AMBOISE — AMBROISE
avoué était un gentilhomme pèrigourdin, La Renaudie, bommo ardent et aventureux. Le rendez-vous, pour les soldats et les gentiishommes, était Jixê autour de Blois. où devait se trouver la cour. Au moment de 1 exécution, un des afddés, nommé Pierre des Avenelles, fut pris de remords et dévoila le complot. Le duc de Guise dissimula. Seulement, il manda Condé et Coligny à la cour, qui! conduisit à Amboise. Les conjurés tentèrent néanmoins leur entreprise. Quand leurs soldats se présentèrent en armes autour d'Amboise, les troupes, cachées dans la forêt, fondirent sur eux: La Renaudie fut tué dans le combat. Le soir même, les conjurés de Picardie, arrivant d'un autre côté, pénétrèrent dans la ville, mais les maisons ou ils se barricadèrent furent incendiées, et ils périrent dans les flammes. Parmi les nombreux prisonniers, beaucoup furent jugés militairement pour la forme, et décapités ou pendus, bien oue plusieurs se fussent rendus sur la parole du duc de Nemours, qui ne fut pas ratifiée. La conjuration d'Amboise fut l'amorce de la guerre civile. V. Condé.
— BiBLioGR. ; Alf. Franklin, Notice sur la Conjuration d'Amboise, dans la réimpression de Tortorel et Pénssin ; les Grandes Scènes historiques du xvi« siècle (Paris, 18861 ; Régnier de La Planche, Histoire de l'Estat de France; Davila, Histoire des guerres civiles de France; ducd'Aumale, Histoire des princes de Condé.
Amboise (paix d'), ou mieux Traité d'Amboise. Traité conclu le 12 mars 1563 entre la reine mère Catherine de Médicis et le prince de Condé. Approuvé plus tard par Charles IX, il garantissait l'exercice du culte réformé dans la possession des grands feudataires de la couronne, et donnait aux huguenots, en compensation des biens qu'ils avaient perdus, une indemnité qui fut payée par la confiscation de biens ecclésiastiques, meubles et immeubles.
Amboise (Georges, cardinal d) prélat ministre de Louis XII, né en liGO au château i M ii i 1 ir ,
mort à Lyon en 1510. Il fut évêquè de Montauban à vingt-quatre ans. Son attachement à la cause du duc d'Orléans lui valut deux ans de captivité (1484-1486). mais il devint, après ravônement de Louis XII, ministre de ce roi. Il fut archevêque de Narbonne en 1492, archevêque de Rouen en 1494, cardinal en 14ï)8.
Malç:ré les guerres d'Italie, il réduisit les impôts d'un dixième, opéra do grandes réformes dans la
législation,mit de l'ordre ^ d'Amboi e \
dans les finances. Légat Georges a ■
du saint-siège en France en même temps que ministre, il crut pouvoir aspirer, après la mort d Alexandre "VI, au souverain pontihcat. mais se laissa guider par les conseils du cardinal de LaRovère, qui se fit élire à sa place. (V. Jules II.) Il mourut à Lyon dans le couvent des célestins, et l'on rapporte qu'il répétait souvent au frère infirmier chargé de le soigner dans sa dernière maladie : i- Frère Jean, que n'ai-je été toute ma vie frère Jean '. « On a publié do lui des Lettres au roi Louis XII (Bruxelles, 1712). Amboise (Jacques d"), chirurgien français, ne et mort à Pans (1559-1606). Recteur de l'Université de Paris (1594), il décida l'Université à reconnaître Henri IV.
AMBON (du gr. ambân, lieu élevé) n. m. Archit. Tribune en marbre ou en pierre, dans le chœur de certaines églises, qui servait à la lecture de lépître et de lévangilr et à toutes les communicatii ' ' " —"-^
ambons se trouvaient parfois dans une même église :
l'un à droite de l'édifice, l'autre à gauche. En France, il se transforma en jubé.
— Anat. Bord cartilagineux des cavités des os, comme l'arcade sourcilière, le pourtour de l'orbite, les sourcils cotyloïdiens des os iliaques.
AMBON,comm.duMorbihan, arr. et à 24 kil. de Vannes,surl'estuaîre appelé ïvvière de Penerf; 1.599 hab.
Monuments mégalithiques aux envir. ; marais salants.
AMBORE (mot madécasse) n. m. Genre de plantes de la famille des monimlacées, indigènes à Madagascar.
AMBOREES n. f. pi. Section de plantes de la famille des monimiees, qui a pour type le genre ambore.
AMBOTAY n. m. Nom vulgaire, à la Guyane, du corossol â petites fleurs. V. corossol.
AMBOTRACE (du lat. ambo, deux, et de trace) n. m. Instrument au moyen duquel on peut écrire en même temps, surdos papiers sépares et juxtaposés, soit une lettre et une copie do cette lettre, soit deux copies d'un même texte. AmbOUR, ville de l'Inde anglaise, présidence de Madras (district d'.\rcot), au contluent de VAmbour et du fleuve côtierPalar; 10.4O0 hab.
AmbOURNAY ou AmBRONAY, comm. de l'Ain, arrond. et à 50 kilom. do Belley, cant. d'Ambérieu; 1.500 liab.
Ambracie, ville do l'ancienne Grèce, en Epire, aujourd hui Arta. Fondée, dit-on. par Ambrax, colonisée au vu' siècle avant notre ère par les Corinthiens, elle fut la capitale de Pyrrhus, roi d'Epire.
Ambracie (golfe d'). ancien nom du golfe d'Arta, dans la mer Ionienne, entre l'Epire et l'Acarnanie.
AM8RAGIQUE adj. D'Ambracie, qui a rapport à Ambracie.
