AMIENS — AMIRAL
elle de Reims, dicton populaî
composer le type idéal de l'église dans le
L'industrie d'Amiens, très active, comprend des filatures de lin, de laine, de cachemire, de bourre de soie ; le peignage mécanique : le tissage des toiles d'emballage, à voiles, à sacs, pour linge, etc. ; la fabrication des velours de coton, des satins pour chaussure, des velours d'Utrecht, des tapis moquette et chenille etc. ; des teintureries, des fonderies, des ateliers de con struction de machines à va peur, des tan neries, des for gcs, une fabri que d'essieux, enfin, une ma nufacture de produits chimi ques et une m'anufact ui o de dentelle Amiens fabrique aussi dus pâtés de canard renom mes. Il s'y fait
grand mouvement d'affaires en vins, eau\-
de-vie, savons ^^
de Marseille , ^ ^^^iç ^ ^q,j qs
fontes, denrées coloniales épceries drogueries teintures sels bois de construction etc
— utàiuuti. Amiens, appelée Samarobnva au temps do la conquête de la Gaule par César, était la capitale des Ambiani, que, vers 304, saint Firmin convertit au christianisme. Plusieurs fois ravagée par les Normands, Amiens redevint plus tard une ville florissante, dont les bourgeois obtinrent en 1113, sous Louis le Gros, une cliarte de commune, confirmée en 1190 sous Philippe-Auguste, qui épousa dans cette ville Ingeburge, en 1193. Bourguignonne de 1435 à 1477, Amiens embrassa, sous Henri IH, le parti de la Ligue; elle se soumit, en 1592, à Henri IV, qui dut, en 1597, la reprendre aux Espagnols, possesseurs de la ville depuis quelques mois.
En 1802, on y signa la paix d'Amiens. (V. l'art, suivant.) Durant la funeste guerre de 1870, plusieurs combats furent livrés dans les environs de la ville : celui de Villers- Armes d'Amit-us. Bretonneux entre autres (27 novembre), qui se termina par la retraite de l'armée française et fut suivi de l'occupation d'Amiens par les Prussiens.
Amiens est la patrie de Pierre l'Ermite; de Richard de Fournival, auteur du Bestiaire d'Amour; de Jean Kernel, médecin de Henri II; de Voiture; de Gresset: de l'astronome Delambre ; du physicien Jacques Rohault : du général de Gribeaiival : de Clioderios de Laclos; des érudits Ducange. dom Bouquet, N. de Wailly , Legrand-d'Aussy , Génin.
— BiBLiOGK. : Ducange, Histoire de rétat de la ville d'Amiens et de ses comte^ (Amiens, 1840) ; Dusevel, IVotice historique et descriptive de la cathédrale d'Amiens (Aaiiens, 1833).
Amiens (paix d'). Après le 18 brumaire, le premier consul fit des ouvertures pacifiques au gouvernement anglais, au moment où le ministère Addington venait do succéder au gouvernement de Pitt. Des conférences diplomatioues s'ouvrirent aussitôt à Londres, entre lord Hawkesbury et Otto, notre amliassadeur. Aux prétentions d'abord inacceptables de l'Angleterre, qui voulait conserver toutes ses conquêtes coloniales, le premier consul répondit par le relus de sacrifier les Hollandais et les Espagnols, ses alliés, et laissa même percer l'intention de franchir le Pas-de-Calais à la tête de cent mille hommes. Des conditions moins exclusives furent alors formulées, et les négociations reprirent leur cours, que n'entravèrent ni la nouvelle de nos premiers revers en Egypte, ni deux échecs successifs essuyés par Nelson , "dans sa double attaque contre notre escadrille de la Manche (août ISOi). La cession opportune de l'Ile de la Trinité fit tomber les dernières hésitations des ministres britanniques, et les préliminaires furent signés le 1" octobre 1801. L'Angleterre conservait Ceylan, l'Inde et l'Ile de la Trinité. Aux Hollandais elle restituait le Cap, Dcmerari, Berbice, Essequibo et Surinam ; aux Français, la Marti-
que, et
gypte
nique et la Guadeloupe ; aux Espagnols, M Malte à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem ; ent était évacuée par les troupes des deux nations et rendue à la Porte. De plus, l'Espagne gagnait Olivença en Portugal, la Toscane en Italie, et la Hollande était délivrée du stathouder.
