V. AMATEUR
Ahath, Amatba, Hamath ou Ématb (orthof.'raphes diverses d'un même nom appliqué à plusieurs villes anciennes. Il dérive d'un mot liéoreu désignant spécialement des eaux chaudes). Une ville de ce nom faisait partie, en Palestine, do la demi-tribu de Manassé. Elle était située au delà du Jourdain, près de Gadara; il s'y trouvait des bains d'eaux chaudes. — Une autre appartenait à la tribu de Nephtali, dont les habitants furent envoyés par Salmanasar dans le pays de Samario, pour remplacer ses habitants, transportés en Assyrie. — Ane. ville de la Syrie, surl'Oroute. V.Emese, etUÂ.MAH.
AmathÉENS, anc. peuple chananéen, habitant, en Palestine, le territoire de la ville d'Amath (tribu de Nephtali), avant l'arrivée des Israélites.
Amathonte, ville de l'ile de Chypre, sur la côte S. Elle possédait un célèbre sanctuaire d'Aphrodite et d'Adonis, dont les ruines ont été retrouvées au village d'Agios Ty-Khonos, près Famagouste. On y a récemment fouillé un ancien bois sacré, où l'on a trouvé des sculptures intéressantes.
AMATHUSIE (de Amathusie, o. Amathusie.
myth.) n. f. Genre de lépidoptères hétérocères, famille des morphidés, renfermant des papillons de la région indomalaise. Citons YamathusiaphiJippus ^Java et Indo-Chine).
ABflATI n. m. Violon de la fabrique des Amati : Les ama- Tis sont rares.
Amati (Giovanni Antonio le Vieux), peintre, né en 1475 à Naples, mort vers 1555. Il fut élève de Silvestro Buono, mais so forma plutôt d'après le Pérogin et peignit plusieurs Madones, pour la plupart disparues. On voit de lui des Anges glorieux à l'église San-Severino-e-Sosio, à iNaples. — Son neveu et élève . Giovanni Antonio le Jeune (1535-1598), imita sa manière; une Madone ie lui se trouve au musée de Naples.
Amati (André), célèbre luthier italien, né à Crémone dans les premières années du xvi' siècle, mort dans la même ville vers 1577. Il appartenait i une famille d'ancienne noblesse, et U acquit dans l'art du luthier une grande célébrité. — Son frère Nicolas, qu'il s'associa dans la dernière moitié de sa carrière, est surtout connu par ses excellentes basses de viole. 'Toutes portent son nom et sont datées de 1563 à 1580. — Antobe, célèbre luthier, fils d'André, né à Crémone vers 1550, mort dans la même ville vers 1640. Il fabriqua un nombre plus considérable de petits violons que de grands. Cartier possédait un de ceux qu'il confectionna pour Henri IV. Cet instrument, de grande dimension, est richement ornementé et est une curiosité historique du plus grand prix. Les petits violons d'Antoine Amati, d'une qualité de son douce et moelleuse, n'ont pu être surpassés sous ce rapport. Malheureusement, ce son si pur et si doux a peu d'intensité. — Jf.rôme, luthier, frère d'Antoine, né à Crémone vers 1555, mort vers 1638. Il fut associé à Antoine Amati jusqu'en 1624 environ. Les violons qu'ils ont fabriqués ensemble portent cette inscription : Antonius et Hieronymus Amati Cremonx .indrax fil. Postérieurement à 1684, Jérôme, s'étant marié, se sépara de son frère et signa seul ses productions, qui furent inférieures aux précédentes. — Nicolas, célèbre luthier, fils de Jérôme, né ù Crémone en 1596, mort dans la morne ville en 16S4. Il arriva au même degré de perfection qu',\ndré Amati. Nicolas eut de sa feinme, Lucrèce Pagliari, deux fils, dont l'un, Jf.rôme, fut 1» dernier des Amati luthiers. Nicolas a formé des élèves, parmi lesquels brillent au premier rang Stradivarius et Guarnerius.
— Quelques autres Amati paraissent se rattacher à la même famille, mais n'appartenaient pas à la brandie principale. Ce sont : JosEi'U Amati, luthier à Bologne au commencement du xvii< siècle ; — Antoine et Angklo Amati, facteurs d or^Tues, établis en Lombardie vers 1830.
Amati (Amato). historien et géographe italien, né & Monza en 1831. Il prit part, en 184^8 eri849, à la guerre de l'Indépendance, ot enseigna ensuite l'histoire et la géoïrraphie. .imati s'est signalé comme un ardent promoteur de réformes utiles. Onlui doit la création, à Milan, d'une banque populaire, d'une bibliothèque populaire, d'une société coopérative, d'une écolo supérieure do femmes et
Amaurus (grand, natur.).
AMATINER - AMAZONES
des ouvrages estimés : Description g/'or/raphinue de f Italie (1859); DictionncJre horogi-apluque de ///a(ie (18b4-1872), son œuvre capitale.
AMATINER V. a. Faire lever quelqu'un do bon matin. (Fam.)
AMATINER ou AMASTINER v. a. Faire couvrir uno chienne par un matin.
AMATIR V. a. Chez les orfèvres, rendre mats l'or, l'argent, en leur étant leur poli. Il Blanchir les flancs des pièces d'or ou d'argent, les rendre mats.
AmatiTLAN, ville du Guatemala (Amérique centr.), ch.-l. du départ. d'Amatitlan. sur le lac du même nom. dont le fleuve côtierMichatoya est le déversoir; 4.000 hab. Cochenille. Sources chaudes. Pop. du départ. : 35.eoo hab. — Un municipe du Mexique porte le même nom.
AmatiuS (Caïus), citoven romain, qui, en qualité de petit-aïs de Marius, prétendit avoir des droits à l'héritage de César. Antoine le fit arrêter et étrangler.
AMATIV1TÉ (du lat. amatus, aimé) n. f. Physiol. Impulsion qui porte les individus à s'aimer, il On ditaussi amour
PHYSIQUE et ÉRÛTISME.
AMATODE (du gr. amathâdés, sablonneux) n. m. Genre do coléoptères hétéromères.
AMATOIRE (du lat. amare, aimer) n. f. Philtre auquel on attribuait la propriété Je rendre amoureux.
AmaTRICB (Colla dell'), peintre et architecte napolitain, de la première moitié du xvi' siècle; il fut un éclectique maniéré, et un faible imitateur de Raphaël et de Michel-Ange. On cite de lui, entre autres œuvres, la Mort et l'Assomption de la Vieri/e, au Capitolo. et une autre Assomption (1515), au musée du Latran. Comme architecte, il bâtit la cathédrale d'Ascoli.
AMAURE ou AMAURUS Iniss — du gr. amauros, obscur) D. m. Genre d'insectes hémiptères hétéroptères, groupe des géocores, famille des scutelléridés , renfermant des punaises terrestres do la région indo-malaise et australienne. Citons 1 amaurus spinosus (Indo-Chinei ; lamaurus dentalus (Australie), etc.
Amauri de Chartres ou Amalric de
BèNE, philosophe et théo- . tu . ,
Ionien condamné comme hérétique par Innocent 111, au commencement du xiii' siècle. Il enseignait que le règne du Père avait tini à l'avènement du Chnst, que celui du Saint-Esprit allait commencer. L'ouvrage dans lequel il avait développé sa doctrine portait le titre de Fliysion. Dix de ses disciples furent brûlés en 1210, et ses ossements furent exhumés pour être livrés aux flammes.
AMAUROBIUS (iiss — du gr. amaurobios, qui vit dans l'obscurité) n. m. Genre d'aranéides dipneumones, tribu des tubitélaires, renfermant des araignées do taille moyenne, à pattes courtes, dont les nombreuses espèces répandues dans les régions tempérées sont brunes, variées de roussàtre. Citons Vamaurobius ferox, commun dans les caves, les vieux placards, etc.