AMBRANLOIRE n. f. Grosse cheville de bois employée dans les anciens modèles de charrues à deux corps superposés, dites charrues tourne-oreille (type primitif du « brabant ")■ Cette cheville est destinée à maintenir la charrue sur son avant-train.
s du clercé aux fidèles. Deux
Ambras (château d'). Ce château, situé sur les bords de l'Inn, à 4 kilom. d'Innspruck, remonte au xm" siècle. 11 appartint d'abord aux comtes d'Andechs, puis devint en 1563 la résidence favorite de l'archiduc Ferdinand II et de sa femme. Philippine Welser. Le château d'Ambras possédait une magnifique collection d'armes anciennes et d'objets d'art aujourd'hui placés au musée de Vienne. La collection d'Ambras, commencée vers 1770 pari archiduc Ferdinand de Tyrol. fut continuée par la maison de Habsbourg, puis par "celle de Lorraine. Pillée par Napoléon I«' en 1806, elle perdit une dizaine d'armures, parmi lesquelles celle de François I" de Valois, actuellement au musée d'artillerie de Paris. Mais, sur les dix, la plupart furent volées par les maréchaux de l'empereur et passèrent dans des collections particulières. En dehors des armures, les principales richesses de la collection d'Ambras sont des recueils manuscrits, accompagnés de dessins originaux d'armes exécutés sous la direction de l'empereur Maximilien. De nombreuses publications se sont succédé depuis le xvii' siècle pour décrire les richesses d'Ambras. L'ouvrage de Jacob Schrenck de Notzing est le plus ancien en date, sinon le plus intéressant.
Ambrault, comm. de l'Indre, arr. et à 19 kilom. d'Issoudun; 1.183 hab. La foret, du même nom s'étend immédiatement à rO. du village.
Ambrax, fils de Thesprotus. roi d'Epire ; fondateur, selon quelques auteurs, de la ville d' Ambracie, en Epire. — Petit-fils d'Hercule. Il régnait à Ambracie, lorsque Enée et ses compagnons abordèrent à Actium.
AMBRE (de l'arab. anber) n.m. Nom donné à certaines substances résineuses et aromatiques qui ont la consistance de la cire : Parfumé Cambre.
— FiG. et PROV. : Fin comme l'ambre. Se dit d'un homme adroit et pénétrant.
— Le mot ambi^e, employé absolument, désigne une substance de couleur cendrée, tenace, flexible, légère, connue dans le commerce et désignée par les savants sous le nom de ambre gris. Une autre espèce d'ambre, matière résineuse fossile, est connue sous le nom de ambre jaune,
— Encycl. Archéol. préhist. h' ambre jaune a, une grande importance dans la préhistoire. On ie trouve souvent, sous lorine de perles principalement, dans les sépultures néolithiques et de l'âge du bronze, en Danemark, en Grande- Bretagne, en Suisse, en Germanie et en Italie. Or on no connaît en Europe que deux dépôts naturels de cette matière : en Sicile et sur les bords de la mer Baltique. Il n'est jamais question du premier dans les auteurs anciens; au contraire, ceux-ci, Tacite entre autres, indiquent nettement que l'ambre vient du nord de la Germanie. De ce fait il faut conclure que l'antiquité tirait de ce côté l'ambre qu'elle employait; que, dès les temps liréhistoriques, il existait déjà un système d'échange entre ces pays et les populations de la Baltique. On peut retrouver les routes que suivait le commerce de l'ambre; elles sont en efl'et marquées par certains objets archéologiques, cistes ou seaux en bronze, couteaux de fer, etc., qui venaient les uns d'Italie, les autres d'Allemagne (fers d'Hallstadt), les autres de l'Asie peut-être. Cette dernière allégation, malgré son étrangeté apparente, serait confirmée par une inscription assyrienne de l'an 950 av. J.-C., aux termes de laquelle un roi raconte qu'il a organisé des caravanes qui vont pêcher, ■< dans la mer que domine l'étoile polaire, le safran qui attire ». (Oppert.)
— Chim. h'ambre gris est constitué par des concrétions intestinales des cachalots, et formé par la matière noire (|ue sécrètent les mollusques céphalopodes dont les cachalots se nourrissent. On recherche beaucoup ces concrétions dont le poids varie de 500 gr. à 10 kilogr., car on les emploie en parfumerie. L'ambre gris est composé, pour les quatre cin(|uièmes, d'une matière grasse appelée ambréine, que l'on extrait à l'aide de l'alcool bouillant et qui se convertit en acide ambréique sous l'action de l'acida azotique. On le trouve sur les côtes do Madagascar, du Japon, de Coromandel, etc.
L'ambre frais se présente en masses noires irrégulièrement sphériques, à surface unie ou couverte de saillies. Le contact est un peu poisseux, et la cassure révèle l'existence de couches disposées autour d'un noyau plus ou moins volumineux. L'odeur d'ambre imprègne tous les organes du cachalot et est due aux céphalopodes, car ces derniers conservent cette odeur caract6risti(iUo môme après leur mort.
— Connaiss. prat. L'amôre, d'un prix assez élevé, est l'objet de nombreuses contrefaçons. On l'imite surtout avec le verre et le copal. Voici des moyens pratiques de reconnaître l'ambre vrai de l'ambre factice. 1 erre : piquez le morceau suspect avec la pointe d'une aiguille chaufi'ée au rouge; si la pointe pénètre en produisant un boursouflement léger, c est bien de l'ambre; si elle n'entre pas, c'est du verre. — Copal : 1" l'ambre raye le copal et n'est pas rayé par lui; S"* l'ambre est dur. on a peine à l'écraser; le copal s'émiette facilement; 3" le copal est unicolore, toujours; l'ambre, dans les plus petits échantillons, est de couleur variable ; 4° frotté sur la paume do la main, le copal ne dégage aucune odeur; l'ambre soumis au même traitement exhale une forte odeur aromatique.