Il fut convenu que des plénipotentiaires se réuniraient dans la ville d'Amiens, pour y rédiger le traité définitif. Un vétéran de l'armée anglaise, lord Cornwallis, et Joseph, frère du premier consul, désignés par leurs gouvernements respectifs, signèrent, le 27 mars 1802, à l'hôtel de ville d'Amiens, le traité définitif; puis, au nom des deux nations se réconciliant à la face du monde, ils s'embrassèrent cordialement, aux acclamations des assistants. Ainsi se trouva scellée une réconciliation qu'on se plaisait •à croire éternelle et qui ne devait être qu'éphémère.
— BiBLioGR. : Martens, Supplément au recueil des principaux traités... conclus par les puissances de l'Eunpe, t. II, p. 509.
Amiens (tapisseries d'). 'V. tapisserie.
AMIERTE n. f. Sorte de toile de coton des Indes.
AMIGAUT {fio) n. m. Dans les costumes du moyen acre. Toute poche ou fente qui fait communiquer le vêteini-nt do dessus avec celui de dessous. L'amieaut est aussi, aux xiii«, xiV et XV» siècles, une sorte de orassière enveloppant le haut de la poitrine et la région des aisselles.
AMIGNARDER [qn mil.) V. a. Rendre mignard. Il Caresser, flatter, cajoler. (Vieux.)
AMIGNONNER ou AMIGNOTER (jrn mil.) V. a. Flatter, caresser. (Vieux.)
Amigoni ou Amiconi (Jacopol, peintre, né à Venise en 1675, mort à Madrid en 1752. il travailla successivement en Flandre, en Angleterre et en Allemagne. Appelé i Madrid il y reçut le titre de « peintre de la cour » en 174 Parmi ses œuvres à la touche spirituelle, on cite : /( 5 Amours de Jupiter et d'Io ; Flore et Zéphyre; Scènes dt llintoire de Judith. On voit de ses ouvrages aux muscis do Madrid, de SéviUe et de Leipzig.
AmiGUES (Michel-Jules-Emile-Laurent) , journaliste français né à Perpignan en 1829, mort à Paris en 1883. Il en\o>a d'Italie des correspondances au Temps, ^Vi Moniteur unnersel et à la Presse. Son rôle pendant la Commi ne le ht passer pour un démocrate avancé. En réalité, il s était donné pour mission de rallier les ouvriers à la doctrine de l'appel au peuple. En 1877, il fut élu député à Cambrai, mais son élection ayant été invalidée (1878J, il n obtint pas le renouvellement de son mandat. Depuis, il cjllabora au Figaro, sous le pseudonyme de Stbil. 11 publia un certain nombre d'écrits politiques dont le style ne manque ni de verve ni d'éclat et Maurice de Saxe, drame en cinq actes et en vers (Théâtre-Français, 1870) ; la rom(esse Frédégonde, drame en cinq actes et en vers (^audeMllo, 1887).
A-MI-LA n. m. Se disait autrefois de la note la : Air I II A Ml I A. (Vieux.) Il Se disait aussi du petit instrument
I t 1 r a ieux branches qu'on nomme aujourd'hui rfmprt50«. AmilCAR ou mieux HamILCAR, général carthaginois fils de Magon, commanda une expédition contre la ■îicile et fut vaincu par Gélon, tyran de Syracuse, le jour nu me de la bataille de Salamlne. Hamilcar périt dans (ctte déroute, qui entraîna pour Carthage la perte de la siule (4S0 av. J.-C).
