‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 26 sur 828 · ABEILLE · texte numérisé non relu

ABEILLE

ABELAUD

„., mandibules; l, labre ; (, tromp-^). - .'o. T°le du mltè? vue de ?a"e l^T.'^Tjf^/^^^^ifrr.i J^.!L'"i

•roi-

. mandibules; i, labre; ^ trorap''e). — lo; TÏledu'màïëi^ vue de face. — fl Tromoe ds Vn„„riirï'i™ „." J;^",-■ chol^es: w, pa nés; r, tromoe ou lanfuettp^ t9 Pottô «nct^„:^. „ j -^ *'"™J'*' t'f. 1 ouvrière (m, mandibules; mr/i,

^bross;rc%orbeiire).-fJ.StréSri?é dentelée de ?t"'„iK""'ïr '='?° '"""•"=• "'^ ''^^ «'"°«i

ac, glande acide; r, réservoir glandulaire; aij ai-uillon) "■; Kacé itfS Juro Ïp ilhfi^ "h'""""""?/ ',"' 1^ """'« "'«^"«"e; n OvâÇL"f la'?eT„? '" iril!' (5. Slandef'.a.Wair:"! i', inL\i1i7 Af tTb"Se''Miîpfe?^'reT,U'";i*^^adPe'T^^^^^^^

vantes : abeilles sociales, abeilles solitaires, abeille à culotte (syn. (lasypoda hirtipes, fam. des mérilégides), abeille a cornes {eucera longicornis. fam. des cucères), abeilles perce-bots (xylocopées) , abeilles maçonnes (osmiées), aOeiUes coupeuses de feuilles (mégachilocs).

— Astron. Petite constellation de l'hémisplière austral à peu de distance du pôle. Elle s'étend du 62» au 78' parallèle en déclinaison et de 12 heures sidérales à 14 heures en ascension droite, se trouvant ainsi placée au S du Centaure et de la Croix, entre le Caméléon et Apous ou 1 Oiseau de Paradis. Elle figure pour la première fois dans 1 atlas de Bayer (1603). Elle ne renferme pas d étoile très brillante ; elle en compte deux de troisième grandeur et trois de quatrième grandeur. Elle ne s'élève pas audessus de 1 horizon de Paris.

— Blas. L'abeille est représentée montante, vue de dos avec les pattes étendues et les ailes cntr'ouvertes. Cet insecte symbolise l'espérance, comme dans le manuscrit d Anstote, de la bibliothèque de Rouen, datant du movcn

âge, où cette vertu théologale est r ■ • — '

sa main une ruche d'abeilles. N:i

manteau impérial d'abeilles d'oisn;

sur los manteaux de ses grands n

talent à leur blason un chef d'à/

La ruche sert aujourd'hui d'embl

vantes.

„ "~ '^.'■- L'^t='''''ssoment do ruches n'est pas soumis à

1 autorisation préalable do l'administration départementale

ou municipale. Mais le préfet détermine, après avis du

conseï général, la distance à observer entre les ruche

ri nheillAtf ut Iao y\r^n,i,-iAt/... . — :„: , ■ ...

^ tenant dans

iix-ci por- •illos d'or, 'ciétés sa-

ile ï pas

la voie ^)ublique.

lies d'abeilles sont 'S ne .sont encore iMicubles par de.s- II" un fonds par lo ■ (C. civ., art. 524.) t do le réclamer et le suivre ;

propriétaire du terrain

d'abeilles et los propriétés vo

(Loi du i avril 188'j, art. si —

considérées comme meiililix I

la propriété do personne- ni.

tination lorsqu'elles ont rir |,l

propriétaire dans un but .1 i\|i

— Le propriétaire d'un ossaiui

de s'en ressaisir, tant qu'il n

autrement, l'essaim appartient au p

sur lequel il s'est abattu. (Loi des 27 sèpt.-8 octobre'i79'r

et 01 du 4 avril 1889, art. 8.) - Lo Sroit do saisir les

ruches indépendamment du fonds où elles sont placées

n appartient qu'à celui qui les a vemlues et au iirourié

taire qui a uno créance contre s..ii 1. nni.r M ,is 1 , |„i

stipule que les ruches saisies in(ir-|i.ii,l iimiimiii .i,', i,,,, '

pourront être déplacées une pend^L m Ir. . i,,,,! , <!,■ .1, , , ,, I,,-,. janvier et février. (Loi du 4 avril insv, ;irt. m i ,. ^^,i d'une ruche est puni de trois mois ù un an d'emprisonnement s'il a été commis do jour, ot de six mois à deux ans s il a ou lieu la nuit.

