‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 274 sur 828 · V. AUTOMATE · texte numérisé non relu

V. AUTOMATE

ANDROLÂTRE (du gr. anêr, andros, homme, et latreia, adoration) n. Celui, celle qui rend à un homme les honneurs divins.

ANDROLÂTRIE (rad. andolâlre) n. f. Culte divin rendu à un homme.

ANDROLEPSIE (du gr. androlêpsia, qui vient de anèr. andros, homme, et lépsis, action de prendre) n. f. Droit de représailles accordé par la loi d'Athènes aux parents d'un citoyen assassiné à l'étranger, dans le cas oii l'Etat sur le territoire duquel le meurtre avait été commis refusait de punir le meurtrier ou de l'extrader. En vertu de Y androlepsie, les parents du mort pouvaient arrêter trois citoyens de cet Etat, qui étaient traduits devant les tribunaux d'Athènes et rendus responsables.

ANDROMACHIE {ki — du gr. Andromakhê, Andromaque, n. pr.) n. f. Genre de composées-vernoniées, renfermant dos plantes herbacées ou des arbrisseaux originaires d'Amérique.

AndROMACHOS, citoyen et magistrat de Tauromenion, en Sicile, au milieu du iv siècle av. J.-C, et même le fondateur de cette ville, selon Diodore. Andromachos semble seulement avoir réuni les anciens habitants do Naxos, ville détruite à la fin du V siècle par Denys l'Ancien, et les avoir établis à Touromenion, ville fondée récemment près de l'emplacement de Naxos. Il aida Timoléon dans son expédition contre Denys le Jeune. C'est le père de l'historien Timée.

ANDROMANE n. f. et adj. Se dit d'une femme qui est affectée, atteinte d'andromanie.

ANDROMANŒ (du gr. anêr, andros, homme, et mania, fureur) n. f. Syn. de nymphomanie.

AndROMAQUE, planète télescopiquo découverte par ■Watson.

Andromaque, surnommé l'Ancien, médecin Cretois, qui vivait à Rome au temps de Néron. On lui attribue l'invention de la thériaque.

Andromaque, épouse d'Hector. Après la mort du héros, de son fils Astvanax et de toute sa famille, elle tomba en partage à Pyrrhus, fils d'Achille, qui en eut trois fils, puis la répudia et la donna en mariage à Hélénus, frère d'Hector. — Andromaque est une des plus nobles figures de Ylliade. Sa profonde affection conjugale et maternelle, ses malheurs, sa résignation, lui donnent une physionomie qui fait penser, en quelque manière, à une héroïne chrétienne.

Andromaque, tragédie d'Euripide. Andromaque, captive de Pyrrhus, fils d'Achille, a été contrainte de céder à la passion brutale de son maître et lui a donné un fils, Molossus. Hermione, femme légitime de Pyrrhus, est animée d'une violente jalousie contre l'esclave troyenne. Aidée de son père Ménélas, elle veut faire périr Andromaque et son fils pendant l'absence de Pyrrhus. Andromaque et Molossus vont succomber, lorsque le vieux Pelée, aieul de Pyrrhus, les arrache à la mort. Hermione, craignant le ressentiment de son époux, s'enfuit avec Oresto, son parent, à qui sa main avait été promise autrefois, et tous deux font périr Pyrrhus dans une embuscade.

Cette tragédie est une peinture superbe des mœurs des temps barbares : le caractère violent d'Hermione y est merveilleusement tracé.

Andromaque, tragédie do Racine, en cinq actes et » — 01

en vers {théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, 10 nov. 1667). Il y a trois amours dans cette pièce : celui de Pyrrhus pour Andromaque, celui d'Hermione pour Pyrrhus, et celui dOreste pour Hermione. Il fallait que tous trois fussent tragiques, que tous trois eussent un caractère ditîérent, et que tous trois concourussent à délier le nœud principal du sujet, qui est le mariage de Pyrrhus avec Andromaque, d'où dépend la vie d'Astyanax, fils d'Hector. Le poète est venu à bout de tout. Le Cid de Corneille avait été la première époque de la gloire du théâtre ; V Andromaque de Racine en fut la seconde et n'eut pas moins d'éclat. Cette pièce est le premier chef-d'œuvre du grand tragique.