Pour coller ou recoller deux morceaux d'ambre jaune, on humectera simplement les surfaces à joindre avec uno solution de potasse caustique et on les pressera fortement, à chaud, l'une contre l'autre : la soudure se fera parfaitement.
— Miner. Vambre jaune. C" H*' O*. appelé aussi succin, est une résine fossile, dure, cassante, presque transparente, d'une couleur <iui varie du jaune pâle au rouge hyacinthe. Il est insoluble dans l'eau, mais fond à 287", et brijle avec uno flamme claire en répandant une agréable odeur. Il dégage alors de l'eau, une huile volatile et de Vacide succiniqne, qui se condense, en fines aiguilles cristallines, dans la partie froide du tube qui sert à l'expérience. Cette huile de succin n'est autre qu'un mélange d'hydrocarbures.
I^'ambre se trouve abondamment dans les couches glauconieuses oligocènes du Samiand, près de Kônigsberg. Cet ambre, qui provient surtout d'un pin de l'épooue tertiaire, le pinus succinifer, a fourni aux paléontologistes plus de deux mille espèces d'insectes fossiles.
Le succin peut être travaillé au tour ; il sert à la préparation des vernis ; on l'emploie aussi pour faire doc tuyaux de pipes et des pommes de cannes. Il s'électrisc très facilement par le frottement.
Ambrette {mollusq.).
Ambre (cap d'), cap d'origine volcanique situé à l'extrémité septentr. de Madagascar, formant la pointe do la presiju'ile dite du cap d'Ambre.
AMBRÉ, ÉE adj. Qui est parfm]Qé avec de l'ambre gris : Bain AMBPK.
— Qui a la teinte do l'ambre jaune : Les peintures du Giori/ione et du Titien ont un ton chaud et ambré.
AMBRÉATE n. m. SJ produit par l'action de l'acide ambréiijue sur une base.
AMBRÉE n. f. Nom donné à un mollusque qui fait partie du genre ambrette.
AMBRÉINE n. f. Matière blanche insipide, inodore, insoluble dans l'eau, soluble dans léther et dans l'alcool, contenue dans l'ambre gris, et otfrant beaucoup de rapport avec la cholestérine.
AMBRÉIQUE adj . Se dit d'un acide qu'on obtient par l'action de l'acide nitrique sur l'ambréine. L'acide ambréique est jaune, blanc quand il est divisé; il est insoluble dans l'eau, soluble dans l'éther et dans l'alcool.
AMBRER V. a. Parfumer avec de l'ambre gris : Ambrer de t'eaiL de Cologne.
S'ambrer, v. pr. Se parfumer d'ambre.
Ambres, comm. du Tarn ; arr. et à 5 kil. de Lavaur ; iU4 hah.
AMBRESAILLES n. f. pi. C'est le nom, en Suisse, du nivrtil ou airflle. Il est consigné ici par exception, parce que Topllor 1 emploie fréquemment.
AMBRÉSIAQUE adj. Qui sent l'ambre.
AMBRETTE n. f. Bot. Graine de l'abel-mosch, plante du genre kctmie, originaire de la Martinique, dont les graines exhalent uno forte odeur de musc. Elle est employée en parfumerie pour falsifier le
musc. "V. ABIiL-MOSCH.
— Comm. Liqueur exhalant uno forte odeur d'ambro.
— Hortic. Poire d'ambrette. Espèce de poire qui exhale une légère odeur d'ambre.
— Moll. Gastéropode du genre succmea. V. ce mot. AmbriÈRES, ch.-lieu do cant. (Mayenne), arr. et à
Î2 kil. de .Ma\'enne, sur la '\'arenno, près de son confluent avec la Mayenne (ch. de fer 0.); 2.398 hab. — Le cant. a S comm. et' 9.029 hab.
AMBRIN, INE adj. Qui est do la couleur ou de la' nature do l'ambre.
AMBRINE n. f. Genre de plantes aromatiques, de la famille des cliénopodées. La plus connue est cultivée dans nos jardins, sous le nom de thé du Mexique (ambrina nmbrosioides.
AMBRITE (rad. ambre) n. f. Résine fossile, gris jaune, de la Nouvelle-Zélande, analogue à la guayaquilite et a la butyrite ou beurre des tourbières.
Ambriz, établissement portugais, le plus septentr. de la prov. d'Angola (Guinée portug.), à l'embouchure du Lodzé- un des centres commerciaux les plus importants de la côte occid. de l'Afrique : 2.450 hab. On y embarque les minerais de cuivre de Bamba. — Le district d'Ambnz est peuplé de 2.100.000 hab.
Ambrizette, port d'.^frique, dans un territoire situé au s. du CoULTO et cédé par le traité de Berlin, en 1885, au Porlu"al, à l5u kilom. S. de l'embouchure du fleuve Congo.
