis de Gueimesey, etc. Ce genre comprend des plantes bulbeuses, pourvues d'un périanthe à six divisions, d'un androcée à six étamines, d'un ovaire infère et d'un fruit capsulaire loculicide; originaires des régions tropicales et australes de l'Amérique du Sud , de l'Inde et du cap de Bonne-Espérance.

Amaryllis, nom donné par Virgite à une bergère. On l'emploie quelquefois comme nom commun pour désigner plaisamment une bergère, une paysanne : Les Amaryllis de la Normandie, de la Bretagne.

Amaryllis, chanson composée par le roi Louis XIII. Comme son père Henri IV, avec lequel il n'eut guère d'autre point do ressemblance, Louis XIII cultivait la musique. Son éducation musicale avait dû être soignée, car l'harmonie de cette chanson est pure et non sans élégance. Quant au dessin mélodique, teinté de cette mélancolie qui formait le fond du caractère de ce souverain, il est empreint d'une grâce aimable, et la chute du mineur au majeur est d'un eûet heureux et piquant. Andantino.

Aoiaryllia bellado

Op que le ciel est gai Durant ce gentil mois de i Les roses vont fleurir, Les lis s'épani

: les lis.

Mais que fait leur beauté A mon cœur attriste.

Quand des pleurs je lis Aux yeux d'Amaryllis?

Auprès d'Amaryllis

AmaryNTHE, anc. ville de l'Eubée, près d'Erétrie. On V célébrait des fêtes nommées Amanjnthies.

AMARYTHRINE (rad. érythrine) n. f. Corps obtenu par l'action de l'eau ou de l'air sur l'érythrine des lichens.

AMAS [ma — du gr. amaô, j'entasse) n. m. Réunion, assemblage, tas, monceau do choses de même nature : Amas de sable, de pierres, de terre, de blé, de fruits, n Dans un sens plus vague et plus indéterminé. Réunion de choses indistinctes : Amas d'argent, de richesses.

— Par ext., et, le plus souvent, en mauv. part. Réunion, affluence de personnes : Amas de toutes sortes de gens.

— Fig. La justice gémit sous un amas de liens et de formalités. (Giraud-Duvivier.)

— Dans un sens particulier, se dit aussi des liquides : Un AMAS de sang, d'humeurs. Un amas d'eaux pluviales.

— En T. de géol., le nom d'amas s'appliuue aux gîtes minéraux qui se présentent généralement à la jonction de

deu

: terrains ditférents «

culaircs.

plus ou moins Icnti-

— Syn. Amas, monceau, pile, tas, Assemblage de plusieurs choses placées les unes sur les autres. Tas et jnonceau se rapprochent de la même idée. Le tas peut être rangé avec une sorte de symétrie; le monceau n'a d'auiro arrangement que celui que le hasard lui donne. Le tas peut être un amas fait exprès; lo monceau ne désigne généralement qu'une portion détachée par accident d'une masse plus considérable : on dit un tas de pierres lorsqu'il

aiiionoolê

rahlo : los

i'agit do matériaux préparés pour faire un b&timont ; on [tiorros quand on parle dos rostCH fl. " rcjivors(S. Tu.t ilijrôre surtout do nili'|iir iiim i|ii;ititit»'i moins considô- M(ii .iiii;isscs (Ml iu\ l<i lon^ dos routos, los riiiiios d ini «iliii. r s'cIcviMit Oïl niuiiriuiii. Monccau a plus do noblosso quo tus; on dira dos monceaux d'or ot dos tas do houo. — Amas impli(|uo l'idéo d'agglomération, do formation succossJvo : un maqnifique amas de douze palais. (Boss.) Amas d'épilhètes. {Fiéch.) — La pile est un tas symotriquoniont ordonné ot lo plus souvent cylindriquo : Une pile d'assiettes, d'écus, otc. (Do ces quatre is, pile est lo soûl qui exclue l'idée do confusion.)

Amasa,

fut. Ii.ilhl |,,,

gra.M." i.ar I

<Ir I*.i\ 1(1 et généra] d'Absalon révolté, ' ' rliii n, ayant tué Absalon, fut disi|iii II [ciiip'laça par Araasa. Joab tua

AMASATINE (do am, abrév. do ammoniaque, et de hatinr, substance tirée de l'indigo) u. f. Substance obtenue par I action do l'animoniaquo sur l'isatine. l^'amasatinc so pn-senio en poudre d'un jaune éclatant.