- Ilist. Si l'on en croit uno légende dos Grecs, ce serait Aristée, roi d Arcadie, qui aurait inventé l'art d'élovor les abeilles ; selon d'autres auteurs, il faudrait reporter à Gorgoris, roi fabuleux d'un peuple d'Espagne, l'usage du miel comme aliment et comme médicament.

— Méd. La piqûre des abeilles produit une assez vive

douleur. Il faut, autant que possible, extraire l'aiguillon puis faire sur la partie lésée des fomentations avec de 1 eau de Cologne, du vinaigre, de l'extrait de Saturne ou de 1 ammoniaque liquide ou, à défaut, de l'eau salée.

Abeille (l'abbé Gaspard), littérateur français, né à Riez (Provence) en 1648, mort à Paris en 1718. Auteur do tragédies médiocres, il n'est plus connu aujourd'hui qu a propos d'un incident comique qui se produisit, dit-on, à la représentation de sa tragédie d« Coriolan (d'autres disent d Argébe). L'un des personnages, après ce vers : Vous souvient-il, ma sœur, du feu

notre père?

étant resté court, un railleur du parterre riposta : Ma foi, s'il m'en souvient, il ne m'en souvient guère.

Mais il convient de dire çiue ce vers ne se trouve ni dans Coriolan m dans Arijélie. -Abeille avait été nommé membre de l'Académie française en 1704.

Abeille (Jonas), chirurgien militaire français, né à Saint-Tropez (Var) en 1809. On a de lui : Mémoires sur les injections iodées (1849) ; Traité des hydropisies et des Itystes (1852); Etudes cliinques sur la parapléf/ie indépendante delà myélite (1854); Traité des maladies à urines albmmnnises et sucrées (1862) ; Traitement des maladies chroniijiws de ta matrice (1875, augmenté en 1877), etc.

ABEILLE, ÉE (Il mil.) adj. Garni d'abeilles, en terme d armoiries : \elours cramoisi abeille d'or.

ABEILLER, ÈRE {Il mil.) adj. Qui s'occupe des abeilles : •Société, mttustrie ABEILLÈRE.

ABEILLEROLLE n. m. Nom vulgaire du merops npias- /(•>• passereau livirostre habitant les régions méridionales Uo 1 liurope ot grand destructeur d'abeilles. V. otJÈFiER.

ABEILLIER {bè-ié) ou ABEILLER (/( mil.) n. m. Rucher, sorte de petite construction légère qui contient les ruches.

ABEILLON {bù-ion} n. m. Essaim d'abeilles. (Vieux.)

Abeken (Bernard-Rodolphe), littérateur allemand, né a Osnabruck (Hanovre) en 1780, mort en isoô. Il fut précepteur des enfants de Schiller et directeur du collège do sa ville natale. On lui doit : Ktndcs sur la Divine Comédie de Dante (Berlin, 1826) ; Cicéron duprès ses lettres (Hanovre, 1835); Un épisode de la vie de Gu-the (Berlin, 1848j; Oœthe pendant les années 1771-1775 (Hanovre, 1861).

Abeken (Guillaume-Louis-Albert-Rudolf), archéologue allemand, né à Osnabruck en 1813, mort en 1843 II a laissé, en allemand : Vltalie centrale amnt la domination romaine, d après ses monuments (Stuttgard, 1843).

Abel, d'après la Genèse, deuxième fils d'Adam et d'Eve, était pasteur, et avait pour frère Gain. Go dernier, jaloux de voir (luo Dieu préférait les ofl'randcs d'Abel aux siennes, le tua. (e tragique épisode dos premiers âges a inspiré dans tous les siècles la poésie, la peinture et la sculpture. I — o«

On connaît surtout dans les temps modernes le poi-m.' héro'ïque de Gessner, la tragédie de Legouvé et un groii[.o de Barrias, les Premières Funérailles.

