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a^cs ot les f'orfits du val AmJorra, à 30 kilom. do Foi 40 Iiâmoaux, «iivisrs ■
L'Andorn^ :i u ■
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cédèront, au xiii'' sK-clo, l.>s comtes do Fui.x, l'Andorro fui organiséo on 1278 par unr senionco arbitrale qu'on appoUo los ptiTêagef!. Lo pays fut dès lors placé sous 'la double suzcrainoté de rovôf|uo d'Ur^^ol ot du comte do Foix; le comté do Foix passa aux rois do Navarre, puis, à l'avônomoiit do Henri IV, à la couronno de Franco. Napoléon I", par un décret du 27 mars 1806, organisa les rolala France et de l'Andorre; lo gouvernomont fran- 1 dolégiié permanent qui a été sncrcssivement lo préfiM de l'Ariôgo, le sous-prétet de Pradcs (1882), in préfet des PyréntM^s-Orientales (1881). L'évoque d'UrgcI a également' un dt-léguô permanent. Los droits des deux coprinccs nont, pas été délinis depuis 1278, ce qui a donné lieu à dr multiples difrtcuUés. En réalité, l'Andorre ost " uno sciynouric soumise " à deux coseigneurs de nationalités dilférontes. ri qui a dû à cette circonstance d'avoir échappé à la centralisation qui s'est produite des deux côtés des Pyrénées. Mais la souveraineté, qui existe toujours on dehors et au-dessus des droits soignourîaux, paraît appartenir au chef de l'Etat de France. Quant à l'évoque d Urgel, c'est en cette qualité qu'il exerce ses droits, et en toute indépendance du gouvernement espagnol.
Chacune des six paroisses de l'Andorre a un conseil composé do deux consuls et de douze conseillers élus par les chefs de famille. Les douze conseillers en exercice et les douze conseillers sortants forment le conseil général, qui élit le syndic procureur général ot un deuxième syndic. C'est le" syndic procureur général qui exerce le pouvoir exécutif.
Chacun des doux coprinces nomme : 1" un viguier, ayant le commun. ioment éventuel de la milice et exerçant des fonctions judiciaires, en même temps qu'il sort d'intermédiaire entre le suzerain et le procureur général; 2" un
lions
EcKelle
j^.'p Mêle
•Ji'/nc/orre
; de la réiiublique il'Aodt
baylc. En matière civile, losbaylos jugent en premier ressort; l'appel vient devant un juge des appellations, Dommé aJiernativoment par chacun des coprinccs. Il y a un second appel possible devant celui des coprinces quo choisit la partie la plus diligente ; quand ce second appel esta.iresso au L'ouvernoment français, il est jugé par un tribunal superu'ur insiiiii.- en iS8t, composé de cinq membres et so reuhi — .iiii .1 I'. I i.ii,'nan, dont lo président du trilnui;U civil .-i , . i, , ,,ir
En matién^ • i ii.iH' ll> , l,i juridiction est celle des corls, sorte do coui ua;.-t.îCo ^umpusée des deux viguiers, du iuge des appollaiions, nomme à vie, et de deux rahmadors. Les corts se réunissent deux fois par an. Les prisonniers subissent leur peine en France.
Les usages et iraiifi' iiv ,|,^s valliVs, qui en constituent la législation, a\' !■ - : jnelques ordonnances
réconles, ont .i i ., ,i ,1, I M unni DiijCHt ot dans le Polilar, recueils .:.n-. . ara.i.r.- -hikioI.
Chaque année, les doU'-gaes do l .\ndorro payent solennellement un tribut do 960 francs au délégué permanent du gouvernement français. Ils payent la dimo à l'évèque. La Tangue de l'Andorre est lo catalan.
L'Andorre a été agité, à plusieurs reprises, par des troubles, chaque faction s'appuyant sur l'un des coprinces. Eu 1819, eu 1867, eu I88Ù-I88I, en 1885, le gouveruemout fran-
çais dut menacer d'une intervention énergique pour ré* tabhr l'ordre.
L'Andorro, du côté do la Franco conimo du côté do l'Espagne, a dos facilités douanières contre lesquelles les populations voisines ont plusieurs fois protesté, assurant quelles favorisaient la contrebande. Le gouvernement espagnol a suspendu, eu 18i>4, les franchises douanières de l'Andorre.
Le gouvernement français a installé uno ligne télégranhiquo qui traverse tout l'Andorro jusqu'à San Julia do Loria.
— BiDLioGR. : liladé, ICtudes oéoffraphù/ues sur la vallée d'Andorre (Paris, 1876) ; Moras, les Coutumes du paya d'Andorre (Toulouse, 1882); Brutails, les Oriijinesde l'Andorre (,« Kcvuo dos Universités du Midi n, 18y7).
ANDOUIXXE [U mil. — du lat. pop. inductilis ; formé do inducere, introduire, mot qui (Iguro dans un glossaire du moyen figo commo synonyme de saucisse) a. f. Sorte do chàrcuterio qui so compose d'intestins do porc ou de tripes, mis en morceaux, fortement épicés, ot enfermés dans un autre intestin : Andoulllk fumée. Anoouillk truffée. Les ANnouiLLES de sanglier sont un mets de haute saveur. 11 Mets analogue, fait avec la chair de tout autre animal : ANnouii-LE de bœuf, de gibier. Andouillk de volaille. 11 Àndouille de carême, Andouillo faite avec do la chair do poisson. Il La robe de l'andouille, Lo bovau (j^ui l'enveloppe.
— Ce mot ost entré dans plusieurs locutions populaires et mênie triviales ; C'est une àndouille! Se dit d'un homme n . I aractère, niais, imbécile. 11 Faire son àndouille, 1 /-'st'Ce qu'il allait faire son àndouille encore long-
Il ;Vu/ ne peut fa
lu. Zola, l'Assommoir.) 11 Vêtu, ficelé comme U7ie ilit d'un homme qui se couvre beaucoup, qui :•■ -. \. n iiM'uts. Il Hompre des àndouille s sur I M '^.* impossible. (On dit aussi : Itom-
i'-iiou.\ Il Cela s'en est allé en broitet -■•■ lu I un trrand projet qui n'a abouti à rion. idouille de tels boyaux, Un honnête homme no cherche pas à augmenter sa fortune par des moyens réprouvés par la morale. 11 Grand dépendcur d'andouilles. Homme grand et mince, par allusion à l'habitude qu'on a dans los campagnes de suspendre les andouilles au plafond. (^En argot, cette expression désigne un paresseux, ami de la bonne chère.)
— Littér. Les Andouilles, Personnages grotesques que Rabelais place dans une ile imaginaire où aborde Pantagruel. C'est là quo l'on voit Hiflandouille, TaiÛeboudin, Godiveau, Cervelas, Mardi-Gras, etc.
— Papot. Pâtons adhérents à la fouille de papier.
— Techn. Fouilles de tabac roulées en espèce de corde, dont on forme les carottes.
ANDOUILLE {Il mil. — même étymol. qu'à l'article précéd.) n. f. En^in d'artifice en usage aux xv" et xvi" siècles et composé d une substance incendiaire de la nature du feu grégeois, contenue dans une enveloppe de forte toile liée avec des cordes. Ces pelotes incendiaires étaient ainsi nommées à cause do leur forme allongée et cylindrique.
Andouille, comm. de la Mayenne, arr. et à 12 kilom. de Laval, près do l'Ernéo ; 2.526 nab.
ANDOUILLER (dou-y-é) n. m. Bi poussent au bois du cerf, du daim et du chevreuil, et qui permettent d'établir l'âge de ces fauves : Il jugeait un vieux cerf a la /irrche, à la meule, aux ANUouiLLKRS et à l'embrunisseure. (Ronsard.)