AmBROISE (saint'), un des plus illustres Pères de l'Eglise latine, né â Trêves, probablement en 340, mort en 397. Il était lils d'un des préfets romains de la Gaule ; lui-même devint consulaire de la Ligurie et do l'Emilie, dont Milan était la capitale. Pénétré des idées chrétiennes, sans avoir encore reçu le baptême, il les appliqua à l'administration de sa province, modéra la rigueur des lois romaines, et gouverna non en proconsul, mais en évêque, c'est-à-dire avec l'équité et la mansuétude évangéliques. Milan était alors divisé entre l'arianisme et la foi de N'icée. A la mort do l'archevêque Auxence (374), les deux partis étaient prêts à ensanglanter la ville en se disputant l'élection d'un nouveau pasteur ; comme il haranguait la foule et l'exhortait au calme, un enfant l'interrompant cria : Ambroise evéque! Le peuple répéta le en avec enthousiasme. Ambroise, après une longue résistance, dut accepter le fardeau de l'épiscopat. Il fut eu quelques jours ordonné, puis sacré évêque, et bientôt il montra par ses vertus combien il était digne de ces augustes fonctions, dont sa modestie avait redouté l'éclat. Il disposa de ses biens en faveur de l'Eglise et des pauvres, s'affranchit do toute préoccupation mondaine, se plongea dans l'étude des lettres sacrées, et consacra ses nuits et ses jours aux devoirs do son saint ministère. Saint Augustin, qui lui dut sa conversion et qui reçut de lui lo baptême, nous le dépeint comme le plus beau modèle de l'épiscopat chrétien. Aussi jouissait-il d'une immense autorité morale, qui éclata surtout dans sa lutte contre l'arianisme, que protégeaient l'impératrice Justine et son lils, le jeune Valentinien. Sommé de livrer son église aux sectaires, menacé de mort, il résista avec tant do courage et de grandeur, que des officiers de l'empereur envoyés dans sa cathédrale pour se saisir de lui se raucè'rent parmi ses partisans et ses admirateurs. Lorsque gymmaquo réclama pour le paganisme le privilège de présider, représenté par la statue de la Victoire, aux délibérations du Sénat, saint Ambroise le combattit avec autant de force que d'éclat. Mais l'un des plus grands actes de sa vie est sa conduite courageuse envers Thé >dose, quand ce prince eut ordonné le massacre de Thrssuloniquo. A la nouvelle de cotte affreuse exécution, il écrivit à l'empereur une lettre où il manifestait son horreur pour un attentat sans exemple dans l'histoire. Duns la communion d' Ambroise, ajoutait-il, il n'y a pas il.ihsolution pour ce que tu as fait... Je n'oserais en ta /jivseiire offrir le divin sacrifice. Théodose, cependant, osa se rendre à l'égliso environné de toute sa cour. Il fut arrêté sur le seuil par l'archevêque; et, comme le prince alléguait en balbutiant l'exemple de David : « Tu l'as imité dans son crime, reprit-il; imite-le dans sa pénitence. » Et il ne l'admit à la communion qu'après une longue expiation. 11 n'en eut pas moins, dans la suite, une grande influence
sur i'osprit do cet omporoup, aiufiiol d'aiHours il survécut pou. Los écrits d^^ suint Amljruïso poriont l'emprointo do la boaut(i moralo do son caractùro; la douceur, la KODsihiliiiS l'onctiun. ràlévatiun do la poiisôo on sont los traits les plus saillants. On clto surtout les traités dos Vieri/i-s : sur les Derou-s des prêtres, qui ost commo un siippiomont chrôtion aux Offices do Cicopon, et qui tond â. former l'Iiommo intérieur; contre l'Usure; sur la I'\tUe du monde; sur ta Foi; sur l'Esprit-Saint ; dos Lettres, dos Discours, (\tr. I.a moillouro dilition do sos couvros ost
dos bén.^ li.
chrétii
de U*:
■'.. II réforma lo clu ut le créateur, ost oncur ■ parfois ù tort lo Te iJcun lut Ambroiac et la morui
Ambroise (saint) et Theodose, par Rubons, au Muséo impérial do Vionno. Lo grand artiste a représenté Théodoso, on costume d'omporeur romain, gravissant, této nue, los marches do la cathédrale do Milan, accompagné de trois personnages; mais là, sous lo portique, se trouve saint Ambroiso on habits pontificaux, tenant la crosso d'une main, et qui, do l'autre, l'arrôto au passage. La tôte de rév6(|uo ost d'un grand caractère. Théodoso l'écoute silencieux et parait touché de ses exhortations. Le coloris est très brillant; los costumes, d'une richosso élégante et d'une grande variété. C'est une des plus bolFos pages de Rubons. — Le Saint Ainhroisp et 7fu'odose de Vaa Dyck, que renferme la National (ialiory de Londres, est visiblement inspiré de Rubons. C'est à peine si Van Dyck a introduit quelques variantes dans sacom-
Sosition, qu'il ost permis do considérer comme une copie e l'ouvrage de sou maître.
AMBROISIE (gr. ambrosia; de a priv., et de hrotos, mortel) n. f. Nourriture dos divinités do l'Olympe, qui, selon la Fable, « était neuf fois plus douce que lo miel i> et procurait l'imnïortalité : Les dieux étaient rassasiés de nectar et rf'AMBEOisiR. (Féu.) ii Quelquefois, mais beaucoup plus rarement, on dit ambrosib.
— Par compar. Mots délicieux.
— Fig. et poôtiq. : C'est en i>ain que Cymodocée pria la Nuit de lui verser V AMBROISIE de ses ombres. (Chateaubr.)
En toi je tomberai, végiîtale ambroisie.
Grain précieux jeté par l'éteriiel Semeur,
Pour que île notrfl amotir naisse la poésie
Qui jaiUira vers Dieu comme une rare fleur. Baudelaire.
— Bot. V. AMBRINE.
— Enctcl. Myth. Los poètes sont peu d'accord sur la nature de l'ambroisie. Les plus nombreux en font un aliment solide, les autres un breuvage. Ce qui est certain, c'est qu'elle joignait à une saveur exquise une odeur délicieuse. Le scoliaste de Calliraaque raconte qu'elle coula pour la première fois d'une dos cornes de la chèvre Amalthée, en même temps que de l'autre sortit le nectar. La croyance à l'ambroisie tenait aux idées grossières que l'on se formait de la Divinité. Ou ne pouvait concevoir que des êtres vécussent sans manger, et l'on attribuait aux dieux une nourriture qui ditférait de la nôtre par sa nature plus délicate.
AMBROISIEN, ENNE (zi-in, €}i' — rad. ambroisie) adj. Littér. Qui répand une odeur d'ambroisie ; parfumé d'ambroisie : 0 pauvre Jupiter! ta chevelure AMBROisiiiNNE //risonne. (Th. Gaut.)
