‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 255 sur 828 · AMSTERDAM — AMUSER · texte numérisé non relu

AMSTERDAM — AMUSER

^'Amsterdam), ftisieVAmstel; 4.500 hab répartis sur un ferrTtoi% assl'/vaste. Usines, forges et londer>es.

Amsterdam, ville des Etats-Unis (New-York), sur la • -^^ MnS^^-k affluent de l'Hudson ; 20.300 hab. Imporunte^ manufacture's': grand centre d'exportafon de

• pilotis, est

Amsterdam, ile française (depuis 1893) de la mer des Ini^r à ml^outè cnv.ron entre la pomte méridionale de ■Afrinuo et celle de l'Australie, a 93 kilom. N. de 1 île Sain ^îdécouverte par Franc Albo en 1522; cUo est fréauentée périodiquement par des pêcheurs de ba emes.

i CuoGB : Vélain, les lies Sainl-Paul et Amsterdam (Ann de Géogr., 15 avril 1893).

Amsterdam (Si.e d'), dans l'océan glacial Arctique, sufla côte N. du Spitzberg, où les b?''?''"?: fameux éucheurs hollandais avaient, au xvif siècle, le fameux eta blisscment do Smcerenberg.

Amsterdam (Nouvelle-), île et fort de la Guyane anglaise, à lembouchure de la Berbice ; 1.600 hab.

Amsterdam, capitale du royaume de Hollande port

?LXlTli:.f.l»"d!7ui°aV^l'Cste\)-^"s^^^^^^ lAmstellodamois. oises.)

— Encycl. Amsterdam, en partie batie traversée par un grand nombre de canaux nui la divisent en lies multiples ; de là son surnom de Venise du Nord. On y trouve des fabriques d'huile, do tabac, de céruse, de papier ; des distilleries de genièvre. Il s y iait un grand commerce de diamants. Sa Bourse des fonds publics est une des plus importantes du monde. La ville est défendue par tout un système de forts, et ses écluses peuvent inonder tout le pays. Ce moyeTi de défense la sauva des armées de Louis XIV. Cependant, les Français, commandes par Picliogru, y entrèrent le 19 janvier 1195, la gelée ayant transformé les eaux des fleuves en une route solide.

Simple village de pêcheurs au xii" siècle, Amsterdam s'accrut rapidement au commencement du xvii' siècle, après avoir secoué le joug des Espagnols ; dès lors, elle devint, et elle resta jusque vers le mibeu du xviii' siècle, l'une des premières viUes commerciales du monde. En fermant 1 Escaut et en anéantissant le commerce d Anvers, la paix de 'Westphahe porta la splendeur d'Amsterdam à son comble. Napoléon I" en fit la capitale du royaume qu il créa en faveur de son frère Louis. Réunie en 1810 à l'Empire français, elle fut, jusquen 1814, le chel- Ueu du département du Zuyderzée. Son commerce, presque anéanti pendant quelques années, a repris son antique activité. , .

Outre le pont de l'Amstel, Amsterdam possède plusieurs édifices remarquables ■ la vieille église (««rfetz-r/.-)- la nouvelle église (iVieuicefcii) , 1 ancien h<.t lie Mlle Slndhms), aujourd'hui le palais royal, 1 un d. s plus beaux et des plus vastes moiiu ments des Pays-Bas; le nouM 1 h"t. 1 de ville, renfermant de %erit ill sii sors d'art ; le musée de 1 Et ii / ' muséum) qui contient une p !■■

collection d'estampes, et, pim i 1 tableaux, quelques-uns des priiu ipauv chefs-d'œuvre de l'école hollandaise Amsterdam est une ville savantr, dont les instituts et les écoles sont depuis longtemps célèbres. Patrie du philosophe Spinoza, du naturaliste ^rmes d'AmsicrJam. Swammerdam, du voyageur Titsengh , ,. ,j

et d'un grand nombre de peintres célèbres : \ an der \ eme, Backhuizen, Van der Neer, Philip et Salomon Konmck, Karel du Jardin, Van den Éeckhout, etc.

— BiBLiOGB. : Bresson, Amsterdam ancien et moderne {li. encycl., 1" juin 1895).

AMT n. m. Division du stift ou diocèse, en Danemark.