— Maître andouiller, Celui qui se trouve placé le premier sur ta tiere principale du t)ois d'un cerf, et qui so dirige en avant. C'est une arme redoutable, et ses coups sont souvent mortels.
hcs adventices qui
[, anduuiller b, andouiller de fer ou siirandouiller; c, andouiller moyen ou chevillur.? ; (/, trochure; e, andouiller
ANDOUILLBTTE
//mil.) n.f. Petite an- ^^^ „„.,„.. douille : Les andouil- «tuj,,o«u.u,»,. LETTES de Troyes sont renommées. \\ Sorte de petite andouille fraîche, faite do tripes enfermées dans un boyau.
ANDOUILLIQUE(/i mil. )adj. Qui a rapport aux andouilles vieux mot créé par Uabolais) : Elle répondit que c'était .Uardt-Gras, prvmitr fondateur de la race andouilleque.
Andouque, comm. du Tarn, arr. et à 17 kilom. d'AJbi, ï.ur le Céron, al'fl. do l'Aveyron ; 1.507 hab.
AndoVORANTO, village do Madaj,'ascar, sur la côte orientale, près do lombouchure du fleuve côtier Ihoroca; ;j.ooo hab.
Andover, ville des Etats-Unis (Massachusetts), près du Morrimark ; 5.207 hab. Académie et séminaire renommés. Il Ville d'Angleterre (comté de Southamptou), sur la petite rivière de l'Anton; 5.850 hab. Du 10 au 16 octobre, foire célèbre. Aux environs, vestiges de campements romains et do mosaïques romaines.
ANDRACHNÉ Ikné) n. m. Genre de plantes, de la faniillo des euphorbiacéos, à fleurs régulières et monoïques. Lo
fruit est une capsule, contenant 6 graines albuminées et sans arille.
— Encvcl. Les andracknés sont des Herbes ou arbustes originaires des contrées chaudes et tempérées des cinq
farties du monde. Quelques esïîèces sont employées : une comme diurétique etaépuratifi^a/irfracAntî telephioides)
dans la région méditerranéenne ot orientale; uno autre, dans riodo (andrachné cadisfiaw)^ pour paa&cr les ulcères do mauvaise nature.
Andrada (Diego Payva d'), théologien portugais, né à Coimbro on I52ts. mort en 1575. Il est auteur do nombreux ouvrages théologiques. — Son neveu, Dikgo, né en 1576, mort en loijo, est connu parla Chauiéide, poèmo latin on douze livres, uu'il composa hur la baiaillo do Chaut, livrée dans los Indes orientales.
Anorada ^Io p. Antonio d'). jésuite, missionnaire portugais, né à Villa do Oloiros vers 1580, mort à Goaen 1034. Il pénétra deux fois jusqu'au Thibot. Andrada a laissé uno relation très curieuse do ses voyages fl626\ traduito en français, en 102», sous le titre do Voyage au thibet.
Andrada (Jacintho Freyre d'), écrivain portugais, né on 1507, mort on 1657. Il a écrit, outre dos poésies, udo \'ie de Jean de Castro, vice-roi dos Indes portugaises, ouvragodu plus haut intérêt, publié en 1051.
Andrada (Miguol Loitam »e), historien portugais, né à Villa do Pcdrogao on 1555. Il entra dans la marine, fut blessé à la journée d'Alcaçar ot fait prisonnier. Conduit à Fez, il s'échappa. Il prit parti pour le prétendant dom Antonio, fut incarcéré à Santaf-cm, mais s'évada une seconde fois. Il publia une curieuse histoire : Miscellanea do sitio de N. S. da luz do I\'droaao grantle e pareeimento da sua sauta imagcm, fundaçao de seu convento e da té de Lisboa, expugnaçao délia, perda del rey D, Sebastiano, otc. (Lisbonne, 1029).
Andrada e Sylva fJoseph-Bonifoce), l'un des fondateurs de l'indépendance brésilienne, né à Santos cd 1765, mort à Nirtheroy on 1838. Venu à Lisbonne, il se fit connaître par des mémoires, et fut, en 1790, pensionné par l'P^tat pour faire des voyages scientiriquos en V.\irope et dans le Levant. Do retour en Portugal (I800), il devint professeur de métallurgie, inspecteur général des mioes, et dirigea la canalisation de Moudego; il fut nommé en 1812 secrétaire perpétuel do l'Académie des sciences do Lisbonne. En 1819, il retourna au Brésil, et contribua puissamment à la proclamation do l'indépendance. Déporté en France en 1823, Andrada se rendit à Bordeaux, et no rentra dans sa patrie qu'en 1829. Lors de l'abdication do D. Pedro P''(i83l}, il fut chargé de l'éducation du princo impérial.
Andrade-GAMINHA fPcdro de), poète portugais, né vers 1510. mort en 1589. Il a laissé quelques épitres remarquables. Ses œuvres complètes ont été publiées à Lisbonne plus de deux siècles après sa mort.
Andragathe , un des lieutenants de l'eraperenr Maxime, né sur les bords du Pont-Euxin, mort en 388. Ce fut lui qui poignarda l'empereur Graiicn. Lorsque Maxime voulut envahir l'empire d Occident, Andragathe passa les Alpes pour combattre Théodose, et, plus tard, il fut envoyé à la poursdite de Valentinicn. Mais, ayant appris la défaite et la mort de Maxime, il se précipita dans la mer.
Andral (Gabriel), médecin, né à Paris en 1797, mort à Chàteauvieux on 1876. Il occupa successivement les chaires d'hygiène et de pathologie interne, fut nommé membre de l'Académie de médecine en 1824, succéda à Broussais dans la chaire de pathologie et de thérapeutique générales (1830), et devint membre de l'.^cadémie des sciences en 1843. Professeur et savant de premier ordre, le D' Andral s'est fondé trop exclusivement sur l'anatomio pathologique de l'homme mort. Les plus importants do ses ouvrages sont : Clinique médicale (1823-1856), plusieurs fois réédité; P7'écis élémentaire d'anatomie pathologique (1829).
ANDRALOG0MÈLE (du gr. atiér, andros, homme; alo~ gos, privé do raison, et melon, animal domestique) n. m. Slonstre qui offre le corps d'un homme et les membres d'un animal.
ANDRALOGOMÉLIE n. f. Monstruosité de l'andralogo-
méle.
ANDRALOGOMÉLIQUE adj. Qui appartient à l'andralo-
gomélie.
ANDRAN ATOMIE ou ANDROTOMIE (du gr. anêr, andros,
homme, et analomè, anatomic) n. f. Anatomie, dissection do l'iiomme.
de ANDROSACE.
- du gr.
ndros, homme, et aspis.
Plante de la famille des primulacéos. Syo.
Andrasst {Jules, comte), homme d'Etat hongrois, né à Zemplin en 1823, mort en 1890 à Volosca. Elu en 1847 député à la diète hongroise, il se signala par son éloquence et ses idées libérales. En 1848, il so prononça avec chaleur en faveur de l'indépendance de son pays, devint administrateur supérieur do Zemplin, prêta un énergique appui à Kossuth et fut envové en mission à Consiantinoplo (1849).
Après l'écrasement de l'insurrection, Andrassy, condamné à mort par contumace et pendu en effigie, se rendit à Paris, où il vécut, 1 ainsi qu'à Londres, ju qu'à l'amnistie de 1857.
Élu trois ans plus tard député de Zemplin à ta diète, il siécroa dans les rangs du parti Deak. qui revendiquait, par les voies légales, l'autonomie législative de la Hongrie. La défaite do l'Autriche à Sadowa(1866) força le gouvernement autrichien à entrer dans la voie des concessions libérales; un ministère spécial ayant été constitué en Hongrie
Andrassy.