— Liturg. Chant ambrnisien. Syn. do ambrosiiîn. AmbrONAY ou Ambournay, comm. du départem.
de TAin, arrond. et à 50 Uilom. de Belloy; 1.327 hab.
Ambrons (lat. Ambrones), peuple de la Gaule transalpine, qui faisait partie des Helvètes et dont quelques membres se seraient établis dans le pays d'Embrun. Il fut exterminé avec les Teutons par Marius, près d'Aix en Provence (102 av. J.-C). — Un Ambron.
Ambros (Augusto-Wilhelm), compositeur et musicographe autrichien, né à Mauth (Bohême) eu 1816, mort à Vienne en 1876. Ses compositions les plus appréciées sont la partition d'Othello, un Stabat, dos lieder, des ouvertures, des symphonies, etc. ; il s'inspire en général de Mendelssohn et de Schumann. Mais il est surtout apprécié pour ses travaux do musicographe, dont les principaux sont : les Limites de la poésie et de la musique {1850) ; De l'interdiction des quintes {\%^9); la Musique considérée comme ékhnent de civilisation dans l'histoire (1860) ; Tableaux de civilisation historique; Histoire de la musique (1862-1868).
AMBROSIAGÉES n. f. pi. Famille de composées, qui a pour type le genre ambrosie.
AMBROSIAQUE adj . Qui répand une odeur très agréable, quo l'iiii a .Miiiparco à celle do l'ambroisie.
AMBROSIE (lu gr. ambrosios, immortel) n. f. Genre de plantes de la laïuille des composées, renfermant des herbes ou sous-arbrisseaux à feuilles odorantes do l'Amérique du Nord et de la région méditerranéenne de l'Afrique et de l'Asie tropicale.
Ambrosie, i-lanète télescopique, n" 193, faisant partie du groupe ùes Hyades, découverte par Coggia.
AMBROStÉ, ÉE adj. Qui ressemble à l'ambroisie, ii On
dit aUiïSl AMUUÛSIACÈ, KE.
AMBROSIEN, ENNE { =i-in, an ^ du. \a.t. Ambrosianus, d'Ambroise) adj. Qui appartient, qui a rapport à saint Ambroise, au rit qui lui ost attribué : Chant ambrosien. Messe ambrosienne. ii On dit aussi ambroisien, knni-:.
— Encycl. L'innovation d' Ambroise consista d'abord dans le chant d'antiennes. Ambroise paraît, en outre, avoir substitué à une récitation monotone un chant plus varié et plus mélodieux. On marqua davantage lo rythme des vers, ou même temps qu'on s'appropria certains airs populaires, en leur donnant la gravité nécessaire. Cotte réforme ayant donné lieu à quelques abus, saint Grégoire remplai^a des modulations devenues théâtrales et olréminéos par un genre plus solennel, le plain-chant. On a aussi donné lo nom de rit arnbrosien à la liturgie particulière à l'Eglise de Milan, fixée par saint Ambroise et différant do celle do Rome par certains textes de l'office et par des détails do cérémonial. Dans lo rit ambrosien, le baptême par immersion est en usage; lo carême commence à la quadragèsime, et non au mercredi des cendres; aux messes solennelles, 20 vieillards (lO de chaque sexe) appelés l'école de saint Ambroise, font l'offrande du pain et du vin, etc.
Ambrosienne (BiBUorHÎiQnE) do Milan, célèbre collection qui doit son existence à la munificence du caidiaal Frédéric Borroméo, archovôriuo de Milan. i
— Encycl. Fondée on 1002, la bihliotIi6quoyïmAi-o«i>nne fut ouverte au public on lûoo. Elle doit son nom ù ttaint Ambroise, archevêque et patron de Milan. Lo cardinal Borroméo ne se contenta pas do déposer ses livres dans cette bibliothèque; il envoya son secrétaire Antonio Oggiati acheter une grande quantité do manuscrits on Thessalie, à Chio, à Corcyro (Corfou), dans la Grande- Grèce ; il y ajouta l" très précieux dépôt du monastère de Bohbio et un choix important do manuscrits do la collection rinelli, qui no lui cornèrent pas moins de 3.400 ducats. Aujourd'hui, la bibliothèque Ambrosienne, dont Oggiati, Muraiori et Angelo Maï furent les conservateurs, contient plus de no. 000 volumes imprimés et plus de IS.OOO manuscrits. Uno galerie do peintures, do statues, d'antiques et de médailles, dont un grand nombre sont devenues très rares, est annexée à la bibliothèque. Plusieurs do ces trésors furent transportés en Franco durant la première campagne d'Italie, et notamment une collection manuscrite des œuvres do Léonard do Vinci. Un seul volume do cette collection retourna à Milan après la paix de 18U. Une rareté dont se glorifie la bibliothèque Ambrosienne est un manuscrit de Virgile, dont les marges portent des notes do l'écriture de Pétrarque.
— BiBLioGR. : Boscha, De Origine et Statu biblxothecx Ambrosians' //emjrfeca* (Milan, 1672); Saxius, De Studiis Itltrranis McdiolaneJisium Prodromus (Milan, 1729).
AMBROSIENS [zi-in — rad. Ambroise) n. m. pi. Nom donné à des religieux de l'ordre de Saint-Arabroiso. AMBROSIES n. f. pi. Antiq. gr. V. i.ï:;ni::es. AMBROSINE (rad. ambre) n. f. Résine fossile trouvée dans la Caruline du Sud. V. ambrinh.
AMBROSINIE (do Ambrositii, n. d'un botaniste) n. f. Genre do plantes do la famillo des aroïdées. à racine tubéreuse et cliarnue, de la région méditerranéenne.
AMBROUILLE [Il mil.) n. f. Nom donné aux cargues dos galères des xvi" et xvii« siècles.
AmbruGEAT, comm. de la Corrèze, arr. et à 1 1 kilom. dUssel; i.Hiliab. Prés du ruisseau d'Ainbruoeat, sousaffiuent de la Dordogne par la Luzège.