Amilcar, général carthaginois, fils de Giscon. En- ^o^e en Sicile contre Agathocle, il mit le siège devant Sy'racuse. Fait prisonnier dans une sortie, il eut la tête tranchée par les Syracusains (309 av. J.-C).
Amilcar, surnommé Barca, père d'Annibal et beaupère d'IIasdrubal. Il combattit les Romains en Sicile dans la première guerre punique. Do retour â Carthage, il réprima la révolte des mercenaires, puis entreprit la conquête de l'Espagne, où il fut tué (228 av. J.-C). Suivant une tradition, il avait fait jurer à son fils Anniljal une haine éternelle aux Romains.
Amilcar, général carthaginois, fils de Bomilcar, se battit contre les Scipions en Espagne, et y fut vaincu avec Ilasdrubal, l'an 215 av. J.-C.
Amilly {Amiliacum), comm. du Loiret, arr. et à 5 Itil. do Montargis, au confluent de l'Ouanne et du Loing, cil. do fer P.-L.-M. ; 2.220 hab. Filature de bourre do soie, l'une des plus anciennes de France. — Il existe un autre Amilly dans l'Eure-et-Loir, arr. de Chartres.
AMIMONE n. m. Conchyl. V. amymone.
AmîN (Al-), calife abbasside, qui régna de 809 â 813.
II succéda à son père Haroun-al-Raschid, et fut détrôné et tué par son frère Al-Mamoun.
Amina, pays et station anglaise de la Guinée septentr.
AMINCHE ou AMUNCHE n. m. Argot des voleurs. Ami. Il Aminche d'aff. Complice. V. aff.
AMINCIR V. a. Rendre plus mince : Les corsets amincissent la taille.
S'am/nc/r, v. pr. Devenir plus mince : Les lame.! s'amincissent en passant au laminoir.
— Anton. Epaissir.
AMINCISSEMENT n. m. Action d'amincir ; état de ce qui est aminci : ^'amincissement de la taille.
AMINE n. m. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des scatophagidés, renfermant des mouch'es très voisines des scatophages, vivant dans l'Europe boréale et moyenne : amina parisiensis, etc.
AMINE n. f. Cotte de mailles en acier ou en fer, que les irons do guerre portaient au moyen âge pour protéger contre les flèches le haut de leur corps.
AMINE.n. m. Corps qui résulte de la substitution de un on plusieurs résidus alcooliques ou phénoliques à un ou plusieurs atomes do l'hydrogène de l'ammoniaque.
— EncYCL. Les aminés ou ammoniaques coinposées ont une constitution et des propriétés très comparables à celles de l'ammoniaque. On les divise en monamines, diamines, triamines, tétramines, pentamines.
— Monamines. Elles dérivent de l'ammoniaque AzH' par la substitution à 1, 2 ou 3 .atomes d'hydrogène, de 1, 2 ou 3 résidus monovalents d'alcools mono ou polyatomiqnes ; R,, Rj, R, désignant de tels radicaux monovalents comme le métliyle CH', l'éthyle C'H', etc., on distingue ;
Les monamines primaires, do formule AzH'R,. comme le mcthylamine AzH'CH', l'éthylamine AzH'C'H", etc. ;
Les monamines secondaires, 'de formule AzH (R,R,), comme la diméthylamine AzH (CH')', la méthyléthylamino AzII(CH',C'H»),1adiéthylamine AzH(C'H»)", etc.;
Les monamines tertiaires, de formule Az (R,R,R,), comme la triméthylamine Az (CH')', la diméthyléthylamine Az(CH')'(C'H'), etc.
Ces aminés, comme l'ammoniaque, sont très solublcs dans l'eau et s'unissent aux acides pour doniier des sels comparables aux sels ammoniacaux.