ANDRATHROCACE — ANDREINI
(11 févr. 1S67), Andrassy y entra en qualité de président du conseil et de ministre pour la défense du pays. Lors de la déclaration de guerre de la Franco à la Prusse (15 juin. 1870), Andrassy se prononça énergiquement pour la neutralité. Les talents dont il avait fait preuve lui valurent d'être appelé à succéder, le 14 novembre 1871, au comte de Beust. Lorsque, en 1875, l'insurrection de THerzégovine et de la Bosnie prit un caractère de gravité réelle, le comte Andrassy adressa à la Porte une note exposant les réformes dont l'exécution immédiate s'imposait au gouvernement ottoman (décembre 1875], et il maintint la plus stricte neutralité lors(^ue la guerre éclata entre la Turquie d'une part ot la Serbie et le Monténéc^ro de l'autre (1876). Après la victoire des Russes sur les Turcs, il fit triompher l'idée d'un congrès européen chargé de régler les questions soulevées par la guerre entre la Russie et la Turquie. Ce congrès se réunit eu etfet à Berlin le 13 juin 1878, et permit à l'Autriche d' » occuper » la Bosnie et l'Herzégovine. Un an après, le comte Andrassy donnait sa démission de président du conseil. A partir de ce moment, il ne prit que rarement la parole à la diète hongroise. L'empereur lui avait conféré, en 1878, l'ordre de la Toison d'or.
ANDRATHROCAGE (du gr. an^r, andros, homme; orihron. articulation, et kakon, mal) n. f. Cario des articulations chez l'homme.
André, juif de Cyrène, qui vivait sous Trajan. 11 persuada à ses coreligionnaires qu'il les rendrait maîtres de Jérusalem et rét^jlirait dans tout son lustre le culte do leurs pères. Ses prédications inspirèrent un tel enthousiasme qu'il se vit bientôt à la tête d'une bande nombreuse et contraignit le préfet d'Egypte, Lupas, à s'enfermer dans Alexandrie. Ce dernier, pour se venger dos défaites qu'il avait subies, tit massacrer tous les Juifs qui se trouvaient dans cette ville. André répliqua par de sanglantes représailles en Libye. Cette révolte fut définitivement comprimée en 115.
André (saint), l'un des douze apôtres, frère de saint Pierre. On croit qu'il prêcha l'évangile à Fatras, en Acliaie, et qu'il y fut crucifié sur une croix ayant la forme d'un X ; d'où le nom de croix de Saint-André àonné à cette forme. Saint André est le patron de l'Ecosse. Fête le 30 novembre.
Le martyre do saint André a été souvent représenté par la peinture; nous citerons une fresque du Dominiquin, au couvent de Saint-Grégoire (Rome); un tableau du Galabrôse,au Louvre; un autre doMurillo, au musée de Madrid.
André (sœurs de Saint-), congrégation religieuse. V. Croix [Filles de la).
André (ordre militaire de Saint-). V. Saint-André.
André I", roi do Hongrie de 1046 à 1061, successeur de Pierre l'Allemand, chassé du trône par les magjnats révoltés. Il fit des efforts pour introduire le christianisme dans ses Etats, ot fut détrôné par son frère Bêla. — André n, roi de Hongrie de 1205 à 1235. H partit pour la terre sainte en 1217, et promulgua, en 1222, la Bulle d'or, sorte de charte q^ui confirmait les privilèges des magnats et du clergé, mais qui donnait en même temps plus d'influence à la noblesse de second ordre. — André m, roi de Hongrie de 1290 à 1301. H fit avec succès la guerre à l'Autriche; mais, malgré ses efforts, Charles Martel, fils de Charles II, roi de Naples, s'empara d'une partie do ia Hongrie, et s'y maintint jusqu'à leur mort commune, arrivée en 1301.11 fut le dernier roi do la race de saint Etienne.
André (le Petit-Père). v. Boullanger.
André (Jean), dit le Frère André, peintre français, né à Paris en 16G2, mort dans la même ville on 1753. Entré dans l'ordre des Frères Prêcheurs à l'âge de dixsept ans, ses supérieurs l'envoyèrent à Rome, où il développa ses aptitudes pour la peinture (1687). Il revint en France au début de 1690, et fut le peintre attitré des églises de son ordre. Lors de la suppression des couvents, les toiles du Frère André furent recueillies au nombre do
Fins de quatre-vingts. Malgré sa fécondité surprenante, artiste n'a pas cessé de se surveiller. On peut le rapprocher do Jouvenet par ses œuvres les plus étudiées. Il existe de ses peintures à Bordeaux. Son portrait, par luimême, est au musée du Louvre.
André (Yves-Marie, dit le Père), jésuite, né à Châtcaulin en 1675, mort à Caen en 1764. Il occupa de 1726 à 1759 la chaire de professeur de mathématiques à Caen. Il est surtout connu par son Essai sur le Seau, livre plein de méthode et de goiit, imprimé en 1741. Ses œuvres complètes ont paru à Paris en 1766.
André (Charles, dit Maître), perruquier, né à Langres vers 1722. En 1760, il s'avisa de faire une tragédie en cinq actes et en vers, ayant pour titre : le Tremblevient de terre de Lisboyine. 11 envoya sa pièce à Voltaire, avec une épître dans laquelle il l'appelait îHOrt cher confrère. Le grand poète s'amusa beaucoup de cette boutfonno confraternité. Il répondit à son cher confrère une lettre de quatre pages ne renfermant que ces mots, cent fuis répétés : " Maître André, faites des perruques, u Cette réponse ost restée proverbiale. Ce fut selon les uns un nommé Dampierre, selon les autres J. -H. Marchand qui fut le principal auteur de cette singulière tragédie, dont s'amusèrent un moment les oisifs du temps. Elle fut jouée, on 1805, sur un petit théâtre des boulevards, et eut quatre-vingts représentations.
André (François-Etienne-Jean-Baptiste), maire de Lille, né à Amiens en 1735, mort en 1812. Sa fière attitude yis-à-vis des Autrichiens qui assiégeaient Lille en 1792 l'a rendu justement célèbre.
André (Jean), compositeur do musique allemand, né à Otfonbach en 1741, mort en 1799. Il fit beaucoup d'opéras, notamment Erwin et Elmire, dont Gcetho avait composé la poésie. Ses mélodies avaient de la grâce et du naturel.— Son fils. Jean-Antoine (1775-1845), fut également un compositeur de mérite. Il avait acheté do la veuve de Muzart les manuscrits laissés par le grand artiste.
André (Etienne), le tambour d'Arcole, né à Cadenet (Vaucluse) en 1777, mort à Paris en 1838. Engagé volontaire en 1792, il fut tambour et se distingua particulièrement à la bataille d'Arcole (1796). Pendant qu'un combat acharné s'engageait sur le pont, il traversa la rivière à la nage ot, arrivé sur l'autre rive, il battit la charge de telle façon, que l'ennemi se croyant pris entre deux feux recula et livrai accès du pont aux Français. Bona-
parte le porta à l'ordre du jour de l'armée, lui donna des baguettes d'honneur et l'inscrivit sur la première liste de nomination dans la Légion d'honneur. David d'Angers a représenté André sur le fronton du Panthéon, et un monument, dû au sculpteur Amy, lui a été érigé par souscription dans sa ville natale (1894).
André (Emile), agronome allemand, né en 1790 à Schnepfeuthal, mort à Kisborg (Hongrie) en 1869. Il fut conservateur des forêts du prince de Salra (1807), inspecteur général des domaines de la maison d'Auersperg et finit par se consacrer exclusivement à des études agronomiques. On lui doit : Essai d'organisation forestière selon les besoins de l'époque (1823); Méthode de culture forestière la plus simple (^1832), etc.
André (Jules), paysagiste français, né à Paris en 1807, mort à Auteuil en 1869. Elève do Watelet et do Jolivard, il débuta au Salon de 1831 par une Entrée de forêt. Successivement attaché à la manufacture de Sèvres et conservateur des dessins au musée du Louvre, Jules André n'a cessé de prendre part aux expositions jusqu'à sa mort. Ses ouvrages sont nombreux. On peut citer entre autres les Bords de la Bouzanne (1851). Le musée de Lille renferme l'une des meilleures toiles de l'artiste, Pont sur le Tlwrion (Creuse). Ce qui distinguo les paysages d'André, c'est une parfaite entente de la perspective aérienne et un rare talent à rendre la fluidité de l'atmosphère.