AMULETTE (du lat. amulelum ; de amoliri, écarter, ou encore de l'arabe hamala, porter. Le genre de ce mot, féminin au xvi" siècle, masculin au xvii', a été définitivement fixé par le Dictionnaire de l'Académie de 1877) n. f. Petit objet, tel que figure, médaille, etc., que l'on porte sur soi, et auquel on attribue la vertu d'écarter les maléfices, les maladies, les accidents, etc. : C'est naturellement chez les peuples fétichistes que les amulettes sont te plus nombreuses.

— Encycl. La croyance aux amulettes a existé de temps ■ ' ^ '^ .----.. .- furent les Orientaux,

eux-mêmes portaient des aniulettes, et ce futèn vain que Moise essaya de les leur faire abandonner. Elles consistaient en ficûres de dieux ou des astres, anneaux magiques, fragments de parchemin sur lesquels étaient trafél soit de! caractères sacrés, soit des versets de Livres saints. Les Grecs et les Romains durent la connaissance des amulettes probablement à leurs relations avec les Asiatiques. Pendant le moyen âge, toutes les nations chrétiennes portèrent des amulettes, maigre les défenses des conciles. Aujourd'hui, l'usage des amulettes est encore .Général, sous des noms divers, chez les peuples de 1 Asie appartenant à différentes religions, ainsi que chez les sauvaîres de l'Amérique, de l'Afrique et de I Oceanie. Il n a liai même entièrement disparu dans certaines parties de Europe ■ telle la branche de corail des Napolitams contre le mauvais œil. Cependant, l'Eglise catholique 1 a touiours interdit. Les médailles, croix, etc., qu elle approuve 'et bénit, se distinguent des amulettes, en ce qu elle ne leur attribue, en elles-mêmes, aucune vertu. Elle voit seulement dans ces objets mêmes, des symboles qui ont 1 avantage de rappeler l'idée de Dieu et des saints, et chez ceux rim les portent, des témoignages de piété, capables, comme tout acte pieux, d'attirer les grâces divines. Elle blâme la crédulité superstitieuse, qui leur donnerait une autre portee^^ Amulette, talisman. Le talisman ne se porte pas

n ne régna q,uo trois mois, et, atteint d'aliénation mentale, fut déposé au mois d'août et remplacé par Abd-ul- Hamid II.

AMURCA n. f. Techn. V. amurgce.

AMURE (du lat. ad murum, au mur, par allusion au trou pratique à la muraille du bâtiment et par lequel passe la

immémorial. Dans Tantiquité,

nécessairement attaché sur la perjionne comme \ amulette et il a une vertu plus étendue. Si 1 amulette peut éloigner les dancers, les maladies et même la mort de ses heureux possesseurs, le talisman permet non seulement de se défendre, mais encore d'attaquer les autres et, au besoin, produire des effets merveilleux.

AmUUUS, roi légendaire d'Albe, descendantd'Ascagne. Ce hls de Procas d'etrôna son frère Numitor et força sa niece, Rhéa Sylvia, à se consacrer au culte de yesta " fut tue par Rômulus et Rémus, fils de Mars et de Rhea ■^\hia ciui rcialilireiit Numitor sur le trône. AMUNITIONNEMENT (si) n. m. Action d'amunitionnec. AMUNITIONNER isi] V. a. Pourvoir des munitions né- Lcs'îaiies Aml'Nitiunnkr «ne citadelle.

AmuRAT 1" ou MOURAD, sultan des Turcs, né en 131'i mort en 13S9, succéda à son père Orkhan en 1360. Il ne lit pas seulement, comme ses prédécesseurs, des incursions en Europe, mais enleva aux Grecs la Thrace, t>allipoli et Andrinople, dont il fit le siège de son empire, et soumit la Macédoine et l'Albanie. Les princes bulgares, hongrois et serbes, se liguèrent contre lui, mais il les écrasa à Kassovo, en 1389. 11 fut assassine en visitant le champ de bataille par un soldat serbe près d expirer.

AmuRAT II, sultan des Turcs depuis 1421, mort en 1451, succéda à son père Mahomet I" de l'imposteur Mustafa, qui

, Il se débarrassa

Amurat II.