— Préparation. Les monamines ont été préparées pour la première fois par 'Wurtz en 1848, par l'action de la potasse sur les éthers cyaniques. Peu de temps après, Hofman indiqua un procédé général de préparation des ammoniaques composées : il traitait par l'ammoniaque l'cther iodhydrique d'un alcool ; par exemple si l'on chauffe en vase clos l'ioduro de méthvle et l'ammoniaque en solution alcoolique, il se forme de l'iodhydrate de méthylamine :
CH'I -f AzH' = AzH'CH',HI. iûdure de mt-thyle. ammoniaque. indhydrate de
méthylamine.
De cet iodhydrate on chasse la méthylamine en le chauffant avec de la chaux. Cette méthylamine â son tour peut
réag-ir sur l'iodure de méthyle pour donner do l'iodhydrate de aim*^tbylamine :
CH»1 + AzH'CH» = AzH(CH»)>,HI.
iodure de mélliyle- méthylamine. iodhydrate de
diméthylamine.
Mettant en liberté cette diméthylamine, et la faisant réagir sur une nouvelle molécule d'iodure do méthyle, on obtient l'iodhydrate de triméthylamine Az (CH*)'HÏ ; puis avec la triméthylamine et l'iodure de méthyle, le corps Az {CH*)*I qui est l'iodure de tétraméthylammonium ; de ce composé la chaux ou la potasse ne cnassent plus aucun élément volatil, mais l'oxyde d'argent met en liberté Tliydrate de tétraméthylammonium Az (CH')*OH, corps soh^li' blanc semblable à la potasse caustique.
— Diarnines. Les monamines primaires peuvent être considérées comme résultant do la substitution du groupement AzH' à un groupe OH d'un alcool ; si l'on substitue deux groupements AzH' à deux oxhydriles d'un alcool polyatomique, on aura une diamine : par exemple, au glycol CH'OH-CH^OH correspond la diamine
CR'AzH'-CH'AzH', appelée éthylénamine, et qui se forme dans l'action do l'ammoniaque siu" H bibromure d'éthylène :
CH'Br-CH'Br -f- 2AzH' = CH'AzH'-CH'AzH',2HBr. bibromure d'éthylène. ammoniaque, bromhydrat* d'éthylaminc.
On peut encore regarder une diamîno comme le résultat de la substitution d'un résidu divalent d'un alcool polyatomique à deux atomes d'hydrogène du groupement Az*H*; Rt'', Rj", R^' désignant de tels résidus, on aura des dîaminos primaires Az'H'R", des diarnines secondaires Az'H'R/'Ra" , des diamines tertiaires Az-R,"R3''R," — De même les triamines dérivent do trois molécules d'ammoniaque soudées en une seule, et ainsi de suite pour les tétramines, les pentamines, qui n'ont d'ailleurs été préparées qu'en très petit nombre.
AMINÉEN {né-in — do Amin^a, canton de Campanie) adj. et n. m. Se disait d'un vin fort estimé des Romains, parce qu'il pouvait se conserver longtemps.
AMINEUR (rad. viinot) n. m. Employé chargé, sous l'ancien régime, dans les greniers à sel, de mesurer le sel qui était attribué à chacun.
A MINIMA (sous-entendu 3^na, châtiment — du lat. minimus, très petit) loc. adv. Se dit de l'appel que fait le ministère public lorsqu'il croit devoir, dans l'mtérêt de la société, demander 1 application d'une peine plus forte que celle dont on a frappé le condamné.
Amlnta ou Aminte, comédie pastorale de Torquato Tasso (1572}; elle est restée le modèle du genre, et fait date dans l'histoire de la littérature italienne. Ce n'est pas qu'on n'eût essayé, avant le Tasse, de transporter les bergers sur la scène: mais, en passant par sa main, co nouveau genre littéraire acquit un degré de perfection jusqu'alors inconnu. Le style de Aminta'esi pur et gracieux.
AMINTE n. f. Genre d'insectes diptères brachycères, famille des anthomyidés, renfermant quelques espèces qui habitent l'Europe.