André (Edouard), horticulteur français, né à Bourges (Cher) en 1840. Il devint jardinier principal de la ville do Paris, secrétaire de la Société centrale d'horticulture. On lui doit quelques ouvrages estimés : Plantes de terre de bruyère (Paris, 1864); l'Horticulture en Hollande (1865); les Plantes à feuillage orneme?ital; description, histoire, culture, etc. (1865) ; Traité général de la composition des parcs et jardins (1879), etc.
André (Charles-Louis-François), savant français, né à Chaun^ ( Aisne ) en 1842. Agrégé des sciences physiques en 1864, il fut nommé astronome adjoint à l'Observatoire de Paris, et dirigea la mission envoyée en 1874 à Nouméa pour y observer le passade de Vénus. Reçu docteur en 1876, Charles André devint professeur d'astronomie physique à la faculté des sciences de Lyon, et fut chargé d'aller observer à Utah le passage de Mercure sur le Soleil (1878). Outre des mémoires, on doit à ce savant : Cours de physique (1871-73), en collaboration avec Brisse ; l' Astronomie pratique et les Observatoires en Europe et en Amérique, depuis le milieu du xvii" siècle jusqu a nos jours (1874-1882), avec Rayet et Angot; Etude sur la diffraction dans les instruments d'optique (1876) ; l'Observatoire universitaire de Lyon (1878); Etude sur les orages à grêle daiis le département du Rhône de i8i9 à /^75(1878); Observations du passage de Mercure sur le Soleil à Ogden (Utah), le 6 mai i878 (1881); Notes sur les oscillations barométriques produites par l'éruption du Krakatoa (1884), etc. André pul)lie les Annales de l'Observatoire de Lyon.
André Bogolioubsky, prince russe, mort en 1174. Il étaii lils de (ieurges Vladimirovitcb Dolgorouki. Elu en 1158 prince de Kostov, après quelques victoires contre les Bulgares, il prit Kiev d'assaut et jeta les fondements de la politique suivie désormais par les tsars. Il fut assassiné par des soldats soudoyés par ses parents.
André (Alexandrovitch), prince russe, mort en 1304, second fils d'Alexandre Newski et duc de Gorodclz. Sous le règne de son frère Démétrius. il soumit les Alains. Lo Grand Kan lui confia un corps de Tartares, qui se livrèrent au pillage et à l'incendie. Lorsqu'ils se furent retirés, Démétrius voulut reprendre ses Etats; mais son frère appela de nouveau les barbares, qui recommencèrent leurs dévastations. Démétrius s'enfuit de nouveau et mourut. André signala la fin de son règne par la prise de Landskron.
André ou Andréas, prélat suédois, mort en 1228. Chancelier du roi Canut VI, il fut envoyé par ce prince auprès du pape Célestin III, pour au'il 'forçat Philippe- Auguste à reprendre sa sœur Ingeburge, répudiée. Il réussit dans sa mission, et Ingeburge recouvra le titre de reine de France. Peu après, André fut élu archevêque de Lund et primat de Danemark. Après la mort de Canut VI (1203\ il accompagna Valdemar II dans son expédition en Livonie. On lui doit des poèmes, restés manuscrits, ot quelques ouvrages.
André ou Andréas (Jean-Valentin), éruditallemand, chapelain du duc de Brunswick, né à Hcrrenberg (Wurtemberg) en 1586, mort en 1654. Esprit un peu mystique, chez lequel l'amour de l'humanité était extrêmement développé, il paraît avoir été le réformateur des Rose-Croix. Il a laissé plus de cent ouvrages, parmi lesquels : Invitatio ad fraternitatem r/iï'(si( (Strasbourg, 1617-1618); Rosa (lorescens, contra Menapii calumnias (1617), sous le nom de Flobentinus db Valentia; Menippus seu dialogorum satyricorum cenluria, inanitatum nostrarujn spéculum (1617), son chef-d'œuvre; Civis christiarms (Strasbourg, 1619), traduit en français .S9US le litre du ^a^eciVoye/i (Genève, 1622); Reipublicœ ckristiano-politanx rfescn/>ï(o(Strasbourg, 1619); Turris Babel, judiciorum de fratemitate Èoseas-Crucis chaos (Strasbourg, 1619); Christianx societalis idea (Strasbourg, 1619). Ces trois derniers ouvrages, où il expose le plan d'une société secrète, idéale, sont éminemment curieux.
André de Hongrie, roi de Naples, né en 1326, mort en 1345. Fils de Caribert, roi de Hongrie, il fut appelé à la succession du royaume de Naples par Robert, roi dos Deux-Siciles, qui, se voyant sans enfants, voulut ainsi restituer ce royaume à la famille do Caribert, qu'il en avait dépouillée. Robert fit épouser à son petit-neveu sa petite-fille Jeanne, bien qu'il n'eût encore que sept ans. André, qui avait un caractère intraitable, devint bientôt insupportable à la reine, qui, couronnée par les soins de Robert, alors que son époux ne portait que le titre de » duc de Calabre u , le fit étrangler dans un couvent près d'Averso, le 18 décembre 1345.
André Cornèlis, par Paul Bourgot (1887). L'intérêt de ce roman, qui est surtout une longue et fine étude do psychologie, repose sur les soupçons d'un fils, qui aimo tendrement sa mère, remariée à un homme qu'il déteste instinctivement et qu'il croit être le meurtrier de son père, assassiné dans un rendez-vous resté mystérieux. Arrivé à. l'âge d'homme, André Cornèlis se jure de tirer la chose au clair et de donner satisfaction â la victime bien-aimée. Des lettres oni tombent en sa possession lui indiquent clairement lo drame qui 5'<'st joué au foyer pa-
ternel, et il en arrive à se demander si sa mère n'y a pas joué elle-même un rôle. Bientôt, cependant, il acquiert la preuve qu'elle est innocente. Seul l'ermonde, lo second mari, est coupable : il n'a pas frappé, mais il arma lo bras de l'assassin. Lui-même est tué par André Cornèlis.
André, roman de George Sand, un do ceux du célèbre écrivain dont on vanre le plus la sensibilité , l'émotion attendrissante, les peintures naïves. Le marquis do Morand, sorte de rustre enté sur une souche blasonnée, est veuf et n'a qu'un fils, André, chez qui le despotisme paternel a brisé tous les ressorts de la volonté. André s'éprend d'une jeune fleuriste, Geneviève, âme délicate, malgré son manque d'éducation, et bien supérieure à lui par la douce énergie de sou caractère, la fierté de ses sentiments. André finit par l'épouser clandestinement, ce qui le brouille avec le terrible marquis. Un rapprochement s'opère, le marquis craignant de se voir arracher la partie de ses biens qui forme Ta succession maternelle do son fils. Mais Geneviève est désillusionnée ; cet époux sans volonté et, par conséquent, incapable de devenir un chef de famille, est tombé du piédestal qu'elle lui avait élevé. Les duretés et les dédains de son neaupôre l'achèvent, et elle meurt.
Andréa del Sarto. Biogr. v. Sarto.
Andréa Pisano. Biogr. v. Pisano.
ANDRÉACÉES n. f. pi. Famille de mousses de l'ordre dos schizocarpes, ayaut pour type le genre andrèe. — Une
ANDRÉACÉE.
— Encycl. Les andréacées sont de petites mousses roussâtres passant souvent au noir foncé, abondamment feuUlées et ramifiées, qui croissent sur les rochers. Les andréacées relient les sphaignes aux mousses ordinaires ; d'autre part, par la déhiscence de la capsule, elles se rapprochent des hépatiques.
Andrew (Abraham), théologien protestant suédois, archevêque d'Upsal, né à Angermannland vers 1540, mort en 1607. Lorsque le roi Jean, fils de Gustave Vasa, entreprit de restaurer le catholicisme en Suède, Andreœ soulevai© clergé protestant. Menacé d'être jeté en prison, il se réfu- ^'la en Allemagne. Revenu en Suède à la mort du roi Jean, il fut élu archevêque d'Upsal. Chargé de rétablir la paix religieuse, il révolta le peuple par son intolérance, fut soupçonné d'entretenir des relations secrètes avec le roi Joan-Sigismond exilé, et mourut prisonnier au château de Gripsholm.
