AMOUR
et bat des ailes. Ce tableaa, oxposd an Salon do nos, a beaucoup de grâce virginale et do délicatesse; mais il n'en est pas moins maniéré, et son coloris do porcelaine est duno incontestable fadeur. Popularisé par la gravure do Godefroy et la lithographie d Aubry lo Comte, il est un spécimen do la pointure ultra-classique dans lo genre mièvre. On voit éj^'alement, au musée du Louvre, doux groupes d'une grâce apprêtée ot qui ont pour auteur Antonio Canova. Dans lo premier. Psyché, la této légèrement penchée, tient avec précaution entre ses doigts délicats un papillon, son emhlème ou celui do l'âme, qu'elle pose sur la
main gauche de l 'A m o u r .
Celui-ci, enlaçant de son bras droit le corps de son amie, appuie légèrement la tète sur son épaule et regarde l'insecte brillant qu'elle lui confie.
Dans le se-
a délaissée ranime son ardeur; il -liri''- -- ;; vol vers elle, et, la soutenant au moment où elle va se précipiter dans un abîme, il la serre dans ses bras et la relève en lui prodiguant ses caresses.
On trouve dans ces deux œuvres les qualités de Canova : sa délicatesse et sa grâce, mais aussi ses plus graves défauts : une facture trop féminine, un académisme mou et même morbide, et plus de précieux que do vrai sentiment.
Amour médecin (l"), comédie-ballet de Molière, en trois actes et en prose, musique de Lulli, représentée à Versailles le 15 septembre 1665. C'est le commencement de cette guerre d'épigrammes que le grand comique no cessera de faire aux disciples d'Hippocrate. C'est dans l'Ainour médecin surtout qu'il déclare une guerre à mort à leurs longues robes doctorales, à leurs rabats, à leur pédantisme hérissé de mots grecs, à l'ignorance de la plupart d'entre eux, à tout ce qui constituait alors lo charlatanisme de leur profession. Cette comédie de TA mour médecin est pleine de traits charmants. Rien n'est plus amusant que la scène où les quatre docteurs, réunis pour une consultation, s'entretiennent de leurs mules et parlent de leurs affaires particulières. C'est aussi dans cette pièce Que Molière a caractérisé d'une manière si piquante les donneurs d'avis intéressés, dans cette phrase restée proverbiale : Vous êtes orfèvre, monsieur Josse. V. orfèvre.
L'auteur joua lui-même les premiers médecins de la cour avec des masques qui ressemblaient aux personnages qu'il avait en vue. Il osait les livrer ainsi à la gaieté I)ublique, afin que ceux qui avaient fait pleurer si souvent fissent rire au moins une fois en leur vie. Il avait prié soq ami Boileau de lui forger des noms appropriés. Botteau en composa en effet qui étaient tirés du grec, et qui indi-
auaient le caractère de chacun de ces messieurs. Il onna à Fougerais le nom de Defonandrès, qui signifie tueur d'hommes ; à Esprit, qui bredouillait, celui de Bfxhis, qui signifie/rtp/)«n^ aboyant ; celui de Macroton â Guénaut, qui parlait avec une lenteur savamment calculée ; enfin, celui de Tomes, qui signifie un saigneur, à d'Aquio, qui ordonnait souvent la saignée.
Amour médecin (l"), opéra-comiqne en trois actes, livret de Charles Monselet, d'après la comédie-do Molière, musique de Ferdinand Poise (Opéra-Comique, 20 déc. 1880). La pièce, moins chargée d'incidents que le ^fédecin malgré lut, a servi la muse du musicien, plus élégante (^ue forte, plutôt gracieuse que caractérisée. La partition, très purement écrite, abonde en jolis détails. La sérénade, A ta fenêtre demi-close ; Bonjour, monsieur le notaire; Ainsi ou'au pai/s des aimées, montrent que l'auteur a su mêler adroitement sa note personnelle aux vieilles formules du pastiche.
Amour mouillé 'L'j,opérette-boufre en trois actes, parolesde Jules Prével et Armand Liorat. musique de Louis Varney, représentée aux Nouveautés le 25 janvier 1887. Il s'agit ici d'un tuteur acariâtre qui veut marier à un sien neveu, absolument ridicule, sa jolie pupille, laquelle en aime un autre qu'elle finit par épouser. On trouve dans la partition des romances et des couplets gentiment tournés, et surtout un duo en forme de valse avec accompagnement do chœur, dun effet piquant et heureux.
Amour sacré (l') et l'Amour profane, an des chefs-d'œuvre du Titien, exécuté, dit-on, en 1508 (Galerie Borghèse, à Rome). Du temps du "Titien, on désignait cette allégorie simplement sous lo titre : Deux femmes assises près d'une fontaine où se mire un enfant. Il faudrait voir dans ce tableau, selon les uns, VAmour ingénu ot l'Amour satisfait; selon les autres, l'Amour et la Pruderie; ou encore la Vierge folle et la Vierge sage. La composition so distribue ainsi : deux jeunes femmes sont assises aux angles d'un bassin en forme de sarcophage, dans lequel un Amour ailé et nu plonge le bras en jouant; l'une, nonchalamment appuyée contre la vasque, élève une lampo fumante ; elle n'a pour tout vêtement qu'une ceinture blanche, et son bras gauche porte une ample draperie rouge, dont le ton puissant contraste avec la blancheur dorée de son admirable nudité. La seconde femme, assise â l'autre extrémité du bassin, est brillamment vêtue; sa
AMOUR — AMPASTELER
robo est de satin blanc, tine ceinture cramoisis à fermoir dor serre sa taille, une de ses mains, gantée de jaune, tient des fleurs; une branche de jasmin est plantée dans ses cheveux ; elle s'accoude sur une mandoline ; son maintien a plus de sévérité, plus d'orgueil aussi que celui de sa compagne. Un bouquet d'arbres sombres fait ressortir les tonalités claires des figures, et au fond s'étend un paysage accidenté, avec des villages et de nombreux détails. La volonté de l'antithèse est évidente, sans qu'on puisse saisir exactement le sens de cette antithèse. Quelle qu'ait été l'intention du Titien, nul n'échappe à la séduction, à la magie de cette peinture, véritable chefd'œuvre.
Amour vengé (l'), opéra-comique en deux actes, en vers libres, poème do Lucien Auge de Lassus, musique de Gaston de Meaupou (Opéra-Comique, 31 déc. 1890). Pour punir l'Amour de ses taquineries continuelles, Jupiter l'a enchaîné à un arbre ; mais Cupidon, délivré par Silène, jure de se venger, en même temps que d'exaucer le vœu de son libérateur. Pour ce, il inspire à Antiope de l'amour pour Silène, et à Jupiter de l'amour pour Antiope. Le maître du tonnerre, bafoué, blessé dans son orgueil et dans son amour, sollicite sa grâce. Satisfait, l'Amour remet toutes choses en leur place : Silène retourne boire, et Jupiter sera heureux avec Antiope. Sur ce poème aux vers harmonieux, de Meaupou a brodé une musique agréable, dans laquelle on remarque surtout un quatuor d'un bon sentiment comique et d'une bonne facture.
Amours (les), un des quatre recueils élégiaques d'Ovide et son œuvre de jeunesse. On y trouve déjà les défauts inhérents à son talent : des répétitions, l'abus de la facilité, etc., mais aussi beaucoup d'ingéniosité et d'agrément ; de la fraîcheur et de l'éclat, enfin, plus de libertinage que de passion, plus d'esprit que do véritable tendresse. L'héro'ine des Amours est cette beauté que le poète a rendue célèbre sous le nom de Corinne, et qui, la première, éveilla son génie. Quelques auteurs ont pensé que Corinne n'était autre que la fille d'Auguste, cette Julie fameuse par ses débordements. Ce serait la découverte de cette liaison qui aurait amené la disgrâce et l'exil d'Ovide. Amours d'Antoine et de Cléopâtre (les}, balletpantomime en trois actes, d'Aumer, musique de Kreutzer, donné à l'Opéra en 1808. Cet ouvrage, bien dessiné, monté avec magnificence et parfaitement exécuté, a obtenu un immense succès. On admirait surtout, dans le premier acte de ce ballet, le beau spectacle de Cléopâtre remontant le Cydnus, sur cette galère si fameuse dans l'antiquité; le deuxième est consacré aux fêtes que cette reine donne au voluptueux Antoine ; le troisième se termine par l'incendie du palais, sous les ruines duquel Cléopâtre veut ensevelir son vainqueur, Octave.
Amours des Anges (les) {Ihe Loves o/ the Angeh], poème de Thomas Moore. L'auteur a emprunté son sujet au deuxième verset du chapitre VI de la Genèse, où on lit : » Les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils prirent pour femmes celles qui leur plurent. » Eclat de style, puissance d'imagination, telles sont les qualités qui distinguent ce poème, resté célèbre dans la littérature anglaise.
Amours du chevalier de Faublas (les), roman do Louvet de Couvray. 'V. Faublas.