Amulettes «gTptiennes : 1. Boucle de ceinture. — 2. Se cré. — 3. L''oeil mystique. — 4. Amulette antique (emblème du Bilence). — 6. Bague grecque ornée d'un scarabée. — 6. Fragment d'un collier de scarabées, étrusque. — 7. Fragment d'un collier d'amulettes trouvé dans un tombeau èi Kertch, en Crimée.

particulièrement les Chaldécns, les Egyptiens et les Perses qui l'adoptèrent avec le plus d'ardeur. Les Juifs

disputait le trôn continua la conquête des pays européens et asiatiques de l'empire grec. Il dépouilla les Grecs et les Vénitiens d'uii grand nombre de places, entre autres de Thessalonique et de Belgrade , mais il ne put s'emparer de Constantinople. Ladislas, roi de Hongrie, et le voïvode de Transylvanie, Jean Hunyade, tentèrent inutilement d'arrêter ses conquêtes. Le premier fut tué à la bataille de Varna, en 1444, et le second tenta vainement, en 1448, à Kossovo, do venger la défaite do Varna.

Mais Iskander-bcy, « despote i> d'Albanie, réussit à mettre un ternie à ses succès. Amurat était un prince philosophe, qui fut surnommé le Juste par ses sujets.

Amurat m, sultan des Turcs depuis l'année 1574, mort en 1596, était le fils aîné de Sélim II. Il fit à son avènement étrangler ses cinq frères. Il enleva trois provinces à la Perse, et conquit l'importante place de Raab, en Hongrie.

Amurat IV, sultan des Turcs de 1623 à 1640, fit la guerre aux Polonais, puis aux Persans, à qui il enleva Bagdad (1638). Il sut reconstituer l'empire, dompta les rébellions des janissaires et des sipahis, fit régner la paix dans ses provinces, réduisit les Druses, et, victorieux de l'anarchie militaire comme de ses ennemis extérieurs, il promettait un règne aussi remarquable que celui de Soliman, lorsqu'il fut emporté par un excès de table, à 1 âge de 29 ans.

Amurat V ou MouRAD, sultan de Turquie, proclanié dans la nuit du 29 au 30 mai 1876 à la place d'Abd-ul-Aziz.

manœuvre pour les basses voiles carrées) n. f. Cordage servant à fixer le point d'une voile du côté du veut : Amdees de misaine. Les amurks de bonnettes.

— Avoir les amures à tribord, à bâbord. Se dit quand la voilure est disposée pour recevoir le vent par la droite ou par la gauche. Il C)n dit do même : Prendre les amures a tribord, à bâbord. Il Changer d'amures. Virer de bord.

AMURER V. a. Roidir l'amure d'une voile. Un navire est niinr. iiil.ord OU bâbord, selon qu'il est orienté pour rece- \.>ii I.- vent à droite ou à gauche.

AMURGUE n. f. Résidu de la fabrication de l'huilo .i.ilivr, (|iii entre dans la composition des savons communs, i: (In dit aussi amurca.

AMUSABLE adj. Qui peut être amusé : Quel supplice d'amuicr un ftomme (Louis XIV) gui n'est pks amusable ! (M'"' de Maintenon.)

amusant, ANTE(rad. amuser) adj. Qui est propre à divertir, à distraire ; Homme, discours amusaijt.

— Substantiv., Ce qu'il y a d'amusant : Ce dîner fut d'une gaieté, d'un spirituel, d'un amusant égal au prix du souper quelle lui avait donné. (Balz.) -

— Anton. Assommant, ennuyant, ennuyeux, lastiaieux, aUgant, insoutenable, insupportable, intolérable, somnière, soporatif.

AMUSEMENT n. m. Action d'amuser : /oiie(s pour /'amusement rfes en/an(5. Il Tout ce qui récrée, divertit : Les personnes avides rf'AMDSEMENTS sont précisément celles qui ont le plus de peine à s'en procurer. (Dubay.)

Perte de temps, retard : Pas tant d amusement : aile: vite oii je vous ai dk (Acad.) n Chose facile pour quelqu un : Les ■nroblémes ardus n'étaient qu'un amusement pour /'ascn enfant II Prétexte, leurre, tromperie : Etre las de tant d'AMUSEMENTS. (Ces deux derniers sens ont vieilli.)

.^ Etre l'amusement d'une société, Etre l'objet de ses.

"^^L^Tn' Amusement, divertissement, récréaUon, réjouissance La récréation dure peu et délasse 1 esprit de ses fatigues. Varnusement est un passe-temps léger, agréable qui combat l'ennui et procure le plaisir. Divertissement est Te terme générique qui renferme les amusements, les récréations et les réjo-Jissances publiques. La réjouissance se distingue par des danses, des cris de joie, des acclamations, etc. .

— Anton. Ennui, fatigue, peine, tourment, travaU.

