‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 25 sur 828 · IJ · texte numérisé non relu

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ABECQU£R(di

v. a. Donner la becquée :

AnrcQi-'ER un oiseau,

— Par ext. ; Adecqueu un enfant.

— T. de faucon n. Abçc- 'jucr l'uiseau, Lui donner Niir i-ariio du pât pour le

1 eu appétit.

I !'. Allécher, af-

S'abecquer, v. pr. So donner la becquée, en jtarlant des petits oiseaux". Il On écrit aussi

AWe

ABÉE(altération de bée) n. f. Ouverture par laquelle s'écoule l'eau qui fait aller un moulin. 11 Canal de décharge par lequel reau a son cours quand les moulins ne tournent pas.

AbEGG (JuIcs-Frédéric-IIenri). iiirisconsultc allemand, né à Krlangen en 171)6, mort à Breslau on 1868. Ses princil)aux ouvrages sont: Ct(ù/t'(^c /)roce(/HrecWniinc/ie(Kœnigsberg, 1825) ; Essai historique de législation criminelle et pénale pour le Brandebourg prussien (Berlin, 1835); Essai historique sur la législation civile en Frusse (Broslau, 1848).

AUDLLLAU — AliEILLE

Abeoondo, comm. do l'KKpagno (Galice), provinco de la Corogne, au vcrHant N. du mont Castro Mayor ; 7.000 habitants.

ABEILLAOE (U mil.) n. RI. Droit on vertu duquel un seigneur pouvait prendre une certaine quantité d'abeilles, de cire ou do miel, sur les ruches do ses vassaux, n Droit en vertu duquel les essaims d'abeilles perdus, et non poursuivis par le propriétaire, appartenaient au seigneur justicier, comme épave.

ABEILLAUD [bù-io — rad. abeille) n. m. Bourdon, frelon. fVieuv.)

ABEILLE (Il mil.) n. f. Zool. Mouche à miel : Les ADim^LES vont recueillir avec soin le sue des fleurs odoriférantes. (Fén.)

— Fig. et par comparaison, se dit des personnes : Les écrivains sont des abeillks dont les naturalistet ont oublié la classification. (lialz.)

— Pas de l'abeille. Kn Egypte, Sorte de danse.

— Abeille d'or, Récompense accordéo par quelques sociétés savantes.

— Icon. Figure décorative : l'abeille so rencontre sur des monnaies grecques. Elle est Temblèmo du travail et le symbole de Tcmpirc.

— Allus. uist. Les abeilles de THymette, allusion aux abeilles qui butinaient sur cette montagne, et dont le miel était célèbre.

Tfi souvicns-tu du t^mps où tf,s GufjieJi caustiquei, AbcillfS bien pluUM df» rollincs attiqtios, De l'ifymrtle cmbauim^ venaient chaque mUod Pétrir d'un suc d'esprit le miel de la raison?

Lauarti.nb, à Alph- Karr.

— Encyci.. Zool. Les abeilles constituent un gcnro (apis) appartenant à la famille des apiaircs coloniaux, ordre des h^-ménoptères, sous-ordre des porte-aiguillon [aciileata). Lo type commun est Vapis melhfica ou mouche à viiel [melissa des Grecs); c'est un insecte brun fauve, long de 1 centimètre et demi à 2 centimètres ; le corps comprend : tête, thorax, abdomen. La tête porte latéralement deux gros yeux à nombreuses facettes polygonales, et, tout en haut, trois points brillants, qui sont des yeux simples {ocelles, stemmatvs) ; entre les yeux s'insèrent les antennes. La bouche, variable d'une espèce à l'autre et selon lo sexe, apjiartient au type lècheur : ses pièces sont une lèvre inférieure ou langue, généralement fort longue, très mobile et velue ; cette langue présente en dessous un sillon cilié et presque fermé qui permet les aspirations; elle peut donc fonctionner comme trompe : elle est flan-

3uée Aen palpes labiaux. En avant de la langue, une paire e mâchoires minces et longues, très propres à lécher; chacune d'elles porte un palpe; enfin, tout en avant, une paire de mandibules variables, instruments de travail, et non de mastication. Le thorax porte trois paires de pattes et deux paires d'ailes membraneuses qui, au repos, se placent horizontalement au-dessus du corps. L'abdomen est segmenté, privé d'appendices : il se termine, chez les femelles seulement, par un aiguillon qui sert de conducteur à un venin. Chez l'abeille commune, l'aiguillon barbelé demeure dans la piqûre, et l'insecte meurt; les autres abeilles, ayant un aiguillon lisse, non caduc, survivent à la piqiire.