Amours du Diable (les), opéra-féerie en quatre actes et neuf tableaux, paroles de Saint-Georges, musique d'Albert Grisar (Théâtre-Lyrique, 11 mars 1853). Le livret est animé, mouvementé, avec des alternatives de gaieté et de passion jointes à l'élément fantastique, La musique de Grisar a tour à tour le charme et la grâce, la tendresse et l'émotion.
Amour (le SakhaUan des Mandchoux, le Knramouren des Mogols, le Hoen-Thonnq-Kiang des Chinois), grand fleuve, long, seul, de 2.710 kilom.; de 4.480 kilom. par le Keroulèn et l'Orlihon. Il est formé par la réunion à Oust- Strelka de l'Argoun et de la Schilka. lia un cours très accidenté, en amont et en aval du lac Kisi, jusqu'à son embouchure dans le détroit de Tarrakaï. Les principaux affluents de l'Amour sont : le Soungari, le plus grand de tous, considéré par les Chinois comme le vrai cours du fleuve, l'Oussouri et l'Amgoum ; ses villes principales : Blagovetchensk . A'îgoum, Khabarovka et Nicolaïevsk. Les Russes entendirent pour la première fois parler de l'Amour en 1635; ils en commencèrent bientôt après l'exploration, puis la conquête. Les traités de 1689 (à Nertchinsk), de 1125 (à Kiakhta), de 1857 (à Aïgoura) et de 1860 marquent les étapes de la conquête russe, comme les noms de Poyarkov, de Middendorf, de Maximovicz, de 'Vénukoff marquent les étapes successives de la découverte de l'Amour.
— BiBLiOGB. : Ravenstein, the Russians on the Amur {Londres, 1861).
AMOUR (territoire de l'), grande division administrative de l'empire russe (^Sibérie orient.), créée en 1858; il comprend une partie du bassin septent. du fleuve Amour.
— BiBLioGR. : Andrée, dos Amur-Gebiet unit seine Bedeutung (Leipzig, 1867).
Amour (province de l'). La province de l'Amour ne possède encore que 87.000 hab. sur plus de 447.600 kilom. carr. (à peu près 70.000 kilom. carr. de moins que la France). Ces habitants sont des Cosaques, transportés de la Transba'ïkalie, des paysans de la Russie centrale, des sijnks, ou soldats condamnés, et d'anciens galériens auxquels il faut joindre les Mandchoux. Le pays (cap. Btagometchensk) semble destiné à devenir le centre d'un grand commerce avec l'Amérique, la Cliine et le Japon.
Amour ou AmeuR (djebel), montagne d'Algérie, partie mérid. des départ. d'Oran et d'Alger. C'est plutôt un plateau haut de 1.000 à 1.200 m. reliant les monts des Ksours à ceux des Ouled-Naïl, atteignant son altitude maximum (1.937 m.) au djebel Touila Makna, mais jouant un rôle important comme château d'eau de l'Algérie occidentale. De là sortent en efTet le Chéliff, qui se jette dans la Méditerranée, l'oued Diedi et l'oued Zergoun, dont les eaux disparaissent dans les sables du désert. Do nombreuses sources jaillissent en outre des plis intérieurs du terrain, de formation crétacée, coupé de ravins et de gorges profondes. Toutes ces eaux rendent la végétation très active sur les flancs des montagnes. Le djebel Amour est parsemé de nombreux villages, où l'on cultive les arbres fruitiers ; la tribu des Amour, qui y vivait autre-
fois, mais a été refoulée pen à peu vers l'O., dans les monts de Moghar, a fait place à des semi-nomades auxquels commencent à se mêler les Européens.
amouracher v. a. Inspirer un amour peu justifié, une folle passion ; Il suffit d'une œillade pour amolkachee certains hommes. , ,.
S'amouracher, v. pr. S éprendre d une folle passion pour une personne ou pour une chose ; A la fin du XIX' siècle, on s'amour.vche des sciences occultes.
AmOUREAUX (rô) n. m. pi. Petits Amours. — Un Amou-
REAU.
AMOURETTE n. f. Amour passager ; caprice : Avoir des AMOURETTES en tête.
Des amitiés, des amourette.-!.
On ea voit tant que c'est pitié; Mais, de grâce. Amour, Amitié, Apprenez moi donc où vous êtes.
Chanson popul.
— Art culin. La moelle épinière du bœuf, du mouton, et surtout du veau, que l'on détache et dont on fait le plus souvent des garnitures : Les amourettes s'accommodent généralement comme les cerrelles. Les amourettes sont un mets agréable, sain et de digestion facile.
— Syn. Amourette, amour. "V. amoub.
AMOURETTE n. f. Nom vulgaire donne au muguet
[convallaria maialis) et à plusieurs espèces de graminées, telles que la briza maxima, la briza média.
Amoureuse, comédie en trois actes de M. Georges de Porto-Riche (Odéon, 25 avril 1891). Deux époux sont mariés depuis huit ans. La femme est toujours amoureuse, tandis que le mari se lasse de l'esclavage de passion que fait peser sur lui sa compagne. Et les discussions, les paroles aigres, emportées, achèvent de les diviser. Dans un coup de tête, la femme, sans aucune perversité, se donne à l'ami de son mari. Lorsque celui-ci l'apprend, il s'irrite d'abord, mais finit par pardonner à l'amoureuse, qu'il préférera toujours à la femme raisonnable d'abord rêvée. Toute l'action est renfermée dans ce sujet très mince, et dont l'immoralité semble évidente; mais le développement est extrêmement brillant et spirituel.
AMOUREUSEMENT adv. Avec amour, ou tout au moins avec tendresse.
— Par anal. ; La brise est douce, et les vieux chênes frissonnent amoureusement sous son haleine. (E. Sue.)
— B.-art. Avec délicatesse, avec grâce : Tableau peint amoureusement.
AMOUREUX {eu), EOSE adj. Qui aime d'amour. Les ^ens d'esprit et les heureux Ne sont jamais bien
11 Enclin, porté à l'amour : Etre d'un tempérament knov- REux, de complexion amoureuse. Il Qui a rapport à l'amour ; qui indique de l'amour ; Regard, langage amoureux.
— Par ext. Qui a un goût prononcé, une sorte de passion pour quelque chose : Amoureux de la peinture, de la musique, de la poésie. Amoureux de la liberté, de la gloire.
Il Etre amoureux de ses idées, de ses opinions, de ses ouvrages. En être fort entiché, il En style mystique. Celui qui est épris de Dieu : Bossuel appelle saint François de Paule un « ardent amoureux ».
— Agric. Terre amoureuse. Celle qui est bien ameublie par les labours et les engrais.
— Auat. Muscle amoureux. Muscle grand oblique de l'œil.
— Manuf. Drap amoureux. Celui qui est soyeux, doux au toucher.
— Peint. Pinceau amoureux. Celui dont la touche est délicate et moelleuse.
— Substantiv. Amant, amante; fiancé, fiancée : Avoir un AMOUREUX. Il Celui qui est passionné pour une chose : Les AMOUREUX des grandeurs humaines sont rnisèrahles.
— Amoureux transi, Homme qui fait sa cour d'une manière timide, froide, réservée.
— Guerre des amoureux. Hist. Se dit de la guerre civile de 1580, parce qu'elle fut l'effet des intrigues conduites par les femmes, à la cour de Henri de Navarre et à celle de Catherine de Médicis.
— Art dram. Nom donné, au théâtre, aux personnages chargés d'aimer, d'être aimés, et de traduire les joies, les douleurs inhérentes à cette double situation : Jouer les rôles t/'AMouREUSES. Jouer tes amoureux.
— Jeu. Nom de la sixième triomphe, au jeu des tarots.
— Prov. : Amoureux des onze mille vierges. Se dit d'un homme qui devient épris de toutes les femmes qu'il rencontre. Il On dit aussi dans le même sens ; Amoureux d'une chèvre coiffée, d'une chienne coiffée.
— Encvcl. Art dram. En général, les Mes d'amoureux sont considérés, au théâtre, comme des emplois secondaires ; ainsi Valère, Eraste, Cléante, s'effacent complètement devant Scapin, Argant et Harpagon; de même Bajazet et Britannicus sont bien pâles à côté des personnalités vigoureuses qui occupent le premier plan. Le théâtre antique laissait volontiers l'amour de côté. Il en est de même chez nous, du moins pour la comédie, oïl l'amour, avec ses petites joies, ses petits chagrins, les petits obstacles qu il rencontre, n'est le plus souvent qu'un accessoire confié à des sujets de second ordre. Toutefois, dans la tragédie et la haute comédie, l'amour, avec ses grands mouvements, ses tempêtes du cœur, ses dévouements sublimes, appartient presque toujours aux premiers rôles. Tels sont Othello, Oreste, Hermione, Camille, Phèdre, Alceste, Don Juan, Zaïre, etc. A ces derniers la passion, les emportements, la fureur ; aux autres la sentimentalité et ses fadeurs. L'emploi des amoureux exige beaucoup de qualités réunies : une figure agréable, un organe séduisant, un débit animé, un maintien noble, de la distinction, etc. Valère, de Tartufe; Clitandre, des Femmes savantes; le marquis, de Turcaret; Oscar, du Jeune Mari; Savemg, de Marion Delorme, sont de charmants rôles d'amoureux. L'emploi d' « amoureux » se subdivise en premier, deuxième, troisième amoureux, suivant l'importance des rôles. Les artistes qui tiennent le premier s'appellent aussi jeunes premiers, jeunes premières ; dans les troupes lyriques, ils prennent le nom, soit des principaux rôles de leur répertoire, soit des sujets qui s'y sont distingués, soit enfin de la nature de leur voix ; ainsi l'on dit : un Colin, un Elleviou. un ténor.