AMAUROSE (du gr. amaurôsis, obscurcissement) n. f. Perte de la vision, sans aucune lésion de l'appareil visuel appréciable à l'ophtalmoscope.
-- Encycl. Le nom de goutte sereine, d abord donne à cette maladie, viendrait des Arabes. Il exprimait ce fait : la transparence et la limpidité que garde 1 œil aflecte.
L-amaurose est complète, ou incomplète. (V. amblyopie.) Elle frappe les deux yeux successivement, ou simultanément. . ,
L'amaurose peut débuter d'une manière brusque, pour ainsi dire instantanée, ou se développer lentement et graduellement. L'individu qui on est atteint a d'abord une diminution de i'acuilé visuelle ; il distingue encore nettemont les objets volumineux et pont encore se conduire : la vision est dite qualitative. L'œil arrive ensuite à ne plus distinguer qUe le passage de l'obscurité à la lumière : la vision est dite quantitative. Enfin, la cécité est complète, l'amaurose est absolue. Parfois, le rétrécissement du champ visuel se produit d'une façon irrégulière, par plaques pour ainsi dire, déterminant ainsi un nombre plus ou moins grand de scofomes (v. ce mot).
Les signes de l'amaurose sont : l'insensibilité de 1 iris, son immobilité et sa dilatation permanente devant la lumière la plus vive, l'immobilité des paupières à l'approche d'un corps quelconque, la direction du regard en haut, la démarche et 1 attitude particulièro du corps. L'amaurose de l'ataxie locomotrice progressive, dans laquelle la pupille est altérée, ne rentre plus dans notre définition.
Les amauroses simples, essentielles ou idwpathiques, expressions équivalentes, relèvent d'une affection locale : maladie de la papille, atrophie du nerf optique. Les amauroses symplomatiques sont dues à une maladie générale : syphilis, intoxication chronique produite par le plomb, l'alcool, le tabac, intoxications accidentelles par l'atropine, l'hyoscyamine. — Le pronostic de l'amaurose est très grave, puisqu'elle aboutit souvent à la cécité complète.
Le traitement est local et général. Les modificateurs locaux sont l'électricité, les vaporisations d'alcool pur, d'éther sulfurique, et toute la série des révulsifs : smapismes.vésicatoires, pommades mercuriellestibiée.atnmoniacale, huile de croton. Le traitement général consiste, quand l'organisme est afi'aibli, à relever les forces par des toniques, des reconstituants et des ferrugineux.
Quand on soupçonne la syphilis, il faut immédiatement Instituer le traitement mixte par les composés mercunels et par les iodures alcalins. Dans ce cas, les injections intraveiLieuses de solutions de sels de mercure paraissent rendre de grands services. Le sel préféré est le cyanure de mercure. Uno solution de sérum artificiel sert de véhicule.
— Amaurose simulée. Cette affection peut être simulée par les enfants paresseux, des jeunes gens désireux de se soustraire au service militaire, des personnes victimes d'accidents et désirant se faire allouer des dommagesintérêts. Quand la vision est conservée, le sujet ne peut se défendre de faire un mouvement de clignement des paupières quand on approche vivement la main de l'œil ; un faisceau lumineux intense détermine une contraction de la pupille. S'il y a fraude par usage d'atropine, la dilr tation est beaucoup plus considérable que
à la maladie. Quand un seul œil est privé de la vision, l'emploi du prisme permet de lever tous les doutes : le faux malade, non prévenu, accuse la vision de deux images, ce qui prouve qu'il y voit très nettement. S'il était malade, il ne devrait percevoir qu'une seule image.
AMAUROTIQUE adj. Qui a rapport à l'amaurose, qui est afl'ecté d'amaurose.
— n. Personne atteinte d'amaurose : Un AMAUEOTiQtJE. AmAURY I", roi de Jérusalem, de 1168 à 1173, frère et successeur de Baudouin III. Né en 1135, ce second fils de FouU|ues d'Anjou fut d'abord comte de Jaffa et d'Ascalon. 11 passa tout son règne à guerroyer avec plus ou moins de succès contre les sultans d'Alep et surtout d Egypte. Il a beaucoup favorisé les lettres.
Amaury II, de Lusignan, né vers 1U4, mort en 1205, fut roi de Chypre depuis 1194 et roi titulaire de Jérusalem en 1197 par son mariage avec Isabelle, veuve de Henri de Champagne et fille d'Amaufy I". Il tenta sans succès de reconquérir Jérusalem occupée par les Sarrasins, et implora dans ce but à différentes reprises le secours de l'Europe.
Amaury, comte de Montfokt, né en 1)92, mort à Otraute, en 1241. Fils aîné de Simon de Montfort, tué au siège de" Toulouse (1218)^, il ne put conserver les conquêtes de son père. Il céda à Louis VIII ses droits sur le comte de Toulouse (1230), fut nommé connétable et partit pour la Palestine (1239). Fait prisonnier à Gaza. Il mourut pendant sou retour.
AmaurY-DUVAL (Eugène-Emmanuel Pineux-Duval, dit) peintre français, né à Paris en 1808, mort dans la même ville en 1885. Elève de Ingres, il se fit remarquer par des peintures dans le genre néo-grec, telles que le Berger grec découvrant un bas-relief {li3i) ; la Naissance de Vénus (1863), au musée de Lille. De nombreux portraits, parmi lesquels celui de son oncle Alexandre Diiial, de f Académie française (1840); celui de Bachel, en Muse de la tragédie (1855). Amaury Duval est l'auteur de décorations murales dans les églises de Saint-Merry, de Saint- Gormain-l'Auxerrois à Paris, et de peintures exécutées sur mortier frais dans l'église de Saint-Germain-en-Laye. Ces peintures sont l'œuvre la plus considérable de l'artiste. Il a publié un curieux volume de mémoires sous le titre /■.4/t>/ierrf'/nîli-es(lS78).
AMAUSITE n. f. Variété compacte d'orthose, d'un blanc grisâtre, trouvée à ^-Edelfors, en Suède.
AmaXIKI, ville des iles Ioniennes, ch.-lieu de l'îlo S;iiiitc-M;iure; 5.550 hab. Evécho grec.
AMAZIE (du gr. a priv., et niazos, mamelle) n. f. Absence de mamelles.
Amazonas, Etat du Brésil septentr., constitué en 1891 avec l'ancienne province d'Amazonas. Il compte, sur ses 1.720.000 kil. carr., une popul. de 90.000 hab. Manaos est la capitale.
Amazonas, territoire des Etats-Unis du Venezuela, créé en 1881, et situé d'abord au S. de l'Orénooue, puis réuni en 1891 avec le territoire d'Alto Orinoco. Il compte 545.733 kilom. carr. et 45.097 hab. Ch.-l. San-Femando de Atabapo.
Amazonas, départ, du N.-E. du Pérou, au sol fertile, mais peu cultivé; 34.250 hab. Ch.-l. Chacliapoi/as.
— BiDLioGR. : Guillaume, the Amazon province of Peru for European emigrants (Londres, 1888).
AMAZONE n. f. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des psittacidés, renfermant des perroquets américains, dont les trente espèces connues sont réparties de la Colombie au Mexique. Taille assez grande, robe verte et bleue, variée do rouge et de jaune. 'Vivant bien en captivité, parlant assez facilement, ils sont très estimés sur les marchés à oiseaux. Citons l'amazone du Brésil (chrgsotis brasiliensis).
