‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 263 sur 828 · V. ANESTHÉSIE · texte numérisé non relu

V. ANESTHÉSIE

ANALGÉSINE (du gr. an priv., et algos. douleur : contre la douleur) n. f. Ce mot, syn. de antipyrine (v. antipyrine), désigne le même produit : la 1 phényl, 2-3 diméthyl, 5 pyrazolone. L'aniipyrino, brevetée en Allemagne, no pouvait l'être en France en sa qualité de produit pharmaceutique ; la fabrication en était donc libre chez nous. Mais le nom antipyrine caractérisant une marque déposée par Knorr, la vente de \'. antipyrine » lui appartenait exclusivement. Les fabricants français, afin do pouvoir vendre leur phényldiméthylpyrazolone, l'ont appelée analgésine. Cette dénomination a"été acceptée par notre Académie de médecine.

ANALGÉSINÉS (rad. analge) n. m. pi. Tribu d'arachnides de l'ordre des acariens, famille des sarcoplidés, renfermant des genres vivant sur les oiseaux. — Un analgésiné.

— Encycl. Les téguments sont striés transversalement, la 3» paire de pattes est très grosso, surtout chez les mâles ; lo corps est lobé en arrière. Ces acariens ne pénètrent pas sous l'épiderme comme le sarcopte de la gale ; ils se tiennent entre les plumes des oiseaux et se nourrissent de la matière huileuse sécrétée par les glandes sébacées. Ils ne causent généralement pas de démangeai-

B, femelle.

mate;

sons, ot les oiseaux ne semblent pa.s gênés do leur présence; do là lo nom da analgésinés {no causant pas do douleur) qu'on leur a donné. Leur formo varie suivant les genres; les uns sont allongés, les autres orbiculaires. Genres principaux : dermoylyphus, pleroglyphus, analge; etc.

ANALGÉSIQUE ou ANALGIQUB adj. Qui se rapporte &

l'analgésie.

Analipsis territoire contesté entre les Grecs et les Turcs, du côté S. du mont Olympe. Lo 10 avril 1897 eut lieu à Nczcro, sur co territoire, lo premier engagement de la guerre turco-grecquc de 1897.

ANALLAGMATIQUE (du gr. an priv., et allagma, changement) n. f. ot adj. Se dit d'une figure géométrique identique à son inverse ou transformée par rayons vecteurs réciproques : Une ANALLAOUATigcE. tonique akallaqma-

TIQCE.

— Encycl. Si l'on joint un point d'une fignro (coorbe, surface, points isolés) à un point fixe (origine), le .segment de droit© compris entre l'origine et le point considéré est dit rayon vecteur do ce point. Si sur chacune de ces droites on fait correspondre au point considéré un second point, par la condition que le produit des deux rayons vecteurs correspondants est constant, le lieu de ce second point est dit figure inverse de la première ou encore transformée par rayons vecteurs réciproques. Ainsi, p étant lo rayon vecteur d'un point de la figure proposée, p' celui du point correspondant de la transformée, K une constante, on a

K est lo module de l'inversion. L'origine prend le nom do rentre d'inversion. (V. isvEBSION.) Une figure qui jouit do la propriété d'étro identique à sa transformée par rayons vecteurs réciproques est dite anallagmalique. L'étude do ces figures a été d'abord faite par Moutara, et complétée depuis sur quelques points.

Courbes du second degré ou coniques. Si le centre d'inversion n'est pas sur la courbe, l'équation de cette courbe en prenant pour origine de coordonnées le centre d'inversion, peut se mettre sous la forme (1) f'(Acos'oi-f2Bsinucosu-(-Csin'..)

+ p(Dcoso.-|-Esinu) 4-F=0, p étant le rayon vecteur d'un point quelconque, u l'angle qu'il fait avec l'axe de coordonnées. A, B,... F des coeîscienis constants. Soit p' le rayon vecteur de la transformée, on a

et puisque la courbe transformée doit être identique à la proposée, f' satisfait à l'équation [1); cet f' sont les deux racines de cette équation ; leur produit K' vérifie l'égalité.

A cos' u + SB cos u sin fti -f C sin*

(2) AK* cos' w -I- 2BK' cos w sin w + CK» sin» w = F ; d'autre part :

(3) cos'u -H sin* «1=1

et les équations (2) et (3) ayant en u une infinité de solutions communes doivent être identiques; par suite : F

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