Ambrym ..Il Chinambrym, Sle de l'Océanie (Mélanéhic|aiv|,ijMl drs .Nn.ivrllrs-iiebridesl); lu. oou liab. environ. Sun iMMiii.iili,, niant .-M. un pic volcanique do plus do l.uoo mètres. L iie lut découverte par BougaiuviUo en 1768. AMBUBA1ES (6e — du syr. amb ou amtju, flûte) n. f. pi. Joueuses do doubles flûtes d'origine orientale, qui se faisaient entendre dans les fêtes, chez les Romains. Elles avaient fort mauvaise réputation, au point de vue des mœurs. — Une ambubaie.
AMBULACRAIRE adj. Qui se rapporte aux ambulacres. Il Aire anibnlacraire, Zone ambulacraire. Parties du corps des échinodermes oii se dressent les ambulacres. V. écmnodermes.
AMBULACRE (du lat. ambulacrum, promenade couverte, allée d'arbres) n. m. Zool. Nom donné à des tubes cylindriques terminés par des sortes do ventouses faisant saillie en divers points du corps des oursins et à la face inférieure des bras des astéries. Les ambulacres servent à la locomotion.
— Hortic. Lieu planté d'arbres en rangées régulières. AMBULAGRIFORME (de ambulacrc, et forme) adj. Qui
a la furme d'un ambulacre.
AMBULANCE (du lat. ambulare, voyager) n. f. Hôpital mubile, cjui suit une armée, ou qu'on établit à peu de distance du champ de bataille pour y transporter les blessés : Infirmier, brancardier (/'ambulance, il Hôpital improvisé. Il Ensemble du personnel médical attaché au quartier général do chaque division d'une armée en campagne.
— En T. d'administ. Emploi d'un commis des contributions indirectes, dont l'ofhco est de parcourir sans cesse un certain district. V. ambulant.
— Ambulances urbaines. V. secours.
— Encycl. Ainbulances militaires. L'organisation et le fonctionnement des ambulances, dans l'armée française, sont déterminés par le Règlement sur le service de santé en campagne^ du 21 octobre 1892. Elles constituent le deuxième échelon du Service (de santé) de l'avant, dont le premier est le Service régimentaire, et le troisième, les Hôpitaux de campagne.
Les ambulances sont destinées à compléter l'action du service régimentaire en marche et en station, à recevoir les blessés relevés sur le champ de bataille et à leur donner les soins nécessaires pour qu'ils puissent être évacués proraptement. Chaque corps d'armée possède ; une ambulance par division d'infanterie; une ambulance de cavalerie; une ambulance de quartier général destinée en principe aux troupes non endivisionnées et formant, en outre, la réserve du corps d'armée. Cette ambulance comprend une réserve de médicaments, d'objets de pansement, etc., pour assurer le réapprovisionnement des corps do troupes. Chaque division de cavalerie indépendante possède une ambulance. Les ambulances font partie du train do combat des colonnes. L'ambulance du quartier général marche en tête du train régimentaire du corps d'armée. V. le tableau, p. 210.
Spécialement organisées pour le service du combat, les ambulances doivent être toujours prêtes à marcher, même après une affaire, et suivre la division ou le corps d'armée auxquels elles sont affectées. A cet effet, elles sont relevées lo plus tôt possible par un hôpital do campagne.
En marche et en station, les ambulances accompagnent toujours les unités de commandement quelles desservent. Lorsqu'une division ou un corps d'armée séjourne dans un cantonnement, les malades qui paraissent devoir se rétablir proniptement sont conserves à l'ambulance.
Au combat, les ambulances divisionnaires entrent les premières en action. Elles s'établissent autant que possible à proximité des réserves de la division, de façon à être soustraites aux oscillations de la lutte, en des points d'un accès facile, abrités du feu, abondamment pourvus d'eau, Eitués à proximité d'une route conduisant vers l'arrière et reliés aux relais d'ambulance par des chemins praticables. L'ambulance du quartier général entre en action sur l'ordre du directeur de corps d'armée.
Les ambulances ne doivent être établies dans des con. structiûus couvertes que si celles-ci sont suffisamment défilées du feu. Et, dans ce cas, on affecte des locaux séparés à la visite des blessés lors de leur arrivée, aux pansements, aux opérations, aux services accessoires, etc.
AMBROISE — AMDO
Lors do rinstallation do rambnlancc, lc« voitures pour blessés, les mulots de cacolots et do litières, ainsi que les brancardiers fv. co mot), sont organisés en autant do groupot qu'il y a do potfes de secourt (v. ce mot) i desservir. Ces groupes se dirigent vers les divers retait d'ambutanre Iv. co moi), qui servent do liaison avec le poMo do secours et s'v chareent des blessés apportés par les brancardiers rétftmpntatrcs. Les voilures rejoignent l'ambulance, dès qu'elles sont chargées.
A l'ambulanee, d'après b's renseignements fournis par les fiches do diagnostic établies aux postes de secours, les médecins praliqu'^nt. s'il y a lieu, un nouvel examen des blessures, appliquent Us'panscmenls. et classent les blessés en trois catégories: pansés, à panser, â opérer, ils complètent la fiche de diagnostic, et en établissent uno pour les blessés qui n'en ont pas. Les médecins no pratiquent à rambiilance que les opérations d'une urgeoco absolue, s'appliquant surtout à faire les pansements do manière à permettre le transport ultérieur des blessés.
Les blessés reçus à l'ambulance sont divisés, suivant la nature de leurs blessures, en trois catégories : l*capabIos do marcher (qui se rendent directement au lieu d'évacuation); 2» pouvant supporter le transport (qui sont transportés par les cacolets ou voitures d'ambulance ; ils forment comme les premiers des convois dirigés sur les hôpitaux de campor/ne [v. ce mot] ou d'évaeuaefon; ; 3* blessés non évacuabjos qui seront remis à un hôpital de campagne venant relever l'ambulance.