AMAZONE (du gr. a priv., et ma- ZDs, niaincllc)n.f. Femme aux habitudes viriles, qui la rapprochent des héroïnes do l'antiquité. Il Femme qui combat enrégimentée : Les rois du Dahomey avaient
un corps rf'AMAZONES.
— Éabit d'amazone ou simplem. ^'^ amazone, Robe de cheval, pour Amazone, les dames. Elle est ordinairement
do drap et boutonnée par devantjusqu en haut, n On donne le nom de amazone à la femme qui porte cette robe.
Amazones (même étymol. qu'à 1 article précéd.), nom donné parles anciens à des femmes guerrières qui auraient habité les rives du Thermodon, en Cappadoce, et auraient étendu leurs conquêtes jusqu'en Asie Mineure. — Une Amazone.
— Encycl.
Des Amazones ont existé, selon des traditions plus ou moins nistoriques, à dilférentes époques, en Asie, en Afrique et en Amérique.
Les Amazones de l'antiquité dont parle la mythologie
cqu
elle est due
Àmazonea (peinturi
grec).
habité en Asie sur les bords de la mer Noire, et dans 1 Afrique du Nord. Celles d'Asie se brûlaient ou se comprimaient dès l'enfance la mamelle droite, afin de tirer de l'arc avec plus de facilité. Elles se perpétuaient par un commerce passager avec les hommes des pays voisins, et renvoyaient â leurs pères les enfants mâles. Les plus célèbres de leurs reines ou de leurs héro'ines sont : Sphione, qui vint féliciter Jason ; Ménalippe.qui donna sa ceinture à Hercule ;
Hippolyte,qUi envahit l'Attique ; Antiope, qui fut vaincue par Thésée ; Penthésilée, qui marcha au secours de Troie et fut tuée par Achille, et Tlialestris, qui visita Alexandre. Il est aussi question, en Asie, d'.\mazones scythes, dont la reine Thomvris vainquit Cyrus et le fit périr. Quant aux Amazones "d'Afrique . elles auraient subjugué les Atlantes et auraient été exterminées par Hercule.
L'histoire de la Bohème au viii< siècle offre un exemple curieux de femmes analogues aux Amazones grecques. Organisées en corporation militaire et même en société civile, sous le commandement d'une certaine Vlasta, ces femmes construisirent des forts et firent pendant huit années la guerre au duc de Bohême Przémyslas, exterminant ou réduisant en esclavage tous les hommes qui tombaient entre leurs mains. Au xvi' siècle, Orellana prétendit avoir eu à lutter sur les bords du fleuve Maraiion avec des Amazones américaines ; de là vient le nom du fleuve des Amazones. Il est fort possible qu'Orellana ait combattu contre des femmes mêlées dans les batailles à leurs maris, ou encore qu'il se soit trompé. En tout cas, on n'a pu retrouver les belliqueuses Amazones dont il a parlé.
Les seules Amazones historiques connues, ce sont les Amazones du Dahomey, qui ont disparu avec la conquête de ce pays par la France.
Amazones (fleuve des), nommé aussi Maraiion, le plus long cours d'eau de l'Amérique mérid. (5.800 kilom.) et le plus important du monde par la masse de ses eaux ( 120.000 m. cub. par seconde). Il sort sous le nom de Maraiion ou Maranhao-du lac de Lauricocha, près du Cerro de Pasco, dans la Cordillère des Andes (Pérou), et coule torrentueusement, encaissé, encombré de rapides {pongos) outre les deux crêtes de la Cordillère jusqu'au défilé dit Pongo de Manseriche. Quand il en sort, ayant dévalé plus de 4.000 mètres de pente en 900 kil., il change complètement son allure : c'est un fleuve immense, coulant avec rapidité d'O. en E., parallèlement et un peu au S. de l'équateur, à travers la vaste plaine de l'Amazonie, décrivant de nombreux méandres, sépanouissant en branches dérivées (igarapés), se grossissant sur ses deux rives d'affluents considérables, au nombre de plus de deux cents. Parmi les principaux, il faut citer : sur la rive droite, la rivière andine l'Ucavali, formée de l'Apurimac et de rUrubamba, longue de plus de 3.000 kilom., confluant à Nauta; le Javary, qui conflue à Tabatinga : le Purus ; la Madeira, le plus long affluentde l'Amazone (env. 3.400 kil.), venue du plateau de Bolivie, communiquant par deux fois avec le Purus , plus occidental ; le Tapajoz , qui conflue à Santarem ; le Xingu ; enfin le Tocantins. Sur la rive gauche, le Napo ; l'Iça ou Putumayo ; le Japura ; le Rio Negro, qui conflue à Manaos (tous ces cours 'd eau descendent du versant oriental des Andes); et, venus des montagnes guvanaises, le rio Trombette, qui conflue à Obidos, le Parou et le Yary. Bon nombre de grandes artères fluviales, plus considérables pour la plupart que nos grands fleuves européens, sont encore, en partie tout au nioins, fort mal connues. Y. les Cartes de l Amérique, du Brésil. . ,,
Avec un tel cortège d'affluents, les uns aux eaux blanches, les autres aux eaux noires, l'Amazone, située en pleine zone équatoriale, semble devoir être un fleuve fort mal compensé • il n'en est rien. Ses affluents, repartis les uns au N., les autres au S. de l'équateur, ne sont pas tous gonflés à la même époque par les eaux pluviales ; ils alternent au contraire, de telle sorte que les uns sont en pleine saison sèche au moment où les autres se trouvent dans la saison humide. Ainsi l'Amazone apparaît au contraire comme un fleuve très bien compense. Large comme il l'est dans la plaine brésilienne (6 à 8 kii. en moyenne), c'est une véritable mer qui marche, avec ses vagues, ses tempêtes, où la marée se fait sentir jusqu'à olidos, et même plus en amont encore.
Dès le confluent du Xingu (r. dr.) et du Parou (r. g.) commence, avec l'estuaire du fleuve, un archipel de plus de 300 kilom.; la terre la plus considérable en est la grande ile Maraio, au S. de laquelle coule le bras le plus important, le Rio Para Cet estuaire considérable (300 kil. de develoniiement à l'embouchure), où la rapidité du courant empêche la formation d'un delta, déverse dans 1 Atlantique une masse d'eaux grises qui refoule les eaux de Océan iusgue vers 300 kilom. au large, s infléchit sur la côte N -0 et va se joindre au courant équatorial. Par ce même estuaire, la marée remonte le fleuve et produit jusqu à plus de 1.000 kilom.de l'embouchure un remous qui est surtout redoutable aux époques de la nouvelle et de la pleine lune ; alors, ce mascaret devient la terrible poro-
'°Entrevu dès l'an 1500 par Vincent Pinzon, descendit pour la première fois en 1539 par Francisco Orellana, qui aurait rencontré sur ses rives les Amazones, desquelles il tire son nom, le grand fleuve a été étudie au xvii- siècle par le capitaine Pedro de Texeira et le jésuite Christoval de Acuna; au xviii' par le P. Samuel Fritz et par La Condamine. Au xix' siècle, les explorations scientifiques de Spix et Martius, de Wallace, d'Avé- Lallemand,deChandless,d'Agassiz, du D' Crevaux, etc., ont contribué au progrès des connaissances sur le fleuve des Amazones et sur ses affluents. Depuis 1866, on possède une carte générale de sa partie brésilienne, qu'a dressée le lieutenant Azevedo. Il reste encore, toutefois, beaucoup à faire pour bien connaître le grand fleuve et surtout ses multiples tributaires. V. Amazonie.