Abel, roi de Danemark, fils puîné de 'Waldemar II, /.,• Victorieux, gouverna d'abord le duché de Sleswig, imis parvint au trône par le meurtre de son frère Eric VI (i2:.n ; il périt deux ans plus tard, dans une révolte des Frisons.

Abel (Gregor el Peter), sculpteurs de Cologne, vécurent au xvi" siècle et exécutèrent quatre bas-reliefs .jui décoren t le tombeau de l'empereur Maximilien, à Innsbruiv.

Abel (Charles-Frédéric), musicien allemand, né à Gœthen (Anhalt) en 1719, mort à Londres en 1787. 11 lut célèbre comme joueur de viole et a laissé des compuMtions musicales remarquables au point do vue de la nu Imdie et de l'ii;

Abel (N

gicn, né à ; éta

-lie

félèbre mathématicien noi\ '^2. mort en 1829, méconnu HM're. Il partagea avec Jai.

iiques de l'Institut de Fraiu s et publiés aux frais de l'Ei

le grand prix ••'■ i

Ses travaux uiu. eu.- u norvégien. V. abélie.n.

Abel (Charles), philolo"uc allemand, né à Berlin en l.*:;7. Il .T écrit un assez grand nombre d'ouvrages et de u moires estimés : Sur lu langue, comme e.i-jiression du n dépenser d'une jiation (Berlin, 1869) ; Lettres sur les , lions internationales (1871); Recherches coptes (1876); les méibndrs phiioloi/iques (1877); Etymolof/ies éqyptUH,, . (187S) ; fril„iiie-ég,i,,tieiine (1878); Sur l'histoire de Ct r. , (lire luèi-uijliipliique (1890), etc.

Abel de PUJOL (Alexandre-Denis), peintre fran.ai , né à Valenciennes en 1785, mort à Paris en 1861. H r. n;porta en 1811 le grand prix de Rome etremplaça Ij b;iic ., Gros à l'Académie des beaux-arts en 1835. Ses tc.ljleau ; les plus estimés sont : Saint Etienne prêchant l'E" gile (1817), à l'église Saint-Etienne-du-Mont; la Vn au- tombeau (1819), à Notre-Dame de Paris. Il a exoi à Paris de nombreuses peintures murales ; à i'éi: I Saint-Sulpice, où il donna les Miracles et la Mon saint flfirh (1820), au palais de la Bourse des grisa. 1825) et dans les églises Notre-Dame-de-Bonne-NouA ■ : .Saint-Denis, du Saint-Sacrement, Sainte-Marie-Madeb . Saint-Tliomas-d'Aquin ; il orna de peintures sur la.-' émaillée l'église Sainte-Elisabeth, et on lui doit les cari..iis des vitraux de la même église. Son tableau yufes (V.s,.,. allant au Sénat le jour des Ides de mars, l'une des nnulleures œuvres du peintre, a brûlé dans l'incendie du l'alais-Royal, en 1848. Abel de Pujol était un artiste d nu talent lacile et correct.

