‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 227 sur 828 · AMBOISE · texte numérisé non relu

AMBOISE

lo dit aussi du niufot et do l'âne :

Lo Magnifique :

cheval A'amhh.

— EscYCL. Dans Y amble, lo corps do l'animal est constamment porté par les deux pieds du m/^mo côté. Ainsi, pendant que les deux pieds du côté gauche (ou, comme on ait, lo bipède latéral gauche) sont à l'appui, les doux pieds du côté droit sont au soutien, et l'instant du poser do ces derniers est celui du lever des autres. V. alluee.

L'amble est une allure exceptionnelle. La girafe, l'ours, le chameau, sont peut-être les soûles espèces chez les-

Suellfs l'nmMf* 'ioit naturel. C'est aussi la première alluro os pniilaitis; lU no la reprennent, chevaux, que lorsque la vi'-ill.ss.' -M t.' travail lèsent rendus faillies de nouveau. On pciii liifssrr les chevaux à marcher l'amble en les soumettant jeunes a un système prolongé d'entraves.

Dans l'amble, lo corps étant supporté successivement par chacun dos bipèdes latéraux, le centre de gravité doit, à chaque pas complet, se porter successivement sur la ligne qui joint les deux pieds de chacun de ces bipèdes. Les efforts nécessaires pour conserver le centre de gravité en dedans de cette ligne rendent l'amhle fatigant pour les épaules du cheval; mais cette allure, rejetée avec raison des manèges par les écuyers, est commode et douce

Sour les dames. — On donne aussi lo nom d'a;nè/e, ou 'amble rompu, à. une allure plus généralement appelée traquenard, et qui consiste, pour lo cheval, à trotter du devant et à galoper de l'arrièro-train.

— Anton. Aubin, entrepas, galop, pas, trot.

AmbLENY, coni. de l'Aisne, arrond. et à 12 kilom. de Soissons, sur la rivière de Retz, affluent de l'Aisne; 1.032 hab.

AMBLER V. n. Aller, marcher l'amble.

Ambleteuse (lat. Amblitolhtm), comm. du Pas-de- Calais, arrond. et à 12 kilom. de Boulogne, à l'embouchure de la Slack : 615 hab. Cette localité, très ancienne, semble avoir été do bonne heure un port fréquenté. Détruite par les Normands à l'époque carolingienne, rebâtie par Renaud de Boulogne (1109), elle fut occupée en 1554 par Henri VIII d'Angleterre, qui essaya d'en faire son port de guerre sur le continent; mais Henri II s'en rendit maître en 1549 et en rasa les fortifications. Dès lors, la décadence fut rapide, malgré Vauban en 1680 et Napoléon en 1803, qui essayèrent de rendre à ce port son ancienne splendeur. A Ambleteuse a débarqué le roi détrôné Jacques II en 1688.

AMBLEUR, EUSEadj. Dont l'allure est l'amble : Cke^<al AMBLicuR. Mule AMBLEUSE. il On a dit aussi amblier, ère.

— n. m. Véner. Cerf dont la trace du pied de derrière dépasse la trace du pied de devant.

Ambzxve ou AmblÈME (lat. Amblava), rivière de Belgique, affl. droit de l'Ourthe, cours de 85 kilom. environ. Près de l'Amblève, en aval d'Aywaille, se trouvent l'emplacement de la résidence carolingienne d'Amblève et le champ de bataille d'Amblève de 716; en amont d'AywallIo. c'est le mont des Chèvres, où Jourdan culbuta les Autrichiens, le 18 septembre 1794.

AMBLOSE

n. f. Svn. inn

(gr. amhlôsis, môme sens)

AMBLOTIQUEadj. Syn. de abortif. (Vieux.) AMBLYCTONUS (miss — du gr. ambliis, émoussé. et kténos, peigne) n. m. Genre de mammifères carnassiers fossiles, du terrain éocène du Nouveau-Mexique.

AMBLYGLOTTE (du gr. arnblus, émoussé, et glâtta, langue) n. f. Genre de plantes do la famille des orchidées.

yyn. CALANTHE.

AMBLYGONE (du gr. amblns. obtus, et gônia, angle) adj. Miner. Qui a un angle obtus.

— Géom. V. ANGLE.

AMBLYGONITE (même étyraol. qu'à l'article prècéd.) n. m. Phosphate d'alumine contenant 8 à lo p. 100 do fluor et 6 à 8 p. loo do lithine, et dont les clivages se coupent sous 1 anglo obtus de 105», ce qui lui a fait donner son nom.

. AMBLYOPE (du gr. kmblus, obtus, afl'aibli, et ôps, ôpos, œilj adj. Pathol. Qui a la vue faible.

■ Zool. So dit des animaux qui ont les yeux très petits.

Un AMBLYOPE.