— BiBi.iOGR. : Markham, Expéditions into the valley of the Amazons (Londres, 1859) ; La Condamine, Relation abrégée d'un voyage fait... en descendant la rivière des Amazones (Paris, 1745) ; Spix et Martius, Reise in Brasilien, ISI7-ISS0 (Munich, 1831) ; 'Wallace, Travels on the Amazon (Londres, 1843); Bâtes, the IS'aturalist on the river Amazons, L'Amazone du Vaiican. /««-/«S,') (Londres, 1863); Agassiz Life and Exploration in Brazil, < 865-IS66 [LoDires, 1808).
Amazones (représentations diverses des). La lutte det Amalones avec Hercule, Thésée, Bellerophon, les
Grecs, ou-., appartient au cycle clos ICgonilos holléniouos • il ny alloue pas l.cii do sdtoiinor .iirollo ait inspiré un' grand nomliro dos nnvrapes do Tart groc. Au mythe des Amaxones sontem|.r,inc....s ,i,.s di^corations sculpturales, telles ,|uo la fnso .lu t^M,,,.!,. ,r \|„dlon à Bassaj (kigaliei
ot la fnso du ma,, ,,,l i IL ,irnasso; dos pointures
comnio collos quo M,,,,,, ,n.„t tracées au Thèsoion ot Panainos sur la bar,-„-,o entourant le trilno do Jupiter à Olytnpie. Au V siècle un concours fut ouvert par les Ephésions pour 1 érection d'une statue dAmazono • les plus grands sculpteurs y prirent part ; les statues dAniazones nui sent parvenues jusipi'à nous sont prol.ablemont des réplitjues des originaux exécutés par les con.urrents Los plus importantes sont : V Amazone bicmx. de Borliii (répéition probable d un original do Polyclèto) ; lAmcK07w àtpssi'c du Capitolo, ot VAma- :nne MattiH du Vatican qui debout, le bras droit lovt montre sa blessure
L'Amazone ost danslaphs tiijuo ancienne lo tyno fé minin du guerrier tifo allir la beauté des formes \ 1 robustesse des mus Ins l'omportement du lartti Lo costumo est ic I i tes tantôt d asiatique. Vêtue no, les Amazone
casque grec ; un I
nique, tombant d I j i
droite, est retenue autour i s
hanches par un rul an Bri
jambes ot pieds sont i ii
Le cheval, quand elles nf
montées, porte une ou\ r
ture. Vôtues à lasiatijii
elles ont le corps couvert n
étroitement serre jusquaii
cou ; les jambes sont prises
dans une sorte de maill jt
autour de la taille une lai
ceinture ; par-dessus un m
teau, et pour coiffui o un 1
net phrygien. Le cheval
enfourché à cru L'admirable tableau de Ru
bens, qui se voit a la galerie
do Munich et qui représente
la, Bataille des Amazones, est
l'œuvre la plus importante dont le mythe grec flSl'j) ait
fourni le thème à l'art moderne. - = . /
Amazonie, vaste territoire de l'Amérique du Sud, formé par le bassin du fleuve Amazone, dont les explorateurs vantent unanimement les immenses ressources et 1 avenir commercial. Elle s'étend sur une superficie de 5.600.000 kilom., et comprend non seulement les plaines du Brésil traversées par l'Amazone, mais aussi une portion considérable des pays avoisinauts (Pérou, Bolivie, Equateur, Colombie, Venezuela).
Ce territoire, admirable par sa situation géographique et sa fertilité, dont le climat sain semble assez tempéré forme une solitude à peine habitée par un million d hommes, pour la plupart des Indiens Tupis, répartis en tribus dans cet immense espace. Quant aux Brésiliens ils sont encore en petit nombre, car on ne compte qu'une localité tous les 240 kilom. le long du fleuve amazonien do sa source à Manaos, une localité tous les n5 kilom de Manaos à la mer. '
Toutefois, la civilisation moderne commence à pénétrer en Amazonie. Depuis 1867, la navigation de PAmazone est ouverte aux navires marchands de toutes les nations jusqu'iTextrême frontière occidentale du Brésil et on travaille à faciliter au delà de cette frontière la navigation sur le grand fleuve et sur ses principaux affluents. Plusieurs services de bateaux à vapeur sont organisés jusquau Pérou. Les principales stations sont : Gurupa, bantarom, Obidos, Serua, Manaos, Tert'é, Tabatin^a sur un parcours de 3.200 kilom., depuis la ville de Para Une autre compagnie a organisé un service régulier do Yurimaguas à. Tabatinga ; ses navires touchent à Iquitos ^auta, Laguna, Santa-Cruz, et efl"ectuent ainsi un parcours de 1.300 kilom.
La fertilité du sol amazonien est si extraordinaire que le pays pourrait facilement alimenter une population de 300 millions d habitants. D'immenses forets v-ierges renferment des richesses incalculables, surtout des richesses vég:étales toujours prêtes à être récoltées, et qui sont actuellement perdues : caoutchouc, cacao, bois de teinture et d'essences précieuses, quinquina, une infinité de plantes médicamenteuses.
Importations et exportations ont progressé dans ces derniers temps d une façon extraordinaire, beaucoup plus rapidement qu aux Etats-Unis ou on Australie 1 1 v a trente ans les exportations do l'Amazonie atteignaient à
rcrnrre'r.?r;'r fm^llfllrr '°'™"' P''"'-^'''^ ''"""''^• (Plris^mr^vel.).""'""" '"■>• '" '•■'■'"'« ^l-'-oxiate
AMAZONIENS(ni-m)adj.m.pl..l/o«(s amazoniens,\loVL-
tagnos situées près du Thormodon, pays des Amaiones.
•AMAZONIQUE adj. Qui se rapporte aux Amazones.
AMA20NITE n. f. \.amaznnUe ou pierre des Amazones
«0,^2 h'"'''»'" ^'"'"' '^° microclino, qui doit son nom au
fleuve des Amazones, près duquel elle a été trouvée.
r,„^1"^°"- '^" ™"'P''ond sous cette dénomination les Hs ^é',?,"' ^«™';'H''« l"! parlent des langues berbères, mais dont un certain nombre parlent maintenant l'arabe Les Kabyles, les Chleuhs, les Chaouias, les Mozabites formont le groupe Berber ; les Touaregs ou Imochars constituent le groupe Imochar. imocuars
drt,l"nu "■ "'h N""'!""''" à '?os rochers, des blocs quadrang ilaires de petite superficie, mais à peu près inacfeZé 1 ÏT^ "^^ P'^^i™-;^ centaines 'de mètres, sur 1 = 1 'r f ^Et'V°P""'^ "I" e'fvo des forteresses (Magdala, -4mfc,-Alaghi, etc.). Les amba sont une des formSs géographiques particulières à l'Abyssinie.
Amba-ALAGHI, plateau à environ 70 kilom. au S de ftiacaile, sur la route et à une trentaine de kilom. du lac
AMAZOMIi
AMBASSE
Ascianghi. Uno colonne italionno y fut cornée et presque complètement détruite, lo 3 décembre 1805, par lo ras éthiopien Mangascia.
AmbACA, villo do l'Afrique oocid. (prov. portugaise » Angola), près du Lucola, affluent du Coanza; chel-liou d un district fertile.
AMBACTE n. m. Hist. Homme d'armos gaulois qui s'attailiait à son chef ot so dévouait pour lui jusqu'à la mort. Il On disait aussi soldurier.
— Fcod. Client, comte, officier.
Amba-GARIMA, plateau situé aux environs d'Adona, et donnant son nom 41a bataille quo les Ethiopiens ot les Italiens so sont livrée près d'Adoua le 1" mars 1896 ; Ménéiik y battit complètement l'armée du général Baralieri.