Andréa: (Karl), peintre allemand, né à Mùhlheim-surle-Rhin, le 3 février 1823. Elève de l'Académie de Dusseldorf, il étudia sous Karl Sohn et Schadow ; il obtint, en 1843, un premier prix pour son tableau : la Prédication de saint PteiTe le jour de la Pentecôte, puis se rendit à Rome (1845-1849), où il eut pour maître Cornélius, qu'il suivit à Berlin. Là il exécuta des peintures â l'huile, à tendances idéalistes, comme le Denier de la Veuve» la Visitation, le Bon Samaritain, et Rachel pleurant ses enfants. En 1856, il se fixa à Dresde. Depuis lors, il s'adonna à la peinture .sur verre et à la peinture murale, et décora de nombreux châteaux et églises. Il a fondé à Dresde, en 1853, la société de "l'Art religieux».
Andreani (André), peintre et graveur italien, né à Mantoue aux environs de 1540, mort après 1610. Il s'est fait surtout remarquer par de nombreuses gravures sur bois. On lui doit : le Déluge et Pharaon submergé, d'après Titien; le Triomphe de Jules C(?sar (1598), d'après André Mantcgna, et plusieurs ouvrages estimés d'après le Parmesan, Kaphacl, etc.
AndRÉANOV (Iles), groupe d'îles et d'ilôts, dans l'archipel dos Aléoutiennes. V. la caWe de /'Alaska.
Andréas, archevêque allemand du xv» siècle. Envoyé près de Sixte IV par l'empereur Frédéric III, il entreprit do démontrer au pape la nécessité d'une réforme dans les mœurs des prélats romains. Il essaya vainement de réunir à Bâle un concile, pour rappeler les prescriptions du concile de Constance et demander la déposition du pape. Excommunié, il eut pour lui la plupart des universités d'Allemagne. Sommé de se rétracter à la fois par l'empereur et par le pape, il s'y refusa; on le jeta en prison,
AndrÉASBERG, ville de Prusse (Hanovre), à 24 kilom. de Klausthal, dans une contrée sauvage et triste, dominée par lo Glockenberg ; 4.600 hab. Mines d'argent et de plomb ouvertes eu 1296, les plus profondes du globe. Aucune mine no présente, sur un espace aussi resserré, une accumulation de travaux plus considérables.
ANDRÉASBERGITE (de Andréasberg, n. de ville) n. f. Zéolite barytique, appelée aussi harmotome, que l'on trouve aux environs d'Andréasberg. Il On dit encore andrbolite.
AndrÉASI (Hippolyte), peintre italien, né à Mantoue, élève de Jules Romain, et qui florissait au xvi* siècle. Il a exécuté, en collaboration avec son condisciple Theodoro Ghigi, plusieurs fresques importantes de la cathédrale do Mantoue. Le musée du Louvre possède de lui une Sainte Famille.
Andrée (Charles-Théodore], écrivain allemand, né à Brunswick en 1808, mort à Wilaungen en 1875. Il s'occupa surtout de géographie et fonda, en 1861, le journal géographique le Globus. Ou lui doit : l'Amérique du A^orrf (Brunswick, 1850-1851); Excursions géographiques (Dresde, 1859) ; Voyages de découverte dajis l'Arabie et dans l'Afrique Oi'ien- (aie (Leipzig, 1860-1861), etc. — Son fils Richard, né à Brunswick en 1835, fut nommé en 1871. directeur, à Leipzig, de l'Institut géographique de Velhagen et Klasing. Il a publié: l'Abyssini€{UG9); les Nationalités et les Langues en Bohême (1871); les Coutumes tchèques (1872J; Etudes de voyages à travers les Wendes (1874); Parallèles et Parangons ethnographiques (1878); la Race juive (188X), etc.
ANDRÉE (de Andrée, n. raythol.) n. f. Genre de mousses, type de la famille des andréacées. V. ce mot.
Andreini (Isabelle), célèbre comédienne, née à Padoue eu 1562, morte à Lyon en 1604. Elle obtint, en Italie et en France, les plus brillants succès et fut célébrée par tous les poètes de l'époque. Elle a laissé des poésies, lettres, dialogues, etc. — Son mari, François Andreini, de Pistoia, fut aussi un comédien célèbre et un poète estimé. — Leur fils, Jean-Baptiste, poète et comédien, né à Florence eu 1578, mort â Paris vers 1650, obtint beaucoup de succès
sniis lo r^fïno «lo Louis XIÎI, dans los rôles d'amouroux,
3u'il louait, sous lo nom do Lélio. Il a lalanà dos pièces o thiiâtro ot (|uo!(|ucs poùmos. On a pràtendu quo Milton avait puisé l'idée du Paradis perdu dans sa tragédio \o Adamo (Milan, 1613).
AndreinI (riorro-André), antiquairo italien, né ù Floronco vors itiTiO, mort on nao. 11 rassembla uno maf^nillquo collection de môvlaillos antiques, conservées au musée do l'iorence ; il avait aussi collectionné dos inscriptions recueillies au cap Miséno. Ces inscriptions ont été publiées par Gori dans le III» volume do sa JiaccoUa d'iscrizioni antickc.
AndbeUNX (Publie Fausto), poète latin du xv siècle, né à ForlitRomagno), mort en 1518. A vingt-doux ans, il l'ut couronné à Rome pour des poésies intitulées Amours, ot vint, on 1188, ù. Pans, où il enseigna les bolles-lottres pendant tronto ans, et où il roi;ut lo titro do " poète du roi ot do la roine » (Louis Xlt et Anno do Brotuf^no). Ses poésies latines jouissaient d'une grande réputation.
AndrÉMON. roi do Calydon. Il était époux do Gorgé, fille dCKiiéo, rui dn Calvdun, auquel il succéda. Son (ils Thoas cunduisii I.-s Ktoliens devant Troie. — Fils d'OxvIus, selon Antoninus Liberalis, ot époux do Dryopo, laquelle eut d'Apollon un lUs appelé Ampbissus.
ANDRÈNE n. m. Genre d'insectes hyménoptères porteaiguillon, l'amillo dos apidés ou melliféros, sous-famillo dos andréninés, renfermant dos alieilles solitaires qui font leurs nids dans des terriers où elles accumulent du miel pour la nourriture de leurs larves.
Les nombreuses espèces connues d'andrènos sont répandues surtout An.irène e^niul naiur.). dans l'hémisphèro boréal. Citons » ■ ■
Vandreiia cincraria, commune partout ; Vandrcna fulva (France).
ANDRÉNINÉS (on disait autrefois andrénètes) n. m. pi. Sous-famillo d'insectes hyménoptères porte-aiguillon, famille des apidés, dont le genre andrène est le type. Genres principaux : prosopis^ spfiécode, hnlicte, andrène, dasijpode, macropis, etc. — un andrkninr.
■ AndreOLI (Georges), peintre do céramique, qui vint À Gubbio entre 1498 et 1552, trouva un vernis et eut une fabrique do majolique à Gubbio. Ou peut voir do ses produits au musée de South-Konsington, à Londres.
ANDRÉOLITE (de Andréasberq, n. de ville, et du gr. lithos, pierre. — L'orthogr. rationn. serait andpéouthe) n. f. Syn. do andrkasbebgite.
AndrÉOSSI (François), mathématicien et ingénieur, né à Paris en 1633, mort à Castelnaudary en 1688. Il fut employé par Riquet à rexécution du canal du Languedoc» dont il publia, en 1669, une carte curieuse. — Son arrièrepotit-lils, Antoine-François, comte Andréossi, né à Castelnaudary on 1761, mort à Montauban en 1828, fut général et diplomate. Associé à l'expédition d'Egypte, il revint en France avec Bonaparte, qu'il seconda puissamment au 18 brumaire. Après lo traité d'Amiens, il fut successivement ambassadeur â Londres, à Vienne, àConstantinople, où il resta jusqu'en 1814. Il devint député do l'Aude en 1827. Andréossi était membre do l'Académio des sciences. On lui doit plusieurs ouvrages importants : Histoire du canal du Midi (1800) ; /irruption du Pont-Euxin dans la Méditerranée ; Ensemble des nombreux conduits employés en Turquie pour la distribution de l'eau; etc.