La tragédie de Andromaque opéra une révolution profonde dans l'art théâtral et révéla une source de beautés nouvelles, qui étaient restées étrangères au grand génie de Corneille. Aussi fut-elle considérée en France comme un événement, très admirée parles uns, fort critiquée par les autres, comme toute œuvre de génie dont le temps n'a pas établi Téclatante supériorité.

VAndromaque de Racine renferme quantité de beaux vers qui sont souvent cités :

Oui, puisque je retrouve un ami si fidèle.

Ma fortune va prendre une face nouvelle.

Je ne l'ai point encore embrassé d'aujourd'hui.

Va, cours, mais crains encor d'y trouver Hermione.

Pour qui sont ces serpents qui sifllent sur vos têtes?

"L'Andromaque de Racine est peut-^tre la première tragédie qui obtint en France les honneurs dune parodie, sous le titre de Folle QuereUe, par Subligny.

ANDROME ou ANDRUM [rom' — du gr. mod. andromê, même sens) n. m. Forme d'éléphantiasis.

ANDROMÈDE (de Andromède, n. mythol.) n. f. Genre d'éricacèes-andromédées, caractérise "par la persistance de la corolle autour du fruit, et renfermant des arbustes à feuilles alternes et à fleurs diversement groupées, originaires du nord de l'Amérique et de l'Asie.

Andromède, constellation située sur le prolongement de la diagonale du carré de Pégase, au-dessous de Cassiopée, près du pôle Arctique. Elle est composée de cinquante-neuf étoiles, dont les trois principales, a, p, y, à peu près en ligne droite et équidistantes, sont appelées la tête, la ceinture et le pied d'Andromède ; a. fait aussi partie de la constellation de Pégase et s'appelle iimbilicus Pegasi ; p s'appelle encore Mirzach ou .Uizar ; y, Almach ou -4/Artmec. Dans les cartes célestes, on la représentait jadis par une femme enchaînée rappelant la fable d'Androniède.

Andromède, fille de Céphée, roi d'Ethiopie, et de Cassiopée. Celle-ci ayant eu la témérité de disputer le prix de la beauté aux Néréides, Neptune, pour venger les nymphes, suscita un monstre mann qui désola le pays. L oracle d'Ammon, consulté, répondit qu'il fallait exposer Andromède aux fureurs du monstre. La jeune princesse fut liée sur un rocher par les Néréides, et le monstre sortant de la mer était prêt à la dévorer, lorsque Persée, monté sur Pégase, tua ou pétrifia le monstre, brisa les chaînes d'Andromède et devint ensuite son époux.

Cet épisode a inspiré la sculpture et la peinture. Andromède personnifie la femme que la faiblesse de sa nature, de son organisation, expose à mille dangers, et qui doit s trouver dans l'homme, représentation de la force et du courage, son défenseur naturel.

Andromède, tragédie-opéra de Pierre Corneille fthéâtre du Petit-Bourbon). C'est une pièce à grand spectacle,, mêlée de divertissements, et dans laquelle le précurseur de Racine et de Molière devint celui de Quinault, en donnant la première idée d'un genre de spectacle d'où plus tard devait naître l'opéra. Elle eut un grand succès. On remarque dans cette pièce beaucoup de sentiments qui, sous la plume de Racine, ont pris, dans Iphigénie, un caractère touchant, car il s'agit aussi, dans Andromède, d'uno jeune fille que ses parents sacrifient pour obéir à l'oracle.

Andromède. La fable d'Andromède a naturellement inspiré de nombreux artistes. Dans l'antiquité, on peut mentionner le bas-relief du musée du Capitole et les peintures d Herculanum. iParmi les modernes, on doit citer surtout Rubens en peinture, et en sculpture Puget. Son Andiv^ mède, un des morceaux les plus dramatiques do la sculpture française, est au musée du Louvre.

ANDROMÉDÉESn.f.pl.

Tribu de la famille des éricacées, ayant pour type le genre andromède.

— Û7ie ANDROMFDÉE,

andromédotoxine .

{de andro7nède, et toxine) n. f. Glucoside mal défini se trouvant dans un grand nombre de plantes de la famille des éricacées. C'est un poison violent, en même temps qu'un violent émélique.