.près Ru!.ca3
AMBAGES IJe — lat. ambages, détours) n. f. pi Circonlocutions, circuit de paroles embarrassées, amhicués equivo(|ues : Pour anoir dit ma pensée en peu de mots] sa?ts AMBAGiîS, me voici en prison. ÎP.-L. Cour.)
— S'est employé au singulier : I'ambage de ses discours me fit entrevoir ce qu'il proposait. (St-Simon.)
AMBAÏBA ou AMBAÏTINGA n. m. Nom indien d'un arbre du Brésil, lamille des ulmacées, à bois poreux, très lunamniable. 11 appartient au genre cëcropie. Les Brésiliens s en servent pour allumer du feu par le frottement. Ambala, ville de l'Inde (Pendjab), sur les rives du (jhaggar ; 79.300 hab. C'est, au N. de l'Indoustan, lo marche le mieux approvisionné en objets importés d'Angleterre. Chef-lieu d'un district peuplé de 103.400 hab L ancienne province d' Ambala, est aujourd'hui partagée entre les provinces de Delhi et de Djalandar. AMBALAM (lam') n. m. Bot. V. monbin.
AMBALARD n. m. Brouette qui, dans les papeteries, sert à trjii.sporter la pâte sortant des malaxeurs.
Ambalema, ville de l'Amérique du Sud (Colombie Etat de Tuiiina), sur le rio Magdalena; 8.000 hab. Cul-^ luro de la .-aiine à sucre et d'un excellent tabac.
Ambanoro (au pied du cap), localité commerçante de >ossi-bé, entrepôt des marchandises do la côte d'Afrique de Madagascar et de Bombay ; 1.650 hab.
Ambapàli, forme pâlie du sanscrit Amra-Dorika. et du thibetain Amra-Shjongma, « la jeune fille au manguier . , femme célèbre chez les bouddhistes. Après un grand nombre d'existences, où elle fut tour à tour mendiante et prostituée, elle eut une renaissance au temps du bouddha Kasyâpa, prédécesseur du bouddha Sâkyamouni. Elle mena une existence si parfaite qu'elle renaquit dans le monde des Dieux. Au temps de Sâkyamouni, on la trouva sous un manguier. Elevéi avec soin, elle mena la vie d'une courtisane élégante dans une ville nommée Vaisâli. Lorsque Sâkyamouni vint en cet endroit, il accepta de dîner chez la courtisane, qui lui fit présent d'un parc et d'un palais. C'est là qu'il résida plusieurs fois pendant sa carrière de prédicateur.
AmbarÈS-ET-LAGRAVE, comm. de la Gironde, arrond. et à 10 kilom. de Bordeaux; 3.200 hab. (Ambarésiens.) Ch. de fer d'Orléans. Vignobles.
AmbarRES, peuple de la Gaule celtique, client des bduens, qui semble avoir occupé la Bresse, une partie du Bugey et du Valromey. — Cn Ambarre.
AMBARVALES ou AMBARVALIES (lat. ambarvalia) n. (. pi. Fêtes célébrées à Rome et dans plusieurs villes de 1 Italie pour appeler sur les biens de la terre la protection des dieux et détourner d'eux les fureurs de Mars.
— Encycl. Les ambarvales étaient célébrées le 29 mai On y sacrifiait au dieu Mars un taureau, uno truie et une brebis, après une procession autour des champs et do la ville. Il y avait des ambarvales particulières et dos am- Ijarvales publiques auxquelles prenait part lo co\U—o des frères arvales. — Nos Hogations rappellent les ambarvales dos Romains.
AMBASSADE (du lat. ambactus, valet qui fait les commissiuns, d'où est dérivé le bas lat. ambaclia, mission; ou du goth. ambachts, serviteur) n. f. Charge, fonction de celui qui est envoyé comme représentant par un prince, un Etat, près d'un autre prince, d'un autre Etat : Obtenir ""«ambassade. Il Lieu, maison oCi sont établis les bureaux Je 1 ambassadeur : .Aller à Ta-mbassade.
— Députation envoyée à un prince, à une république, à un Etat souverain : Envoyer, recevoir une ambassade!
— Collectiv., se dit de l'ambassadeur et des secrétaires des employés, etc., qui forment sa suite : Zambassade japonaise esl descendue à tel hôtel.
— Fam. Commission, message entre particuliers : Sa charger, s'actjuitler d'une AMriAK.sAiiE.
— •'^ccn'taire d'ambassade. Attaché d'ambmiade. Agents diplomaliquos qui remplissent certaines fonctions dans une ambassade, uno légation. V. agb.nts diptumatiguet et Ministère des appaires ^ranoebbs.
— Année des nmliasiades. Nom donné par les musulmans â l'année 030, qui suivit la prise de La .Mecque, dans laquelle .Mahomet reçut do» députations do la plupart dos tribus arabes insoumises, désireuses de traiter avec lui.
AMBASSADEUR n. m. Agent diplomatique envoyé pour représenter un souverain, un Etat, près d'un autre : lt,moiji:r, nreroir, rappeler un AMBASSAOKt'H. Tout le raf~ /inemcnt d iiti ambassadeur cl toute sa politique tendent à tromper ri a n'être point trompé. fLa Bruy.)
— Paroxt fouie personne chargée'do quelque message /,« affaires, comme en diplomatie, tout dépend du choix de (AMBASSADEUR. (Scrlbc.)
— / as d ambassadeur. Par ironie, Allure, façon do marcher grave compassée.
— ÈNcrcL Los ambassadeurs sont des agents diplomatiques do premier rang. (V. agents diplomatiules.) La franco entretient dix ambassadeurs en mission permanente à Madrid, Berne, I on Ires Berlin, Vienne, Saint Pctersbourg, Constantinoplo un â Rome près du roi d Italie, un autre près du pape, et enfin un à "tt asliington.
I eur traitement fixe est le 10 000 francs avec des frais de représentation variant selon les Etats 3u ils sont envoyés, de
1 1 ISO 000 francs. Com- I autres agents di-
I I s lesamhassaivent cire dans
non de disponi- ' it u a la disposition.
I n ministre plenipoton- I aire a reçu i n 1895, le nire d « ambassadeur iionoraire » Des ministres en certaines cironstances re jivent lo titre temporaire d' " ambassadeur extraordinaire n : par exemple, les ministres qui se rendent à la cour du sultan du Maroc, le ministre de Franco à Lisbonne à l'occasion du mariage du prince héritier en 1886. Il est d'usage quo les grands Etats seuls envoient et reçoivent des ambassadeurs. Le Portugal n'en entretient qu un, à titre permanent, près du pape. La Suisse n en envoie pas, quoique le représentant de la France à Berne ait le titre d' > ambassadeur .. C'est en 1894 seulement que les Etats-Unis ont envoyé et reçu des ambassadeurs. (La loi française punit d'un emprisonnement de huit jours à un an et d une amende de 50 francs à 2.000 francs, ou de l'une do ces deux peines seulement, 1 outrage public envers les agents diplomatiques de tout ordre accrédités près du gouvernement de la République [Loi du 29 juillet 1881, art. 37. j)
Ambassadetirs (les), par Hans Holbein, le jeune. Ce tableau, le plus important, au point de vue de la composition et de la richesse, que le peintre ait laissé en Angleterre .parait p?|pj(,5i|i--.^f^^^^^.:,^p^-^
dater do 1533.
Il a fait partie du cabinet de lord Radnov, à Longford Castle. Le personnage debout portant les attributs de l'ordre de Saint- Michel, est Jean de Dintevilie, seigneur de Polizy, ambassadeur de France auprès de Henri VIII.
Le personnage placé près ., lui, plus modeste de mise et de maintien, est Georges c
Costume d'ambassadeur français.
Les Axabassad
d'après Holbein.