Encycl. V. jed et plaisir.

Amusements champêtres (les), tableau de Watteau, I a scène est plutôt mondaine que rustique : des dames conuettement attifées et d'aimaVes '^h'^valiers prennent leurs ébats au milieu d'un frais paysage. La nianièie piquante dont le sujet est traité fait oublier ce qu il a do 1 m" et de conventionnel. Le coloris est harmonieux et cliatoNdnt

AMUSER (rad. muser) v. a. Distraire, divertir : Les ayen- „„ci et les méfaits du seigneur Karagueus o^t amdse un „j,i,b,, incalculable de générations de Turcs. {P. Loti, 1 „/ ,d, ) Il Flatter, caresser ; Tout ce qui plaît tci-bnspeut AMUM u le cœui. mais jamais le satisfaire. (Mass.) il Faire nuldicr adoucir : Chercher à amuser par des discouis la douleui de quelqu'un. U Leurrer, abuser : Amdsl-r ses aéancieis pn, de belles paroles, il Tromper en préoccupant Ami scr reimemi. Il Faire perdre lo temps : /( ne jaut nu une mouche pour amuser l'écolier paresseux.

- Se dit par antiphrase, pour signifier Ennuyer, étonner, etc Tu prétends qu'il pagera? 4ft/ (u m amuses!

Amuseï le tapis, Parler de choses insignifiantes, soit nour taire passer le temps, soit pour ne pas en venir au fait 11 En T. de jeu. Jouer avec une grande lenteur.

- Amuser la sève, Hortic. Laisser à l'arbre plus de bois et de bourgeons que de coutume. ,

S'amuser, v. pr. Trouver du plaisir, de l'agrément à une chose : On ne s'amuse pas longtemps de l esprit d autrui (Vauven.) Il Se livrer à quelque occupation frivole (dans ce sons, il est suivi d'un complément marqué par a nréposit. À) : S'amuser à des riens, a des bagatelles.

L Perdre son temps : Ne vous amusez pas, on vous attend (Acad.) u Se moquer : Les sots s'amusent des gens d'esnrit, aussi bien que ceux-ci peuvent s'amuser des sots. (Duclos.) Il S'aviser de : A'e vous amusez pas a le plaisanter: il n'entend pas la raillerie. (Acad.)

- Loc PROV. ; S'amuser à la moutarde, S arrêter ù des bacatelles, tiuand il faudrait s'occuper de choses urgentes.

SïN. Amuser, diverUr. Amuser, c'est occuner légèrement l'esprit, de manière qu'on ne sente pas le poids du "mps ou du travail. Divertir, c'est faire qu'on ne sente, en quelque sorte, lo temps que par une succession de nlaisirs On peut s'raïuseï- seul; pour se dicertii, u laui être plusieurs. Le temps passe quand on ^ «'"«ff ; »" «" jouit quand on se divertit. On va â la promenade pour siimiisfi', et au spectacle pour se dn-ertir.

SvN. Amuser, abuser, attraper, décevoir, duper, ni'ller, leurrer, surprendre, tromper. V. ahusfik.

A M 1 )N . Assommer, contrarier, ennuyer, fatiguer, [n[iationtor, importuner, taquiner, tourmenter, vexer. AMUSETTE n. f. Polito bagatelle qui amuse :

AMUSETTE - AMYLDISULFOCARBONIQUE,

13ÉRANUEK.

"uot : Les poupines sonl dus amusettes d'enfants.

- Hotito piùco d'artillerie so chargeant par la culasse,

rriiéo par lo maréclial do Saxo au xviii» sièclo.

AMUSOIRE 11. f. ou AMUSOIR n. m. Moyon damusor.

l'n, us,,..., '

Amussat (Joan-Zuléma), célôbro chirurgien français, <!''■ A Saiiii-Maixont en 1796, mort à Paris on 1856. Outre ini Mcinuire sur ta torsion des artères, il a écrit sur l'ana- Miiiio dos hernies, sur la lithotritin, los rotrécissoments '\'- l'urôtro, etc. il a enrichi la chirurgie d'instrunient.s Il "S insri^nioux. On lui doit la sonde droite, qui rendit posmMo l^-nipioido l'instrument do Civiale et Leroy d'Etiolos