ANDRON, ANDREION OU ANDRUM [drom' — de anêr, andros, homme) n. m. Chez les Grecs, Appartement où les hommes seuls étaient admis : l'opposé de gynécée, il Galerie, passage qui menait au gynécée, et enfin toute espèce de passage, ii Chez les catholiques grecs, Côté réservé aux hommes dans la nef do l'église.

Andronig (saint), martyr à Jérusalem, au iv« siècle. Fêle le 9 octobre. — Martyr à Tarse, en Cilicie, au iv« siècle. Fête le il octobre.

Andronic I"', Comnène, miporour do Constaïuiiinplii (ns;i-iisr.). Il sVmpara ilo la rogonco ù ^av^nonlont .1 Alrxis II ; puis il l'assassina ot prit sa place. Son rdgno Hi lui i|i] iiMO suite tlo crimes, do débauclios ot do cruautés. Il iiii roiivorsô ot tué par Isaac l'Ange. Il fut lo dernier

Andronic ii, Paléologue, empereur do ConstantiiH.|.l.- (lasj, doposé Pli i:ijsi. il s'.-itiacha à rendre impossible toute union entre l'p:f,.|is,. t;r,.c(|iio ot l'Kgliso latine. Il ■"' sut point délondro I ..nipin. contre les Turcs. 1)6ti-oii,^ pur son potit-lils Amlronic 111, il linit ses jours dans un monastère en un.

Andronic m, Paléologue, dit aussi Andronic le Jeune (nss-isu). Dus 1325, U lut sacré omporour, mais ce ne fut (ju'en r,i28 que son grand-père, Andronic II, vaincu, dut lui abandonner lo tréne. Il fut impuissant à arri^tor la décadence do l'empiro et les progrés des Turcs on Asie Mineure.

Andronic iv, Paléologue, Hls aine do lempereur m""'^'! ''"''""'"K'"'/ ^""■'•^ Je s'être vu préférer son frère Manuel comnio iiéritier de l'empire, il conspira contre son père, et so lit mémo proclamer empereur en 1377. Jean rei'ouvra son autorité avec l'aide des Turcs (1378), et Andronic IV linit ses jours dans la retraite.

Comnène , prince de Tréhizondo Il liitio :ivp.- lo Miltan d'Iconium, dont I ■ — Andronic II, Comnène (1263-

ic m, Comnène (1330-1332).

— BiBLioiiB. : Kallmer,aver, Ceschic/ite des Kaisertlmms von Trapezunt (Munich, 1827).

Andronic, Paléologue, prince de Thessalonioue (1392-1123). Il vendit sa principauté aux Vénitiens, au moment où les Turcs allaieiil envahir la Macédoine. Il se fit alors moine .sons le nom de Acacius, et mourut do la lèpre à Constaiitimiple, on M29.

ANDRONICIEN [ni-hi) n. m. Celui qui avait adopté les opinions d un certain Andronic, appartenant à la secte des sévcnens. Les nndronicieils prétendaient que la moitié supérieure du corps dos femmes est l'œuvre do Dieu, et la moitié inférieure, celle du démon.

Andronicos, architecte grec, né à Cyrrha en Macédoine ; vivait au r' sio cle av.J.-C. Il a con struità Athènes larm, des Vents, petit m ■ nument octogonal qu subsiste encore au iourd'hui, et dont c lu

Andronic

(I222-1-.M,% . Il tul , il devint le inliul:, — Andror

que f

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nal.

n rel t tel 01 lonument, très grà

solaires tra sur ses faces et au tri ton mobile qui le cou ronnait, faisait olh< e a la fois d'horloge et de girouette.

Andronicus (Llvius), lo plus ancien poète dramatique latin florissait au m" siècle av. J.-C. Il était Grec d'origine et avait été esclave. Il eut la gloire d'initier les Romains à

Tour des Vents, ii Athènes

Itiqui __ .. j„„„,,. ,„

pièces, dont il reste quefques Vragments.