— SVN. Amoureux, amant, galant. "V. amant. Amoureux de Catherine (les), opéra-comique en » — 0»
an acte, paroles de Jules Barbier, d'après une jolie nouvelle de Erckmann-Chatrian, musique de Henri Maréchal (Opéra-Comique, 8 mai 1876). Catherine, jeune ot jolie aubergiste de la Carpe-d'Or, en Alsace, est un riclio parti que se disputent bien des prétendants, entre autrns le maire du village, le quinquagénaire Rebstock. Catherine leur préfère le jeune et timide maître d'école Heinrich Walter. Cette œuvre méritait le succès qu'elle a obtenu, autant par la simplicité honnête et touchante du poème que par la grâce aimable et le charme pénétrant de la musique. La partition contient nombre de morceaux bien venus; entre autres, un joli duo de femmes, dans lequel se trouve un andante gracieux : Ce que je voudrais. .Saloyné, c'est un jeune homme ati doux visage; un duu bouffe excellent, et surtout la charmante chanson ; Doux pays natal, d'un sentiment plein de poésie, qui se termine en chœur de la façon la plus heureuse après les mots : Patrie, je t'aime de tout mon cœur.
AMOUROCHE n. m. Dans quelques pays de France, nom vulgaire do la maroute ou camomille puante, maruta cotula.
AmourOUX (Charles), membre de la Commune da Paris, né à Chalabre (Aude) en 1843, mort à Paris en 1885. Ouvrier chapelier, il devint un des orateurs des réunions publiques, et fit, après la révolution du 4 septembre 1870, une vive opposition au gouvernement de la Défense. Elu membre de la Commune de Paris, le 26 mars 1871, il fut un des membres les plus violents de la majorité. Arrêté après le rétablissement de l'ordre, il fut condamné aux travaux forcés à perpétuité et déporté à la Nouvelle-Calédonie, où, lors de l'insurrection des Canaques, il prit vaillamment part à la répression. L'amnistie de 1880 lui permit de rentrer à Paris. Il collabora à divers journaux socialistes, devint memtjre du conseil municipal de Paris, et fut élu, en 1885, député de Saint-Etienne.
AMOUR-PROPRE n. m. Respect de soi-même ; sentiment que l'homme a de sa dignité, de sa propre valeur ; /-'amour-propre est un des plus puissants ressoy^ts du coeur humain. (Laténa.)
— Se dit le plus ordinairem. dans un sens défavorable, pour désigner le trop grand attachement d'un homme à ce qui lui est personnel, l'opinion trop avantageuse qu'il a de lui-même : Amour-propre ridicule, insupportable. Etre pétri ^'amour-propre.
— S'empl. au pi., en bonne ou en mauv. part ; L'homme qui porte son talent avec lui afflige sans cesse les amourspropres. (Rivarol.)
— Syn. Amour-propre, morgue, orgueil, superbe. L'orgueil est une enflure par laquelle l'homme s'étend et se grossit en quelque sorte en lui-même, et rehausse son idée par celle de force, de grandeur et d'excellence. La superbe est le nom de l'orgueil dans le langage de la dévotion, ou c'est un terme dont on se sert par dérision. L'amour-propre est un orgueil sensible, irritable, susceptible, qui fait qu'on s'offense aisément ; c'est aussi un orgueil aveugle qui nous jette dans des illusions sur ce qiii nous regarde. La morgue est l'orgueil de la contenance ; elle consiste à prendre un air 'froid, grave, austère, afin d'inspirer le respect ou la crainte.
— Syn. Amour de soi, égoïsme. h'amour de soi, résultat nécessaire de la sensibilité, essence même de l'individualité, est légitime quand il se renferme dans les limites tracées par la nécessité de la conservation et le besoin de développement auquel a droit tout être humain. L'égoisme est lamour de soi s'affranchissant de toute limite, de toute loi morale, et faisant du moi le centre du monde. Le mot amour-propre, pris dans un sens général et philosophique, se rapproche du mot égoïsme et s entend du principe personnel d action qui rapporte tout à soi.
— Anton. Abnégation, humilité, modestie.
AMOUX (pays d') [Amausensis paqus]. Il s'étendait
entre le Doubs et la Saône, sur les collines de Dôle et dans la vallée inférieure de la Loire. Il doit son nom aux Amnves, une peuplade burgonde qui s'y établit au temps des grandes invasions.
AMOVIBILITÉ n. f. Qualité, état de ce qui est amovible : ^'amovibilité des places, des fonctionnaires. Il i'AMOVlBl- LiTÉes( un des éléments de la responsabilité. (E. Regnault.)
— Par ext. : Le divorce n'est que ('amovibilité de la femme dans la société domestique. (Ventura.) il Fig. Changement, instabilité : Plus il y a d'AMOViBlLiTÉ dans les rapports des personnes entre elles, plus il y a d'instabilité, de désordre, de faiblesse dans la société. (Bonald.)
— EnCYCL. "V. INAMOVIBILITÉ.
— Anton. Inamovibilité.
AMOVIBLE (du lat. amorere ; formé de o, de, et mnvere, mouvoir, changerde place) adj. Quipeut être desIituA — ou du moins déplacé, éloigné — à volonté : Si les jiu/rs étaient amovibles, c'est-à-dire restaient dépendants da pouvoir qui les nomme, la justice n'offrirait aucune garantie d'impartialité, n Se dit des charges elles-mêmes : Emplois, fonctions amovibles. Sous le despotisme asiatique, tout est AMOVIBLE comme la volonté du maître. (Etienne.) Il Se .lit même des objets : Cheville amovible.
— Anton. Inamovible.
AMOVO-INAMOVIBLE adj. Se dit, en chirurgie, de
bandages destinés à être à la fois amovibles et inamovibles, de telle sorte qu'on puisse examiner l'état du membre fracturé sans déplacer les fragments. V. bandage.
AmoY, ville de Chine. V. AMO'i.
AMPAC ipak) n. m. Genre de plantes de la famille l's térébinthacées, originaires de lOcéanie. Syn. de zan-
THOXYXON.
— On donne aussi ce nom â une résine odoriférante qui découle de ces arbres.
AMPALIS lli.ss) n. f. Genre de plantes de la famille des ulmacées, tribu des morées, renfermant des arbres à bois mou, dont les fruits, en forme de chenille, sont charnus et, dit-on, d'un goût agréable. L'espèce connue habite Madagascar et est cultivée à l'Ile-de-France.
AMPANON ou EMPANON (du lat. penna, plume) n. m. Syn. do empenne.
AMPARLIER {li-é — rad. parler) n. m. Au moyen âge. Défenseur officieux devant le parlement de Paris. Ses fonctions étaient celles de l'avocat.
AMPASSER ou EMPASSER v.a. Ane. chirurg. Faire venir à suppuration.
AMPASTELER {pnss) V. a. Techn. V. hmpasteler.
AMPÉCHONÉ {ko — gr. ampôkhonê) n. m. Manteau à I ,iii-rs([in' les Icnimosgrocfiuosportaiout sur leur tuniquo.
AMPÉCHONÉ - AMPÈREMÈTRE
(On. m.Goaro d'insoctos l'claLéridéSt renfermant Niln-ou-
AMPEdE (ilu gr. amp,'d,iâ. jd culéuptùros i)cntanii'ii>, l:iin dos tan|iin!i oiiropcrn,, 1 Ir
SOS OSpÔMS sont nrillli.llirlll, IH iluIrOS,
avec les ôlytrcs rouyu,. \ . hLAii.ii.
AMPÉLIDÉ, ÉE (du gr. nmpélos, vigne) adj. Qui rosscmblo à la vigno.
— n. f. |il. Fanullo .le plantes cr66o
par Kiihtli ,i\:iiir |i ■ (vpo la vigne:
Les AMI'M lui I / - wiri MDIÏE.