1 '" i>iM\,r los pierres dans la vessie, et l'usage de la

.Muii 1 1 .iM.Hi dos tumeurs hémorroïdalos. — Son tils, Ao- I rv]i Ai ihunse, né à Paris en 1820, mort dans cette \ill'' on ISIS, i-liiiiirgion aussi, s'est particulièrement oc- ■ u|ii- ,1.1 I a|.|ilh;itiuu de la galvano-caustique au traitoiii'Mii .les aifc.-ii.jiis chirurgicales, et a perfectionné les nii'iliodcs de son père. On lui doit : Mémoire sur la caitté- I isitlinn circulaire de la àase des tumeurs hémorroidates, inniiliquées de procidence de la muqueuse rectale (1854); / itiité du cancer du col de l'utérus par la galvano-caustique l'nrmique{\iTl) ; Mémoires sur la galvano-caustique thermi- '/II'- (1876), etc.

Amy (Jean-Barnabé), sculpteur français, né à Taras-

I "M on 1839. Il travaillait à la terre dans une ferme, lorsi|u il révéla sa vocation artistique. Grâce à une modique I"iision, il étudia la sculpture à Marseille, puis à l'école ili's beaux-arts de Paris. Parmi les œuvres nombreuses 'i'' l'ot artiste, on distingue : le Châtiment (1868) ; la Béaiiindf (1869): Fiqaro [\i-,o) ; le Démords {\in) ; l'ira (1882) : /■'ifants au (amiour (1886): De Thou, à l'hôtel de ville do l'aiis; André, le tambour d'Arcole, érigé à Cadenet (1894), Maluns; des hns-ri'liefs : (a Tarasque {lSi3); Fontaine i/.i.;iour I issi II statue de Bancc/ (1897): le monument du iHit-h' .l„s, /,,,, M,,!/i„'u fi897), etc., et un grand nombre de l'ii^i'is lauuuriii ceux de Mistral, de ViUemessant, etc.

AmyclÉE, ville de l'anc. Grèce, voisine de Sparte,

.-luj. Slavo-Khori. Elle fut la résidence de Tyndare, la

l-airio des Dioscures, d'Hélène et de Clytemnestre. Près

'I \inycl6e s'élevaient le vieux sanctuaire d'Apollon Amy-

■11. et le tombeau d'Hyacinthe, autour duquel se cél'é-

: Mit les fêtes dites 'Hyacinthées. — Les Amycléons

aient sans cosse à une invasion prochaine des Spar-

i ' s. A la lin, lassés de fausses nouvelles, ils tirent une

II outre quiconque on répandrait. Or, un jour, ils se Mii'iu surpris par une attaque dont personne n'avait osé aiiiiii^r l'avis. De cette aventure naquit un proverbe on iisaL.-C' dans l'anc. Grèce : Le silence a perdu les A77iycléens.

AmyclÉEN adj. m. Surnom d'Apollon, qui avait à .\iii\Llée, audessus du tombeau d'Hyacinttie, une statue M'iossale on bronze, sur un trône décoré de reliefs.

AMYCTÈRE (du gr. amuklèr, sans nez, sans trompe) Il m '' '1' de coléoptères rhvnchophores, famille des

I N[. tiliniiiics, renfermant quelques espèces- propres à lAnviralic. "^

AMYCTIQUE (du gr. amuktikos, égratignant, déchirant!

II ' I aJj. .So dit des topiques corrosifs : Un AMYCTimi;.

f'n<;<unt AMVCTIQIIK.

Amycus, fils de Neptune et de Bithynis, inventa le I isio, et provoquait au combat tous les étrangers. Il fut i.ii- par Pollu.x. ^

AMYDÈTES

amudis, ensemble) n. m. pi. Genre

'1 iii^i'i I'- ' "I i'ir.'s malacodermos, famille des téléplio- ■i'' ^ i'iii 1'^ ' .jim-s, remarquables par leurs antennes |i I tiiiLxa. Iialjiiuutlu Brésil. Citons ïamydetes plumicornis.

I n AMYDliTE.

AMYÉLENCÉPHAUE (du gr. a priv. ; muélos, moelle, 1 ' 'iképhalon, encéphale) n. f. Anomalie caractérisée par I ili^cnce de tout le système nerveux central, encéphale n liiuelle épinière.

AMYÉLIE (du gr. a priv., et muélos, moelle) n. f. Absi ii.f de la nioolln épinière.

AMYÉLONÉVRIE (du gr. a priv. ; muélos, moelle, et ' '"'■ iii'rl n- 1". Paralysie delà moelle épinière.