AbÉLARD ou Abailaro (Pierre), philosophe et théul.jgien scolastique, né en 1079, près de Nantes, au bouri; .lu Pallet, dont son père Bérenger était seigneur; mort àlal. baye do Saint-^Iarcel, près Chalon-sur-Saône, en lii.? il reçut le nom de Pierre ; Abélard est un surnom qui ut- I fut donné que plus tard et dont le sens n'est pas encore \ • expliqué. Destiné à la carrière des armes, mais enti.i par la passion de l'étude, il renonça à son héritage • son droit de primogéniture, cultiva toutes les scieii. . ^ connues de sou temps, et vint se former à la philosoiiln.scolastique dans l'école de Paris, sous Guillaume de Cliampeaux, dont il devint bientôt le rival dans ces thèses [ .■ bliques si chères aux subtils dialecticiens du moyen ,i A vingt-deux ans, il ouvrit lui-même une école et prol. avec un éclat extraordinaire, d'abord à Melun, puis à t . beil, enfin à Paris, sur la montagne Sainte-Geneviève. .--. voyant admiré pour son habileté dialectique, Abélard v...iilut aussi se faire un nom dans la théologie. Il partit dta. pour Laon, où il fut élève d'Anselme, doyen du chaïun-' de cette ville. Revenu à Paris, il professa avec un \i[ succès. Il était à l'apogée de sa gloire, et les disciiil. s affluaient autour de sa chaire de toutes les parties .1.. l'Europe, lorsqu'il s'éprit d'une passion funeste pour la jfune et studieuse Héloïse, nièce du chanoine Fulli.'i ot dont il était le précepteur. Héloïse devint mèn-, Abélard s'unit à elle par un mariage secret. Full. irrité, soudova des misérables qui firent subir au gi. docteur la plus infâme des mutilations. .\bélard se r.à l'abbaye de Saint-Denis, pendant que son épouse i nait le voile au monastère d'Argenteuil. Bientôt, cei. dant, â l'appel de ses disciples, il reprit ses leçons piil i ques, se laissa entraîner à sonder de redoutables mystoi . ~ , fut accusé d'avoir émis des opinions hétérodo-xes sur l.i sainte Trinité, et eut la douleur de voir le concile ... Soissons (U21) condamner aux flammes son Introduit' à la théologie. Il se retira alors de nouveau à Saint-Den mais il excita la colère des moines en soutenant qu.. saint Denis auquel on attribuait la fondation de l'ablia n'était pas le membre de l'Aréopage converti par s.i Paul. Il dut s'enfuir, se retira dans un couvent à l'i vins, puis se bâtit, non loin de Nogent-sur-Seine, . petit oratoire qu'il dédia à la Trinité. Les disciples accoururent, la maison dut être agrandie et devint un couvent qu'il appela Paraclet (Consolateur). Il fut encore atteint par de nouvelles persécutions, suscitées peut-être autant jiar l'envie que par la hardiesse avec laquelle il

appli'|i'|" il 'le pliilosophique à la théologie, et la

<liale.ii| ...i 'iiiondessaints mystères. Sa retraite

dans le !.. I. <aint-Gildas, .sur les côtes solitaires

du Murlihau, n ai aa>a point ses ennemis, et saint Bernard obtint contre lui, au concile de Sens (1140), une nouvelle condamnation, dont il appela vainement à Rome. Pierre le Vénérable le recueillit dans son abbave de Cluny et lo fit rentrer en grâce auprès du saint-siège. Il alla "passer ses derniers jours au prieuré de Saint-Marcel, non loin de la Saône. C'est là que s'éteignit, dans lo silence et la solitude, l'homme qui avait rempli le monde bruit de sa parole, et qui est eunsiil.'Té e.. fondateur de la pliiliisuplne du uiuveii aj

battuà la fois le iillialisnie el'le le.

qu'il n'existe que îles m. In i, lus dont nu espèce ni genre, que les genres et les conceptions, de là le nom de conceptualisnie donné â son système. Dans son Sic et Non, recueil de passages contradictoires des Pères sur cent cinquante-sept questions, il développe des principes de critique singulièrement hardis pour son temps. Il admet tyi'û y a chez les Pères des réminiscences de leur érudition profane et auxquelles il ne faut pas attacher une grande importance ; qu'on ne doit pas hésiter, dans certains cas, à déclarer leur texte corrompu; que, si l'on consulte les Pères, ou n'est pas tenu

lIKll

Ides

lis suivre, lonr autorité étant très inférîouro à colle rri'its caiionitiuos do la Hibln. Kn llu^ojogio, il pro- . iliio lii raison a ses limilos, mais quo, dans son ■ V.- doinaino, olio ost soulo muUrosso. « Il accopto In IL- comme incontcstablo, dit Ch. Sclmiidt, mais il usidôro, non comme étant la vérité absolue, mais ,,, 111(1 une sorte do probiùmo ([ui peut ôtro démontré par iiison. Sa théorie do lu Rédemption se rapproche du it'iialismo moderne. Sa moraio est fondéo sur l'étudo de

ABELASir:

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