On désigne également sous le nom d'ambulances certaines institutions ou installations particulières ou publiques auxquelles la guerre peut donner naissance, «mmo par exemple les ambulances créées par l'initiative et la charité privées, au moment de la guerre delSIO. On peut distinguer sous ce rapport les ambulances de campagne, comprenant un personnel et un matériel mobiles destinés à suivre les armées, comme celle que l'on vit s'embarquer à la gare de l'Est lo 4 août 1870. sous la conduite da D' Chenu, directeur général des ambulances, et qui fut l'origine de la » Société de secours aux blessés des armées de terre et de mern, dont l'organisation a survécu à la guerre qui l'avait fait naître et subsiste encore aujourtlhui. (V. sociÉTKs i)K SKCOUBS.) Un grand nombre de femmes offrirent leurs services pour soigner les blessés, et il en est résulté également la création de deux sociétés, analogues à la précédente, mais plus spécialement féminines : l'Union des Femmes de France, et VAssociation des Dames françaises.
L'organisation de ces trois sociétés a été l'objet d'une réglementation militaire spéciale, destinée à permettre do tirer, en cas de guerre, le meilleur parti possible du personnel et du matériel qu'elles mettraient alors à la disposition de l'Etat.
AMBULANT, ANTE (lat. ambulans ; de ambulare, marcher, se promener) adi. Qui va de lieu en lieu, sans résidence fixe ; iVarc/mnrf AMBULANT. Comédiens ambulants.
— Par ext. Se dit aussi des choses : Hôpital ambulant.
— Méd. Se dit des maladies qui apparaissent successivement dans diverses parties du corps : Erésipèle ambulant. Dartre ambulante. Rhumatisme ambulant, il Vésicatoire ambulant, Vésicatoîre qu'on applique successivement sur différentes parties du corps.
— n. m. Celui qui est obligé, par son emploi, d'aller de coté et d'autre, de parcourir incessamment un district, etc.
— n. et adj. Post. Les ambulants ou bureaux ambulants sont les artères de la circulation postale. Ils transportent les correspondances sur les voies ferrées et en opèrent le tri d'un bout à l'autre de la route. V. poste.
AMBULANTE n. f. Argot. Raccrocheuse.
AMBULATION ( «j — lat. ambulatio, promenade) n. f. Action de marcher, de se promener.
AMBUUVTOIRE (lat. ambulalonus ; de ambulare, marcher! adj. Se disait autrefois d'une juridiction qui n'avait pas de siège fixe : Sous les premiers Capétiens, leparlement
était AMBULATOIRE.
— Fig. et vieilli. Variable, sujet à changer :
La volonté de rhomme est bien ambulatoii^.
Regnard-
— Entom. Pattes ambulatoires. Celles qui sont spécialement propres à marcher : Insecte à pattes ambulatoires.
— Ornith. Pieds ambulatoires, Les pieds des oiseaux qui sont emplumés jusqu'au talon, et munis de quatre doigts, trois devant et un derrière.
— Pédag. Ecoles ambulatoires. Elles existent dans plusieurs pays de l'Europe : Hongrie, Danemark, Norvège, Espagne. 'Au Heu d'occuper un local fixe, elles se déplacent, selon les besoins des populations, afin de leur porter l'instruction, que leur dissémination loin des grands centres leur interdirait do recevoir.
— n. m. pi. Nom donné par Westwood à une famille d'orthoptères qui ne contient que les phasmes : Les ambulatoires. V. PHASMIDES.
AMBULIE n. f. Genre de plantes mal connu, dont toutes les parties ont une saveur amère et une odeur agréable. C'est l'ambulie aromatique du Malabar, appelée • manganari » par les Indiens.
AMBURBIUM ou AMBURBLALE SACRUM, procession expiatoire qui faisait le tour de Rome ^la ville par excellence, Urbs), avec les victimes prescrites : porc, bélier et taureau, quand des fléaux ou des prodiges rendaient nécessaire de conjurer la colère des dieux. Tous les collèges sacerdotaux reconnus par l'Etat devaient y prendre part.
AMBlJSTlOtt {bus-ti-on — du lat. ambustus; part. pass. de amburere, brûler autour) n. f. Cautérisation chirurgicale.
Amdo {Khams-mdo), district do la province tibétaine do Khams, annexé depuis 1751 à. la province chinoise de I^ansou. Le Hoang-ho, ou fleuve Jaune, y prend sa source. C est dans le pays d'Amdo que Tson-khà-pa. le fondateur du lamaïsme, naquit en 1357, près du célèbre monastère de Kounboum, od il passa les premières années de sa jeunesse. On y montre encore aux pèlerins un arbre miraculeux, dont l'écorce et les feuilles sont couvertes de caractères tibétains, et qui poussa, dit-on, instantanément à l'endroit où tombèrent les cheveux du saiift personnage lorsqu'il se fit raser la tète pour entrer en religion. Suivant une autre tradition, le monastère actuel do Kounboum aurait été édifié sur l'emplacement même de la maison paternelle de Tsang-kha-pa.
AMBULANCE (service de santé de l'armée en campagne)
1. Croquis d'ensemble "du service de santé en campagne. — 2. Ordre de marche de la division d'infanterie marchant isolément. — 3. Bivouac de l'ambulance du quartier général. — 4. Ordre de marche de
l'ambulance du quartier général (1" section). - S. Plan-type de l'installation d'une ambulance. - 6. Voiture médicale régimcotaire. - 7. Voiture de chirurgie, - 8. Croix de la couvcution de Genève.