— n. m. Celui qui est aftectë d amblyopu AMBLYOPE' mè-

TOO êtvmol. qu'à l'article procod.n. m. Genre d( poissons acanthoptèros, famille des gobiidés, vivant dans les eaux douces lie la Chine et du Bengale. Le corps est nu ou revêtu do petites écailles. Les naLjeoires dorsales sont soudées ensemble. Leur tête est quadrangulaire, avec une bouche dirigée en dessus et une mâchoire inférieure proéminente. Les dents sont sur un seul rang.

AMBLYOPIE frad. amblyope) n. f. Affaiblissement de la vue : Z, AMBLYOPIE est le premier degré de l'amaurose.

Amblyope.

— Enotcl. h no faut pas comprondro rous lo nom de ambltjopie les troubles do la vision dont on peut reconnaître la cause à l'aide do l'ophtalmoscope, des optomètrcs ou des lunottos stéoopéiqucs. L'amauroso peut tenir à. uno défectuosité du champ visuel lui-même: lo malade est privé do la vue des objets qui so trouvent placés dans la portion supprimée de ce champ. Si la moitié du champ n'est point visible, lo sujet est attoint d'iuiminpie. Quand les lésions sont multiples et placées en un endroit quelconque do la partie do l'espace visible pour l'œil, on a co qu'on appelle les scotomes.

L'amblyopie hystérique consiste en uno diminution do l'acuité visuelle do 1 œil correspondant au côté frappé d'hémianoslhésie. Ce qui domino dans cette névrose, c est le rétrécissement concentrique du champ visuel. — L'amblyopie congénitale n'est point sujette, comme les autres, à augmenter progressivement. La diminution do l'acuité visuelle est toujours centrale. Il a été jusqu'à, co jour impossible do trouver les causes do cotte atfection, qui doit avoir très probablement pour cause uno malformation anatomique. Los amblyopies saturnine et urémique sont doubles et sont caractérisées par uno dilatation énorme des pupilles. Leur pronostic dépend du degré d'intoxication de l'organisme. L'amblyopie urihnique présente souvent, on plus, de l'œdème do la papille optique. Cette complication assombrit le pronostic.

Nous devons signaler, à côté des amblyopies par intoxication saturnine et uromique, celles que peut amener, par un mécanisme analogue, l'usage immodéré des boissons ot du tabac. Les excès de fatigue ou de travail, les excès vénériens, les pertes séminales, les grandes hémorragies peuvent produire de l'amblyopie passagère.

AMBLYOPSIS [psiss -~ même étymol. qu'à l'article prccèd.)n. m. Poisson aveugio caverni-

— Encycl. ham- ^*""^' «^^».- -^.^.^ — . blrjopsis speUniL posiièdo do petits Amblyopsis.

yeux recouverts par la peau» et habite les eaux souterraines de la caverne du Mammouth (Keutucky). U fait partie do la famille des hétéropygicns.

Amblyornis.

AMBLYORNIS {niss — du gr. amblus, terne, et omis, oiseau) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres famille des paradiséidés, renfermant des paradisiers roussàtres, dont les mâles ont l'habitude de rassembler autour du nid de la femelle des feuilles, des fleurs, pour faire à terre une sorte do jardin. Citons Vamblyoryiis inornata (nord de la Nouvelle-Guinée), oiseau jardinier des .Malais ; Vambluovnis subalaris , remar- (|uable par sa huppe orangée (sud do la Nouvelle-Guinée).

AMBLYPODE (du gr. amblus, émoussé, et pous, podos, pied) adj. So dit do niamluifères fossiles ayant à chaque pied cinq doigts, terminés par dos saoots et non par dos ongles aigus.

— n. m. pi. Ordre do mammifères fossiles créé par Copc et comprenant lous les ongulés qui ont à chaque membre cinq doigts courts munis de sabots.

— Encycl. Les amblijpodes, représentés en Europe par le genre coryphodon, abondent en Amérique dans le terrain éocène; ils ont déjà disparu à l'époimo miocène. Cope les considère comme k-s ancêtres des ongulés actuels.

AMBLYRHYNQUE I du gr. amô/HS, obtus, et ruii/dios, iiiiis.au. LToin) n. m. Genre de reptiles saiincus . rassilingues, famille des iguaiiidcs, habitant les régions rocheuses et désolées de certaines côtes et îles américaines. L'amblyrhynchus cristntus lilos Galapagos) nage dans la mer, parmi les rochers, et so nourri^t d'algues. L'amblyrhynchus subcristalus (Californie), terrestre, pond dans des terriers.

AMBLYSTÉGITE (b(,ss - du gr. amblus, émoussé, et stèt/os, toit) n. f.Varié'té d'hypersthèno ^^■'-

translucide, d'un ^^ __^^

lirun verdâtre, 4„ki.,v ,.' .. . i ,., i^ i ,«,, \

do Laach ( Prusse rhénane), ainsi qu'au Labrador , etc . AMBLYSTOME (bliss — du gr. amblis, obtus, et stoma, bouche) n. m.

Genre do batraciens urodèles, ressemblant aux salamandres, qui peuvent se reproduire à l'état do larves, c'està-dire ayant encore des houppeî

alors axototla. (V. co mot.) On connaît dix-xcnt csnêce» d'amblystome» originaires do« P^Ital-vUnis, do l'Amcriquo du Nord, des lies Vancouver et du Hud du Canada.