AndRONICUS, poète grec alexandrin du iv« siècle de notre ère. Il vécut à Alexandrie entre 320 et 3iJ0. Il reste de ses œuvres une épigrammo conservée dans l'Anlhologw. .'508 contemporains ont fait l'éloge de ses poésies. Andronicus Gallistus (Jean), grammairien et moraliste grec moderne, né à Thessalonique vers 1120 mort on 1478 II se réfugia en Italie après la prise do constantinople, donna des leçons de grec et dé philosophie à Rome, à Florence, à Ferrare, et fut appelé à Paris ou 11 occupa la chaire de langue grecque fondée pour •iiermonyme, son prédécesseur.

Andronicus de Rhodes, philosophe péripatéticien • vivait à Rome du temps de Cicéron. Il fit connaître le premier aux Romains les ouvrages d'Aristote et de Théophraste. Ses propres ouvrages ont péri.

Andronicus d'Olynthe, un des généraux d'Alexandre Ln 314, il assista Démétrius, fils d'Antigone, contre rtoiemee, et il commanda la cavalerie de l'ailo droite dans 1 armée do Démétrius, à la bataille de Gaza. Après la défaite, il se retira à Tyr et combattit encore à la tête de la garnison. Ptolémée le fit prisonnier et l'attacha à son service.

Andronikov (Ivan Malchasovitch, prince), général russe, né à Tiflis en 1801. Il servit au Caucase, en Perse, ou u se signala par des actions d'éclat, particulièrement â la prise d Krivan et à l'assaut d'Akhalzikh (1828), et !°T'i- ,% .O'^^t'es (1840). Nommé gouverneur militaire do Tiflis (Géorgie) en 1850, il devint, en 1851, généra! de division. Mis à la této de 10.000 hommes au début do la guorre d Orient (1853), Andronikov débloqua Akhaizikh, battit les 'Turcs, puis reçut le commandement en chef des iorces de la Mingrélie, do l'Iméréthie, etc., et battit complètement Selim-pacha(15juin 1854). En 1855, il se démit du commandement de son armée, et vécut depuis lors dans la retraite. l'u.o iui»

andronitide n. f. Antiq. gr. Partie de la maison où se trouvait I andron.

ANDROPADE n. f. Syn. de poliodon. V. ce mot.

ANDROPÉTALAIRE (rad. nndrupétale) adj. Se dit des plantes devenues doubles par la métamorphose des étammes en j-etales.

ANDROPÉ'TALE (du gr. anêr, andros, mâle, et pétalon, pétale) n. m. Pétale provenant de la métamorphose d'une etamine. ^Terme peu usité actuellement.)

ANDROPHOBE (du gr. anêr, andros, homme, et phobos.

crainte) n. ot adj. Misanthrope, n Qui fuit ou déteste le soxo masculin : On androi-hohk. Une femme andhoiuioiik.

"■'me ét.vmol. qu'à l'articlo précéd.) des hommes.

ANDROPHOBIC

n. I'. Aversi.iii, bail

ANDROPHOBIQUE mémo étymol. qu'aux doux articles procod.j adj. q,n a rapport à l'androphobio.

ANDROPHOBE (du gr. mer, andros, mile, ot phoros, qui porte) n. m. Nom donné par do Mirbel aux faisceaux lormés par la soudure des filets .staminaux.

— liNcYci.. Quand tous los filets so soudent do manière ù lormer un seul androphore, los étamines sont w.onadclplies (mauve, rose trémièro, etc.). Si los filots sont unis eu deux androphoros, les étamines sont diadclpliea (fumcterre, haricot, etc.). Quand los étamines sont réunies en plusieurs androphoros, on los désigne sous lo nom do pubindclphes {mWXef estais).

ANDROPHYLAX (du gr. anêr, andros, mâle, ot pimlax, Kardieii; n. ni. .Syn. du genre coccULUs.

ANDROPOGON (du gr. anêr, andros, mâle, et pôqùn, barbe) n. m. Genre do graminées dont les épillots sont composés do deux fieurs ; l'inférieure neutre et à une soulo glumolle, la supérieure hermaphrodite ou unisexuéo.

— Encycl. Les graminées du genre androponon sont répandues dans toutes les régions chaudes et tempérées du globe. On en connaît près de 200 espèces, dont quelquesunes sont utilisées en médecine et pour les usages domestiques. Nous citerons Vandropoiion muricatus ou vétiver, iandropoi/un citralus, Vandropogon nardos de l'Inde, etc.

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