AndreOZZX (Gaetano), compositeur de musique, né à Naples en 1763, mort en 1826. Il a écrit beaucoup d'opéras, où l'on trouve du naturel et de la facilité. U avait été lo maître do musique de la duchesse do Berry.
AndrÈS (Jean), jésuite espagnol, érudit, né en 1740 à Planés (roy. do Valence), mort à Rome on 1817. Après l'expulsion'des jésuites de l'Espagne, il se retira en Italie. Son ouvrage lo plus important a pour titro : De l'origine, des progrès et de l'état actuel de la littérature (Parme, 1782-1793). C'est un travail d'une vaste érudition.
AndrÈS de USTARROZ(Jean-Francois), historien espagnol, né à Saragosse on 1606, mort en 1647. U fut employé aux archives espagnoles, puis nommé historiographe du royaume. On lui doit un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : Universitad de amor (Saragosse, 1634); Antîgiledades de la villa de Malien (Saragosse, 1641); Hisloria de Santo- Domingo de Val (Saragosse, 1643) ; Relacion del juramento de los fueros de Aragon (Saragosse, 1645).
AndrÉSIE (sainte), vierge du xv* siècle, religieuse do l'ordre de Saint-Dominique, à Mantoue. Fête le 18 juin.
AndrÉSY (lat. Anderetia), village do Seine-et-Oise, arrond. ot à 24 kilom. do Versailles, près du confluent do la Seine et do l'Oise; 1.265 hab. Ch. de f. Ouest. Ce village, très ancien, eut sous los Romains une certaine importance commerciale. Là se tinrent les conférences au sujet do la conversion de Henri IV.
AndrÉUS, général de Rhadamante, donna son nom à l'île d'Andros, dont il fut roi. — Fils du fleuve Pénéo, qui s'établit dans l'Orchoménie, à laquelle il donna le nom à'Andréide (le mémo quo le précédent, selon plusieurs mythologues).
ANDREUSIC ou ANDREWSIE n. f. Nom donné à tort à deux genres de plantes appartenant, l'un à la famille des vacciniéos, ot l'autre à celle des myoporées. il Syn. do TUiBAUDiA (Pav.), et de centaurella (L.-C. Rich.)."
Andrews (Lancelot), théologien et prélat anglican, né à Londres en 1555, mort en 1626. Chapelain de la reine Elisabeth, il acquit la faveur do Jacques I" en réfutant un écrit dirigé contre un livre composé par ce souverain. U fut évéque de Winchester et conseiller privé du roi. Son principal ouvrage est : la Loi morale expliquée, imprimé après sa mort ij642).
Andrews (Pierre-Miles), auteur dramatique anglais, né vers 1750, mort on ISH. Il devint lieutenant-colonel,
Suis s'adonna à l'art dramatiaue. Parmi le grand nombre 0 pièces qu'il composa, on distingue surtout les comédies : the Election {nu) \ Dissipation (1781); the Baron Kinvervankot-Sprakengatchdem (1783); Better late t/tan
prises.
Andrews (Joseph), gravour américain, né à Hingham (Massachusetts) on 1800, mort ù. Boston en 1873. Il exécuta six portraits pour la « Galerie historique do Versailles o, publication artistique donnant los principaux tableaux du musée, puis les portraits do Washington, d'après Stuart (1843); do Benjamin Franklin, d'après Duplessis (1840); ot une vue do Phjmouth en /6^(?^coDsidéréo comme son œuvre maîtresse.
Andrews (Thomas), physicien anglais, né à Belfast on 1813, mort en 1886. Il s est surtout occupé du développement do la chaleur dans les réactions cnimiquos, et do l'étude du gaz. Dos expériences répétées l'amenèrent à la découverte de la température critique dos gaz; il démontra qu'au-dessus d'une certaine température, caraciéristiquo pour cliacun d'eux, los gaz no peuvent plus être liquériés par la pression. Cette découverte, établissant qu'il n'y a pas do ditféronco entre les gaz permanents ot los gaz non permanents, fut confirmée par R. Pictet, on 1877. Los travaux d'Andrews ont été publiés dans la Jiemie de physique, dans les Mémoires de la Société royale de Londres ot dans les Annales de Poggendorf.
Andrews (Joseph), roman de Fielding (1742), qui inaugura su réputation. Les personnages do co livre appartiennent, pour la plupart, à la plus basse classe do la société. Lo sujet est le récit des aventures do deux jeunes amants, un laquais ot une servante, qui, après do nombreuses tribulations et dos témoignages réciproques d'une constance inébranlable, parviennent à s'unir. Les incidents consistent surtout en rencontres do voleurs, scènes d'hôtellerie, méprises comiques, assauts nocturnes, et surtout combats à coups do pomg. L'auteur parodie, quelquefois assez gaiement, les formes sérieuses du récit épique, et raconte d'un ton solennel des événements burlesques. Lo plus grave reproche qu'on puisse adresser à Joseph Andre7vs est la trivialité de plusieurs passages et la grossièreté de certains tableaux. L'opinion commune est quo Fielding a voulu tourner en ridicule la Paméla do Richardson.
ANDREWSITE (du physic. Andre7ps) n. f. Phosphate hydraté de fer. contenant de la silice et du cuivre.
AndrezÉ, comm. do Maine-et-Loire, arr. et à 15 kilom.
de Cholot, près du Beuvron ; 1.275 hab.
AndrÉZIEUX, village de la Loire, arrond. et à 19 kilom. de MoGtbrison, au confluent de la Loire ot du Furens; 1.195 hab. Il sert d'entrepôt pour les houilles du bassin de Saint-Etienne. Ch. de f. P.-L.-M. La ligne de fer d'Andrézieux, inaugurée le 30 juillet 1827, est la première construite en Franco.
Andria, ville d'Italie (Terre de Bari), à 12 kil. S. de Barletta; 28.000 hab. Diomède passe pour le fondateur do cette ville, que l'empereur d'Allemagne Frédéric II affectionnait particulièrement. A 18 kil., ruines de Castello di Monte, résidence de ce prince.
Andria (Nicolas), médecin italien, né à Massafra (Otrante) en 1748. mort à Naples en 1814. En 1777, il fut nommé professeur d'agriculture à l'université de Naples, ot, en 1801 , il devint titulaire de la chaire de physiologie. On lui doit : Trattato délie acque minerali (Naples, 1775); Littera sulV aria fissa (1776) ; Èlementa physiologica ; Elementa medicinx theoreticx (Naples, 1787); Dissertazione sulla teoria délia vita (Naples, 1804), etc.
ANDRIAGUE d. m. Animal fabuleux, que nos anciens romanciers donnaient pour mouture à leurs héros.
ANDRIALE ou ANDRYALE n. f. Genre do composéeschicoracées, à réceptacle lilirileux ou garni de longues soies. Herbes bisannuelles ou vivaccs, à corolles jaunes, croissant dans l'Europe occidentale, région méditerranéenne, aux îlos Canaries et dans l'Afrique boréale.
ANDRIALOÏDE (de andriale, et du gr. eidos, forme) n. f. Nom donné par de Candolle à une section du genre conyso.
ANDRIAS {âss — du ^T. anêr, andros, homme) n. m. Batracien fossile du torram tertiaire miocène d'Œningen, en Suisse. Scheuchzor (1726) l'avait décrit sous lo nom de homo diluvii testis, le considérant comme lo squelette d'un homme fossile.
C'est en réalité une salamandre gigantesque, voisine de la sieboldia maxima du Japon.