9. Fourgon du service de santé. - 10. A, B, C. Grandes voitures pour blessés - 11. Petite voiture pour blessés. 12. Tente d'ambulance. — 13. Brancard roulant. — li. Mulet à cacoleU. — 15. Mulet à litières.
IC. Disposition des appareils de suspensdon de brancards dans un bateau. — 17. Vue perspective d'un bateau aménagé. — 18. Vue intérieure d'un wagon do train sanitaire permanent. — 19. ComposiUoa
d'un traia sanitaire. — '20. Panier de médicaments. — 21. Panier de pansements. - 22. Cantine médicale. — 23. Sac d'ambulance. — S». Sacoche d'ambulance pour la cavalerie.
) - ot
î sang t conscience: Les yeux sont le miroir
Ame Mu lat. anima, souffle) n. f. i» Partie incorporollo
I' 1 iiniiimo, siôço do la sonsibilitd, do l'ontondomont ot
t I \ .li.ntiS : Z,ÂMR est ce qui nous fait penser, entendre
r„nmer. (Boss.) Il 2° Suivaiu la pl.ilosophio matiS-
l'ormulo qui oxprimo rousmiiiilo dos faits do
i'ihi. m, d'intolligonco et do volontiS. ii 3° Selon <|Uolnues
I !iil.isoi)iios, Principe do lavio cliozl'honimo, les animaux
II rii6mo les plantes: Le mot Amt répond à ('anima des /.'tlins, au pnounia des Grecs, au terme dont se sont servies toutes les nations pour exprimer ce quelles n'entendaient pas mieux que nous. (Volt.)
— La VIO : Avoir I'Ame sur les lèvres. Rendre ("Ame.
Ame, qui ddiio es-tu? Ilamme qui nin di'vore Dols-tu vivre aprÈB moi? dois-tu aoufTi-ii- encore?
Lamartine.
— .Siège dos affections, des sentiments, des passions ■ C'est par I'Amh que Pascal est nranil. (V. Cusin.) H est, dans (AME de Jules Lemaitre, des muts n}rl>uiroli<mcs et tendres. (A. Brisson.) tes petites j,ihiusi,'s ,ji„n,,ient une Xmh 4as«e. (Fén.) Il Dans ce sens. W i|ii:ihii.;iiir |„-ut ctro remplacé par un complément substamii qui donno encore plus d'énergie a la phraso : f/nc àmk de bronze, de fer, etc On trouve des Amks de boue. (Mass.)
— Tout ce qui anime, sentiment, clialeur, etc. : Chanter avec AMtî. La sculpture donne de Tàme au marbre.
— Le principe immatériel, lorsqu'il est séparé du corps Les Ames des morts. Une Ame rachetée par te sann de Jésus Christ. (Acad.)
— Pensée intir de TAme.
— Par estons., Une personne quelconque, homme, femme ou enfant : Ville de 10.000 Amks.
— S'emploie comme terme d'affection, do tendresse : Mon Ame, ma chère âme. Amk rfc mon Ame.
,..~ K'S- Essence, principe dune chose : L'artient est <AMK des affaires. La discipline est CAmb d'une armée, il En parlant des personnes. Le principal agent : Etre Came d un parti, d'une entreprise, il En littérat.. Le héros, le principal personnage d'un roman, d'une pièce do tliéâtro, etc. Il Paroles qui servent à expliquer la rtguro représentée dans le corps d'une devise : La devise avait pour corps un arbre abattu, entouré d'un lierre, et pour Ame ces paroles: « Je meurs où je m'attache. » (Acad.)
— En dehors des sons généraux qui viennent d'être exposés, le mot dme entre dans un grand nombre de locutions. Il Donner son dme au diable. Dans les croyances superstitieuses du moyen âge, c'était faire un pacte avec le diable, à qui l'on abandonnait son âme pour dos avantages terrestres, ii C'est son âme damnée. Se dit d'une personne entièrement dévouée à une autre. (Se prend toujours en mauvaise part.) ii Etre ému jusqu'à l'dme, jusqu'au fond de l'âme. Etre profondément ému. ii Un corps sans âme. Se dit de tout être, réel ou figuré, qui est privé de sa partie la plus essentielle, ii Corps et dme, Sans réserve, il Dieu veuille avoir son dme! Prière pour une personne morte, il Une dme en peine. Une âme livrée aux peines de l'enfer ou du purgatoire, et, familièrem.. Toute personne en proie à de vives inquiétudes, à un grand cliagrin : Tourner, errer, comme une Ame en peine, ii Avoir l'dme chevillée au le corps. Se dit de quelqu'un qui survit à une grande maladie, à un accident terrible, ii Dans l'âme. Tout à fait, en parlant d'une manière d'être, de voir, de penser : // faut être Français dans l'Ame, ii Sur mon âmel iormule de sonnent qui signilie, Sur mon salut éternel, ii Une bonne dme, Personne bonne et simple, ii Se tourmenter le corps et l'dme. Se donner beaucoup de peine de corps et d esprit. Il Le pays des dmes. Le séjour des morts, ii Ame pour dme, Sans réserve : Répondre de quelqu'un corps pour corps et Ame pour Ame. h Etre tout dme. Etre doué dVne excessive sensibilité, il Avoir charqe d'âmes, Avoir la responsabilité du salut des âmes ou la charge de diriger de soutenir quelqu'un, ii Etoffe qui n'a que l'dme, Qui manque de consistance, de force.
— AllUS. LITTÉR. :
Je nuis jeune, il est vrai, mais aux Imes bien nées La. valeur n atteuil pas le nombre des années.
Passage du célèbre dialogue dans lequel Rodrigue provoquelo comte, dans le Cid, de Corneille, acte ILsc. ii.
Dans I application, ces deux vers sont cités souvent sur le ton de la plaisanterie, et en variant le mot valeur.
— Artill. Vide intérieur d'une bouche à feu. L'iime d'une pièce forme un cylindre creux; la partie où l'on mot la