IvM w I Ih.i, l„t (.iiiiilio dos ampé- /iri('c-v, iIl.^i^iu.) .tii.,.>i ^uus les noms do viniferes ot sal'ineu{ac<}i;n, ronformo dos arbrisseaux ou arbustes \olubilos, sarmonteux ot munis do vrilles opposées aux feuilles, ijui sont alternes, pétiolôos, sim- AmpcJc
plos ou digitoes, et munies de stipules. (grossi i fols). Les fleurs, disposées on paniculos opposées aux fouilles, ont un calice trôs court ; uno corolle à cinq pétales ; cinq étaminos, insérées sur un disque hypogyno, annulaire et à contours lobés ; un ovaire à doux loges biovulées, surmonté d'un style très court. Le fruit est une baio globuleuse ou ovoïde. Ces végétaux sont répandus dans les régions chaudes et tempérées; ils .sont cependant rares en Amérique et dans les iles de l'océan Pacilique. Ils forment un petit nombre do genres, dont le plus remarquable est la vigne, si précieuse pour son fruit et pour la boisson qu'il fournit. Les autres genres, tels que les vignes vierges, sont des arbrisseaux grimpants.
— Zool. Famille de passereaux. Syn. de cotingidés. 'V. ce mot.
AMPÉLINE (rad. ampétile) n. f. Substance semblable à la créosote, obtenue avec l'huile de schiste. C'est une huile un peu jaunâtre, solublo dans l'eau, l'alcool et l'éther.
AMPÉLION (rad. ampélis) n. m. Genre d'oi.seaux passereaux dontirostres, américains, famille dos cotingidcs, renfermant des cotingas à narines rp.Miiv.^rf.'s de plumes en soies serrées. Citons l'ampélion à ceinture {aynpciiou cinctus Tsch.) , vert varié de jaune.
AMPÉLIQUE (rad. nmpélite) adj. Se dit d'un aciJo que l'on obtient en traitant par l'acide nitrique l'huile de schiste rectifiée.
AMPÉLIS {tiss — gT. ampélis, vinette) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre cotinga. Y. ce mot.
AMPÉLITE (du gr. ampi'los, vigne, et lithos, pierre. A
— L'orthogr. rationn. serait AMPÉLiTHE) n. f. Schiste argileux, non cristallin et noirâtre. ISampélUe a été employée pour amender la vigne à cause des sulfates de fer et d'alumine qui l'imprègnent ot qui résultent de la décomposition de la pyrite.
AmpelIUS (Lucius), écrivain latin, qu'on suppose avoir vécu sous Théodosc le Grand, au iv» siècle de notre ère. On lui doit un ouvrage intitulé : Liber memorialis, composé de cinquante chapitres, sur l'astronomie, la géographie, l'histoire de Rome et de la Grèce, et ordinairement imprimé à la suite des éditions de Florus.
AmpELLA, planète télescopique, n» 198, découverte par Borrelly en 1879.
AMPÉLODESME (rff'ss) ou AMPELODESMOS [drss-moss
— du gr. ampélos, vigno, et desmos, lien) n. m. Genre do plantes de la famille des graminées, tribu des arundinées, renfermant des plantes très élevées, à glumes subulées, à glumellules lancéolées, ciliées et à ovaire velu au sommet, ayant le port des arundo et qui croissent dans les régions méditerranéennes de l'Europe et de l'Afrique.
AMPÉLOGRAPHE (du gr. ampélos, vigne, etgraphein, déirire) n. m. Celui qui décrit la vigne, qui écrit sur la vigne.
AMPÉLOGRAPHIE(rad.am;)(!Zoyra/j/ie) n. f. Description de la vif.:no.
AMPÉLOGRAPHIQUBadj. Qui appartient, qui a rapport à lampélugrapliie.
AMPÉLOLEUCE (du gr. ompiî/os, vigne, et leuké, blanche) n. f. Nom donne par les anciens auteurs, tantôt â la clématite dos haies, tantôt à la bryone.
AMPÉLOLOGIQUE adj. Qui appartient à l'ampélologie.
AMPÉLOPSIS (ps,>,t - du gr. ampélos, vigne, et opsis, ressemblance) n. m. Genre d'ampélidées, renfermant des espèces de la zone équatoriale, et dont une espèce est connue sous le nom vulgaire de vigne vierr/e. Ce genre est caractérisé par la présence d'un disque confluant avec 1 ovaire. ^
AMPËLOPHAGE (du gr. ampélos, vigne, et plmnein manger) n. m. et adj. Qui mange les vignes : Un ampé- LOPBAGE. Les insectes ampélophages.
AMPÉLOPTÉRIS {riss - du gr. ampélos, vigne, elptéris, lougero) n. f. Genre de fougères polypodiacées, des Indes, et très voisines des gonioptéris.
Ampélos, anc. ville do Crète. -Ane. nom d'un promontoire de 1 ile de Samos et d'un autre en Macédoiner
Ampélos, flls d'un satyre et d'une nvmphe. et favori de Bacchus. Apres sa mort, ce dieu le métamorphosa en vigne (gr. ampélos, vigne).
AMPÉLOTHÉRAPIE (du gr. ampélos, vigne, et tkérapciiem, guérir) n. f. Traitement par le raisin avant pour objet d obtenir un eflet laxatif. (Dans ce but, le'raisin est pris le matin à jeun, pendant quelques semaines. Ce traitement convient aux personnes constipées qui supportent mal les purgatifs.) n On dit aussi cure de haisin.
AmpELUSIA, anc. nom d'un promonloire d'Afrique
(Mauritanie Tingilane), â l'entrée du détroit do Gadôs. Il Aiij . le cap Spartet.
Ampère (André-Marie), philosophe ot savant célèbre, né â Lyon on 1775, mort à Marseille en 1830. Ses ]iremi6ros années s'écoulèrent â Poloymieux-lez-Mont- <l[Or, village voisin de Lyon. Doué dès son jeune âge d'une grande intelligence, il avait inventé, à dix-huit ans, une langue universelle destinée â rapprocher les hommes et ù consolider la paix. En 1793, le père du jeune philosophe, accusé de sympathie pour l'arislocratie lyonnaise, monta sur l'échâfaud. Ampère, pour détourner le cours de sa douleur, s'adonna, avec son ardour accoutumée, à la botanique, à la poésie, à la musique; puis il ilonna dos leçons particulières à Lyon. Il fut nommé en ISOI professeur do physique à Bourg. C'est i Bourg qu'il écrivit ses Considérations sur la théorie mathématique du jeu, ingénieuse ot savante application du calcul dos pronabilités, qui valut à son autour une chaire au collège do Lyon, et, plus tard, une place do répétiteur à l'Ecole polytechnique. Membre consultatif des arts et métiers en 1806, inspecteur général do l'Université en 1808, professeur d'analyse à l'Ecole polytechnique, membre de l'Institut en 1811, Ampère, souvent embarrassé do ses fonctions et do ses titres, ne .se trouvait ù l'aise que dans
dos plus importantes
son laboratoire, d'où allait sort découvertes do la science moderne. Kn 1819, Oersted, physicien danois, avait observé que, si l'on dispose parallèlement à une aiguille aimantée, mobile sur un pivot, un fil métallique traversé dans sa longueur par un courant d'électricité, l'aiguille quitte le méridien magnétique otsemet en croix avec le fil.
Toutefois, ce phénomène offre des aspects divers, suivant quo l'aiguille est ou n est pas asiatique, suivant le sons du courant, suivant les positions relatives de l'aiguille et du fil. Ampère trouva une formule ingénieuse qui renferme toutes les circonstances. C'est la loi d'Ampère. (V. électho-magnétisme.) Non content de ces résultats, il continue ses travaux, multiplie les expériences, et découvre (1820) que les courants électriques agissent les uns sur les autres. Ce fut 1 origine de l'électro-dynamique. V. ce mot.
Si les courants électriques agissent sur les aimants, il doit y avoir réciprocité; aussi Ampère eut-il l'occasion de remarquer mie la terre, qui a, comme on sait, toutes les propriétés d'un aimant, possède une action d'influence dans toutes les expériences d'électre-dynamique. Des faits observés Ampère conclut qu'il existe un système de courants parallèles à l'équateur magnétique, et marchant de l'E. à ro., et que ce sont ces courants qui agissent sur l'aiguille aimantée et sur les courants de nos appareds. Passant aux phénomènes restés jusqu'alors obscurs du magnétisme et de l'électro-magnétisme, Ampère les expliqua avec la plus grande facilité en faisant voir qu'ils ne sont que des efl'ets de courants qui circulent autour des particules des substances magnétiques, efl'ets qu'il réussit à reproduire à l'aide de ses fameux soléîioides. (V. cemot.)Il proposa le premier télégraphe électrique en faisant agir vingt-quatre courants sur vingt-quatre aiguilles aimantées représentant les lettres de l'alphabet. Ampère contribua aussi, avec Arago, à l'invention do l'électro-aimant. Tant de découvertes ne suffisaient pas à absorber et à satisfaire son activité. Il s'occupa aussi de questions philosophiques qui agitaient, non sans la meurtrir quelquefois, l'âme naïve, triste et aimante de notre savant. On le peint timide, désintéressé, gauche Ignorant des usages du monde, d'une distractTon in-! croyable. Sur la fin de sa vie, il entreprit, dans un travail gigantesque, une classification de toutes les connaissances humaines, sous le titre do Essai sur la philosophie des sciences, ou Exposition analytique d'une classification naturelle de toutes les connaissances humaines, ouvrage inachevé.