AMIOT(le Père Joseph), jésuite, missionnaire en Chine, né à Toulon en 1718, mort à Pékin en 1794. Ses ouvrages : Art militaire des Chinois {ill2). Vie de Confucius, puisée aux sources authentiques, Gi^ammaire tartare-mantchon (1789), etc., contiennent d'utiles renseignements sur l'histoire, la littérature et les arts de la Chme.
Amiq Bokliari, poète persan qui vivait au V siècle de l'hégire et s'était hxé à la cour du sultan Seldjoukide Sandjar. Il composa un poème ; Joseph et Zuhjkha. Il est surtout célèbre par ses élégies.
AMIQUE adj. Nom sous lequel on désigne souvent les amides acides.
AmIR, fils d'Aëdin, qui, à la mort d'Aladin, s'était rendu maître d'une partie de l'Asie Mineure. Vers l'an 1341, il régna sur le pays de Smyrne et sur une partie.de l'Ionie. Appelé par l'empereur grec Cantacuzène, il délivra l'impératrice Irène, assiégée par les Bulgares dans Démotica, mais ne voulut même pas se présenter devant elle en l'absence do son mari, dans la crainte d'exciter la jalousie de celui-ci. Bientôt après, il fut attaqué par le roi de Chypre, la république do Venise et les chevaliers do Saint-Jean de Jérusalem et percé d'une flèche à l'attaque de la citadelle do Smyrne. En mourant, il recommanda à Cantacuzène de rechercher l'alliance du sultan Orkhan ; conseil qui, suivi, hâta la chute de l'empire grec.
AMIRAL (anc. amirail, de l'ital. amiraglio, ou do larabo amir al bahr, commandant de la mer) n. m. Officier général le plus élevé en grade dans la marine militaire : Les AMIRAUX furent assimilés aux maréchaux de France. A certaine époque, le titre rf'AMiRAi. investit aussi bien au commandement des forces de terre que de mer Tami- KALrfe Coiigny.
— Amiral on Grand amiral, La quatrième dignité de l'ordre de Malte.
— Encycl. Les origines de la dignité d'amiral sont obscures : les anciens documents nous montrent un Florent do Varcnnes amiral en 1270, puis le Génois Benoît Zarcharie, nommé amiral ou général-amiral par Philippe le Bel en 1297. Après lui, Michel de Navarre, le Niçois Rogniero Grimaldi (le vainqueur de Zierickzéo [juillet 1304 \ Barbavero, André Doria; tous nommés amiraux pour la circonstance, le plus souvent chefs de mercenaires et mercenaires eux-mêmes, quittant la France quand on Irs remerciait, ou que leur esprit aventureux les appelait ailleurs. Le premier amiral do France proprement dit fut, au xiV siècle, Jean de Vienne (1341-1396). Marin de carrière, illustre amiral, créateur delà marine royale de Charles V, il a remonté la Tamise avec sa flotte et fait un débarquement heureux en Ecosse ; il mourut dans une croisade contre les Turcs. Sous Charles VIII, le titre de <■ général des galères » remplace, dans la Méditerranée, celui d' (^ amiral 11. Un des plus illustres, Prigent de Bidon, commando de 1494 à 1528.
Avant Richelieu, l'amirauté était un véritable démembrement de la royauté; quatre amirautés se partageaient la France : Guyenne, Provence, Normandie, Bretagne. L'amiral était maître absolu des garde-côtes, du matériel, du personnel, de la justice maritime, et le plus souvent, le grand amiral, membre de ïa famille royale, n'était qu peu ou pas obéi. Eu 1626, Richelieu supprime l'a
iirauio
Pt s'attribno lo titre do « gt^néral dos galères ot grand niaîtro do la marino ".
L'ordoniianco do lfiG9 (Colbort) la rûtalilit on rôiliiisanl la charge, qui devint oxclusivcment militaire. L'amiral