— Colonie. La colonie comprend trois espèces d'individus : les mâles (faux bourdons) sont trapus et fort velus; leur abdomen possède sept segments, et les yeux composés y sont si développés qu'ils se touchent ; les ourrières ou neutres constituent l'immense majorité de la colonie : plus petites et moins velues que les mâles, elles s'en distinguent encore par leurs yeux écartés, leur aiguillon, leur abdomen à six segments ; ce sont des femelles stériles, uniouement occupées à la fabrication du miel et à l'élevage (ie^s jeunes ; leurs pattes postérieures, très velues, ont une fossette propre au transport du pollen ; la reine, unique dans la colonie, est une femelle fertile dont l'abdomen est très long ; ses organes buccaux sont très réduits, car elle ne visite point les âeurs ; elle est exclusivement occupée à la ponte.

— Reproduction. La reine, presque dès sa naissance, prend l'essor {vol nuptial) et rencontre un màlo qui la féconde au vol ; elle rentre à la ruche pour ne plus la quitter, et commence à pondre dans les logettes do cire ; les logettes sont de tailles inégales : les unes, larges do 0",007, donnent habituellement des mâles ; les autres, plus petites (0'",005), donnent des femelles. Los lois de la reproduction ont été énoncées par un curé de Silésie, Dzierzon : l" tout œuf non fécondé donne un mâle, tout œuf fécondé donne une /emelle ; 2" la reine sait pondre un œuf mâle dans les grandes loges, un œuf femelle dans les petites. La première loi résulte des faits suivants : une reine non fécondée peut pondre [parthénogenèse]^ elle ne donne que des mâles ; les ouvrières ne sont jamais fécondées et pondent, très rarement d'ailleurs, quelques œufs qui tous donnent des uiâles ; dans les métis, les femelles héritent do leurs deux procréateurs, les mâles sont purement de la race maternelle. La seconde loi est moins bien établie. Les reines naissent de cellules plus grandes que toutes les autres, et que les abeilles construisent en cas de besoin. Quelles 'lue soient la nature de l'œuf et les dimensions de la loge, il naît une larve vermiforme, apode, un peu arquée, i|^ueies ouvrières nourrissent; puis cette larve est enfermée par un couvercle de cire, et elle s'entoure d'un cocon : sous i:ette enveloppe, elle se métamorphose en une nymphe ayant SCS pattes, mais encore aptère. Une dernière métamorphose donne l'insecte parfait.

— Longévité. Parmi les mâles, un seul suflît à la fécondation et meurt pendant cet acte : les autres sont expulsés de la ruche et succombent aux sévices ou meurent de faim; les ouvrières paraissent vivre sept ou huit semaines; enfin, les reines peuvent atteindre l'âge de quatre ou cinq ans.

— Maladies. Parasites. V. apiculture.

— Espèces. Variétés, h'apis mcllifica so rencontre dans toute l'Europe, le nord de l'Afrique, et une partie do l'Asie ; dans certaines régions, on rencontre des espèces voisines qui sont peut-être des variétés locales : apis li~ gustica, abeille orangée de l'Italie ; apis fasciata, cultivée en Egypte depuis la plus haute antiquité: apis cecopria do la Grèce; apis unteolor, toute noire, cultivée à Madagascar et à la Réunion; apis socialix de la Chine; apis indica, apis floralis, apis dorsata (abeilles de l'Inde).

— Par ext. Lo mot abeilles est pris souvent au sens de apiaires (v. ce mot); il en résulte les expressions sui-

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