AMBLYTÈRE Mu gr. ambluffiro», plus obtus) adj. Se dit d'un cristal dans Ii-quel tous les bords ot tous le» antries subissent dos dccroisscments. à l'exceptioo d'un bord situé à la rencontre do deux faccSt qui forment ensemble un angle obtus.

Amboelui, peuplade bantou de l'Afrique occid. (prov. portugaise d'Angola). Ses tribus sont dispersées sur un espace do plus do 500 kilom. à lE. du Mossamé^lès, dan» la région du haut Koubango. du Kanando et jusqu'au Zambézo. Des mines do fer, dimmcnses richesses forestières ot agricoles, do grandes quantité.s do volailles, voilà les ressources principales do ce pays, au sol très fertile ot admirablement cultivé par les Ambocllas. Ceuxci, très habiles agriculteurs, semblent devoir être un jour, par suite de l'absence do la tsétsé dans leur pays, les grands éleveurs de bétail do cette partie do l'Afrique.

Visité par Silva Porto dans sa partie méridionale en 1853,1e pays des Ambocllas l'a été depuis par Scrpa Pinto, qui a traversé lo pays duN. au S. en 1878, ot par Capcllo et Yvens (1885).

Ambohimanga, ville de Madagascar Cnrov. d'Imérina), à is kilom. de Tananarive; 5.000 hab. Une des douze " cités saillies « des Hovas.

Amboine ou mieux AmbON, petite Ho très importante des Moluques mérid., faisant partie des Indes néerlandaises (archipel asiatique); 30.400 hab. V. MoLfgt'ES.

— Encycl. L'abandon du monopole sur les épiccs a singulièrement diminué la prépondérance commerciale de cette île, oii les cultures du giroflier et du muscadier commencent à se relever. Mais Amboine a gardé la prééminence administrative; elle est le siège d'une résidence des Indes néerlandaises, comprenant les Moluqucs mérid., les îles du S.-O., les îles du S.-E., les archipels Keï, Arou, etc. La vi/ic d'Amôoine (8.000 hab.), port franc depuis 1854, possède toutes les autorités de la résidence.

Découverte en 1512 par le navigateur portugais Antonio d'Abrcu, Amboine appartint au Portugal jusqu'en 1605, date à laquelle elle tomba aux mains des Hollandais, qui y organisèrent le monopole des épices. Occupée par les Anglais de 1796 à 1S02, puis de 1810 à 1817, elle n'a depuis lors cessé d'appartenir à la Hollande.

— BiBLiOGR. : S.-W. van Hœvell, Am6on (Dordrecht, 1875); K. Martin, Heisen in der Molukken, in Amhon (Leyde, 1894).

Amboise (en lat. Ambatia), ville de France (Indre-ct- Loire), ch.-l. do cant., arr. et à 23 kil. de Tours, au confluent de la Masse et de la Loire ; 4.463 hab. {Amboisiens.) — Le cant. a 15 comm. et 15.652 hab.

— Encycl. Amboise est dominée par son château, bâti sur un rocher escarpé et qu'on restaure soigneusement. L'histoire de la ville se confond avec celle du château, dont l'origine est romaine ot qui, en 540, appartenait à l'évêche de Tours. Ruiné par les Normands en 882, il fut rebâti par Foulques III, comte d'Anjou, vers la fin du x* siècle; mais cette construction n'est pas celle que l'on voit aujourd'hui. Les rois y résidèrent assez souvent. Louis XI y institua l'ordre de'Saint- Michel (1460). Charles VIII y naquit et y mourut. Ce souverain. Louis XII et François I" le reconstruisirent, et François II s y ré-

Amblystome [long. 0">,2a].

do branchies externes. On les nomme

fugia lors de la prise d'armes des calvinistes. {V. Am- BOisR [Conjuration et paix d'].) Abd-cl-Kader y fut enfermé de 1848 à 1852.

Patrie du roi Charles VIIT. de Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, du poète latin Commire, de saint Martin, dit le Philosophe inconnu.

Amboise donne son nom à une belle forêt qui sélend entre la rive gauche de la Loire et la rive droite du Cher.

— BiBLiOGR. : Et. Cartier, Essai bisloriquc sur la ville d'Amboise (Poitiers. 1844): L. Boile Château d'Amboise et ses ei (Orléans, I860).

Amboise (édit d'). édit rendu à Am ■ \; ; Amboise en mars 1559, en faveur

des hérétiques protestants, à l'exception des « prédicans • et de ceux qui auraient conspiré contre le roi, la reine et l'Etat.

Amboise fcoNjrR.*.TioN d'). On désigne sous ce nom un complot formé par les calvinistes et les mal-contents pour soustraire François II à rinflucncc dos Guises, s'emp.irer de ces derniers et porter au pouvoir un chef protestant. Condé. Ce complot éclata en mars I560. Lo prince do Condé fut le capitaine muet de la conjuration- Le chef

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