Amasenus, rivière do l'anc. Italie, dans lo Latium, <|ui traversait les marais Pontins ot so jetait dans la mer, outre Torracina et Circoii. Auj. l'Amaseno.

AmasiaS, roi do Juda,de 838 à 809 av. J.-C, succéda à son père Joas, dont il vengea le meurtre, vainquit les Iduméens, puis, vaincu par Joas, roi d'Israël, périt assassiné. Amasie on Amasiah {Amasea ou Amasia dos anciens , villi' .i.' I.t Turquie d'Asie {Anatolie), sur la branche occid.du Vrsrh il Irniak; 30.000 bab. (.4 malien*.) Commerce important do vins, d'essences, de garance, de céréales, de tissus et surtout de soies.

— Histoire. Cotte ville, qui fit partie de la 3« satrapie au temps do Darius, puis où résidèrent certains rois do Pont, fut lo siège d'un év(^clié important sous les Comnônes de Trébizonde. Elle l'est encore aujourd'hui, malgré son occupation successive par los Daoichmond, les Turcs Seldjoukides, et enfin les Ottomans, dont les premiers sultans en firent leur résidence. Tanierlan l'assiégea sans succès. Patrie du géographe Strabon, de Sélim I" et de plusieurs célèbres poètes arabes. Ch.-lieu du district d'Amasiah, peuplé do 259.600 hab.

AmasiS (forme irrecque du nom Ka-Hnum-ab-Ahmés), pharaon égyptien do la 26" dynastie (569-526 av. J.-C), qui, d'abord simple soldat, puis ministre d'Apriès, usurpa le trône à la suite d'une insurrection militaire. Il sut faire oublier par de grandes qualités son origine plébéienne et son usurpation, ot gagna l'affection de ses sujets. Il ouvrit aux Grecs le commerce de l'Egvpte, enleva Chypre aux Vhé- Diciens , développa la prospérité intérieure, et couvrit le pays de monuments splendides. Il mourut quelques mois avant l'invasion de Cambyse.

AMASIS {ziss — de Amasis, n. pr.) n.m. Genre d[insectes hyménoptères térébrants, famille des tenthrédinidés, renfermant des tenthrèdes do taille moyenne, à antennes en massue et sans tarière. Habitent l'Europe.

AMASONXE (de Amason, voyageur franc.) n. f. Genre do plantes herbacées de la famille des verbénacées, originaires de l'Amérique méridionale.

AMASSABLE adj .Qui peut, qui doit être amassé. (Peu usit.)

AMASSAGE frad. amasser) n. m. Action de réunir en monceau; résultat de cette action. (Peu usité.)

AMASSEMENT n. m. Action d'amasser; objets amassés. (Vieux.)

AMASSER (rad. amas) v. a. Faire amas de, réunir, accumuler plusieurs choses ensemble : Amasser de la tern:-. du blé. On ?('AMASsr. souvent les trésors qu'en spéculant sur la ruine de ceux qui nous environnent. (Val. Parisot.) Il Rassembler, réunir : Amasser le peuple, la foule.

— Ramasser : Amasskr ses gants. Amasser un papier. (Cet emploi d'amasser est abusif et mauvais.)

— Fig. : Amasser des connaissances, des preuves.

— Absol., au prop. et au fig., Thésauriser.

— Prov. et FIG. : Pierre qui roule n'amasse pas mousse, Quand on change souvent de profession, do métier, de résidence, etc., on ne s'enrichit jamais.

S'amasser, v. pr. S'accumuler, s'assembler, se mettre en tas ; Les eaux pluviales s'amassent dans les citernes.

— Fig. : La colère, la haiyie s'amasse dans le cœur.

— Impers. : // s'amasse du sable à l'entrée de certains ports. 21 s'amasse du monde autour des charlatans.

— Syn. Amasser, accumuler, amonceler, entasser. V. accumuler.

— Anton. Désagréger, disperser, disséminer, éparpiller, parsemer. — Dépenser, dilapider, dissiper, prodiguer, répandre, semer.

AMASSETTE n. f. Petit couteau à lame flexible dont los peintres

Amassettes.

(■,'raQd. natur.j.

veut pour ou mélanger les couleurs broyées, la pàtc.

Page 1