Andrlenne (l'). comédie do Térence. Un jeune citoyen d'Athènes, Pamphile, a résolu d'épouser, à l'insu de son père Simon, une jeune .Indrionne (insulaire d'Andros), appelée Glycérie. Simon, soupçonnant le projet de son fils, feint de vouloir l'unir à Philomène, fille de Chrêmes, son ami. Pamphile consent, à l'instigation de Davo, son esclave, qui lui fait entendre quo ce mariage n'est qu'une feinte, bimon, sur la réponse ae son fils, songe alors sérieusement à lui faire épouser Philomène. Mais on apprend (lue Glycérie, la prétendue Andrienno, n'est autre que Pasibulo, seconde fille de Chrêmes, qu'on avait crue morte , et qui avait été enlevée en bas âge. Pampliile épouse alors Glycérie, ou plutôt Pasibulo, olc.
La pièce est habilement arrangée ; lo dialogue, facile, élégant ; los caractères bien soutenus. La pièce fut représentée l'an 588 de Romo, aux jeux Mégalésiens, c'està-dire durant los fêtes données en l'honneur de Cybèle. — Une imitation française do VAndrienne, en cinq actes et en vers, duo à l'acteur Baron, fut jouée au Théâtre-Français, en 1703. Cette pièce mit à la mode Vandrienne. longue robe décolletée que portait dans la pièce M"* Dancourt.
AndRIEU f Julos). littérateur et membre de la Commune de Paris, né dans cette ville en 1837, mort à Jersey en 1882. Il collabora à divers journaux, fut élu mcmtîro de la Commune le 16 avril 1871 et fut délégué aux travaux publics. Lors de l'entrée des troupes de Versailles à Paris, il se réfugia à Londres. Après l'amnistie, il devint, grâce à Gambetta, vice-consul à Jersey. Nous citerons çarmi ses écrits : V Amour en chansons (1858), poésies, et Chiromaîicie (1860).
AndriEUX (François-Guillaume-Jean-Stanislas), poète dramatique, né à Strasbourg en 1759. mort à Paris en 1833. Après avoir rempli divers emplois subalternes, il fut
ADiIri
1 trouve dans
ANDREINI — ANDROCÉE
admis à siéger au tribunal do cassation, flt partie du con-
.scil dos Cin(i-Cents on 1738, et du Tribunal, dont il devint
président. L indépendance do ses opinions oison opposition
aux projets du premier consul l'on flront éliminer en 1802.
C'est lui qui répondit au
premier consul, qui so
plaignait do quoiquos ré-
sisiancos du Tribunal :
On ne s'appuie que sur ce
qui résiste. Depuis lors,
voué entièrement à la
littérature, il professa les
belles-lettres à l'Ecolo
fiolytechniquo et au Colègo do France. Entré ii l'Institut en 1797. il devint, en 1829, secrétaire perpétuel de l'Académie française. Très jouno, il avait marqué ses débuts par deux comédies, Anaximandre et les Etourdis. • Il donna depuis : ffelvé' dus, le Trésor, Molière avec ses amis ou la Soirée d'Auteuil, le Vieux Fat, la Comédienne, etc. Comme poète comîqu ses pièces un stylo toujours élégant, un naturel pi<|uant ot ingénieux, qualités qui reparaissent dans ses Contes et ses autres poésies. Il suffira de rappeler lo Procès du Sénat de Capoue, lo Dialogue sur les mots Monsikur et Citoyen, le Doyen de Badajoz, et surtout le Meunier de Sans-Souci, qui est resté populaire. Los œuvres d'Andrieux ont été publiées on 1818 et on 1823.
ANDRlEUX(Louis),homme politique, né àTrévoui(Ain) en 1840. Avocat à Lyon, où il se signala comme républicain, il y remplit les fonctions do procureur do la Képublique, do septembre 1870 à 1872, et fut élu, en 187G, député de la A" circonscription de Lyon. Un des 363, il fut réélu en 1877. Nommé préfet de police de Paris lo 4 mars 1879, il procéda à l'expulsion des congrégations religieuses, eut de vifs démêlés avec le conseil municipal de Paris, et donna sa démission lo 15 juillet 1881. Réélu député à Lyon, il contribua pour une largo part à renverser le ministère Gambetta (26 janvier 1882), puis fut ambassadeur à Madrid, de mars à octobre 1882. En 1885. il fonda le journal antiopportuniste la Ligue et y publia en feuilleton : les Souvenirs d'un préfet de police, dont les révélations firent grand bruit. Elu député des Basses-Alpes en 1885, il se rapprocha du parti boulangiste, mena campagne avec lui pour la revision de la constitution, et acheta dans ce but la Petite République française, dont il fut le directeur. Aux élections de 1889, il échoua à la députation et, depuis, il a repris sa profession d'avocat. A ce titre, il a fait parler ue lui en défendant lex-député Numa Gilly, l'/niransigeant contre Quesnay de Beaurepaire (1892), et en jouant un rôle des plus actifs lors de l'instructioa des affaires du Panama (1892-1893).
ANDRIEUXIE (du voyag. Andrieux) n. f. Syn. de BÉtlo-
PSIS.
AndRINOPLE (en turc Bdimeh)^ deuxième villo de la Turquie d'Europe, restaurée et agrandie par l'empereur Adrien, qui lui donna son nom (AdrianopoUs), sur la Maritza, au confluent de la Touodja et de l'Arda; 71.000 hab. avec les faubourgs. Citadelle, arsenal et fonderie de canons. La mosquée de Sélim est un des plus beaux monuments dédiés à l'islamisme. Les autres édifices remarquables sont : TEski-Séraï. ancienne résidence des sultans; le bazar d'Ali-pacha, l'Aqueduc, le pont de la Toundja. Industrie très florissante; tissus de soie, laine, coton; tapis rivaux des tapis. les plus riches de la Perse. Les environs d'Andrinopfe ont été le théâtre de deux grandes batailles : Licinius y fut défait par Constantin en 323, et l'empereur Valens y fut vaincu et tué par les Goths en 378. Prise par Amurat I" sur les Grecs en 1360, Andrinople devint la résidence des sultans de 1362 à 1453, date de la prise de Constantinople ; les Russes l'occupèrent temporairement en 1S29, et y signèrent avec les Turcs lo fameux traité qui cédait à la Russie les bouches du Danube, reconnaissait l'indépendance politique de la Grèce, et fixait le sort des principautés de Valachie, Moldavie et Serbie.
Lo sandjak d' Andrinople compte 250.000 hab. Quant au vilayet ou province du mémo nom, on évalue sa population" à environ l million et demi d'habitants.
ANDRINOPLE n. f. Etoffe de coton bon marché, généralement d'une couleur rouge, appelée « rouçe d'Andrinople u ou « rouge andrinople » (adj.) et quon désigne aussi parfois sous le nom do « rouge turc <>.
AndriOT (François), graveur, né à Paris en 1655. H passa la plus grande partie de sa vie en Italie, et il a gravé surtout d'après des maîtres italiens. On a do lui aussi quelques planches d'après Poussin et Le Sueur. Son style rappelle celui de François Poilly. Les collections de son œuvre sont recherchées.
ANDRIPÉTALUM {lom') OU ANDRIOPÉTALE (du gT. andreios, mâle, et pétalon, pétalej n. m. Genre de protéacées, tribu des ombotryées, renfermant des arbres à fleurs régulières qui habitent l'Amérique tropicale et l'Australie.
Andriscds, imposteur qui se disait fils de Persée, dernier roi de Macédoine. Il défit daborJ une armée romaine ; mais Cœcilius Metellus le vainquit à Pydna. l'emmena à Rome pour orner son triomphe, et le fit ensuite mettre à mort (146 av. J.-C).
ANDRIVAU ou ANDRIVEAU (ro) n. m. Chacune des deux petites ancres de la galère, au xvi" siècle : La galère possède quatre grosses ancres appelées ■ fers » et deux petites ancres que l'on nomme andriveaux. (Jurien de La Gravière.) il D'après le mémo auteur, le fer d'andrivau correspondait à nos ancres de jet; son poids ne dépassait pas 73 kilogr. li Partie constituante du cordage do la galère dit cordage de la fonde; il comporte deux andrivaux.
ANDROCÉE n. m. ou ANDRŒCIE n. f. (du gr. anér, andros. homme). Ensemble des étamines constituant le troisième verticillo floral.