' y J Selve, évéque de Lavaur, ambassadeur da - ce près de 1 empereur Charles V.
Ambassadeurs et ministres de France, v. i.s-
STRtcTlo.N.
AMBASSAOORIAL, ALE adj. Qui appartient à une am-
bassa-ie . à un ambassadeur : Cortège ambassadorial.
Pom/i.: AMB\SS.iI)CRlALE.
AMBASSADRICE n. f. Femme d'un ambassadeur: Etre AMBASSADRICE. loiVn le rêve des jeunes filles du monde riche ou aristocratique. (M"»' Romieu.)
— Fig. et fam. Femme chargée d'un message.
Ambassadrice d.'), opéra-comiquo en trois actes, paroles de Scribe et Saint-Georges, musique d'.Auber, représenté à l'Opcra-Comiquo le 21 décembre 1S36. Le livret met en scène l'histoire d'une cantatrice qui devient la femme d'un noble diplomate. La partition peut être comptée au nombre des meilleures du compositeur. Plusieurs morceaux v sont à signaler : au premier acte, do jolis couplets, et f'air boufl"e : Ah! que mon sort est beau! ; puis la romance de Henriette: Le ciel nous a placés...; le duo d'une expression si charmante : Oui. c'est moi qui viens ici, madame l'ambassadrice ; et l'air si piquant de Charlotte : Que ces murs coquets, s'ils n'étaient discrets... Tout cela est fin, élégant, plein de grâce et de distinction.
Ambassamoudrah, ville de l'Inde mérid. (prDV. de
.Madras' ; 8.770 hab.
I AHBASSE n. m. Genre de poissons acanthoptères
AMBATO — AMBITIOSA
famille des percidés, renfermant des petites espèces propres aux régions indiennes, vivant dans les estuaires et les étangs salés.
Citons l'ambasse de Commerson (amhassis Cammersonii [océan Indien]), très estimé pour la finesse de sa chair. Les petits individus sont
les plus recher- '.. , '
chés;àlaRéunion, ^-'
on les prépare commo des anchois. *"' '''^*'
AmbaTO, ville de la républ. de l'Equateur (Amérique du Sud), sur le torrent Ambato; environ 10.000 hab. Commerce important de grains et de cochenille. Entièrement mcendiee en 1698 par une éruption du Cote paxi, volcan voisin, puis ensevelie vers la même époque sous une couche de boue vomie par un autre volcan, cette ville s'est relevée de ses ruines. AMBAVIILE n. f. On a donné ce nom à plusieurs plantes de l'Ile Bourbon et surtout aux campylosporus qui fournissent la résine dmibarille. employée comme dépuratif surtout par les mères avant de commencer 1 allaitement. AmbazAC, ch.-lieu do canton (Haute-Vienne), arrond. et à 18 kilom. de Limoges, sur l'Am(/a:ac, affluent du Taurion; 3.758 hab. {Ambazaciens.) Ch. àe f. d Orléans. — Le canton a 7 comm. et 10.670 hab.
AMBE (du lat. ambo. deux) n. m. Combinaison de deuxnuméros pris ensemble à la loterie ou sortis ensemble : Gaqner un ambe. . , ^ ■
-^ Ambe détenniné.'Deiix numéros sortis ou devant sortir ensemble dans l'ordre indiqué par le joueur.
— Au loto, Deux numéros sortis et places sur la même ligne horizontale.
AMBEL n.m.Nom indien d'un nénuphar (mjmphx lotus). AMBÉLANŒ n. f. ou AMBÉLANIER {ni-é) n. m. Arbre originaire de Cayenne, de la famille des apocynacées, portant ua fruit qui est une baie coriace et qui ne devient bon à manger que lorsquou la fait tremper dans 1 eau alin de le débarrasser de son suc vénéneux.
AMBER-BEER (am'-beur-bir. mots angl.) n. m. Espèce de bière anglaise qui a la couleur de l'ambre.
AmberG, ville d'Allemagne (Bavière), sur la 'Vils, sousaffl du Danube par la Naab, ch.-l. du cercle de son nom, anc capitale du haut Palatinat: 19.100 hab. Mines de fer importantes exploitées depuis 1283. Connue dès le xi« siècle Aniborg a successivement appartenu aux ducs do Bavière (1269), aux électeurs Palatins (1329), de nouveau aux ducs de Bavière (1621). Le 24 août 1796, l'archiduc Charles y battit Jourdan. — Pop. du district ; 25.600 hab. Amberg (August Wilhelm Lebrecht), peintre de genre, né en 1822 à Berlin. D'abord élève de l'Académie de Berlin et de Karl Bégas, puis de Cogniet, il a peint des sujets mythologiques et surtout des scènes de genre, parmi lesquelles la Lecture de « Werther .. (1870), à la Galerie nationale de Berlin. Il a exécuté des lithographies d'après plusieurs de ses tableaux.
AmbeRGER (Christophe), peintre allemand, né vers 1500 à Nuremberg, mort à Augsbourg en 1561 ou 1562. Par sa recherche du style élevé, par ses qualités de coloriste profond et vigoureux, qu'il semble avoir acquises chez les Vénitiens au cours d'un voyage en Italie, Amberger est un des premiers peintres de la Renaissance allemande. Ses principales œuvres sont : le Portrait de l'empereur Charles-Qumt (1532) au musée de Berlin; celui de àieronymus Suiier (1542), à Gotha; un Portrait d'homme au musée de Bruxelles, et surtout celui du géographe Sébastian Munster (1552), au musée do Berlin, son chefd'œuvre. Le meilleur de ses tableaux religieux est une belle Madone avec l'enfant Jésus entourée d'anf/es musiciens, à la cathédrale d'Augsbourg.
AMBER-HAPPI n. m. Electuaire calmant turc, qui contenait do l'opium, du musc et du cachou.
AmbÉRIEU en Bugey, ch.-l. de cant. (Ain), arrotid. et à 44 kil. de Belley, sur l'Albarine, au point d'intersection des lignes de Màcon par Bourg et de Lyon à Genève (ch. de f. P.-L.-M.) ; 3.548 hab. {Ambarrois.j— Le canton a 8 comm. et 7.938 hab.
Ambernath, localité de l'Inde anglaise, non loin de Bombay, célèbre par un ancien temple, aujourd'hui on ruine, mais qui compte parmi les plus étonnants spécimens de l'architecture.
Ambert {bér), ch.-l. d'arrond. du Puy-de-Dôme, à 78 kil. de Clermont, sur la Dore ; 7.709 hab. (Ambertois.) Fabrique de papier : fromages. Eglise de Saint-Jean, fondée en 1471. aux voûtes ogivales (cli. de fer P.-L.-M.). Fondée, d'après la tradition, par des Phocéens, Ambert fut, dès la tin du \i' siècle, la capitale du Livradois ; elle reçut, en 1238, une charte do commune. En 1577, elle tomba au pouvoir du capitaine hugueuut Merle; en 1591, aux mains do Henri IV; en 1592, dans celles des ligueurs d'Auvergne. Patrie du conventionnel Maignet.— L'arr. compte 8 cantons, 55 comm. et 72.716 hab., le canton 9 comm. et 18.558 hab.
Ambert (Joachim-Marie-Jean- Jacques - Alexandre-Jules), général et écrivain français, né à CliiUas Armes d'.Vmiurt près de Cahors (Lot) en 1804, mort
en 1890. 11 lit les campagnes d'Espagne et de Belgique, d'Algérie, et fut promu lieutenant-colonel en 1847. Elu dans le Lot comme républicain représentant du peuple à la Constituante (1848) et à la Législative (1849), il reprit du service actif en 1850 comme colonel, devint général do brigade en 1857, et conseiller d'Etat en 1866. On lui doit un très grand nombre d'ouvrages: Soldat (1854); Gendarme (1860) ; Gens de guerre {isez); Etudes tactiques (1865) ; Histoire de lanuerre de ISJ0-IS7I (1873) ; les Soldats français (1878-1882) ; le Connétable Annede Montmorency (1880); Louvois d'après sa correspondance (1881) ; Gaulois et Germains, Récits militaires (1884-1886), etc.