Les principaux ouvrages d'Ampère sont, outre les deux nue nous avons cités et un grand nombre de mémoires disséminés dans les journaux savants et dans les comptes rendus de l'Académie des sciences, les suivants : Traité de calcul différentiel et de calcul intégral, sans nom d'auteur ; Démonstration des lois de ta réfraction (1816 Mém do l'Institut) ; Mémoire sur l'action mutuelle de deux courants électriques... (1820, Annales do chimie) ; Mémoiresur la théorie mathématique des phénomènes électro-mannétiqurs (1827, Mém. de l'Acad. des sciences! ; Considérations philosophiques sur la détermination du système solide et du .ly.^lrme nerveux des animaux articulés (182.1, Annales des sciences naturelles), etc.
Ampère (Jean-Jacques-Antoine), littérateur et historien, fils du précédent, né â Lvon en 1800, mort à Pau en 1864. Héritier d un nom illustre dans les sciences il en soutint dignement l'éclat par des travaux d'un 'autre ordre. Dès 1830, un cours de littérature professé à l'Atliénee de Marseille fixa sur lui l'attention publique et décida sa carrière. Devenu en 1831 et 1832 le suppléant habile et goûté do Fauriel et de Villemain dans leurs cours â la Sorbonne, il obtint au Collège de France, en 1S33, la chaire d'histoire de la littérature française vacante par la mort d'Andrieux. Une partie des leçons'quil y fit a été résumée dans l'Histoire littéraire de la France avant te xii» siècle (1839), et dans l'Introduction à l'histoire de la littérature française au moyen âge (1841). En 184-' il remplaça de Gérando à l'Académie des inscriptions et belles-lettres et, en 1847, Guiraud â l'Académie française Ampère fut, en outre, un voyageur infatigable. Il visita les pays Scandinaves, l'Allemagne, l'Italie. la Sicile la Grèce, l'.isie Mineure, l'Egvpte, l'Amérique, et étudia la plupart des langues et des littératures de l'Europe; aussi trouve-t-on dans ses ouvrages l'imagination du poète, unie a 1 érudition du nhiloloçue et de l'archéologue. Le monument principal de sa vie littéraire est VHÏstoire romaine
■es \ I
J.-J-Aritoîne Ampère.
a Rome (1858), qui rend l'histoire présente et vivante, en mettant sous nos yeux les lieux oii elle s'est accomplie ot le» monuments où elle s'est consignée.
On lui doit, on outre : Lillérature, Voijaties et Poétie» (1833); Dallanchei,\i\%); la Grèce. Home et Dante (1848); tésa.r, scènes historiques, en vers (ls.-,9); /'romenadet en Amérique {lgi:i) ; la Science et tes Lettres en Orient (18(Î5); l'Empire romain à Home (1807), qui fait suite à son Histoire romaine à Rome ; Mélanges d'histoire littéraire et de littérature (1807) ; Philippe de Girard (1868) ; Voyage en Egypte et en Nubie (1808). Sous le titre de : André-Marie Ampère et Jean-Jacques Ampère, correspondance et souvenirs de ISÛ5 à ISOf, on publié un ouvrage fort c rieux, contenant des lettre écrites par J. -Jacques Am père et par son pèro(Paris, 1875). Los lettres adressées par J.-J. Ampère à M"" Récamior, pour laquelle il
éprouvait l'amour le plus vif et le plus enthousiaste, sont particulièrement intéressantes. Son ami et son colIègUo au Collège de France, Barthélémy Saiiit-Hilairc, a puBlié sur son père et sur lui la Philosophie des deux Ampère
Ampère (lois d). V. élkctrobynamiqi'e et électko-
MAGNKTISME.
Ampère (table d'), appareil imaginé par le physicicri ilont 11 porte le nom, et qui sert à étudier l'action des courants ilcctriques les uns sur les autres ou sur les aimants!
AMPÈRE (de Ampère, n. du savant) n. m. Unité pratiqua 1 luieiiMie des courants électriques.
, ~ liNÇïÇi-. L'ampère est l'intensité d'un courant qui débiterait 1 unité pratique de quantité (coulomb) à la seconde ; c est I intensité du courant que fournirait uno pile Daniell de résistance négligeable et dont les dewc bornes seraient reliées par un circuit formé de 100 m^ de fil télégraphique ordinaire.
On peut remarquer aussi que c'est l'intensité du courant qui, dans l'électrolyse d un fil de cuivre, déposerait 0"P,6615 de cuivre à la seconde. p «'.«u
Avant la décision du congrès tenu en I88I, à l'Exposition d électricité de Paris, on donnait le nom de «-eier à I unité d'intensité.
L'ampère est égal à 10-1 unités d'intensité du système CGS. V. DNITÉ.
ampère-heure (rad. Ampère, et heure) n. m. Quantité d électricité qui traverse un circuit pendant une heure lorsque 1 intensité du courant est 1 ampère. I ampèreheure = 3.600 coulombs. V. UNITÉ.
AMPÉRÉE ou AMPEREA (de Ampère, n. pr.) n. f. Genre de plantes euphorbiacées, comprenant plusieurs arbrisseaux de la Nouvelle-Hollande, à fleurs monoïques, pourvues de huit otamines et à ovaire à trois loges. Les feuilles sont aciriilaircs et non stipulées.
AMPÈREMÈTRE ou AMPÈRES-MÈTRE (rad. Ampère, et du -r. iN.'iruN, mesure) n. m. Sorte de galvanomètre spccialcmcut destiné à la mesure de l'intensité d'un courant qui parcourt un circuit.
— ENCïcr,. Physiq. Tout galvanomètre à fil très gros et très court peut constituer un ampèremètre. Mais on donne particulièrement ce nom à des appareils construits dans
Fig. 1.— Galvanomètre à arête de poisson, de Deprez.
un but purement industriel, et dont les principales qualités doivent être la simplicité et la facilité de lecture.
— Galvanomètre à arête de poisson, de Marcel Deprez. L'appareil se compose d'un aimant en fer à cheval très puissant A {fig. i). Entre les branches de cet aimant se trouve un cadre galvanométrique horizontal B. Sur ce cadre est enroulé soit un gros fil, soit une lame de cuivre formant un seul tour. A l'intérieur du cadre est un a,xe horizontal sur lequel sont fixées, dans un même plan, une série de petites tiges de fer doux qui, polarisées par les branches de l'aimant, constituent une série de petits aimants ayant leurs pèles à chaque extrémité. Un index F très léger et très long, fixé i un angle droit sur l'axe, permet de~lire les indications de l'instrument sur un cercle gradué G. On gradue l'appareil empiriquement, par comparaison avec la boussole des tangentes.
— Galvanomètre industriel de Desprez et Carpentier. Il se compose de deux aimants demi-circulaires .\ dont les extrémités N, S s'infléchissent vers le centre et dont les pôles de même nom sont en regard (fig. 2). Entre ces quatre pôles se trouvent deux bobines tormées de bandes do cuivre isolées, enroulées dans le même sens. Dans l'intervalle qui sépare ces deux bobines se trouve un axa vertical supportant deux aiguilles parallèles dont l'une, très petite, en fer doux, est placée dans l'axe des bobines, et dont l'autre, en aluminium, et relativement longue,
AMPEZZO - AMPHICŒLIEN
est fixée au-dessus de la première, à lextrémité supé rieure de l'axe vertical.
Cette aiguille daluniinium se meut sur un cadran gradué empiriquement en ampères ou en fractions d'ampère.
— Galvanomélre à mercure, de Lippmann. Il se compose essentiellement d'une chambre à mercure placée entre les pôles d'un aimant A , et dans laquelle plongent deux tubes contenant du mercure {fig- 3). Le système forme donc un tube en U contenant du mercure.
Si un courant traverse verticalement la partie horizontale, il se produit une action électromagnétique, et une dénivellation s'établit dans les deux branches verticales. Cette dénivellation est proportionnelle
à l'intensité du courant j . „,
et peut servir à la mesurer ; 1 instrument est gradue par
'^"-^Ampè'rmètre enregistreur. Celui de Richard se compose essentiellement d'une palette de fer doux, mobile de vaut un électroaimant [fig 4) Les mouvements de la palette s in Ecrivent sur un papier enro il autourd unc\iii dre ; celui-ci es animé d'un mou vement de rota tion uniforme
Tous ces ms truments ont 1 e soin d'être tti lonnés de tcm^ en temps.
Ampezzo
vallée al] stre
Fis 3.
- Galvanomètre h mercure, de Lippmaiin.
[istreur
chien, entourée de sommets su
perbes des Alpes Dolomites constituant un des principaux défilés menant en Carinthie. Sa localité principale est tartina d'Ampezzo, qui compte 620 hab. (3.030 dans toute la commune), et est le ch.-f: d'un districtpeuplé de 6.074 hab. — BiBLiOGK. : Noé, Ampezzo und seine Dolomite (.Kiagenfurt, 1880).