AMYÉLOTROPHIE (du gr. a priv. : muélos, moelle, et ' ; '(, nourriture) n. f. Atrophie de la moelle épinière.

AMYGDALAIRE (du gr. amugdalé, amande) adj. Se dit il' la structure des rochers, qui présentent dans leur in- III ii-ur dos géodes en forme d'amande.

AMYGDALE et quelquefois AMIGDALE i\icu\l ' lu ,r itiani/dalé. amando] n. f. Glande en forme d amande, située de chaque côté de la gorge : Avoir les amygdalks en/lanunées. (Le nom scientiflque est tonsilles.)

— Encycl. Les amygdales sont deux glandes de la forme d'une amando, sitaées de chaque côté de l'isthme du gosier, dans la fossette limitée en avant par le pilier antérieur du voile du palais et par le pilier postérieur du mémo voilo en arrière. Les Latins les appelaient tonsiUx ; les Grecs aniiates .

parce qu'elles sont opposées l'une à l'autre. Leurs dimensions normales sont variables avec les individus : en movenne, elles ont verticalement 0"i,022; 0'»,oi i transversalement et 0»,013 dans le sens antéro-postérieur. Pour les apercevoir, il suffit d'ouvrir largement la bouche et de déprimer la lansrue avec un abaisse-langue ou le maiiche d'une cuill la bouche dans le pharynx, la muqueuse les amygdales, mais en y formant des dépressions plus ou moins profondes. Les amygdales sont des amas de follicules clos (v. FOLLicOLESj.ùnis par du tissu réticulé, le tout ayant un© enveloppe commune. Les dépressions que

buccale géant dans Ic'a cavités C, B. — K, foUicloa plong(^8

dans le ncux U.

lani

nous avons signalées sont déterminées par le groupement des follicules clos; elles sont connues sous le nom de cryptes de l'amygdale. On suppose que les amygdales sécrètent un liquide visqueux favorisant la déglutition. Leurs folliculos clos serviraient à la liroduction do globules blancs. L'inllammation do l'amygdalo s'appelle amygdalite. (V. ce mot.) Los corps étrangers de l'amygdale sont des arêtes de poisson, des fragments d'os, des concrétions calculeusos. Les kystes, cancers et autres tumeurs sont excessivement rares.

— Amygdales encéphaliques. V.

NOYAU AMYGDALIN.

AMYGDALE, ÉE ou AMYGDALINÉ,

EE (du gr. nmugttalé, aniaiido) adj.

Qm ressemble -1 un amandier.

— n. f. pi. Tribu do la famille dos Coupe d'une amyprosacées, ayant pour type l'amandier: l'"'"^- ~ A, «piiliô-

Les AMYGDALÉES. Une AMYODALÉE. buTcale %i "proYon'

AMYGDAUFÈRE (du gr. amiir/rfaW, amande, et du lat. fe?re, porter) adj.

Se dit d'une plante qui porto des amandes.

AMYGDALIN, INE(du gr. amugdalé, amande) adj. So dit des préparations dans lesquelles il entre des amandes ou de leurs produits : Savon amyodalin.

AMYGDALINE n. f. Principe qui existe dans les amandes amères, les noyaux de pèches, de cerises, etc., et qui, sous l'influence de l'émulsine, des acides ou même par l'électrolyse de sa solution aqueuse, se dédouble en glucose, acide cyanhydrique et essence d'amandes amères.

— Encycl. L'amygdaline C"H"AzO" cristallise en feuillets blancs; elle est soluble dans l'eau, l'alcool absolu bouillant, insoluble dans l'éther. Il paraîtrait que l'amygdaline se dédouble encore par l'action du suc intestinal surtout chez les herbivores, en sorte que cette substance, môme pure, serait un véritable poison. On considère l'amygdaline comme étant à la fois un nitrile et un anhydride glucosique.

AMYGDALINÉ, ÉE adj. Syn. de A.MYGDALÉ, ÉE.

AMYGDALIQUE adj. Se dit d'un acide qui dérive de l'amygdaline.

— Encycl. L'acide amygdalique C"H"0" s'obtient en laisant bouillir l'amygdaline en solution aqueuse avec de I eau de baryte et en décomposant par l'acide sulfurique l'amygdalate de baryum formé. Evaporée au bain-marie jusqu'à consistance sirupeuse, la solution d'acide amygdalique donne des cristaux incolores, déliquescents insolubles dans l'alcool et l'éther. Il forme des sels gommeux et incristallisables. Cet acide a pour nitrile l'amygdaline, et en diffère par la substitution de O'H à Az.