AmbÈS (bèz), comm. de la Gironde, arr. et à 18 kil. de Bordeaux, sur laDordogne; 1.505 hab. Vignobles.
AmBËS (bec d'), pointe de terre au confluent do la Garonne et de la Dordogne, à l'extrémité du pays d'Entredeux-Mers. Elle tire son nom du village d'Amoès (Gironde). Ijà commence la Gironde.
Le dép. de la Gironde prit un moment, après la proscription des girondins ( 1793), le nom de dép. du Bec-d'Ambés.
AMBESAS (:àss — du lat. ambo, deux, et as, unité) n. m. .\u trictrac. Coup de dé qui amène deux as. il On dit plus
î,OUVent BEZET.
AMBI (du gr. ambé, rebord) n. m. Nom d'un instrument, actuellement abandonné, inventé par Hippocrate pour réduire la luxation de l'extrémité supérieure de l'humérus.
AmbiaIXT, comm. du Tarn, arr. et à 20 kil. d'Albi ; 2.504 hab. Mines de fer. Siège d'une vicomte, au moyen âge.
AMBIANCE (rad. ambiant) n. f. Co qui environne quelqu'un ou quelque chose ; ce qui constitue un milieu matériel, intellectuel ou moral : Une œuvre d'art, pour être admirée comme il sied, exige un décor, une ambiance, qui, en activant la compréhension du spectateur, le préparent à l'émotion esthétique. (Ch. Saunier.)
AmBIANI, peuple de l'anc. Belgique, dans la vallée dola Somme, ayant pour capitale Samarobriva, plus tard .imbianutn (Amiens), soumis par César en 57, — i'n Am- BIANUS {uss).
AMBIANNULAIRE (du lat. ambo, deux, et annntus, anneau) adj. Se dit dos substances minérales cristallisées en prismes, dont chaque base est entourée d'un anneau à facettes.
AMBIANT, ANTE (lat. ambiens, part. prés, de ambire, entourer) adj. Qui enveloppe de tous côtés : Tout ce qui refroidit la température ambiante fait déposer la rosée.
AmbibARES, peuple de la Gaule, appartenant, au temps de César, à la confédération armorique, et dont le territoire fut, au v« siècle, occupé par les Abrincatui (Avranches). — Oji Ambibare.
AMBIDEXTÉRJTÉ n. f. Etat d'un ambidextre.
AMBIDEXTRE (du lat. ambo, deux, et dextra, main droite) n. et adj. Qui se sert indifféremment do la main droite et de la main gauche : Hippocrate a dit que la fcnwie n'était jamais ambidextre ; Vexpérience dément cet aphorisme. (Lonorm.) — Un, une ambidextre.
— Enctcl. Quelques physiologistes pensent que tous les hommes naissent ambidextres, et que c'est par l'impéritie des nourrices et par suite de l'habitude seule qu'ils présentent la singulière particularité d'une main plus adroite que l'autre. Cette opinion est assez difficile à admettre, si l'on considère le très petit nombre d'ambidextres que l'on trouve chez les peuples sauvages, aussi bien que chez les peuples civilisés. D'autres croient que la prédominance d'activité et d'accroissement des membres droits sur les membres gauches est innée chez l'homme, mais qu'elle est ensuite fortifiée par l'habitude. Pourtant, Achille Comte, dans un mémoire remarquable, a établi par un grand nombre de faits que nous apportons tous en naissant un défaut d'équilibre entre le bras droit et le bras gauche, défaut d'équilibre qui est toujours en rapport avec la position de l'enfant dans le sein de sa mère, et qui est Veifet de la compression quo l'épaule, le bras et le côté gauches éprouvent pendant la gestation.
— Anton. Droitier, gaucher.
Ambierle {lat .i.mberta), comm. de la Loire, arrond. et à 20 kilom. de Roanne ; 2.577 hab.
AMBIEUX (eu), EUSE (du lat. ambire, aller autour) adj . Qui a des détours, des sinuosités : Le duc d'Orléans ressentait l'aiquillon de l'honneur et de l'esprit ambiedx et imaginaire de madame sa fille. (St-Simon) [Inusité.]
AmbIGAT, chef gaulois, oncle de Bellovèse et de Sigovèse, qui dirigèrent sous son règne des émigrations en Italie et en Germanie. 11 aurait, selon certains auteurs, régné sur les Biiuriges, et, selon d'Arbois de JubainviUe, sur un immense empire celtique occupant la Gaule et une 1,'rande partie de la vallée du Danube. V. Gacle.
AMBIGÈNE (du lat. ambo, deux, et genus, naissance) adj. Géom. Sorte d hyperbole qui a l'une de ses branches inhnies inscrite, et l'autre circonscrite à son asymptote, c'est-à-dire dont l'une tombe en dedans, et l'autre en dehors de son asymptote.
— Bot. Se dit d'un calice dont la partie extérieure est de la nature ordinaire d'un calice, et dont la partie interne est de la nature d'une corolle, comme dans les ornithogales, les passiflores ou grenadilles, etc.
AMBIGU (lat. amtiiguus, douteux) n. m. Repas qui n'est ni un déjeuner, ni un dîner, mais qui tient le milieu entre l'un et l'autre, par l'heure où il a lieu et par la nature des mets. Tous les services y sont confondus, et l'on sert à la fois tous les mets chauds ou froids, ainsi que le dessert : Préparer un ambigu. Servir un ambigu.
— Par anal. Mélange de choses de nature opposée : Un ambigu de précieuses et de coquettes. (Mol.)
— Particul. Nom donné par Ch. Fourier aux êtres, aux espèces mixtes, qui établissent une transition entre deux classes différentes : Les phoques et les cétacés sont des ambigus qui forment la transition entre les mammifères terrestres et les poissons. (Toussenel.)
AMBIGU n. m. Sorte de jeu de cartes, qui n'est qu'une combinaison de plusieursjeux, la bouillotte, le whist, etc.
AMBIGU, UË (lat. ambiguus, douteux) adj. Dont le sens est incertain : Les oracles étaient souvent ambigus.
— Par ext. Se dit do tout ce t|ui n'a pas de caractère tranché : Un chapeau ambigu. (Hamilt.)
— Bot. Se dit d'un organe qui n'a pas une forme, une disposition bien déterminée, des genres ou des espèces difnciles à classer. Il Cloisons ambiguës. Se dit de cloisons i|ui, tenant au centre et i la paroi d'un péricarpe ne s'ouvrant pas, n'ont point d'origine certaine, n ffile ambigu. So dit quand cet organe correspond à la fois aux doux bouts réunis d'une graine recourbée ou repliée. H Corolle ambiguë. Se dit, en parlant des synanthérées, quand les corolles sont intermédiaires entre deux formes déterminées.
— SvN. Ambigu, amphibologique, équivoque, louche. Àmbiqu est l'expression la plus générale; il so dit des discoiu's, des pensées, des actions, des démarches, etc.
Ce qui est équivoque a souvent été rendu tel à dessein, afin de tromper: Les articles de la diplomatie sont trop souvent rédigés dans un style équivoque. Ce qui est louche n'est pas juste ou conforme au vrai. — Ce qui est amphibologique présente deux sens dill'éronts.