— Encycl. Landrocée est formé par l'ensomble des
ANDROCÈRE — ANDRONIC
oreanos mâles de la fleur. Chacune des parties de cet ensemble s'appelle élamine. Le nombre des pièces de 1 androcée est tïès variable et a servi de base à 1 établissement d'une partie de la classification de Lmne. h androcée peut être formé d'une seule ou de plusieurs etammes;
Qe él.iniine {tenlriinlhe). — 2, h deui étamines ils éumin«3 (valériane)- — i. à quatre étamines „ „.,. 5. à cinq étamines (i'i(/ne). — 6, îi grand nombre d'étamines {miilepertuU). — 7. Androcée diadelphe fpois)- —
Androcées ; 1, à {saule). — 3. à {ije'-'niandrée).
8. A. monodelphe ioxalis). — 9- A. polyadelphe (oranjer). 10. A. synanthère (rAordon). — 11. A. - =-' — - ' "- '••
• la corolle {pri . 12. A. inséré sous l'ovaire {xenoncule). — 13. A. ir séré sur le calice (abricotier). — A. inséré sur l'ovaire (garance
dans ce cas, il est dit monandre, diandre, triandre, télrandre, pohjandre, suivant nuil en contient une, deux, trois, quatre ou plusieurs. V. examine.
ANDROCÈRE (du gr. anèr, andros, homme, et kéras, corne) n. f. Syn. de .solanum.
AndroclÉE, Thébaine, fille d'Antipœnus, se sacrifia avec sa sieur Alcis, pour sauver sa patrie, l'oracle ayant déclaré que les Tliébains seraient victorieux contre les Orchoméniens, si le plus illustre d'entre eux par la naissance se donnait la mort.
AndroCLÈS icléss), selon la légende, fils d'Eole et do Cyané. Il régna sur une partie de la Sicile.
AndROCLÉS (cléss) ou AndROCLE, esclave romain, héros d'une histoire touchante racontée par Aulu-Gelle {Nuits altiques, X'V, 5) et qui se serait passée au commencement de l'ère chrétienne. Livré aux bêtes dans le cirque romain, il fut épargné par un lion africain qui, au grand étonnemont des spectateurs, lui prodigua ses caresses, comme l'eût fait un chien docile. L empereur se fit amener Androclès, qui lui apprit que, esclave fugitif en Afrique, il avait délivré ce lion d'une épine qui lui traversait la patte, et qu'il avait vécu trois mois avec ce fauve dans son antre. L'empereur lui accorda la vie et lui fit présent du lion. — On fait allusion à cette historiette, quand on parle de la reconnaissance des animaux.
AndrOCLUS, fils de Codrus, roi d'Athènes. Il conduisit dans l'Asie Mineure, vers l'an 1050 av. J.-C, une colonie d'Ioniens, qu'il installa à Samos et à Ephèse.
Androcrate, héros auijuel les habitants do Platée, en Béotie, rendaient un culte.
ANDROGTONE (du gr. androktonos, homicide, meurtrier) n. m. Genre de scorpions, type de la famille des androctonidés, renfermant des formes de grande taille, habitant les régions chaudes de l'ancien monde. La piqûre de certaines espèces de l'Inde passe pour mortelle.
ANDROCTONIDÉS n. m. pi. Famille d'arachnides-scorpionides, renfermant les genres caractérisés par un sternum rétréci en avant. Tels sont : androctone, butuSy centruse, isomètre, jthassus, tithyus, etc. — Un andboctonidé.
ANDROCYMBE (du gr. anèr, andros, homme, et kumbion, petite tasse) n. m. Genre de mélanthacées-vératrces, renfermant un petit nombre de plantes bulbeuses, originaires du cap de Bonne-Espérance.
ANDRODAME (du gr. nndrodamas ; de anêr, andj^os, homme, et damaô, je dompte) n. m. Sorte de pierre précieuse, à laquelle les anciens attribuaient la vertu d'apaiser la colère.
ANDRŒCIE n. f. Bot.V. ANDBOCÉE.
AndroGÉE, fils de Minos et de Pasiphaé, vint à Athènes, où il obtint de tels succès aux jeux des Panathénées, que le roi Egée le fit tuer par jalousie. Minos, pour venger la mort de son fils, assiégea et prit Athènes, et lui imposa le fameux tribut annuel des sept jeunes garçons et des sept jeunes filles, qui devaient être envoyés en Crète et dévorés par le Minotaure. On l'honorait au Cé- ^amiqlIe sous le nom d'EuBiGYES par des jeux funèbres. Les condamnés que l'on immolait pendant ces fêtes étaient considérés originairement comme les victimes expiatoires de la mort d'Androgée.
ANDROGÉNÉStE (du gr. anêr, andros, homme, et qénésis, génération) n. f. Science du développement physique et moral de l'humanité.
ANDROGÉNÉSIQUE adj. Qui concerne l'androgénésie, qui s'y rapponc.
ANDROGÉNIE (du gr. anêr, andros, homme, et gfnos, race) n. f. Ce qui concerne la reproduction de l'homme, sa naissance et son développement.
ANDROGÉONIES (de Androgée. n. myth. ) n. f. pi. Autre nom des fêtes des 'Thargélies. 'V. Androgék.
ANDROGRAPHIS ifiss — .Ju gr. anêr. andros, homme, et graphe, ligne, trait) n. f. Genre d'acanthacées, renfermant
un certain nombre de plantes herbacées ou sous-frutescentes, originaires de l'Asie, et dont plusieurs sont cultivées dans nos serres.
ANDROGYNAIRE (du gr. anêr, andros, homme, etgunè, femme) adj. Nom donné par de CandoUo aux fleurs doubles dans lesquelles les organes mâles et femelles sont transformés, sans que le périanthe soit altéré.
ANDROGYNAT (na) n. m. Syn. de andbogtnie et andro-
GYNISME.
ANDROGYNE (du gr. anêr, andros, homme, et gunè, femme) adj. Qui tient des deux sexes; hermaphrodite:
Dnmté ANDEOGYNE.
— Par ext.. Tout ce qui est commun à l'homme et à la femme : La fatuité est anorogyne. (M"" Bachi.)
— Bot. Se dit des plantes qui ont à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles dans la même inflorescence.
— Myth. Race imaginée par les Grecs, ii Peuple imaginaire qui, selon Pline, habitait une contrée de l'Afrique.
— Zocd. Se dit des animaux pourvus des deux sexes, et qui cependant ne peuvent se reproduire sans le concours d'un autre individu de même espèce, comme les limaces, les sangsues, etc. Dans ce cas, on dit hermaphrodites.
— Encycl. Mvth. Les androgynes avaient deux corps : l'un masculin, l'autre féminin, et par conséquent quatre bras, quatre jambes, deux visages opposés et parfaitement semblables, sortant d'un seul cou et tenant à une seule tête, (luatre oreilles, un double appareil de génération, etc.
Le mythe des androgynes était pour les anciens une sorte de théorie de l'amour et du mariage. Platon voyait dans l'amour un mouvement naturel et invincible de retour à l'unité androgynique, et comme une réminiscence de cette unité que nous avons perdue.
ANDROGYNETTE (rad. androgyne) n. f. Genre do mousses. Syn. de stachygynandrum.
ANDROGYNIE (rad. androgyne) n. f. Etat d'un être qui réunit les deux sexes.
— En T. de bot. Réunion de fleurs mâles et do fleurs femelles dans une môme inflorescence. Tel est le cas du riciîi et de certains cnrex.
ANDROG'yNIFLORE (de androgyne, et du lat. flos, floris, fleur) adj. Qui no porte que des fleurs androgynes.
ANDROGYNIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport à l'audrsgynisme.
ANDROGYNISME (iiiss) n. m. Etat d'un être androgyne, qui réunit les deux sexes.
ANDRO'XDE (du gr. anèr, andros, homme, et eidos, forme) n. m. Automate qui a la figure humaine, qui reproduit les mouvements du corps humain : Le fîûteur de Vauoanson et son joueur d'échecs étaient des androioes.