AMYGDALITE n. f. Inflammation des amygdales, appelée aussi angine tonsillaire, esquinancie : Z'amygdalite aff'ecle tous les à'/es, mais plus particulièrement les jeunes gens.

— Encycl. L'amygdalite est ordinairement produite par les refroidissements subits, par les variations brusques de température. L'inflammation envahit lo plus souvent l'arrière-gorge, le voile du palais, la luette. Le malade éprouve de la difficulté pour avaler. Il a la sensation d'un corps étranger dans l'arrière-bouche. Si l'on examine l'arrière-bouche, on trouve les amygdales rouges, tuméfiées, augmentées de volume ; par place se rencontrent de petits points blanchâtres.

Les phénomènes généraux consistent en un malaise gênerai, des douleurs de tête, de la soif plus ou moins vive, de la courbature et une fièvre parfois assez forte. La guérison survient en une huitaine de jours. L'amygdalite peut aboutir à la suppuration: dans ce cas, "les phénomènes généraux redoublent : des douleurs lancinantes se font sentirdans l'organe, l'haleine est fétide, repoussante.

Au début, il faut recourir aux gargarismes émollients, décoction de pavot et de racines de guimauve, un purgatif assez énergique, et terminer par des gargarismes astringents : alun, acide borique ou chlorate de potasse. Le repos au lit s'impose parlois. Quand l'amygdalite se termine par la suppuration, U faut employerle bistouri pour l'évacuation du pus.

Cette afl'ection peut arriver à la chronicité. L'amygdale a subi une grande augmentation de volume ; elle est parsemée de petites dépressions, remplies d'une sécrétion blanchâtre : parfois demi-liquide, parfois solide et dure. Le sujet éprouve de la gêne respiratoire, il a la bouche constamment ouverte. Ta voix est nasonnée. Le traitement essentiel consiste dans l'ablation des amygdales, ou dans leur cautérisation au thermocautère.

AMYGDALOGLOSSE (de amygdale, et du gr. glâssa, langue) adj. Bruca a désigné sous ce nom deux muscles symétriques de la langue, naissant à la base de cet organe, de chaque côté, et aboutissant, sur la face externe de l'amygdale du même côté, à l'aponévrose pharyngienne.

AMYGDALO'IDE (du gr. amugdalé, amande, et eidos, forme) adj. Se dit des roches basiques parsemées de cavités ou géodes, dans lesquelles se sont formés des minéraux appartenant le plus souvent à la série des zéolites.

AMYGDALOPHORE du gr. amugdalé, amande, et phoros, porteurj n. m. Section du genre amygdalus.

AMYGDALOTOME ide amygdale, et du gr. tome, action

Amygdalotorae.

de couper) n. m. Instrument qui sert il exciser les amygdales. Syn. TONSILLITOME.

AMYLACÉ, ÉE (du gr. amulon, amidon) adj. Chim. Qui est constitué par l'amidon, qui contient de 1 amidon : /,es grains amylacés sont formés de couches concentriques. (Xlalaguli.)

— Méd. Corps amylacés. Petites concrétions généralement microscopiques — d'un corps azoté, encore mal étudié, différent do l'amidon et de l'amyloïde puisqu'il n'est pas transformable en sucre et ne présente pas la réaction caractéristique du violet d'aniline — qui se trou-

vent, à l'état normal, dans la prostate, los poumons, li's contres nerveux, mais dont l'abondance indique un état pathologique.

AMYLACÉTIQDE adj. So dit d'un élhor que l'on obtient en souraoïlant il la distillation un mélange d'acétate de potassium, d'alcool amylique et d'acide sulfurique conceutré. L'éther nrmjlacétique est un liquide incolore, insoluble

AMYLAMINE ou AMYLIAQOE n. f. Amino dérivant de l'ammoniaque par substitution du radical amyle i l'hydrogène.

— Encycl. Vamylamine C'IP'AzH' se prépare en faisant agir la potasse sur le cyanate ou le cyanurale d'amyle ou encore sur 1 amylurée. C'est un liquide incolore et mobile dont la densité est 0,750, qui bout vers 95*. Il est extrêmement caustioue, fixe rapidement l'acide carbonique do l'air, donne un chlorhydrate et un bromhydrate bien cristallisés ; ce chlorhydrate donne avec le chlorure de platine un chloroplatinate en paillettes jaune d'or.