— Anton. Catégorique, clair, net, précis. Ambigu-Comique (théâtre de l'). C'est l'un des
plus anciens de Pans. Son fondateur, Audinot, comédien non sans talent, après avoir montré les marionnettes à la foire de Saint-Germain, s'établit sur le boulevard du Temple, qui était devenu le centre des plaisirs parisiens (9 juillet 1769). Dès l'année suivante, Audinot substitua aux marionnettes une troupe déjeunes enfants. C'est alors qu'il donna à son théâtre le titre d'" Ambigu-Comique «, et qu'il fit inscrire sur la toile cette devise d'un genre caractéristique : Sicut infantes audi nos. Une véritable vogue s'attacha alors à son théâtre. Plus tard, les hommes furent substitués aux enfants, et l'Ambigu eut des fortunes diverses sous différents directeurs. L'un de ceux-ci, Corsse, tout en laissant une place au vaudeville, commença à jouer le grand mélodrame, qoi lui attira un public nom- "breux. Un jeune artiste de grand talent, Frédérik Lemaître, assura définitivement sa prospérité. Mais, dans la nuit du 13 au 14 juillet 1827, l'Ambigu fut détruit par un incendie terrible, qui coûta la vie à deux personnes. Pour le reconstruire, on fit choix, sur le boulevard Saint-Martin, de l'emplacement où l'Ambigu existe aujourd'hui. Les architectes Hittorff et Lecointe furent chargés d'ériger l'édifice ; la salle fut décorée par Gosse, Joannis et Desfontaines, et, le 7 juin 1828, en présence de la duchesse de Berry, le nouveau théâtre de l'Ambigu-Comique faisait son inauguration. Après la révolution de 1830, il se voua exclusivement au drame.
AMBIGUÏTÉ (rad. ambigu) n. f. Défaut de ce qni présente un double sens : // faut parler sans ambigu'ité.
— Enctcl. Rhétor. Vambiguité consiste à laisser l'esprit incertain sur le vrai sens d'une expression. La plupart des ambiguïtés viennent de la diversité de rapport dont les pronoms il, le, la, etc., les adjectifs possessifs son, sa, etc., sont susceptibles. Voici quelques exemples :
Cet orateur imite Démosthène dans tout ce qu'il a de beau.
(Est-ce dans tout ce que l'imitateur a de beau, ou dans tout ce qu'a de beau Démosthène'?)
Racine fait dire à Andromaque par Pyrrhus :
Vous me haïssez plus que tous /es Grées ensemble.
(Est-ce que tous les Grecs ne me haïssent, ou que vous ne les haïssez ? Lia. construction grammaticale permet d'entendre l'un et l'autre.)
— Syn. Ambiguïté, amphibologie, double sens, équivoque. Vambiguité a un sens généralement susceptible de plusieurs interprétations. Le double sens a deux significations, l'une comprise de tout le monde, l'autre présentant une allusion plus ou moins difficile à saisir. L'équivoque a deux sens, l'un naturel, l'autre détourné, (iiii n'existe que dans la pensée de celui qui parle, h'amphihologie est une équivoque grammaticale.
— Anton. Clarté, netteté, précision.
AMBIGUMENT adv. D'une manière ambiguë.
AMBIOPIE (du lat. ambo, deux, et du gr. 6ps, épos, œil)
n. f. V. Dll'LOFIE.
AmbioRIX , roi des Eburons , tenta d'affranchir la Gaule Belgique de la domination romaine pendant que César était dans l'ile de Bretagne (54 av. J.-C). Il résista avec succès à Sabinus et â Cotta, lieutenants de César, mais fut vaincu par César lui-même en 54, dans une grande bataille. Il put échapper à son vainqueur, qui fit exterminer les Eburons, et mena ensuite une existence df fugitif.
— BiBLioGR. : César, Commentaires, 1. V et VI.
AMBIPARE (du lat. ambo, deux, etparere, enfanter) a';j. Se dit des bourgeons qui renferment â la fois des feuille^ et des fleurs.
AMBIR n. m. Nom arabe d'un poisson de la famille des muUes iupemeus auriflamma), habitant la mer Rouge.
AMBIRA n. m. Instrument de musique du pays de M"zambique. Il est formé d'une série de tringles de Inplacées sur un seul rang dans un bois creux. Ces tringle^, que l'on fait vibrer avec les doigts, étant de longueurs inégales, donnent une sonorité qui varie selon la longueur de chacune d'elles.
AMBITÉ adj. m. Se dit du verre qui, après avoir été affiné, perd sa transparence et semble rempli de taches et d'aspérités.
AMBITIEUSEMENT (.si) adv. Avec ambition.
— Par ext. Avec afl'ectation : Ecrire ambitieusement.
AMBITIEUX [si-eu), EUSE adj . Qui a ou qui dénote de l'ambition : Un homme qui a des convictions arrêtées et le sentiment de sa force a le devoir d'être ambitieux. (J. Simon.)
— Qui poursuit ardemment une chose. (Dans ce sens, il est ordinairement suivi d'un nom ou d'un verbe à l'infin. : Etre ambitieux de régner, ambitieux d'honneurs.)
— En parlant du style, Recherché, pompeux, prétentieux : Expression ambitieuse. Période ambitieusi:.
— Substantiv. Celui, celle qui a de l'ambition : Le lâche a moins d'affronts à dévorer que ('ambitieux. (Vauvenar.)
Anton. Désintéressé, humble, indifférent, modeste,
simple.
AMBITION {si — lat. ambitio; de amôtre, dans le sens de briguer, rechercher ardemment) n. f. Désir excessif de o-loire, d'honneurs, de puissance, de fortune : Z,'ambition dénature le cœur. (M»" de Staél.) L'ambition conduit souvent a la folie. (Stassart.)
Des grandeurs et des biens ne soyons point avides. Nous serions par le sort confondus et tratiis; Jamais l'ambition ne voit ses vœux remplis ;
C'est le tonneau des Danaldes. Lebrun.
Il Peut se prendre en bonne part ; mais, alors, le sens est ordinairement précisé par un mot faisant fonction de complément : .Yoble ambition. Ambition Ires louable.
AMBITIONNER (si — rad. ambition) v. a. Poursuivre avec ardeur : On ne doit ambitionner les éloges que de ceux dont le suffrage est éclairé. (M"' d'Epinay.)
— Par exagér. : Ce que j'ambitionne le plus, c est de , pouvoir vous rendre quelque service. (Acad.)
AMBITIOSA RECIDET ORNAMENTA (// retranchera tes ornements ambitieux), précepte d'Horace, dans VArt poé-
tiffite (v. 447). Parmi les devoirs du critique, Horace place avoc raison le souci d'émondor un stylo trop touH'u.
AMBITUS (/ujî« — du lat. ambire, tourner autour) n. m. Kspaco liliro qiio les Romains étaiout tenus do laisser uuiour do leurs maisons, li K» plain-chant, espace dans lci|U('l (luit so renlormor une mélodie pour rester dans le modo dont. <dl(i fait partie.
AmBIVARÈTCS ou AMBIVARITES.pouple do la Gaulo, le RK^niM que celui dos Ambarros. — Un Ambivakltu (ou Amhivauitk).
Amoiza, général arabe, né dans la seconde moitié du vir sicclo, mort on 725. Gouverneur de l'Espagne pour le califo Yozid, en 721, il chassa les Wisipoths du nord de la Péninsule, et pénétra en Franco iusou'ù Autun. Eudes, duc d'Aquitaine, le ramena sur los uorus do l'Aude, où il le vainquit et le tua.
AMBLE {du lat. amhulare, aller) n. m. Alluro du cheval, dans laquelle le poids du corps est constamment porté par doux pieds appartenant au môme bipôdo latéral. On