AMPriNG village de Bavière (district de Muhldorf), sur l'Isen, affluent de l'Inn : l.ooo hab. L'empereur Louis de Bavière y vainquit Frédéric d'Autriche en 1322 (bataille dite » de Muhldorf .). Le général Morcau y commença, en 1800, sa célèbre retraite, quelques jours avant la victoire de Hohenlinden.
AMPHANTHE (dugr. amphi. autour, et anthos, fleur) n.m. N.im .loiiii,- ;mx réceptacles dilatés qui contiennent ou envclopin 1,1 1rs tlcurs daus les figuiers, etc. (Peu employé.) AMPHARÈTE (du gr. ampliérés, ajusté des deux côtés) n m. Genre dannélides tubicoles, famille des ainpharetidés, renfermant de nombreuses espèces des côtes de l'Europe boréale.
AMPHABÉTIDÉS 'nirme étymol. qu'à l'article précéd.) n m pi I I lies tubicoles, caractérisés par leur
..nrns ,t -ions, dont l'antérieure, large, est
pourvu ■ i, -, ...il, s et de crochets, et la postérieure, étroite ne lu.rlc que des crochets. Genres principaux : awpharéte, ampinctéis, sabellide, etc.- Vn amph.4RETIDE. AMPHABISTÉRE (riss — du gr. amphi, dos doux côtés, et a;is/éras, gauche) adj. Qui est maladroit des deux ma.ns. AMPHÉMÉRINE (du gr. amphi. autour, et hêméra, jour) adi f Se dit d'une fièvre quotidienne rémittente. -- n. f. Cctio fièvre elle-même : i'AMPHEMERiSE. AMPHÉRÈPHE ou AMPHÉRÉPHIS (fiss -du gr. amphi. autour, et ,b-fpl,ein, couronner) n. m. Genre de la famille des composées. Syn. du genre centr.itueue.
AMPHI prépos. grecque qui signifie Autour de, et qui entre dans la composition d'un grand nombre de mots français empruntés du grec, tels que amphûne, amplubolo"ie ndin/iisciens, anip/iithéàtre, etc. Il ajoute au mot prmc'ipal une idée de duplication ou de circonvolution.
Amphiale, promontoire de l'anc. Attique, à l'O. do
Corydallus. C'est de ce point qu'on partait pour Salamine.
Àmphiara'IDES, descendants d'Amphiaraiis : Acnr-
nas et Amphutére étaient fils de rAMPHlÂKA'iuE Aicmeon et
de Callirhoé. (Val. Parisot.l
suivre à la guerre de Thèbes, parce que son art lui avait révélé qu'ily trouverait la mort. Maisson épouse, Eriphyle, séduite par l'offre d'un collier de diamants, découvrit a Polynice, l'un des sept chefs, la retraite où Amphiaraiis s'était caché. Forcé de partir, il combattit devant Thèbes, et fut englouti avec son char dans le sein de la terre. Il fut ven<»é par son fils Alcméon. II reçut les honneurs divins à Orope, en Béotie, où lui fut élevé un temple, célèbre par les oracles qu'on y rendait.
AMPHIARÉES n. f. pi. Jeux que les habitants d'Orope célébraient en l'hooneur d'Amphiaraiis.
AMPHIARTHRODIAL, ALE adj. Qui a rapport à l'amphianhrose.
AMPHIARTHROSE (du gr. amphi, de part et d'autre, et nrllirun. articulation) n. f. Articulation consistant dans l'union de deux surfaces articulaires planes ou presque planes, en partie contiguës, eu partie continues par un tissu fibreux. . .
— Enctcl. Ce genre d'articulations est intermédiaire à la diarthrose ett la synarthro.'ie.hes amphiarthroses, af-pelées aussi si/mn/ij/ses, ne sont susceptibles que de légers mouvements. Les articulations des vertèbres entre elles sont des amphiarthroses. . , ■
L'aniphiarthrose, d'après ses caractères physiologiques et anatomiques, est une articulation à mouvements très restreints, sans cavité, intra-articulaires et surtout sans membrane synoviale. Les articulations des corps vertébraux entre eux sont des amphiarthroses parfaites.
AMPHIASTER ( «/éi — du gr. amphi, doublement, et aster, étoile) n. m. Double centre autour duquel ravonnent les microsomes, dessinant ainsi deux sortes d'étoiles, dans la première phase de la cakiocinèse. V. ce mot.
AMPHIBIE (du gr. amphi, deux, et bios, vie) adj. Qui vit, qui croit sur la terre et dans l'eau : Animal, plante amphibie. Les loutres, les castors, sont des animnux ^amphibies.
— Fig. Se dit d'un homme qui exerce en même temps deux professions tout à fait opposées, qui adopte alternativement deux opinions contraires, qui ménage deux partis adverses, qui occupe une position intermédiaire: Jls sont amphibies ; ils rivent de Vecilise et de l epee. (La Bruy.)
— On l'applique de même aux choses qui n'ont pas de nature propre, qui présentent doux faces différentes: Cillait un code amphibie, o'' l'on avait mêlé la jurisprudiiicr française arec la toi romaine. (Montesq.)
— Subsiantiv., au prop. et au fig. : C'est un amphibie.
Encycl. Zool. Dans son acception la plus large, amphibie sert à désigner Its êtres organisés (animaux et végétaux) qui peuvent vivre, soit ireifféremment, soit alter- Sativement, dans les eaux d'une part, de l'autre daus 1 air ou sur la terre. C'est ainsi qu'on peut citer, parmi les amphibies, les phoques, les lamantins, certains palmipèdes, certaines tortues et quelques sauriens. Pourtant, ces animaux étant pourvus de poumons, sont organises pour la vie aérienne. Dans un sens plus rigoureux, 'emot «"i/i/'ibie sert à désigner des animaux qui vivent d ahord dans l'eau et respirent au moyen de 1 air 1" «"/^;;™'"X',,^' nui plus tard respirent l'air en nature. Tels sont Ic^s batraciens (grenouilles, salamandres, etc.), qu on appeUe aussi pour cette raison ampliibiens. . . . , , „■
On nomme aussi amphibies ou pinnipèdes les mammifères marins tels que les phoques, les otaries, les morses.
- Bot Les plantes amphibies sont celles qui croissent iiidift'éremment dans l'eau ou hors de leau, comme la renouée amphibie.
AMPHIBIENS llii-in — rad. amphibie) n. m. pi. Nom donné souvent aux batraciens qui, à l'état larvaire, vivent dans l'eau, et à l'état adulte ont des organes pulmonaires.
" BATRACIENS. — Un AMPHIBIEN
ph
AMPHIBIOGRAPHE n. m. Qui s'occupe d'anipliibiogra-
AMPHIBIOGBAPHIE fde amphiliie. et du gr. graplu ' — '"- — :phibie^
po:
AMPHIBIOGRAPHIQUE adj. Qui appartient, qui a rap-
apb
B relief étru&q
AmpHIARAÙS, devin grec hls d Gicles et dH\permnestre, gendre d'Adrastc, roi dArgos, qu il relusa do
AMPHIBIOTIQUES (rad. amphibie) n. m. pi. Groupe d insectes névroptères pseudo-orthoptères, dont les larves, vivant dans l'eau, possèdent généralement des branchies trachéennes. On les divise en trois familles : les pertidis, les éphiméridés et les libellulidés. — Un amphibiotique.
AMPHIBLASTHLA (bléss — du gr. amphi, tous les deux, et de blastula) n. f. Sorte de blastula à cavité de segmentation excentrique et aplatie, comme celle de l'œuf de grenouille, ,|Ui tient à la fois de l'archiblastula et de la discoblas-
tlda. V. BLASTDLA.
AMPHIBLESTRO'iDE ibiéss — du gr. amphitjlêstron, filet, et eidos, forme) adj. Epithète synonyme de rétifm-me, que l'on ajoute au mot membrane pour designer la rétine, parce qu'elle ressemble à l'épervier. hlet de pêcheur.
AMPHIBLESTROÏDITE {bléss -)n. f. Inflammation de la rétine ou membrane aniphiUestroïde. Syn. fetinite.
AMPHIBLESTROÎDOMALACIE [bléss — rad. ampliiblestroide,etmalacie,.\n ^t. mahikm. mollesse]) n. f. Ramollissement de la rétiuo ou membrane amphiblostroide.
AMPHIBOLE (du gr. amphibolos. ambigu) n. f. Silicate nui se présente sous de nombreux aspects.
— Encycl Vamphibole est essentiellement composée de silice, de chaux et de magnésie, mais elle renferme souvent aussi de l'oxyde de fer et de 1 oxyde de manganèse Elle cristallise en prismes obliques a base rhomboidale. On distingue dans ce genre trois espèces principales • trémolite, actinote et hornblende. Les amphiboles ippartienneut aux terrains anciens et aux terrains volcaniques. Elles entrent dans la composition d un très grand nombre de roches.
AMPHIBOUE (du gr. amphibolia. ambiguïté) n. f. Nom donne par Kaiit à une forme particulière d'équivoque, qui consiste à rapporter à la même faculté et à considérer de la même façon les objets propres de deux facultés différentes. Ainsi, confondre un fait d'expérience avec un concept de l'entendement, un jugement analytique avec un lii:ement synthétique, c'est faire une amphibolie. \ . amphibologie.
