ANDRONIC — ÂNE
AndRYES, comm. do l'Yonne, arr. ot â 31 kilom. d Auxerre, sur la Druyes, affl. de l'Yoono ; i-n hab.
Andby (Nicolas), médecin français, né â Lyon on 16S8 mer en 7.2 Doyen ù la faculté d'e médecinoTpâri,; il frère, yri?!* <=»"".»"•'' P"' SOS démêlé» avec ses confrères II a tamiavioJemmment los beaux ouvrages de Jean- Ja Chirurgie. Ses collègues lo déposèrent do sa charge, vitfaïf Sn;^îî,l''^'":^''?'',î''-P'''''PP''i' '^'^""'■•o P«»a caption 1803. 11 était ofrtcicr d'ordonnance lorsqu'il quitta lo service en 815. Devenu démocrate ot dévoué 4 a causÔ do lafl-ranchissementdo l'Italie, il so rendit dans la Péninsule pour provoquer une insurrection contre rAuiricbo, rut arrêté et condamné à mort (janv. 1824). L'emncrcur nA";iîu if """""»»=' l'^in» on celle d'une détention pcrnéti elle au carcere dnro dans la forteresse du .Spiolbcrg. Li, Il fut enfermé dans un cachot humide et infict. (iu*^l partagea a diverses reprises avec Confalooiori, dont il était devenu I ami intime, et bient^jt doux prisonniers qui occupaient dos cachots voisins, Silvio Pel/ico ot Maron- ,ÏÏ n'; !î?r','"'''"'i' '^"'■'"«'.spondro avec lui ; mais, à la suite une délation, leur captivité fut encore plus dure. Pendant huit ans, Aodrvane mena l'existence la plus horrible, enferme comme dans une tombe et n'ayant qu'une nourriture repoussante. Grâce aux supplications do la belle-sœur du condamné, U put quitter le sombre cachot du Spiolbcrg, en 1832. Il alla habiter Coyo (Oise). Après une vaine tcitativo pour se faire élire député, il vécut dans la retraite jusqu en 1859. 11 suivit alors l'armée française en Italie, so rendit à Milan, après la bataille de Magenta, et fut nommé par Napoléon III commissaire général pour voilier aux intérêts de l'armée française. Après la campagne, il revint en France où il mourut. Il a piildié les Mémoires d'un prisonnier d'Etat (Paris, 1837-1838), et Souvenirs de Genève, complément des Mémoires d'un prisonnier d'Etal (1839).
ANDRZEJOWSKIE (jov-ski - de Andrzejowaki, n. d'un botaniste polonais) n. f. Genre do crucifères siliqueuscs, renfermant une seule espèce, qui croît dans l'Orient.
AndUJAR (lat. IlUturriis) , ville d'Espagne (prov. de Jaon), près ilu Guadalquivir ; 15.200 hab. Fabriques do faïence et de poterie, principalement de vases rafraîchissants dits alcarazas. Quartier général des Espagnols de la province insurgés contre la domination française en 1808. A Andujar fut rendue, en 1823, par le duc d'Angoulême, l'ordonnance ayant pour but de concilier les royalistes ot les libéraux; elle resta sans cff'et. par l'opposition de la régence de Madrid.— Pop. du district d'Andujar; 44.900 hab.
ANDUZE(lat. Andusia), ch.-Iieu d( 14 kil. d'Alais (Gard), sur le Gardon d'.induze et au pied des Cévennes ; 3.657 hab. (Anduziens.) Vanneries, papeteries, fabriques de poteries renommées. — Le canton a 8 conii et 7.774 hab.
— BiBLioGR. : Viguier, A*o/i« sur ' ville d'Anduze (Paris, 1823).
ÂNE (lat. asinus. — On écrivait autref. asne) n. m. Mammifère servant à peu près aux mêmes usages que le cheval, dont il se distingue surtout par sa taille moins élevée, ses longues oreilles et sa queue dénuée de crins; Ane sauvage, domestique. Les plus beaux ânes appar' tiennent aux pays chauds.
A force de malheurs, l'dne est intéressant.
DELtLLB.
— Fig. et fam. Homme entêté ou fort ignorant.
— Le mot âne entre dans un grand nombre de locutions familières, populaires ou proverbiales, consacrées par l'usage : Coq-à-l'âne. (V. coq-à-l'àne.) u Ane savant, Ano que les saltimbanques ont dressé à faire certains exercices, certains tours d'adresse. 11 Bonnet d'âne. Oreilles d'âne. Bonnet de papier, de carton, etc. garni de deux longues oreilles que l'on mettait également sur la tête d'un écolier, pour lui infliger une punition, il Pont aux Aties, Difficulté, question qui n'arrête que les ignorants, et qui sert do critérium pour juger l'intelligence de quelqu'un. C'est ainsi que, dans les classes de mathématiques, on dit que le théorème sur carré de l'hypoténuse est le pont aux ânes de la géométrie. Quelquefois, on fait de cette expression le svnonyme de « chemin battu • suivi par le vulgaire, par la généralité. 11 En dos d'àne. Se dit de la disposition de certaines choses, lorsqu'elles-sont formées de deux parties qui présentent un talus de chaque côté et se rejoignant au milieu, en formant ainsi un V renversé : Toit de maison EN DOS D'ÂNE. Il Ane bâté, renforcé. Homme fort ignorant.
Il A dos d'Ane, Au moyen d'un âne : Transporter du fumier À DOS d'âne. Il Méchant comme un âne rouge. Très méchant. (Comparaison bizarre, dont on ignore l'origine.) n Brider un Ane par la queue. Faire une chose gauchement, à rebours.
Il Faire l'Ane pour avoir du son. Faire l'imbécile, le niais, pour tromper plus facilement, n Etre sérieux comme un Ane qu'on étrille, comme un âne qui boit dans un seau. Ne rien dire, affecter un maintien très sérieux sans cause apparente, d A laver la tête d'un âne on perd sa lessive, on perd son savon. On perd son temps et sa peine quand on essaye d'instruire ou de corriger une personne stupide. (On dit souvent aussi : A laver la tête d'un nègre...) n On ne saurait faire boire un Ane qui n'a pas soif. On no saurait obliger une personne entêtée à faire ce qu'elle no veut pas faire, u II cherche son âne et il est monté dessus. Il cherche une chose qu'il a entre les mains, qui est devant lui, et il ne la voit pas. 11 .Vu( ne sait mieux que l'âne où le bdt le blesse. Celui qui soufl're sait mieiLX que tout autre où est le siège de sa soufi^rance. w II y a plus d'un âne à la foire qui s'appelle Martin, Beaucoup de personnes portent lo même nom. 11 Les chevaux courent les oènéfices, et les ânes les attrapent. On arrive plus tôt et plus sûrement à la fortune par de basses intrigues que par un mérite réel et d'honorables services. 11 Pour tm point Martin perdit son Ane. Se dit quand il a manqué fort peu de chose à quelqu un pour gagner une partie de jeu, ou pour réussir dans une affaire, n L'âne frotte l'âne. {Asixus ASINCM FRicAT.) So dit de deux ignorants qui se complimentent, qui se louent niutuelienient, parce que deux ânes se frottent l'un contre l'autre, pour apaiser les démangeaisons qu'ils ressentent â la peau, u Me/ier l'Ane, Regarder faire par les autres ce qu'on voudrait faire
Armes d'Anduze.