La. diamylamine (C'H")'AzH s'obtient k l'état de bromhydrate en faisant réagir, en vase clos, à lOO», nn mélange d'amylamine et de bromure d'amyle; on la met en liberté par distillation en présence do la pota.sse caustique, Cest un liquide très volatil, d'odeur k la fois aromatique et faiblement ammoniacale, de saveur acre, peu soluble dans l'eau. Elle bout vers 170», et s'enflamme très facilomenr. Elle est fortement alcaline, et donne des sels cristallisables.

La triamylamine (C'H")'Az s'obtient à partir de la diamylamine, comme celle-ci à partir de l'amvlamine; ses propriétés sont voisines de celles de la diamylamine: elle bout à 257».

En faisant réagir pendant plusieurs jours, à la température de l'èbullitiuii, l'iodure d'amyle sur la triamylamine, on obtient l'iudiirc de tétramylammonium fC'U")'ÂzI.

AMYLAMMONIAQUES n. f. pi. Alcaloïdes représentant de lammoniaque dont 1, 2, 3 ou 4 atomes d'hydrogène sont remplacés par le radical amyle. — Une ajitlammo-

NIAQDE.

AMYLANE n. f. Hydrate de carbone extrait do l'orge (SuUivanJet qui répond à la formule CH^O'. La j amylane est soluble dans l'eau ; Va. amylane y est insoluble. Toutes deux sont lévogyres, insolubles dans l'alcool, et sont transformées en glucose par l'acide sulfurique étendu.

AMYLANILINE n. f. Substance qu'on obtient en distillant lo bromliydrate û'amylaniline, lequel est produit luimême par la réaction de l'éther amylbromhydrique et de l'aniline.

— Encycl. L'amylaniline est un liquide incolore, dont l'odeur, à la température ordinaire, rappelle celle des roses. C'est une base dont la formule est C'H'-AzHC*H" ; elle donne des sels cristallisés.

AMYLASE (rad. amyle) n. f. Substance azotée, neutre, soluble dans l'eau et insoluble dans l'alcool, qui est une diastase, qu'on rencontre dans le protoplasma de la cellule végétale.

— Encycl. Dans un milieu légèrement acide, Vami/tase attaque lentement les grains d'amidon et les dédouble en maltose et en amylodextrine insoluble ; mais elle hydrate et dédouble cette dernière substance en dextrines successives et en maltose. La salive renferme aussi une matière azotée possédant tous les caractères de l'amylase et qui agit sur les grains d'amidon comme les acides étendus, pour les hydrater, les dédoubler et les réduire progressivement à l'état de maltose.

AMYLAZOTEUX ou AMYLNITREUX (eu — de amyle, et azoteux, ou nilreujr) adj. Se dit d'un éther produit par l'action de l'acide azoteux sur l'alcool amylique. 'V. amyle.

AMYLAZOTIQUE ou AMYLNITRIQHE (de amyle, et azotique, ou nitrique) adj. Se dit d'un éther encore appelé nitrate d'amyle, produit par l'alcool amylique et l'acide azotique. V. amyle.

AMYLBENZINE n. f. Liquide aromatii|ue, différant de la benzine par la substitution du radical amyle à un atome d'hydrogène.

— Encycl. On connaît quatre hydrocarbures répondant à la formule de l'amylbenzine, C'H'iC'H") ; l'hydrocarbure normal so prépare "en traitant par le sodium 'un mélange de bromure de benzyle et de butyle normal.

AMYLBENZOÏQUE adj. Se dit d'un éther qu'on obtient en distillant une partie d'alcool amylique et deux parties d'acide sulfurique avec du benzoateàe potassium. Il L'éther amylbenzoique s'appelle encore benzoate d'amyle.

AMYLBIBORIQDE (de amyle; bis. deux fois, et borique) adj. So dit d'un éther produit par l'action de l'acide borique fondu dans l'alcool amylique.

AMYLBROMHYDRIQUE adj. Se dit d'un éther, encore appelé bromure d'amyle. produit par la réaction de l'alcool amylique et de l'aciae bromhydrique.

AMYLCARBONIQUEadj. Se dit d'un éther, encore appelé carbonate d'amyle, que l'on obtient en traitant par le potassium l'éther amyloxalique ou oxalate d'amyle.

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