AMPHIBOLIFÈRE fde amphibole, et du lat. ferre, porter) adj. Qui contient de l'amphibole.
AMPHIBOIIQUE adj. Se dit de minéraux daus lesquels 1 amphibole entre comme partie constituante.
AMPHIBOLITE (de amphibole, et du gr. lithos, pierre. — Lorthogr. rationn. serait amphibolitue) n. f. Schiste composé en grande partie d'amphibole.
AMPHIBOLOCARPÉES (du gr. amphibolos, équivooue, et karpos. fruit) n. f. pi. Groupe de la grande famille des fougères. — Une amphibolocarpée.
AMPHIBOLOGIE (du gr. amphibolos, ambigu, douteux, et loqos, discours) n. f. Sens équivoque ; ambiguïté ; arrangement de mots qui présente deux sens opposés : Pour éviter ('amphibologie, il faut s'attacher surtout à la construction de ses phrases. (Dumarsais.)
— Encvcl. L'amphibologie peut résulter soit d'une construction vicieuse, soit de l'homonymie des mots, soit enfin du double sens que présentent quelques-uns d'entre eux. Exemple du premier cas : Je vous envoie un petit chien par ma servante gui a les oreilles coupées, au lieu de : « Je vous envoie par ma servante un petit chien, v etc.
Exemple du second cas : Le cardinal Dubois avait un frère qu'il avait placé dans ses bureaux, et qui ne brillait pas par l'intelligence. Il sonne, un laquais accourt : ■ Que veut monseigneur? — iJuôois. • Le domestique apporte en effet du bois. « Ce n'est pas cette bi'iche-là que je demande, lui dit le cardinal ; faites venir mon frère. «
Exemple du troisième cas : Un professeur de collège, entrant dans sa classe, un jour d'hiver, s'aperçoit que le poêle n'a pas été allumé. Il appelle un domestuiue, auquel il demande du bois et du charbon allumé. Le domestique revient aussitôt, apportant une grosse bûche ; » Ah : ah ! s'écrie le professeur, voici le principal. . Un rire gênerai l'avertit sur-Ie-chàmp qu'il venait de commettre une malencontreuse amphibologie, et, le principal informé de la chose, tança vertement le pauvre homme.
Mais ces amphibologies n'en sont pas, à proprement parler, puisqu'elles résultent de l'ignorance des règles de fa syntaxe, ou d'une erreur sur les mots. La vraie, la seule amphibologie que présente la langue française résulte des mots à double sens comme les suivants ■- Louer une maison (peut s'entendre indistinctement du propriétaire et du locataire).— La locution conjonctive rien moins que, suivie d'un substantif, peut être à volonté affirmative ou négative : " Cet homme n'est rien 7noins que votre bienfaiteur, u Est-il votre bienfaiteur, ou ne l'est-il pas? — Voilà une lettre mal écrite : il est impossible de distinguer si mal écrite se rapporte au style ou à la calligraphie. Qui n'eût craint le tonnerre en trahissant son hôte ? V. Bloo.
Le mot hôte signifie également bien celui qui reçoit et celui qui est reçu.
— Syn. Amphibologie, amtilguïté, double sens, équivoque. V. ambiguïté.
AMPHIBOLOGIQUE frad. amfihiboloiiie) adj. Ambigu, équivoque : Phrase AMl'HlBOLOGlyDE. Les oracles étaient presgue toujours amphibologiques.
'^ Syn. Amphibologique, ambigu, équivoque, louche. V. ambigu.
AMPHIBOLOGIQUEMENT adv. D'une manière amphibologique.
AMPHIBOLOIDE île amphibole, et du gr. eidos, forme) adj. ijiii il lapiiariii. .' de l'amphibole.
AMPHIBOLOSCHISTE [schiss — du gr. amphibolos, amliiim, et de sclusie j n. m. Agrégat schisteux forme ti" qiiar'tz, d'amphibole et quelquefois de feldspath.
AMPHIBOLUBE (du gr. amphibolos, ambigu, et m" . queue) n. jn. Nom donné à un genre diguaniens. ^.m' gbammatophore.
AMPHIBOS {boss — du gr. amphi, aux environs, et 'breuf) n m Genre de bovidés fossiles, dont les «■ i ont été trouvés par Falconer dans le tertiaire des coUiul = Siwalik lUindoustan). J
AMPHIBRANCHIE (du gr. amphi. autour, et iebranchies) I n. f. Espace autour des glandes des gencives. 1
AMPHIBRAQOE (du gr. amphi, des deux côtés, et bra- I chus bref/ n m. et adj. Dans la prosodie anc. Pied com- | posé d'une longue entre deux brèves. Syn. brachychoree. |"
AMPHICARPE (du gr. amphi, de part et d'autre, et karpos. fruit) adj. Qui a des fruits de deux sortes, s.iit iiuaut à la forme, soit quant à l'époque de leur malin ne. — n m pi. Genre de graminées-panicees, yoisiii ' u millet à épiUets biflores et monoïques, originaire de l'Amérique du Nord ; Ues amphicakpes. Un amphicabie. AMPHICARPÉE même étymol. qu'à l'article prcccl.) n f Genre de plantes de la fkmiUe des légumineuses, propre à l'Amérique septentrionale, à l'Himalaya et au Japon. | ■
AMPHICÉNIANTHÉES (du gr. amphi, anlouT ;ké,,os vide et anitios. fleur) n. f. pi. Groupe do plantes do la lamillè des composées. — Une amphicenianthee.
AMPHICÉPHALE (du gr. amphi, des deux côtés, ei A. ■phalé. tète n. m. Lit des anciens qui avait deuxche\tis, l'un à' la léic et l'autre aux pieds. ,
aiMPHirHORDE kor - du gr. amphi, autour, et khordê, \ '■ cotd"f n ™°iS^^ro d^ champignons, généralement réum , au genre isaire [isaria).
AmphiclÉE ou mieux AmpHICÉE, ville do l'anc. Grèce (Phocide). Elle possédait un temple ou Bacchus. J' x^ In lÂ^AnHo i^nvnvait. aux malades a(
^pTèsTalégê^ie, envoyait aux maia/el-des songes dan^ lesquels il leur indiquait les remèdes propres à leur guérison.
AMPHICŒLE (ce) adj. Anat. V. amphicœlien, enne.
AMPHICŒLIAS ce. àss - du gr. amphikoilos, creux «les deux côtés) n m Genre do reptiles dinosauriens fossiles, dans les terrains crétacés des montagnes Rocheuses caractérisés par leurs vertèbres concaves des deux cotes , ae très grande taille, les vertèbres dorsales ont jusqu à S m. de hauteur.
AMPHICŒLIEN, ENNE '.-». • "' - '^^ S';-.,''"''',''''..!"! .Ifiiv entés et A-oi/"ï ii.iiv :ii| Anat. Se dit il une y ei tebre dont'les deuv lar. , arii- ukiiies sont concaves, ou d'un an mal dont les v.Tt.bre. i-re.entent cè caractère^
D. m. pi. Paléont. Groupe do crocodi es fossiles comi.renant les formes à vertèbres «"P ">;°=''.^"""',"Js l'on trouve dans le terrain urassique et renterinant les Éenres mi/slriosaurus et teleosaiiriis : Les amphicœlii..ns. ï'n A.MPUicaxiEN.
AMPHIOOMA Mu gr. nmphi. autour, et kojm-, rliovoluro) n. 1'. (niin- il.' l'hiiiins liorbaciios, vivucos, .le la f.iiuilUi «les bik'noiiia'-''rN . inhii dos tticomôos , i|mi |a-n\ i.Mntpnf ^l." ï'fliiiial.na rt i|in ^..nt quchiuefois <-iili i\ .■. -, [ .■ , il.urs. à con>Iln" MiHniililMilironno, iiT(^guliL-n'. a ruu\ U,\,r-.. s-, m rosos, ot disposoos «n grappes lâclios tormiiiales.
AMPHICOME (m/^ino étymol. qu'à l'articlo procèdent) n. f. Gonro do col(''opt6rns"lani('llicornos, famille dos glaphyrid^Ss, ronlVrinant Mrs forums 5o taille mny.Minr, .„■,!, iiairr.nrui.
nuMalli'iuest't \clu.'s. .h. m 1rs m-
brousos ospiM-fs lialnH'iir la tirrr.-, la Turquie ot l'Asio iMinouro. Citons Vamphicoma vittata (M6diterran6o orientale) ; Vamphicoma syriaca (Syrie), etc.
AMPHICORDIUM ipm,' — du cr.
amphi, do part ot d'autre, otc/tome, corde) n. m. Instrument do musi-
Suo, usitii autrefois on Italie, 'était une sorte do grosso contrebasse on bois, montée de douze cordes, et à. laquelle on donnait parlois aussi le nom do lyre barberine.
Amphicrate, orateur athénien du n" siècle av. .I.-r. Exilé à, Séleucio, il refusa d'enseignor la rhétorique aux habitants, et se retira prés de Clcopfitro, fommo de Tigrane II, roi d'Arménie; bientôt il éprouva à la cour de ce monarque des désagréments tels, qu'il se laissa, dit-on, mourir do faim. Ctéopâtre le regretta ot lo fit enterrer magniliquemonf.
AMPHICRÉATINE (du gr. amphi, autour, et kréaSy ntos, chair) n. f. lîaM- laible ou leuoomaïno, (i^uo A. Gautier a retirée des muscles et de l'extrait musculaire, où elle existe en irôs eetito quantité. Ce sont dos prismes brillants, peu solubles dans l'eau et dans l'alcool. Sa formule est C*H'*Az'0'; ses caractères la rapprochent de la cn}atinc.
AMPHICTÉIS [iss — du gr. amphi, autour, et kteis, pei-
fno, brancliios) n. m. Genre d'annélides tubicoles, famille es anipharétidés, renfermant dos espèces des côtes de la Grande-Bretagne et du Spitzberg.
AMPHIGTÈNE (du gr. amphi, des deux côtés, et hteis^ kténos, peigne) n. m. Genre d'annélides tubicolos, type de la famille dos amphicténidés et dont les espèces habitent nos mers.
AMPHICTÉNIDÉS n. m. p!. Famille d'annélides tubicoles, habitant des tubes droits ou courbes, faits de lins grains do sable agglomérés. Genres principaux : pectinaire, amphictène, lagis, etc. — Un amphicténidê.
AMPHICTIS Ui-u — du gr. amphi, près de, et iktis, civette) n. m. Genre de viverridés fossiles, appartenant au terrain miocène.
AmphictyON [ksi), un des fils de Deucalion et de Pyrrha. Les Grecs lui attribuaient l'institution des amplii~ ctyonies.
AMPHICTYON {ksi — de Amphictyon, n. pr.) n. m. Représentant de l'une des villes confédérées do la Grèce, qui avaient droit do suffrage dans le conseil amphictyoniqne .
AMPHICTYONAT [ksi~o-na) n. m. Qualité d'amphictyon.
AMPHICTYONIDE [ksi) adj. So disait de chacune dos villes qui avanMit droit d'envoyer un représentant au conseil des amphictyons : Ville amphicttonidk.
AMPHICTYONIE [ksi) n. f. Droit qu'avaient certaines villes de la Grèce d'envoyer un député au conseil dos amphictyons.
— Assemblée ou Conseil des amphictyons.
— Encvcl. Dans l'ancienne Grèce, on donnait le nom de ampkictyonies à des associations d'Etats, à la fois politiques et religieuses, et dont l'institution était attribuée à Amphictyon, fils de Deucalion. Dans les temps primitifs, ces associations étaient nombreuses. Il y en avait à Corintho, dans l'ilo de Calaurie, à Délos, etc. La plus célèbre était celle qui avait lieu le pnntemps à Delphes, l'automne aux Thermopyles. Douze peuples y envoyaient leurs députés : les Thessaliens, les Béotiens, les Dorîens, les Ioniens, les Perrhèbes, les Magnètes, les Dolopes, les Locriens, les Œtéens, les Achéens-Phthiotes, les Maliens, les Phocidiens. Les attributions du conseil des amphictyons étaient surtout religieuses, et ses décisions déterminèrent plusieurs guerres sacrées. Il réglait aussi les différends entre les villes amphictyon iques, qui, dans les cas de guerre, se reconnaissaient mutuellement certaines
taranties, comme de s'accorder des trêves, de ne point étourner l'eau d'une ville assiégée, etc. Le conseil pouvait appeler à l'exécution de ses décrets tous les peuples qui faisaient partie de la confédération. En se développant, cette institution eût pu devenir lo germe de l'unité de la Grèce ; mais l'esprit d'individualisme de la race hellénique ne permit jamais à ce conseil de prendre le caractère d'une diète nationale, et d'être autre chose q^u'une sorte de tribunal de conciliation, étendant sa juridiction sur les attentats contre le droit des gens, punissant par une sorte d'excommunication ceux qui profanaient les temples ou violaient les territoires sacrés, et armant parfois contre les coupables tout le corps amphictyonique.
AMPHICTYONIQUE {ksi) adj. Qui appartient, qui a rapi'ort aux ampliictyons : Ligue AMi-iiurvoNii^UK.
AmphictyONIS. surnom de Cérès, tiré d'un templo élevé à l'endroit où s'assemblaient les amphictyons.
AMPHICYUS {liss — du gr. amphiculiein, rouler) n. m. Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des anisotomidés, renfermant de petites formes rondes, brunes ou rousses, vivant dans les forêts d'Europe. Citons Varnphicylis bicolor, Vainphicylis globifonnis.
AMPHICYON (du gr. amphi, près de, et kuân, chien) n. m. Genre de carnassiers fossiles de grande taille, trou-
AMIMII(:f)MA — AMIMIINOMÉ
nphictyons
V(5s .lajis lo lorrain mioocno, inlcrméiliairos ontro les
Igro»'
AMPHICYRTIEN, ENNE (/(-m, en' — du gr. amphiknrton,
imiiir M^'iiil-j ad|. Convexe dos doux côtés : Ccrtainen lor- Uas oui ilc.\ vcrU'b/'cs ceruicales ami'IIICYRTIBNNSs. (Terme pou employé.)
AMPHIDASYS {zi8s — du gr. amphidaaus, velu dos doux côtés) n. m. Genre d'insectes h^pidoptôres, sous-ordre des géométrines, famille des dendroméiridés, renfermant des phalènes bombycoïdos, à.
corps court, poilu, sans trompe, à femelles aiuèros dans cortaim-s i-s[.,-ces. Habitent riàiiMj,.-.
Citons Vamphiilusi/', /"-/u laria, phalène du hunleau, commun en été; Yamphidasys prodromasia, qui vit sur les peupliers et les cliénes.
AMPHIDE"(du gr. amphi, de part et d'autre) adj. Nom donné par Berzôlius aux sels qui, Ami.lu.l:.s> s <iu bouleau
d'après lui, sont dus à la (r.d. Uun tier»).
combinaison de composés produits par des corps quo ce chimiste appelait amphiyânes,
AMPHIDERME {du gr. amphi, autour, et dei'ma, peau) n. m. Syii. '\o cuTicuLK, épidorme des plantes.
AMPHIDESME [déss — du gr. amphi, doublement, et desmos, lieu) n. m. Genre do mollusques lamellibranclies, famille des mactridés, renfermant un grand nombre d'espèces, répandues dans presque toutes les mers. On en connaît aussi quelques-unes à l'état fossile.
AMPHIDESMION (dèss — du gr. amphi, autour do, ot desmos, lien) n. m. Genre de fougères alsophilées de l'Araériquo tropicale, à frondes simplement pinnées.
AMPHIDIARTHROSE (du gr. amphi, do chaque côté, et diarthrôsis, articulation) n. f. Articulation qui permet le mouvement en deux sens.
AMPHIDION (du gr. nmphidein, lier autour) n. m. Genre de mousses, voisin des zygodon, dont une espèce se trouve en Auvergne, en Normandie et en Bretagne. Syn. ampho-
RIDION.
AMPHIDONAX (du gr. amphi, autour, proche, et donax, roseau) n. m. Genre do plantes de la famille des graminées, tribu des arundinacées, originaire du Brésil.
AMPHIDONTE (du gr. amphi, autour de, et odoiis, odontos, dont) u. m. Genre de mollusques lamellibranches, famille des ostréidés, et voisin des gryphés.
AMPHIDOXE'^du gr. aHJ/î/n'rfoxoj, controversé) n. f. Genre '{<• iilaiircs d.^ la tamillo des composées-inuloïdées, origiiiair.-s do l'Ain, [iH- australe.
AMPHIDOXOTHÉRIUM [om' — du gr. amphidoxein, être dans lo doute, et thèrion, animal) n. m. Genre de mammifères insectivores fossiles de la taille d'une taupe, dont les débris ont été trouvés dans les phosphorites du Quercy.
AMPHIDROMIES (du gr. amphi, autour, et dromos, course) n. f. pi. Fêtes célénrées chez les anciens Grecs à la naissance d'un enfant qu'on promenait solennellement autour du foyer. La fête se terminait par des festins auxquels assistaient les parents qui apportaient des cadeaux.
AMPHIGAMES (du gr. amphi, autour de, et yamos, mariage) n. m. pi. Nom donné par quelques auteurs aux champignons, lichens, etc. (Inus.) Syn. cryptogames. — L'n
AMPHIGAME.
AMPHIGASTRE (du gr. amphi, autour de, et gaslêr, ventrej n. m. Se dit des appendices foliacés qu'en observe chez certaines hépatiques, tels que les marchantia.
AMPHIGASTRULA [du gr. amphi, autour, et de gastrnla) n. f. Sorte de gastrula qui dérive de l'amphiblastula.